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 The truth will set you free, but first it will make you miserable - ft Logan

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MessageSujet: The truth will set you free, but first it will make you miserable - ft Logan   Dim 7 Mai - 9:08

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The truth will set you free, but first it will make you miserable
Logan & Reagan

Flashback

22.10.2016

Cela devait faire dix minutes que je me tournais et retournais dans ce lit qui m’étais inconnu à essayer de me convaincre d’ouvrir les yeux et de me réveiller complètement. Mais surtout j’essayais de me rappeler de la soirée de la veille qui était comme dans un brouillard dont j’avais du mal à sortir ! Tout ce dont je me souvenais pour le moment était le début de ma soirée avec une collègue, qui après quelques verres avait été invitée à danser et sous mes encouragements était partie rejoindre la piste de danse. J’en avais profité pour envoyer un message à Emy pour lui raconter le début de cette soirée. Je n’étais pas restée seule très longtemps, le barman me voyant seule commença à me parler et sans vraiment m’en inquiéter je continuais de consommer les boissons qu’il déposait devant moi dès que j’avais fini le verre précédant.

Plus je me concentrais pour regrouper les éléments de la soirée, plus des brides de ce qui s’était passé me revenaient doucement : les éclats de rire, des morceaux de conversation jusqu’au souvenir de cette blague que l’un de nous avait lancé de se marier et que l’autre acceptait en rigolant.
« Non, non, non ! »
Je m’étais assise d’un bon dans le lit en espérant ne pas m’être exclamée assez fort à ce dont je venais de me rappeler pour réveiller celui dont je pouvais sentir la chaleur prêt de moi depuis que j’étais réveillée. Je posais ma tête dans mes mains pour tenter de soulager mon mal de crâne, mais surtout pour essayer de figurer ce qui s’était passé ensuite.

C’était au contact de ma main sur mon front que je pouvais sentir une chose gluante encerclant mon annulaire, je relevais la tête pour découvrir un de ces bonbons en forme de bague que l’on trouvait dans les paquets d’assortiments.
« Et merde ! »
Ce n’était pas mon genre de jurer et pourtant je n’avais pas pu m’en empêcher en réalisant ce que nous avions fait la nuit précédente. Il ne me restait qu’une chose à vérifier pour confirmer mes craintes, c’était de savoir qui était à mes côtes. Je tournais finalement la tête vers la forme qui était allongée à côté de moi : il s’agissait bien de Logan, le barman de la veille.

Il ne me fallut qu’une minute pour sortir du lit, retrouver mes affaires qui étaient éparpillées à travers l’appartement et filer comme une voleuse en espérant ne pas avoir réveillé le jeune homme avec qui j’étais mariée. Ce que confirmait le certificat de mariage que j’avais attrapé au passage sur la table et était la preuve des évènements de la veille.


Today,
07.05.2017

Cela faisait presque six mois que ce certificat de mariage me brûlait la poche, du moins façon de parler car je ne l’amenais pas avec moi partout où j’allais. Non, je m’étais empressée de le cacher au fond d’un tiroir en espérant que si je l’ignorais il allait disparaitre et que j’allais me réveiller pour me rendre compte que ce n’était qu’un mauvais rêve. Mais ce n’était pas le cas, et quoique je fasse je n’arrivais pas à mettre dans un coin de mon esprit que j’étais mariée à un inconnu suite à une blague et que je n’allais pas pouvoir réparer cette erreur sans laisser une trace quelconque.

Je savais que je ne pouvais pas garder ce secret pour toujours, un jour où l’autre j’allais devoir affronter ce qui s’était passé cette nuit-là. Mais jusqu’à présent je n’avais pas trouvé le courage d’en parler à qui que ce soit, même Emy pour qui je n’avais en général aucun secret. Mais je n’étais pas la seule dans ce bateau, sûrement le beau brun devait s’en rappeler et pourtant il n’avait pas l’air de s’en soucier plus que ça parce que jusqu’à présent je n’avais pas entendu parler de lui. Le fait que nous n’avions pas échanger nos numéros de téléphones et qu’il ne pouvait donc pas me contacter m’était complètement sorti de l’esprit. En même temps, le pourcentage de personnes se mariant en en sachant si peu l’un sur l’autre ne devait pas être très élevé, du moins dans le monde moderne.

Je m’étais finalement décidée à retourner au bar où il travaillait pour lui parler et décider de comment s’y prendre pour réparer ce que je considérais comme une erreur. J’avais passé une bonne partie de ma journée à tourner en rond dans l’appartement que j’occupais à changer de tenues à maintes reprises car je n’arrivais pas à me décider sur une tenue que je trouvais apte à la discussion que nous allions avoir, tout en travaillant sur la façon de tourner les choses au moment d’aborder le sujet. Après maintes hésitations entre aller lui parler chez lui ou au bar, j’avais décidé de me rendre sur son lieu de travail.

