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 Ou comment améliorer une soirée. (Graham)

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MessageSujet: Ou comment améliorer une soirée. (Graham)   Lun 13 Mar - 16:53

Ou comment améliorer une soirée.
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Pourquoi ? C’est la question qui est actuellement bien présente dans mon esprit, et qui tourne sans cesse. Pourquoi suis-je ici, au milieu d’une pièce remplie de monde que je n’aime pas côtoyer, dans des habits que je ne porte que très rarement, plus communément appelé “sur son trente et un”. Dans le week end, j’avais reçu un coup de téléphone d’une ancienne amie à mes parents. Ce n’était pas rare, mais d’ordinaire, j’arrivais toujours à esquiver les appels, les repousser à plus tard. Or là, j’avais fait la bêtise de répondre, et d’entamer une discussion. La plus grosse erreur à ne pas faire. En un rien de temps, je m’étais retrouvée à accepter une invitation à un gala de charité. Le genre d’évènement où j’allais tout le temps avec mes parents, mon avis n’était jamais pris en considération et ma présence était obligatoire. Après leurs morts, je n’avais plus osé poser un seul pied là bas. Je suis riche, pas grâce à ce que j’ai fait dans ma vie mais seulement à cause de l’héritage de mes parents, de leurs noms. Je n’aime pas cette partie de moi, et depuis quelques années maintenant, j’avais réussi à mettre de côté cette vie de luxe. L’argent, ça aide. Mais c’est tout. Il y a plus important dans la vie. L’amour, par exemple, même s’il est plutôt mauvais en ce moment. La faute à qui, une question que je me demande encore. Un coup du destin. Loin d’être marrant. Dans tous les cas, je me retrouve dans une vaste pièce, sur Manhattan, entourée de personne que je n’avais pas revu depuis bien longtemps. Pas assez à mon goût. La dernière fois que j’avais assisté à ce genre d'événement, c’était comme photographe, et ça avait été un gros désastre. Entre la jalousie, les comportements puérils, et les conséquences… plus jamais. Ou presque.

Pourquoi j’avais accepté ? La question que je me pose seulement dans ma tête, alors que j’affiche un sourire que l’on peut considérer comme hypocrite, et que j’écoute les propos de Madame Leonard. Une dame bien gentille, certes, amie avec mes parents depuis toujours. Elle me connait depuis que je suis haute comme trois pommes. Son défaut ? Aimer les ragots, colporter des cancans.. bref, le cliché de la femme riche qui se préoccupe plus de la vie des autres que de la sienne. Actuellement, au lieu d’écouter ses propos, je préférerais être chez moi, avec Jamie, mais pas seulement. Avec Nora, ma meilleure amie, et Chloé, sa fille. Quelques jours qu’elles sont chez moi, sans réellement demander mon avis d’ailleurs quant à cette colocation surprise, et même si ma première pensée n’avait pas forcément été très positive - l’avoir toute la journée avec moi à un tel moment dans ma vie, c’est plutôt risqué - maintenant, je m’y faisais. Au contraire, j’apprécie sa présence et son aide.  « C’est vraiment dommage de ne pas avoir suivi la voie de votre père, c’était un grand journaliste, il imaginait souvent votre nom sur des articles. » Sourire, toujours sourire. « Oui, je m’en souviens, mais j’ai décidé de suivre ma propre voie, et de ne pas être bêtement dans les pas de mon père. » Un concept bien difficile à accepter pour elle. La petite fille rebelle, ayant fait un stage de photographie au lieu d’aller dans l'agence de son propre père. Un mariage raté. Et pour couronner le tout, bientôt 27 ans, toujours pas mariée, pas d’enfant. Une honte pour une fille de bonne famille. Un serveur passe près de nous. Normalement, c’est l’occasion rêver pour se munir d’une coupe de champagne, et avoir une excuse pour ne pas parler, ou changer la conversation. Néanmoins, je suis dans l’incapacité de sauter dessus. Je décline poliment l’offre du serveur avant de tourner la tête vers la femme présente à côté de moi, et lui adresser un sourire. L’expression sur son visage ne me dit rien qui vaille. « Que vous arrive-t-il ma chère, vous êtes malade ? Ou bien… oh vous êtes… » Le mot fatidique aurait dû être prononcé. Et là, je n’aurais eu aucune idée en tête pour nier ce qu’elle allait avancer. Cependant, alors que le destin avait été plutôt moqueur avec moi la semaine dernière, il m’apportait un petit coup de pouce en cet instant. La voix de quelqu’un, un jeune homme, avait stoppé les paroles de Madame Leonard. « Veuillez m’excuser. » Immédiatement, je tourne la tête vers ladite personne. Une fraction de seconde pour passer d’un sourire à la surprise sur mon visage. Je reconnais qui se dresse devant moi. Une bonne claque venue du passé, avec une dose de souvenirs important. Mais je n’ai pas le temps d’y faire attention. Si j’ai reconnu le jeune homme devant moi, ça en est de même pour celle à côté de moi. Elle est sur le point de dire quelque chose, et le mieux que je puisse faire est d’arrêter les commérages avant qu’ils ne commencent. Par chance, le geste de Graham arrive à point nommé. Je pose mon regard sur ma propre main, qu’il vient de prendre dans la sienne, avant de m’exclamer, coupant au passage la parole à cette bonne femme. « Veuillez nous excuser, mais on ne refuse pas une danse à quelqu’un il me semble. » À force d’afficher des sourires forcés, la pensée que j’ai loupé une vocation de comédienne effleure mon esprit. Pour le moment, j’accepte l’invitation du jeune homme que je connais très bien, avec un sourire sincère cette fois-ci, et c’est seulement une fois assez loin des oreilles indiscrètes que je m’adresse à lui. « Je te serais éternellement reconnaissante de m’avoir sorti de cette discussion… passionnante. » Sarcastique ? Totalement.     



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MessageSujet: Re: Ou comment améliorer une soirée. (Graham)   Mar 14 Mar - 1:37

Lara & Graham
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Ou comment améliorer une soirée

Une toute petite semaine depuis mon retour à New-York et je me retrouvais déjà dans ce genre d’endroit que je voulais éviter au maximum, le genre de moment où la tenue de soirée était exigée, tout comme le chèque qui allait avec. J’avais pu y échapper pendant quatre ans, me retrouver à Miami et loin de tout le côté strass de la famille et de son compte en banque, m’avait bien aidé, je devais le reconnaitre. Mais désormais il m’était impossible de faire marche arrière, je n’avais eu d’autre chose que de me rendre à ce gala de charité, une obligation de me présenter au nom de la famille Eastwood, mes parents étant déjà pris dans un repas d’affaire. Je n’aurais pas été contre que ce soit mon petit frère, Connor, qui se retrouve à ma place en ce moment même, mais sauf que voilà, après quatre, trop courtes, années d’absences, il était temps de faire mon retour dans ce milieu mondain dont j’avais horreur. Des endroits que j’aurais bien fuit déjà par le passé, des moments que je détestais, tout comme j’avais horreur de devoir afficher mon plus beau sourire, comme la plupart des personnes ici, un sourire bien loin d’être sincère. Entourait, de personnes qui justifient leurs présences pour la bonne cause, alors qu’en même temps ils peuvent profiter d’une soirée de luxe avec champagne à volonté, le tout-venant regonfler leurs égos en donnant un peu de leurs argents, un acte de charité qui donne une bonne image, autant en profiter. C’était bel et bien dans ce genre d’endroit que mes parents évoluaient, c’était donc ici que je me retrouvais ce soir, une coupe de champagne à la main à revoir des personnes dont j’en avais oublié l’existence. Des gens que je ne pensais pas revoir un jour et pourtant, ils se trouvaient à tour de rôle devant moi, sourire aux lèvres à me poser de nombreuses questions sur ce qu’était devenu ma vie désormais, sur ce que j’avais pu faire durant ces quatre années d’absences, sans compter la question existentielle : Est-ce que j’avais une petite amie ? Voir pour certains, est-ce que le projet de fonder une famille était d’actualité ? Autant dire qu’ils avaient tout faux, c’était en célibataire que je revenais de Miami, de quoi me faire passer à vingt-sept ans pour un vieux garçon.

