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 You just slipped through my fingers - Ivar

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J'ai posté : 556 messages et j'ai : 46 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Toni Mahfud et je crédite : coco câline (avatar) et FRIMELDA pour la signature (modifiée par dancetaria.), profil par coco câline & Magma pour les gifs

MessageSujet: You just slipped through my fingers - Ivar   Mar 6 Déc - 23:24



All the waves washing over all that hurts inside of me
Feat Ivar & Izaak



Putain Ton corps se redressait dans le lit alors que la respiration te manquait. Ton corps totalement en sueur, tu sentais la moiteur de ta peau et la fine couche d'eau descendre le long de ta nuque jusqu'à ta colonne vertébrale. Tes doigts enfoncés dans le matelas, les draps descendant à la moitié de ton corps, laissant apparaître les contractions de tes abdominaux, tu peinais à retrouver un semblant de respiration. Le souffle court, totalement harassé, tu passais une main dans tes cheveux, les remettant en place sauvagement. Un coup d'oeil vers ton membre t'indiquait que ce rêve, ce cauchemar t'avait assez exciter pour déclencher une franche érection. Tu passais tes mains sur ton visage, encore sous le choc de l'intensité de cette chimère qui t'avait fatalement réveillé. Tu enlevais la soie de ton corps, ce tissu blanc crème qui te collait à la peau, que ton corps brûlant ne supportait plus. Torse nu, revêtant un simple caleçon, tu t'asseyais au bord du lit en prenant ta tête entre les mains. Qu'est ce que tu venais de faire ? Tu te mordais violemment les lèvres essayant d'être silencieux pour ne pas réveiller la femme à tes côtés. Tu déglutissais difficilement alors que les souvenirs de ce rêve érotique vrillaient ta boîte crânienne, remontaient dans ta trachée et torturaient ton sexe encore tendu. Ivar.

tudo bem ? Tu sentais une main se poser délicatement sur ta colonne vertébrale alors que la voix de ta fiancée résonnait dans la pièce. Tu frissonnais à ce contact alors que ton corps tout entier était encore sensible au rêve que tu venais de faire. Tu acquiesçais d'un signe de tête, incapable de prononcer le moindre mot pour le moment, ta voix bien trop grave, marqué par ce plaisir coupable. Marià prenait ce silence pour une invitation et bientôt son ventre se collait à ton dos alors que ses bras enlaçaient ta poitrine doucement. Sa tête se posait délicatement sur ton épaule et tu n'y opposais aucune résistance, complètement terrassé, choqué, par la violence et le réalisme du rêve que tu venais de façonner. Profitant du fait que tu ne la repoussais pas, ses lèvres goûtaient subitement ta nuque pour glisser sur tes épaules nues, tes clavicules. Tu te mordais les lèvres, incapable de contrôler les effets que pouvaient te procurer le moindre contact suite à l'érotisme puissant dont tu avais été le bourreau, l'instigateur. Tu bougeais légèrement la nuque sous ses caresses buccales qui te rappelaient celles de ton rêve, cette bouche humide qui t'avait avalé. Tes doigts agrippaient le rebord du lit que tu serrais plus ou moins fort pour contrôler ta pulsion. Ton érection n'en était que plus imposante encore et bien évidemment ta fiancée saisissait l'occasion, certainement inespérée à ses yeux. Tu venais de lui ouvrir une porte involontairement et sans que tu n'aies le temps de dire quoi que ce soit elle collait sa poitrine contre ton dos et passait ses mains sur ton corps, glissant sur tes pectoraux, tes abdominaux pour tout doucement toucher ton sexe en érection. Un grognement sortait de ta gorge alors que tu mordais violemment la lèvre, totalement embrouillé par ce désir qui te tiraillait. Tu savais qu'il n'était pas déclenchée par ta fiancée même si c'était bel et bien elle qui le développait de plus en plus avec ces débuts de caresse sur ton sexe. Izaak Sa voix emplie d'envie, de tentation torturait tes tympans. C'était trop, beaucoup trop pour toi surtout que ton excitation refusait de redescendre, grondant toujours plus dans ton corps endolori. Fou de ce désir tu te retournais d'un coup et tu pouvais lire toute la surprise dans les yeux de Marià face à cette fougue qui t'assaillait. Sans réfléchir tu posais ta main dans le creux de ses reins avant de la faire basculer sur le lit sans aucune délicatesse. Tes mains s'enfonçaient dans sa peau brûlante alors que tu remontais sa robe à la hâte, pressant, bestial. Un gémissement s'échappait des lèvres de ta fiancée qui machinalement basculait son bassin en avant pour que tu fasses d'elle ta marionnette, que tu lui donnes ce qu'elle voulait. Voyant son corps se tendre vers toi tu grognais alors que tu attrapais sa main pour l'intimer à t'enlever ton caleçon, à te toucher, à te soulager. Son côté fougueux, celui qu'elle avait laissé à Cuba reprenait rapidement le dessus alors qu'elle t'offrait des caresses d'une lascivité sans nom. Tes dents s'enfonçaient légèrement dans sa nuque que tu mordillais alors que tes mains soulevaient ses fesses, se déposaient de chaque côté de ses cuisses que tu écartais sans ménagement. Tu les surélevais pour les mettre en l'air, une jambe sur chacune de tes épaules. Izaak Cette supplication, te rappelant celle de ton rêve était le coup de grâce et sans attendre ton corps fusionnait avec le sien. Ton membre engorgé s'enfonçait en elle sans plus attendre alors qu'un cri de plaisir s'échappait de ses lèvres. Tu ne sais pas combien de temps ton bassin heurtait le sien, la prenait dans un mélange de bestialité et de fougue. Quelques minutes, quelques heures, quelques jours peut être. Tu perdais totalement la notion du temps, complètement fou de désir, de plaisir.