Il ne me fallut qu’une quinzaine de minutes pour me rendre au bar où je l’avais rencontré et après avoir respiré un bon coup je poussais finalement la porte de l’établissement qui venait d’ouvrir. Il n’y avait quasiment aucun client, ce qui m’arrangeait car il était plus facile de lui parler si il n’avait pas à servir des clients en même temps, ce qui était la raison pour laquelle j’étais venue en début de soirée. Je jetais un coup d’œil rapide pour voir si il était là, sans contact visuel je me dirigeais vers le premier membre du staff que je croisais.
« Bonsoir, vous savez où je peux trouver Logan ? »
La jeune femme m’indiqua l’autre côté de la pièce avant de continuer ce qu’elle était entrain de faire, comme si elle avait l’habitude de ce genre de demande. Je me tournais vers l’endroit indiqué, observant le beau brun un instant tout en rassemblant le courage que j’avais au fond de moi pour finalement aller l’aborder.
« Bonsoir. »
Je laissais une courte pause pour lui laisser le temps de se rappeler de moi. Je regardais nerveusement autour de moi pour réaliser que ses collègues nous observaient, probablement curieux de voir ce qui allait se passer.
« Il y a quelque part où on peut discuter en privé ? »
Je dansais d’un pied sur l’autre en attendant sa réponse cherchant toujours comment aborder le sujet maintenant que le moment fatidique approchait.  

Emi Burton
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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - ft Logan   Dim 14 Mai - 0:07



The truth will set you free, but first it will make you miserable

Reagan & Logan

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Le bar est presque vide et le travail n'est donc pas au rendez-vous. L'ambiance régnant dans la salle n'est pas des plus plaisante, elle n'est pas chaleureuse ou fêtarde comme je l'ai déjà connue, elle est simplement plate, comme la plupart des soirs dans la semaine. Je sentais que ça allait être ainsi toute la soirée, ce genre de soir sans animation, sans passage. Quelques clients viendraient, boiraient un verre ou deux puis repartiraient pour continuer leur soirée chez eux. La plupart des gens travaillent demain et ils n'osent pas s'aventurer tard le soir dans les bars, ils sont trop sages. Avec un peu de chance une jolie fille entrera tout de même dans l'établissement, seule et triste. Des femmes qui viennent de se faire larguer ou qui se sente simplement seule, il peut y en avoir tous les jours, et en bon gentleman que je suis, je me dois de leur remonter le moral. En baissant leur culotte.

Mais pour le moment aucun signe de compagne potentielle pour finir la soirée, juste des tables déjà propre à laver et des gens déjà installés à servir. Je n'aime pas ces soirs-là, ces soirs où il ne se passe absolument rien et où l'on sait que l'on pourrait être n'importe où ailleurs à faire quelque chose de plus intéressant. Si je n'avais pas besoin de ce boulot pour vivre, je me contenterai volontiers d'y venir passer mes soirées pour décompresser. Alors c'est ce genre de soir où je n'ai pas vraiment besoin de jouer le serveur ou le barman, parce que nous sommes beaucoup trop pour le si peu de clients qu'il y a. C'est ce genre de soir où je peux faire ce qui me plaît vraiment, ou en tout cas jusqu'à ce que la salle se remplisse miraculeusement. Je m'installe dans un coin particulier du bar, celui que je préfère. En semaine, je prends toujours ma guitare avec moi, connaissant maintenant parfaitement mes conditions de travail. Lorsqu'il n'y a pas trop de monde, je peux jouer. Pas forcément pour les gens qui sont présents, je sais bien qu'ils ne sont pas nécessairement venus pour assister à un concert privé, mais plus pour moi, pour m'entraîner. Alors je gratte les cordes, produits quelques accords. J'écoute les notes se mêler aux quelques conversations de la pièce, celles des clients, celles des collègues. Comme à chaque fois que je joue, je me sens transporter par la mélodie, mes yeux traversent la salle mais ils ne voient rien, mes autres sens étant bien trop aux aguets. Je ne pense plus à rien, je laisse mes doigts rythmer mon esprit, attendant simplement que quelqu'un me rappelle à la réalité, que l'on ai besoin de moi pour laver des verre ou servir plus de bières.