Le genre de remarque, de réflexions que j’avais appris il y a longtemps à ne plus entendre, une compétence dont je semblais toujours faire preuve à en croire ce début de soirée, alors que je me retrouvais, une coupe de champagne à la main à discuter avec l’un des amis de mon père… Enfin ami, si on pouvait vraiment le définir ainsi, je n’avais pas vraiment le souvenir de les avoir vu tous les deux profiter de leurs temps de libres pour se voir en dehors de ce genre d’évènements et les peu de fois où je l’avais vu à la maison, c’était uniquement pour parler affaire ou encore argent, loin d’être le genre de conversation que j’avais avec mes amis. Si je me retrouvais à écouter la conversation d’une oreille, mon regard lui ne perdait pas de temps à passer de personne en personne, un simple geste qui ne faisait que me rappeler que je n’étais pas encore partit d’ici à mon plus grand regret. Une pensée qui s’éloignait en même temps que mes yeux se posaient sur une jeune femme, je l’avais déjà vu par le passé, dans plusieurs galas de charités et pourtant je ne pensais plus jamais recroiser son chemin un jour, encore moins dans ce genre d’endroit. Mon avis était le même que le sien, ça j’avais pu le savoir lorsque l’on se retrouvait pour danser éloignait de cette foule, si elle venait à l’époque, c’était uniquement par obligation pour accompagner ses parents. Une surprise qui était de taille, la dernière fois que je l’avais vu, c’était pour leurs enterrements, quelques mois avant que je ne me décide de quitter New-York, un évènement tragique qui je pensais signifier la fin de sa présence durant ce genre de soirée. Pourtant, c’était bien elle que je pouvais apercevoir en présence de Madame Leonard, une personne qui avait le don de savoir me faire grimacer, elle l’avait d’ailleurs très bien réussi tout à l’heure lorsque mon chemin avait croisé le sien à mon plus grand regret. Une chose était sûr avec cette femme, son amour pour les ragots était tel, que pour s’en débarrasser il fallait faire preuve de créativité et de ruse, autant dire qu’à elle seule, c’était un casse-tête chinois. Le temps de me libérer les mains en me débarrassant du verre de champagne que j’avais et je quittais l’espace où je me trouvais pour m’approcher des deux personnes que je venais de voir. « Veuillez m’excuser. » Une première remarque adressait à la femme présente aux côtés de ma future partenaire de danse d’ici peu, de quoi nous permettre de retrouver cette habitude que l’on avait, mais aussi de l’éloigner de Madame Leonard, d’une pierre deux coups. Un choix que je ne laissais pas du tout en venant attraper la main de cette jeune femme, qui ne tardait pas à reprendre la parole, acceptant l’idée que je venais d’avoir et je devais le reconnaitre, pour mon plus grand plaisir traduit par le sourire qui se présentait sur mon visage. Elle avait tout dit, c’était le genre de lieu où une danse ne se refusait pas, de quoi nous permettre de nous rapprocher de cette piste de danse, avant d’apporter ma main sur sa taille, commençant à bouger au rythme assez lent de la musique. Je n’avais pas pu empêcher un rire s’échapper aux paroles qu’elle venait de me sortir, moi qui pensait que ça allait m’être impossible ce soir, elle venait tout juste de me faire mentir, mais je n’allais pas m’en plaindre. « J’ai eu du mal à m’en sortir tout à l’heure, alors quand je t’ai vu avec elle, je me suis dit que tu pourrais avoir besoin d’un peu d’aide pour réussir à t’en éloigner. » Et aussi parce que la conversation dans laquelle je me trouvais, était bien loin de me passionner, entendre parler de chiffre en tout genre, ce n’était pas quelque chose que je trouvais passionnant. « Ca faisait un moment que je n’avais plus remis les pieds dans un gala de charité et c’est impressionnant de voir que malgré le temps rien a changé, toutes les personnes ici sont toujours autant prévisibles. » Toutes oui, sauf la jeune femme avec qui je me retrouvais en train de danser, probablement d’ailleurs une des seules personnes avec qui j’avais dansé dans ma vie. Sa présence me surprenait, si pour une grande partie des invités je n’aurais pas eu de mal à deviner à l’avance que j’allais les croiser, elle était plutôt du côté des gens que j’étais persuadé de ne pas voir ce soir.
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MessageSujet: Re: Ou comment améliorer une soirée. (Graham)   Jeu 16 Mar - 10:25

Ou comment améliorer une soirée.
— with Graham Eastwood.

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C’est un cauchemar. Une torture. Je n’ai qu’une seule envie : celle de m’en réveiller. Fichu bouleversement hormonal, pourquoi m’as-tu incité à prendre cet appel. À cause de ça, je me retrouve à Manhattan, au dernier endroit où j’aimerais être à l’heure qu’il est, entourée de personne que je n’ai plus vu depuis des années, et en particulier une femme que l’on préfère éviter. Honnêtement, à choisir, je préfèrerais encore parcourir des milliers de kilomètres pour aller sur le sol mexicain, rejoindre l’homme que j’aime pour essayer d’arranger notre situation, plutôt que de subir les questions de cette commère. Toute ma vie, tous mes choix étaient en train d’être passés au peigne fin. Que ce soit à propos de mes études, mon travail même si j’ai réussi à éviter le sujet jusqu’à présent car parler du FBI est la dernière chose à faire avec Madame Leonard. Mais pas que. Le mariage annulé avec Adam. Le fait que je sois célibataire actuellement, car même si ce n’est pas le cas, je n’ai pas de bague au doigt donc ça signifie être célibataire à ses yeux. Mon âge qui se rapproche de la trentaine, et toujours pas d’enfant. Une honte pour mes parents. Les mots ne sont pas sortis, mais je peux les entendre très clairement dans sa tête. Il y a bien une occasion de sortir de cette discussion, lorsqu’un serveur arrive, mais c’est sans compter mon interdiction de boire une seule goutte d’alcool pendant neuf mois. Un refus qui ne passe pas inaperçu, et les premières suppositions sont sur le point d’arriver dans la conversation, mais notre tête à tête, que je n’ai pas choisi, est interrompu par une troisième personne. Si j’étais croyante, j’aurais pu sortir un “Dieu merci” à haute voix, tellement cette arrivée est une bénédiction à mes yeux. Le moment idéal pour me sortir de ce guêpier. Cette personne n’est pas un inconnu, bien que nos chemins ne se soient plus croisés depuis près de 4 ans. Le temps passe vite. La surprise est visible sur mon visage, mais j’aurais bien le temps après pour parfaitement l’exprimer. Pour l’heure, avoir ma main dans celle de Graham ne pouvait signifier qu’une chose. C’était une demande informulée pour partager une danse. C’est totalement impossible de ne pas prendre cette opportunité pour fuir cette femme beaucoup trop curieuse, et également très proche d’un secret que je tente de garder pour l’instant. J’accepte cette danse, et fais part à la dame de bonne famille que ce ne serait pas correct de refuser, et par conséquent, qu’elle devait nous excuser. Quelques secondes encore à devoir garder ce sourire forcé. Dans ce genre d’événement, il n’y a pas la place à l’improvisation. Tout doit être parfait. L’apparence est l’une des choses les plus importantes. À partir du moment où un pied touche le sol de la pièce, il faut jouer un jeu, un rôle même, et à la perfection. Aucun accro. Même une personne en deuil depuis la veille devrait afficher un sourire capable de soigner la leucémie.

Une fois à bonne distance de quiconque, je pouvais enfin retrouver un semblant de normalité, et afficher un sourire beaucoup plus naturel, et complètement sincère. J’apporte ma seconde main sur l’épaule de mon partenaire de danse, alors que je sens la sienne à ma taille. Un échange de regard pour se coordonner, et la danse peut commencer. Rien de bien compliqué. Les bases dans ce genre d’endroit. Plus communément appelé danse de salon d’ailleurs. Ma voix est plutôt faible, car malgré l’omniprésence de la musique pour faire danser les couples sur la piste, je sais parfaitement qu’il y a des oreilles indiscrètes prête à épier notre conversation. C’est donc sur un ton plutôt faible que je m’adresse à Graham, pour le remercier de son intervention. Ses paroles me font sourire une fois encore. Ainsi, il a eu la malchance de subir un interrogatoire, juste avant moi. Je ne peux que compatir. « Tu es arrivé au meilleur moment, je ne savais pas comment me sortir de la conversation qui était sur le point de commencer. Merci encore. » Je sais pertinemment que ma fuite n’est que temporaire. Que même si j’ai réussi à échapper à la curiosité de cette femme, ça allait me retomber dessus à un moment ou un autre. Si ce n’est pas ce soir, ça sera un autre jour. Je ne serais pas étonnée qu’une bonne partie de la salle soit déjà au courant que la petite orpheline Kelley est enceinte, mais pas mariée. Une chance de ne plus avancer dans ce monde de strass et paillettes. « Oui, mon dernier gala de charité devait être avec toi, et c’est comme si c’était hier. Les même personnes, les même discussions.... c’est presque affligeant. » Presque. Je ne vais pas ressentir de la peine pour une poignée de personne ayant décidé de vivre dans une bulle, celle du luxe, et ne considérer les autres comme un petit peuple à qui il ne faut pas se mêler. Je ne regrette pas d’en être sortie pour vivre ma propre vie. Cette vie est beaucoup plus passionnante, avec des gens sincères et vrais. Néanmoins, je suis contente de voir Graham devant moi, et de pouvoir partager une danse avec lui. C’est comme revenir une bonne dizaine d’année en arrière. Les évènements mondains sont une obligation chez les personnes aisées, comme lui et moi. Mes parents m’y traînaient de force. La seule chose qui rendait le moment supportable se résumait en une seule personne : lui. L’assemblée était contente de nous voir danser ensemble, et d’avoir un sujet de discussion dans le genre projet d’avenir pour nous deux, et nous, on avait quelqu’un avec qui discuter et passer un bon moment sans devoir supporter les conversations d’adultes. Je jette un coup d’oeil par dessus l’épaule de mon partenaire, et remarque certains regards dans notre direction. Il ne m’en faut pas plus pour comprendre. « Hum… tu as conscience que d’ici cinq minutes, grand maximum, la plupart des personnes présentes dans cette salle s’attendront à recevoir un faire part de mariage dans les prochains mois ? » Ça, c’était le truc le plus amusant à faire avec lui, à l’époque. Se moquer des clichés que l’on trouve dans ce monde de riche. Un bon moyen pour se détendre, et faire aussi de l’autodérision. Pourtant, il y a une part de vérité dans mes paroles. Je suis presque sûre que d’ici quelques semaines, cette information me parviendra aux oreilles, d’une façon ou d’une autre. Pour l’instant, je pose mon regard dans celui de mon partenaire pour scruter sa réaction.    