C'est les premières lueurs de l'aube qui forcent tes paupières à se décoller, lourdes d'un profond sommeil. Tes endorphines écrasant complètement ce corps enlacé à celui d'une autre. Ses bras entourant ta taille, sa jambe remontant contre ton bassin tu passes une main dans tes cheveux, nerveux devant cette vision de ta fiancée. Tu repenses au chaos de tes émotions, de ta passion dévorante et dévorée. Tu aurais aimé pouvoir te contenir, être assez résistant pour la repousser et qu'elle n'essuie pas un espoir mort né mais ça avait été au delà de tes forces. Ton rêve t'ayant plongé dans une transe sans nom, un état second poussé par les souvenirs torrides de ton ébat. Te redressant légèrement tu essayes de ne pas réveiller la brune qui dort encore paisiblement à côté de toi. Au delà du regret de lui avoir donné ce qu'elle voulait, trop certainement, tu ressens pour la première fois toute la puissance de ta culpabilité. Elle te ronge alors que la respiration douce, plus apaisée que jamais de Marià effleure ta peau nue. Tu sens presque son corps relâché toute la pression des dernières semaines, celle de vouloir quelque chose qu'elle ne pensait pas avoir. Le problème c'est qu'au lieu de la conforter dans idée tu l'avais trompé et ce à tous les niveaux. Spirituellement, charnellement et ça te bouffait. Ça te rendait malade et tu étais en proie à un doute constant, obsédant. Vos fiançailles n'était qu'un leurre et pourtant tu l'avais vu s'attacher, tu avais deviné sa possessivité et cette jalousie qui jour après jour la rongeait. C'était pour cette raison que tu lui refusais l'accès charnel qu'elle possédait autrefois, conscient que cela ne ferait qu'accentuer sa plaie déjà béante. Et pourtant, cette nuit tu avais lamentablement échoué à la distancer, à la protéger de toi et de ton coeur piégeur. Tu te mordillais les lèvres au moment ou elle passait sa main sur tes abdominaux, retenant ta respiration comme si ça pouvait l'empêcher de se réveiller. Tu finissais par te dégager au prix de mille et une précautions pour ne pas la tirer des bras de Morphée. Assis sur le bord du lit ton esprit d'habitude si torturé, contrarié par des vents contraires, des désirs violents et dérangeants était à présent totalement silencieux, muet. Vide de toute sa substance. Et là, seulement à ce moment là tu comprenais que c'était un signe. Un signe qu'il était temps de t'effacer de l'équation, de disparaître tout simplement.


Les heures, les jours, les semaines passaient dans la monotonie la plus oppressante. Deux semaines que ton corps avait arrêté de danser, que tes prunelles n'étaient plus aussi brillantes, que même le bleu azur de tes yeux s'était assombri, pâle reflet des abîmes. Tu n'avais pas eu besoin de dire quoi que ce soit à Marià, elle l'avait compris d'elle même lorsqu'elle s'était réveillée le matin là. Cette fougue dont tu avais fait preuve t'avait trahi mais elle n'avait pas ni le coeur ni l'envie d'ouvrir les yeux d'elle même. Elle ne t'avait posé aucune question mais tu lisais dans ses opales une tristesse infinie. Tu aurais aimé la prendre dans tes bras, lui dire que tout ceci était terminé mais tu n'en avais rien fait sachant que ce n'était pas le cas. Effectivement tes démons étaient partis, tu les avais éradiqué il y a maintenant deux semaines de ça laissant la source de ta fureur à moitié nu dans une ruelle malfamée. Tu t'étais meurtri toi même pour oublier, te perdant dans tes cours, dans tout ce qui était en ton pouvoir pour t'extraire ses lèvres voraces et sucrées. Tu étais devenu un fantôme et si la première semaine tu avais erré à travers New-York sans vraiment toucher du bout des doigts la réalité, la deuxième semaine tu avais décidé de t'exiler. Un aller/retour à la Havane, à Cuba, seul endroit capable de panser tes plaies. Oui parce que même s'il t'avait fallu du temps à l'admettre tu ressentais une carence, son absence. Tu ne l'expliquais pas et ça te laissait une amertume profonde au bord des lèvres mais tu ne pouvais pas lutter contre ça. Il t'avait heurté, lacéré, agité, excité et pourtant ton esprit résistait à tes multiples tentatives pour le désacraliser, l'enterrer de ton corps possédé de son emprise. Tu t'étais noyé dans la fièvre, dans la fougue là bas, absolu cubain que tu étais pour oublier, pour tenter de duper le temps mais celui ci t'avait rattrapé. Il t'avait poignardé de son image, de ses mains sur ton corps et de sa voix rauque et grave, saignant tes tympans, creusant tes entrailles. Cela t'avait rendu malade, littéralement. Ton corps régurgitait chaque souvenir, chaque marque charnelle qu'il avait posé sur toi. Tes lèvres brûlaient de ces réminiscences mais tu t'en foutais, tu étais capable de porter cette croix pour peur qu'elle ne te damne pas, plus. Tu avais cru y arriver au moment où ton esprit apaisé s'était senti mué d'une force nouvelle et puis ... tu t'étais réveillé, haletant, en sueur une énième fois. C'était presque viscéral, physique et tu ne comprenais pas. C'était cette incompréhension qui te tuait à petit feu, qui te torturait mais tu n'avais aucune réponse, aucun remède à lui soumettre pour le soulager de cette peine qui te dévorait. Tu étais hétérosexuel, chaque parcelle de ton être le criait et repoussait l'image que véhiculait le sexe masculin à tes yeux. Ils ne t'écoeuraient mais ils ne te plaisaient pas non plus. Tu étais totalement insensible, indifférent à ce qu'ils représentaient. Tu aurais du en être soulagé mais c'était tu t'étais rendu compte que c'était pire. Tu n'étais pas homosexuel mais ton corps était enchainé à celui d'un autre, d'un homme dont tu ne connaissais rien. Tu aurais pu en rire si ton esprit tourmenté ne te plongeait pas dans une noirceur certaine. Tu dérapais, tu t'effaçais des écrans, de la vie réelle pour oublier et chaque seconde t'éloignait du sérum, du seul baume capable de te soigner. Tu t'en foutais de te perdre, la seule chose que tu voulais c'était réduire à néant le chaos dominant ton âme toute entière. Allongé dans un fauteuil, tes yeux rivés sur cette piste de danse que tu aurais souillé il y a deux semaines tu regardes le corps mouver devant toi comme s'ils n'existaient pas. Tes pupilles dilatées par l'alcool ne s'attardaient sur aucune forme, aucune ombre. Ton portable vibrait dans ta poche et tu y lisais le prénom d'Ava, tu fronçais les sourcils, sortant immédiatement aux mots qui s'affichaient sur ton écran. Il te cherche

Ton avion avait décollé il y a maintenant une petite demie heure et tu avais du mal à te remettre du décalage horaire. La tête encore embrumé, tu avais du mal à croire qu'il y a encore quelques heures tu étais dans une boîte cubaine, la saveur de la menthe et d'un Bolivar sur tes lippes. Un sms, un seul et tu avais eu le temps de prendre une douche brûlante, d'enlever la première tenue à portée de mains et tu avais embarqué pour la ville qui ne dort jamais. Les yeux brillants de fatigue, tu passais avec une désinvolture insolente ta main dans tes cheveux. Tu n'avais pas eu besoin de chercher bien loin pour trouver ce que tu désirais. Le trouver. Refusant de prendre un taxi tu avais marché dans les rues de New-York comme un pantin désarticulé. C'est comme si ton corps tout entier te portait alors que ton esprit était à des mille et des cents d'ici. Le vent balayait ton visage alors que ton petit pull blanc te confirmait que la température entre ici et là bas n'avait rien de comparable. Ta peau, encore plus dorée qu'à l'accoutumée, subissait de multiples frissons et tu étais incapable de savoir si c'était à cause du froid qui mordait ta peau ou de ce manque de rationalité qui était en train de te pousser à continuer sur ta lancée. Tu aurais peut être du faire machine arrière, reculer et te forcer à oublier. Comme un camé qui tire un trait sur son rail de coke, qui s'abîme salement avant de se retrouver. Tu n'en étais pas à ce point là, du moins tu ne croyais pas mais tu savais que si tu continuais à refouler tes sensations ça allait te submerger. Au moment où tes pas foulaient les pavés de la ruelle qui te menait à lui le doute t'inondait. Une ultime fois. Tu t'arrêtais net, incapable de faire un pas supplémentaire. Et si tu te trompais ?