Pourtant ce n'est aucun de ses signaux habituels qui reposent mes pieds sur terre. Une voix féminine, appartenant à une jeune femme rousse debout devant moi me rappelle à l'ordre, d'un simple bonsoir. Je lui adresse un sourire charmeur, comme je sais si bien le faire. Mes doigts stoppent leur course sur les cordes alors que mes yeux caressent le visage, puis le corps, de la femme. Mon sourire s'agrandit, naturellement. Je pourrai jurer l'avoir déjà vu, lui avoir même peut-être déjà parlé et pourtant, je n'ai aucune idée de qui elle est. « Bonsoir. » Je lui réponds le plus naturellement possible, sincèrement intrigué par sa présence ici et son identité encore inconnue. Derrière elle plusieurs serveurs se sont arrêtés dans leurs actions pour observer la scène et je leur lance un petit rire. « Vous n'avez sérieusement rien de mieux à faire les gars ? » Je repose mon attention sur elle alors qu'elle reprend la parole. Elle paraît nerveuse, ce qui me laisse perplexe. J'avais espéré pendant quelques secondes qu'elle ne soit là que pour me complimenter, et peut-être que c'est avec elle que j'aurai pu finir la soirée. Mais si elle est aussi mal-à-l'aise, mon choix se portera sûrement sur quelqu'un d'autre. J'humidifie légèrement mes lèvres en réfléchissant à sa question, puis me lève rapidement. Pars ici. Je passe devant elle, lui indiquant d'un mouvement de bras une porte qui se trouve à quelques mètres. Je pose ma guitare contre le bar, adressant discrètement un clin d’œil à un collègue puis mène l'inconnue par la sortie du personnel. Nous nous retrouvons derrière le bar où seuls les employés souhaitant fumer une cigarette pendant leur pause s'aventurent. A cette heure-ci, la rue est totalement vide. « Hum, je suis désolé mais... On se connaît ? » Je lui lance un sourire rieur, essayant de lui montrer que je me souviens vaguement d'elle, mais que je suis bien loin de connaître son nom. Je ne veux pas la vexer, après tout peut-être était-elle vraiment venue vers moi pour me complimenter mais elle était trop réservée pour le faire en public. Je fais un pas vers elle, fixant mes yeux noirs dans les siens. « J'ai l'impression de t'avoir déjà vu. » Le tutoiement, je ne suis pas timide, je n'ai pas peur. J'ai un étrange pressentiment en la regardant et je veux savoir d'où il vient, je n'ai pas peur d'être direct s'il le faut.
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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - ft Logan   Lun 15 Mai - 15:29

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Debout dans ce coin du bar vers lequel je m’étais dirigée sur les indications d’un des membres du staff, je me demandais ce que je pouvais bien faire là avant même d’avoir ouvert la bouche. Mais il ‘était trop tard pour reculer, même si je rêvais secrètement de prendre les jambes à mon cou et de rentrer chez moi pour m’y cacher jusqu’à la fin de mes jours, du moins jusqu’à ce que j’ai à retourner travailler le lendemain. J’exagérais beaucoup mais ce n’était pas le genre de situation dans laquelle je me retrouvais en général ou dans laquelle j’avais imaginé me retrouver un jour, et me retrouver le centre d’intérêt du bar qui était presque vide n’arrangeait en rien les choses. J’avais juste envie de rentrer dans un trou de souris pour disparaitre plus facilement. Je n’essayais même pas de cacher ma nervosité car je savais d’avance que ce serait peine perdue, je me balançais d’un pied à l’autre alors qu’il s’adressait à ses collègues avant de se lever en me faisant signe de le suivre. Je ne cherchais pas à garder son rythme pour marcher à ses côtés et me contentait de rester un pas derrière lui alors qu’il se dirigeait vers une porte qui se trouvait à l’arrière de la pièce dans laquelle nous nous trouvions. Malgré la remarque qu’il avait fait à ses collègues je pouvais voir que la majorité continuaient à nous observer. J’en lâchais presque un soupir de soulagement quand nous arrivions finalement à l’extérieur dans une allée éclairée par des lampadaires, il n’y avait personne d’autre que nous dehors ce qui me convenait tout à fait. Je perdais déjà mes moyens à l’idée d’avoir cette discussion juste tous les deux, sans témoins, alors si nous avions du l’avoir à l’intérieur du bar j’étais sûre de rester muette comme une carpe avec la bouche grande ouverte en prime, je n’aurais pas eu l’air très maline ou de quelqu’un à prendre au sérieux. Je n’étais pas vraiment sûre qu’il me croit sur parole dans tous les cas.

Nous nous arrêtions finalement dans l’allée où nous nous tenions debout face à face. Il aurait été logique que je lance la conversation, mais je n’étais toujours pas sûre de comment l’aborder et au vu de sa réaction en me voyant il n’était pas difficile de réaliser qu’il ne se rappelait pas vraiment de moi, ce qui était rapidement confirmé par sa question. Je n’étais pas sûre de ce que je ressentais à cette idée, si je devais être blessée/vexée qu’il ne se rappelle pas au minimum de mon nom ou si cela augmentait simplement à ma nervosité car si il ne se rappelait pas de moi, il était peu probable qu’il ait des souvenirs de la soirée et de la nuit que nous avions passées ensemble et par conséquence du fait que nous étions à ce jour marié depuis plus de six mois. J’aurais largement préféré qu’il se rappelle d’un minimum de cette soirée, car les choses auraient été bien plus simples si il s’en rappelait et que nous pouvions simplement discuter de ce que nous voulions faire pour y remédier.

