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 good holidays' departure » james

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MessageSujet: good holidays' departure » james    Mar 8 Mar - 20:44

James&Nevada
How to tell you that I missed you so ?
Le Spring Break, voilà quelque chose d'intéressant. L'idée d'avoir droit à quelques vacances au soleil, les pieds en éventail allongé sur une chaise longue sur la plage me réjouissait vraiment beaucoup. Les paysages de Puerto Rico devaient être magnifiques, quoi de mieux pour retrouver un peu plus d'inspiration qu'un endroit aussi paradisiaque que celui-ci ? Non, vraiment, j'avais de la chance. Mais avant de partir où que ce soit, j'avais décidé d'inviter une personne. Ce voyage ne serait pas aussi parfait si cette personne ne m'accompagnait pas, j'espérais beaucoup qu'il accepte mon invitation là-bas. J'avais donc passé un appel à cette nouvelle pour te quémander de venir. Mais je n'ai pas eu à insister trop longtemps pour que tu cèdes, et c'est avec un grand sourire sur les lèvres que je raccrochais.

J'avais longuement préparé ma valise, choisissant des vêtements légers, et ayant mis tout le nécessaire. Tout, ainsi que ma trousse contenant mes médicaments. La regardant longuement, je me disais qu'il fallait que je t'en parle à un moment ou à un autre.. Forcément. Je soupirais longuement en secouant la tête, la boîte de médicaments entre mes mains. Comment est-ce que je vais bien pouvoir aborder le sujet maintenant ? Si je m'étais énervé la dernière fois, c'était uniquement parce que la façon dont tu l'avais découvert ne m'avait pas plu, et que j'avais surtout peur que tu ne comprennes pas le fait que je le cache à tout le monde. Et puis, le fait d'être pris pour un faible, une petite chose sans défense, ça aussi ça me faisait peur. Je ne voulais inquiéter personne, je ne voulais simplement pas être rejeté. J'espérais que tu le comprennes un peu mieux lorsque je t'en parlerais un peu plus en profondeur.

Enfin, le temps était venu pour moi de me rendre à l'aéroport pour t'y rejoindre, j'avais tellement hâte de ce voyage. Pas que je n'aimais pas New York, mais quelques petites vacances ne me feraient pas de mal. Je me disais que c'était aussi ton cas, et j'espérais que ce voyage te permettrait de t'évader un peu plus. En tout cas, je comptais bien rendre ton voyage un peu plus agréable. Prenant un taxi pour rejoindre l'aéroport, j'étais un peu surexcité de partir, à tel point que j'avais déjà mes lunettes de soleil sur le nez. Le soleil était présent aujourd'hui à NYC, et je n'avais pas hésité une seule seconde à utiliser ce prétexte pour pouvoir les sortir. Une fois arrivé à destination je payais le taxi avant d'en sortir avec ma valise.

Mon regard scrutait la structure quelques secondes, puis je le relevais vers un avion qui venait à peine de décoller. Merde.. Le stress commençait à me prendre, j'avais oublié qu'il fallait prendre l'avion pour aller là-bas. Ca ne va pas être facile, le trajet. Soupirant, j'entre enfin dans le hall, le balayant du regard derrière mes lunettes toujours sur mon nez. Je te vois attendre un peu plus loin, je m'avance alors vers toi, le sourire aux lèvres. « Salut toi. Alors, t'es prêt pour le soleil ? » J'essayais de le cacher mais j'étais un peu mal à l'aise, puisque je ne devais rien faire en public pour conserver ton secret. Le problème était qu'en laissant mon regard se promener sur toi, j'avais terriblement envie de te prendre la main, de poser mes mains sur tes hanches, d'embrasser tes lèvres parfaitement sculptées et.. Non, Nev. Calme toi, t'as pas le droit.  Je me mordille alors la lèvre pour empêcher un soupir de traverser mes lèvres et sourit de nouveau pour cacher mon malaise. « T'as déjà enregistré tes bagages ? » dis-je alors pour tenter d'effacer mes pensées, bien que mes yeux se promenaient toujours avec gourmandise sur ton visage. Comment pourrai-je te montrer sans nous révéler, à quel point tu m'as manqué..?
 


Dernière édition par Nevada Yolan Fox le Lun 14 Mar - 20:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Mar 8 Mar - 21:49





NEVADA&JAMES
"Le merveilleux est dans l'instant." ◊

En direction de l'aéroport. Je me surprenais à penser au fait, que j'allais te retrouver, non seulement. Mais j'avais une petite appréhension, vis-à-vis des regards des personnes. Mais heureusement, là-bas, je ne risquerai pas de trouver quelqu'un que je connaissais, et peut-être.. Même que je me laisserais aller, dans un certain plaisir en ta compagnie. Cependant, on n'y est pas encore. Roulant à une vitesse plus aimable. Je terminais mon chemin en me garant, tout en offrant une certaine somme à la personne qui irait à s'occuper de ma voiture durant mon temps d'absence. J'avais pris des vacances, du moins, pour toi. Personnellement, je prends rarement des jours de congé, alors tu imagines bien que prendre aussitôt des vacances était quelque chose d'imaginable. En marchant jusqu'à l'intérieur du grand bâtiment. Accompagné d'une valise à roulette. J'y avais disposé le nécessaire, et plus. Plutôt que le froid de New-York, j'avais passé à des tee-shirts, des slims troués, des bassets... En fait, non. Je ne changeais pas vraiment de style, sauf que je n'irai pas à porter une veste. En m'avançant jusqu'au point de rendez-vous, je posais ma valise au sol, tout en croisant mes bras sur mon torse. J'étais vêtu d'un slim noir, déchiré au niveau des genoux, ainsi qu'un simple tee-shirt blanchâtre, et une casquette en arrière. Ouais, c'est bien la première fois que tu me verras dans un style pareil. Mais je n'allais pas enfiler un costard pour prendre l'avion. En soupirant, je plongeais ma main dans l'une des poches en retirant mon téléphone pour vérifier que si... Un moment, tu ne voudrais plus partir avec moi, ou que tu vins à changer d'avis, que je ne sois pas ainsi, à attendre comme un abruti. Mais bien vite, cette pensée disparaissait à ta vue. Tu étais sublime. Tes lunettes sur le nez, ton attitude plutôt décontractée. Je t'offrais un sourire plutôt discret, celui qui voulait signifier à quel point je te trouvais beau. En t'approchant, mon coeur recommençait son cinéma. Que dois-je faire ? Te prendre dans mes bras ? T'embrasser ? Non, je ne sais pas. Non, c'est bien trop dangereux, un quelconque client pourrait apparaître dans mon champ de vision. Je me postais face à toi, en étudiant silencieusement ton comportement. Tu étais tout autant gêné que moi, même plus, j'avais l'impression. Mais sans faire exprès, ou dû moins, sans mesurer l'impact de mes gestes. Je plaçais ma phalange sur ta hanche en la compressais timidement entre mes doigts. Avant de réaliser cela, j'abaissais mon regard sur ma main, qui avait retrouvée son endroit favori. Si tu savais, à quel point je mourrais d'envie de t'embrasser. Mais je me retirais, en plongeant cette même main dans les profondeurs de ma poche. D'un air gêné, j'assumais néanmoins un léger sourire qui se déplaçait sur les coins de ma bouche.

- Non, je viens d'arriver il y a quelques minutes, j'ai pensé que tu voulais qu'on le fasse avant. Les deux.

J'articulais parfaitement mes derniers mots. Je voulais que tu comprennes que malgré cette distance physique entre nous, je restais plus proche que tu ne pourrais le penser. En déviant mon regard sur les alentours, je t'incitais, dans un signe de la tête de me suivre en direction du lieu pour enregistrer nos bagages. C'est d'ailleurs ainsi, que j'happer ta valise.

- Tu permets ?

Mon sourire était bien plus voyant qu'avant. Même si nous étions ainsi, j'étais totalement paisible, même heureux de pouvoir me rendre là-bas à tes côtés. Mordillant ma lippe inférieure d'un geste plutôt nerveux, je te jetais quelques coups d'oeils, avant de briser le silence. Malgré les bruits sourds qui nous entouraient.

- Comment tu vas Nevada ? J'espère que les cours vont bien. Tu as hâte de partir en voyage, j'imagine. Tu sais, je crois que j'ai jamais pris de vacances. Je n'avais pas le temps.

En haussant les épaules. Je m'approchais de toi, en louchant un court instant sur la finesse de tes lippes, magnifiquement dessinées, dont je voulais les capturer pour les rendre d'un rouge vif. Mais, la seule question, était, du moins, très importante pour moi.

- Tu as pris tes médicaments ? Ta trousse. J'veux dire.

Je ne veux pas que tu penses que je te prends pour un fragile, j'estimais que désormais, si nous formions un couple, je devais être inquiet vis-à-vis de ça, et surtout informé s'il y avait quelque chose qui clochait. En reportant mon regard sur le chemin jusqu'à l'endroit pour enregistrer les bagages. En me tortillant sur mes deux pieds. Je me plaçais derrière une personne, en venant me mettre face à toi, et dans un geste taquin, et enfantin. Je te piquais tes lunettes, pour les placer sur mon nez. Mon sourire, très grand, montrant toute ma dentition parfaite.

- J'ai l'air de quoi ?

Questionnais-je en passant ma muqueuse entre mes lippes. Mon corps était proche du tien, tellement proche qu'à chaque mouvement, j'avais l'occasion de t'effleurer, de frôler ce corps, qui était mien.
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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Mer 9 Mar - 1:42

James&Nevada
How to tell you that I missed you so ?
Ta main sur ma hanche, c'était une sensation tellement agréable. Cependant il s'agissait là d'un geste qui me donnait des frissons intenses dans tout le corps, une sensation si agréable, qui me donnait littéralement envie de me coller contre toi pour goûter à la perfection de tes lèvres. Si tu continues comme ça, je ne suis plus certain de pouvoir me retenir. Me mordillant la lèvre pour retirer toute envie de t'isoler dans un coin et t'embrasser comme je ne l'ai jamais fait avant, mon regard était toujours rivé sur ton visage que j'examinais méticuleusement. Dieu que tu m'as manqué.. Et c'est peu dire. Entre les sms que tu m'envoyais et ce lit qui me faisait penser à notre dernière nuit ensemble, à chaque fois que je m'allongeais dedans.. Je devenais complètement dingue.

Mon regard se plante dans le tien alors que je t'écoute et tes deux derniers mots me font sourire plus que ce que je pouvais imaginer, laissant même un léger rire - qui s'apparentait beaucoup plus à un gloussement - s'échapper de ma gorge. Le fait que tu les prononce de cette façon me prouvait en un certain sens que moi aussi, je t'avais manqué plus que de raison. C'est à cet instant précis que je me promis silencieusement de tout faire pour profiter un maximum de ta présence avec moi pendant ces vacances. Rien ne viendrait gâcher ces moments qu'on passera ensemble, ça, c'était une certitude, et bien l'une de mes intentions. Je hoche alors simplement la tête et me mis à te suivre, tranquillement, souriant de nouveau lorsque tu prends ma valise.

Mes yeux brillaient davantage, maintenant. Dans la file, j'essaie de ne pas paraître trop impatient pour le départ. Si le stress de m'envoler était survenu en regardant le bâtiment, maintenant il n'était plus là. Tout ce que je voyais dans ma tête, c'était nous, avec une vue paradisiaque en face de nous. Mon regard se pose de nouveau sur toi et je hoche la tête, une nouvelle fois. « Oui, ça va. Oh ? Faut prendre le temps parfois, ça fait du bien. Mais j'suis content qu't'ai accepté de venir. » Bien sûr que j'avais hâte de partir. En fait, ce dont j'ai le plus hâte, c'est de me retrouver seul avec toi, pour pouvoir pleinement te montrer mon amour de toutes les façons qu'il soit. Mais pour le moment, nous étions encore dans le hall de l'aéroport, et ta prochaine question m'arrache un frisson.

