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 - polaroid (willow)

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MessageSujet: - polaroid (willow)   Lun 17 Avr - 12:46



i'm a reckless mistake, i’m a cold night's intake
i'm a one night too long, i'm a come on too strong •
feat. @Willow E. Wander

    - Honnêtement, arrête ça tout de suite, mec.
Dane bougonne entre ses dents, il ne se risque pas d’essayer d’aligner plus de mots ou de construire d’autres phrases, sous peine de diarrhée verbale inintelligible. Le mec n’a pas l’air de percuter, au contraire, il s’est même approché plus près, soufflant son haleine alcoolisée à la gueule de l’architecte. Ce dernier reste impassible. Il sait à quel genre de personne il a à faire, il l’a vu plus tôt, faire le tour des tables, vers toutes les personnes pour les provoquer sur des sujets polémiques. Le patron les observe du coin de l’œil en séchant des verres, derrière le comptoir où il est assis. Il surveille mais ne semble pas disposé à intervenir avant que cela n’en vienne aux mains. D’ailleurs, cela semble être le mot d’ordre de la soirée : ignorez le fouteur de merde. Plus facile à dire qu’à faire quand celui-ci semblait vous avoir pris en grippe. Dane est trop préoccupé mais pas assez pour ressentir le besoin de se défouler sur quelqu’un ; il avait dépassé ce stade, il avait plutôt envie de disparaître, de finir englouti dans l’eau de son bain ou à être happé par ses draps pour ne plus jamais revenir. Et, il ne fallait pas se le cacher, Dane n’était pas la brute de la cour de récrée, d’ailleurs, dans les écoles qu’il avait fréquenté, aucun gamin n’avait jamais revêtu ce rôle. ‘Sinon quoi ?’ insiste le type, en ricanant bêtement.
    - Tu finirais frustré de ne pas avoir un adversaire à ta hauteur.
‘ça veut dire quoi, ça ? Tu te penses plus balèze que moi, baltringue ?’ Un vrai dialogue de sourd, il ne pensait pas que ses paroles seraient interprétées ainsi. Dane n’est pas assez alcoolisé pour ne pas avoir mal quand il se prendra un coup de la part du Mohammed Ali de Brooklyn, il le sait très bien mais il est assez alcoolisé pour le provoquer gentiment. Il sort son portefeuille, toujours sous le regard inquisiteur de son nouveau compagnon, glisse un billet avant de se lever pour être face à face avec son interlocuteur et le fixer dans les yeux.
    - Ca veut dire, trouve toi quelqu’un d’autre à cogner et laisse-moi passer. ‘Sinon, quoi ?’Tu te répètes, baltringue.
Pile poil le moment où dans les films, il y a le bruit d’un scratch de vinyle, une pause dans l’action et une voix off qui lance « c’est à partir de ce moment-là que je me suis retrouvé dans la merde » et effectivement… Dane ne voit pas son coup venir à cause de leur proximité et d’ailleurs, il trouve le moyen de rater ma mâchoire et ses phalanges trouvent mon oreille. Putain, le salaud. Il ne retient pas son cri de douleur et avance, instinctivement, une main vers l’endroit de l’impact pour s’apercevoir qu’il saigne. Allez, je vais finir aveugle et sourd, pour couronner le tout, autant éviter la position latérale de sécurité en essayant d’attaquer un peu, maintenant, se dit-il, dans un élan de bravoure proportionnel à son taux d’alcool dans le sang. Il donne un coup de coude, assez fier d’entendre un crac douloureux après qu’il ait touché le nez de la brute. Il profite de ce moment pour se reculer, laissant une table entre eux et enfin Dane se rend compte que d’autres gars se sont ameutés autour d’eux pour les encourager à continuer le spectacle. Il n’est pas décidé à leur offrir ce plaisir-là. Un coup d’œil au patron lui fait sentir qu’il n’interviendra sûrement pas tant qu’il n’y aura pas une personne inconsciente. Quel enfoiré. Et lui aussi, quelle malchance, toujours là au mauvais endroit, au mauvais moment.

Le gars fonce sur lui, Dane voit déjà sa vie défiler devant ses yeux, a une ultime pensée pour son fils, se tenant prêt à finir au sol.
C’était sans compter le coup du destin ; son heure n’était pas venue aujourd’hui, on lui venait en aide. Il est aussi surpris que tout le monde quand cette main délicate écrase la bouteille de bière sur le crâne du gros taré qu’il se coltinait.

Il recule sous le coup de la surprise, pour laisser le type s’écraser par terre avant de lever directement la tête vers l’initiatrice de cette valeureuse action. Toute fine, de longs cheveux blonds qui retombent gracieusement sur ses épaules, une mine d’ange illuminée par ce sourire fier ; elle lui est familière. Il ne saurait pas poser un nom sur ce visage mais il la connaît, c’est certain, même s’ils ne pensaient pas avoir des connaissances aussi téméraires, surtout considérant qu’il avait 3 fois sa carrure en largueur.
D’ailleurs, qu’est-ce qu’il devenait l’autre-là ?
Comme si tout le monde venait de se remémorer son existence, ils jettent tous un coup d’œil par terre. Il ne faut pas longtemps pour qu’une voix lance ‘Il est mort !’
Premier réflexe, je jette un coup d’œil affolé à la jeune fille.
Est-ce que... ?



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MessageSujet: Re: - polaroid (willow)   Lun 17 Avr - 17:23

