Flashnews
La nouvelle intrigue est en place, il s'agit d'un Koh Lanta spécial étudiants VS citizens ! Vous pouvez retrouver toutes les informations ici

Vous pouvez aller voir les gagnants des awards ici et poster dans le yearbook




 
NEWSLETTER NUMÉRO 26
Venez découvrir toutes les nouveautés du forum dans ce sujet et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire love2
Un vote toutes les deux heures, ICI & ICI !
Une fois que c'est fait, venez poster dans ce sujet pour gagner 12$
N'hésitez pas à postuler
MAGAZINE SOS NUMÉRO 24
SOS a encore frappé, venez découvrir ses nouvelles rumeurs dans ce sujet et n'hésitez pas à commenter

Partagez | 
 

 [FB] It's already been five fucking years...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 235 messages et j'ai : 824 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Olivia Holt et je crédite : Moi hihi

En ligne
MessageSujet: [FB] It's already been five fucking years...    Mar 7 Fév - 2:30



It's already been five fucking years

Ft. Judith C. Abrahams
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ça fait très exactement six ans. Six putains d’années. Et j’ai l’impression que rien n’a changé. Ça fait toujours aussi mal et c’est comme si cette douleur n’allait jamais disparaître. J’ai beau m’efforcer de tout faire au mieux, chaque année ce jour me rappelle tout ce que j’ai perdu et que je n’aurai plus jamais. Gaby est partie dans la souffrance et je n’ai rien pu faire. Et comme chaque fois, j’ai l’impression de me sentir inutile ici, au milieu de toutes ces personnes qu’il m’est impossible d’aider. Parce que même si on veut faire tout ce qui est en notre possible du fond de notre cœur, parfois il n’y a rien que l’on puisse faire. Strictement rien. A part les regarder mourir et les aider dans cette étape.

Habituellement, je gère ça très bien. J’arrive à mettre de côté ce que j’ai ressenti pour Gaby. Mais parfois, dans les jours comme celui-ci, c’est tout bonnement impossible. Depuis ce matin, je n’ai pas pu sourire une seule fois, alors que depuis qu’on a appris pour sa maladie, je ne cesse de faire ça, parce que ce monde a besoin de voir que les gens peuvent tout de même être heureux et profiter de la vie autant qu’ils le peuvent. Je souris toujours, mais aujourd’hui, je n’y parviens pas. La douleur est beaucoup trop forte. Et si les larmes ne sont venues que par bribes ce matin, il en va autrement cet après-midi. Je n’ai rien mangé depuis hier et mon estomac commence à en ressentir les effets. J’ai une sale tête, je n’ai pas dormi. A voir la tête de toutes les personnes qui travaillent autour de moi, je dois ressembler à un cadavre tout droit sorti de la morgue, ou à un zombie, puisque je parviens encore à marcher.

Le pire dans tout ça, c’est que je parviens à rester neutre quand il s’agit de s’occuper de patients qui souffrent de tout autre chose que ce dont ma soeur souffrait. Mais allez savoir pourquoi, aujourd’hui je m’occupe d’assister une nouvelle patiente, arrivée il y a quelques semaines après qu’on lui a diagnostiqué un cancer de stade 4. Autrement dit, elle n’est pas loin d’en voir le bout, à moins qu’un miracle ne se produise. On espère toujours un miracle. En réalité, si Dieu existait, il ne serait pas si cruel et ne laisserait pas tomber autant de gens. Alors si une personne survit d’une manière extraordinaire, ça ne peut pas être un miracle. Définitivement pas.

Je rentre dans la chambre de la dénommée Callie, qui est allongée dans son lit, entourée de ses parents, dont sa mère qui lui tient la main. Elle a les traits tirés, signe qu’elle dort très peu et que les médicaments la fatiguent énormément. Sa peau commence à s’assécher. Je croise son regard l’espace de quelques secondes, mais c’est déjà trop. Je vois déjà dans ses yeux ce qui se passe. Même si elle espère, elle sait que la fin risque d’être très proche. Et sa famille autour.. Ils ne veulent pas y croire. Ils pensent que les médecins peuvent tout faire pour guérir leur petit bébé. Ce n’est pas le cas. Mais ils le penseront quand même. Quand je la vois comme ça, trop de choses remontent en moi et à cet instant, je sais que je ne peux pas. Je n’arrive pas à faire un pas de plus pour entrer davantage dans cette chambre. Je ne peux pas faire face à ces gens, essayer de les rassurer en leur disant que l’on fera notre possible, en leur disant que tout espoir n’est pas perdu et qu’il faut continuer de se battre. Il faut. Il faut continuer de se battre, mais la lutte est douloureuse. Et tout ce qui me revient en tête, c’est Gabriella, vêtue de sa tenue d’hôpital, la peau d’un blanc presque cadavérique, me disant que tout va bien aller. Pas pour elle, mais pour moi. Comme elle tente de faire comprendre silencieusement à sa famille que tout ira bien pour eux, qu’ils finiront par oublier et par guérir. Mais on ne guérit pas entièrement. Jamais.