Cette mèche plaquée insolemment à l'arrière de son crâne, l'oeuvre artistique faite d'encre et d'une mémoire abîmée, usée, ce sourire impertinent et ses deux billes bleues voraces. Là, à quelques mètres devant toi. Nerveusement tu enfonçais tes mains dans tes poches mais au moment où sa voix s'élevait dans les airs ça en était trop pour toi. Ton corps s'avançait à sa rencontre, près à tout éradiquer sur son passage pourvu que tu puisses le goûter visuellement une nouvelle fois. Deux semaines. À quelques mètres derrière lui tu te figeais subitement, conscient que quelque chose n'allait pas. Sa posture, sa façon de fustiger les autres du regard et surtout ... cette sensation puante de danger. Imminent. Tu ne l'avais pas senti en décidant de briser tes codes pour venir le voir mais maintenant que tu y étais elle te frappait de plein fouet. Tu n'avais aucune idée de ce qui se passait mais tu savais que tu étais au mauvais endroit au mauvais moment. Un sentiment d'urgence, de menace imminente flottait dans l'air mais au lieu de t'en inquiéter tu étais incapable de lâcher le brun du regard. Ivar


In an electric glare
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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Ven 9 Déc - 15:24

ALL THE WAVES WASHING OVER ALL THAT HURTS INSIDE OF ME
Feat Izaak & Ivar

« Voilà ce qu’on va faire, tu … » Non tu ne les écoutes pas. Tes oreilles forment une sorte de barrière t’aidant à te déconnecter de la réalité et de tout ce qui t’entoure. Elles sifflent, bourdonnent, te ramènent dans un autre espace où la musique est stridente où les rirent te chavirent le coeur où sa voix t’anime en entier. Tu es là sans être là, ton corps est présent entre ses murs froids empestant l’illégalité mais ton esprit s’est rendu quelques parts, entre le passé et l’illusion, entre le plaisir et l’amertume. Tu n’es qu’une entité indifférente, imperméable aux idées vagabondantes. Tes yeux regardent sans voir. Leur lueur enragée de vivre est restée suspendue dans cette ruelle là. D’habitude, ils sont le miroir de ton âme, ils mettent l’accent sur ce que tes lèvres refusent d’admettre et pourtant là, ils demeurent absents. Ailleurs et vides de toute expression veillante. Tes mâchoires sont constamment serrées, crispées comme toute ton enveloppe. Tu n’arrives pas à lâcher prise, tu n’arrives pas à te remettre de ce choc, de cet échec monumental. Ton arrogance et ton ego surdimensionné en sont sûrement pour quelques chose mais pas que. Il y a cette sensation étrange qui t’anime. Elle t’empêche de profiter de Morphée et de ses bras ainsi que les petits plaisirs quotidiens offerts par ton existence tumultueuse. Tu as l’impression d’avoir oublié la partie inférieure de ton corps. Elle est en suspens, elle ne réagit à aucune forme de tentation. Dès qu’un regard lubrique t’est adressé, ton flegme opère, te rendant presque stoïque face à ce qui t’était primordial. Deux semaines s’étaient écoulées depuis ce soir dans cette ruelle. Tu le sais, tous vos tète et tète ont ce goût de l’interdit, une jouissance prohibée. Deux semaines durant lesquelles t’avait attendu, patiemment, impatiemment. A chaque fois, tes pas te mènent dans ce club où t’étais devenu un membre fidèle. Où on te reçoit avec un sourire et une tape amicale sur le dos. Où tu ne trouves pas ce que tu es venu chercher. A chaque fois tes gestes sont les mêmes ; tu entres et tes yeux déambulent la salle et surtout la piste de danse. Tu inspectes chaque corps, chaque danse mais à aucun moment ils ne heurtent celui que tu voudrais voir. Ils sont nombreux à se donner à un ballet charnel, le genre qui fait tordre le ventre dans une douce caresse. Le tien reste impassible. C’est lui que tu veux voir se déhancher sur la piste. Ce sont ses billes bleu azur que tu voudrais tenter et charmer. Contre toute attente, tu te heurtes à un vide, une absence. Si au premier jour t’étais animé par la colère de ne pas recroiser sa route, au bout des soirées suivantes, l'inquiétude s’était immiscée dans ton esprit. Tu connais son amour démesuré pour la danse, tu sais que peu importe son état d’esprit, c’est la seule façon qu’il a pour panser ses plaies colériques. Là, ce n’est pas le cas. Là il est aux abonnés absents te tuant à coup d’affolement. Pourtant t’avais attendu. Ah oui, t’avais passé des heures entières assit dans ce tabouret quitte à avoir des crampes dans le postérieur et des brûlures dans tes poumons à force de les intoxiquer de cigarettes. Les verres s’enchainaient, les effluves ne se manifestent pas tout comme lui. Il n’est pas là, il n’est jamais là et cela commence sérieusement à te bourrer d’incertitude. « Ivar ? Tu m’entends ? » Tes neurones s’accrochent au moment présent dès que tes yeux se posent sur ton patron. Son regard inquiet ne t’atteint pas encore moins le rictus sur ses lèvres. Non, tu l’entends pas, oui tu es ailleurs et cela commence à faire le tour parmi vos sbires. Ils se posent des questions à ton sujet auxquelles tu n’offres aucune réponse. Tu te contentes de te racler alors la gorge et hocher la tête d’un air peu appuyé, peu concerné.  « Oui oui je t’entends. » Konstantin n’est pas connu pour être un homme d’anxiété mais il ne te croit pas, tu le vois. Tu es juste incertain de vouloir te justifier même si vos liens dépassent le professionnalisme. Il t’avait recueilli, il t’avait façonné à son image. Ton mental d’acier tu l’as grâce à lui. Ton assurance dans ce domaine clandestin a été crée grâce à sa confiance en tes capacités. Tu voudrais le tranquilliser, tu voudrais répondre à ses questions muettes mais tu es dans l’incapacité de le faire. Tu te contentes de lui assigner un petit sourire qui se veut franc et sincère. Tu ne veux pas qu’il doute de toi après tout, ce travail est tout ce qui t’a de concret.  « A ce soir. » Et sans un mot de plus, tu tournes les talons et tu sors de son bureau.