Polaroid
« Les vrais passions donnent des forces, en donnant du courage » Voltaire
Dane Mandelstam
&
Willow E. Wander
Elle avait décidé de sortir ce soir, afin de ne plus avoir l'impression que son ventre n'était qu'une contrainte de plus avec laquelle vivre pendant encore quelques mois. Plus le temps passait, plus il s'arrondissait, plus elle voyait les dégâts sur sa vie. On ne la désirait plus autant qu'avant et cela commençait à la frustrer. Le père de son enfant ne serait jamais son homme, parce qu'elle n'en voulait pas. Elle souhaitait simplement être libre de faire ce qu'elle veut. Elle voulait en profiter avant de ne plus pouvoir, d'être coincée avec lui dans un appartement pour le restant de son existence. Même si elle n'en était pas encore là, elle y repensait. Un sentiment de honte et de nostalgie finissait par la ronger, ne souhaitant plus rien d'autre que d'arriver à la fin de ce calvaire. La boxe également lui manquait cruellement, de plus en plus. Elle frappait parfois sur son punching-ball mais elle ne pouvait plus tenir aussi longtemps qu'avant et elle arrêtait dès que la douleur se faisait sentir. Peut-être était-ce ce mélange de sentiments qui l'avait conduite jusque dans ce bar non loin de chez elle afin de ne pas inquiéter Kenton si elle rentrait trop tard. Alors elle y était, et s'était muni de soda pour passer la soirée, à baver mentalement sur toutes les belles boissons alcoolisées face à elle qu'elle ne pouvait pas toucher, pas même une seule goutte. Et alors qu'elle admirait cette magnifique bouteille de vodka, un imbécile vint la déranger. Cette situation lui rappelait bien trop l'autre soir dans un bar du même genre avec Fingals. Sauf que Fingals l'avait sauvée, et là, elle devait se débrouiller. Afin de ne pas se retrouver à la porte, elle lança à cet homme qu'elle ne s'intéressait qu'aux femmes et qu'elle n'avait pas envie de se battre ce soir, ce qui était complètement faux.
Il ne chercha pas plus à l'embêter et partit se trouver quelqu'un d'autre à provoquer. Willow soupira, saisit son portable et se mit à jouer à Candy Crush en sirotant son soda pour passer la soirée. C'est alors qu'un peu d'agitation attira son attention. Elle rangea son téléphone dans la poche de sa veste en cuir et tendit l'oreille pour savoir ce qu'il se passait. Apparemment, l'homme avait trouvé quelqu'un sur qui frapper. Un sourire étira les lèvres de la demoiselle, qui observa le brun démonter la gueule du lourdeau de service. Mais bientôt, elle ne voit plus rien, une rempart d'hommes lui faisant face. Grognant de frustration, elle se releva et s'approcha, poussant quelques personnes pour s'avancer, attrapant une bière dans une main innocente. Elle l'entendit râler mais celui-ci reporta aussitôt son attention. Will observa attentivement les coups qui étaient portés, grimaçant. Le brun était en très mauvais posture, elle le voyait bien. L'adrénaline s'emparant d'elle, elle approcha discrètement après avoir retiré ses talons aiguilles, discrètement derrière l'imbécile qui saignait. Elle aurait bien voulu arriver face à lui pour envoyer son genou entre ses jambes, son poing dans ses côtes et l'autre dans sa mâchoire, mais cela lui aurait demandé trop d'efforts et trop de risques qu'elle ne pouvait pas prendre.
Alors, le gros se met à foncer vers l'autre et la blonde n'hésite pas une seule seconde à intervenir. Son bras part rapidement avec toute sa force pour assommer le bagarreur avec la bouteille, qui explose. Elle ferme les yeux pour éviter les dommages, même si ses lunettes de soleil rondes étaient encore perchées sur son visage, sans qu'elle ne s'en soit rendue compte. Elle les rouvre et sourit, comme une enfant ayant fait une bêtise, et regarde le corps qui est retombé sur le sol lourdement. Son épaule avait craqué dans sa chute, ce qui réjouissait d'autant plus la boxeuse. Elle se percha de nouveau sur ses talons, avant de froncer les sourcils en entendant tout le monde paniquer sur le fait qu'il soit mort. Elle soupire, paniquant tout de même en son fort intérieur. Elle ne voulait pas risquer la peine de mort, mais elle ne voulait pas non plus avoir la nausée en devant faire du bouche à bouche à un imbécile puant le whisky à plein nez. Elle s'accroupit à côté de lui, avant de poser son index et son majeur dans son cou. Le sourire lui revint et elle haussa les épaules en se relevant. Elle y fut même obligée, deux agents de sécurité se précipitant vers eux, l'écartant de l'être inanimé. Il était encore vivant et sa respiration d'homme ivre refit bientôt surface. En revanche, le patron du bar ne semblait pas ravi de cet incident. Il ordonna à ses agents de mettre les fauteurs de trouble à la porte. La blonde ne dit rien, préférant se laisser entraîner. C'était toujours mieux que de finir en prison pour une simple bagarre. Elle avait déjà failli y aller, le jour où elle avait appris sa grossesse contre son gré. Elle comprit qu'elle était déjà dehors quand l'air frais l'envahit aussitôt, la faisant frissonner. Il faisait froid en ce milieu de nuit, mais peu importe, ça allait lui passer, elle avait l'habitude. Alors, elle tourna la tête vers celui qu'elle venait de sauver d'une sortie nocturne à l'hôpital.
Elle sourit en reconnaissant un collègue de sa tante. « Bonsoir, professeur Mandelstam. C'est ça, je ne me trompe pas ? » lança-t-'elle d'un air enjoué en s'adossant au mur. Dehors, il faisait noir, alors elle décida de retirer ses lunettes et de les caler sur le sommet de son crâne. Elle avait l'air d'une adolescente qui était fière d'avoir foutu la merde dans son environnement, mais elle s'en moquait cruellement. « Inutile de me remercier, j'ai l'habitude, et je m'ennuyais cruellement. Merci de m'avoir permis de m'amuser un peu, ça faisait longtemps que je n'avais pas pu détendre mes muscles de cette manière. » Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, elle n'était pas saoule, et elle se sentait plutôt bien. Elle jeta un coup d'oeil à l'entrée du bar, qui était vivement surveillée. Ils devaient déjà avoir pris l'autre en grippe pour s'assurer qu'il n'avait rien. Bizarrement, elle n'était pas si surprise d'avoir été mise à la porte et cela ne semblait pas non plus la contrarier plus que ça. Ce qui l'intriguait, c'était le fait que cet homme, professeur, se retrouve dans un bar. Ce n'était pas dans son habitude de croiser ces personnes-là dans ce genre d'endroit. Elle les pensait plus du genre à se balader dans des soirées mondaines.


Allure martienne, tu es mienne
Il est important de te rappeler combien la vie est imprévisible. Qu’il arrive parfois que des événements, dont l’ampleur nous dépasse, nous mettent à genoux. Alors, quand une situation nous échappe et qu’on se retrouve seul à devoir faire face, on se raccroche au peu qu’il nous reste et on met tout en œuvre pour le protéger. Quitte à ce que cela nous revienne un jour à la figure comme un boomerang.
Les ElsH. Roy
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MessageSujet: Re: - polaroid (willow)   Lun 17 Avr - 20:33



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Dane ne sait pas vraiment si ses oreilles bourdonnent à cause du coup ou à cause du bruit fracassant de la bouteille éclatée sur le crâne de l’autre type. Il a quand même un petit pincement au cœur et regrette que cela finisse ainsi. Ses remords sont rapidement balayés en se disant que la petite brute n’aurait pas eu autant de considérations pour lui s’il avait fini par le mettre par terre, lui. Tout le monde s’agite, curieux de connaître le pronostic vital du vieux bougre mais personne n’est vraiment décidé à se bouger… sauf elle. Seul le bruit de ses talons hauts se firent entendre quelques secondes pendant qu’elle se dirigeait aussi gracieusement que nonchalamment vers le corps étendu au sol.