Pinçant les lèvres, je hausse les épaules puis me mordille la lèvre. « Oui, j'ai tout pris, t'inquiète pas. » Le sujet était encore un peu sensible pour moi, puisque je ne t'avais pas expliqué en détails ce que j'avais, et qu'en plus, je te voyais déjà t'inquiéter sans que tu saches réellement pourquoi. Cette idée me mettait complètement mal à l'aise, l'idée d'une discussion sur ce sujet là parce que je ne savais même pas comment j'allais pouvoir aborder tout ça. Par où commencer ou.. Quoi dire, plus exactement. Je ne voulais pas que tu sois trop inquiet pour moi. C'est bien la raison pour laquelle je n'avais rien dit à ma jumelle, pour ne pas qu'elle s'inquiète constamment. Je ne voulais simplement pas devenir une source d'inquiétude constante pour toi.

Heureusement, tu as la merveilleuse idée de détendre l'atmosphère. Un sourcil levé, je ne te quitte pas du regard et lorsque mes lunettes se posent sur ton nez, mon sourire devient un peu plus taquin, joueur alors que je t'admire, tout en frissonnant par tes presque-contacts. « T'as l'air d'un badboy ! Elles te vont bien. » Elles te rendent sexy, aussi, encore plus que tu ne l'es déjà. Mais ça, je le garde pour moi. Pour le moment. Passant ma langue sur mes lèvres, je viens retirer ses lunettes, en profitant pour caresser discrètement ta joue du bout de mes doigts. Un sourire tendre étire mes lèvres et je pose finalement mes lunettes sur ma tête. La file avance et c'est enfin à nous, je pose ma valise sur le tapis prévu à cet effet, puis je donne nos billets et tout le nécessaire, sans que je puisse m'en empêcher, je te regarde du coin de l'oeil, ceux-ci se vrillant par moment sur ta magnifique personne. Qu'est-ce que j'avais hâte..
 
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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Mer 9 Mar - 16:08





NEVADA&JAMES
"Le merveilleux est dans l'instant." ◊

Dans un long frisson, je redressais mon visage en ta direction, quand tu vins à m'ôter les lunettes. Tu m'avais rassuré sur le fait que tu avais pris le temps de prendre ta trousse à médicaments, non loin de mon attention, de paraître pour un père, mais j'estime que désormais, je me dois de t'avertir, et de te suivre dans tout cela. Ce n'est pas un devoir, non, c'est un plaisir. Je te laissais faire, en premier. En déposant tes valises dans le tapis roulant. Je te suivais de prêt, je dois avouer avoir de la peine à ne pas te coller, et malgré les regards, je ne cessais de te frôler, comme si je voulais juste te décaler, ou encore poser un regard sur les personnes devant toi. Tout cela n'était que des excuses plutôt pathétiques. Mais au moins... Je réussissais te toucher, à marquer ce contact qui irait à nous manquer, durant tout le long du trajet. Je faisais comme toi, posant ma valise sur le tapis, en nous dirigeant en direction des sécuritas qui faisaient réellement le double de mon poids. C'était impressionnant, il faut le dire. Mais après, est-ce qu'ils savaient vraiment utiliser que la force, ou aussi, le cerveau ? Les sourcils froncés, je passais le portique de sécurité. Avant qu'il se mette brutalement à sonner. En arrondissant mes yeux, je tournais mon regard vers toi, d'un air totalement perdu. Bordel. Ils vont encore croire que je cache quelque chose, ou pire que je détiens une arme. L'un des ours, s'approchait de moi, en me demandant si j'avais quelque chose sur moi, plus précisément un téléphone, ou même des clefs. En hochant la tête silencieusement, je reposais mes affaires dans une petite boite, mon téléphone, mes clefs, mon paquet de clopes. C'était ce que j'avais sur moi. Après tout, je n'avais pas de grandes poches, alors il ne me semble pas que je puisse cacher autre chose. Il me demandait de reculer, et pour.. Profiter, je posais ma main en arrière de mon corps, en reculant de quelques pas, jusqu'à plaquer ma paume contre ton ventre, que je caressais discrètement du bout des doigts.

- Excuse-moi, Nev.

Murmurais-je dans un sourire plutôt taquin, amusé, même provoquant. Au moment où je repassais, cette merde, recommençait son bruit infernal. Je commençais à m'énervais, je ne trouvais pas la raison du pourquoi ce truc recommençait ! En pouffant un léger rire nerveux, je retirais mes chaussures, en les plaçant sur la petite boite. Les bras contre mon corps. Je repassais, et cette fois. C'était la bonne, dans un léger soupire qui définissait à la perfection combien j'étais blasé, et surtout que de me retrouver en chaussettes, n'avait rien de classe, ni d'élégant. Après avoir passé, je chaussais mes baskets, en happant mes objets d'une main. À ne pas oublier mes clefs, histoire de rentrer et de me retrouver à la rue. En t'attendant patiemment, je balayais d'un simple regard ton corps frêle et fin. Tu étais réellement beau, et j'avais une chance incroyable de t'avoir à mes côtés. Les bras croisés sur mon torse, je mordillais ma lippe inférieure en attentant que tu passes comme moi, l'épreuve ultime.

- J'ai bien crus que j'allais finir complètement nu. Bon, pour toi, cela n'aurait pas été un problème..

Tu te trouvais enfin près de moi, et en m'avançant jusqu'aux tapis roulant, pour nous avancer en direction de l'avion. Mais, avant, je vérifiais l'heure de notre vol, et en indiquant qu'il serait que dans deux heures, je souris. En creusant mes joues de l'intérieur pour ne pas laisser un rire s'évaporer de mes lippes. Je m'approchais de toi, en venant glisser ma bouche contre ton oreille en passant mon regard partout, de façon à me rassurer que personne ne voyait cette scène.

- On a encore deux heures. On pourrait y aller.. Voir les trucs dans les magasins ? J'ai crus comprendre qu'on pouvait acheter des paquets de clopes pour pas chers, et surtout, j'ai oublié de prendre une deuxième casquette, j'aimerais voir si je peux en trouver une blanche.

À quoi pensais-tu ? Je te dévorais d'un simple regard, en te désignant un magasin qui se trouvait pas loin de notre emplacement. Certes, j'aurai pu proposé un coup vite fait, dans les toilettes, ça aurait été parfait, non ? Mais à chaque fois que je pense à cela, j'imaginais des choses, et si on nous voit sortir ? Et si l'un de nous oublie de fermer sa braguette ? Ouais, des pensées des plus débiles, certainement, mais peut-être qu'il fallait les poser. En marchant jusqu'au magasin. Nous pénétrions à l'intérieur en faisant voyager mon regard sur les articles. Il y avait des bracelets, des ceintures, casquettes. C'était des articles chers, où nous pouvions entrevoir la marque. "YSL Yves-Saint-Laurent" en grand.

- Viens voir.

J'ai envie de t'offrir quelque chose, et je sais que c'est juste matériel, mais il me semble pas que nous avions quelque chose de l'autre. En me postant face à la vitrine, je demandais à la vendeuse, vêtue de noir, sauf les lippes qui étaient d'un rouge vif.

- Je pourrais voir les deux bracelets, s'il vous plaît ?

Elle haussait un sourcil. Ouais, regarde-moi. Parce que crois-moi, j'ai assez d'argents pour pouvoir me payer la totalité des objets que tu me montres du bout des doigts. Elle sort les deux bracelets, en te jetant un coup d'oeil. Je ne te connaissais pas encore, tout à fait, et j'hésitais grandement avec les deux modèles. En haussant les épaules, tout en sortant mon porte-monnaie. J'y sortais ma carte de crédit.

- Je vais prendre les deux finalement. Et, je ne veux pas connaître le solde. Je veux juste payer.

En articulant mes propos, la vendeuse hochait la tête avec un sourire des plus prenant. Ouais, je viens de te faire gagner énormément d'argent. En me tendant le sachet avec les deux petites boites, en nous incitant à aller dans un coin, alors que je te tendais ce dernier, en plongeant mes iris claires dans les tiennes.

- C'est pour toi. J'espère que tu aimes.

Mes mains s'éternisaient dans les poches avant de mon jean, alors que je m'adossais contre le mur derrière moi. Un sourire accroché aux rictus de mes lippes. Tant cela me faisait plaisir.Mes mains s'éternisaient dans les poches avant de mon jean, alors que je m'adossais contre le mur derrière moi.

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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Mer 9 Mar - 20:49

James&Nevada
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Là était la raison pour laquelle je ne disais rien à personne au sujet de ma maladie. Surtout à mes proches. Outre le fait que les gens de l'extérieur pourraient me prendre pour un faible, ou pour un contagieux et qui, par conséquent, me fuiraient sans aucun doute, il y avait aussi cette inquiétude qui rongeraient tout le monde. Combien de fois j'ai entendu ma mère me demander si j'avais bien pris mon traitement, si j'étais bien allé à l'hôpital le jour de la transfusion, combien de fois je la voyais s'inquiéter à ce sujet-là, peut-être était-ce égoïste de cacher quelque chose d'aussi énorme à ceux que j'aime, pourtant, il n'en est rien. Je voulais juste t'épargner, à toi, et à tout le reste, cette foutue inquiétude qui serait toujours présente malgré tout. Mais je comprenais aussi que tu veuilles savoir, je comprenais, moi aussi j'aimerais savoir si quelque chose dans le genre t'arrivait. Alors je ne dis rien de plus, attendant simplement qu'on embarque, et peut-être prendre un café avant d'embarquer pour t'en parler.

Après avoir enregistré nos bagages, nous étions en route vers le portique de sécurité pour qu'ils s'assurent qu'on ne porte rien de dangereux sur nous. Tu passes en premier, et je dépose déjà mes affaires ainsi que ma veste et ma ceinture dans une autre boîte alors que tu passes là-dessous. Évidemment, il fallait que ça sonne, une première fois. Tu te recules et en profites pour me procurer quelques caresses sur le ventre, et je me surprends à rougir légèrement. Tu m'allumes presque ouvertement, de tes gestes ainsi que de ton sourire provoquant. Et moi, je me mords la lèvre pour me retenir de frissonner violemment et de me jeter sur toi. Mon regard ne peut se détacher de toi quand tu passes de nouveau, et puis encore une fois, jusqu'à mon tour. Je passe sous ce foutu portique en remerciant le ciel puisqu'il ne sonne pas.

J'attrape mes affaires pour les ranger, et je t'écoute. Un petit sourire en coin un peu pervers et vicieux se loge sur mes lèvres et mon regard brillant scrute ton visage. « Ca aurait été loin de me déranger, en effet. » dis-je alors à voix basse pour que seul toi puisse l'entendre. Je passe une main dans mes cheveux en restant à tes côtés, à proximité, mon sourire toujours présent sur mes lèvres. En arrivant sur le tapis qui devait nous emmener jusqu'au hall d'embarquement, je frissonne de nouveau en te sentant si près de moi. J'en profite pour respirer ton odeur et serre le poing sous tes paroles. « Une casquette, hein ? T'es sûr que t'as pas plutôt besoin d'un nouveau maillot de bain, par hasard ? » En te voyant me dévorer du regard ainsi, je ne peux m'empêcher d'avoir le regard brillant d'une lueur coquine, presque perverse, et de sentir mon ventre se crisper délicieusement. Si tu continues ainsi, tu vas me rendre complètement fou.

Je te suis jusqu'à cette boutique hors de prix, l'ambiance ne me met pas à l'aise du tout. Il faut dire que je n'ai pas vraiment pour habitude de trainer dans ce genre d'endroits. Je n'ai pas les moyens pour ça, c'est évident. Et je crois que la vendeuse le devine, vu le regard qu'elle me lance quand je m'approche d'un peu trop près de la vitrine pour en regarder les bijoux. Mais je reste ce que je suis, et juste dans l'idée de l'emmerder davantage, je m'approche suffisamment pour pouvoir poser mes mains sur le bord de la vitrine. Pourquoi des gens en costard-cravate auraient le droit de s'appuyer là et pas moi, mh ? Je la regarde t'obéir avec docilité et me mordille la lèvre en observant les deux bracelets. Ils étaient vraiment jolis, j'aurai très bien pu me les offrir s'ils n'étaient pas hors de prix.

