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 We've been swallowed from inside (Maddox)

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MessageSujet: We've been swallowed from inside (Maddox)   Mer 29 Mar - 0:08


been swallowed from inside
Maddox & Côme
One black, furious midnight through howling rain. I descended right upon him, my weeping prey
kissing him as his life ended in the rain.

Tu n’as pas su dire non. A dire vrai, tu as perdu la bataille face à ton exception féminine depuis le jour où tu as posé les yeux sur elle. Cette magnifique brune au regard déterminé et aux sourires envoûteurs. Si au début tu as tendance à refuser ses caprices, tu finis toujours par accepter au vu de ses mines abattues et franchement exaspérantes. Depuis le temps que vous vous connaissez, t’aurai dû t’habituer à ses petites manigances de manipulatrice mais ce n’est pas le cas. Elle finit toujours par avoir le dernier mot et il faut avouer ta faiblesse face à ta meilleure amie. Habillé d’une manière extrêmement sobre, tu l’accompagnes à cette fête dont elle parle depuis quelques heures. Tu te feras des connaissances, avait-elle insisté. Toi, tu as haussé les épaules sans rien répliquer. Tu n’es pas asociable, tu n’es pas un hautain insensible à tout ce qui t’entoure au contraire. Mais tu éprouves beaucoup de difficultés à te fondre dans la masse. Toi, tu as toujours été cet homme au fond de la salle, un verre à la main et le regard attentif, observateur. Si on vient t’accoster, tu ne seras pas du genre à les oppresser mais tu n’es pas non plus celui qui vas vers les autres malgré toutes les leçons de vie enseignées par ta très chère tendre tante. Elle te manque. Ah oui, c’est le cas. La veille, tu es allé prendre le petit déjeuner avec elle mais c’est différent. Tu n’habites plus chez elle, tu as entièrement pris ton indépendance cependant, ses petites histoires, ses anecdotes te manquent. Elles faisaient tes journées et elles t’influençaient dans tes dessins aussi. D’ailleurs, à peine arrivés dans l’appartement étranger que tu glisses tes doigts dans ta bouche. Une sale manie que tu avais acquis et que tu justifies d’une manière détournée. C’est pour retirer la peinture, dis-tu à chaque fois. La vérité est que ce petit toc n’est autre que le miroir de ta nervosité. L’angoisse d’être jugé, d’être rejeté comme tu l’avais déjà été. Deux rejets au bout d’une seule et même soirée. Quand bien même le temps est passé, les plaies restent ouvertes. Les séquelles sont moins béantes mais elles restent là, au plus profond de ton être. Claudia t’offre un verre que tu acceptes non sans lui sourire. Tu ressens son envie d’être avec Solal. Les regards continuels qu’elle effectue, te mettent sur le droit chemin. Alors doucement, tu te faufiles dans son dos et tu murmures à son oreille. Vas y. Je vais pas me perdre ici. Le sourire que tu as sur les lèvres est balsamique, rassurant, un étirement de lèvres des plus sincères, la mettant rapidement à l’aise. Elle pose ses douces lèvres sur ta joue avant de partir vers le jeune homme. Toi, tu sirotes lentement ton verre en vaquant à une de tes passions ; observer ce petit monde. Tu vois les faux semblants, tu repères la timidité, tu souris aux extravertis et tu te figes à la vue de ce dos. Ce dos que tu connais que si bien. Ses cheveux plaqués dans une coiffure moderne, ses épaules qui se haussent avec une nonchalance déconcertante. Ton coeur s’emballe, ton monde s’écroule au moment où il se retourne. Ce visage. Ces traits que tu as adulé, chéris, embrassé jusqu’à l’épuisement. Cette chair que tu as goûté inlassablement, ces mains que tu as embrasé contre les tiennes. Maddox. Ton fantôme du passé. L’ombre de ta métamorphose, la clé vers ton ultérieure décadence. Il est là à l’autre bout de la pièce. Tes yeux le scrutent, l’exècrent jusqu’à ce qu’il s’en va vers une autre pièce. Toi, tu restes là, totalement ankylosé, totalement interdit. Tu n’as pas prévu de le revoir non, pas après toutes ces années, pas après avoir enfin tourné la page sur l’illusion qu’avait été votre histoire. Tu finis d’une traite ton verre avant d’aller en préparer un autre. Là, t’en as besoin, là, tu éprouves la nécessité de te noyer dans l’alcool et oublier sa présence. Sauf que, tu n’as pas envie d’oublier. Non, tu veux aller le voir. Poser ton regard une dernière fois sur lui, caresser de tes prunelles chaque parcelle de son visage. Finissant ton verre pour en servir un autre, tu te faufiles parmi les groupes comme une ombre insaisissable avant de pousser la porte sur ce qui te semble être une cuisine. Il est dos à toi. Il a toujours été dos à toi. Bonsoir Mad’ Ta voix s’élève étonnement calme et extrêmement détendue contrairement à ton organe de vie qui s’agite effroyablement dans sa cage oppressante. Il se retourne comme si un spectre venait de faire son apparition. Toi, tu t’avances vers lui, prenant place à face à son corps alors que tes yeux le scrutent entièrement. C’est chez toi ici ? Des banalités. Mais que dire dans ce genre de situation ? Que dire quand tu revois le seul homme que tu as un jour aimé. Le seul à qui tu t’étais intégralement abandonné pour te retrouver ensuite démuni de sa présence.    



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MessageSujet: Re: We've been swallowed from inside (Maddox)   Jeu 30 Mar - 1:47


been swallowed from inside
Maddox & Côme
One black, furious midnight through howling rain. I descended right upon him, my weeping prey
kissing him as his life ended in the rain.

Assis sur tes principes, dévoré par tes désirs ténébreux, cela fait maintenant trois ans que tu es lié à ce petit bout de femme à quelques mètres de toi. Tu réponds à peine à son sourire radieux qui étire ses traits délicats. Fatigué des excès de la veille, tu es comme exempt de cette soirée exalté. Un spectre qui erre dans les couloirs d’un appartement qui n’est pas le tien, tu te contentes d’observer en silence, plongé dans un mutisme qui ne te ressemble pas. Exténué, tu n’aspires qu’à te complaire dans les bras de Morphée au lieu de scruter ce que tu apparentes à des dégénérés. Wyatt le sait, tu exècres ses amis, ce gratin de la jeunesse dorée qui se sublime dans leur superficialité. Tes mains se referment sur ton bol de nouille brûlant, ton Graal, ta quintessence.   Tu entends le capharnaüm qui s’échappe de la pièce à côté, les notes dégueulasses qui crachent d’un poste plus que vétuste. Seul dans la cuisine, tu tournes le dos à de probables invités qui penseraient trouver refuge dans l’antre que tu préserves férocement. Demain, Wyatt te reprochera sans doute ta sauvagerie mais tes mots auront raison d’elle et de la personne qu’elle veut que tu sois. Bonsoir Mad' Cette voix. Tes doigts se resserrent sur l’objet de tes convoitises entre les paumes de tes mains au simple timbre que ses charnues t’inspirent. C'est chez toi ici ? Au moment où tu te retournes, tu comprends, tu le sais que c’est le début de la fin. Lorsque tes opales percutent les siennes, le silence autour de vous se fait. Profond. Violent. Putain. Cette soirée insignifiante il y a quelques secondes est désormais la plus impie des tentations. Oui parce qu’Il est là. L’ange blond est de retour.