A cet instant, je ne peux plus rien faire, excepté m’enfuir de cette chambre. Je sors rapidement, sans même me préoccuper de savoir si le médecin que j’accompagnais s’en rend compte. Je n’ai pas la délicatesse de le prévenir car je n’en ai pas la capacité. C’est au-dessus de mes forces. Je n’ai jamais craqué comme ça, mais une fois l’encadrement de la porte franchi, les larmes se mettent à couler sans que je puisse les contrôler ne serait-ce qu’une seule seconde. Il y a du monde partout autour de moi dans le couloir, mais je ne m’en préoccupe pas. Je ne sais pas s’ils me regardent ou si je suis transparente. Je souffre trop, le reste a disparu. Instinctivement, je me dirige vers la pièce qui nous sert de salle de repos la journée (ou la nuit). La porte claque derrière moi et je m’effondre sur le petit canapé, la tête dans les mains, sanglotant bien trop fortement pour que l’on puisse qualifier ça de sanglot. Je pleure à chaudes larmes, comme ça ne m’est pas arrivé depuis trop longtemps.
©LittleJuice



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 509 messages et j'ai : 225 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Emma Watson et je crédite : LittleJuice

MessageSujet: Re: [FB] It's already been five fucking years...    Ven 10 Fév - 20:29

It's already been five fucking years

Ft. Valentina De Filippi

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Dans les couloirs couloirs de l’hôpital, tu naviguais, l’air de rien. Un vague sourire était accroché à ton visage alors que tu tenais le planning de la journée à la main. Tu savais où tout les bénévoles étaient assigné, s’il y avait un problème, tu n’aurais aucun mal à trouver le ou la responsable. Au détour d’un couloir tu prends un plateau dans le but de rejoindre la salle de repos et t’entrainer aux sutures. Personne n’avait besoin de toi aujourd’hui, tu te doutais que le fait que tu te sois retrouver à l’hôpital il y avait peu y soit pour quelque chose. Mais tu avais choisis de ne rien dire, te pliant comme à ton habitude aux règles instaurées. Tu entrais dans la salle et t’installais sur une chaise autour de la table. Le matériel devant toi, tu prenais avant tout un morceau de sucre dans la boîte laissé sur la table. C’était toujours plus fort que toi, tu devais commencer par du sucre avant de travailler sans quoi tu savais que tu tremblerais. Dans le plateau, tu prenais une aiguille et fermais un instant les yeux. Tu n’aimais vraiment pas ça. Tu allais te saisir d’un fruit dans le panier mais tu fus contrainte d’abandonner ton idée première quand la porte de la salle de repos s’ouvrit à la volé avant d’être refermée prestement. Tu reconnu non sans mal de qui il s’agissait. Valentina. Un de tes bénévoles. Tu ne la connaissais pas beaucoup mais elle, elle te connaissait plutôt bien. Elle était à l’hôpital quand tu avais été admise et si elle ne connaissait pas la nature de ce que tu avais, elle en savait déjà bien trop à ton goût. Elle ne semblait pas t’avoir remarqué. Tu te faisais discrète pour l’observer mais quand tu la vis prendre place dans le canapé, la tête entre ses main pour pleurer, ton coeur se serra presque immédiatement. Tu détestais voir des gens dans de tels états. Abandonnant ton aiguille, tu te levais pour aller prendre place à ses côtés. Ton bras passait automatiquement par dessus ses épaules et tu t’appuyais contre le dossier du canapé, l’attirant contre toi pour qu’elle se laisse aller. Tu caressais distraitement ses cheveux comme pour l’apaiser, ne sachant pas vraiment si ça serait bien efficace. Laisse toi aller Valentina. Ca fait du bien de pleurer. T’étais pas capable de bien plus pour l’aider, juste lui montrer que tu étais là si besoin.
©LittleJuice
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 235 messages et j'ai : 824 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Olivia Holt et je crédite : Moi hihi