Les mains dans tes poches, tu rôdes comme une âme incertaine. Tu flottes entre les ruelles sans pour autant voir ou entendre ce qui se passe autour de toi. Tu n’es pas Ivar le malicieux, tu es devenu une chose étrangère à toi-même et à tous tes principes. Tu voudrais croire encore et encore à la raison exacte de ton état d’esprit ; l’échec de ne l’avoir pas goûté comme tu le voulais. Tu voulais le consommer, le faire crier sous tes coups de reins déchaînés, t’en as rêvé, longtemps, longuement. Tu voudrais poser ton regard sur sa peau dorée, faire glisser tes doigts dans sa mèche rebelle. Oui voilà, c’est ce qui te lie à lui, une forte attirance physique farouche et suave. Et c’est cette raison qui te conduit directement dans ce club où tu t’arrêtes. Tu lèves la tète vers l’enseigne lumineuse comme si une quelconque réponse pouvait y être accrochée. Tu ne vois que le néant, un vide splanchnique que son absence avait laissé en toi. Instinctivement tu sors ton portable. Tes doigts sont habitués à ce genre de traitement l’ayant fait durant les quatre derniers jours. Ils ont énormément tapé des mots similaires et qui démontrent toute ton inquiétude “Où est t-il ?” c’était la question sans réponse, la question porteuse de frustration viscérale. Si aux premiers jours t’avais gardé le silence dès que ton inquiétude s’était manifestée, t’avais chercher à avoir des informations. Personnes ne pouvaient le connaitre comme ses soeurs. Elles seules pouvaient satisfaire ton anxiété durable. Alors un soir t’avais débarqué chez Ava. Un baiser sur sa joue, une étreinte éphémère et tes lèvres avaient murmuré les mots de tes maux. T’avais appréhendé sa réaction, t’étais certaine qu’elle ne te communiquerai aucune satisfaction et t’avais raison. Elle ne pouvait trahir son frère, elle ne pouvait rompre leur lien sacré pour “toi”. Une boule s’était alors formée dans ton ventre que tu trimbales avec toi depuis. Elle ne te lâche pas, elle te nargue elle et l’amertume hyperbolique que tu ressens dans chaque fibre de ton esprit. Mais Ivar ne laisse pas tomber, Ivar s’accroche et se bat en écartant les règles de l’art. T’avais recommencé et cette fois, tu n’avais pas pu rester impassible. Tu voulais au moins être rassuré de sa sécurité car en fin de compte, tu t’es fait une raison ; il ne viendra jamais vers toi. Ton attirance est à son unique et tu vas devoir vivre avec. Oh tu le sais, cet attrait ne pouvait rester indéfiniment. Un jour, son image quittera ton imagination débordante. Mais ce jour là, n’est pas encore arrivé. Finalement, tu n’entres pas dans le club. Peut-être que tu es résigné à ne pas le voir, certain de savourer votre étreinte dans les souvenirs qu’il avait ancré en toi. Tu fais marche arrière, te rendant sur le lieu de rendez-vous. Il doit s'éclipser de ta tête. Tu dois reprendre le poil de la bête et être performant dans ton travail comme à ton habitude. Tes pas te ramènent jusqu’à la camionnette où se trouve ton binôme. Dans le silence le plus absolu, tu récupère ton oreillette et tu vas à l’encontre de tes collègues. L’habitude veut que tu sois taquin, que tu sois grincheux quant au simple fait d’avoir cet engin dans ton oreille. Cette fois, tu ne fais que te morfondre dans le mutisme jusqu’à ce que les regards impatients te sortent de ta torpeur. « Bon, vous avez tout sur vous ? Glen, tu sais ce que tu dois faire ? » L’homme hoche la tète, sûr de sa position. Les autres te toisent avec respect mais aussi un brin d’irritation. Si la coutume veut que tu sois détestable, là tu l’es doublement. Aigri et franchement sauvage dans ta façon d’opérer. Tu voudrais juste en finir avec cette transaction. C’est ce que tu pensais. Tu pensais qu’elle serait une affaire habituelle. Dangereuse mais habituelle après tout, tu baignes dans le risque. « Ivar. » Cette voix, ce murmure à peine perceptible te fait comprendre que tes plans ne seront pas exaucés dans le calme absolu. Ta main reste en suspens dans l’air alors que tes mâchoires se serrent par automatisme. Ta tète tourne millimètres par millimètres vers la source de cet appel. Tu crois à une image formée par ton imagination. Ce t-shirt blanc faisant ressortir sa peau bronzée, cette mèche rebelle cachant la moitié de son visage, ces yeux. Ses yeux que tu ne pensais plus voir. A ce moment là, tu es devenu pleins d’émotions, pleins de sentiments contradictoires. T’avais envie de l’ignorer, le chasser de là et accessoirement fondre tes lèvres sur les siennes. Mais tu ne fais rien. Tu reste bloqué, tes membres ankylosés. C’est ta main qui réagit en premier. Elle se baisse et s’accroche à ta veste alors que tes yeux restent ancrés dans les siens. Ton pied se décolle du sol suivi par l’autre et ensembles, ils marchent mollement vers lui. Ta vision devient plus certaine alors que tu accourtes la distance entre vous. il est là, il est vraiment là. « Izaak. » C’était comme tu voulais être certain que ce soit la réalité et non l’absurdité de tes envies. Tu te plantes devant lui alors que ton visage n’aspire qu’une impassibilité non feinte et pourtant, tes prunelles l’inspectent, l’auscultent comme cherchant une quelconque faille, un quelconque malaise physique. Tu ne sais plus combien de temps vous vous êtes restés ainsi, à vous regarder sans que l’un n’arrive à rompre le silence entre vous. Il n’est pas pesant, il est communicatif. Vous parlez en silence, vous vous toisez dans le brouhaha de votre mutisme mutuel. Tu es le premier à lever ta main pour l’abattre sur son haut. Tes doigts s’accrochent à une feuille abîmée s’était scotchée sur la blancheur de son habit. Tu la balances à tes pieds avant que tu portes cette même main dans tes cheveux, rabattant en arrière ta mèche. « Qu’est ce que tu fais là ? » Ta voix est un amas de culpabilité et l'inquiétude mêlées. Tu voudrais lui dire de s’en aller, cet endroit n’était pas sain. Mais ce sont tes collègues qui te le rappellent. « Ivar, il faut y aller. » Tu les arrêtes d’une main sans tourner la tète vers eux. Tes prunelles ne veulent pas quitter le bleu azur où elles se sentent confortablement ancrées. « Izaak, qu’est ce que tu fais là ? » Tu répètes au bord de l’impatience, au bord de l'asphyxie. Tu veux une réponse là, tout de suite, maintenant.        