Edénique. Satanique. T'es plus vraiment certain de la source substantielle qui découle de cet être univoque. Était ce un bien qui fait mal ? Ou un mal sulfureux, de ceux qui suscitent du bien ? Le plaisir coupable, celui qui creuse, celui qui damne. Et lui plus que tous les autres portent les traits de cette profanation crucifiante. Côme. À cet instant tu ne sais pas s'il faut te sentir menacé ou tout simplement rire de ce hasard tyrannicide. Ton sourire puant la désinvolture, l'insolence à l'état pur, décide à ta place lorsque tu l'affiches en toute impunité. Mad', un surnom que peine à t'affubler Wyatt et ce malgré le poids des années entre vous. Est ce parce que cet appellatif est le fruit défendu, la pomme désacralisée qu'il a généré dans le passé ? Peut être. Parfois les silences sont bien trop évocateurs pour être divinateurs. Et à cet instant, alors que ce mot sort de ses charnues rosées tu devines que c'est le cas. Cet interdit a la saveur de ses traits, la résonance de son timbre. Peu importe la vérité tant que les chimères écrasent cette réalité oppressante. Tu ne comptes plus le nombre d'années qui t'a séparé de cet éphèbe aux muscles saillants. L'ange s'est transformé, le séraphin est devenu l'emblème du péché. Ses ailes se sont éclatées, son corps s'est épanoui dans une grâce luciférienne. Et tu railles presque de cette métamorphose aux charmes des Fleurs du Mal. Oui, parce qu'à cet instant il n'est plus pureté. Ses opales feignent une innocence que tu devines consumée depuis bien longtemps, écrasée par sa volonté désenchantée. Lui, le pupille, le minot aux fossettes timides. Il n'est plus. L'enfant est homme et cette transformation accentue ton sourire des plus carnassiers. Incapable d'être autre que celui que tu es, ce môme terrible qu'il a connu. Côme. Tu lèves nonchalamment ton bol de nouilles fumant que tu refuses de relayer au second plan. S'il pourrait s'en offusquer, chose que n'importe quel être lambda aurait fait, il n'en fait rien. Pas parce qu'il est respectueux, poli ou ayant une maîtrise puant la vertu. Non, seulement parce qu'il sait que là encore c'est toi. Cette mixture qu'il regardait d'un oeil dégouté ou désolé à chaque fois que tu la tenais entre tes doigts. Presque las de cette impertinence légendaire, de ce "merde" que tu imposes avec une mutinerie infantile qui est tienne. Et puis ... Chronos a eu raison de ses récriminations, son fiel face à ce toc insupportable qui t'anime. Plusieurs fois tu l'as surpris à sourire alors que ta bouche aspirait avidement ce qu'il considérait pourtant que la plus immonde des infamies. Jusqu'au jour où tu l'as poussé à en goûter. Tu laisses venir cette question pseudo existentielle qui consiste à te demander s'il en consomme encore, si ton sourire railleur éclabousse encore sa boîte crânienne lorsqu'il les dévore. Un peu déphasé comme interrogation intérieure mais cela résume la substance même de cette liaison qui a été la votre. À sa question tu hausses les épaules, pas très enclin à t'épancher sur un tel sujet. Cet appartement est celui de Wyatt mais à cet instant tu évites de prononcer son prénom, conscient que les tonalités ne seraient pas celles espérées. Ta langue s'enroule autour de ces filaments gluants que tu avales tel un gamin affamé avant de reporter ton attention sur Côme. En temps normal plus rien n'existe que ce met que tu penses raffiné, véritable addict, profond camé que tu es. Et pourtant à cet instant c'est bel et bien le blond que tu dévisages sans hésitation aucune. Si avant ton regard l'aurait salement déshabillé cette fois tu prends soin de modérer tes ardeurs passées. Le fait est que la présence de Côme à quelques mètres de toi c'est comme la tentation suppliciée d'un rail de coke, l'odeur des croissants chauds parisiens aux lendemains des gueules de bois. Une pulsion viscérale, un besoin nécessaire à assouvir. Tu tentes de réfréner ta mémoire qui dégouline par jets dans ta boîte crânienne, t'obligeant à entendre encore et encore ses râles cupides. T'en veux ? Une demande banale pour les autres, peut être qu'elle l'est à ce moment là pour toi mais la symbolique derrière ta proposition est criarde. Tu lui tends la barquette et c'est au moment où il te regarde que tu comprends qu'un monde vous sépare. Vos deux corps immolés de vos souvenirs affamés ... aux autres. Ton sourire insolent effleure tes charnues une brève seconde avant que ta main s'enfonce dans ta mèche que tu tyrannises. Ta serpentine sort de tes crocs, filtre entre tes lèvres dans ce toc que tu ne combats plus. Quel serait l'utilité de faire semblant devant cet homme ayant deviné et caressé tellement de pages de ce foutu bouquin que tu peux représenter. T'en sais rien et à cet instant tu tentes de te convaincre que tu t'en fous. Le passé est le passé et si tes aines te torturent c'est simplement une fâcheuse manie surannée. Aujourd'hui ton être est lié à une autre et chaque seconde passée en la compagnie de Côme est une goutte mortelle du venin qu'il peut infliger. Et t'es pas prêt à en être une victime ou un bénéficiaire. Je te souhaite une bonne soirée Tu t'extrais mollement du mur sur lequel t'es adossé pour fuir la cuisine, devenue bien trop opprimante depuis son arrivée. Tu n'as même pas eu le temps de faire un pas que sa main se pose sur ton poignet. Cette impression te lacération te fait presque grogner mais tu tais cette insatisfaction qui se meurt dans ta trachée. Hm ? Un mot qu'il exècre à force de l'avoir entendu sur tes ourlets. Tu le sais tout comme il devine que c'est ce que tu es et peu importe les dires et les faits. Chaque bribe, chaque parcelle est une réminiscence de cette liaison, de ce "vous" que vous étiez et que vous n'êtes plus. Et pourtant lorsque vos opales s'accrochent tu as cette sensation dégueulasse que c'est juste le commencement d'un conflit intérieur sans fin.