En ligne
MessageSujet: Re: [FB] It's already been five fucking years...    Lun 6 Mar - 1:54



It's already been five fucking years

Ft. Judith C. Abrahams
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Les larmes coulent sans que je puisse les arrêter, la pression et la douleur sont trop fortes. Je me fichais de savoir si j’étais seule ou non jusqu’à ce que je sente un bras se porter autour de mes épaules. Mes cerveau n’est pas en état de réagir d’une manière normale, je crois. Enfin, il faudrait déjà savoir ce que signifie réagir normalement et à cet instant j’en suis incapable. Je relève toutefois la tête, sans que les larmes s’arrêtent pour autant de ruisseler le long de mon visage. Je reconnais celle qui se tient à mes côtés et qui me regarde d’un air compatissant. C’est Judith. J’étais là lorsqu’elle a été admise à l’hôpital un jour. C’était assez grave pour que personne n’en parle. J’en savais un peu, mais pas assez. Et je le la connaissais pas plus que ça, alors les questions ne sont jamais sorties de ma bouche. Je ne parle jamais de Gaby et je n’ai pas envie d’en parler, alors j’évite de poser ce genre de questions aux autres. Enfin ça, c’est en règle générale. Là, je ne sais pas pourquoi, je ressens le besoin de tout dire, de vider tout ce que j’ai sur le coeur. Mais rien ne franchit mes lèvres, excepté des sanglots étouffés. Elle m’attire contre elle et je sens que je pleurs de plus belle. Il se passe un moment avant que le flot de larmes ne diminue et que je revienne peu à peu à moi, à un état qui se rapproche un peu plus de la normale. J’ai les yeux rouges, j’en suis persuadée. Mes joues doivent être rouges également, trempées, tout comme ma blouse actuellement. Je relâche son étreinte pour m’écarter un peu et lui faire face. A l’aide de mes manches, j’essuie les larmes qui coulent encore un peu sur mes joues et mon maquillage part en même temps. Mais je m’en fiche. Je me fiche de savoir dans quel état se trouve ma tête actuellement, j’ai bien d’autres préoccupations en tête. Je lève alors la tête vers Judith.

« Je suis vraiment désolée. J’ai pas pour habitude de réagir comme ça mais.. Enfin.. Aujourd’hui c’est particulier. Merci d’avoir été là. C’est… ». J’ai du mal à parler. Pourtant, il faut que les mots sortent. Je n’ai pas d’explication à lui fournir, mais je crois que c’est le seul moyen que j’ai  ma disposition dans l’immédiat pour soulager ma peine. Je sais qu’elle a souffert aussi beaucoup et qu’elle peut comprendre.

« C’est l’anniversaire de la mort de ma soeur. Elle est morte d’un cancer il y a  quatre ans. Elle est partie dans mes bras. J’étais là la dernière, j’ai.. Putain ça fait trop mal. » Et les larmes se remettent à couler sans que je puisse y faire quoi que ce soit. J’ai l’impression d’avoir épuisé mon corps de toutes ses ressources liquides et pourtant je ne suis pas au bout de mes peines. Je tiens le bras de Judith comme si j’avais besoin de quelque chose à quoi me raccrocher. Au final, c’est peut-être le cas. J’ai besoin de quelqu’un.

©LittleJuice



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 509 messages et j'ai : 225 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Emma Watson et je crédite : LittleJuice

MessageSujet: Re: [FB] It's already been five fucking years...    Lun 20 Mar - 5:19