❝ Colour Of An Eye ❞
IVAAK ◈ As shadows watch the rain we tremble on our bed. In sheets of silver silk, as the world's heart loses its feel

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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Dim 11 Déc - 2:06

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 Face à lui tes opales presque diaphanes le sondent dans un silence des plus parlants. Ta trachée est écrasée par le poids de sa présence à tes côtés. Ton palpitant tyrannise ta cage thoracique alors que sa tête pivote lentement vers toi. Cette lenteur tu l'exècres, tu la vénères, tu es incapable de discerner tes sensations. Un millimètre, une seconde te sépare de lui, tout ton être semble être suspendu à cet instant. Rédemption, damnation, ton coeur n'est pas certain de ce que ça va être, meurtri par tant de vents contraires. Les battements frénétiques, acharnés de ton myocarde te laissent presque désaxé, malade. Ton instinct te pousse à chercher l'air qui te manque, te force à t'accrocher à cet oxygène qui se raréfie mais tu comprends que tout ça n'est que l'illusion du coeur, la cristallisation de ton cerveau fragmenté par ses iris bleutées. Tu inspires doucement et alors qu'il se rapproche tu sens tes poings se crisper à l'intérieur de tes paumes. Tu ne devrais pas être là, tu devrais être auprès de celle à qui tu as juré fidélité, auprès de celle qu'un bout de papier désigne comme ta fiancée. C'est une erreur, un péché et la moral implore ton âme de te laver de cette faute pour l'instant pardonnable. La souillure de la chair n'est pas encore entamée, ton corps n'ayant pas fusionné avec le sien même si tes chimères salement humides affirment le contraire. Il faut que tu t'en ailles, il faut que tu fasses demi tour au risque de te dévoyer, de te perdre. Izaak Cette voix qui te lacère de l'intérieur, qui brûle chaque organe, chaque tripe qu'elle lèche, qu'elle embrase. Ta mâchoire se serre alors que tu sens ta force vitale se perdre dans les méandres de ta quintessence. Tu n'es plus qu'une enveloppe charnelle qui subit chaque coup de lame qu'il t'inflige de cette intonation tortueuse. Tu rêves d'enfoncer ta main dans ta chair, empoigner ton coeur et l'écraser entre tes doigts pour qu'il cesse de t'érafler encore et encore. La douleur est telle qu'elle t'empêche de respirer, est ce un désir impur, est ce une culpabilité vorace ? Peu importe parce que même si elle te terrasse tu sais qu'elle te rend plus vivant que tu ne l'as jamais été. Tu aimerais lui dire quelque chose mais les mots ne sortent pas, ils restent collés à cette langue qui l'a fouillé, l'a excité pour mieux le profaner. Tu souhaiterais presque l’éradiquer avec cette même violence qui te contraint à le désirer de façon inhumaine. Cette oeuvre d'art corporel que tu rêves de découvrir de ta bouche chaude, de tes mains pressantes et pressées, de ta langue désireuse et désirée, de ton membre engorgé sous son toucher. Tu meurs d'envie d'attraper ton crâne entre tes mains pour purger les souvenirs qui t'assaillent, qui te mettent à genoux. Ivar. Il te lacère, il te ronge, il te dévore, il te trouble, il te déchaîne et bordel ce que tu le hais pour ça. Tu aimerais mettre ta main dans ses cheveux à l'en traîner par terre, le battre à mort pour fustiger son corps autant qu'il incendie le tien, enfoncer tes ongles dans sa peau jusqu'à l'en marquer à en crever, l'empoisonner jusqu'à l'en faire perdre la raison, sa prétention, lui faire tellement mal qu'il en éclate de bien, qu'il en redemande jusqu'à ce que sa voix ne soit plus qu'un murmure plaintif, suppliant. Tu ne peux pas, tu dois reculer maintenant. Cet homme n'est rien pour toi, un indésirable que tu dois éradiquer, que tu dois humilier pour te délivrer. Sa peau n'est pas faite pour tes doigts électrisés, son corps n'est pas fait pour tes mains débridés, ses lèvres ne sont pas faites pour ta langue enragée. Cet homme est une absence, un mirage dans lequel tu t'es perdu pour te soustraire de la réalité. Une distraction. Un insecte à tes pieds qui a mis du temps à mourir sous tes sévices, tes raclées. Un jeu, une distraction charnelle et spirituelle. Un passage à vide, un moment abstrait, un plaisir éphémère. Sa fierté se situe sur le fil de tes caprices, sa dignité est la dépouille de ta bouche mouillée. Tu l'as courbé, tu l'as désiré à l'en rendre dépendant, esclave de ce clair-obscur que tu manies si bien. Un pantin qui t'a amusé, que tu as désarticulé. Carnivore, t'a bouffé son âme jusqu'à n'en faire des miettes, des restes déshumanisés. Qu’est-il capable de t’apporter ? Inapte à te satisfaire, inapte à te donner ce que tu attends. Jamais il n’aura la douceur des bras de Marià, jamais son corps ondulera sauvagement contre le tien, jamais ses courbes appelleront tes mains à les posséder, jamais sa bouche ne sera aussi sucrée que celle de ta fiancée, jamais ses mains auront la pureté d’une caresse féminine et délicate. Il n’est rien de plus que ce que tu as bien voulu lui donner : un espoir mort né. Qu’est ce que tu fais là ? Tais toi. Arrête de parler, arrête de crier, arrête de murmurer, arrête, arrête. Une douleur lancinante vrille ta tête alors que ton corps se raidit un peu plus. Tes pupilles se dilatent, tes yeux incendient tes rétines, les rendant aussi nébuleux que l’écume. Tu rêverais de lui arracher cette langue qui t’a goûté, dévoré, baisé. Tu déglutis difficilement, retenant jusqu’à ton dernier souffle ces réminiscences qui dégueulent dans ta boîte crânienne. Le coeur au bord des lèvres tu refuses d’ouvrir la bouche, incapable de te souvenir jusqu’à l’existence de ta gorge, de tes cordes vocales, de cette pomme d’Adam qu’il a avalé encore et encore. Les mains légèrement tremblantes tu n’entends pas les voix de ses collègues, ils ne sont rien d’autres que des impuretés à tes yeux. La beauté brute, elle est devant toi et ça te fait tellement mal de la défier. L’encre sur chaque parcelle de son épiderme est un gouffre de secrets que tu rêves de déverrouiller, de sceller seulement de tes lèvres épuisées de l’avoir goûté. Ses traits saillants que tu pourrais dessiner les yeux fermés, les rétines déchirées, comme un damné porte sa croix. Sa bouche, cette martyre qui fait de toi un forcené, un aliéné. Ses muscles fins, massifs capables d’ériger ta libido, de la façonner à leur volonté. Sa langue abîme de tes interdits, de tes délices coupables. Stop. Tu en es malade de lui, de cette pureté, de cette magnificence qu’il revête à tes yeux. Tu crèves de cette supériorité que tes opales lui vouent face au commun des mortels. Il est suprématie, il est domination, il écrase ces autres individualités qui tentent de te toucher, de t’affrioler. Non. Tu ne peux pas. Il faut que tu arrêtes, il faut que tu fasses machine arrière quitte à t’immoler du feu qu’il a déclenché en toi pour ça. Izaak, qu’est ce que tu fais là ? Et là le cataclysme t'anéantissait.