Je devine ce que tu comptes faire avec, mes joues rosissent et je déglutis. Je n'ai rien à t'offrir, moi, en échange. Je sais bien que tu ne voudras certainement rien, mais je suis un peu mal à l'aise, surtout lorsque tu me tends le petit sac contenant les boites. Je ne sais simplement pas quoi dire, alors je prends le sac, observant son contenu et me mordille la lèvre. Quelques secondes plus tard, je relève le regard pour le plonger dans le tien et souris largement. « T'es complètement fou.. J'ai rien à t'offrir moi.. » Je soupire doucement, passe une main dans mes cheveux et puis je prends l'une des boites pour l'ouvrir et enfiler le bracelet noir et blanc tout de suite. Je passe ma langue sur mes lèvres en observant le cadeau à mon poignet, et je souris comme un con, parce que même si ça me gêne un peu, il fallait avouer que ça me plaisait bien, que tu m'offres un cadeau, quel qu'il soit.

Alors, je remonte mon regard dans le tien et penche la tête, en souriant toujours. « Merci. J'aime vraiment beaucoup. J'peux t'offrir un café moi ? J'sais qu'c'est rien en comparaison mais.. » Je hausse les épaules. C'est tout ce que je peux t'offrir pour le moment, même si je pourrais t'offrir bien plus que ça, sans que cela ne soit matériel. Je t'ai déjà offert mon coeur, je ne sais pas si cela suffit, mais je me promets de te rendre heureux à chaque minute que tu passeras avec moi. Je m'approche alors de toi, en vérifiant que personne ne puisse nous surprendre, assez près pour pouvoir poser ma main sur ta joue et t'embrasser avec amour, mon autre main se posant naturellement contre ta hanche que je me mets à caresser du bout des doigts. J'en brûlais d'envie depuis que mon regard s'était posé sur toi, maintenant qu'on avait un petit moment à nous, seuls, je comptais bien en profiter un peu.

Finalement, c'est mon bras qui se glisse dans ton dos pour que je puisse me coller un peu plus contre toi. Toutes les fois où tu m'avais frôlé un peu plus tôt dans la journée m'avaient rendu totalement gourmand de ton contact, et maintenant je voulais simplement savourer pleinement la chaleur de ton corps ainsi que le délicieux parfum que tu dégageais. Le café sera pour plus tard, d'abord, je veux encore profiter de ce baiser que j'approfondis un peu plus en passant ma langue contre tes lèvres, soupirant et désireux que tu me serres contre toi. Contre ton coeur. Comme si tu voulais m'y faire entrer pour ne plus jamais en sortir.
 
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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Ven 11 Mar - 20:54





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"Le merveilleux est dans l'instant." ◊

À cet instant, mon monde s'était arrêté. Je t'avais vu me faire reculer jusqu'à dans un coin plus à l'écart des gens. Mon regard brillait pour toi, je savourais ce moment d'intimité qui s'offrait à nous. Ta phalange sur ma joue, m'offrait de douces sensations, et tes lippes, que je capturais à demi-chemin, t'embrassant avec cet amour si puissant qui se trouvait au fond de moi. Mes paupières s'abaissaient, j'oubliais où nous étions, j'oubliais que peut-être, quelqu'un passerait là, et nous verrait sans doute. J'oubliais mes obligations. J'oubliais mes peurs. Mes mains prenaient placent sur le creux de tes hanches en t'invitant à t'accoler au plus proche de ma personne. Aucune distance se trouvait entre nous, tout de nous était collés. Ton odeur valsait sous mes narines, ta douceur se propageait dans ma bouche. Je finissais pars me reculer à contre-coeur, en plongeant mon regard bleuté au plus profond de ton âme. Mon sourire faisait son apparition sur les traits détendus de mon visage. Alors, que je profitais pour frôler ta joue du bout de mes doigts froids. J'étais certain d'une chose, c'était à quel point je pouvais être amoureux de toi. Combien je pourrais déplacer des montagnes pour avoir une quelconque attention venant de toi. Mes mains remontaient jusqu'à ta nuque, pour finalement s'égarer dans tes cheveux que j'empoignais entre mes articulations. Je te tenais, droit, en revenant une nouvelle fois m'acharnant sur la finesse de tes chaires d'homme. Cette fois-ci, plus violent, plus présent. J'échangeais nos positions, en te plaquant contre le mur disposé derrière moi. Je trouvais un moyen, de venir prendre possession tes poignets en les suspendant au-dessus de ton visage. Sans jamais quitter l'endroit de mes envies, de mes désirs. Je gémis, une fois, puis une deuxième fois. En traversant la barrière de tes lippes pour que ma muqueuse joue avec délectation avec la tienne, en la mordillant quelques fois. Tout comme je vins mâchonner ta lèvre inférieure avant de me forcer à rompre ce baiser qui devenait.. Des plus intenses. La respiration courte, les yeux marqués de lueurs perverses et fiévreux. Je passais ma langue sur la largeur de mes chaires en récoltant ton goût qui s'était imprégné sur ma peau.

- Allons boire ce café.

Dis-je en plongeant mes phalanges dans mes poches. Je fis vagabonder mes yeux sur les alentours en me rassurant sur le fait que personne ne se trouvait à proximité. Néanmoins, nous étions jamais sûrs de rien. Je me reculais, en t'incitant à prendre ton paquet, et me suivre en dehors du lieu où nous étions égarés. Le temps de reprendre le bon chemin en direction des cafés, et des restaurants que l'aéroport nous offrait. Je me demandais si tu avais faim, je ne sais pas si j'osais réellement te le demander, mais je réfléchissais au fait qu'il était assez tôt, et qu'avec les médicaments, si tu avais pris le soin de te mettre quelque chose sur l'estomac. Je ne pris pas la peine de te questionner à ce sujet. Je préférais m'orienter en direction d'un café qui m'avait plutôt l'air charmant, typiquement un restaurant différent des autres, aux allures parisiennes, à l'odeur du pain chaud, de bons cafés dont j'avais qu'un hâte d'y poser mes lèvres. À tes côtés, je me faisais le plus présent, le plus.. Collant ? Non, simplement présent.

- Installe-toi, je reviens.

Affichant un sourire tendre, je te laissais un court instant avant de me précipiter en direction du comptoir, où je commandais. Deux pains, beurrés, ainsi qu'un chocolat chaud, et un café bien noir pour ma part. Pour le peu d'heures que je dors actuellement, je pense que j'ai bien besoin de me bouger. En payant, je remarquais du coin de l'oeil, à quel point les gens posaient le regard sur toi, plutôt les hommes. Un soupir s'évaporait. La veine de ma mâchoire se contractait, mais je ne ferais aucun commentaire sur cela. Sachant pertinemment que delà où tu es, tu devais sans doute voir mon mécontentement vis-à-vis de ça. Je débarrassai le plateau, en te rejoignant après quelques minutes, t'imposant les deux petits pains beurrés, ainsi que le chocolat chaud. Prenant place à tes côtés, je plaçais une jambe sur mon genou, mes coudes sur mes cuisses, et mon regard se promenant sur ton comportement, sur ta personne, finalement.

- Il faut que tu manges. D'accord ? J'ai pas très faim pour ma part, je me contente d'un café bien noir, histoire que je me réveille.

En admettant mes dires, je m'approchais de la table où était aménagé d'un journal de la ville. Mes doigts l'ouvraient, afin de feuilleter rapidement le contenu de ce dernier. Rien de très intéressant, dirons-nous que c'était une simple excuse pour fuir ton regard, et ne pas paraître pour le type le plus jaloux, le plus possessif.

- Tu as réservé deux chambres ? Ou une chambre ? Je ne t'ai pas questionné sur ça, puisque je n'ai rien préparé... Et les activités sont déjà programmées ?

En levant les yeux en ta direction, je reposais à plat le journal, en venant trempé deux carrés de sucres dans mon café, en le mélangeant grâce à la petite cuillère. Je ne déviais pourtant pas mon regard du tien, totalement accrocha ton être. Mes jambes à peine tendues, j'arrivais à peine à venir titiller l'un de tes mollets grâce à ma basket, ce qui en soit, m'arrachait un sourire plus amusé qu'autre chose.

- Je t'ai senti nerveux, quand tu es arrivé, c'est par rapport à... Nous ? Ou de prendre l'avion ?

Malgré les gens présents aux alentours, j'étais persuadé qu'ils étaient plus occupés à parler de leurs vacances qu'à écouter celles des autres, en reposant la tasse à moitié vide. Ma phalange passait d'un coup vif sur ma mâchoire, puis sur ma nuque. D'une certaine habitude qui ne mourrait pas.

" Vous voulez autre chose, Messieurs ? "

Questionnait une jeune femme, à une allure plutôt élégante. Grande, blonde, aux yeux d'un bleu prenant, ainsi qu'un rouge à lèvres qui mettait dans un niveau assez haut. En la détaillant, discrètement, je secouais la tête négativement en lui offrant d'ailleurs un petit sourire de remerciement. Avant de reporter toute mon attention sur ta personne. Me raclant la gorge. J'entourais mon genou sur son jumeau, de mes mains, nouant nos doigts ensemble tout en t'écoutant vivement prononcer tes paroles.

- Mange, Nevada.

Les sourcils froncés. D'un air autoritaire, et d'une voix puissante et grave. Je serrais la mâchoire, en abaissant mon regard sur la nourriture, tout en revenant sur ton visage. M'efforçant de laisser un sourire faible sur les commissures de mes lèvres.


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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Sam 12 Mar - 2:14

James&Nevada
How to tell you that I missed you so ?
Je ne pouvais plus lutter. Tes lèvres contre les miennes, tes mains sur mon être, je ne pouvais plus résister à l'envie d'être aussi près de toi que possible. C'est dingue l'effet que tu me fais, tu es capable de me faire sortir de mes pensées rien qu'en posant ne serait-ce qu'un doigt sur moi. De tout me faire oublier, même ma propre existence, pour qu'il n'y ait plus que nous. Parce que quand je suis avec toi, le monde autour de nous peut s'écrouler que je n'en aurais rien à foutre. Le simple fait que ton regard soit planté dans le mien, fouillant au plus profond de mon âme, me fait oublier ce qui nous entoure. Si bien que je ne retiens pas un léger gémissement lorsque tu inverses les positions, venant me plaquer contre le mur à mon tour. Ton baiser ardent m'arrache un violent frisson dans tout le corps, corps qui vint se plaquer contre le sien lorsque tu remontes mes poignets au dessus de ma tête. Si c'était la seule façon dont je disposais pour te toucher, il fallait que je le fasse. Parce que je ne supportais que très difficilement d'être aussi proche de toi sans pouvoir te toucher. Pourtant, c'était bien ce qui nous attendait durant ce voyage. J'espérais tout de même avoir un moment seul avec toi en arrivant, pour pouvoir te toucher autant que je le désire.

Quand ton baiser devint un peu plus intense, tu décides de le rompre à mon plus grand désespoir. Mon regard brûlant pouvait t'indiquer à quel point j'en voulais encore, à quel point j'avais encore besoin que tu m'embrasses de cette façon, bien que je me sente déjà bien excité par tes gestes. Je laisse alors mes bras retomber le long de mon corps, doucement, et je passe une main dans mes cheveux en soufflant doucement, tirant légèrement sur mon T-shirt pour le remettre correctement. « Ouais.. » soufflais-je pour moi-même, revenant un peu à la réalité. Je pris alors le sac contenant le bijou et te suivis tranquillement. Mon regard se perdait autour de nous, je me rends alors compte que nous ne sommes plus tout seuls, désormais. Ce qui me dérange un peu, j'aurais aimé pouvoir t'approcher d'un peu plus près, mais je me retiens. Tu ne te retiens pas, pourtant, tu restes près de moi, et un sourire vint se loger sur mes lèvres en sentant ta présence. J'essaie même de renifler discrètement, tentant en vain de déceler ne serait-ce qu'une seule seconde l'odeur de ton parfum que j'aime tant.

Je te regarde ensuite, levant un sourcil puis hochant la tête avant de m'installer à une table. Je n'ai même pas pris le temps d'observer le café où nous étions. C'est à cette pensée que je me décide enfin à regarder autour de moi, observant le décor un peu plus français que le reste. Je soupire alors, de façon mélancolique. La France est un pays qui me manque, parfois, peut-être un peu trop. C'est vrai qu'il ne fait pas beau, souvent, mais il y a des choses que j'aimerais parfois retrouver, comme le fait de parler ma langue maternelle, sans buter sur un mot que je ne connais pas. Pensivement, je rive mon regard sur toi, et lève un sourcil en constatant ton corps tendu. J'essaye de comprendre ce qui te tend à ce point-là, mais finalement, je ne tarde pas à m'en rendre compte lorsque je sens plusieurs regards sur moi. Je ne cherche même pas les auteurs de ces regards, après tout je m'en fiche. C'est bien pour cette raison que je ne les ai pas remarqué avant.