It's already been five fucking years

Ft. Valentina De Filippi

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Tu la berces doucement comme si elle était une enfant. Un enfant qui aurait fait un mauvais rêve et aurait besoin de quelqu’un à ses côtés pour pouvoir se rendormir. Les pleurs de la blonde sont les seuls bruits présent dans la pièce. Tu les écoutes, tu essayes de les comprendre, en vint. Tu préfères te concentrer dessus pour ne pas pleurer à ton tour. Non ça serait mal vu de t'apitoyer sur ton sort alors que Valentina a besoin de toi. Distraitement, tu caresses ses cheveux pour l’aider à se calmer. Un geste qui t’a souvent aidé à la mort de ta mère, tu restais des heures durant dans les bras de ta jumelle, et tu appréciais ses doigts dans tes cheveux. Les mots ne sont pas utiles, non pas lieu d’être dans ce genre de situation et c’est pour ça que tu gardes le silence pour simplement la laisser évacuer. Elle parlera si elle le souhaites, tu ne seras pas celle qui pose des questions. Quand elle relève son regard sur toi, tu viens glisser tes doigts contre sa joues pour essuyer les traces de larmes. Tu souris, elle s’excuse. Tu n’as pas à t’excuser tu sais. Non vraiment pas, si tu n’avais pas eu envie de rester avec elle, tu serais simplement partit. Et ça ne te ressemble vraiment pas. Tu la gardes contre toi en t’appuyant contre le dossier du canapé. Elle est bien plus jeune que toi Valentina, c’est ta façon de lui montrer que tu es là si elle le souhaite, que rien ne lui arrivera si elle reste avec toi et qu’elle peut librement se laisser aller. Mais tu es très bien placée pour savoir que c’est bien plus simple à dire qu’à faire. Elle serre ton bras tout en te parlant. Sa soeur. Tu es au courant, elle ne le sait sans doutes pas et c’est quelque chose que tu te serais bien gardée de lui avouer mais tu as comme l’impression que ça pourrait lui faire du bien de savoir que tu es au courant. Elle se remet à pleurer, tu recommences à caresser ses cheveux blond comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle au monde. J’étais là. T’es pas capable de garder le silence. Ton regard se perd sur le mur en face de vous, tu te remémores très bien cette journée malgré ta mémoire qui te fait bien souvent défaut. Ca fait partit des choses que tu voudrais oublier mais que tu ne peux visiblement pas. J’ai suivis le cas de ta soeur pendant qu’elle était ici. Quand elle n’avait pas de visite, j’allais la voir, je restais simplement avec elle pour parler. Elle m’a dit beaucoup de chose sur toi, principalement que tu es quelqu’un de fantastique Valentina. Un sourire prend place sur tes lèvres et tu glisses une de tes mains sous son menton pour la faire relever sa tête vers toi pour qu’elle te regarde. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire mais elle ne voudrait pas te voir comme ça, elle voudrait te voir souriante, pleine de vie. Tu n’en sais rien en réalité, c’est juste comme ça que tu l’imagines. C’est ce que tu te dis concernant ta mère alors il n’y a pas de raison pour que ça ne fonctionne pas avec elle.
©LittleJuice
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 235 messages et j'ai : 824 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Olivia Holt et je crédite : Moi hihi

En ligne
MessageSujet: Re: [FB] It's already been five fucking years...    Mer 10 Mai - 14:16



It's already been five fucking years

Ft. Judith C. Abrahams
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Pas besoin de s’excuser. Je le sais bien mais pourtant, c’est plus fort que moi. Je ne sais pas pourquoi elle reste là, avec moi. Pourquoi elle a l’air de comprendre ce que je traverse. Mais j’apprécie qu’elle le fasse en tout cas. Ce n’est pas le moment de parler. De toute manière, j’en suis incapable. Peut-être demain. Après demain. Ou peut-être jamais. Entre les sanglots, je crois entendre quelque chose. “J’étais là.” Mais ces mots ne me parlent pas. Je ne comprends pas de quoi elle parle. Ça doit pourtant avoir une signification car je me doute qu’elle ne dirait probablement pas quelque chose dénué de sens dans une situation telle que celle-ci. Les explications ne tardent pas à arriver, mais sur le moment, mon cerveau ne percute pas. Il ne comprend pas immédiatement ce qu’elle essaie de me dire. Enfin, elle n’essaie pas, elle le dit. J’ai compris le mot “soeur” et cela me fait à nouveau lever les yeux vers elle. Au fur et à mesure que je crois comprendre ce que signifient les mots qu’elle prononce, mes larmes cessent de couler à flots sans que je m’en aperçoive réellement. La tête à nouveau baissée, je suis incapable de prononcer la moindre parole. Aucun son ne peut franchir la barrière de mes lèvres. Parce que physiquement, j’en suis incapable, mais parce que mon cerveau ne sait pas non plus quoi dire. Les mots commencent à faire sens et je comprends qu’elle a connu Gaby.