Je me contentais de hocher la tête en signe d’affirmation pour répondre à sa question tout en avalant nerveusement. Il fallait que je retrouve ma voix et dise quelque chose, mais je ne pouvais pas simplement lui lancer que j’étais sa femme et attendre de voir sa réaction. C’était bien effectivement le moyen le plus direct de lui annoncer la raison de ma présence ici, un peu comme lorsque l’on arrachait un pansement et que l’on recommandait de le retirer d’un coup plutôt que d’y aller en douceur. La voix du beau brun me tira de mes pensées alors qu’il soulignait le fait qu’il avait une impression de déjà vu en me voyant. C’était exactement le moment de me lancer dans l’explication de la raison de ma présence ici mais je n’arrivais toujours pas à sortir un mot. Il allait vraiment me prendre pour une idiote si je ne me reprenais pas rapidement. « On a passé la nuit ensemble il y a quelques mois. » J’avais essayé de soutenir le regard du barman alors que je parlais et j’y arrivais jusqu’à la fin de ma phrase où je les baissais finalement vers mes pieds. Je n’avais pas honte de ce qui avait pu se passer cette nuit-là, du moins si on enlevait la partie où nous nous étions mariés bien sûr. Les aventures d’un soir ne m’avaient jamais attiré plus que ça, il me fallait un minimum de sentiments pour que je devienne intime avec un homme mais j’avais largement dépassé le niveau d’alcool que je buvais en général et je devais avouer que le beau brun n’avait pas eu de mal à me charmer. Mais jamais je n’avais eu à revenir vers quelqu’un de cette façon-là et avoir à lui rappeler ce qui s’était passé entre nous. « Tu ne te rappelles vraiment de rien de ce qui s’est passé ce soir-là ? » C’était probablement la question idiote du jour, car à moins qu’il ne joue très bien la comédie il avait été assez clair sur le fait qu’il ne se rappelait pas de qui j’étais. Ce qui m’aurait été tout à fait égal dans d’autres circonstances car je n’attendais rien de lui, mais je ne pouvais pas lui cacher indéfinitivement le certificat de mariage qui nous liait d’une façon ou d’une autre et dont il apprendrait peut-être un jour l’existence par hasard ou en voulant se marier pour de bon. Je n’étais pas assez bonne comédienne, cachottière ou menteuse pour ne pas admettre ce que nous avions fait cette nuit-là et s’occuper de trouver une solution.  

Emi Burton
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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - ft Logan   Lun 29 Mai - 19:04



The truth will set you free, but first it will make you miserable

Reagan & Logan

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La soirée a vite pris un tournant inattendu, peut-être trop vite d'ailleurs. J'étais persuadé que ce serait ce genre de soir où il ne se passe rien, où les clients sont rares et les conversations inintéressantes. Mais finalement, il y aura peut-être quelques surprises au rendez-vous. La première, évidemment, réside dans cette belle rousse qui est entrée dans le bar en demandant à me voir. Ce n'est pas la première fois que ce genre de chose arrive, souvent quand des soirées commencent ainsi j'ai le droit à un verre jeté à la figure, ou à une femme dans mon lit suivant les différents tempéraments des gens. Mais là, il y a quelque chose de différent. Son malaise qu'elle tente difficilement de dissimuler peut-être, ou son visage qui me paraît étonnement familier. J'ai l'impression de l'avoir déjà vu cette femme et pourtant, je ne pourrai dire ni où, ni quand, ni comment. Quoi qu'elle me veille elle ne semble pas prête à parler en public, bien que le bar soit presque vide les regards sont tournés vers nous, et je peux facilement voir sur son visage qu'elle n'en est pas heureuse. Je lui fais signe de me suivre et en quelques secondes nous sommes dehors, dans la nuit éclairée par les lampes électriques. La conversation peut réellement commencée, une part de moi redoute légèrement de ce qui va arriver, mais je suis principalement impatient d'en savoir plus sur cette belle inconnue qui, par quelconque hasard, connaît déjà mon nom.