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MessageSujet: Re: We've been swallowed from inside (Maddox)   Mer 5 Avr - 21:21


been swallowed from inside
Maddox & Côme
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La probabilité de croiser ce spectre antérieur frôlait le zéro, du moins, c’est ce que tu t’es répété pendant de longues semaines qui s’étaient transformées en mois, en années. Paris est loin, Anglet l’est encore plus. Tu avais laissé cet enfant terrible sur ces terres que tu as un jour aimé avant de les abominer d’une haine viscérale. Elles représentent l’amont de tes tourments, de tes remords dont il est le centre. Si ce trou perdu de l’univers t’avait semblé attrayant, c’était grâce à lui, grâce à ce “vous” que tu pensais réel, palpable avant de comprendre qu’il ne représente qu’une chimère forgée par tes envies solitaires. Il est là, en chair et en os. Là, face à toi, face à la commotion cérébrale que sa simple présence occasionne en toi. Tu n’as pas prévu de le revoir non. En toute sincérité, tu ne voulais plus croiser son chemin afin de taire tous ces sentiments qui viennent d’éclater dans ton esprit comme une évidence jamais oubliée. Cet homme, tu l’as aimé de tout ton être. De ses sourires, il t’avait ouvert les yeux sur la réalité que tu représentes. Avec ses mots, il t’avait offert la perspective d’être fier de la personne que tu es. La tête haute, la démarche certaine, le regard ravageur, ce sont des leçons qui te collent à la peau, des instructions acquises en sa compagnie. Tu n’étais qu’une timidité introversive qu’il est arrivé à éradiquer pour la faire remplacer par l’assurance qu’à présent, émane de chaque parcelle de ton être lubrique. Tes yeux coulent sur lui dans une appréciation ornée d’un désir primaire. C’est vrai, il était ton premier, celui t’ayant ouvert les portails vers un continuum d’un désir libéré. Les limites ainsi que les tabous n’existent pas, ils ne sont que le fruit d’une croyance ésotérique à vos yeux. Tes iris s’accrochent à ce bol fumant qu’il tient entre ses doigts alors qu’un léger sourire nostalgique s’invite sur tes ourlets salvateurs. Ce déchet que tu as tant de fois exécré, le considérant comme infect toi, l’amoureux des plats soigneusement préparés. Chronos te ramène vers cette maison où vos doigts s’activent autour d’une préparation saine sous vos rires qui se terminent en une suite de gémissements faisant bourdonner tes oreilles à présent. Tu respires calmement malgré toutes ces réminiscences silencieuses. Le souvenir de vous, le souvenir d’une hallucination dont t’étais le seul auteur. Ses mains tendent brièvement la barquette vers toi après que ses épaules aient effectuées ce toc dont vous êtes prisonniers. Un simple haussement, exactement comme celui que Maddox vient d’effectuer. Tu attrapes des baguettes pour les enfoncer dans ces produits gluants, les ramenant ensuite vers tes lèvres dans un geste délibérément sensuel. Elles aspirent les nouilles avant de laisser ta serpentine aspirer la sauce toujours ancré dans la même suggestion. Tes prunelles sont rieuses où un voile des plus impur s’y faufile. Non, tu n’es plus cet ange blond qu’il a un jour connu. Tu as remplacé la candeur de tes ailes par une forme plus satanique, plus évocatrice. Tu n’es plus chaste, tu es la tentation même qu’il a forgé de ses propres mains. Le silence est coupé par ces syllabes écorcheurs. Il s’en va. Il se décolle du mur dans la seule perspective de faire comme si tu n’existes plus. D’un pas, tu recules alors que ton visage en entier se ferme dans une expression abominablement neutre. Si sa désinvolture t’avait longuement amusé, là, elle ne fait que t’exécrer plus que de raison. Tu refuses de le laisser passer. Tes pupilles sont affamées de son minois, de ses gestes typiquement enfantins. Fallait que tu le revois pour t’en rendre compte oui. Fallait que tu recroises son chemin pour savoir que l’affection tournée à son égard, persiste à t’animer. Instinctivement, ta main s’enroule autour de son poignet dans un dernier geste défendeur. Dans un appel muet que tes lèvres persistent à ne pas susurrer. Tu ne connais pas la raison pour laquelle tu le rattrapes. Tu n’en sais rien, toi tu réagis par pulsion et la tienne te quémande, te supplie de ne pas le laisser partir. Encore une fois. Ca te fait pas plaisir de me revoir ? Quand bien même les mots que tu murmurent sont ornés de doute, ta voix elle, elle baigne dans l’accalmie totale. Aucune fissure, aucune hésitation dans cette tonalité grave puant la grâce. Mollement, tes doigts délaissent sa peau comme si ce simple contact pouvait te consumer de la tête aux pieds. Tu le hais pour toutes ces émotions exaspérantes qu’il insinue en toi. Tu le détestes comme tu continues à le désirer encore et encore. Une minute. Un petit laps obsolète dans l’univers de Chronos s’écroule au ralenti alors que sa silhouette s’évapore dans l’espace. Il quitte la cuisine te laissant toi et tes remembrances aux aux spinules écorcheuses. Tes phalanges trouvent leur chemin vers tes cheveux attachés dans un chignon haut alors qu’un long soupir déguerpi de ta gorge subitement sèche. Tu ouvres le robinet pour remplir un verre d’eau, le ramenant vers tes lèvres. Tu refuses. Oui, tu refuses de souffrir à nouveau de sa simple présence. Tu veux savoir s’il y a une once d’espoir quand bien même l’expectance constitue ton ennemi ravageur. Les pas lourds, tu reviens au salon. Tu la repères et le néant produit par cette rencontre fortuite, s’éclipse. Claudia. Le fait de la voir elle et son sourire rassurant t’apaise et abonde ton palpitant d’une impression balsamique. Les chuchotements crées par tous ces petits groupes s’estompent quand une jeune femme se redresse, tenant un verre à la main. Elle attire tous les regards, te faisant ainsi comprendre qu’elle est l’hôtesse de cet appartement. Un sourcil haussé, tu le repères à ses côtés. C’est ça, Maddox prend place à ses côtés alors que doucement ses bras s’enroulent autour de sa taille. Elle parle mais il n’y a qu’une seule et unique phrase qui étranglent tes espérances. Elle et son petit ami. Tes yeux se figent dans les siens. Son copain, Maddox. L’absurdité de la situation fait que tu réprimes un rire sonore que tu imagines profondément amer. Son copain, à elle. Assurément, il a offert à quelqu’un d’autre ce qu’il t’a toujours refusé. Vous n’étiez jamais ensemble. Tu n’étais qu’une petite expérience. Il n’était que ton mentor alors que t’étais prêt à te damner pour lui. Une brûlure dans ton estomac te fait vaciller. Tu refuses de les regarder encore échanger ce qui semble être une marque d’affection. Tu détournes le regard, te perdant dans un point imaginaire sur le sol. Tu dois partir. L’air te manque, l’oxygène est devenu une putain de chimère. Tu dois t’en aller, tout de suite. Côme ? J’y vais. Si habituellement tu uses de ton sang froid pour rassurer ta meilleure amie, à présent tout s’évapore, tout s’éclipse d’une rapidité affolante. Tes pieds feulent le sol alors que dans un dernier souvenir, tu tournes la tête vers lui. Vos yeux s’accrochent, se toisent, se perdent dans une vivacité dont vous êtes les seuls détonateurs. Ce regard là, signe la fin de tout, la fin de ce conte vous ayant un jour rapproché. Ce soir, tout prend fin, ce soir, tu écriras un nouveau chapitre où sa figure restera absente. Du moins, c’est ce que tu voulais en quittant cet appartement loin d’imaginer que les bribes de ta rancune sont bien plus importantes que ton amertume.