Il n’est pas mieux que les autres à rester planté là et à observer chacun de ces gestes, attendant avec impatience la conclusion à toute cette histoire. A son visage, il a le temps de comprendre que le vieux bougre a encore de beaux jours devant lui mais n’est pas rassuré à l’approche de deux autres gros bras. Dane allait se demander si la jeune femme n’était pas une dangereuse championne d’arts martiaux pour qu’ils aient ainsi besoin de deux types pour la sortir mais comprit très vite que lui aussi était – gentiment – amené à prendre la porte. Loin d’être aussi calme que la jeune fille, pendant que toutes les autres personnes reprennent leur activité initiale, il se débat mais rien n’y fait. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il se retrouve dehors. En plus de mériter un titre en sport de combat, elle devait aussi faire du yoga ou avoir de l’expérience en matière de fin de soirée houleuse pour conserver un calme aussi olympien. Pour sa part, il n’est pas dans son meilleur état. Kenton, les émotions, les coups et l’alcool ne doivent pas faire bon ménage, il a la nausée. Pour retrouver ses esprits, il se penche un peu en avant, genoux fléchis, mains sur les cuisses et fixe le sol pour voir s’il allait finir par vider le contenu de son tube digestif sur le trottoir. Lui qui se plaignait de sa petite vie ennuyeuse jusqu’à maintenant… Il était servi. En même temps, Dane savait très bien que c’était ce qu’il cherchait, qu’il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même car c’était la somme de tous les choix qu’il avait fait qui l’emmenaient à se retrouver là.
Il est surpris d’entendre une voix. Ah oui, c’est vrai, il l’avait oubliée pendant l’espace d’un instant, à force de se répéter mentalement que ce qui lui arrivait, il le méritait. Il la regarde, l’air interrogateur. Professeur Mandelstam ? Une de ses élèves ? Non, impossible. Pourtant, il sait bien qu’elle lui est familière, il a beau chercher dans sa mémoire, rien. Il perdait vraiment la boule.
    - C’est moi, oui mais…
Il n’a pas le temps de lui demander s’ils se sont déjà rencontrés qu’elle enchaîne directement. Cela amuse Dane. Alors comme ça elle aimait ce genre d’animation ? Quelle drôle de demoiselle, on en croisait peu dans son genre, si peu qu’il était certain qu’il n’aurait pas oublié s’ils s’étaient déjà croisés.
    - Je n’ai pas l’habitude de vivre de tels remue-ménage mais je suis ravi que vous ayez pu vous amuser.
Un petit clin d’œil complice lui échappe, il a toujours son petit sourire sur les lèvres. L’air frais lui fait du bien, il se sent mieux. Il se redresse doucement pour vraiment faire face à son interlocutrice. Dane inspecte ses coudes, ses bras, porte la main à son oreille pour sentir s’il doit s’alarmer de ses blessures. Rien, mine de rien, pour une première bagarre et il ne s’en est pas si mal sorti.
    - J’ai besoin de glace.
Il jette un coup d’œil vers les deux costauds qui les surveillent toujours, avec des airs de chiens féroces comme technique de dissuasion. Ca marche plutôt bien, il n’est pas prêt de remettre les pieds dans cet établissement.
    - Non, pas pour ma blessure, je crois que j’ai vraiment envie d’un cône ou une connerie dans le genre. Vous savez où je pourrai trouver ça ?
Ce n’est peut-être pas anodin d’avoir envie d’une glace après s’être fait défoncer la gueule. En parlant de truc glacé…
    - Rafraîchissez-moi la mémoire. Vous connaissez mon nom mais je n’ai aucune idée de qui vous êtes. Vous êtes sûre que l’on s’est déjà rencontrés ? Pour savoir si je dois m’inquiéter ou non pour l’état de ma mémoire.
Il rit nerveusement, pas parce qu’il a peur de la vexer, mais plutôt parce qu’il ne sait pas si tout ce qui venait de se passer ne resterait qu’entre eux et les autres badauds.
    - Et essayez de parler plus fort aussi, le con m’a frappé dans l’oreille.
Dane sourit largement, montrant de l’index son oreille sûrement rouge. Qui qu’elle soit, elle ne devait pas avoir la meilleure image de lui en ce moment-même. Quand bien même, il sentait qu’avec la jeune fille, il n’avait pas besoin de s’embarrasser de ce genre de pensées.
C’était reposant.




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MessageSujet: Re: - polaroid (willow)   Mar 18 Avr - 15:22

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Willow E. Wander
En temps normal, elle aurait sûrement explosé, n'en pouvant plus de la situation et elle se serait défoulé sur ce pauvre homme, mais il était ivre, et elle était sobre. En plus de cette tentation de se fighter, elle avait eu celle de sauver un pauvre homme en détresse. Mais disons qu'il ne se serait probablement pas relevé si l'autre lui avait porté le coup final, et elle n'avait pas eu envie de se retrouver témoin d'un meurtre. Elle n'avait pas réfléchi, elle avait même souri. La petit Willow si fragile avait fini de l'être. Désormais, elle était libre. Libre de s'en prendre à qui lui barrerait la route, libre de se taper qui elle veut, libre de tous les faire tomber comme des dominos sous chacun de ses pas. Elle n'avait pas reconnu celui à qui elle avait évité une mauvaise issue. Ce n'est qu'une fois dehors, la surprise passée, l'adrénaline retombée que cet homme, elle l'avait reconnu. Ce professeur, collègue de sa tante. Cette rencontre ne lui déplaisait pas, au contraire, elle croisait si peu des visages lointains ces derniers temps. Et même si elle était déçue de ne pas avoir secouru John, dont elle avait rêvé quelques nuits de cela, elle était ravie. Les sentiments contradictoires s'emparaient d'elle ce soir, mais contrairement à toutes les autres fois, ils ne parvenaient pas à la tourmenter. Elle gardait le contrôle et le sourire, comme si une seconde Willow s'était cachée au fond d'elle depuis longtemps et avait décidé de sortir. Ce ne serait pas étonnant qu'il y en ait une troisième, qui était plus réservée, plus gênée, et qui se faisait passer pour Evalga, de temps à autre, comme ce drôle de soir du bal de fermeture du spring break.
La seule et unique boxeuse se mit alors à rire, parce qu'il avait demandé une glace. Elle ne s'y attendait pas, et pensait que c'était seulement une blague. Il venait d'éviter un vomissement juste sous ses yeux, et maintenant, il réclamait une gourmandise, qui était quasiment introuvable en plein milieu de la nuit. Alors, elle finit par se calmer et hausser les épaules d'un geste nonchalant. « Je suis désolée mais je suis loin d'être vendeuse de glaces. Je vends seulement des instruments variés. » Quoi que cette phrase lui fit penser à tout autre chose, elle reprit son sérieux en moins de deux. En vérité, il l'inquiétait légèrement, avait-il tant bu que cela ? Elle ne le savait pas et n'osait pas le demander. Elle ne voulait pas vraiment passer pour une jeune femme mentalement instable et qui était complètement à côté de ses talons ce soir. Des talons qu'elle agitait nerveusement, la musique à l'intérieur du bar lui titillant les tympans depuis quelques bonnes minutes. Une musique à laquelle elle résistait malgré tout, parce qu'elle se devait de s'occuper d'un homme ivre qui ne se rappelait pas d'elle. Elle n'avait pas changé depuis mais pouvait comprendre qu'il soit confus, dans son état. « Willow, la nièce de Romane. Vous en souviendrez-vous demain, quand vous aurez décuvé un peu ? » Elle avait toujours parlé à sa façon, se moquant totalement de ne pas s'appliquer sur les mots et la syntaxe. Elle s'approcha pour observer son oreille et lui tapota gentiment l'épaule pour le rassurer. « Vous ne saignez pas, c'est le principal. » Elle s'écarta de nouveau, jeta un coup d'oeil autour d'eux, en repensant à cette glace qu'il avait réclamé. Elle reposa son regard inquisiteur sur lui. Elle avait bien des glaces dans le congélateur mais elle ne tenait pas plus que ça à l'inviter chez elle, c'était même hors de question. Qu'auraient-ils à se dire, de toute façon ? Et elle ne voulait pas que Kenton se fasse des idées. Elle ne pouvait pas se permettre d'inviter n'importe qui à n'importe quelle heure, et même si elle connaissait rapidement Dane, elle ne pouvait pas faire exception à la règle. « Vous demandez souvent une glace après avoir presque vide l'entièreté de votre estomac ? Ne vous inquiétez pas, je n'en parlerais pas à Romane, loin de moi cette idée ! Elle pourrait s'imaginer tout et n'importe quoi. » Willow lâcha un petit rire avant de sortir son téléphone portable pour voir l'heure. Il n'était pas si tard que ça. Elle soupira, et montra du doigt le bout de la rue, moins éclairée que le reste. Elle connaissait rapidement les lieux, et avait une petite idée d'où elle pourrait trouver quelque chose pour lui. Suivant son conseil, et parlant toujours plus fort que la normale, elle lui attrapa doucement le bras en l'entraînant dans la direction, prenant le temps de mettre un pied devant l'autre pour ne pas trébucher. « J'ai plutôt l'habitude de payer des verres que des glaces, mais soit. Il y a une supérette ouverte même la nuit là-bas. Vous me suivez ? » C'était assez étrange de se promener au milieu de la nuit avec un homme qui avait le double de son âge, mais ce soir, c'était un cas d'extrême urgence. Elle le ferait passer pour son oncle ou non père si besoin, elle s'en moquait. Et l'avantage, c'est qu'elle n'aurait pas à trembler à chacun de ses pas qu'un E.T sauvage leur saute dessus et ne dévore leur âme. Certes, cela ne risquait pas d'arriver, mais la jeune femme se nourrissant de films plus tordus les uns que les autres, son imagination était débordante une fois la nuit tombée, peu importe le registre.