Ce n'est qu'après quelques minutes qui me parurent être une éternité que tu reviens près de moi, et je lève un sourcil en voyant les petits pains et le chocolat chaud. Je regarde mon petit repas pendant quelques secondes puis lève mes prunelles bleutées sur toi, un sourcil toujours levé. Je comprends alors que tu veuilles que je mange, peut-être étais-tu inquiet vis à vis de ma maladie. J'espérais que ce ne soit pas ça, que tu sois simplement soucieux, et que même sans savoir pour ma maladie, tu aurais eu ce genre d'attention. C'était ce que je préférais m'imaginer, parce que je ne voulais pas que tu t'inquiètes par rapport à ça. « Mh.. Tu manges jamais le matin ? » C'était une question simple, de la curiosité pure. Parce que moi, j'avais tendance à beaucoup manger. Je ne grignotte pas, mais il faut dire que j'aimais manger, même si ça ne se voit pas, puisque mon métabolisme me permet de manger à volonté sans que je ne prennes un gramme.

J'attrape la cuillère et ouvre le sachet de sucre pour le verser dans le chocolat avant de le touiller avec une certaine vigueur. Mes pensées divaguaient quelque peu, j'avais hâte d'être déjà arrivé là-bas, mais pour cela, il fallait prendre l'avion. L'avion.. Une chose que je détestais. Pas seulement le décollage et l'atterrissage, non, le vol aussi. Enfin, tout se passerait au mieux, c'était ce que je me tuais à me dire. Ta voix me fit sortir de mes pensées, et je te regarde avant de hausser les épaules. « Une seule. Tu veux que j'en réserve une autre..? » Un sourcil relevé, je t'observais, jaugeant la moindre de tes réactions. « Y'a des activités prévues, mais on n'est pas obligé de les faire, et c'est tant mieux. J'aime pas tellement les activités de groupe. »

Portant la cuilère à mes lèvres pour en avaler le contenu, je grimace alors en la reposant. « Merde, c'est chaud ce truc ! » Et comme tout bon abruti, je tire la langue en me mettant à souffler comme si ça allait atténuer la douleur. J'ai vraiment l'air d'un idiot, je secoue alors la tête en soupirant, rangeant ma langue, grimaçant toujours légèrement. Je déteste cette sensation. Pour ne plus y penser, j'écoute ta voix me posant ta question, et je secoue la tête. « Non, c'est l'avion. J'aime pas ces trucs. Ca fait du bruit, c'est inquiétant. Puis c'est pas naturel, de voler, enfin pas pour nous. C'est pratique, d'accord, mais c'est cher et puis on est fait pour rester sur terre. » Voilà, mon angoisse avait repris le dessus et je soupire doucement en m'enfonçant dans ma chaise, mal à l'aise. Non, je n'aime vraiment pas l'avion, mais tant pis. Si ça pouvait me permettre de m'évader loin de tout avec toi, alors ça ne pouvait que m'enchanter.

La femme qui vient vers nous ensuite, mon regard la scrute, un sourcil de mécontentement levé. D'une certaine jalousie, je ne lui réponds même pas, et fit même une moue en voyant ton regard sur elle. Je soupire alors et croise les bras contre mon torse, baissant le regard sur mon petit repas que tu m'ordonnes alors de manger. Mon regard se relève sur toi, croise le tien, ce qui m'arrache un frisson ainsi qu'un petit sourire en coin. « Oui grand frère, je mange. » Je me détends un peu, gardant mon regard sur toi pour m'apaiser, pour oublier toute pensée négative quant au voyage dans les airs. Si j'aimais m'envoyer en l'air avec toi, j'aurais tout de même préféré qu'on voyage sur terre. Mais il fallait admettre que c'était le moyen le plus rapide.

Une main venant attraper un petit pain, je le trempe dans mon chocolat, me penchant alors au dessus de la tasse pour ne pas en foutre partout et mords dedans. Tout compte fait, j'avais faim, et c'est en mangeant que je m'en rends compte. J'avale tranquillement ma bouchée. « T'as une idée de c'que tu veux faire une fois là-bas ? » dis-je en remontant mon regard sur toi, après avoir mordu de nouveau dans le petit pain. Ils étaient délicieux. Encore une fois, ils me rappelaient la France, le pays de mon enfance, là où se trouvaient toute ma vie. Mais de nouveau, mes pensées son balayées lorsque je pose mon regard sur toi. Un sourire tendre étire alors mes lèvres, et mon regard se fait beaucoup plus doux. « Qu'est-ce que je t'aime, bordel.. » murmurais-je alors doucement, pour moi-même, mais aussi en espérant que tu m'entendes.
 
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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Sam 12 Mar - 16:20





NEVADA&JAMES
"Le merveilleux est dans l'instant." ◊

C'était stressant, j'imaginais de tonnes de choses durant ce voyage. Je n'étais jamais parti très loin, et encore moins autant de temps. Je te voyais plutôt heureux en ma compagnie, et j'espérais que ce bonheur s'éternise au plus loin, et qu'à force d'avoir cette confiance entre nous, je pourrais peut-être me délivrer davantage. Personne était au courant de notre secret, de notre couple. J'estimais que c'était un peu trop tôt, et même vis-à-vis de moi, je voudrais prendre mon temps pour annoncer aux gens que... Je ne suis pas celui qu'ils pensaient que j'étais. Mes yeux te suivent, ils suivent chaque mouvement que tu entreprends. Tu semblais plutôt nerveux à l'idée de prendre l'avion, et je me maudissais de ne pas être en mesure de te prendre dans mes bras pour te chuchoter que tout irait bien se passer. Je n'étais qu'un lâche, mais un lâche totalement éprit de toi, totalement amoureux et dépendant de ta présence. Au moment où ta question résonnait dans mes oreilles, j'arquais un sourcil, en venant me frotter la mâchoire d'une poigne habile. Hésitant sur la question, même si j'en connaissais dès lors la réponse.

- Je ne mange jamais le matin, je ne supporte pas. D'habitude, je prends un café au cabinet, et avant d'y rentrer, je me fume une clope. Histoire de calmer ma conscience qui me gueule que je devrais sans doute manger.

Ma voix était douce, à la limite d'un simple murmure que j'échangeais à ton égard. Habilement, je ramenais la tasse à moitié vide entre mes lippes en avalant docilement le reste de liquide foncé. J'aimais ce goût. J'aimais cette odeur le matin qui éveillait mes sens, qui me donnait envie de me lever le matin. J'aimais l'odeur de la nicotine qui valsait devant mes pupilles. Tu as donc réservé qu'une seule chambre, à m'écouter, je t'aurai dit que le mieux était d'en réserver une autre, que ne sait-on jamais, si je croisais quelqu'un qui pourrait souligner ma présence auprès d'un homme. Mais je me tais. Je hoche banalement la tête comme pour te rassurer sur ce choix qui me mettait quelque peu en retrait. Dois-je évoquer que je ne dors jamais accompagné ? Que cela sera la première fois que je vais me retrouver à côté d'une personne au bon matin ? Non, ce n'est pas nécessaire. Dû moins, pas en cet instant. À tes dernières paroles, je me penchais en avant en plaçant mes coudes sur le coin de la table en bois massif. Le regard concentré sur les aliments que tu avalais sans broncher.

- Et bien.. Les activités peuvent être sympas, en règle générale, je ne fais pas énormément de sport, sauf en été, où je me surprends à aller courir le soir. Mais sinon, on pourrait quand même en faire, ça serait un bon moyen pour en apprendre un peu plus. Et qui sait, peut-être même qu'on irait à adorer. Même en groupe Nevada, tu ne dois pas te réfugier qu'avec moi. Si
tu as des amis, je comprendrai.


Même si je revendiquais ce mensonge dans un sourire léger et faible. Celui-ci disparut aussitôt en te voyant élancé dans une certaine brûlure au niveau de ta muqueuse. Si tu savais, la force dont je fais preuve pour ne pas céder, pour ne pas venir plaquer mes lèvres sur les tiennes afin de te calmer. Mes dents s'attaquaient à la ligne de mon inférieure, en le torturant de mes dents comme pour marquer une pause sur cette image de toi tirant la langue. Tu es un enfant, c'est aussi pour ce côté que je suis tombé amoureux de toi. À l'écoute de tes peurs, j'avalais ma salive, en hochant la tête, je ne peux te contredire, après tout, tu avais parfaitement raison sur toute la ligne. Jouant nerveusement avec mes doigts, en terminant le fond de mon café noir. J'entendais.. Dans une douce voix, tes paroles qui s'enterraient au plus profond de mon coeur. Un soupir de bonheur surgissait de ma gorge, alors que mon visage se penchait en avant, l'une de mes mains se traînait sur la longueur de la table en venant titiller ton pouce de mes doigts.

- Je t'aime aussi Nevada.

Au moment où je m'y attendais le moins, la serveuse revenait avec son plateau, afin de débarrasser la table des encombrements. Ma tasse, ton assiette vie. Tout en nous partageant le menu qu'ils avaient. Je la détaillais d'un simple regard, avant que ses yeux ne se braquent sur un endroit bien précis. Mes doigts, cajolant ton pouce longuement. Je fus pris d'une pression si intense, que je me reculais aussitôt. Le souffle court, la tête tournant dans le vide. La bouche sèche. Elle s'en allait immédiatement après avoir remarquée mon malaise à travers mes gestes. Je ne trouvais aucun mot pour définir la situation, la sensation qui s'éparpillait dans mon être. Je ne disais rien, mon regard jugeant cette bonne femme qui apparemment était bien fière d'avoir été témoin de cette scène.

- T'as fini ?

Admettais-je d'une voix grave et sèche. Je me lève de cette chaise, en contractant ma mâchoire. Je haïssais cet endroit, je haïssais cette femme qui me regarde de son air hautaine. J'ai l'impression que tout le monde le sait, que tout le monde est en train de commenter, de me reluquer comme si j'étais un pantin dans un cirque. Je ferme les paupières, me concentrant activement sur les battements de mon coeur qui percutent ma cage thoracique dans une force indéchiffrable. J'ai la nausée. Mes mains sont humides. Je ne veux pas te regarder, je n'ai pas le courage suffisant pour voir ton expression. Je sais que je t'ai blessé, je sais que je t'ai fait du mal, et ça vient rajouter une couche sur mes nerfs. Je me précipiter en direction des toilettes, j'y cours même à la recherche d'un simple courant d'air en voulant absolument remplir mes poumons qui s'étaient vidés, comme l'intégralité de mon sang qui circulait dans mes veines. Je ferme la prote d'une cabine. Je m'y adosse. Prenant mon visage entre mes mains en crachant cette haine qui était sur le point de déborder. Je suis furieux, furieux contre ce monde, furieux contre moi-même. Je laisse échapper un faible hurlement, plutôt un grognement que je fais entendre dans un bruit sourd, au moment où ma main s'éclate contre l'un des murs m'entourant. J'entends les paroles des gens dans les wc. J'entends qu'ils se questionnent sur l'événement, sur cette personne qui s'enferme comme un con dans les toilettes pour exprimer sa rage à travers ses dents. Je tremble. L'idée que cette femme puisse ne serait qu'évoquer ce moment avec ces collègues, me donne envie de gerber.

- Fais chier, fais chier, putain !

Ma voix n'était rien d'autre qu'un sifflement. Je me décolle du mur, en réalisant que plus aucun bruit m'entourait. J'étais sans doute seul. J'essuie les coins de mes yeux, grattant ma mâchoire nerveusement. Je sors, je sors de cette maudite cabine sans vraiment voir ce qu'il m'entourait. Absorbé par cette souffrance qui s'entassait dans mes organes. Je me place face à levier, en trempant mes mains pour humidifier mon visage et reprendre mon esprit. Je prie que tu ne sois pas parti après ce désastre, je prie Dieu, que tu ne pars pas de moi, que tu ne me laisses pas dans cette souffrance à peine humaine. Mes paupières se ferment. Cela peut paraître absurde, limite.. Trop, mais le sentiment qu'une personne aille vu ce que je cache depuis des années, me retourne l'estomac. Mes mains se crispent autour de levier. En calmant, petit à petit mes angoisses qui s'évaporaient au fond de ma gorge.