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MessageSujet: Re: We've been swallowed from inside (Maddox)   Lun 17 Avr - 20:37


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Maddox & Côme
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Cette sensation amarescente lorsqu’il dépose ses phalanges sur ta peau mordorée t’oblige à river tes prunelles aux siennes. Une seconde qui découle d’une éternité de silences, de distances et peut être même d’inexistence. La vôtre, celle que tu as esquissé lorsque ton insouciance enfantine a dégouliné de tes lèvres inassagies. Non. Ce qu’il désirait n’était qu’une parcelle de ton inconscience alors que ta passion annihilait tout stigmate de raison. Un être adorateur de la chair et non pas un amant aux émois nobles et spirituels. Un mot et ça en était finie de cette idylle peut être un peu trop consommée, consumée, peu importe. Le lendemain, Côme ne faisait plus parti de la ville tout comme tu avais déserté la sienne. L’ange blond était parti. Et là, lorsque ses doigts effleurent ton bras tu comprends à quel point il suinte l’être séraphin. De ses cheveux couleur de blé qui cascadent sur ses épaules nues à son corps finement sculpté. T’es pas vraiment capable de savoir s’il a profondément changé ou s’il est resté le même après toutes ces années. La différence est là et pourtant lorsque vos regards s’ancrent l’un à l’autre tu es comme balancé inexorablement dans le passé. Là où tes crocs embrasaient chaque parcelle de sa peau dorée, que ta bouche goûtait son cul comme un damné et que tes doigts s’enfonçaient dans ses zones érogènes avec une attention aussi particulière que luciférienne. Le jeu. C’était ça votre crédo, peut être plus le tien que le sien mais lorsque tu le défies de tes yeux noisettes tu devines encore que cette aura est là. Bien enfouie quelque part mais au vu de la douleur naissante dans le creux de tes aines il n’y a pas de doute quant à la source de ce trauma. Lui. Cette sensation, il la sent, tu le sais lorsqu’il retire sa main comme si tu venais de la lui lacérer, tu décides de ne pas en faire cas, conscient des conséquences au tournant. Le tintement de verres sonne la fin de cet interlude, vous permettant l’un comme l’autre d’écourter cet instant entre grâce et géhenne. Une fois dans le salon tes opales se perdent parmi les corps fiévreux et impatients, désireux d’attirer une attention, une bribe d’audience dans leurs danses des “m’as tu vu”. Toi, tu te contentes de rejoindre Wyatt au centre qui noue son bras autour de ta taille alors que ses phalanges se posent sur ta poitrine. Sur ce myocarde, ce coeur qu’elle convoite depuis des années et que tu lui permets de visiter à titre régulier. Une exception, la tienne. Quand le mot petit ami sort de ses lèvres tu sens presque le rire contenu sortir des charnues du Leviathan à quelques mètres derrière toi. Tu n’as pas besoin de l’observer pour savoir, sa présence tu la devines, tout comme c’était le cas à l’époque lorsqu’il se faufilait derrière toi pour glisser ses mains dans … Maddox ?  Putain. Totalement déconnecté de la réalité tu peines à reprendre le fil de la conversation, tes pensées baignées par les mémoires pornographiques du corps de l’ange blond, ton ange blond. Tu te contentes d’une petite moue trahissant ton désintérêt certain pour la conversation bien que tu daignes y participer de manière plus ou moins facultative. Et c’est lorsque tu tournes la tête, apercevant sa silhouette repérable parmi toutes les autres par le crève coeur que représente son charme que tu comprends. Il a entendu et le regard qui te lance se passe des affres capables de pourrir de sa bouche pourtant muette. Tu te contentes de le fixer, incapable de détacher tes yeux, incapable d’écouter le reste du monde, incapable d’entendre les piaillements alentours, incapable de rien, incapable de tout.
Il est parti, encore.



Une heure, six, dix, tu n’as plus aucune notion du temps. T’es perdu dans le maelstrom de tes élucubrations, les tympans apaisés par les notes envoûtantes qui se dégagent de tes écouteurs. C’est seulement lorsque tes opales aperçoivent la mousse blanchâtre aux abords de la mer que tu consens à t’arrêter. Le torse luisant de sueur, mélange de ton footing intensif et des rayons du soleil qui mordent ta peau depuis maintenant une petite éternité. Tes phalanges caressent le derrière de ta nuque alors qu’une goutte perle le long de tes abdominaux pour mourir sur ton aine. Une aine à la douleur létale lorsque tes prunelles pénètrent l’éphèbe face à toi. Côme. T’es pas le genre ni à reculer, ni à fuir devant quoi que ce soit même si à cet instant l’envie n’y manque pas. Et pourtant tu te contentes de l’observer, lui et chaque grain de son épiderme que tu devines brûlant, de ses muscles que tu juges saillants, de son cul plus rebondi que la dernière fois que tu as mordu dedans. Maddox Tu acquiesces d’un signe de tête à son salut bien que tu gardes tes écouteurs dans le vain espoir qu’il comprenne le message subliminal que ça peut revêtir. Malheureusement lorsque ses lèvres se dessinent dans des mots que cette fois tu ne comprends pas tu saisis qu’il ne compte pas être celui qui part. Plus maintenant. Hmm ? L’avidité de tes opales est monstrueuse, insatiable de salir de tes iris ce corps que tu as maintes fois maculé et consumé de tes doigts, de ta serpentine, de tes lèvres pulpeuses faites pour sa chair tentatrice. Et pourtant tu n’en fais rien, tu te contentes de l’écorcher de ton regard insolent, de ce même air d’enfant terrible que tu as toujours eu.




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MessageSujet: Re: We've been swallowed from inside (Maddox)   Mar 9 Mai - 14:01