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MessageSujet: Re: - polaroid (willow)   Dim 7 Mai - 23:15



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Willow ? Willow, ça lui revenait maintenant. Les images, les scènes, les souvenirs se remettaient dans l’ordre dans son esprit et maintenant, l’image d’une Willow, plus jeune, s’imposait à lui. Cela le renvoyait à une poignée d'années auparavant, une réunion entre professeurs et cette petite qui accompagnait sa tante Romane. Et maintenant, c’était une jeune adulte, perchée sur des talons hauts, maniant à la perfection les coups de bouteille en verre, à l’allure confiante. Elle avait grandi, changé, c’est sûrement pour ça qu’il ne l’avait pas reconnue. D’ailleurs, maintenant elle vendait des instruments variés ? Il n’avait pas pu s’empêcher de froncer les sourcils quand elle avait lancé ça. Qu’entendait-elle par-là ? Après sa rencontre avec Constance, il avait commencé à se méfier des jeunes femmes, surtout celles avec un air trop angélique. Il avait appris, après cette expérience, qu’elles pouvaient avoir des vies encore plus mouvementées qu’il ne pouvait l’imaginer. Quand bien même, il ne rebondit pas sur ses paroles, encore un peu trop dans le flou pour se lancer dans un interrogatoire. Il sourit quand elle-même fit référence à son état.
    – Je n’ai bu qu’un verre, vous savez, je ne suis pas du tout ivre, juste… secoué, on va dire. Et Willow, je me souviens de vous maintenant.
Ses lippes s’étirent en un sourire franc. Elle est très gentille à être si attentionnée envers lui. Il décida de faire confiance à son diagnostic et ne s’inquiéta plus pour son oreille. Il resta planté là, pensant encore à la glace que son esprit, plus que son estomac, réclamait. En regardant autour de lui, ses espoirs de trouver un magasin encore ouvert se réduisaient peu à peu. Avec un peu de chance, elle lui indiquerait le chemin d’une épicerie ou quelque chose comme ça. Elle connaissait probablement mieux Brooklyn que lui. Elle sonda les lieux aussi, à côté de lui, réfléchissant peut-être à un lieu ou une direction à lui indiquer. Il rit doucement à sa question et quand elle fit allusion à sa tante. Dane ne connaissait pas très bien Romane même s’ils étaient devenus professeurs à Columbia, un peu au même moment, faisant d’eux des petits nouveaux à l’époque et se croisant souvent, ils s’étaient un peu perdus de vue avec le temps. En tout cas, ils avaient toujours été en bons termes et se souvenait d’elle comme d’une personne que tout le monde, élèves comme professeurs, appréciait. Revoir sa nièce, là, dans de pareilles circonstances lui refaisait penser à la Romane si gentille, cultivée et drôle qu’il avait connu à ses débuts à Columbia. Peut-être qu’il fut pris d’un instant de nostalgie en repensant aux années s’égrenant si rapidement, qui filaient sans même lui laisser de répit mais il se força à chasser ces idées de son esprit.
    – A vrai dire… les glaces… c’est une longue histoire. Le genre de truc qui date de l’enfance et qui vous marque encore.
Il espérait qu’elle ne soit pas trop curieuse. Il ne voyait pas de mal à un peu en racontant cette anecdote mais il savait pertinemment qu’elle le trouvera très ridicule, après ça. Dane ne savait pas si son égo était prêt à subir les moqueries d’une jeune fille alors il enchaîne rapidement.
    - Et c’est gentil de penser à ma réputation. Depuis le temps que je n’ai pas vu Romane, j’aimerai bien qu’elle ne croit pas que j’entraîne sa nièce chérie dans des aventures farfelues.
D’aussi loin qu’il puisse se souvenir, il sait que Romane considérait sa nièce presque comme sa propre fille. Déjà à l’époque, il avait cru comprendre que leur lien était assez fort. Après tout ce temps, maintenant, cette relation n’a sûrement fait que de se renforcer. Ce qui signifiait que Romane lui en voudrait encore plus et c’était loin d’être ce qu’il voulait.