Je sens une pression au niveau de mon menton et je me rends compte que c’est parce qu’elle a posé ses doigts sur le bas de mon visage afin que je la regarde et probablement que je saisisse la portée de ce qu’elle est en train de me dire. Elle me dit que ma sœur n’aurait probablement pas voulu me voir pleurer ainsi. Elle n’a pas tort. Gaby me demandait toujours de sourire. Et depuis, je me suis toujours efforcée de sourire à tout moment, d’être heureuse, d’essayer de profiter de la vie. Parce que c’est ce qu’elle voulait faire. Ce qu’elle n’a jamais pu faire. Sur le moment je ne sais pas quoi dire. J’apprécie qu’elle n’ajoute rien pour l’instant. Après quelques minutes - je pense, car j’arrive difficilement à apprécier l’écoulement du temps - les mots réussissent à sortir de ma bouche et à former des sons audibles. « Merci. D’avoir été là pour elle. D’avoir… Pour tout. » Après une courte pause, je continue. « Elle me parlait toujours de cette fille, qui passait du temps avec elle quand je n’étais pas là parce que je devais aller à l’école et que papa et maman étaient trop occupés. C’était toi, Judith, hein? Je n’ai jamais fait le lien. » Il était vrai que si j’avais intérieurement remercié cette fille qui avait pu être auprès de ma sœur, je n’avais jamais réellement eu l’occasion de la voir pour la remercier. Et en arrivant à l’hôpital pour faire du bénévolat, je n’ai jamais fait le lien. J’ai préféré oublier certaines choses. Maintenant, elles refont surface. Même si je suis triste, au plus bas à cette heure-ci, tout n’est pas si mauvais. Je m’autorise à sourire légèrement et ce dernier s’élargit lorsque je repense à toutes les fois où ma soeur me faisait sourire. Je ris entre deux petits sanglots. « Je sais qu’elle n’aurait jamais voulu me voir comme ça. Elle était toujours la première à essayer de me faire rire et apprécier la vie. Depuis que je la connais, je ne peux m’empêcher de sourire. Depuis qu’elle est morte, je fais tout pour pouvoir sourire à n’importe quel moment. Je profite de la vie comme elle aurait aimé que je le fasse. Enfin, du moins j’essaie d’être heureuse comme je le peux. Jusque là, j’y arrive plutôt bien. Mais par moments… Comme aujourd’hui, c’est tellement dur que je n’arrive pas à prétendre que tout va bien. Une fois que les larmes sont sorties, ça va mieux. » Et à présent, je me sens mieux. Je me tourne davantage vers Judith qui n’a cessé de me regarder. « Je ne sais pas comment tu as fait, mais en tout cas merci. » Je lui prends la main pour la serrer doucement. Elle reçoit toute ma gratitude. Pour ma sœur, pour aujourd’hui, et probablement pour le futur. Je sais également le mal qui l’habite. Je ne suis pas sûre que lui en parler maintenant, après avoir parlé de la tragédie de ma sœur soit une bonne idée, alors on verra cela plus tard. Autant que les choses viennent sur le tapis le moment venu. Comme c’est une situation délicate, autant ne pas mettre directement les pieds dans le plat. Je sais comment ça fonctionne.  


©LittleJuice



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 509 messages et j'ai : 225 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Emma Watson et je crédite : LittleJuice

MessageSujet: Re: [FB] It's already been five fucking years...    Mer 7 Juin - 9:50