- Nev.

Je sais que tu m'as suivi, je sens ton parfum glisser sous mes narines, je sens ta présence si proche et pourtant si loin de moi. Je m'en veux. Mais je trouve le culot de te faire face. Je plante mes pupilles dans les tiennes. Je n'examine pas les traits logés sur ton faciès, je t'admire, silencieusement. Je fais un pas. Un seul, de façon à détruire légèrement cette distance qui s'était créée à cause de moi. Ma main se tend en ta direction touchant ta joue creusée.

- Je suis désolé Nev.. Terriblement désolé..

Je suis désolé, désolé de t'aimer plus fort que tout. Désolé de te vouloir, désolé d'être un égoïste.

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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Dim 13 Mar - 0:20

James&Nevada
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Le mot nerveux était un euphémisme lorsque l'on voulait parler de ma peur de l'avion. J'aimais beaucoup voyager, cependant, je préférais largement voyager à bord d'un train ou d'un bateau. Comme je l'avais dit à James, nous étions faits pour rester les pieds sur terre, et nullement pour voler. Heureusement pour moi, je ne voyageais jamais seul, jamais. J'avais toujours cette chance d'être accompagné et cette fois ne fit pas exception. Le plus merveilleux dans tout ça, c'est que je voyageais avec l'homme qui avait volé mon coeur et j'étais dans un état tel que la peur s'envolait à l'idée de m'envoler dans les airs. Je n'avais plus rien à faire de rien tant que tu étais avec moi. Et je sentais bien que tu pouvais me faire faire n'importe quoi, je t'appartenais totalement, complètement sous ton emprise. Alors que tu répondais à ma question curieuse, un sourcil se leva sur mon visage, et je plissais la bouche en signe de mécontentement.

« Si tu vivais avec moi, y'aurait pas que ta conscience qui te hurlerait dessus, crois moi. » Au moins, tu buvais un café, c'était déjà ça même s'il n'était pas sucré, même s'il était noir et corsé. Mais ce n'était pas suffisant, tu devrais manger quelque chose tout de même le matin, histoire de ne plus être à jeun. Bon, je ne pouvais rien te dire non plus puisque la première chose que je faisais le matin en me réveillant était de m'allumer une cigarette. Cependant je ne restait pas sans manger. Pour l'instant, je ne pouvais pas plus te convaincre de manger que ça, alors je restais simplement muet. Un jour, je te convaincrais de manger ne serait-ce qu'un petit morceau de pain le matin. De toute façon, je le préparerais avec tant d'amour qu'il te sera impossible de le refuser.

Un sourire discret étire mes lèvres lorsque je te vois hocher la tête à l'annonce de la réservation de la chambre. Peut-être que tu aurais voulu une deuxième chambre, dans ce cas-là il suffirait que tu me le dises, bien que l'idée de dormir à tes côtés me semble plutôt plaisante. Bien plus que plaisante à vrai dire. L'image de toi au réveil, je m'imaginais déjà passer mes doigts dans tes cheveux emmêlés, caresser ton visage endormi, et embrasser ton cou imprégné de ton odeur jusqu'à ce que tu m'attrapes en enroulant un bras autour de moi, afin de me coller contre ton corps encore détendu. Oui, une idée parfaite de mon réveil à tes côtés, c'était tout ce que je voulais. Tu étais tout ce que je voulais, tout ce que je désirais avoir dans ma vie, rien ne me ferait plus plaisir de me réveiller à tes côtés.

Tes paroles me sortent de mes pensées brutalement, et mon sourcil se relève alors que je t'écoute. Des amis ? Non, je n'ai que très peu d'amis et je ne sais même pas s'ils participent à ce voyage. A vrai dire, j'y allais réellement en tant que touriste. Cela ne m'empêchait pas de savoir que j'allais tout de même bien m'amuser là-bas. Et puis, je n'étais pas tout seul, tu étais avec moi. « Mhh.. Des amis, ouais.. Si j'en trouve là-bas, ne serait-ce qu'un, j'penserai à ne pas trop l'effrayer, promis. » Ce fut après cette phrase que ma langue brûla au contact du liquide chaud. Trop chaud pour être bu, visiblement. Soupirant alors, je tâchais de ne pas paraître trop con. Mes réactions peuvent parfois être un peu trop enfantines vu mon âge, mais c'est ce que je suis et il ne me viendrait jamais à l'idée de changer ce que je suis. J'espérais que tu apprécies ce que je suis, en m'acceptant avec mes défauts aussi bien qu'avec mes qualités.

Alors que je terminais mon petit repas, ta réponse à mon je t'aime discret me fit frissonner. S'il n'y avait que ça.. Non, tes doigts caressant mon pouce n'y était pas pour rien non plus. Je me mordillais alors la lèvre, tandis que mon regard t'observait, toi, et la moindre parcelle de ton visage, de ta peau nue. J'étais totalement subjugué par ta beauté jusqu'à ce que cette quiche de serveuse ne revienne pour nous débarrasser. Bordel, elle pouvait pas attendre qu'on soit parti cette grognasse..?! Soupirant d'exaspération, je la fixe d'un regard assassin. Je voulais qu'elle s'en aille, maintenant. Elle venait de gâcher un magnifique moment que je ne retrouverais certainement pas avant d'être arrivé là-bas, et j'avais réellement envie de la tuer, de la massacrer, de le lui faire payer, même si elle ne faisait que son boulot, apparemment.

Lorsqu'elle partit enfin, mon regard se posa sur toi, se radoucissant quelque peu jusqu'à ce que tu me parles d'un ton sec. Dans ma tête, je ne compris pas ta réaction. Enfin, je savais bien que cela avait un rapport avec le fait que la serveuse nous ait surpris, mais je ne pensais pas que tu allais devenir aussi froid et dur envers moi. Si bien que malgré mon air d'incompréhension sur le visage, mon coeur se fendait en deux. Jamais je n'avais pensé un jour que mon coeur se briserait de cette façon, sous ta voix réellement froide. Jamais je ne pensais être touché par de simples mots qui eurent le don d'atteindre le centre de mon coeur comme s'il s'agissait d'une cible sur laquelle on lançait des flèches dûment aiguisée.

Tu étais déjà levé, et mon regard restait braqué sur toi. Tu ne me regardais même pas, et je crois que c'était bien ça le pire. Que tu te mettes à m'ignorer comme si j'étais un poids. Comme si tu n'avais jamais voulu de moi. Je me ratatine dans ma chaise lorsque tu pars en direction des toilettes, soupirant mon désespoir lourdement. Je passe une main sur mon visage, je ne peux pas te laisser partir comme ça. Pas à cause d'une foutue serveuse qui n'a aucun sens de l'intimité. Je me lève donc avec rage, poussant un léger grognement de colère, même si mon coeur était dans un sale état. D'un pas rapide, je prends la même direction que toi, m'arrêtant soudainement à mi-chemin. Je ne pouvais pas la laisser s'en sortir de la sorte.

Je tourne alors les talons et cherche la femme du regard. Lorsque je la trouve enfin, mon regard s'assombrit enfin, et la colère fait davantage rage en voyant qu'elle m'adressait un regard désolé. Furieux, je m'avance vers elle et d'un geste brusque, contrôlé et tout à fait volontaire, je fais tomber son plateau rempli de verres vides. « Bordel de.. T'sais qu'c'est pas en foutant trois tonnes de rouge à lèvres couleur pétasse que ça f'ra de toi une bonne serveuse ! T'es juste bonne à travailler dans un fast-food, derrière le comptoir, au moins tu pourras déranger que les frites. Espèce de gourdasse sans cervelle. » La dernière insulte prononcée en français, je la fusille du regard durant quelques secondes avant de balayer la terrasse du regard. Les gens me regardaient, ahuris par mes gestes et mes paroles, et je les fusille également du regard, les invitant à regarder ailleurs.

J'étais tellement en colère à ce moment-là, j'avais peur de ne pas pouvoir me contrôler. Néanmoins, mes jambes me rappellent à l'ordre et se mirent à courir en direction des toilettes. J'y entre, les sourcils froncés, mon coeur lâchant en t'entendant grogner, frapper contre le mur. Rien n'est plus blessant que de te sentir aussi paniqué, aussi désemparé face à cette situation. Mes yeux se ferment un instant, un soupir s'échappe de mes lèvres, et puis je me redresse. Je regarde les occupants, serrant les dents, toujours animé par une colère folle. « Ca va, vous voulez pas filmer non plus ? Dégagez. » Leurs regards désolé m'exaspèrent, m'arrachant un nouveau soupir d'agacement alors que j'ouvrais la porte pour les inviter à sortir.

Le dernier enfin sorti, je laisse la porte se refermer et m'adosse au mur derrière moi, soupirant pour la énième fois. Je ne savais même pas comment je devais te prendre, dans ce cas-là. Je ne savais pas s'il fallait que je m'approche, que je te rejoigne ou que je te laisse tranquille. Je ressentais pourtant ce besoin de t'avoir près de moi, de pouvoir te rassurer, te dire que ce n'était rien, que les gens ne te jugeraient pas et qu'ils n'avaient même pas remarqué ton geste. Parce que les gens s'en foutaient au fond, et ils n'avaient pas le regard constamment rivé sur nos personnes. Je sais bien que tu ne me croiras pas, mais je voulais seulement ne serait-ce que tenter de te rassurer.

Tremblant encore de cette colère qui m'animait il y a quelques secondes à peine, mon regard se pose enfin sur toi. Dos à moi, tu te rince le visage. Je ne sais même pas comment réagir. J'ai l'air d'un fou avec mes cheveux ébouriffés, et mes traits soudainement durcis par la colère qui m'habitait encore quelque peu. Si je t'en voulais ? Peut-être un peu, de m'avoir laissé seul, le coeur brisé à cette foutue table de café. Mais ton regard croise le mien et je ne bouge plus. Je ne fais plus que t'observer, attendant de voir ce que tu allais pouvoir dire, parce que moi, je ne sais pas comment rassurer les gens. Même si l'envie était là, je ne savais pas comment faire. La seule personne que j'ai jamais rassuré dans ma vie était ma jumelle, jamais je n'avais eu à réconforter une personne extérieure à ma famille.

Je déglutis en te voyant t'approcher, tes doigts touchent ma joue et ce contact m'électrise tout entier. Je ne bouge toujours pas, restant parfaitement immobile, même après tes paroles. Que je ne comprends pas d'ailleurs. Je suis certain qu'à ta place j'aurai réagi de la même façon. Enfin, je reste ce que je suis, et même si tu m'as fait mal, le fait que tu t'excuse me touche quand même quelque peu. Je baisse alors le regard sur le sol, laissant mes traits se détendre et ainsi se radoucir. Tu étais si près que je pouvais sentir ton odeur, mais si loin que je ne pouvais pas te toucher, et tout ça me rendait fou. Tout ça me frustrait, pas seulement mes désirs sexuels, mais aussi mon coeur qui ne quémandait que toi pour se réparer.

Alors, je me retournais, dos à toi, pour pouvoir trouver quelque chose. J'attrape un balai trouvé dans le coin que je coince dans la poignée de la porte de façon à nous enfermer tous les deux, que personne ne puisse entrer. Je te contourne ensuite pour m'assurer que nous soyons bien seuls tous les deux, lorsque ce fut fait, je m'arrête de gesticuler et repose mon regard sur toi. Mon regard devenu doux, tendre. Mais qui se durcit de nouveau en me rappelant des paroles que tu m'avais dites tout à l'heure. « James. Me parle plus jamais comme ça. Plus jamais, c'est clair ? » Un frisson de colère hérisse mes poils et je dois soupirer lourdement pour reprendre mes esprits. Je crois que la patate que tu as mis dans le mur doit suffisamment te faire souffrir pour être une punition correcte.

Mon regard se radoucit de nouveau et enfin, je m'approche de toi. Plus précisément, je me jette dans tes bras. Les miens s'enroulent autour de toi, te serrant plus fort que jamais contre moi alors que mes lèvres, elles, ne purent résister davantage à l'envie de t'embrasser avec force, en y mettant tout l'amour que je te porte. Ma langue traverse tes lèvres rageusement pour danser avec la tienne dans un ballet amoureux des plus compliqués, tandis qu'une de mes mains attrapait tes cheveux pour le tirer légèrement. C'est ainsi que j'évacue ma colère, ma rage et toute la douleur que le ton de tes mots m'a infligé. Je me soulage ainsi, dans un baiser ardent, en profitant pour te retrouver, toi et la chaleur de ton corps. Cela ne faisait que quelques minutes que je ne t'avais pas embrassé, mais le fait de ne pas pouvoir le faire lorsque je le désire me fruste davantage.