Dane observe Willow s’agiter, pointant l’index vers une rue, déjà prêt à prendre congé et de faire sa petite course mais elle le prend au dépourvu en l’entraînant par le bras. Il était surpris, tellement qu’ils avaient déjà fait au moins cinq cents mètres avant qu’il ne s’arrête brusquement en plein milieu du trottoir. Il se poste en face d’elle, l’air sérieux.
    – Willow, vous n’êtes pas obligée de m’accompagner. Je pense que vous avez mieux à faire ! Allez payer des verres à des jeunes gens de votre âge, je vais pouvoir me débrouiller.
Dane sourit, il paraît sincèrement désolé, tout en reculant un peu. Elle lui a déjà sauvé la mise, en lui évitant de perdre trois dents et de tomber inconscient au bar alors il ne voulait pas faire son boulet et l’embêter plus longtemps. Surtout, qu’il commençait enfin à avoir l’esprit plus vif (plus ou moins). Il se poste en face d’elle, guettant sa réaction.
    – Elle est loin cette supérette ? Si vous y tenez, vous pouvez me montrer mais sinon, si vous n’êtes pas pressée, ce serait plutôt à moi de vous payer une glace… ou ce que vous voulez si vous avez faim.
Il lui sourit doucement, désirant lui montrer qu’il allait vraiment mieux et qu’elle pouvait retourner à ses occupations de jeune fille pendant qu’il irait s’envoyer un cône vanille-fraise en se perdant dans Brooklyn.

Dane se dit que de l’avoir croisé lui a au moins permis de se changer un peu les idées. Il a un peu oublié Kenton, son cœur brisé et tous les autres problèmes qui s’y ajoutaient. Il se laisse juste porter par le moment, essayant de ne pas trop penser à demain et espère qu’une cigarette l’aidera à taire ses pensées noires. Il passe la main sur ses poches de veste pour chercher le paquet de ces petits cylindres de nicotine en levant les yeux au ciel, instinctivement, cherchant aussi dans sa mémoire le moment où il les avait sorties pour la dernière fois. Son cerveau subit un moment de déconnexion, il n’était pas bien sûr de ce qu’il avait vu dans le ciel à ce moment-là. Sa bouche s’entrouvrit sous l’effet de la surprise, son cœur se mit à battre un peu plus vite lui rappelant qu’il était bien dans la réalité. Quelques longues secondes passèrent avant qu’il ne réatterrisse, l’attention de Dane revint à son interlocutrice et il la couvrit d’un regard inquiet.
    – Je sais qu’on ne voit jamais d’étoiles à New-York, à cause des lumières mais j’ai juré avoir vu quelque chose briller.
L’architecte relève les yeux au ciel, encore incertain. A cause de l’alcool, il se disait qu’il ne pouvait pas se faire confiance mais avec confirmation visuelle, il savait maintenant que cela n’avait pas été un avion car il n’y avait plus rien d’autre que la nuit noire au-dessus d’eux, hormis les lumières artificielles. Une hallucination peut-être, un reflet. Willow devait sûrement le prendre pour un malade. Pour se redonner un peu de contenance, il fit ses gestes si familiers, quasi mécaniques pour allumer sa cigarette avant d’en proposer une à la jeune femme, sans rien ajouter. Il s’en voulait déjà d’avoir partagé avec elle ce qu’il avait cru voir car mine de rien, cela pouvait valoir un ticket pour l’asile.




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MessageSujet: Re: - polaroid (willow)   Mar 9 Mai - 15:10