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Ce regard là te hante pendant des heures entières. Tu revois ses iris s’ancrer dans les tiens alors qu’un voile mystérieux et indescriptible te lacère de la tête au pied. Tu revois aussi des bras étrangers s’accrocher à un corps que t’avais appelé tien. Une enveloppe que t’avais chéri, aimé, adulé, caressé avant d’être rejeté par son propriétaire. Ce propriétaire ayant donné ce droit à quelqu’un d’autre, une personne que tu n’es pas. Ce soir là après votre rencontre inopinée, tu as eu du mal à trouver le sommeil. Tu avais pensé être finalement guéri de son impact sur toi. Tu as naïvement envisagé la certitude d’avoir tourné cette page de ta vie. Le revoir, avait changé la donne. Le savoir tout près de toi, dans cette ville où tu avais pensé avoir fuit, te fait retourner les tripes au point de tourner inlassablement dans ton lit sans arriver à te calmer. Tu n’es pas serein, tu es une boule de feu enflammée et totalement soumise aux ressentis qu’il a involontairement crées en toi. Pourtant tu sais que tu n’es plus qu’un spectre d’un lointain passé. Une réminiscence parmi tant d’autres qu’on garde en tête jusqu’à ce que Chronos arrive et l’emporte sous sa cape d’oublis. Là, dans la pénombre de ta chambre, tu te rends compte que votre relation n’en était pas une. T’étais le seul à t’imaginer des signes, des scénarios houleux que Maddox ne partageait pas. Non, tes sentiments étaient à sens unique. Cette envie d’être avec lui, à lui, n’était pas désirée seulement, il a pu confier l’exclusivité à quelqu’un d’autre. Cette idée aussi blessante qu’elle puisse être, te donne de nouvelles ailes dans le dos. Des ailes tachées d’une noirceur alimentée par ta rancune. Oui, tu es remonté contre lui, contre eux, contre ce couple duquel tu n’avais pas de place. Quand bien même c’est leur réalité, elle n’est pas la tienne. Non, dans les méandres de tes envies funestes, tu perçois le besoin de détruire ce qu’il avait entamé. D’éradiquer cette union que tu exècres de toute ton âme. Tu prends ainsi la décision de ne pas tourner le page. Non, tu l’écriras cette fois avec ta Némésis dévastatrice. Tu rédigeras les lignes où ta volonté sera celle qui dépouille, inondes de mauvaises intentions. Tu l’approcheras à nouveau, tu t’immisceras dans sa vie, tu l’aguicheras comme stipulent ses précédentes leçons. Tu lui rendras le revers de la médaille tout simplement. Il se pliera à tes envies quitte à ce que tu t’écorches dans le processus. C’est cette idée là qui te fait fermer les yeux et c’est cette envie là qui te pousse à connaitre ses déplacements, te ramenant jusqu’à la plage. Il habite dans ton quartier, ce qui facilite grandement ce que tu t’apprêtes à faire.  Visiblement, vous avez les mêmes habitudes, celles de courir en vous laissant bercés par le son caractéristique de la plage. Il fait chaud pour ce jour d’avril. Un jour particulier, un jour qui, malgré les années passées, tu n’as pas oublié sa signification. Torse nu et habillé d’un simple short et des baskets, tu enfonces les écouteurs dans tes oreilles et te mets à courir en compagnie de Milk, ton chien rottweiler. La musique te tranquillise jusqu’à ce que la silhouette de Maddox se dessine dans l’horizon. Tu ne patientes pas, tu feins d’être surpris en le voyant arrivé alors que tu te dépêches d’aller à son encontre. Le regard qu’il pose sur toi ne t’offusque pas. Tu sais que tu as besoin de mettre de côté ta susceptibilité afin d’avoir ce que tu es venu chercher ; lui. Tes lèvres s’entrouvrent alors que tu murmures quelque chose qu’il ne semble pas avoir entendu. Tu le vois retirer ses écouteurs en ancrant ses prunelles noisette dans les tiennes. Joyeux anniversaire. Oui, tu t’en rappelles encore. A dire vrai, pendant ses longues années de carence, tu as toujours allumé une bougie en mangeant un cupcake en ce jour. Une habitude qui s’était dissipée quand il a décidé de revenir dans ta vie. Sans aucune impunité, tes yeux se posent avec gourmandise sur son torse finement sculpté, ce même torse que tu as maintes fois embrassé, embrasé jusqu’à l’épuisement. Tu veux le toucher, deviner la douceur de sa peau sous le fin tapis de tous ces symboles accoutumés. Mais tu n’en fais rien, tu te comptes de l’observer avec une avidité certaine alors que tes lèvres murmurent. Tu passes ton anniversaire avec ta copine ou je peux t’inviter boire un verre ? Tu es provocation de la tête au pied. Passant par ton mordillement de lèvre jusqu’à ta façon de toucher tes cheveux sans le quitter des yeux. Tu veux un signe. N’importe quoi qui pourrait te confirmer tes doutes, tes espérances. Celles d’avoir toujours un impact sur lui, minime soit-il. Quelque chose à laquelle tu voudrais t’y accrocher afin de lui faire vivre un enfer.  


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MessageSujet: Re: We've been swallowed from inside (Maddox)   Sam 3 Juin - 21:28


been swallowed from inside
Maddox & Côme
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Côme. Ce même crève coeur pulvérise ta cage thoracique au moment où sa voix rocailleuse fond sur ses lippes. Ce timbre tu l'as sali, tu l'as souillé tant de fois dans le passé que tu es capable d'en déceler chaque note, chaque mesure. Les méandres de ton esprit s'éclipsent dans des réminiscences impures que tu peines à contrôler. Tes aines se froissent une seconde à peine, suffisamment pour que tu te lacères l'intérieur de la lèvre pour couper court à cette agonie mémorielle. Face à toi, l'ange blond arbore son sourire le plus affriolant, une assurance nouvelle que tu perçois quand bien même tu n'y fais pas cas. Ce n'est pas plus son attention qui s'ancre dans tes pensées les plus nébuleuses mais bel et bien le fait qu'il soit encore capable de se remémorer ce jour singulier. Une date que vous aviez l'habitude de célébrer en donnant libre court à vos appétits sexuels démesurés. Une frénésie charnelle, l'appel de vos enveloppes capables de se satisfaire que de l'essence cupide de l'autre. Est ce que c'est pour cette raison qu'il en garde encore les stigmates ? Qu'il manifeste les démons du passé pour s'enraciner dans un présent que tu préfères omettre ? Ce qu'il était n'est plus désormais et tu préfères t'en cantonner à ça, refusant de te laisser ronger par ces pulsions foudroyantes qui pourrissent tes entrailles. Il n'est pas question que tu cèdes ni même que tu lui offres le luxe de reprendre ce rôle que tu as toi même annihilé dans le passé. L'ange blond. Rien que ce surnom est capable d'écorcher ta cage thoracique, de morceler tes organes jusqu'à ce qu'il ne reste plus que les miettes de ce que vous avez été. Des poussières, des cendres d'une passion calcinée. En guise de réponse tu te contentes d'hocher la tête avec une nonchalance assassine. Tu ne t'attardes ni sur ses abdominaux dégoulinants de cette sueur qui sale encore tes charnues ni même sur la dorure de sa peau soulignant ses billes cristallines. Non. Au moment où tu t'apprêtes à remettre tes écouteurs, aspirant à mettre fin à cette discussion que tu sais périlleuse, sa voix s'élève une nouvelle fois. Sa proposition ne réussit pas à t'étonner quand bien même tu te remémores la froideur de son regard au moment où Wyatt a posé les mains sur toi. Quelque chose s'est brisé, a éclaté ses traits pourtant assagis, délivrés d'un fardeau passé. Si c'est toi qui l'a écarté de ton existence, que tu devrais être celui qui se saigne pour le faire vivre à nouveau dans cette pseudo amitié, il n'en est rien. Tu es celui qui réfute ses sourires, dénigre ses regards et surtout qui préfère ne pas donner lieu à ses invitations. Pas vraiment dispo. Plus tard Un plus tard au goût de jamais qui ne passe pas inaperçu. Loin de voir de la déception dans ses yeux tu y lis quelque chose de familier et en même temps de totalement étranger. Incapable de mettre la main dessus tu préfères ne pas creuser. Tu préfères ne pas exhumer les squelettes de votre passé ni même ses motivations aliénées. Ses yeux scintillent d'une lueur que tu ne connais que trop bien et chacun de ses mouvements, de ses actes est baigné d'une lascivité non feinte. Il se veut tentateur, il se veut cupide et pourtant tu ne lâches rien. Tu hausses à peine un sourcil, peu enclin à lui donner ce qu'il est venu chercher. Tu ne connais pas ses aspirations mais pour l'heure tu ne veux surtout pas être celui qui relance les dés. Le jeu est terminé et tu aimerais qu'il en reste ainsi. Une décision raisonnable qui ne te caractérise pas, toi l'enfant terrible, l'être impétueux qui se raille de tout et n'importe quoi. Un gamin insolent dont l'aura désinvolte a tant de fois énervé l'homme en face de toi. Et pourtant cette fois ce n'est pas le cas, tu te mures dans ce rôle d'homme engagé qu'il ne cautionne pas. Un verre, un seul, c'est ce que te crie tes chimères à venir et pourtant tu clos tes lèvres sur ta dernière réponse. Tes pas t'amènent vers le sable, signifiant ainsi la fin de cette discussion mais c'est sans compter sur Côme qui te suit. Au moment où tu t'assois sur le sable tu le vois prendre place à tes côtés, sa peau effleurant la tienne au passage. Ta mâchoire se crispe inconsciemment comme si tu exècres le moindre contact avec cet éphèbe, ce qui n'est pas loin d'être le cas. Tu tentes de faire bonne figure, de minimiser ces flashs salaces qui te dévorent et qui t'obligent à te focaliser sur tout sauf son être transpirant à tes côtés. Là où certains n'auraient pas aimé le cliché, toi, tu adules encore ce corps mouillé que tu as tant de fois embrasé. Tu connais la saveur de sa peau, les lignes de ses muscles, la chaleur de son épiderme. T'es capable de situer le moindre de ses grains de beauté, de deviner sous tes doigts la moindre cicatrice et plus encore t'es capable de faire droit sur cette morsure, sur les crocs sur son épiderme qui sont tiens. Ta marque, indélébile, éternelle. Elle s'appelle Wyatt En référence à la "ta copine" qu'il a mentionné précédemment. Un rappel cuisant plus pour toi que pour lui qui te permet de ne pas partir dans cette fièvre destructrice qui ne demande qu'à éclater mais aussi rappeler à ton ancien amant que le passé n'est plus. Mettre un obstacle, une barrière, un fossé, n'importe quoi entre vous pourvu que vos corps ne souffrent plus des affres de ce présent que tu lui as volé.  