Pourtant elle ne parle pas, aucun mot ne sort de sa bouche et, de plus en plus intrigué, j'entame une conversation maladroite. Plus je la regarde, plus j'ai la sensation de me souvenir de ses boucles de feu et de ses yeux pétillants, pourtant je ne peux même pas mettre un nom sur son visage. Elle ne semble pas se calmer, elle est toujours aussi tendue, comme si elle attendait que je me souvienne d'elle, miraculeusement. Malheureusement pour elle tout ce que je peux faire est écouter son explication si je veux un jour retrouver quelques souvenirs. C'est quelque chose que je déteste, ne pas me souvenir des gens, des choses. La plupart du temps c'est évidemment dû à l'alcool mais j'essaie de mon mieux de ne pas en consommer trop d'un coup, de rester à peu près conscient. Dans ces moments là, quand je me rends compte que quelque chose m'échappe, quand quelqu'un, comme cette jeune femme face à moi, me montre du doigt quelque chose que je devrai savoir, je panique toujours un peu. Je me demande, au fond, si je ne suis pas moi aussi atteint. Depuis quelques semaines j'y pense encore plus, après ce que ma petite sœur m'a avoué. J'ai peur d'être malade, que ma vie me file déjà entre les doigts. Peut-être que je suis condamné à tout oublié, une chose à la fois.

Je passe vivement une main dans mes cheveux, lâchant la femme du regard pour le balader sur la rue. Je ne dois pas penser à cela, pas maintenant. Ce n'est pas de moi que l'on parle mais bien d'elle, cette mystérieuse inconnue qui semble avoir besoin de parler, mais ne sait pas comment commencer. Je repose mes yeux noirs sur elle et elle y plonge les siens, trouvant enfin le courage d'ouvrir la bouche. Instantanément je me sens blêmir en entendant ses mots. Alors qu'elle baisse le regard, le mien voyage immédiatement vers son ventre. « Tu... hum. T'es pas enceinte, si ? » Évidemment ma voix est tremblante et je sais que ces mots ne sont pas les meilleurs que j'aurais pu choisir. Si cette femme attendait vraiment mon enfant, il aurai fallu que je montre un peu plus d'enthousiasme, ou au moins du soutien. Pourtant son ventre ne semble pas rebondi et si cela fait vraiment quelques mois, je suppose que cela devrait se voir à présent. Je lui lance des regards interrogateurs, hésitant entre m'éloigner le plus possible et me rapprocher, pour essayer de faire la bonne chose je suppose. Elle reprend la parole et je me sens soudain soulagé, ses mots ne laissent pas de place au doute. Si elle me demande ce qu'il s'est passé, c'est que je suis censé être au courant. Je fais deux pas dans sa direction et lui souris doucement. « Je suis vraiment désolé... hum, comment tu t'appelles déjà ? » Oui, ça ne montre définitivement pas un côté très chevaleresque mais si je ne me souviens même pas de son nom, je ne peux pas prétendre me souvenir d'avoir passé une soirée avec elle. « Écoute, je passe vraiment pour un idiot là mais comme je te l'ai dis, je ne me rappelle que vaguement de toi. C'était il y a combien de temps ? » Au moins elle n'est pas enceinte, ce qui est déjà une bonne chose. Je ne suis pas fier de la situation mais je ne peux pas lui mentir, ça, c'est quelque chose que je ne fais pas. Je continue de la fixer, essayant de me souvenir du moindre détail. Je sais que je l'ai déjà vu, elle dit sûrement la vérité. Mais il faut avouer que je ne sais même pas ce qu'elle fait là, pourquoi elle vient me voir après des mois passés. « On s'est rencontré ici, non ? » A moitié hypothèse, à moitié vague souvenir, mais ça fera l'affaire. Elle semble tellement gênée et mal-à-l'aise qu'elle m'intrigue, peut-être plus qu'elle ne le devrait d'ailleurs. J'aimerai l'aider, réussir à dire la bonne chose, prononcer les mots qu'elle veut entendre. Mais il faut avouer que je n'ai aucune idée de ce qu'elle attend de moi.
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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - ft Logan   Mer 31 Mai - 13:44