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MessageSujet: Re: Ou comment améliorer une soirée. (Graham)   Dim 9 Avr - 14:12

Lara & Graham
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Miami m’avait permis de m’éloigner de ce monde, de ce milieu qui ne m’avait jamais attiré, de cette vie mondaine aux apparences trompeuses. Je n’avais pas le choix étant enfant de m’y rendre, d’accompagner mes parents, cela faisait partit de la vie de ma famille, on avait de l’argent, on faisait de la classé social dite riche, il fallait donc le montrer, en être fier. Beaucoup trop et ce n’était pas mon point de vu, je ne pouvais pas nier être un grand dépensier, c’était un de mes grands points faibles, mais honnêtement, avec un compte en banque remplis pour je ne sais combien génération à venir, je pouvais me le permettre. Mais le mettre en avant ainsi, se retrouver dans un monde d’hypocrite où le temps d’une soirée toutes ses personnes sont des amies, ce n’était pas moi, encore moins en sachant qu’une fois le dos tournait, les paroles, que l’on avait pu dire, étaient déformées aux yeux de tous pour apporter une toute nouvelle vérité remplis de mensonge. Non, en quatre ans ce milieu ne m’avait pas manqué et en revenant à New-York, j’espérais pouvoir continuer à y échapper, à vivre ma vie comme je le souhaitais et ne plus avoir à croiser des gens comme la famille Leonard, plus précisément la femme, qui malgré les nombreux mois écoulaient, n’avait pas changé, elle en était tellement prévisible. Un espoir réduit à néant dès ce soir, l’absence de mes parents et mon retour faisait que j’étais l’homme de la situation, Braelynn était hospitalisée pour son anorexie, puis il était hors de question que je vienne la lâcher dans ce genre d’endroit après ce qu’elle avait vécu et Connor lui étudiant à Columbia avait l’excuse du Spring Break et de sa présence à Cancun pour ne pas pouvoir venir. J’étais donc ce soir, le seul et unique représentant de la famille Eastwood, une soirée que j’avais pensé être ennuyante à l’avance, où j’avais prévu d’y faire une apparition, échanger quelques mots avec certains des invités, boire une coupe de champagne, déposer un chèque pour ce gala de charité et retourner chez moi. C’était l’idée du planning que je me faisais, jusqu’à ce que mon regard croise celui de Lara, celle avec qui je passais ces moments lorsque l’on était enfant, des souvenirs en sa présence dans ce genre de lieu, j’en avais et plus d’un, pourtant je n’avais pas pu m’empêcher de ressentir de la surprise en premier impression, c’était bien la dernière personne que j’aurais pensé croiser ici, une agréable surprise, la dernière fois que je l’avais croisé c’était pour l’enterrement de ses parents, quatre ans en arrière, quelques mois avant mon départ et honnêtement, je ne savais pas vraiment si elle se souvenait de ce moment.

La main de Lara dans la mienne, la seconde se trouvait sur sa taille alors que depuis que l’on était sur cette piste de danse, depuis que nos regards s’étaient croisés, laissant naitre un sourire sur mon visage, on avait commencé cette danse de salon, une danse que l’on avait tellement faite tous les deux, à chaque fois que l’on se retrouvait dans ce genre d’endroit. Des habitudes qui étaient vieilles de quatre ans, mais que l’on n’avait pas perdu, on n’avait aucune difficulté à s’accorder, mon regard était en grande partie dirigeait vers la jeune femme avec qui j’étais en train de danser, tournant de temps à autre sur le côté, pouvant observer la salle autour de nous et plus précisément les invités qui s’y trouvaient. Des coups d’œil sur lesquels je ne m’attardais pas, me concentrant sur la conversation qui s’installait avec Lara, sur la réponse qu’elle était en train de me donner alors que sa réponse, comme la mienne restait sur un ton relativement bas, prévoyant aux oreilles qui trainaient près de nous. Mes lèvres s’étiraient automatique à ses paroles, si j’avais déjà eu l’occasion de m’en rendre compte, j’en avais la grande confirmation, Madame Leonard n’avait pas changé, tout comme son désir de ragot, sa vie de commère pour en déformer le tout, de quoi se demander qui d’elle ou de SOS c’est inspiré de l’autre. « J’ai pensé à mettre une jolie cape rouge pour t’aider à te sortir de cette situation, mais je me suis dit que ça serait beaucoup plus discret sans. » Bien que cette information restât réellement à confirmer, parce que je pouvais voir des regards tournaient dans notre direction, je n’avais pas de mal à imaginer ce qu’il pouvait se dire, à penser que les dire du passé étaient de retour, est-ce qu’à nouveau ils allaient penser pour nous à notre avenir, imaginer une vie pour nous sans même que l’on ait notre avis à donner ? C’était fortement possible, mais je préférais oublier ces suppositions, ces interrogations et me concentrer sur ses retrouvailles avec Lara. « Affligeant le mot est faible, je pense. » J’espérais qu’en quatre ans je n’en étais pas resté au même point, tout comme les personnes présentes, sinon ma vie n’avait pas été aussi joyeuse que je pouvais le penser à Miami. Est-ce que j’étais tout autant prévisible que ceux qui étaient autour de moi, où il me suffisait d’un regard posait sur eux pour savoir à quel genre de conversation je devais m’attendre une fois en leur présence ? Je ne l’espérais pas et je n’avais pas le temps de m’attarder dans mes réflexions, j’en sortais grâce au son de la voix de Lara, ses mots réussissaient à laisser un rire se faire entendre, sa pensée, je l’avais eu un peu plus tôt, bien que je ne fusse pas allé jusqu’au mariage d’ici peu. Pourtant, en détournant mon regard de la jeune femme, en observant quelques secondes supplémentaires autour de nous, il était difficile de ne pas remarquer les regards sans doute un peu trop nombreux dans notre direction. « J’en ai bien conscience et je ne sais pas si je suis plus amusé par ça ou désolé de voir qu’il en faut si peu pour des conclusions aussi fortes. » Plus que forte d’ailleurs, je n’étais pas prêt d’être un homme marié, déjà pour commencer parce que je n’avais personne à mes côtés, un détail qui est des plus importants dans ce genre de moment, sauf si je me décidais de me marier avec la femme invisble. « J’espère juste que l’on va recevoir un faire-part nous aussi, t’imagines si tout le monde vient à notre mariage, mais qu’on n’est pas au courant. » Le sourire aux lèvres, je laissais un rire également conclure ce que je venais de dire, alors que je me reculais légèrement de Lara, gardant sa main dans la mienne, retirant celle qui se trouvait sur sa taille, le temps de la faire tourner sur elle et de reprendre la même position qu’avant. Avec une petite évolution, qui était assez visible, puisqu’au lieu d’avoir mon regard soutenant le sien, j’avais apporté mes lèvres près de son oreille, le sourire était toujours présent sur mon visage et pourtant je n’avais pas la moindre idée des conclusions exactes qui allaient être faites de ce simple geste. « Je ne sais pas pour toi, mais personnellement, je n’ai rien à perdre à m’amuser un peu avec eux ce soir, quatre ans que je ne suis pas revenu ici et j’ai bien envie de savoir jusqu’où ils seraient prêts à aller dans les conclusions. » Un milieu que je détestais, un endroit où j’avais envie de jouer de leur hypocrisie, de cet argent qui les avaient coupé du monde réel, qui les avait plongé dans une bulle qui était bien loin de la réalité, comme par exemple, une simple danse qui apportait la conclusion qu’il allait se passer quelque chose entre Lara et moi, si ils n’en étaient pas au point qu’elle avait souligné, le mariage.
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MessageSujet: Re: Ou comment améliorer une soirée. (Graham)   Ven 21 Avr - 15:37

Ou comment améliorer une soirée.
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Le temps peut parfois causer des dégâts sur les relations amicales, les réduire à de simples souvenirs perdus dans le brouillard des esprits, deux personnes proches peuvent soudainement n’être que des étrangers dans une ruelle, un regard à peine échangé, comme si le passé n’avait jamais existé. Mais dans de rares cas, le temps n’y fait rien, et on retrouve un ami de longue après une trop longue période, et c’est comme si rien n’avait changé. Ce soir, c’est l’exemple typique avec Graham, cet environnement. Un bond dans le temps à peine perceptible. À quelques différences près : le poids des années, l’enrichissement dans nos vies, l’absence des personnes disparues. Les conversations sont les mêmes, un bruit de fond que l’on préfère ignorer pour ne pas se prêter au jeu des ragots. Néanmoins, l’affection que je portais à ce charmant jeune homme n’a pas été entaché par les années. J’aurais pu le voir la veille, comme si de rien n’était, ça serait exactement pareil. C’est le grand mystère des relations humaines.