Je romps ensuite le baiser, après quelques longues secondes, pour reculer très légèrement mon visage du tien, afin de pouvoir planter mon regard dans tes si beaux yeux. « Mon amour.. Calme toi. C'est rien. Les gens s'en foutent, ils n'ont rien vu du tout, d'accord ? Bon dieu j'ferais n'importe quoi pour te soulager. S'te plait, calme toi. » Je te suppliais, je ne voulais plus voir cette douleur d'être surpris au fond de ton regard, cette douleur d'aimer un homme, cette douleur de m'aimer moi. Tout ce que je voulais, c'était ton bonheur, peu importe le prix. Même si je dois m'écraser, m'effacer lorsque nous sortons dehors ensemble, je le ferais pour que tu puisses vivre en étant heureux. Je suis prêt à tout pour te rendre heureux.

Je me rends compte finalement que penser ces paroles était une bonne chose. Mais une chose serait encore meilleure, bénéfique pour l'un comme pour l'autre, c'était de te le dire, à voix haute, ou comme un souffle caressant tes lèvres. Je dépose un long et doux baiser sur celle-ci avant de reprendre ton regard dans le mien. « Je t'aime, James. J'veux pas que tu te rendes malade à cause de ça. J'veux qu'tu saches que.. Que j'suis prêt à tout pour que tu sois heureux. Alors demande moi ce que tu veux, je le ferais sans aucune hésitation. » Ces paroles s'ancrèrent dans mon âme en même temps qu'elles atteignaient ton coeur. Je ne veux plus que toi, James, comprends le. Je suis fou de toi, et ce n'est réellement qu'un euphémisme pour décrire à quel point je suis prêt à tout te donner pour que tu puisses sourire.
 
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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Dim 13 Mar - 2:56





NEVADA&JAMES
"Le merveilleux est dans l'instant." ◊

C'était le gros bordel. Je ne tolérais pas ce genre d'attitude, ce genre de malaise qui me coupait de toute humanité. J'étais capable du pire, je savais que j'avais bien fait de partir ainsi, et de m'entourer de quatre murs, c'était la meilleure chose que j'avais trouvée. Pour ne pas te blesser davantage, et pour ne pas m'attirer plus d'ennuis. Je te cherche du regard, mais rapidement, la seule chose que je peux entrevoir, c'est de la haine, de la rage que tu ne peux camoufler. C'est blessant, c'est... Quelque chose dont je n'arrive pas à y mettre de mots, dont aucune parole ne serait suffisante pour exprimer ce déchirement au niveau de mon coeur. Plus jamais. Plus jamais je devrais hausser la voix en ta direction, plus jamais.. Et je priais Dieu, que je ne puisse plus à avoir à utiliser cette puissance pour te faire comprendre quoique se soit. Mais, comment pourrais-je te promettre quelque chose, dont je n'en suis pas si sûr ? Dont je ne trouve pas de solution pour faire taire mes propres démons ? Je ne dis rien, seuls mes pupilles voilés t'offrent de la tendresse, ainsi que mon amour que j'éprouve à ton égard. Tu me surprends, encore une fois, à contempler chaque recoin du lieu où nous étions présents. Il n'y avait plus que nous, mais je suppose que tu voulais en être certain. Tu bloques le passage avec un balai, défiant toutes personnes qui voudraient se mettre à travers ton chemin. J'aurais voulu.. Trouver cette sûreté de t'avouer énormément de choses, mais à place, je me laissais approcher docilement, sans émettre un quelconque bruit qui pourrait évanouir ce moment intime. Mais à la place, tu te jettes littéralement sur mon étreinte, et c'est d'un automatisme, que mes bras prennent la finesse de tes hanches, je t'entoure si fermement que j'aurai l'impression que ton corps se retrouve en moi, que ton coeur soit combiné au mien. Mes lèvres se scellent aux tiennes, elles te dévorent au premier passage, en infiltrant ma muqueuse à l'intérieur de ta bouche, je te goûte, comme j'aime tant le faire, je parcours ta cavité buccale en tournoyant autour de ta langue. Je m'amuse, durant de fractions de seconde qui me font oublier les drames précédents. Tu as cette capacité qui me fascine, tu me fais oublier aussitôt le monde qui nous entoure, en le rendant plus beau, plus joyeux et surtout plus serein. Mes paupières s'abaissent, mais c'est le temps qu'il t'a fallu pour reculer ton visage, plus éloigné, mais suffisamment pour ressentir ton souffle chaud se mélanger au mien. Je t'écoute, je bois chaque ondulation que ta langue fait, pour prononcer une syllabe. "Bon dieu, j'ferais n'importe quoi pour te soulager. S'te plaît, calme-toi. " N'importe quoi.. À tes propos, je me sens submerger par une nouvelle vague de nausée. Je m'efforce de garder la tête sous l'eau en colloquant mes poignes sur tes hanches que je maintenais dans une pression. Je recevais toutes tes belles paroles, celles qui enchantaient mon coeur, mais qui me tourmentaient plus qu'autre chose. Je te confiais cet intervalle... Encore quelques minutes, avant de brutalement te soulever du sol, à l'aide de mes mains, je te transportais jusqu'au premier levier où je t'y installais en prenant le temps, de me caler entre tes cuisses que j'écartais pour céder cette distance. Mes yeux dans les tiens, mes mains remontantes jusqu'à tes épaules pour que tu puisses m'écouter, et ce, attentivement.

- Je t'aime, je suis totalement fou de toi, c'est.. C'est un truc que je n'ai jamais pu dire avant, parce que finalement, je viens de découvrir ce sentiment, et c'est avec toi. Je t'aime Nevada, je ne veux pas que tu changes, que tu sois obligé de supporter ça, parce que c'est pas possible. C'est loin d'être possible. J'aurai pu.. J'aurai pu être dix fois pire avant, j'aurai pu te lâcher, ou même partir en te laissant planter là, pour le voyage. Je ne peux pas, et je ne veux pas te demander de faire quelque chose, alors que c'est moi qui doit faire des efforts.. Bordel Nev.. Mon coeur.. Tu vas supporter ça, quelque temps, mais qui rêve d'avoir une relation amoureuse secrète ? Personne, et tu le sais, même si tu es dingue de moi. Regarde-moi.. En cherchant ton regard, je profitais de cette union, en embrassant timidement tes lippes. Je veux changer, pour toi. Et je sais que ça va être difficile. Mais, non, tu ne dois pas me dire que tu es d'accord avec cette merde. Tu ne dois pas l'être, parce que moi, je veux être fier d'être au bras d'un homme comme toi. Je veux que les gens puissent se dire à quel point je suis chanceux, parce que je le suis ! Je suis un putain de chanceux, et c'est grâce à toi.

En articulant, ma voix se perdait petit à petit dans la noirceur de la pièce mal éclairée. Je soupirai, de soulagement, d'avoir évoqué le fond de mes pensées était pour moi, un certain soulagement. Mes mains prennent possession de tes joues creusées, en promenant mon regard sur tes yeux d'un bleu magnifique. Sur tes lèvres d'un rouge vif par notre baisé fougueux.

- Moi aussi, je veux être capable de faire n'importe quoi pour toi. Je sais que ça va être difficile. Je prendrais un psy, s'il le faut. Mais il faut que j'arrive à surpasser ça. Parce que je suis fier d'être amoureux de toi Nev, je suis fier d'être l'homme que je suis, lorsque je me trouve à tes côtés. Tu comprends ? Ce n'est pas à toi, mais à moi. Mais je sais que ça prendra du temps, mais est-ce que tu m'en lasseras ? C'est ça, la question.. Est-ce que tu seras toujours présent pour me soutenir dans cette démarche ?

Mes paroles évoquaient toute la sincérité dont je faisais preuve jusqu'à aujourd'hui. J'étais sincère, et honnête. Jamais auparavant, tu m'aurais entendu parler de ça, jamais. C'était imaginable. Et pourtant, c'est ce que je voulais au plus profond de mon âme, je voulais pouvoir changer sur ce côté. Affronter ces peurs était la meilleure chose. D'une façon dont je ne connaissais pas, j'étais persuadé pouvoir aller jusqu'au bout des choses. Mais la seule chose que je désirai, c'était que tu me suives à travers ce développement, que tu me soutiennes sans broncher, sans être totalement impatient face à ma transformation. Le silence se pointe, durant une minute, voir deux minutes, j'en sais rien. J'examine ta mine, mes doigts se trouvant toujours au même endroit, bien que je me surprenais à caresser tes hanches déjà bien marquées par nos ébats sauvages. Je prends une grande inspiration, en venant nicher mon visage dans le creux de ta nuque, j'hume discrètement ton odeur qui m'envoie sans autre dans un paradis que j'avais l'habitude d'y m'éterniser. Mes paupières s'affaissaient sur ma vision.

Nous restions ainsi, durant le temps nécessaire, durant le temps où finalement, je me reculais afin de faire place face à ton être. Ma muqueuse passe à travers les lignes de ma bouche, avant que cette dernière vienne épouser une nouvelle fois les tiennes. Plus sereinement, mais bien plus mouvementé. J'anime grossièrement mes lippes à tel point que je fais mourir un gémissement à l'intérieur de ta cavité buccale. Je me transporte, dans une sorte d'excitation que je me fais plaquer mon bassin contre l'une de tes cuisses. Putain de merde. Le pire, c'était de savoir que nous avions guère le temps pour profiter de ce moment de solitude. Je me sens d'un coup, frustré, mais je n'en dis absolument rien, tu pouvais l'admirer à travers la bosse qui s'était formée par ce contact inattendu.

- Tu ne sais pas à quel point je peux avoir envie de toi, n'importe où, n'importe quand. Là, si j'avais pu.. Je t'aurai pris dans l'une des cabines, tu aurais retiré le balai, pour que nous aillions cette pression, d'y aller plus fort, plus vite. Je t'aime Nevada. Je t'aime tellement.

Sans retenir un sourire plutôt provoquant qui était penché plutôt dans la frustration de me priver de toi. Je me reculais, en t'aidant à quitter le levier que je t'avais installé auparavant. La dispute était terminée, nous avions mis les points qui étaient clairs, même si faire, et agir, était loin d'être à la même hauteur, j'espérais que tu me crois, que tu me laisses la possibilité de te montrer ce que j'étais capable de faire. Néanmoins, je fus basculé dans la réalité quand quelques coups retentissaient contre la porte. Bordel de merde, j'espère que ce n'est pas des travailleurs de l'aéroport. Je racle ma gorge en annonçant notre présente, sans témoigner le pourquoi du comment nous étions arrivés à rester bloquer autant de temps dans cette pièce. Je t'envoyais un sourire, avant de finir t'embrasser une dernière fois, comme pour profiter encore quelques secondes.

- Je vais essayer de faire disparaître mon érection. T'es tellement sexy quand tu es énervé. Je devrais plus souvent t'énerver pendant qu'on baise.

D'un clin d'oeil représentatif. J'arrangeais mes cheveux correctement, ainsi que mes habits. Te laissant le temps d'en faire de même, avant de déplacer le balai ainsi qu'en ouvrant la porte. Nous tombions nez à nez avec des passagers qui voulaient utiliser les wc. Dans un hochement d'épaule, j'infirmais que j'étais dans l'incompréhension totale, que je ne savais pas comment nous étions retrouvé là, sans même paniquer.

- Mon ami est moi, nous nous excusons d'avance. J'espère que la porte ne va plus se fermer pendant que vous êtes dedans !

M'esclaffais-je en t'incitant à me suivre dans un signe de tête. Au moment où nous trouvions entourés de personnes, j'enfouissais mes phalanges au plus profond des poches de mon jean, en détournant le regard sur ta personne. Les sourcils légèrement froncés.

- On devrait déjà aller dans la ligne pour prendre l'avion, peut-être que durant le voyage.. Tu viendrais à me suivre jusqu'au petit wc, afin de nous soulager un minimum..