Pour m’excuser de m’être retrouvé sur ton chemin alors que tu … dansais, je t’offre un verre … Je te connais. Tu es le gars du parc … On joue à un jeu ?


Ce jeu tu l’a usé, tu l’a sali et … finalement tu as perdu. Ce jeu, ce putain de jeu qui t’a tué. Tu tentes d’arrêter le dégorgement de tes souvenirs, ce mémorial qui te ronge, qui te hante mais t’es désormais incapable de stopper ce flot d’images qui te transpercent.

Et toi, c’est quoi ton injustifiable ? Et pourtant, ils s’aimaient ces deux là. Quel genre de folie t’excite ?  Je peux aussi écouter et exaucer toute sorte de prières. Masteeeeer.

Ces signes que tu n’avais pas vu, trop aveugle, trop blâmable peut être. Ton injustifiable, ta folie, ta prière … il était toutes ces choses là à la fois. Cet injustifiable qui reniait l’essence même de ton être, ta folie qui altérait tes sens, ta raison même et … la prière de le retrouver, de te l’approprier. Il est toutes ces choses que personne n’a été pour toi. Il est cet être au goût d’appartenance, au goût de tentation, au goût d’éternité. Les souvenirs affluaient encore et encore, vos rencontres, ses mots. Et là tu comprenais, tu sentais que tu ne pouvais pas lutter. Il fallait que tu te laisses envahir, il fallait que tu arrêtes de lutter. C’était un puzzle, votre puzzle qui se mettait en place.

Vraiment, t’as pas encore compris ? Putain. Kis ördög. Maintenant qu’on est intime, tu me diras ton nom ? Bordel, arrête. Maintenant Izaak. Izaak … je t’en prie, arrête.

Ce nom que tu lui avais murmuré du bout des lèvres, ce nom qui te rendait fébrile, captif dès que ses lèvres le brûlaient, l’écorchaient jusqu’à plus soif. Petit démon. Tu ne l’avais pas tout de suite compris mais maintenant tu savais. Tu le savais parce que chacun de ses mots résonnaient dans ta boite crânienne, meurtrissant ta mémoire jusqu’à ce que tu ne sois plus capable que de te souvenir de son prénom. Ivar. Ivar ... Ce n’était pas une douce mélodie, elle était brutale, amère mais c’était la tienne. Une autre vague te submergeait mais au lieu de résister, cette fois tu la laissais complètement t’envahir, ivre de tout ça, ivre de lui.

Quoi ? Énervé parce que je suis pas venu secourir le petit prince ? A moins d’avoir amputé ce que t’as entre les jambes, tu restes un homme. Et un homme ça se défend tout seul.  Parce que tu pense qu’un gringalet comme toi peut vraiment me faire peur ? Descends sur terre Izaak t’es qu’un petit gosse bourgeois que je pourrai casser en deux si je le voulais. Putain Izaak. C‘est toi mon putain de problème. Je peux pas. Putain je peux pas. J’ai envie de toi. Je te veux Izaak. Touche moi Izaak. Bordel, t’es magnifique. Je te veux, Izaak je veux te prendre. Arrête de jouer Izaak ça m’amuse plus. Oui Izaak tu m’as fait jouir. Oui je t’ai sucé et tu as jouis dans ma bouche. Ton corps, ta queue, ton cul me veulent Izaak, laisse toi aller.

Ce jeu, encore et encore. Il était temps d’abattre les cartes, d’avancer les pièces et pourtant tu étais échec et mat. Il t’avait laminé en seulement quelques coups bien que la bataille fut des plus épiques, des plus intenses. Ces mots, ce prénom sur ses lèvres te tuaient à petit feu, t’excitaient sans que tu ne puisses plus rien contrôler. Tu te faisais violence pour ne rien ressentir, pour que ton membre ne subissent pas les mêmes réminiscences que ton esprit endolori. Il fallait que tu te concentres, que tu comprennes, le jeu n’était pas fini, pas encore. Il avait encore quelques coups à jouer. Tu replongeais.


Dis lui pour qui tu as dansé là. Non. Tu es à moi petit prince. Connard. Non, Izaak. Ouvre ta braguette. Bordel comme je te veux. Avales. Rentre avec moi


Tu pensais avoir joué ton coup de maître, celui qui le mettrait au tapis, celui qui te ferait gagner la partie. Et à force de flirter avec les limites, tu t’étais brûlé, tu t’étais trahi. Son meilleur coup ? Celui de disparaître, celui de t’obliger à ressentir ce manque, son absence. L’absence n’est-elle pas, pour l’être passionné, la plus certaine, la plus efficace, la plus vivace, la plus indestructible, la plus fidèle des présences ? Et c’était vrai, assez pour que tu sois là, en face de lui. Et là, le déclic. Il avait gagné, tu avais perdu.

Embrasse moi Ivar

C’était comme la foudre qui s’abat sur un corps mouillé, déchiqueté de ses sensations, dépouillé de sa force vitale. C’était trois mots mais tu avais l’impression d’avoir parlé des heures, t’avoir gémi une éternité, d’avoir souffert à en crever. Tes yeux étaient bleus que l’azur, plus profond que toutes les abysses, plus violent que la rage elle même. Et là, parmi tout ce bordel qu’était le vôtre la seule réponse que tu reçus fut celle d’une balle frôlant ta tête, effleurant ton oreille au passage. Tu aurais du bouger, avoir un mouvement de recul, écarquiller les yeux, faire quelque chose mais tu en étais incapable. Immobile face à lui, tu ne bougeais pas. Ce n’était pas un état de choc, c’était seulement le prix de la libération. Quitte à mourir tu voulais être face à la seule personne capable de réellement t’éxécuter. Tu ne bougerais pas, tu ne bougerais plus. La partie était terminée. Les hurlements, les mouvements de foule, tu étais incapable de les percevoir. Tu ne voyais ni le camion blanc foncer droit sur vous, ni les tirs redoubler d'intensité, ni la voix d'un homme hurler le prénom d'Ivar, ni même ton corps se faire traîner sur plusieurs mètres. Tes pupilles étaient éteintes, uniquement attachées à l'homme qui se tenait en face de toi. L'air plus nerveux que jamais. Tu le perdais de vue quelques secondes alors qu'il aboyait quelque chose puis doucement tu relevais la tête vers lui. Embrasse moi Ivar Oui, parce que tu aurais bien pu mourir que c'était la seule chose qui comptait à tes yeux à ce moment là. Ses lèvres, sa bouche, la fin de ce jeu tout simplement.