Ma main dans celle de Graham, l’autre sur son épaule, j'exécute les pas par automatisme, sans même y songer. Cette danse si cliché que l’on ne retrouve que dans ce genre d’évènement, lui et moi on la connaît par coeur. Par ailleurs, il ne faut aucune connaissance particulière pour la maîtriser, seulement suivre le tempo de la musique, si lent, si monotone. À peine une note plus haute qu’une autre, dans de rares moments. Comme depuis toujours, Graham a réussi à rendre cette soirée, qui était mortellement ennuyeuse, beaucoup plus agréable. Avec le temps, il était facile de trouver un peu de positif dans cette obligation familiale. Ce soir, j’y suis allée de mon propre chef, une grosse erreur de faiblesse passagère, et j’aurais pu le regretter en moins de deux, mais grâce à mon ami, ce n’était plus le cas. « Oh c’est dommage, le rouge te va tellement bien. La prochaine fois, je mettrais une cape rouge pour te sortir d’une situation compliquée. » Discuter avec Graham a toujours été facile, contrairement aux autres personnes de “ce monde” de bourges. Il n’y a aucune prise de tête, les mots sortent naturellement, sans filtre ou peur de dire une idiotie qui va faire la honte de la famille. J’aime retrouver cette sensation de liberté dans cet espace confiné. C’est affligeant de voir qu’une grosse somme d’argent sur un compte en banque peut rendre les gens… étroit d’esprit, pour garder un semblant de politesse. Quatre années loin de ce monde, et rien n’a changé. Toutes les personnes présentes dans cette pièce semblent figées dans le temps, contraints de garder la même ligne directive. Est-ce également mon cas ? Suis-je toujours la même personne qu’à cette époque. La réponse est définitivement non. Presque une demie décennie pour apprendre des erreurs, tomber au fond du gouffre, flirter avec les ténèbres et finalement réussi à en sortir. Il y a eu tellement d’évènements durant ces années. Le destin a décidé de me mettre face à la mort, celle de mes parents, pour ensuite me faire danser beaucoup trop près de la mienne, partir dans les abysses de la dépression. Heureusement, un sentiment plus fort que tous a été présent pour m’aider à entrapercevoir la lumière : l’amitié. L’aide précieuse qui vient attraper votre main et vous poussez à la surface pour reprendre souffle et goût à la vie. Il y a bien eu la réussite dans les études, l’amour et le voyage à travers l’Europe, pour prendre une grosse claque en retour. Mais aujourd’hui, tout semble s’arranger. À mon plus grand plaisir. Néanmoins, il ne faut pas se voiler la face, même si nous avançons à travers le temps, cet univers est une exception. Cette simple danse va très certainement entraîner des ragots, que je ne manque pas de partager avec le jeune homme avec qui je partage un moment agréable. Il ne faut pas avoir une connexion forte pour partager la même pensée à ce propos. Un rire léger, que je parviens à contrôler s’échappe de mes lèvres. Il n’y a que nous pour blaguer à propos d’un engagement si fort qu’est un mariage. « J’espère que ça se passera ailleurs qu’à New-York, peut-être sur une plage, les pieds dans le sable. Le dépaysement total. » J’ignore encore la finalité de cette soirée, mais je pourrais en trouver un point positif. Lors de celle-ci, j’aurais réussi à aborder le sujet du mariage, sans plonger dans un sentiment de nostalgie et une profonde envie de pleurer. Il y a du progrès finalement. Un tour exécuté à la perfection, comme toujours, pour un retour en position normale, l’une de mes mains dans celle de Graham, l’autre sur son épaule. Cependant, sa proximité nouvelle ne pouvait passer inaperçue. Ses paroles me parvenaient rapidement, et un sourire se dessinait à mesure que je les comprenais. La tentation était grande, mais est-ce que j’étais dans le même cas que lui, à n’avoir rien à perdre ? Si, il y avait beaucoup à perdre dans ma vie actuellement. Une pensée vers l’homme que j’aime, à des kilomètres d’ici ce soir, et à notre enfant que je porte. Ma vie serait beaucoup trop terne si je devais perdre l’un des deux, mais une évidence frappante me saute aux yeux : il n’est pas de ce monde. Comme pour apporter un début de réponse, je tourne légèrement la tête vers lui, mon visage beaucoup trop près du sien pour paraître innocent aux regards des personnes présentes dans la salle. « Je n’ai rien à perdre ici, aucun fiancé dans un coin de la pièce. » Dans un geste délicat, la main présente sur son épaule glisse dessus pour venir se placer derrière sa nuque, alors qu’un sourire léger vient se poser sur mes lèvres. « Je suis prête à te suivre jusqu’où tu voudras aller, il faut bien trouver un peu d’amusement à cette soirée avant d’aller déposer un chèque avec un montant astronomique. D’ailleurs, c’est quoi le but de cette soirée déjà ? » L’envie de rire à mes propos est forte, mais complètement inenvisageable pour ne pas briser notre couverture. Si mes gestes traduisent une forte attirance pour Graham, mes paroles peuvent être plus légères, si elles sont prononcées à voix basses, loin des oreilles curieuses. C’est pour cela que je n’hésite pas à lui demander l’origine de cette soirée. Dans ma discussion peu attentive avec l’une des amies de mes parents, j’étais complètement passée à côté de la cause de ce soir, si c’était à propos d’enfants défavorisés, de la construction d’un bâtiment ou une collecte de fond pour un pays dévasté par une tempête ou je ne sais quoi.



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MessageSujet: Re: Ou comment améliorer une soirée. (Graham)   Jeu 11 Mai - 16:07

Lara & Graham
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Ou comment améliorer une soirée

Ce soir était un véritable retour aux sources, le temps pour moi, de retrouver ce monde de gala, qui ne m’avait pas manqué une seule seconde, lorsque je me trouvais à Miami, mais aussi de retrouver la jeune femme, avec qui j’étais en ce moment même en train de partager une danse, un peu plus de quatre ans que nos chemins s’étaient séparés, pour se retrouver ce soir. Pour reposer mon regard à nouveau sur elle, pour avoir la chance, une nouvelle fois de partager quelques pas, au rythme de la musique. Quatre ans était passé et on avait grandi tous les deux, que ce soit de son côté, comme du mien, on ne voyait plus les choses de la même manière, lors de ce genre d’évènements mondains, même si l’ambiance et les comportements des invités, eux ne changeaient pas malgré les années. Il était temps, de se retrouver, mais de s’amuser, d’apporter une évolution à notre passetemps de la soirée et pour cela, rien de mieux que je venir faire croire, à qui voulait poser son regard sur nous, que nous formions un couple. Un jeu dangereux, mais qui me faisait déjà sourire, savoir jusqu’où on serait capable d’aller pour cela, savoir jusqu’à quel point, les gens présents vont croire ce petit manège, s’il y en a qui vont réaliser, la supercherie qu’on est en train de mettre en place. Il y avait une pièce, que je pouvais d’ores et déjà, mettre sur une personne, il s’agissait de madame Leonard, cette femme que l’on avait plus besoin de présenter, la meilleure commère de la soirée, celle par qui tous les ragots passaient. A n’en pas douter, elle allait être la première à tomber dans le panneau, avec son regard se baladant dans toutes la pièce, à la vitesse de Flash, elle allait être notre point de départ, celle qui allait déclencher cette folle rumeur qui nous passait en tête, pour notre propre amusement.