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MessageSujet: Re: We've been swallowed from inside (Maddox)   Sam 8 Juil - 22:37


been swallowed from inside
Maddox & Côme
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L’indifférence est le seul élément qu’il te épande en toi. Cette insouciance normalement destinée à d’autres, les vauriens, ceux qui n’ont aucune importance pour l’enfant terrible qu’il est. Là, elle t’est destinée et quand bien même elle écorche ton myocarde, tu ne laisses rien paraître. Tu restes confiant et étonnement maître de tes expressions. A aucun moment tu ne lui montres à quel point son insolence t’érafle. C’est bien trop facile et surtout, ça pourrait annihiler toutes tes chances. A ce moment, tu es tout bonnement imperméable à ses états d’âme et son envie vorace de tourner les talons. Maddox t’a oublié ou du moins, c’est la seule conclusion que tu tires de son mouvement nonchalant. T’avais pourtant imagé une sorte d’exclamation, un éclat ravageur dans son regard à tes mots. Tu te rappelles de son anniversaire, un fait que tu n’as jamais oublié. T’avais pensé voir une certaine chaleur dans son sourire qui fait qu’il est touché par cette intention. Sa réaction n’en est rien. Tu vois juste un mur infranchissable qu’il a instauré entre vous depuis la soirée où vous vous êtes revus après de longues années de carence meurtrière. Cette thématique d’ignorance dont il est le maître, ne te décourage pas, bien au contraire. Au delà de ta rancune, il y a cette détermination féroce qui te caractérise et Maddox le sait tellement bien. Il te connait pour savoir que actions dévalorisantes n’arriveront pas à te chasser comme il aurait aimé. Non, toi tu restes, exhibant une posture certaine et totalement inédite. Tu n’es plus ce jeune homme chétif et extrêmement timide. Tu n’es plus cette enveloppe incertaine qui avait besoin de son mentor pour éclore de la manière la plus salace. Tu es devenue tentateur, intrépide et surtout joueur. Des traits qui se manifestent dans ta façon à le regarder, le détaillant avec une appétit non feinte. Chaque parcelle de sa peau est violée par tes iris vicieuses alors que ta serpentine passe et repasse inlassablement et continuellement sur tes lèvres. Il refuse et cela n’ébranle pas ta position de force. Loin de là même. Tu es imprévisible lorsque tes charnues murmurent. Plus tard quand ? Ah si, tu n’es pas dupe. Tu sais que ces mots sont supposés mettre fin à toute espérance. Un rejet immédiat et irréfutable. Seulement toi, tu sais comment détourner la situation à ton avantage et ces petits mots annoncés avec un sourire malicieux en sont la preuve. Tu ne laisseras pas tomber et en quelques parts, tu es plus au moins déçu de savoir à quel point il a oublié comment tu fonctionnes. Si tu as changé de la tête au pied, si quelques traits de ton caractère s’étaient éclipsés pour laisser place à d’autres bien plus extravagants, tu restes cet être déroutant et imprévoyable. Ton chien qui t’éclabousse au niveau de tes cuisses te fait sortir de ta rêverie, remarquant par la même occasion l’emplacement actuel de Maddox. Le plus naturellement du monde, tu sifflotes ton meilleur ami animal lui donnant ainsi ton feu vert pour qu’il joue dans l’eau. De ton côté, tu prends place à côté de l’homme. Ton épiderme touche son épaule et son parfum épouse tes narines te poussant à soupirer involontairement. Ta tête est tournée vers lui au moment où il entrouvre une nouvelle fois les lèvres. Wyatt. Sa copine. Tu n’en as absolument rien à faire d’elle. Elle ne représente qu’une sorte de fissure, un accroc nuisible, un parasite que tu voudrais écarter. Que tu vas écarter, tu le sais. Elle est belle. Quand bien même elle t’exècre par sa simple existence, tu ne peux nier ce fait. Mais tu refutes l’idée qu’elle soit plus intéressante que toi. Non, cela ne peut être la vérité. Recollant à nouveau ton épaule contre la sienne malgré son mouvement de recul, tu places directement et soudainement tes doigts graciles sur l’emplacement de son aine. Un bref contact, une brûlure que tu occasionnes une nouvelle fois. J’ose croire que tu ne portes pas sa marque. Parce que Maddox porte la tienne. Elle est là, dans cette irrégularité sur sa peau que tu touches doucement avant de retirer ta main, l’empêchant d’être le premier à le faire. Cette même main se pose directement sur l’intérieur de ta cuisse alors que tu appuies ton talon contre le sable d’une manière à ce qu’il voit sans peine cette morsure, la sienne. Tu la caresses, te rappelant du moment exact de son élaboration. De la manière avec laquelle ses crocs s’étaient plantées dans ta chair, le plaisir qui t’avait envahi, te consumant aujourd’hui encore. Sans lâcher ta cuisse des doigts, tes yeux s’ancrent dans les siens, habillés par un voile tentateur. La notion du passé ne nous concerne pas Maddox. Non. L'empreinte de chacun en est la preuve tangible de ce lien indestructible même si l’enfant terrible voudrait l’effacer. Tu as conscience que ses tentatives ne porteront pas le résultat espéré. Et puis tu sais, que s’il se redresse là tout de suite, s’il te laisse, s’il part, un grand sourire s’affichera sur tes lèvres car t’auras touché un point sensible. Car t’auras remporté cette première bataille, car Maddox ne t’oublie pas, jamais. C'est une évidence que tu t'entêtes à croire et à laquelle tu t'accroches de toutes tes forces.