J'avais exprimé mes désirs dans une douce voix, de façon à ce que tu sois le seul à l'entendre. Il fallait absolument que je sois en toi, que je te prenne, c'était pour moi, l'unique façon dont j'arrivais à t'offrir tout l'amour que je ressentais pour ta personne. C'était un moyen de communiquer cet amour si puissant. Mon corps se trouvait à proximité du tien, effleurant de temps en temps ton bras lorsque j'en avais l'occasion. Nous traversions la longueur de l'aéroport, afin d'arriver à destination assez rapidement. Fort heureusement à vrai dire, en remarquant qu'il nous restait plus que trente minutes, c'était comme si mon coeur venait de louper un battement. Je t'invitais à passer devant moi, ma main sur ton dos, en te rassurant d'une manière plus discrète, mais à la fois, bien plus voyante que j'aurai voulue. Au moment où c'était mon tour, je tendais le billet d'embarquement, tout en affichant un faible sourire aux personnes. Elles nous montraient le chemin à prendre, et c'est à tes côtés, les mains dans les poches que nous dévalions le long couloir qui nous menaient jusqu'à l'avion qui était déjà.. Malgré moi, bien remplie. Les sourcils froncés, je lisais attentivement les billets ainsi que les numéros de sièges que nous avions.

- Seconde classe Nev ? Mais pourquoi ? On aurait pu aller en première classe, on aurait été plus au calme qu'en seconde. C'est bien plus serré, et il n'y a pas d'avantage.

Un léger soupire d'agacement faisait le tour de ma bouche avant de s'évaporer de mes lippes. Je n'aimais pas la seconde classe, sans doute parce que les employeurs qui servaient les passagers leur faisaient bien comprendre que s'ils voulaient un putain de café, ou même un plat qui était en dehors du "menu" était bien plus payant. Et ciel, entre les bruits de bébés, les personnes installées derrière toi qui penses que ton siège est un appui. Ce vol risque d'être amusant.

- Je ne vais rien dire.. Mais la prochaine fois qu'on..

Coupé au milieu de ma phrase par la bonne femme qui nous accueillait. D'un pas hésitant, je te suivais à la trace lorsque nous prenions enfin place sur nos sièges. La seule chose qui était bien, c'était que les rangés étaient de trois ou quatre sièges, et que tu avais réussi à prendre des numéros à côté, ce que je t'avais d'ailleurs félicité en m'asseyant. Attachant ma ceinture, le dos adossé. Je mordillais mon inférieure en tournant mon regard sur ton profil.

- Tu veux qu'on change de place ? Que je me mette à côté de la fenêtre ? Ça va aller.. Mon coeur ?

Discrètement et tout en finesse. Je coinçais ma main entre nos deux cuisses accolées. En caressant la tienne dans des mouvements circulaires. Je veux que tu sentes ma présence, que tu sois au minimum soulagé que je me trouve avec toi, dans cet avion. Que ce n'était que pour quelques heures, qu'aussitôt, nous allons nous retrouver. J'avais qu'une hâte, c'était d'arriver, de te prendre dans mes bras quand bon me semble. De faire l'amour, partout, de rire, de parler en ta compagnie. Je te regardais avec tout mon amour, en étirant un sourire plus grand qui montrait ma dentition. Tu me rends heureux Nev, comme jamais personne ne l'est arrivé un jour.

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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Mer 16 Mar - 21:10

James&Nevada
How to tell you that I missed you so ?
Je t'écoute, je ne fais plus que ça. Depuis l'instant même où tu as posé ta main sur moi, le monde s'est de nouveau écroulé autour de moi. Tu me prends pour m'apporter sur l'évier, je serre mes jambes autour de toi pour te garder le plus proche de moi possible. Je sais bien que tu ne vas pas t'envoler, je veux seulement te garder contre moi. Mes mains se glissent dans ton dos, les tiennes sur mes épaules, tu obtiens toute mon attention. Mais tu sais, tu n'as pas besoin de me tenir ainsi pour obtenir toute mon attention. Le simple fait de me regarder, le simple fait de mouver les lèvres te donne la totalité de mon écoute. Tu n'as qu'à me frôler du doigt pour que je sois entièrement à toi. J'espérais que tu le saches, et si ce n'est pas le cas, je te le dirais jusqu'à ce que tu le comprennes.

Tes premières paroles me font frissonner. J'aime tellement quand tu me dis ces mots qui paraissent si magnifiques dans ta bouche. Et mon prénom, la façon que tu as de le faire glisser sur ta langue, accompagné des trois autres mots, ceux que j'adore entendre. Tu ne peux pas savoir à quel point je suis fou de toi, moi aussi. A quel point je donnerai tout pour pouvoir rester dans tes bras, pouvoir te toucher à ma guise, même si pour ça je dois rester enfermé, tant que c'est avec toi, le reste n'est que trop futile pour moi. C'est dingue de voir comment tu es devenu mon monde aussi rapidement, comment tu m'as attrapé de façon si soudaine sans que je ne me doute de quoi que ce soit. Je ne peux pas retenir un sourire, dévoilant mes dents, un sourire heureux. Que je perds finalement.

La peur envahit mon ventre et je fronce les sourcils. Pourquoi me dis-tu ça ? Je ne veux pas que tu t'en ailles. Je voudrais te le dire, mais étrangement, j'attends la suite, en espérant qu'elle soit beaucoup plus joyeuse que tes paroles actuelles. Je le veux de toutes mes forces. Je réponds du bout de mes lèvres à ton léger baiser, et puis je soupire discrètement en entendant la suite. Tu veux changer, tu ne veux pas me quitter, c'est tout ce qui me rassure. Encore une fois je voudrais t'interrompre mais je préfère te laisser finir. Mes doigts se mettent alors à tracer quelques cercles dans ton dos, par dessus ton haut, le plus tendrement du monde. Une tendresse dont tu es le seul bénéficiaire. Une tendresse qui me choque moi-même à vrai dire.. Car même avec ma jumelle je n'ai jamais été aussi tendre. Jamais.

Mon regard reste toujours planté dans le tien, et je frissonne en sentant tes mains sur mes joues. Je t'écoute, inlassablement, tes paroles me touchant au plus profond de mon âme. J'aimerais simplement te dire à quel point mon coeur s'enflamme en entendant le son de ta voix prononcer ces mots. Et une fois que tu as fini de parler, je pose une main sur ton poignet, caressant de mon pouce l'intérieur de celui-ci en te souriant tendrement, mon regard amoureux toujours plongé dans le tien. « Je t'attendrais le temps qu'il faudra. J'te laisserais pas, j'serais toujours là. J'ai pas dit que j'étais d'accord avec ça, seulement que j'étais prêt à le supporter. J'veux pas qu'tu changes, j'veux te laisser le temps d'être à l'aise avec cette idée.. Mon amour.. Est-ce que tu sais au moins à quel point je t'aime ? Je suis fou de toi, moi aussi. J'veux juste te garder près de moi, et si ça doit inclure quelques temps d'attente pour que tu sois bien, eh ben j'attendrais. C'est pas un problème. J'm'en cale d'attendre, j'm'en cale de m'enfermer seul avec toi pour qu'on nous voie pas, j'm'en cale de tout ça. Tout ce qui m'importe, c'est d'être avec toi, tu comprends ? Je te veux toi, c'est tout. Juste toi. »

Mes mains reviennent dans ton dos après ces paroles, pour le caresser lentement, toujours dans ces gestes tendres. Mon regard ne quitte pas le sien jusqu'à ce que tu enfouisses ton visage dans mon cou. Je soupire alors, frissonnant de sentir ton souffle chaud s'écraser contre ma peau et mes yeux se ferment. C'est ici, dans cette place, dans tes bras que je veux être. Nulle part ailleurs, plus rien ne m'intéresse vraiment depuis que je connais ce sentiment de paradis lorsque tu me prends contre toi de cette manière là. Mais également lorsque tu m'embrasses comme tu viens à le faire après cette accolade. J'étouffe un gémissement semblable au tien alors que mes jambes se serrent autour de toi. Tu me transmets ton excitation, je sens clairement ton érection contre ma cuisse et tout ça m'excite affreusement. La mienne ne tarde pas à se pointer d'ailleurs, prouvant l'effet que tu as sur moi.

Les joues rougies, le souffle court, et légèrement décoiffé, je te regarde de mes yeux mi-clos sous l'excitation. Mes mains s'étaient baladé librement sur ton corps, te quémandant de façon puissante, jusqu'à planter leurs ongles dans ta chair, par dessus ton haut. Tes paroles m'arrachent un nouveau frisson et un sourire en coin vient se loger sur mes lèvres. Et avant que tu ne me fasses descendre, j'attrape rapidement ta main pour la poser sur mon entrejambe, pour que toi aussi tu sentes à quel point je suis excité. « Oh bébé.. Est-ce que tu vois l'effet qu'tu m'fais ? Tu sens à quel point j'ai envie, moi aussi ? L'effet que tu me fais à chaque fois que tu poses un doigt sur mon corps.. James, je t'aime aussi. Je t'aime comme c'est pas permis. Qu'est-ce que je t'aime.. » En descendant de l'évier, j'en profite pour poser ma main contre ta joue et te voler un bref baiser ardent.

En entendant les coups contre la porte, je ne peux m'empêcher de soupirer lourdement. Je déteste être dérangé, surtout quand je suis avec toi. Mais je m'efforce de ne rien dire, soufflant simplement pour tenter de me calmer. Si tu es frustré, je le suis aussi, maintenant. Mais je suis certain qu'on trouvera un moyen de se soulager, je ne pourrais pas résister sinon. Je m'arrange après tes paroles qui ne font que m'exciter davantage et me racle la gorge en baissant mon T-shirt pour tenter de camoufler le fait que mon sexe soit encore et toujours gonflé. Et puis je te suis docilement, sans rien dire et souriant de façon hypocrite aux gens qui nous regardent. Dieu que je hais ces regards.. J'ai simplement envie de les remballer et de leur faire baisser le regard comme je sais si bien le faire.

Mais je me retiens et te suis encore, observant l'aéroport pour trouver la direction du hall d'embarquement. Quand je t'entends, je souris en coin et hoche la tête. « Bonne idée, je commence à m'impatienter.. » Oh que oui, je suis tellement impatient de te sentir en moi.. Bordel, il faut que je me calme. De nouveau, je me racle la gorge et baisse légèrement la tête pour cacher mes joues rougies par l'excitation toujours présente dans mon corps. Heureusement pour moi que j'arrive à me calmer assez rapidement, et aussi que je porte un jean pas trop serré. Ca m'évite d'avoir trop mal et de montrer au monde entier à quel point je bande fort pour toi.

Lorsque nous arrivons enfin à l'avion, je commence à stresser. La peur de s'envoler n'était toujours pas partie, même si le fait que je m'envole avec toi me rassure quelque peu. Quoique.. Non, il ne faut pas que je commence à avoir des pensées sombres. Tout va bien se passer, Nev, calme toi. Respire. Un, deux. On avance donc jusqu'à l'appareil bien bondé, et lorsque je t'entends râlé, je souris et secoue doucement la tête. Une femme te coupe et avant que l'on s'installe, je me tourne vers toi, te regardant dans les yeux et murmurant à ton attention. « J'croyais que t'aimais ça quand c'est serré.. » Je me mordille la lèvre puis hausse les épaules, reprenant d'une voix un peu plus forte qu'un murmure. « Disons juste que j'ai pas les moyens de voyager en première, James. »

Je m'installe ensuite côté hublot et mon regard se porte sur ce dernier. Je ne peux empêcher mon estomac de se contracter à l'idée que l'avion va bientôt décoller. Je me mords alors inconsciemment la lèvre et soupire doucement, m'enfonçant dans mon siège alors que mes doigts se cramponnent aux accoudoirs. Je détestais réellement ça. Peut-être était-ce dû au fait d'être en seconde classe.. Mais ça je ne peux pas le dire de toute façon, parce que je n'ai jamais voyagé en avion en première classe. Ni en train d'ailleurs.. Il faudrait pourtant, peut-être que je me sentirais mieux, je ne sais pas. Enfin, de toute façon en première ou seconde classe, je pense que l'effet restera le même. Il vaut mieux pour moi que je reste sur terre, voilà. C'est mieux ainsi.