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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Mar 13 Déc - 19:39

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Il est là. Ton tourment, ton obsession, ta cassure personnifiés dans cet être aux aspects farouches et alléchants. Il est là, Izaak, ce prénom que t’avais sussurré alors que le maelstrom ravageait ton corps, l’avidité nourrissait ton esprit, l’incertitude te bouffait en entier. Alors que ton excitation éclatait contre la sienne, le doute s’immisçait sans chaque parcelle de ta tête. Ce prénom que tu vénères et que tu détestes au plus haut point. Ce prénom que tu as voulu éradiquer, meurtrir suivant les actes de son propriétaire. Face à lui, tu meurs d’envie de l’envoyer paître. Ah oui, tu voudrais tellement empoigner son bras et le casser sous tes doigts rustiques jusqu’à ce qu’il tombe à tes pieds, jusqu’à ce qu’il se décarre sous la violence de ton envie de le faire regretter de t’avoir un jour refusé l’accès total à sa chair. Tu le hais cet être céleste, tu détestes le jour où tes prunelles bleutées aient croisé l’azur qui te hante à présent, qui te lacère à coup de refus, d’acceptation, de folie charnelle, d’orgasme dévastateur. Tu le désires ce petit diable. Tu le désires au point de vouloir joindre ton corps au sien dans l’immédiat, marier tes lèvres aux siennes et de mordiller sa langue aux délices innommables. Izaak. Tu le désires comme tu le maudis. Izaak, ta flamboyante envie, celle qui te trempes la nuit, celle contre laquelle tu pestes alors que tes doigts t’offrent ce plaisir solitaire et coupable. Oui, tu es coupable de l’avoir laissé t’atteindre de cette façon. Atteindre le summum de ces sensations jamais ressenties auparavant. Toi, tu prends, tu blesses, tu oublies, tu éradiques. Toi, l’orgueil en personne, l’arrogance sur pattes, l’assurance dans toute sa splendeur. Il a fait de toi un homme soumis ayant soif de son cum, de son plaisir prohibé à ses propres yeux. Il a fait de toi une bête sanguinaire et aiguisée, celle qui maltraite ses lèvres, domines sa langue, violente son épiderme de caresses écorcheuses. Izaak. C’est ton abomination, ta merveille aux facettes charmeuses, aux traits fins et non moins masculins. Tes yeux balayent sa mèche que tu veux empoigner, ils descendent jusqu’à ses yeux figés que tu aimerai crever de tes pouces et s’arrêtent sur ses lèvres. Ses charnues, les portes de ton paradis façonnée à te faire grogner, gémir, murmurer des obscénités stimulantes. Tu veux qu’il s’en aille. Tu veux qu’il reste. Tu veux qu’il te dise ce que tes oreilles aimeraient réceptionner. Tu aimerais qu’il se taise à jamais. Tes mâchoires se serrent. Qu’est ce qu’il fait là. Tu ne veux pas le savoir, tu veux le savoir, tu veux boire ses mots, tu veux entendre l’intonation si particulière de sa voix, celle qui te stimule, celle qui te dit d’arrêter, de continuer, de stopper, de reprendre tes caresses, encore et encore. Celle qui te tue, celle qui te rend dingue, celle qui te fait perdre la tête. Il te fait perdre la tète avec son mutisme auquel tu réponds en tapotant de ton pied contre le sol. Tu es impatient mais patient à la fois. Tu es contradiction. Oui, toi, l’insensible, l'imperturbable, l'imperméable personnage aux aspects détestables, tu es un paradoxe. Il t’a rendu accro à lui, un junkie accroché à sa drogue, à sa dose de jeu quotidien. Pourtant, il t’a laissé tomber. Oui, c’est ce qu’il a fait, Izaak. Il t’a laissé à moitié nu dans cette ruelle pour ne plus te donner de nouvelles. Il t’a oublié alors que chaque parcelle de ta peau hurle son manque, la carence de son touché, de ses griffes, de sa présence tout simplement. Tu croises les bras sur ta poitrine étonnement calme. Si c’est un bordel assassine ton esprit, ton corps ne laisse rien transparaître qu’un empressement de tout finir là tout de suite. Car tu le vois venir. Tu sais ce qu’il va dire. Il va te demander de ne plus jamais recroiser son chemin. Ne plus jamais poser tes doigts sur lui, d’avaler ton envie de le posséder. L’oublier comme si c’était l’affaire la plus insignifiante qui soit. Tu voudrais te détourner de lui afin de ne pas prendre ce coup de grâce, ce coup de trop. Tu voudrais partir la tête haute, les traits baignés dans une fausse accalmie. Tu voudrais lui rire au nez en le traitant de connard, de salopard, de déchet fade à tes yeux. Tu es prêt à convoquer tous ces mensonges pour ne pas le laisser te poignarder davantage. « Ivar ! Bordel il faut y aller ! » Stop. La mission, la transaction, l’argent, la gloire, la confiance, le respect … une pâle valeur face à celle qui te regarde. Ton travail ? Ce n’est qu’un lointain souvenir, un besoin trivial par rapport à ces yeux qui te sondent sans que ses lèvres n’arrivent à parler. Tu grognes alors que lentement, tu tournes la tète vers tes collègues. Une simple lueur assassine les affronte eux et leurs mains tendues dans l’air dans un geste qui veut tranquillisant. Tu n’es pas calme, tu es bouillonnant. Tu veux en finir, là maintenant. Tu veux qu’il arrête d’être figé, les yeux bien trop transparents à ton goût. Tu veux qu’il arrête, qu’il stoppe les battements frénétiques de ton coeur. « Embrasse moi Ivar.» Un éclat, un écarquillement de paupières où une aura mystérieuse crépite. Un haussement de sourcils de plus étonné. Tu l’es, étonné, stupéfait face à cette demande. Tu penses à une déformation de la réalité effectuée par ton besoin de l’entendre ressentir ce besoin d’être proche de toi. Une chimère façonnée par tes envies les plus primitives. Mais son regard, son essoufflement, la délibération débordante sur son visage. Oui, oui, il veut que tu l’embrasses, non tu ne rêves pas. Non, il veut pas couper les ponts, il veut pas que tu quittes sa vie après l’avoir marqué de ta chair. Oui, tu le veux en entier, tu le convoites comme tu n’as jamais désiré auparavant. Oui, tu vas l’embrasser, tu vas le tuer de ta langue, tu vas assassiner sa dernière volonté à vouloir s’éloigner de toi. Tu vas réveiller son instinct le plus farouche sous la possession de tes lèvres exercées sur les siennes. Tu vas le rendre accro à toi, encore, encore plus fort jusqu’à ce qu’il te le redemande, jusqu’à ce qu’il te demande d’arrêter, d’insister, de titiller ses orgasmes du bout des doigts. Tu t’avances. Tu es lent, tu es sadique. Tu veux qu’il souffre comme tu as souffert. Tu veux qu’il attende comme tu as péri à espérer, à moisir sous le seuil de sa magnificence. Quelques centimètres vous séparent. Tes yeux le sondent, ils sont sévères de t’avoir laissé te heurter à un mur de questionnements dès qu’il te tourne le dos. Tes lèvres se pincent, cachant tant bien que mal leur envie de se