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Des fois je me demandais pourquoi il se fallait que je sois aussi juste et incapable de la moindre cachotterie. Ma vie à ce moment précis serait bien plus facile si je pouvais simplement prétendre que je ne me rappelais pas de cette nuit-là et du fait que nous étions mariés. Malheureusement la vie n’était pas aussi simple et comme toujours je me montrais droite et à faire les choses de façon honnêtes. C’était en général une bonne chose, mais dans la situation dans laquelle je me trouvais je me posais la question. Au fond de moi je savais que je devais affronter ce moment un jour où l’autre si je rencontrais la personne avec qui je voulais faire ma vie et qu’elle me demandait en mariage. Je doutais qu’il voit d’un très bon œil que je lui réponde oui mais d’abord il faut que je demande le divorce à l’homme avec qui je suis marié mais dont je connais à peine plus que le prénom. Ce n’était pas vraiment la façon dont je voulais commencer une vie à deux. Et même si je ne rencontrais pas cet homme, je ne voulais pas rester mariée juste parce que je n’étais pas capable d’affronter ce qui c’était passé cette nuit-là et en assumer les conséquences. Mais pour le moment je me retrouvais dans cette allée, face à l’homme avec qui je n’avais comme relation qu’un morceau de papier et j’arrivais à peine à ouvrir la bouche. Pourtant à sa question concernant le fait que je puisse être enceinte ma réponse se fit sans attendre. « Non, non, Jez non ! » Si j’avais voulu cacher le soulagement que cette réponse soit négative c’était complètement loupé, mais je n’allais pas prétendre être triste à cette idée non plus. Je n’étais pas prête à être mère, encore moins avec un homme avec qui je n’avais passé qu’une nuit. A choisir, la raison pour laquelle j’étais présente ce soir était plus simple à corriger qu’une grossesse. Cette petite exclamation à sa question n’empêcha pourtant pas la nervosité de reprendre le dessus aussi rapidement qu’elle était partie et j’avais du mal à ne pas regarder mes pieds alors que je répondais à sa question suivante.« Reagan. » J’avais envie de rajouter qu’il n’avait pas à être désolée mais je n’arrivais pas à sortir un son de plus, au fond j’aurais préféré que les rôles soient inversés et que je sois celle de nous deux qui ait consommé assez d’alcool pour que les souvenirs de cette nuit-là soit dans un brouillard assez profond pour ne pas réussir à les retrouver. Il aurait été bien plus facile de ne pas avoir à être celle qui confronte l’autre.

Je reculais d’un pas alors qu’il s’était rapproché un instant plus tôt, j’avais besoin de mon espace pour pouvoir réfléchir alors que je perdais déjà le peu de moyens que j’avais en sa présence. Je pouvais tout à fait me rappeler ce qui m’avait attiré en lui ce soir-là rien qu’en le voyant mais pourtant je savais que si je n’avais pas eu quelques verres dans le nez cela ne serait pas allé plus loin qu’une discussion de comptoir avant de rentrer chez moi. Je ressortais de ma pensée à sa question concernant quand cela c’était passé. Je faisais un rapide calcul mental pour pouvoir lui donner une estimation, si ce n’était pour l’avoir lu et relu sur le certificat qui se trouvait dans ma poche j’aurais probablement oublié ce détail. « Non, c’est le contrecoup de l’alcool je suppose. C’était il y a un peu plus de six mois. ». Je me retenais d’ajouter que j’aurais aimé avoir oublié moi aussi, mais je n’avais pas envie de le vexer en faisant une remarque du genre alors qu’il ne savait pas à quoi je faisais référence. Je relevais les yeux vers lui alors qu’il émettait l’hypothèse du lieu de notre rencontre, je n’avais aucune idée si c’était juste dû à la logique du fait que je sache où le trouver ou si c’était plus que ça mais il m’avait déjà dit et répété qu’il ne se rappelait pas de moi et je n’avais pas spécialement envie de m’humilier davantage à lui demander si il se rappelait d’autre chose. Je me contentais de hocher la tête positivement à sa question. Avant de baisser les yeux vers mes pieds à nouveau comme si je n’arrivais pas à le regarder dans les yeux plus que quelques secondes à la fois.

Il fallait que je me lance, je ne pouvais pas rester dans cette allée à tourner du pot pendant des heures alors qu’il devait probablement retourner travailler à un moment où à un autre, pas qu’il y ait eu l’air d’avoir beaucoup de clients quand je suis arrivée mais je n’y avais pas vraiment prêté attention non plus. J’étais bien trop obnubilée par la raison de ma venue et pourtant j’avais à peine réussi à sortir quelques mots et simplement pour répondre aux questions du beau brun qui me faisait face. Je me détournais pour faire quelques pas dans la direction opposée du jeune homme avant de revenir sur mes pas. Il devait probablement penser que je ne tournais pas rond, mais c’était exactement ce que je pensais moi-même. Je ne pouvais pas tourner autour du pot toute la soirée, il allait falloir que je me décide à lui expliquer la raison de ma présence ici, mais je n’arrivais toujours pas à trouver les mots. Je sortais le papier qui tenait toutes les explications de ma poche, il était à moitié froissé à force d’avoir été entre mes doigts et plié dans tous les sens mais il était lisible et disait, ou plutôt écrivait, les choses bien mieux que moi. « Tiens, cela expliquera bien mieux la situation. » Je lui tendais le papier de mes doigts tremblants avant de m’appuyer contre le mur pour essayer de garder un certain équilibre. Peut-être que j’aurais dû le prévenir de s’asseoir avant de lire le certificat qu’il avait maintenant entre ses doigts. Je restais silencieuse alors que j’attendais sa réaction.