Lorsque je sens ta main caresser ma cuisse, je tourne le regard vers toi et secoue doucement la tête. La place n'a aucune importance, ce n'était pas ça. « Ouais.. Ca va aller. Pas le choix.. » Je te souris légèrement, et retire ensuite ma veste pour la poser sur mes genoux, couvrant ainsi la partie entre nos cuisses. Discrètement, je viens glisser ma main contre la tienne pour caresser ta paume et puis enserrer tes doigts. Si j'avais pu, j'aurai posé ma tête contre ton épaule, pour profiter de ton odeur et de ta chaleur rassurante. Mais je ne peux pas alors je me contente de caresser ta main, reportant mon regard sur le hublot. J'entends ensuite la voix du pilote nous annoncer tout un tas de choses que je ne prends même pas la peine d'écouter, trop stressé par le moment où il va annoncer que nous décollons.

Moment qui arriva trop rapidement. Je déglutis, attache ma ceinture en la serrant peut-être un peu trop fort et lorsque je sens qu'il démarre, je ferme les yeux. « Oh putain de bordel de dieu, fait chier bordel de merde. » Mes injures étaient prononcées dans un murmure en français et entre mes dents que je serrais fort. Mes doigts avaient repris leur place sur les accoudoir, les serrant également, et je m'efforce de respirer correctement pour ne pas paniquer de trop. Tu dois me prendre pour un con, pour un malade mental mais à ce moment-là, je ne pense plus à rien d'autre qu'au fait que je me trouve actuellement dans un avion qui tremble fort, et que je suis penché en arrière à cause du décollage.
 
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MessageSujet: Re: good holidays' departure » james    Mar 12 Avr - 0:26





NEVADA&JAMES
"Le merveilleux est dans l'instant." ◊

Le décollage. Nous étions l'un à côté de l'autre, et je sentais parfaitement le fait que tu sois stressé, voir nerveux. Néanmoins, j'étais dans l'incapacité totale de faire quoique se soit. Sans doute parce que nous étions dans un avion, et que la seule solution était d'en sortir pour te calmer. Mais, c'était impossible, tu t'en doutes bien. Mon regard valsait sur les alentours, avant de se braquer subitement sur ta bouche qui articulait des paroles dont je n'avais aucun compréhension. Tu étais français, et je pense que tu venais de tout simplement insulter par cette peur. Ta main, avait quittée la mienne. Et c'est dans une vitesse, que je vins la reprendre en t'incitant à me regarder droit dans les yeux. Je veux qu'à ce moment, tu oublies où nous sommes, que tu fasses abstraction des gens autour de nous. Regarde-moi. < Serre ma main, aussi fort que possible. D'accord ? > En murmurant mes dires, je nouais nos doigts ensemble dans une tendresse inhabituel. Il faut dire que nos ébats sont résumés de violence et de brutalité, mais en dehors, nous étions assez délicats, voir niais. Si je peux me permettre d'ajouter.. Accolé au siège, qui à mon goût était désastreux, et je ne manquais absolument pas de te le faire remarquer à travers les multiples grimaces qui s'installaient sur les traits, de mon faciès. Je n'avais jamais connu la seconde classe, étonnement, je restais sur ma position, que si nous avions les moyens de passer en première classe, et bien pourquoi s'abstenir à être entouré des gens qui ne respectent rien ? En levant l'une de mes phalanges en l'air, j'attirais immédiatement tout l'intérêt des passagers. Bordel, ils ont jamais vu quelqu'un lever la main ou quoi ? À croire, qu'ici, c'est celui qui se taira qui aura un plateau gratuit. L'hôtesse, vient à moi. Un arquant un sourcil. Elle aussi, doit s'étonner de ma présence ici. Mais en vin, j'ajuste ma ceinture pour me laisser l'espace pour dialoguer avec elle. Sans même prendre le temps de te consulter. < Je veux changer de place, aller en première. Je suis persuadé que vous aller à me trouver de la place pour deux personnes, et j'ajuste également, que j'ai les moyens de payer le double. Le confort est minable ici, je ne vais pas accepter d'être assis comme un lampadaire. > Je la fusillais un court instant du regard, en lui faisant comprendre que non seulement c'était son devoir, mais aussi qu'elle devait se bouger le cul pour nous trouver des sièges où mon dos n'en sentirait pas les douleurs. Elle repartait, dans un pas élancé en direction de l'autre bout de l'avion. Et après quelques secondes à sentir ton regard sur ma personne, je dégourdis en raclant ma gorge, tout en tournant mon visage vers le tien, un sourire plutôt ironique inscrit sur les rictus de mes lippes. < Bah quoi ? Sérieux Nevi, on ne va pas rester comme ça, on peut aller en première classe, là où les sièges ne veulent pas t'engloutir. > Je levais le regard en direction des plafonds, en entendant les cris d'un bébé. C'est le top du top, ça. Évidemment, je ne te regardais plus, je crois que tu avais compris à quel point, m'éterniser ici, viendrait à m'arracher un par un, les ongles de mes doigts.

Après quelques minutes d'attentes, je commençais à véritablement m'impatienter. Je n'aime pas attendre, surtout pour des trucs aussi furtifs. Mais en toi, à la vue de la jeune femme, qui revenait avec un sourire plus large que son visage. Elle s'abaissait à ma hauteur en confirmant deux places de libre pour nous deux. C'est sans aucune hésitation que je lui fais par de mon nom, et mon prénom afin qu'elle inscrive cela sur son carnet pour régler la somme au moment où nous quitterons l'avion. Sans même m'en apercevoir, je t'offrais un long sourire, en guis de récompense. Je sais que tu vas peut-être bouder, mais dans un sens, je savais également que la première classe te ferait du bien, surtout que là-bas, nous n'entendons pas autant de bruit. En relâchant ta phalange à contre-coeur, je t'aidais à te relever. Je te tenais fermement le poignet. Voulant t'aider pour que tu zappes la pensée que nous marchions dans l'aire. En dévalant la longueur du couloir, habité par des colonnes de sièges, où étaient agencer plusieurs types de personnes. Je ne juge pas, non. J'identifie, nuance. Des gars qui partent en vacances entre eux, des femmes avec des bébés, des enfants. Ou encore des personnes plus simples qui stressent à l'idée d'arriver sur un territoire inconnu. C'était plutôt marrant, puis qu’à l'époque, j'étais ainsi, même pire. J'étais au fond, dans un coin en priant que ma vie devienne mieux que celle que je vivais auparavant. En pénétrant dans le coin, privilégié, les regards s'attardaient sur nos personnes. Elles doivent sans doute croire que les employés s'étaient trompés dans les noms et tout le bordel qui s'en suit. Et au pire, je m'en tape, de ce que pensent les gens, le plus important, c'était le moment où elle nous indiquait nos sièges côte à côté, où je m'asseyais dans un souffle qui se voulait satisfait et soulagé. Raclant la gorge. Ma main passait pardessus les accoudoirs, pour t'inviter à joindre la tienne. Nous étions tout derrière, dans un petit espace. Bien suffisant pour nous, et surtout nous étions plutôt à l'aise grâce à cela. J'en profitais dans un sens pour t'offrir quelques petits gestes. < Tu peux bouder autant que tu veux ! Regarde ! Tu peux tendre tes jambes, et ne t'as pas un mioche qui hurle dans tes oreilles ! > J'écarquillais grossièrement les yeux, en haussant les sourcils d'une manière assez exagérée. Mon sourire ne quittait pas l'espace de mes lèvres. Alors que nous nous détentions, petit à petit...

Les yeux fermés, le sommeil assez lourd. Je ne sentais plus grand chose, à part tes doigts qui se promenaient sur la surface de ma paume, ce qui me donnait une agréable sensation. Mais, après quelques heures, il me semble. L'hôtesse venait nous prévenir que nous allions atterrir. Et c'est dans une grimace et une force spectaculaire, que je réussissais à ouvrir péniblement les yeux. Baillant, du peu de sommeil que je venais de récupérer. Ma main serrait fortement la tienne. Il est vrai que je t'avais proposé un coup dans les toilettes. Mais, c'était sans compter sur le fait que la fatigue pointerait le bout de son nez, aussi rapidement. Je me remettais droit, ma colonne contre le siège, et mes jambes pliées, en attachant bien ma ceinture. Me doutant qu'à cet instant, tu ne serais plus vraiment à l'aise. < Tout va bien aller. D'accord ? On va se poser, c'est juste quelques secondes, et ensuite, on sortira. Regarde-moi, et prends ma main. Tu peux la serrer autant que tu le veux, mais ne dévies pas ton regard du mien. Je t'aime Nevi, plus que tout au monde, et je veux faire ma vie avec toi. Tu es tellement unique, tellement.. > À mes mots, l'avion commençait gentiment à descendre, à perdre de l'altitude. Nous le sentions, mais je restais accroché à ton regard, jusqu'au dernier moment. < Je veux être avec toi, sans cesse. Je veux apprendre à me montrer aux yeux des gens, je veux qu'ils sachent que je suis amoureux de toi. Que je ferai tout pour toi. J'ai jamais cru pouvoir tomber amoureux, pas de cette manière si violente.. Pourtant, je me suis jeté la tête la première dans le tas, parce que tu es différent, parce que tu me fais être un homme bien. > C'étaient les dernières paroles, à mes dernières articulations, l'avion s'était posé. Les gens commençaient même à se lever, pour sortir aussitôt de cet habitacle. Alors que moi, ma main dans la tienne, je m'assurai d'un simple regard, que tout le monde soient sorti. Pour plaquer mes chaires masculines contre les tiennes, t'embrassant dans une ardeur, dans une folie qui fit grimper les coups de mon organe vital. Je mordais à même le sang ta lèvre inférieure, tirant dessus, m'amusant à y passer ma muqueuse pour me faire pardonner de cet acharnement des plus voulu. < On est arrivés. >

Mes pieds touchaient le sol. Mes mains pénétraient l'intérieur des poches avant de mon jean. Nous étions enfin arrivés, et c'était tout nouveau pour moi. De prendre des vacances, de plus en étant accompagné, c'était inédit. < Bon, je propose qu'on aille baiser dans les toilettes de l'aéroport. Histoire.. De marquer l'coup. T'en penses quoi ? > J'étais très sérieux. J'avais clairement envie de sexe. J'avais envie de ton corps nu, contre le mien. Ma langue passait à travers la longueur de mes lippes. Les sourcils froncés. < Merde. Il faut aller chercher les bagages avant, non ? > Mon corps était proche du tien. Je t'effleurais à chaque mouvement. Mon visage se tournait vers toi. Te détaillant soigneusement, marchant jusqu'au tapis où roulaient nos bagages. < Il faut que j'aille payer la somme, pour la première classe. Je vais faire en sorte que tu te fasses rembourser. Tu m'attends ici. Ne bouge pas. > Les traits tirés, j'insistais sur mes dernières paroles. En te faisant comprendre que tu ne devais pour rien au monde, bouger de cet endroit. Surtout que nous connaissions absolument rien. Je te laissais les bagages, et je m'aventurais à travers les personnes pour trouver les informations requises pour ainsi payer, et gueuler sur le fait que j'étais avocat, et qu'il était impératif de te faire rembourser, parce que ce n'était pas normal, d'être autant mal-logé dans un avion aussi grand. L'homme en devenait blanc, tant je n'arrêtais pas les arguments pour le remboursement. Mais il cédait. Écrivant mon numéro de compte, pour que je puisse faire le transfert de compte à compte. En revenant, après quelques (longues) minutes, je me postais derrière toi, en effleurant du bout des doigts ton fessier. M'orientant progressivement en direction des toilettes, dans l'unique but. De nous faire plaisir, en ce début de vacances qui risquerait d'être riche en émotions. Au moment où ton corps apparut dans cette pièce. Je renfermais la porte derrière toi, en postant les bagages dans la cabine que nous occupions désormais. À clefs. Et sans même te donner la chance d'y ajouter un mot. Je sautais littéralement sur tes lèvres, en les dévorants dans un long baiser. Plaquant mon bassin contre le tien en frottant intensément mon entrejambe contre l'une de tes cuisses. Le souffle court, le coeur cognant contre ma cage thoracique, et mon sang, qui ne fit qu'un tour pour taper contre mes tempes. Ma voix était sèche, et foutrement excitée.

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good holidays' departure » james
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