Au point, il fallait l’avouer, de les imaginer prévoir notre propre mariage, ce genre d’évènement, qui se produisait une fois dans une vie, celle que l’on prévoit à l’avance, celle qui va venir nous engager avec la personne que l’on aime, celle avec qui on souhaite passer le reste de notre vie. C’était quelque chose de très important et nous, on en rigolait, il fallait dire que la situation nous le permettait à merveille, il aurait été regrettable de passer à côté de cette possibilité. « Si tu veux que l’on reste aux Etats-Unis, je peux te proposer les plages de Miami, je les connais et elles sont magnifiques… Après si tu parles de voyager un peu, Hawaii est une très bonne destination. » Je n’étais pas le plus grand voyageur du Pays, ni même de la Terre, mais je ne m’étais pas privé, ces dernières années, lors de vacances pour me payer un billet d’avion, pour prendre mes valises, bien souvent accompagnait de mes amis, pour quitter l’état d’Amérique, visiter un peu ces fameux endroits, dont j’entendais parler, qui faisait rêver tant de monde et que j’avais fini par avoir envie de visiter à mon tour. Entre un côté dépensier et le compte en banque de mes parents, il aurait été dommage de ne pas en profiter, surtout que lors de chaque validation de billet, je n’avais pas le moindre remord. Difficile d’en avoir envers eux, après ce le choix qu’ils avaient imposé à Braelynn, lors d’un moment très important dans sa vie, j’en étais à me demander, si l’accrochage qu’ils avaient eu avec leur propre fille, était connu de l’entourage qui était dans cette pièce, de comment ils ou elles pourraient réagir, de connaitre la véritable histoire. La seule raison, qui me poussait à me taire, à garder le silence, c’était pour le bien être de ma sœur, elle n’avait pas besoin de ce genre de « scandales » dans l’immédiat, elle avait plus fort à faire en acceptant son anorexie et en se faisant soigner directement à l’hôpital.

Il était préférable, de mettre de côté, les sujets qui fâchent, ceux pour lesquels, je ne pourrais jamais pardonner à mes parents leurs décisions, ceux qui faisaient, que notre lien était cassé, ils restaient mes parents, cela ne changerait rien, mais ils étaient désormais, bien loin du statut de modèle, des personnes que je prenais en exemple, mon but n’était plus de suivre leurs traces et de devenir comme eux, si c’était pour être aussi con, ce n’était pas la même, autant rester moi-même. Changer de sujet, se concentrer, sur la situation présente, sur la présence de Lara, bien plus proche de moi, depuis que j’étais venue la faire tourner, depuis que je m’étais approché d’elle, pour venir lui murmurer le fond de ma pensée directement à son oreille. Je voulais être joueur, je voulais voir si elle était capable de me suivre, parce que si je n’avais rien à perdre et que ma vie sentimentale était aussi calme que les stations de ski durant l’été, ce n’était pas pour cela, qu’il en était de même pour la jeune femme avec qui j’étais en train de danser. En quatre ans, bien des choses dans sa vie aurait pu changer, cela ne faisait pas longtemps que l’on venait de se retrouver et même si je voulais profiter de cette pointe d’amusement que j’avais, ce n’était pas pour lui apporter des problèmes dans sa vie personnelle. Sa réponse, je n’aurais pas été capable de la deviner, pas dans la position dans laquelle on se trouvait, pas tant que je n’avais pas cette occasion de pouvoir croiser à nouveau son regard, chose qui ne tardait pas à se réaliser. Nos visages étaient proche l’une de l’autre, beaucoup trop, pour de simple « ami », mais parfait pour l’idée qui je venais de lui proposer. Mon regard trouvant le sien, je n’avais pas besoin du sourire qu’elle abordait, pour comprendre, que ma proposition, elle l’acceptait et sa réponse, les mots, qu’elle venait de me prononcer, ce faisait que confirmer, la conclusion que je venais de faire. Je n’avais pu masquer ce sourire qui s’étirait d’une traite jusqu’à mes oreilles, je connaissais Lara depuis de nombreuses années, maintenant et l’idée de retrouver cette complicité du passé, de l’améliorer en accentuant le lien qu’il nous unissait, me plaisait, me donnait envie de jouer ce rôle le temps du gala… Puis, soyons honnêtes, même s’il ne s’était jamais rien passé entre nous, s’était une très belle femme, un point qui ajoutait un peu plus de raisons pour rentrer dans ce petit jeu, plutôt que de rester raisonnable. « Le financement de notre mariage. » La tentation avait été bien trop grande pour résister, c’était pour cette raison, qu’en même temps que je pouvais sentir sa main prendre place derrière ma nuque, je lui avais répondu, la voix remplis d’humour, quel était le but de ce gala. « On est là pour « Operation Smile », on est du côté des services médicaux ce soir. » A chaque gala son thème, pourtant, je savais, que peu importe celui que ça allait être, le montant sur le chèque à la fin de la soirée, serait le même à chaque fois, d’une somme impressionnante, mais qui était le seul geste que les personnes présentes faisaient à l’attention de plus démunies qu’eux. « Si j’apprécie, ce que le milieu hospitalier fait pour nous, je suis presque sûr que le meilleur moyen, pour que notre petit jeu fonctionne, ce n’est pas de rester sur ce sujet. » On pouvait toujours essayer, mais je doutais fortement de la réussite de ce projet. Mon regard à nouveau dirigeait vers celui de Lara, je n’effaçais pas ce sourire présent sur mon visage, alors que ma main quittait sa taille, pour venir se glisser dans le bas de son dos, nous permettant de se rapprocher, légèrement plus l’un de l’autre. « Très bien, tu m’as dit, ne pas avoir de fiancé dans un coin de la pièce, ce qui me laisse penser, qu’en dehors de ce gala, il y en a un… Je te laisse fixer les limites de ce petit manège, jusqu’à où on a le droit de pousser le couple, que l’on forme pour la soirée ? » Une supposition, dont je n’étais même pas sûr, juste une logique, qui n’était pas forcément la bonne, mais avant de se lancer, dans des plans aussi tordus les uns que les autres, pour amener madame Leonard et les autres, sur le pièges qu’on était en train de leurs tendre, il était préférable, d’avoir quelques règles, quelques limites.
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MessageSujet: Re: Ou comment améliorer une soirée. (Graham)   Mar 23 Mai - 12:10

Ou comment améliorer une soirée.
— with Graham Eastwood.

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La vie est comparable à des montagnes russes. Il y a des périodes de calme plat, où les choses se passent sans embûches, un petit train de vie normal. La routine du métro boulot dodo. Et puis, sans prévenir, c’est la descente, ce saut dans le vide, tout devient sans dessus dessous. C’est la période dans laquelle je me trouve en ce moment. Après un retour à la normale, tout est devenu beaucoup trop compliqué pour réussir à gérer. Avec Allen, on avait enfin réussi à trouver un terrain d’entente, un rythme idéal pour nos vies, et celle de Jamie. Ça fonctionnait. Sauf qu’un soir, un accident, pour venir souffler sur le château de carte. L’édifice n’est plus qu’un tas de carton plat sur le sol, dans l’attente d’une reconstruction. C’est l’une des raisons de ma présence ici ce soir. Un moment de faiblesse où l’une des anciennes amies à ma défunte mère avait trouvé bon de m’appeler, et de m’inciter à venir pour ce gala. Un retour en grande pompe dans ce monde qui m'indiffère au plus haut point. Mais heureusement, la présence de cet ancien ami perdu de vue, sous les traits de Graham Eastwood, vient illuminer cette soirée. Les complications de ma vie personnelle, cette incertitude dans ma vie amoureuse me pousse à accepter cette idée complètement tordue qu’il me propose, à savoir de se faire passer pour un couple aux yeux des invités présents dans la pièce. Avec Graham, il est inutile maintenant de compter les années. Tout comme moi, il a été plongé dans ce monde par obligations parentales. Il connaît le pouvoir des rumeurs. Comment faire qu’une simple envie de l’assistance devienne réalité. Bien des années plus tôt, nombreux sont ceux qui avaient espéré une romance entre le jeune homme et moi. Une idée assez absurde. Si je devais qualifier la relation avec l’un des fils Eastwood, jamais je ne pencherais vers le côté amoureux. Ça ressemblait bien plus à ce que je pouvais partager avec Cooper, actuellement, une relation proche d’un frère et d’une soeur, en un peu moins fort évidemment, car personne ne peut remplacer mon meilleur ami. Il est beaucoup trop important à mes yeux. Par ailleurs, quatre années se sont écoulées depuis la dernière fois où j’avais pu voir Graham. Une occasion ce soir de peut-être rattraper le temps perdu.