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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - ft Logan   Mer 7 Juin - 13:56



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Reagan & Logan

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L'air de la rue est épais et j'ai l'impression d'être coupé de toute réalité. Je ne sais pas ce qu'il se passe, avec qui je suis ou ce que je dois faire, je suis simplement spectateur de cette scène étrange. Pourtant, je sais que cette femme ne m'est pas inconnue, ou du moins pas totalement. J'aurai facilement pu passer une soirée avec elle, peut-être même plusieurs si elle l'avait voulu, mais mes problèmes de mémoire ne sont pas si graves, ou du moins pas encore. J'écoute distraitement ces mots et les bruits de la rue, les klaxons des conducteurs enragés, les voix au loin, toute cette atmosphère qui fait de New-York ce qu'elle est. Et je la regarde, fixement, peut-être un peu trop. J'essaie de deviner pourquoi elle est aussi gênée, pourquoi elle ose à peine me regarder alors qu'elle dit me connaître. Il y a quelque chose dans ce regard, quelque chose dans cette gêne qui est différent. Quelque chose qui m'intrigue, qui me pousse à vouloir en savoir plus, à poser des questions pour réentendre sa voix, et me prouver à moi-même que nos chemins se sont réellement croisés quelques temps auparavant. Une question sort de ma bouche, une question maladroite, mal formulée mais vitale. Si cette jeune femme est enceinte il faut que je le sache. Je ne suis pas prêt à être père, je ne sais pas si je le serai un jour d'ailleurs, mais je suppose que s'il le fallait, je saurai assumer mes responsabilités. Un soupir de soulagement sort de mes lèvres en entendant sa réponse. Elle a l'air aussi contente que moi de cette réponse et sa réaction pose un sourire sur mon visage. Au moins ce danger a été évité et c'est une bonne chose. Nous savons tous les deux à quel point ce serait étrange d'élever un enfant avec un inconnu. La conversation continue mais le malaise qui d'ordinaire s'évapore au bout de quelques minutes reste très présent entre nous, et les quelques pas que je fais vers elle n'arrangent rien. Elle se recule et je me stoppe, comprenant bien que ça ne marchera pas, qu'elle veut de l'espace et je ne veux pas la brusquer. Elle met déjà du temps à trouver le courage de dire quelques mots, si je souhaite avoir des réponses autant suivre ses règles. Je lui demande son nom et en l'entendant je ne suis pas surpris. C'est un prénom que j'ai déjà entendu, dont je me souviens. Je ne l'associe pas forcément à son visage mais puisque les deux me rappellent des choses, vaguement, je ne peux que la croire. Je lui souris doucement, comme pour lui signifier que je connais son nom, que c'est indice de plus qui me rapproche de me souvenir un peu de la soirée. Mais pour ça, pour pouvoir retracer les événements qui nous ont lié, j'ai besoin de savoir combien de temps s'est écoulé depuis notre rencontre. Alors je lui demande, tout simplement, parce que je ne suis pas aussi gêné qu'elle. Parler à des inconnus n'a jamais été un problème pour moi, aux vues de son comportement j'imagine même que c'est moi qui suis allé vers elle la première fois. Elle me répond, une phrase simple qui pourtant me fait froncer les sourcils. Six mois. C'était il y a longtemps, des multitudes de choses se sont passées depuis ce moment là et je me retrouve à me poser des milliers de questions. Une, en particulier, qui me brûle les lèvres, et que je ne peux retenir longtemps. « On s'est rencontré il y a six mois et tu ne viens que maintenant ? » Évidemment c'était une remarque stupide, parce que je n'ai aucune idée de la raison de sa venue. Je ne sais pas ce qu'elle me veut, je sais simplement qu'elle n'attend pas mon enfant. Mais la façon dont elle se tient, dont elle n'ose pas me regarder, tout cela me porte à croire qu'elle a quelque chose à me dire, quelque chose de plus ou moins important. Alors pourquoi attendre ? Je suppose que je le saurai à un moment ou à un autre et je décide de passer à autre chose. Je lui demande si c'est ici que nous nous sommes rencontrés et elle ne fait que hocher la tête, timidement. Tout cela me surprend encore plus et je dois bien avouer qu'elle m'intrigue de plus en plus. Elle commence à marcher, à faire des allés-retours, des pas sur place et je sens qu'elle s'apprête à lâcher la bombe qu'elle est venue poser. Mes yeux noirs se fixent sur elle et je suis tous ces mouvements, me demandant par moment si elle n'est pas réellement en train de partir, de me laisser seul dans cette ruelle à me demander ce qui a bien pu se passer entre nous. Je sens mon cœur s'accélérer, ma respiration se faire peut-être un peu plus courte. Je n'ai aucune idée de ce qu'elle s'apprête à me dire mais je me prépare au pire, j'essaie le plus possible de me souvenir de ce qui a bien pu se passer, de ce que j'ai pu faire ou dire. Mais rien ne me vient. Ma mémoire me fait faillite et je déteste ça. Je ne peux que penser à mes sœurs qui m'ordonnerait de prendre un rendez-vous chez un médecin pour y voir plus clair. Puis elle sort un papier froissé de sa poche et instinctivement mes sourcils se froncent de nouveau. Je tend la main lorsqu'elle me donne le papier et je l'attrape doucement, gardant mon regard sur le visage de Reagan le temps que je l'amène à hauteur de mes yeux. Alors qu'elle s'adosse au mur, je commence ma lecture, sentant l'incompréhension montée rapidement en moi. Il ne me faut pas longtemps pour finir de lire tout cela et à mon tour faire quelques pas sur place, passant une main sur mon visage. J'ai envie de rire, de lui dire que je ne serai jamais assez stupide pour faire une chose pareille, jamais assez bourré non plus. Mais pourtant je sens que tout cela ne serait pas impossible et, au fond, Reagan semble trop gênée par la situation pour ne pas dire la vérité. « Donc... » Je repose de nouveau mon regard sur elle, sans savoir quoi dire. Je n'ai aucune idée de la réaction que je devrai avoir, et je ne sais absolument pas comment elle voudrait que je réagisse. Pourtant je sais qu'il faut que je dise quelque chose, que je sorte de ce silence plombant qui ne fait qu'alourdir l'atmosphère. Finalement mes nerfs lâchent et un rire franc sort de ma gorge. Je ris à pleins poumons, mes yeux toujours posés sur elle comme si rire était la chose la plus naturelle à faire. Après tout peut-être que ça l'est tellement la situation est hors de l'ordinaire. « On est marié. » Trois mots qui arrivent à se frayer un chemins à travers mes éclats de rire, trois mots que je n'arrive pas encore à croire complètement. Il me faut quelques instants pour me calmer mais je finis par le faire, sentant bien que Reagan ne trouve pas la situation aussi drôle que moi. Mais je suis toujours la même personne, cet homme joueur qui ne prend pas grand chose au sérieux et alors je m'avance vers elle, un sourire malicieux accroché aux coins des lèvres. « Alors on est marié depuis six mois. Qu'est ce que je peux faire pour toi aujourd'hui Reagan, ma chère épouse ? »
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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - ft Logan   Sam 22 Juil - 17:08