fondre sur ses jumelles, les siennes, celles que tu ne voudrais plus jamais céder à quiconque quand bien même il refuse de t’appartenir, à être tien. Juste tien. Tu serres les poings. Tu n’en peux plus. Tu veux céder, tu vas céder et au moment où tes mains se lèvent pour franchir le dernier voile de votre résistance commune, un bruit strident t’arrête immédiatement. Tu mets une seconde, peut-être deux, ou trois à laisser l’information alarmante te monter en tête alors qu’un filet de sang transperce son oreille. Izaak. En danger, sécurité, protection. Trois mots, désordonnés mais qui t’affolent assez pour le retourner dos à toi et le pousser en avant. Tu le pousses à courir, à suivre ton rythme alors que ta main prend possession de la sienne. Elle ne lâche pas, elle serre, pas encore alerté par son absence plutôt terrifiante. Pour l’instant, toute ton attention est focalisée sur ce camion que tu vois se lancer vers vous ainsi que ce regard vert émeraude qui tu cris de monter. La panique n’y est pas, c’est ta réactivité qui opère. Elle pousse Izaak dans le camion alors que tu montes à sa suite dans une rapidité déconcertante. Le camion ne s’étant pas arrêté, continue de rouler aussi vite au possible après que t’ai frappé contre les portières afin de lui ordonner de s’élancer. Tes collègues ont eu le temps de se tirer, les seuls ankylosés étiez vous, toi et Izaak. Izaak. Tes yeux se posent immédiatement sur lui, alerté par ce sang qui coule encore de son oreille. « Bordel Izaak ! Mais à quoi tu jouais exactement ! » Non tu n’es pas calme. Tu es effrayé à la simple idée qu’il soit blessé suite à cette fusillade soudaine. Terrorisé à sa réaction baignée dans l’absence. Tu voudrais presque le secouer quitte à lui donner des maux de tète, quitte à réveiller son hostilité. C’était bien plus supportable que l’image martyrisant ton être au simple fait de le perdre. « Embrasse moi Ivar.» Ses yeux te regardent. Ils ne te lâchent plus alors que tes muscles se décontractent, lâchent toute la pression suite à ces coups de feu, suite à ses mots caressants ton esprit, alléchant tes sens, agaçant ton excitation. Non, tu ne veux plus résister, tu ne veux plus le punir d’avoir disparu sans laisser de trace. Ta rancune est vaincue par ton avidité d’effervescence charnelle. D’un geste ferme, brutal, tes mains empoignent sa nuque, tes doigts serrent sa peau, tu veux lui faire mal à se sentir aussi désiré, à sentir ton ébullition sur tout son être. Une braise, c’est ce que tu es, une flamme animée par ton désir pour lui. « Bordel.» Tu craques. Tu sautes sur ses lèvres en rendant la liberté à ta respiration antérieurement bloquée. A emmêler ses cheveux à tes doigts envieux de son touché. Tes lèvres le dévorent, le gouttent, l’embrassent comme tu n’as jamais embrassé quelqu’un auparavant. Elles sont impatientes, goulues, sauvages alors qu’elle mordillent les siennes une multitudes de fois, tantôt elles caressent et tantôt elles lèchent, brûlent, pressent. Alors que tu es possédé par ton envie grandissante, un murmure, un râle ravageur se meurt contre ses lèvres.  « Putain Izaak » Putain comme tu veux te fondre en lui, comme tu es cupide de ses gémissements érotiques que tu avales sans ménagement, répondant à ses successions de langue avec autant d’acharnement insatiable. Tu le veux, là tout de suite, tu le veux à en avoir mal au bas ventre qui réagit, reconnaissant ton obsession comme elle ne t’a jamais quitté. Mais tu veux pas, tu veux pas te décrocher de ses lèvres que tu annihiles de baiser bruyants sans arriver à contenir ton empressement. Vos respirations saccadées t’obligent à séparer vos lèvres sans néanmoins arriver à t’éloigner de lui, ressentant le besoin de le savoir là, là, auprès de toi. « Tu saignes. » Ces mots vous imposent à vous reconnecter à la réalité. Car oui, il a failli mourir sous tes yeux ce soir, oui, il est venu vers toi oui, il t’a fait cette demande. Son acceptation toute entière avait éclaté dans ces trois mots si lourds de sens. La réciprocité de votre attirance est devenu translucide, une évidence qu’aucun de vous deux n’est capable de maintenir. Les masques tombent, le jeu prend fin. Aucun n’est perdant. Tes yeux le scrutent, le déshabillent, le violent alors que tu te mords la lèvre de la manière la plus animale qui soit. Tu voudrais qu’il lise dans ses pensées, tu voudrais qu’il voit toutes les images que ta libido créent. Excitation, envie. Il est revenu. Contre ton gré, tu lèves les yeux vers ton binôme en sentant son regard dans le rétroviseur. Un coup d’oeil, bref mais communiquant toute ta reconnaissance envers lui. Et même si vos vies avaient été épargnés par sa présence, là tout ce qui compte à tes yeux n’est autre que cette divinité à moitié collée à toi. Cet être sur qui te poses tes prunelles gonflées de promesses luxueuses. « Ramènes nous à mon appart’. » Tu romps ce contact visuel afin de jeter une œillade gratifiante à Ydriss. « S’il te plait. » Cet élan de bon sens t’es étranger mais ce soir, ce soir tu es prêt à tout pour ne pas lâcher Izaak, pour qu’il se dérobe pas. Non plus jamais. Tu coules tes iris sur lui et là, tu te perds dans l’immensité bleu azur tortueuse, dévastatrice. Tu vois la débauche danser dans ses billes, tu vois le péché, l’appel de son inclinaison lubrique. En te léchant les lèvres, tu lui fais mille et une promesse. Celle de ne pas dormir ce soir, celle de se plier à ta volonté comme tu as cédé à sa tentation résistante. Ces mêmes lèvres s’approchent de son lobe, qu’elles happent dangereusement, les croquent impudiquement. « Tu ne m’échapperas pas cette fois. » Ni ce soir, ni ceux d'après.      


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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Ven 16 Déc - 20:09

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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Mer 21 Déc - 3:13

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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Ven 23 Déc - 3:18

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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Mar 10 Jan - 2:17

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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Mer 18 Jan - 18:57

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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Ven 10 Mar - 5:35

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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Sam 1 Avr - 2:22

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MessageSujet: Re: You just slipped through my fingers - Ivar   Mar 9 Mai - 14:39

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