Si à l’époque il y avait eu des spéculations sur notre avenir amoureux, ce soir, nous étions décidés à nous en moquer ouvertement. Si, à cause de l’enfant que je porte en moi, je ne peux oublier mes tracas avec de l’alcool, il faut bien que je reporte sur autre chose. Cette supercherie proposée par le jeune homme est parfaite. Me mettre dans la peau d’une autre, juste pour une soirée. Il n’y avait pas de mal à ça, vrai ? C’est naturellement que je venais accepter sa proposition, tout en laissant ma curiosité parler. Une curiosité sérieuse, loin de ce petit jeu que l’on mettait en place, à savoir le but de cette soirée. Derrière un gala de charité, se cache une cause, pour rassembler des fonds. Lorsque j’avais accepté de venir, je n’avais pas jugé bon de demander la cause. Avant de mettre un chèque, car c’est presque une obligation informulée dans cet univers, il serait bon de savoir à quelle fin servira cet argent. La réponse de Graham aurait dû être prévisible, mais j’étais tout de même surprise. Assez pour rester sans voix pendant un court instant, avant de doucement hocher de la tête, comme pour lui dire « Bien joué ! ». Ma main sur sa nuque pour parfaire le rôle de la jeune femme sous le charme de son cavalier, j’apprenais que le but de cette soirée était pour une des nombreuses opérations médicales. Une cause honorable, certes, mais c’était une parmi tant d’autre. N’y a t-il pas un jour où nous aurons la chance d’avoir une idée innovante. Quite à mettre la main à la poche, autant que ce soit pour quelque chose de concret. Le financement d’un nouvel artiste en devenir, par exemple. En guise de petit coup de pouce. Un bel espoir qui montrait mon comportement à l'opposé de celui qu’auraient souhaité mes parents. La petite fille docile n’a jamais voulu se mettre dans une case, et y rester sagement, prête à révolutionner son monde. « D’accord, de toute façon, je doute pouvoir tenir la conversation bien longtemps avec mon diplôme de journaliste. » Entre ce domaine, et la médecine, ce n’est pas un pas mais un fossé qu’il y a. Et puis, comme venait de le souligner Graham, pas sûr que ce soit le sujet adéquate pour rendre crédible notre petit manège. Un peu plus proche de lui de part sa main venue se poser dans le bas de mon dos, je me retrouvais confrontée à la dure réalité du moment en entendant les paroles de Graham. Fiancé, le terme était un peu trop gros pour qualifier ma relation avec Allen, si relation il y avait encore. Les mots que j’avais prononcé étaient encore bien présents dans mon esprit. Ces termes qui sonnaient presque comme une rupture, même si c’était bien loin de refléter le fond de ma pensée. Au contraire, dans la situation actuelle, j’avais plus que tout envie de l’avoir à mes côtés. Sauf qu’à part cet échange de texto pour me confier Jamie, ou plutôt me l’imposer sans me laisser le choix, il n’y avait rien eu. Pas une conversation, pas un appel, depuis son départ pour le Mexique, afin de rejoindre sa meilleure amie. « Je n’ai pas de bague à mon doigt, donc fiancé n’est pas le terme approprié, mais j’ai quelqu’un dans ma vie, ta logique était bonne à ce propos. » Un petit sourire venait se déposer sur mes lèvres naturellement. « Tu dois être au courant de ce qu’il s’est passé dans ma vie l’année dernière, et si ce n’est pas le cas, c’est très étonnant que personne n’a été commérer à ce sujet… » Car même lorsque l’on souhaite se tenir à l’écart des ragots, ils viennent quand même à nous. Si, à peine j’avais posé un pied dans la salle, Mme Leonard n’avait pu s’empêcher de me parler de cette fâcheuse histoire avec Adam, c’était que toutes les personnes présentes dans la pièce étaient au courant, dont Graham. « En tout cas, je ne veux rien faire qui soit irrespectueux pour cette personne. La dernière chose que j’ai besoin dans ma vie actuellement est une photo en première page du nouveau couple phare. » J’étais peut-être remontée envers Allen, sa manière de réagir à l’annonce de ma grossesse, et cette fuite en avant au lieu de régler ce problème à deux, mais ça ne justifiait pas le fait de vouloir agir de manière stupide, irréfléchie. Le jeune homme que j’avais en face de moi était, certes, séduisant, mais mon coeur battait déjà pour quelqu’un d’autre. Dans la vie, je pouvais être une bonne comédienne, j’étais capable de beaucoup de choses, mais pas de jouer avec les sentiments d’une autre personne. J’avais été dans la position de cette personne, et je ne le souhaitais à personne d’autre. « Tu connais ma situation amoureuse, ou presque, mais je ne connais pas la tienne. Y a t-il une femme dans le coeur d’un des plus beaux partis de New-York ? » Demandais-je avec un petit sourire malicieux sur les lèvres. C’est impossible de passer à côté de ce qu’il se dit. Un beau jeune homme, avec un compte en banque loin d’être négligeable. Une bonne famille. Comment ne pas sauter sur l’occasion de mettre le grappin dessus. L’une des habitudes écoeurantes de ce monde. Le fait de se croire dans un speed dating géant, à devoir caser tout le monde, comme si chacun avait une date de péremption. Où va le monde.



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MessageSujet: Re: Ou comment améliorer une soirée. (Graham)   Jeu 8 Juin - 2:05

Lara & Graham
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Ou comment améliorer une soirée

Le principe de cette soirée pour nous était simple, celui de faire croire à l’assemblée présente ce soir, que l’on formait un couple, que j’étais amoureux de la femme qui était en train de danser en ce moment même avec moi et que cet amour était réciproque. Si de l’eau avait coulé sous les ponts, que plusieurs années étaient passé depuis notre tout dernier gala, il était difficile d’oublier que bon nombre de personne présente ce soir, aurait il y a quatre ans en arrière encore, parié sur un futur amoureux entre nous. Une image qui m’avait toujours fait rire, il fallait être fou pour ne pas trouver la jeune femme ravissante, elle avait toujours eu ce charme qu’elle dégageait, mais depuis notre rencontre, depuis mon premier regard posait sur elle, ce n’était pas une femme dont je pouvais tomber amoureux que je voyais. C’était plutôt celui d’un ami, d’un très bon ami, un peu comme d’un frère, celui qu’elle n’avait pas eu, si ce lien datait d’il y a quatre ans en arrière, les choses ne changeaient pas, aujourd’hui encore, je ne me voyais pas partager la moindre relation amoureuse ou intime avec Lara. Pourtant, cette idée de venir faire croire aux personnes présentes, me donnait le sourire, j’étais joueur, tel l’enfant que j’étais resté du haut de mes vingt-sept ans, on ne me changerait pas sur ce détail, après tout, ce n’était pas surprenant, moi qui était toujours ce petit garçon fan de super-héros, qui idolâtrait cet homme qu’était Superman, jusqu’au point d’être gravé sur ma peau.

Je me concentrais sur ce qui était en train de se passer entre nous, les apparences étaient en notre faveur sa main derrière ma nuque, la mienne dans le bas de son dos, qui apportait un rapprochement entre nos deux corps où je doutais qu’une feuille de papier pouvait passer entre nous deux. Mon regard dans le sien, je dirigeais cette conversation sur un sujet bien précis, si on était sur cette piste de danse avec ce petit jeu qu’on avait installé, cela n’empêchait pas le fait que l’on se voyait pour la première fois depuis quatre ans. L’occasion, en même temps que l’on définissait les règles, d’en savoir un peu plus sur la vie qu’elle menait, qu’est-ce qu’elle faisait, mais aussi et surtout dans l’immédiat, si un homme partageait sa vie. Mon sourire ne s’effaçait pas à l’entente de ses paroles, il était vrai qu’elle ne portait aucune bague à sa main gauche, mais cela ne l’empêchait pas d’être une femme en couple, voilà une nouvelle qui me faisait plaisir. On ne pouvait pas dire que sa vie sentimentale était une véritable réussite, même à plusieurs milliers de kilomètre de New-York, j’avais entendu parlé de son histoire avec Adam, de cet échec amoureux qu’elle avait vécu, difficile dans le milieu où l’on avait grandi, de ne pas avoir des nouvelles des uns et des autres, même sans les voir. « Je te mentirais en te disant que je ne suis au courant de rien, j’avais beau être à Miami, certaines informations arrivaient encore jusqu’à moi… Je suis désolé pour ce qu’il t’est arrivée avec ton ex futur époux. » Même si c’était un peu plus de douze mois après les faits, c’était des mots que je n’avais pas eu l’occasion de lui dire avant ce soir. Quatre ans que son chemin n’avait pas croisé le mien, quatre quand que je n’avais pas eu cette occasion de parler avec elle, j’aurais pu à de nombreuses reprises essayer de prendre contact avec elle, ce n’était pas les moyens qui m’en manquait, mais honnêtement, qu’est-ce que j’aurais fait, si après le décès de ses parents, elle n’aurait voulu entendre parler de plus personne de ce milieu mondain, moi y compris ? Un risque que je n’avais pas pris, la laissant faire son deuil, continuer sa vie qu’elle pensait faire avec Adam, qui avait lui d’autres projets en tête. « Très bien, pas de photo en première page madame la journaliste ! … Je tiens quand même à te dire, que je suis content pour toi, que tu ais réussi à tourner la page de ce qu’il s’est passé avec cet idiot et que malgré tout ça tu es laissé un autre homme entrer dans ta vie. » Je n’avais pas vécu un quart de ce qui lui était arrivée ces quatre dernières années et pourtant, je n’étais toujours pas capable de garder une fille avec moi, il y avait toujours quelques choses qui n’allaient pas, que ce soit de son côté, comme du mien. Une des cicatrices du passé que je n’arrivais pas à surmonter, mon histoire avec Lenora, cette tromperie alors que j’étais un peu trop alcoolisé pour la première fois de ma vie, je n’avais pas encore réussi à passer au-dessus, accepter cette faiblesse que j’avais eu. Au final, même si je n’avais pas demandé mon ex petite amie en mariage à l’époque, je lui avais fait subir la même chose qu’Adam avait fait à Lara. Je ne connaissais pas les détails exacts de son histoire, juste ce que l’on avait bien voulu me dire, sachant que dans cette version, certains éléments pouvaient être faux. « Une femme … ? » J’aurais dû m’attendre en cette question, que le sujet me soit retourné et pourtant je ne pouvais masquer la surprise dans le son de ma voix, avant de laisser un rire s’échapper de mes lèvres, une rire qui pouvait sans doute apporter une réponse sans que je n’aie besoin d’en dire plus. « Non, pas de femme dans ma vie, je suis un homme libre et loin d’être le meilleur parti de cette ville et ça me va très bien. » Comme tout le monde, j’ignorais l’avenir, je ne savais pas de quoi demain était fait, mais ce qui était sûr, c’était que je ne voulais pas d’une femme qui soit avec moi pour le nom de famille que je portais, ni même pour le compte en banque que je pouvais avoir. Ce milieu, je ne voulais plus vivre dedans, faire une apparition de temps en temps, pourquoi pas, mais être présent à chaque gala, devoir me rendre à ses diners dont j’avais horreur à être habillé comme un pingouin, afficher mon plus beau sourire et faire semblant devant des personnes que je détestais, très peu pour moi. « Mais oublions un peu de ce qu’est ou n’est pas ma vie amoureuse… Je me souviens de tes talents de danseuse, tu me prouves que tu n’as rien perdu, mais je me souviens aussi de ta voix, que j’ai pu entendre lorsque tu étais au Glee Club, dis-moi que tu chantes toujours ? » La jeune femme qui était devant moi, toujours aussi proche de mon corps, était l’une des rares personnes qui étaient au courant de cette petite passion que j’avais pour le chant, comme pour la danse, elle était là seul à connaitre ce talent que je gardais cacher bien au fond de moi. Elle avait été l’une des rares personnes, avec qui je m’étais permis de partager le temps de quelques chansons, un duo en sa compagnie, de merveilleux souvenirs que je ne pouvais pas oublier.
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MessageSujet: Re: Ou comment améliorer une soirée. (Graham)   Ven 16 Juin - 22:58