Polaroid
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Dane Mandelstam
&
Willow E. Wander
Elle ne savait pas qu'on pouvait changer après tant d'années. Elle s'était imaginée toujours avoir la même tête, devoir supporter les mêmes choses jusqu'à la fin de ses jours. Pourtant, Dane lui montrait le contraire. Elle n'était pas vexée de ne pas être reconnue, c'était normal après tout, et ce serait pire dans quelques mois. Son ventre ressemblerait à un ballon et elle ferait sûrement une petite dépression en se rendant compte que son ventre ne serait plus aussi joli qu'avant. Elle devrait redoubler d'efforts. Si on lui avait dit ça, il y a des années, quand elle avait rencontré Dane, elle ne l'aurait pas cru. Le changement venait sans même que l'on puisse s'en apercevoir. D'ailleurs, elle n'aurait jamais osé avant aujourd'hui lui parler comme ça. Soit elle passerait pour une vendeuse dans un sexshop ou pour une psychopathe dans un magasin d'instruments de torture. Ni l'une ni l'autre de ces solutions n'était bonne à imaginer, mais maintenant qu'elle avait parlé, c'était trop tard. Elle profita du flou dans lequel était plongé cet homme pour passer à un autre sujet, pour se présenter et le laisser réagir. Bientôt, il lui dit qu'il la reconnaissait et la jeune femme sourit enfin plus grandement, ravie de le savoir. « Ah, qu'un verre ? Il a du bien vous déplacer le cerveau le pauvre con. Je peux retourner l'achever s'il le faut. » Elle haussa les épaules et balaya ensuite sa phrase du revers de sa main. Bien sûr qu'elle n'y comptait pas, c'était hors de question de finir en taule tout de suite. Ken s'inquiéterait de ne pas la voir revenir et serait sûrement dans tous ses états en pensant qu'il lui serait arrivé quelque chose. Elle le prévenait toujours dès qu'il se passait quelque chose, elle lui disait tout.  « Bref, je suis contente que vous vous souveniez de moi. » ajouta-t-elle avant de se souvenir qu'il y avait une supérette dans le coin. Elle ne put s'empêcher de mentionner Romane. Elle savait combien sa tante n'était pas dupe quant à tout ce qui la concernait. Celle-ci avait beau avoir l'air innocente, être la plus généreuse femme du monde, voulant donner sa chance à tout le monde, derrière, elle cachait une facette plus étrange que peu de gens découvraient. Willow le savait parce qu'en parlait avec elle elle avait vu son comportement. Après tous, sur ce point-là, elles étaient complètement semblables, même si contrairement à elle, sa tante cherchait le prince charmant, avec l'espoir d'avoir un enfant, même adopté un jour. En attendant, il fallait bien qu'elle s'amuse un peu et Will lui faisait confiance sur ce point. Elles étaient déjà allées en boîte de nuit toutes les deux. La soirée avait été une véritable catastrophe et on les avait mises toutes les deux à la porte. La raison n'était pas très importante, ou plutôt, c'était ce que la blonde tentait de croire. Elle l'effaça d'ailleurs de son esprit, curieusement attirée par ce que le professeur venait de dire. Elle le regarda un court instant en souriant bêtement, avant de répondre en rigolant presque. Elle ne savait pas de quoi il voulait parler et elle n'était pas sûre de vouloir le savoir. « Je veux même pas savoir ce que les glaces vous ont fait vivre durant votre enfance. » Même si ça aurait du être particulièrement innocent, elle avait l'impression que leur conversation pourrait passer pour étrange aux oreilles de ceux qui passaient par là. Leurs phrases semblaient sortir de deux esprits complètement ivres, enfin, pas tout à fait, et pouvaient porter à confusion, à moins que la seule explication ne soit que son esprit était devenu trop pervers. Mais il se mit à parler de nouveau, et la jeune femme détourna un peu le regard. Cela devenait totalement bizarre, et elle aurait bien voulu fuir. « Sa nièce chérie n'a pas eu à attendre de rencontrer un de ses collèges pour se lancer dans des activités farfelues. » Elle sourit, gênée de devoir l'avouer, pour la première fois de sa vie certainement. Mais ça, c'était probablement parce qu'elle savait que s'il connaissait Romane, il avait de fortes chances de la recroiser, ce qui la bloquait particulièrement dans son envie de se taper quelqu'un comme lui. D'ailleurs, si elle avait su qu'il était réellement pour son meilleur ami, jamais elle n'aurait imaginé penser ça. Sa réaction risquerait d'être plutôt surprenante quand elle l'apprendrait, ce qui arriverait plutôt vite. C'est sûrement pour ça qu'elle se mit déjà en route vers la supérette repérée plus tôt. Mais il s'arrête, et elle aussi quand il se plante en face d'elle. Un instant, elle fronce les sourcils, se demandant ce qui a bien pu lui passer par la tête et quelle serait la suite des événements. Elle hausse les épaules, et baisse les yeux, mais finit par le regarder de nouveau pour lui répondre. « Je n'aime pas qu'on me voit comme une petite brebis égarée. Je n'aime pas les gens de mon âge, enfin, pas tous. Ils sont ennuyants et n'ont aucune expérience. » Peut-être était-ce un peu d'amertume dans sa voix, mais elle s'était sentie un peu vexée de ce qu'il venait de dire. Il lui faisait tout de même de nouveau comprendre qu'elle pouvait partir si elle le voulait. Elle croisa les bras sur sa poitrine, tentant de ne pas s'énerver pour si peu. Il avait bu, c'était normal qu'il s'inquiète de son âge. « Je viens de vous le dire, je n'aime pas la compagnie des gens de mon âge. Je ne couche pas avec des gens de votre âge pour rien. Maintenant, arrêtez de me voir comme une enfant et laissez-moi vous aider. » Elle préférait être franche tout de suite, et puis, elle n'avait aucune envie de rentrer, ni de retourner dans une foule d'inconnus. Elle désigna le chemin du menton et commença par le contourner quand il lui propose une cigarette. Sa façon assez crue de refuser, elle espérait simplement qu'il ne lui en voudrait pas. Mais elle s'arrêta de nouveau, prise d'un frisson presque incontrôlable. Elle se tourna lentement vers lui, avant de regarder vers le ciel. Voilà qu'il se mettait à délirer, et elle se demandait s'il n'avait pas consommé un peu de lsd avant de venir. Elle prit une grande respiration, voulant ne pas le croire, mais elle n'y arrivait pas. D'un coup, elle était moins sûre d'elle, elle avait peur qu'il puisse avoir raison. John aussi disait en voir, comme si son délire de fantômes ne lui suffisait pas. Elle soupira, et lança d'un ton ferme mais effrayé : « J'ai besoin d'un énorme pot de Ben And Jerry's. Dépêchez-vous avant que ça ne ferme. » Elle se mit déjà en route, pressant le pas. Son regard ne cessait de vaquer vers le ciel. Il venait de lui foutre les jetons en moins de deux, et elle ne se sentait plus tant en sécurité que ça dehors. Elle ne vérifiait même pas s'il la suivait, elle se précipitait. La supérette était déjà devant eux, et elle s'y engouffra rapidement, avant de s'arrêter dans l'entrée. Elle pesta contre elle-même, et se tourna pour regarder la silhouette du professeur s'approcher. Elle avait peut-être changé d'avis, finalement. « Ne dites plus jamais de telles conneries. Il va me falloir bien plus qu'une glace pour bien dormir maintenant. » Elle se mit à rire assez nerveusement et remis ses talons dans ses pieds. Elle ne les avait pas enfilés depuis sa sortie du bar et sa plante des pieds lui faisait terriblement mal.


Allure martienne, tu es mienne
Il est important de te rappeler combien la vie est imprévisible. Qu’il arrive parfois que des événements, dont l’ampleur nous dépasse, nous mettent à genoux. Alors, quand une situation nous échappe et qu’on se retrouve seul à devoir faire face, on se raccroche au peu qu’il nous reste et on met tout en œuvre pour le protéger. Quitte à ce que cela nous revienne un jour à la figure comme un boomerang.
Les ElsH. Roy
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MessageSujet: Re: - polaroid (willow)   Mer 10 Mai - 14:45



i'm a reckless mistake, i’m a cold night's intake
i'm a one night too long, i'm a come on too strong •
feat. @Willow E. Wander