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MessageSujet: Re: We've been swallowed from inside (Maddox)   Sam 8 Juil - 23:58


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Maddox & Côme
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Assis sur le sable, tes pupilles se dilatent face aux raies de lumières qui lacèrent tes prunelles. Le sable brûlant mord ta peau dorée alors que tu devines la présence du blond avant même de réellement la sentir. Une évidence qui a toujours été, dès lors qu’il a posé son regard sur toi la toute première fois que vos existences se sont entrechoquées. Une église, lieu de vos profanations muettes, de ta provocation outrageuse. Un épisode qui en a engendré des millions d’autres, plus obscènes, plus pornographiques. La fin de cette balade impure s’est achevée dans des notes imparfaites, à l’image des deux entités que vous êtes. Deux ombres qui s’enchaînent avec des fers sans doute trop increvables, trop insoumises pour les gamins que vous étiez. Une excuse comme une autre qui n’en est pas une, tu le sais. Cet homme tu l’as désiré de tant des façons, de tant des manières et peu importe les années qui s’écoulaient sur ton corps païen. Côme tu l’as consumé comme un enfant insolent, comme un homme indécent. Il n’y a rien que tu t’ai refusé à l’époque, ni la peur d’être surpris, ni la honte de massacrer le schéma habituel de ces dévots autour de vous. Il n’y avait seulement que vous, les épidermes luisant de vos péchés, les muscles meurtris par vos envies. Quelle chair n’a pas été plus délicieuse ? Plus cupide que la sienne entre tes crocs boulimiques ? La réponse tu ne la connais mais à cet instant précis tu lui offres seulement le luxe du silence. Ton indifférence est assassine, capable de désagréger le plus intraitable des hommes. Et pourtant tu sais que ce ne sera pas son cas, tu sais qu’il ne baissera pas les bras. Tu lui laisses l’opportunité de croire que tu ne le connais pas, que son enveloppe n’est plus qu’un souvenir, une mémoire fanée qui se crève année après année. Côme, ce n’est pas plus qu’il est têtu, ni même qu’il est coriace, c’est simplement qu’il a été enfanté dans un esprit de suite, une obstination presque aliénée. Il n’y a rien qui puisse le freiner, la seule réminiscence à ce jour capable d’écorcher sa volonté est celle que tu as craché il y a de ça quelques années. Non. Il n’était rien pour toi. Une fatalité qu’il a accepté sous la bile noire que tu lui as imposé. Être marqué au fer rouge d’une dépendance sentimentale n’était pas quelque chose d’inné, encore moins d’acceptable pour l’enfant terrible que tu étais. Que tu es, peut être même de manière plus assumée encore. Tu ne réponds pas à sa question, à son instance sur un probable rendez vous entre vous deux. Il n’y a pas besoin de souffler sur les braises pour entrevoir les cendres d’un incendie. Le passé s’enracine dans ta volonté et tu ne souhaites pas qu’il refasse surface, qu’il délie tes désirs coupables, qu’il enrage tes pulsions sauvages. Elle est belle. Quelques mots que tu sais sincère mais c’est justement dans cette honnêteté que tu décèles une sorte de dégoût profond. Une exécration palpable que tu ne relèves pas, à quoi cela servirait ? Non, tu prônes l’indifférence dans laquelle tu t’enfermes, seulement pour ne pas lui offrir le bénéfice du doute. Tu te contentes d’acquiescer en silence à ses propos comme s’il n’y avait rien d’autre à dire. Une vérité comme une autre. La tienne, pas la sienne et ce peu importe les opinions qu’il peut porter sur ce couple qu’il ne cautionne sans doute pas. Il n’a pas besoin de le dire à voix haute, tu le connais suffisamment pour déceler la moindre faille ou tout simplement pour deviner ce que ces non dits, son mutisme, abominent. Lorsque son épaule touche à nouveau la tienne, c’est comme si ton myocarde se désagrège, d’un coup d’un seul sans que tu ne puisses rien y faire. Comme la plus railleuse des évidences. Tu te sens revenir des années en arrière, luttant contre les flashs pornographiques de tes dents arrachant cette même clavicule, la léchant, la suçant jusqu’à en perdre haleine. Tu bloques ces débordements mémoriels en repoussant instinctivement ce bout de chair que tu ne veux pas, que tu ne souhaites pas sur toi. Ton mouvement offre au Diable la possibilité de contenter ce suppôt de Satan qui dépose ses doigts délicats sur ton aine. Ton esprit vrille un instant, une seconde à peine, suffisamment pour que ton cerveau dégueule d’une pulsion animale. Tu as l’impression qu’il vient de te cramer à l’essence, qu’il vient de bouffer tes entrailles quand bien même tu n’en montres rien. L’éros est tellement violent que tu sais que si tu n’enlèves pas ses phalanges maintenant alors il n’y aura pas de retour en arrière possible. Une seconde capable de ruiner les résiliences de plusieurs années, les promesses et les engagements. Une seconde capable de te faire d’élever comme le plus dégueulasse des damnés. Une seconde qui te donne la confirmation de ce que tu savais déjà : Côme doit déserter ton existence. Il n’est pas seulement nuisible, il est le seul capable d’écorcher tes vices, de magnifier ton insolence. Au moment où il enlève ses doigts tu as l’impression que le chaos se retire, comme l’écume blanche qui se dérobe sous vos pieds. Un répit qui sera de courte durée, tu le sais. C’est pourquoi c’est à toi de mettre un terme à tout ça, de faire de cet homme à tes côtés un déchet du passé. De ceux qu’on jette sans se retourner, un mec sans valeur, un être à la saveur banale, sans particularité aucune. Et c’est bien là le défi qu’il te lance, c’est bien là l’ironie, cet équilibre entre supplice et délice. Ose, pour le peu que ça importe. Tu lui fais comprendre que ses craintes, ses espoirs ou ses pensées sur une hypothétique marque d’appropriation ne le concernent plus. Ton enveloppe, ta chair, ton âme toute entière réfutent son existence jusqu’à n’en faire qu’un leurre du passé. Une illusion tout au plus. Tu n’oublies pas mais tu ne t’y attaches pas. Du moins c’est ce que ton sourire entre insolence et indifférence lui prouve à cet instant. Il n’est plus ce qu’il était, il n’est pas ce qu’il voudrait. Non. Il en est fini de vous, tout simplement. Quand tes prunelles se posent sur sa cuisse, sur ta marque, plus brillante que jamais, ta mâchoire se serre, à peine. Suffisamment pour que tu comprennes à quel point ton pseudo aveuglement est condamné d’avance. L’effacer ne sera pas suffisant, tu devras toi même l’enterrer pour ne plus lui offrir la possibilité de renaître de ses cendres, des vôtres, tout simplement. Sa phrase est comme un électrochoc, celui la même qui t’ordonne de partir, de te lever et de ne pas faire cas de ses dires. Ne plus lui accorder l’once d’intérêt qu’il tente de t’arracher, pas plus que tes regards lubriques qu’il espère sur son corps que tu as maltraité, bouffé, consumé de ta serpentine avide de lui. Peut être. Si tant est qu’il y a encoreun “nous”, ce qui n’est pas le cas Côme Son prénom claque sur ton palais. Tu le sais il attend que tu te relèves et c’est bien pour ça que tu ne le fais pas malgré les avertissements de ta conscience. C’est pactiser avec Belial, c’est offrir ton âme en pâture à cet homme mais peu importe. Tu ne lui donneras pas ce qu’il attend, plus maintenant. Le passé n’est rien d’autre que la valeur que tu lui accordes. Chez moi, ce n’est rien. Est ce une morsure ? Une déchirure ? Et pourtant à cet instant tu sais que si le passé n’est plus, le présent, lui risque de venir exhumer les restes de ce que vous étiez. Ressusciter le pire des fléaux : Le vôtre.