It's already been five fucking years

Ft. Valentina De Filippi

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Tu n’es pas très douée pour consoler quelqu’un mais tu essayes, tu fais de ton mieux parce que Valentina n’a pas à pleurer. C’est triste, c’est horrible ce qui est arrivée à sa soeur tu en as vraiment conscience mais pour l’avoir côtoyé, tu sais qu’elle ne voudrait pas voir sa soeur dans cet état et là, il n’y que toi pour l’aider à aller mieux. Tu te souviens très bien de Gaby, de cette jeune femme pleine de vie et pétillante qui savait qu’elle allait mourir. Tu peux bien faire ça pour elle, aider sa soeur te semble normal. Quand elle te demande simplement si c’était toi Judith, cette fille qui passait du temps avec elle, tu hoches simplement la tête avec un léger sourire. C’était moi oui. A cet instant, tu te sens mal pour elle. Tu ne sais pas quoi faire ou quoi dire pour qu’elle se sente ne serait-ce qu’un petit peu mieux. Ca ne sera pas évident, tu le sais bien et si ça fait cinq ans que sa soeur est partie, tu comprends bien que les souvenirs sont encore douloureux. Tu ne trouves rien à ajouter pour le moment. Tu la regardes simplement, tu lui souris aussi quand elle se tournes un peu plus vers toi. Et surtout, tu l’écoutes. Tu écoutes chacun de ses mots, hochant la tête par moment, souriant à d’autres. Tu n’as que ça pour lui faire comprendre que tu es avec elle, que tu es là si elle a besoin de parler ou seulement de passer du temps avec quelqu’un. Il est vrai qu’il y a une grande différence d'âge entre vous deux et pourtant ça ne te dérange pas, au contraire même tu y vois là une meilleure opportunité de prendre soin d’elle. Tu n’as pas à me remercier tu sais. Ton regard se pose sur sa main qui vient serrer la tiens et tu affiches un sourire en lui rendant cette légère étreinte. Non elle n’a vraiment pas à le faire, c’est de bon coeur que tu te montres réconfortante pour elle. C’est encore différent mais… je pense pouvoir dire que je te comprend. J’ai perdu ma mère, elle est décédé des suites de complication liées à la maladie d’Alzheimer. C’est encore difficile aujourd’hui mais j’ai appris à faire avec, je ne peux pas revenir en arrière de toute façon. Et pourtant je le voudrais, j’en ai souvent rêvé mais je suis rationnelle, ça n’est pas possible. Tout ça pour te dire qu’il faut que tu arrêtes de vivre dans le passé Val. Il faut que tu apprennes à avancer. Les mots sont plus faciles que les actes, tu es bien placée pour le savoir. Mais ressasser le passé inlassablement, ça n’est pas bon, tu veux juste qu’elle profite aussi de sa vie car elle est jeune encore. Et si tu as besoin de quoi que ce soit, tu sais où me trouver, je serais toujours là et non pas parce que ça fait partit de mon travail, mais parce que je le veux. La pitié, ça n’est pas quelque chose qui te ressemble, bien loin de là même alors tu trouves juste d’accentuer tes propos pour lui faire comprendre que si tu restes disponible pour elle, c’est simplement parce que tu le veux.
©LittleJuice
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 235 messages et j'ai : 824 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Olivia Holt et je crédite : Moi hihi

En ligne
MessageSujet: Re: [FB] It's already been five fucking years...    Lun 19 Juin - 14:51