Il lâche un petit rire, nullement moqueur, il peut même très bien s’imaginer Willow foutre ce grand gaillard au sol en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Elle l’avait déjà fait une fois. Il lui fait comprendre d’un regard qu’il a eu sa dose d’action pour la soirée avant de refixer son attention sur le bout de ses chaussures, pour se concentrer et tenter de reprendre le contrôle sur son cerveau. Il la trouve rigolote, avec ses grands airs, il voit bien qu’elle a du caractère, le langage fleuri, le goût de la bagarre et cet air rebelle, cela fait entièrement partie d’elle. Peut-être qu’elle avait l’air plus sage plus jeune mais il était certain d’avoir déjà relever cette petite lueur provocante dans ses yeux, quelques années plus tôt. Son cerveau divague tout de même et il se surprend à l’imaginer à la place de l’héroïne de Kill Bill, elle en avait parfaitement l’étoffe. D’ailleurs, il n’était pas improbable qu’elle parle d’armes en faisant référence à ses « instruments variés ». Elle était assez intrigante comme jeune fille, différente des étudiantes à Columbia, c’est certain mais il ne ressentait ni méfiance à son égard ni n’allait insister pour passer du temps avec elle pour mieux la connaître. Dane lui en était juste reconnaissant d’avoir été là et il se sentait un peu coupable même, de l’avoir entraîné dans cette histoire alors qu’elle n’y était pour rien. Il espérait que le gérant du bar avait la mémoire courte si jamais Willow était une habituée, qu’elle n’aurait pas de problème pour y revenir la prochaine fois. Et puis même, elle avait l’air d’avoir plus d’un tour dans son sac et les bars ne manquaient pas dans ce coin de New-York. Il lui sourit.
    – Je crois qu’il y a peu de chance que je vous oublie après tout ce qui vient de se passer.
Il y avait mieux comme souvenir d’une prmière (re)-rencontre mais au moins ils faisaient dans l’originalité. Son sourire est un peu trop large, il a l’air bien trop niais… la fatigue et l’adrénaline causées par cette min-baston ne sont pas étrangers à tout ça. Son rire aussi est sûrement exagéré face aux réactions de la jeune femme mais il n’y peut rien, au diable le peu d’alcool qu’il avait ingurgité avait effacé les derniers sentiments d’inhibition qu’il aurait pu ressentir.
    – Si vous saviez tout ce que j’ai subi pendant mon enfance… les glaces ont été vraiment un pan sombre de mon histoire qu’il vaudra mieux taire. Je ne veux pas ressasser cette tragédie.
Pour accompagner ses mots, il joue le (mauvais) comédien, s’adresse à la lune et à une foule imaginaire, en articulant toutes ses paroles sur un ton dramatique. Dane s’accorde même à faire quelques gestes désespérés dans le vide, se prenant déjà pour Hamlet. Il éclate de rire après ça, en se rendant compte qu’il a effrayé une passante avec son grand geste et qu’il peut lire beaucoup d’incompréhension dans son regard. Il s’amusait beaucoup à être pris pour un fou. Leur conversation n’était pas vraiment construite, voire pas du tout et ils devaient sembler plus alcoolisés qu’il ne l’était, surtout dans son cas à lui.
Après ça, quand elle esquisse dans son discours ce qui ressemble à un aveu, Dane se retourne rapidement vers elle. Juste attentif, il n’y a pas de contrariété ou de jugement dans ses yeux, seule Willow sait à quoi elle fait allusion. Et, il savait qu’à son jeune âge, il y avait tout un monde à explorer et d’expériences à entreprendre. Il se montre compréhensif et d’ailleurs, il y a un brin de complicité dans sa voix quand il lui répond :
    – Je pouvais m’en douter mais, on va le considérer qu’elle n’a pas à le savoir.
Rien ne lui aurait le droit de s’immiscer dans leur relation, il n’avait pas encore ces problématiques avec Janis, et en plus, il ne connaissait ni assez bien Willow ou Romane pour pouvoir le faire. Il espérait juste que les activités en question ne soit pas trop dangereuse ou grave mais Dane se douter que ce ne serait ni ce soir, ni un autre soir que Willow accepterait de l’éclairer sur cette question. Il a même l’impression d’abuser de son temps, surtout quand elle le regarde d’un air agacé alors qu’il l’arrête. Il ne se doutait pas vraiment qu’elle lui sortirait ça. La surprise se lit sur le visage de Dane, les propos de Dane le renversent un peu, surtout ce qu’elle déclare sans hésiter pendant qu’il lui avoue qu’il est gêné si elle se sent obligé de faire la baby-sitter. Il ne s’attendait pas vraiment à ça. Gêné et de peur de l’avoir vexé, il tente de se rattraper en bégayant des excuses. Je, ok, d’accord. Ahem. Oui, désolé, vous avez raison, vous êtes tout à fait libre de faire ce qui vous plaît. Maintenant qu’il y pensait, si elle avait déjà eu envie de s’éclipser, elle n’y aurait pas été par quatre chemins et le lui aurait dit de but en blanc. Dane se promet d’arrêter d’être si lourd et de passer à autre chose. Sans se douter que son esprit l’emmènerait soudain au-delà du zénith, plus loin dans l’univers, alors que ses yeux se promènent dans le ciel. Il est confus, il nage peut-être dans un rêve trop réaliste mais alors, cela signifierait que Willow ne serait qu’une invention de son esprit. Ce qui serait vraiment trop étrange. Incertain, du taux de confiance qu’il peut accorder à ses yeux, il ne jette qu’un dernier coup d’œil avant de rejoindre Willow. Elle a décliné sa cigarette, Dane met ça sur le coup de son agacement quand il tentait de la faire partir et elle a l’air toujours contrariée alors qu’elle lui commande de se dépêcher. Elle ne se gêne pas de lui parler sur ce ton la gamine, étrangement, ça ne le dérange pas pour le moins du monde. Il s’exécute, sa cigarette entre les doigts, se moque gentiment d’elle en hurlant « oui, chef ! » avant de revenir à peu près sa hauteur en quelques pas. Elle ne lui jeta pas un regard et de là, où ils étaient, Dane voyait où elle comptait acheter les glaces. Rien qu’à la perspective d’obtenir la gourmandise tant désirée depuis la sortie de ce bar, il est tout joyeux, comme un gosse. Il fait briller ses canines dans le noir, jette sa moitié de cigarette par terre avant de l’écraser, puis emboîte le pas de la jeune femme qui l’attendait enfin, coupant Dane dans son élan. Elle avait toujours un air un peu énervé, il la regardait avec crainte, pensant encore avoir fait quelque chose de travers. Mais finalement, il se dérida un peu en voyant qu’elle plaisanta. Quoique son ton n’était pas l’un des plus naturels. Faisait-elle partie de ces personnes effrayées par la vie extra-terrestre ? On avait tous ses croyances, après tout mais c’était intéressant à savoir. Il garda sa réflexion pour lui et se contente de hocher la tête pour lui signifier qu’il avait compris. Il grimace légèrement en la voyant remettre ses chaussures, réflexe naturel quand on connaît l'état des rues de NYC mais ne dit rien. Il la laisse choisir son pot de glace pendant que son choix s’arrête sur un cône vanille-fraise, simple mais une valeur sûre pour lui et ajoute aussi des biscuits chocolatés. Dane gesticule, fait comprendre à la jeune femme que sa proposition tient toujours, qu’elle peut prendre tout ce qui ferait plaisir à ses papilles ou à son estomac là. Il observe ses déplacements et attend qu’elle le rejoigne à la caisse pour régler le tout. Ils ne seront pas restés longtemps dans le magasin, de toute façon, il savait exactement ce qu’il voulait. A peine le pied dehors, il se tourne vers elle.
    – Je compte sur vous pour encore jouer la guide, je ne connais pas trop Brooklyn donc je vous laisse décider de notre prochaine destination.
Il lui sourit, fixe le pot de glace qu’elle tient entre ses mains.
    – J’ai aussi hâte de vous voir vous enfiler ce pot en entier, sans être remplie ou écœurée avant. Vu votre gabarit, ce serait quand même un défi, non ?
Il est d’humeur taquine, en même temps, avec une telle adversaire, si réactive et expressive, ce serait bête de ne pas en profiter. Il attend sa réponse avant de la suivre, ne savant pas trop où ils allaient se retrouver. Ce n’était même pas le plus important. D’ailleurs, juste avant de se mettre en marche, il espère juste qu’elle ne l’a pas vu encore regarder le ciel, à chercher encore cette petite lumière observée plus tôt. Encore rien.
    – C’est loin où on va ? On a le temps d’y arriver avant que la glace ne fonde entre mes doigts ou je peux attaquer ?
Il lui demande, on ne sait jamais, ce serait bête de ne pas partager un moment glace ensemble.
    – Et puis, ça me trotte en tête depuis que vous m'en avez parlé. Je vous ai vu très à l'aise avec la bagarre, vous vous targuez de participer à des "activités farfelues", j'imagine en lien avec les "instruments variés" que vous vendez... Ce n'est pas dangereux, où on va, hein ? J'ai déjà eu mon lot d'émotions aujourd'hui, j'aimerais rester encore un peu en vie...