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MessageSujet: Re: We've been swallowed from inside (Maddox)   Lun 7 Aoû - 20:29


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kissing him as his life ended in the rain.

Une nouvelle ignorance fracasse ton myocarde. Ton interrogation ne reçoit qu’un profond fohn de plus destructeur qui au lieu de te décourager ne fait que dessiner ce sourire malsain sur tes lèvres pulpeuses. Dans son silence tu détectes une cacophonie intérieure montrant le combat sommeillant en lui. Tu te dis que s’il est réellement détaché, si votre passé ne représente qu’une pâle réminiscence insignifiante, sa réponse aurait été non seulement négative mais ferme. Maddox est un enfant terrible ayant sa part de force. Tu l’as cajolé cette force, tu l’as admiré et aujourd’hui, elle demeure totalement absente dans vos maigres échanges. Cette carence de négation te donne de nouvelles ailes d’espoir. Le pire dans tout ça, c’est que tu ne cherches pas à gagner son palpitant non. Toi tu voudrais simplement lui faire comprendre son ineptie. Celle d’avoir osé déterminer la fin de votre histoire. La fin de ses envies pour toi. Tu le touches et tu le regardes. Tu voudrais détecter l’importance de ce vous qu’un jour vous avez formé dans tes euphories illusoires. Tu voudrais apercevoir l’étendu de ta brûlure sur sa chair que tu as tant de fois embrasé, enflammé de tes crocs avides. Rien. Le néant. L’insolence monopolise toutes ses expressions et quand bien ce premier pas est une défaite considérable, tu persistes à garder le sourire sur tes ourlets. Tu n’arrives tout bonnement pas à croire à cette possibilité fataliste ; il t’a oublié. Non. Ce n’est pas le cas. Peut-être que l’aveuglement t’écorche, peut-être que tes espérances sont vaines. Peut-être que c’est vrai, tu es une figure du passé, parmi tant d’autres. Des suppositions qui restent des suppositions tant que tu n’as pas eu une vraie réponse. Un vrai refus. Pour l’instant, tu le titilles avec une subtilité malsaine. Tu te caresses la trace sur l’intérieur de ta cuisses non sans écarter les jambes sans aucune pudeur. Avec lui, tu as appris que cette notion n’est pas pour vous. Dès le premier contact de vos épidermes, l’impunité vous a fracassé. Les tabous n’ont jamais eu de place entre vous non. Vous, vous avez créé vos propres règles qui consistent à écraser les lois communes. Vous, vous avez éclaté vos envies de manière salace et salvatrice. A présent, tu imposes les tiennes qui sont directement et explicitement tournées vers lui. Il ne t’offre qu’un semblant d’un regard. Un spectre qui disparait derrière un poison forgé de ses lippes. De ses mots, de ses maux. Un instant, pendant un court instant tu fronces les sourcils. Chronos t’offre une bribe d’un doute que tu effaces rapidement derrière une sonorité qui montre à quel point tu ne crois pas sa révélation. Je ne vois sa marque. Et pour joindre le geste à la parole. Tu te mets face à lui alors que tes yeux commencent à inspecter sa chair non sans te mordiller la lèvre. Tu ausculte son torse, ses bras, ses biceps jusqu’à t’arrêter au niveau de ses biceps. Là, tu as un léger rire qui ne sonne pas nerveux au contraire, il est profondément narquois. Hum. Ou bien c’est fait sur un endroit que je ne peux pas voir ? Du moins, pas encore. Tu te décalles. Tu penses avoir gagné cette première bataille. Non, pas du tout. Il recommence. Il met un terme à tes espérances alors que tu maintiens le silence. Ta tête se tourne sur le côté et tes jambes se tendent sur le sable. Est-ce la fin ? Tu ne veux pas y croire. L’espoir persiste à régenter ton esprit. Cet homme tu l’aimes. Oui, tu es amoureux de lui et tu ne peux te déclarer vaincu aussi facilement. Doucement, tu te redresses à moitié, tu le regardes, tu le sondes en inclinant la tête sur le côté. Tu murmures d’une voix profonde, basse et par dessus tout, déterminée. On verra ? Et alors que tu t’apprêtes à te relever, tu te penches totalement sur lui, vos visages séparés de quelques petits centimètres. Tu arbores ce sourire malsain avant de siffler ton chien. Tu quittes cet endroit en commençant dès lors à élaborer un nouveau plan.


Tu ne travailles pas ce soir. Tu as passé toute la journée à peindre au point de ne plus sentir tes bras ainsi que tes fesses. Doucement, tu te relèves non sans esquisser un rictus de douleur en tenant le bas de ton dos. Mais lorsque tes yeux se posent sur la toile, toute ta fatigue s’évapore. Tu as finalisé le tableau aux couleurs de sa chair, portant son regard ténébreux et son expression d’enfant terrible. Oui Maddox te hante, Maddox ne quitte plus ta tête depuis que tu l’as revu. Et cette obsession prend toute son importance depuis le jour où tu as compris que ce vous que vous avez formé existe encore. Il refuse de l’admettre. Il refuse de voir l’évidence mais au moins toi, tu la vois, tu l’as touché de tes doigts. Après avoir observé la toile, tu hausses les épaules et déposes le pinceau pour te faufiler sous la douche. Ce soir tu sors. Cette décision n’est pas alimentée par une quelconque envie de boire un coup. Non. Tu l’as pris parce que tu sais que ce soir, Maddox se retrouve dans le bar de votre quartier. Tu as tes propres moyens pour découvrir ses déplacements parce que tu es déterminé. Ah oui, tu es téméraire quand bien même il refuse encore et encore de t’accorder ce que tu cherches à décrocher. Habillé et les cheveux attachés en un chignon haut, tu récupères ta veste et tu quittes ton appartement. Quelques minutes plus tard tu te retrouves dans le bar. Tes yeux cherchent une silhouette bien déterminée et lorsque tu le repères, tu t’avances vers lui. Quand il lève la tête vers toi, tu peux aisément remarqué son mouvement de recul. Cela te fait sourire et t’encourage à prendre place à ses côtés devant le bar. Tu remets ta veste sur ta chaise et tu le regardes. Quelle coïncidence. Il le devine. Maddox n’est pas dupe. Il sait que ta présence en ces lieux n’est pas anodine, elle est plutôt calculée, étudiée. Alors que tu commandes un verre de whisky, tu allumes une cigarette que tu tends vers lui. Je te propose un petit défi. T’es joueur ?





Higher Than Hope
→ We used to swim the same moonlight waters. Oceans away from the wakeful day. Bring me home or leave me be.
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We've been swallowed from inside (Maddox)
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