Ou comment améliorer une soirée.
— with Killian Danvers.

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Le dernier sujet que j’avais envie d’aborder à cet instant était mon histoire avec Adam. Cet homme à lui seul avait réussi à passer de ma plus belle histoire d’amour, à mon pire cauchemar. Avec du recul, je voyais aujourd’hui où était le problème. Lors de notre rencontre, il y avait encore la naïveté d’une jeune femme dans mes yeux, avec les idéaux de prince charmant encore en tête. Il était facilement compréhensible de se faire berner au premier regard, et de se plonger dans une histoire pour échapper à la triste réalité des choses. Le décès de mes parents encore frais dans mon esprit, les séquelles de cet accident de voiture qui a été fatal aux deux personnes qui comptaient le plus pour moi, et puis ma propre décente en enfer. Adam avait été une bouée de sauvetage, une raison de fuir les problèmes. Malheureusement, à New-York ou à Paris, les problèmes sont toujours aussi présent. Mais c’était le passé, et ça ne sert à rien de le ressasser. Aujourd’hui, ma vie avait prit un tournant radical, à 180°. J’avais un nouveau travail, et je ne pouvais rêver d’un meilleur patron que mon meilleur ami en personne. L’appartement qui emprisonnait mes souvenirs a été remplacé par un endroit plus chaleureux. Et ce coeur qui avait renoncé à l’amour battait en harmonie avec un homme qui me comblait. Sans compter de ce petit invité surprise caché dans mon ventre. Non. Parler de mon ex fiancé était une mauvaise idée. J’avais eu la désagréable conversation à ce propos avec Madame Leonard avant l’intervention de Killian. Je ne voulais vraiment pas recommencer avec lui. « Ne sois pas désolé. Si, par hasard, je le croisais aujourd’hui, je pense que je pourrais le remercier. Grâce à sa tromperie, je suis aujourd’hui avec quelqu’un que j’aime, et en qui j’ai parfaitement confiance. Un mal pour un bien. » Il est loin le temps de cette pauvre jeune femme qui ne croyait plus en l’amour. En un an, depuis ce retour à New-York, j’avais changé. En mieux, je l’espérais. C’est d’ailleurs pour ça que, malgré mon envie de donner une petite leçon à toutes les personnes présentes dans la pièce, je ne voulais rien faire qui pourrait blesser Allen. La dernière fois que l’on s’était vu, ça avait été électrique, pire encore. Sa réaction concernant ma grossesse était blessante, et sa fuite vers le Mexique pour rejoindre sa meilleure amie, en me laissant Jamie, était tout aussi déplaisant. Mais malgré ça, je ne voulais pas faire une chose que je pourrais regretter par la suite. À presque vingt sept ans, j’avais passé l’âge de réagir bêtement, comme d’aller boire assez pour tout oublier le lendemain. De toute façon, avec cette grossesse, je ne pouvais pas agir ainsi. C’était complètement prohibé pendant près de neuf mois. Un sourire amusé se glissait sur mes lèvres à l’entente des mots du Danvers. Journaliste, encore un épisode qu’il avait manqué. Finalement, toutes les informations n’arrivent pas à Miami. « Hum, après l’épisode Adam, j’ai arrêté le journalisme. Je me suis essayée à la photographie pendant un temps mais… New-York n’est pas le bon endroit pour. Je suis assistante personnelle aujourd’hui. » Je ne savais même pas pourquoi je lui disais ça. Peut-être car même après quatre ans sans se voir, c’était toujours aussi facile de parler avec lui. De n’importe quel sujet. Que ce soit sur le plan personnel, ou dans un sujet complètement décalé. C’est sûrement grâce à cette facilité que je n’hésitais pas à laisser parler ma curiosité à ma place, pour m’enquérir de la vie sentimentale de mon ancien ami. La surprise dans son regard quant à ma question avait réussi à me tirer un rire, et sa question laissait une porte ouverte que je ne pouvais ignorer. « Une femme, ou un homme… car tu fais ce que tu veux. » Le fou rire était proche de mes lèvres, mais je n’oubliais pas où on se trouvait, alors pour essayer d’y échapper, je détournais le regard de Killian quelques secondes pour ne pas voir son regard, ou son expression de surprise. Je ne regardais rien en particulier, je laissais mes yeux se balader dans la pièce, jusqu’à voir ces énièmes coup d’oeil de personne épiant. Une constatation suffisante pour me calmer, et reprendre un semblant de sérieux. Il était donc célibataire. « Pourquoi ça ne me surprend pas. » Quelques mots prononcés en même temps que je reposais mon regard sur lui. Les nombreuses années à le côtoyer étaient suffisantes pour savoir que s’il pouvait choisir entre une femme ou un ordinateur, la femme ne ferait pas le poids. Ou alors, il faudrait que celle-ci soit aussi mordue d’informatique que lui. Une version féminine de lui-même.

Mes yeux retrouvèrent facilement ceux du jeune homme avec qui j’étais en train de danser, pendant que mes oreilles percevaient les mots qui sortaient de ses lèvres. Un changement de sujet, voulait-il, et je ne pouvais lui refuser. Il savait à présent une partie de l’histoire avec mon ex, et ma situation actuelle. J’avais réussi à savoir également où il en était, ça ne servait plus à rien de s’éterniser sur le sujet. Ses mots me surprenaient, et ça devait se voir par l’expression de surprise qui s’affichait sur mon visage. C’était presque normal qu’il se souvienne de mes talents de danseuse, vu que pendant de longues années, il avait été mon partenaire pendant les galas, mais quant à celui du chant, c’était une agréable surprise. « Ce n’est pas mon domaine de prédilection mais… j’aime pousser la chansonnette de temps en temps. Un petit plaisir que j’ai gardé. » Et que j’avais pu partager avec Allen. Une pensée qui me faisait sourire davantage. Oui, s’il y avait bien une chose que je ne regrettais pas avec ma mère, c’est de m’avoir poussé sur la voie du chant. Sans les cours, je n’aurais peut-être pas été dans le Glee club, et je n’aurais pas appris à aimer l’art de faire passer des émotions à travers les paroles des chansons. Je savais que l’homme que j’avais en face de moi avait ce même talent, mais que contrairement à moi, il ne l’ébruitait pas. Un petit secret que j’avais gardé précieusement, à sa demande. Mais là, ce soir, le fait d’en reparler me donnait une idée. Je jetais un coup d’oeil autour de nous. Non, je n’avais plus rien à perdre dans cette assistance. J’étais la dernière représentante de la famille Kelley, et je me foutais royalement de l’opinion que l’on pouvait avoir pour moi. « Est-ce que tu me fais confiance Killian ? » Pour poser cette question, j’avais reposé mon regard sur lui, et j’en étais venue à mordiller doucement ma lèvre, sous l’impatience de sa réponse. Lorsque celle-ci m’était donné, je ne pus cacher un large sourire de venir prendre place sur mes lèvres. Sans attendre une seconde de plus, je venais mettre fin à cette danse que l’on partageait pour prendre sa main, et l’inciter à suivre mes pas jusqu’à un coin de la pièce que l’on pourrait qualifier d’estrade, même s’il n’y avait aucune marche. C’est seulement à quelques pas de là que je lâchais la main du jeune homme pour terminer ma course, et aller récupérer deux micros qui étaient normalement utilisés pour les annonces ou les ventes aux enchères. Le sourire que j’avais à mes lèvres s’élargissait un peu plus au moment où je me retournais vers lui, mon regard trouvant le sien. « Tu es prêt pour faire ton coming-out musical ? » Je savais qu’il ne serait pas de cet avis, et c’est pour ça que je ne lui laissais pas le choix. Je lui lançais prudemment l’un des micros que j’avais dans les mains, en espérant que ses réflexes allaient être bons puis allumais le mien. Je lui laissais quelques instants pour assimiler mes paroles, juste le temps de demander une petite contribution à l’orchestre présent ce soir. C’est seulement quand j’avais la confirmation que j’apportais le micro à mes lèvres, et me retournais pour retourner doucement vers mon partenaire de danse qui allait devenir celui de chant, malgré lui. Je lui adressais un petit clin d’oeil, avant de me lancer, sans me concerter avec lui, car je lui faisais amplement confiance. Les premiers accords de piano se faisaient déjà entendre. « I can’t stay here… I am not the girl… Who runs ans hides… Afraid of what could be. » Et en un coup d’oeil, je savais qu’il avait reconnu la chanson.