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MessageSujet: Re: - polaroid (willow)   Jeu 25 Mai - 14:43

Polaroid
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Willow E. Wander
Willow n'était pas étonnée de son affirmation. S'il comptait se souvenir d'elle, tant mieux, ça l'arrangerait, mais elle espérait qu'il ne serait pas gêné d'avoir été si saoul, même s'il avait encore de la marge avant de s'écrouler par terre... Quoi que. Dans tous les cas, ça ne dérangeait pas la jeune femme, bien au contraire. Cela lui rappelait le nombre de fois incalculables où elle s'était retrouvée dans un tel état, voire pire. De bons souvenirs qui, pour la plupart, avaient fini dans un lit. Ces bons souvenirs s'étaient ensuite estompés, puis tout lui était revenu en face il y a peu, quand son corps a décidé de faire pousser une graine. Une bien drôle de façon de parler de grossesse, et quelque chose qu'elle aurait bien voulu éviter. Elle avait à peine assez d'argent pour se payer le strict minimum, alors là, ce serait pire. Sans compter le fait que son cerveau avait à moitié effacé le visage de l'inconnu, et encore plus son prénom. Des mois qu'elle tentait de le retrouver pour l'avertir, et des mois qu'elle se frottait à un mur. C'était sûrement la seule raison pour laquelle elle avait arrêté de se bourrer la gueule, alors forcément, accompagner un homme avec trois verres dans le nez, ça lui faisait plaisir. EN tout cas, elle lui était reconnaissante qu'il ait un peu plus de mémoire qu'elle, ce serait plus simple la prochaine fois qu'ils se verraient et ils auraient au moins un petit sujet de conversation sur lequel rigoler. Sans compter cette histoire de glace. La blonde ne pouvait s'empêcher de se demander ce qui avait bien pu lui arriver. En tout cas, quand on est gosses, les glaces sont la huitième merveille du monde. Peut-être avait-il mangé des glaces à en faire une indigestion, ou s'était-il fait enlever en voulant en acheter une. Glaçant, comme histoire -sans mauvais jeu de mots-, mais dans les rues des États-unis, tout est plausible. Cela rappelait à Willow ce jeu de black stories, où les morts les plus étranges et stupides mais authentiques étaient reliées en un jeu d'énigmes tordant. Finir là-dedans, c'était terrifiant, et honteux pour la mémoire, mais peu importe, ça amusait des gens. Oh, bien sûr, ce n'était pas ce qu'elle lui souhaitait, bien au contraire. Si elle pouvait lui éviter cela ce soir, c'était nickel. Elle continua alors sa route, le laissant parler, et répondant également, jusqu'à ce que cette histoire d'extraterrestre ne lui donne plus du tout envie de rire. Elle aurait bien voulu lui expliquer pourquoi si soudainement elle avait changé de comportement, mais elle avait peur d'être prise pour une folle, et n'avait pas envie de pleurer face à lui. Tout ça, après tout, n'était qu'un souvenir à effacer de sa mémoire. Elle s'enfuit dans son coin du rayon glaces, attrapant le plus gros pot de Ben & Jerry's possible, avant de s'arrêter devant le rayon des sodas. Il y avait de la bière sans alcool, alors elle en attrapa une et rejoint aussi vite que possible Dane à la caisse. Les lumières étranges du magasin lui donnaient le tournis, et l'horrible impression d'être dans un ovni. Elle ne put d'ailleurs reprendre son souffle qu'une fois arrivée à l'extérieur du bâtiment, où elle entama sa bouteille après avoir remercié le professeur de lui avoir payé tout ça, c'était généreux de sa part. Elle s'arrête néanmoins pour ne pas lui foncer dedans, souriant doucement, parce qu'il lui laisse le choix de la prochaine destination. « Je ne sais pas trop où je pourrais vous emmener, mais vous avez conscience que votre requête pourrait mal passer ? » Elle sourit, heureuse de pouvoir reprendre ce genre de petit jeu avec quelqu'un. S'il voulait la chercher de cette manière-là, eh bien, il la trouverait.Elle tenterait de ne pas être trop brusque et de ne pas l'effrayer, car avoir un mort sur la conscience n'était pas sa plus grande des priorités. Elle reprit alors à ses paroles, plutôt amusée. « Eh bien, je vais vous épater et terminer ce pot de glace sans être écœurée. Faut dire que j'ai l'avantage de ne pas être toute seule. » Elle ne met d'ailleurs pas longtemps à se mettre en route, sans vraiment savoir où aller, et elle ouvre son pot de glace après avoir fini sa boisson. Par chance, il y a une cuillère en plastique pour pouvoir la manger autrement qu'avec les doigts. La première bouchée la fait frissonner, elle ne s'attendait pas à ce que ce soit aussi froid, puis finalement, cette sensation de brûlure sur le palais disparaît. Elle se sent déjà mieux et oublie un peu les hallucinations de monsieur Mandelstam, et continue sa route, tournant la tête vers lui pour l'écouter parler. « Vaudrait mieux que vous vous y attaquiez tout de suite. Sinon, j'aurais le temps de finir ma glace puis la vôtre. » C'était faux, mais plutôt drôle de dire ça. Tel un enfant, elle était fière d'elle. Elle savait pertinemment qu'elle ne finirait pas tout de suite sa glace, alors celle des autres, c'était hors de question. Sans compter le mal de ventre et la semaine de repos forcé qu'elle aurait après. Non, décidément, elle n'irait pas au bout de sa gourmandise. Finalement, elle tourne dans la rue suivante, pensant qu'il serait bien de se poser sur un petit coin d'herbe, mais elle fut prise d'un fou rire en entendant cet homme s'inquiéter. Elle ignorait qu'elle faisait peur à ce point-là, mais c'était plutôt drôle à entendre. Et pour vraiment le faire flipper, elle ne répondit rien jusqu'à ce qu'elle trouva un coin où s'asseoir dans ce qui ressemblait à un petit parc. Ce n'était pas très loin de chez elle, c'était parfait. Mais la plaisanterie devait s'arrêter là, avant que ça ne dégénère, alors elle y mit fin en haussant les épaules. « Je n'ai encore jamais tué personne avec une guitare, même si je pense qu'un bon coup sur la tête pourrait être suffisant. » Elle sourit, lui lance un clin d'oeil et continue à manger sa crème glacée, qui commencé déjà à la dégoûter. Des chips seraient sûrement mieux passés, vu l'heure qu'il était. « Pour ce qui est des activités farfelues, voyez-vous, pas d'inquiétudes à avoir. A part quelques concertes, quels combats de boxe et quelques coucheries, tout va bien. Je vous assure, la seule drogue que je puisse avoir c'est ma voix, et mon arme, mon corps. » Elle finit par s'allonger pour regarder le ciel, soupirant doucement par nostalgie. « Enfin, ça, c'était avant. »


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