It's already been five fucking years

Ft. Judith C. Abrahams
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Lorsque Judith acquiesce pour me signifier que c’était bien elle la présence rassurante de ma sœur pendant la dernière partie de sa vie, je me sens à la fois heureuse et soulagée. De pouvoir mettre un nom sur son visage, mais également de savoir que c’était vraiment une personne bien. Je connais peu Judith, à vrai dire, parce que je n’ai jamais réellement eu l’occasion de passer du temps avec elle ou de pouvoir lui parler en dehors de ce qui était nécessaire pour ce qu’on a à faire à l’hôpital. Même si j’ai assisté à ce qui lui est arrivé un jour, cela ne me permet pas de dire que je la connais. Parce que ce n’est pas le cas. Je ne sais pas pourquoi, mais la présence de Judith à mes côtés, là maintenant, est vraiment apaisante. Je ne sais pas ce qu’elle me fait, mais elle a clairement un don ou je ne sais quoi. Si elle a déjà été incroyable avec ma soeur, je ne doute pas de ce qu’elle est capable de faire avec toutes les personnes qui peuvent se trouver dans tous les services de l’hôpital. Il y a des personnes qui ont ce genre de dons. Moi ce n’est pas vraiment le cas. Enfin peut-être dans d’autres domaines, je ne sais pas. Tout ce que je peux dire, c’est que je commence à me sentir mieux. M’ouvrir à elle me fait du bien et je crois pouvoir dire qu’elle sait que j’ai besoin de parler, d’être écoutée. Elle ne recule pas, ne semble pas prête à s’en aller tant que je ne vais pas mieux. Quand elle me dit que je n’ai pas à la remercier, je souris. « Tu vois, c’est à ça qu’on reconnaît une bonne personne. Elle fait sans rien attendre de persone. On se connaît à peine, mais je sais que tu es vraiment quelqu’un de bien. Et je suis contente de t’avoir trouvée aujourd’hui, même si c’était pas forcément dans les meilleures circonstances. » Ses yeux sont toujours posés sur moi et je sens qu’elle s’apprête à dire quelque chose. Son attitude à quelque peu changé, comme si c’était quelque chose de difficile pour elle qu’elle s’apprête à dire. Calmée et apaisée, je l’écoute sans peine. Quand je l’entends évoquer sa mère, je comprends qu’elle aussi a vécu des choses que personne ne devrait avoir à vivre, parce que c’est extrêmement douloureux et que ça ne guérit jamais vraiment. Mais ce sont des choses de la vie, des étapes. On n’est jamais préparé à y faire face et pourtant, une fois que ça arrive, on ne peut jamais revenir en arrière. Une fois que quelqu’un est parti, il l’est pour toujours. Je n’imagine pas perdre ma mère comme elle a perdu la sienne. J’ai déjà perdu ma soeur et c’était très dur. Mais perdre un parent, ça l’est encore plus. Surtout sa mère. Le sourire qui était présent sur mes lèvres a disparu. Je ne la prends pas en pitié, parce que ce n’est pas ce que je ressens. Je sais exactement ce que cela fait. « Je suis désolée. Ce ne sont que des mots mais je le pense vraiment. La vie, ça craint parfois, mais on doit faire avec. » On doit avancer, parce qu’on n’aura jamais aucun retour en arrière possible. On n’est pas dans Code Lyoko, le dessin animé où les retours en arrière sont possibles. « Je sais qu’on doit avancer et c’est ce que je fais chaque jour. Et je crois qu’on arrive mieux à prendre conscience de la vie, de son importance et de la manière dont on doit la vivre quand on a vécu ça. » Un silence vient s’interposer entre nous, pendant de longues secondes. Judith le rompt pour m’expliquer que si j’ai besoin, elle sera toujours là. Ça, c’est le genre de personnes que j’apprécie énormément. « Merci Judith. Et ça vaut pour toi aussi, tu sais. Pour ta mère, mais pas seulement. Tu sais.. » Elle s’interrompt quelques instants pour trouver les mots exacts. « Je ne veux pas m’immiscer dans ta vie, je ne suis pas ce genre de personnes. Je ne pose pas de questions quand c’est trop personnel, je laisse les gens parler s’ils en ressentent le besoin. Je suis une bonne oreille et une bonne épaule, aussi. J’étais là quand tu as été admise au début de l’année, je ne sais pas si tu le sais. » J’attends un peu avant de continuer, car je commence à la voir se raidir. Je crains qu’elle ne se lève et parte en courant. Mais quand je reprends la parole, elle est toujours là, à m’écouter, même si elle n’est plus aussi calme qu’elle l’a été depuis que je suis entrée dans cette pièce. « Je ne connais pas les raisons qui ont fait que c’est arrivé, et je ne tiens pas à les connaître, à moins que tu aies envie de te confier toi-même. Je ne sais rien et je ne dirai rien. Ce sont tes choix et je tiens à les respecter. Tu n’as probablement pas envie que quelqu’un sache et surtout pas moi, c’est normal. Mais si jamais, je tiens à te dire que je suis là aussi. » J’espère qu’elle ne prendra pas ce que je viens de dire comme une manière pour moi d’en savoir plus, parce que ce n’est pas du tout le cas, et j’espère que mes mots suffiront à lui faire comprendre. Mais je tiens réellement à être là pour elle si elle en a besoin. J’ai toujours voulu apporter mon aide, aider les gens. Si je peux aider une personne de plus, même si c’est juste pour écouter, pour parler, pour faire le mur, c’est toujours ça. Après, je ne force jamais les gens. Ils me parlent s’ils le veulent. Mais je veux qu’ils sachent qu’au besoin, je suis là aussi. On m’aide, mais je peux aussi aider. Ça marche dans les deux sens. A mon tour je tiens sa main et la presse légèrement en lui adressant un petit sourire qui veut exprimer plein de choses.


©LittleJuice



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
 
[FB] It's already been five fucking years...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GOOD MORNING AMERICA ::  :: Flashback & Flashforward-