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MessageSujet: Re: Ou comment améliorer une soirée. (Graham)   Sam 17 Juin - 16:09

Lara & Graham
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Ou comment améliorer une soirée

Je ne saurais pas dire pourquoi, mais c’était ce sujet qui m’était venu le premier en tête, celui qui m’avait permis de changer de discussion, puisqu’après tout, il n’y avait rien à réellement savoir de plus sur ma vie privée, que le fait que j’étais célibataire, Lara me connaissait suffisamment pour savoir ce côté nerd que j’avais, cette passion pour l’informatique, que je n’échangerais jamais, même pour l’amour. Nos vies sentimentales abordaient, le sujet ayant été expliqué sans avoir ce besoin de rentrer dans les détails, ce qui nous prendrait bien plus de temps que cette soirée, il était temps, de se concentrer sur autre chose, continuer d’en apprendre plus sur la Lara qu’elle était devenue en quatre ans. Voilà, comment je m’étais retrouvé à lui demander, si elle continuait cette passion pour la musique, celle que j’avais découvert, en même temps que j’avais appris que la jeune femme faisait partie du Glee Club de Columbia. La première fois que je l’avais entendu chanter, j’étais resté bouche-bée, ses talents de danseuse, je les connaissais, pour avoir partagé plus d’une danse avec elle lors de gala durant notre enfance, mais le chant était une véritable surprise, une agréable surprise. C’était d’ailleurs une des seules personnes à avoir pu m’entendre chanter, qui avait pu découvrir cette petite passion que j’avais pour le chant, tout comme la danse et je ne pouvais pas assez la remercier d’avoir accepté d’avoir gardé le silence sur cette partie de moi. « Pas ton domaine de prédilection ? Tu plaisantes j’espère ! » On pouvait avoir une belle voix, réussir à chanter juste, mais ne pas pouvoir faire plus, ne pas pouvoir pousser sur sa voix, ne pas pouvoir en faire ce que l’on souhaitait. Pour Lara, les choses étaient bien différentes, elle était capable de chanter bien des chansons, de tout genre de style, sa voix était une douce mélodie qui faisait un bien fou à entendre. Ce regard qu’elle était venue m’apporter, étrangement, je ne l’aimais pas, il n’était pas rassurant, il laissait clairement montrer qu’elle avait une idée derrière la tête et autant dire, que cette idée, me faisait peur. A sa question, je ne pouvais pas m’empêcher de laisser quelques secondes de silence dans notre conversation, prit de court à par ce qu’elle était en train de me demander. Avec cette envie de lui répondre sincèrement, de lui dire que je lui faisais confiance et l’envie de me méfier de l’idée qui pouvait lui traverser l’esprit, en savoir plus avant de lui répondre. « Oui bien sûr que je te fais confiance… » Avais-je raison de dire ça ? Je ne savais pas, mais j’avais cédé sous son regard, celui qu’elle m’avait accordé en attendant une réponse de ma part. « Même si je pense que je vais le regretter d’ici peu. » Sa main étant venue prendre la mienne, me permettre de la suivre, ne me mettais pas en confiance, je m’avançais vers dans une direction totalement inconnue.

Pourtant, je ne savais pas comment, je ne pouvais pas comprendre où elle souhaitait en venir, de la piste de danse, on était en train de se diriger droit vers cette estrade, celle où se trouvait les musiciens, une logique implacable avec la conversation que l’on venait d’avoir. Et pourtant, cette idée, ne se décidait toujours pas de venir jusqu’à mes pensées, tout simplement impossible, impensable. « Lara, qu’est-ce que tu fais ? » Perdu, je l’étais, je ne comprenais rien de ce qu’il se passait, sa main avait quitté la mienne, ce chemin, elle le faisait seule, pour aller récupérer deux micros entre ses mains, voilà une nouvelle indication qui m’aiguillait dans une direction, que je n’étais pas sûr d’apprécier. « Quoi ? Non… Non ne fait pas… » Je pouvais le dire, je pouvais le penser, ce n’était pas Lara qui était le meilleur public pour l’entendre, je pouvais la voir me lancer l’un des deux micros, qui me donnait pour mission de venir couper ma phrase, mettre en avant le peu d’habilité que je pouvais avoir pour attraper l’objet entre mes mains. « ça. » Ma main de libre était venue prendre place derrière ma nuque, alors que mon regard naviguait entre la jeune femme qui m’entrainait dans cette histoire et les personnes qui se trouvaient présentes lors de ce gala. Je n’avais jamais pris la peine de chanter devant plus de deux ou trois personnes, peu était les gens qui savaient que je chantais et pourtant, grâce à Kelley, j’allais me retrouver à pousser la chansonnette devant un public qui était loin d’être celui que je pouvais espérer.

Les premières notes de piano se faisait entendre, une première indication sur la musique qui venait d’être choisis, celle qui allait être ma véritable première dans le monde du chant, mais c’était les paroles qu’était venu prononcer Lara, qui me permettait de réaliser de quelle chanson il s’agissait : All or nothing. C’était un peu con, mais de savoir de quelle musique il s’agissait, enlevait une petite pression de mes épaules, alors que je me décidais à allumer le micro que j’avais entre les mains, que je m’approchais de celle qui était ma petite amie pour la soirée, tout du moins, difficile avec ce qui était en train de se passer, de penser le contraire pour les personnes autour de nous. « Je ne sais pas comment, mais je me vengerais… » Pourtant, je ne pouvais masquer ce sourire, qui était présent sur mon visage, je n’étais pas le plus à l’aise en ce moment, mais je ne pouvais pas masquer cet amusement dans le son de ma voix. Une dernière grande inspiration, pour essayer d’oublier tout ce qu’il y avait autour de moi, me concentrer uniquement sur la présence de Lara à mes côtés. « I’m gonna fly… Gonna crash right through the sky » Le micro proche de mes lèvres, j’apportais mon regard vers celui de la jeune femme, un sourire se présentant sur mon visage, les premières notes avaient réussi à me faire oublier, ce que le moindre de mes gestes ou mes pensées n’avaient pas réussi précédemment. Une main sur le bras de Lara, n’avait pas se besoin de réfléchir pour trouver les paroles, sans réellement savoir comment, je les avais en tête, les unes après les autres et dans le bon ordre, j’avais juste à profiter de cet instant, aussi étrange soit-il. « Touch the sun » Voici le refrain, celui qui apportait un petit peu le jeu dû à toi, à moi, qui me faisait répéter, les derniers mots que la jeune femme à mes côtés étaient venues prononcer. « Show everyone » La voix étaient présentes, pour mon plus grand bonheur, les paroles de la musique, je les avais en tête, il était temps de ne pas rester immobile, d’essayer de me mettre à l’aise ou du moins essayer de faire croire que je pouvais l’être. « All or nothing, All or nothing, This is my life, I'm not gonna live it twice » Mes pieds avaient quitté l’emplacement qu’ils avaient, pour venir passer derrière Lara, laissant ma main glisser de son bras jusqu’à sa taille, mes doigts suivant mon chemin pour s’arrêter en bas de son dos. Je me retrouvais à côté d’elle, bien qu’une partie de moi encore derrière elle, mon regard parcourant le chemin nécessaire pour venir retrouver le sien, pouvant retrouver son visage qui n’était pas si éloigné du mien, une pierre de coup, cette chanson et ce petit jeu qui continuait.
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Ou comment améliorer une soirée. (Graham)
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