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The truth will set you free, but first it will make you miserable
Logan & Reagan

Six moi, c’était le temps qu’il m’avait fallu pour trouver le courage d’affronter ce qui c’était passé ce soir-là. Et même maintenant que je me trouvais enfin face à l’homme auquel j’étais mariée je ne trouvais pas les mots pour simplement lui expliqué ce que nous avions signé alors que nous étions tous les deux sous l’emprise de l’alcool. Chose que je n’expliquais toujours pas. Même bourrée je ne m’étais jamais laissé à, ne serait-ce que penser, faire quelque chose d’aussi fou. Mais le pire était que malgré que j’approche de la trentaine, je me comportais toujours comme une gamine prise en faute et répondais aussi concisément que possible à ses questions, presque incapable de le regarder dans les yeux ce faisant. Je me devais vraiment de travailler sur ce manque de confiance en moi qui me poursuivait depuis ma plus tendre enfance mais ce n’était pas à ce moment précis que j’allais pouvoir changer quoi que ce soit à la personne que j’étais et à la situation. Il fallait juste que j’essaie de prendre sur moi pour sortir de ma coquille afin de pouvoir en finir aussi rapidement que possible et qu’il sache ce que nous avions fait le soir de notre rencontre. La seule question qui avait réussi à me faire réagir avec un peu plus d’enthousiasme était celle concernant une possibilité de grossesse et à laquelle je n’avais pas caché le soulagement que ce n’était pas le cas. Mon séjour à New-York n’était pas vraiment la période idéale pour tomber enceinte, encore moins de quelqu’un que je connaissais à peine. Je n’étais pas prête à mettre au monde un bébé et à devoir assumer une autre vie que la mienne, pour le moment je préférais profiter de l’expérience qui m’était donné pour un an et ensuite je voulais rencontrer la personne avec qui j’avais envie de faire ma vie avant de considérer avoir des enfants. J’aimais les enfants en général, ce n’était pas pour rien que j’étais institutrice mais pour le moment je ne voulais pas avoir la responsabilité d’un bébé que ce soit toute seule ou avec quelqu’un, je préférais me contenter des moments que j’avais avec mes élèves ou avec les enfants d’Emy quand j’étais encore en Irlande. De plus, j’avais passé la plus grande partie de ma jeunesse à aider mon père avec Robin et Ryan et maintenant qu’ils étaient adultes à leur tour je voulais n’avoir à m’occuper que de moi et de voyager si j’en avais envie pendant les vacances scolaires. Pourtant malgré avoir trouvé ma voix pour répondre à sa question c’était à nouveau d’une petite voix que je répondais à sa question concernant mon prénom. Je n’étais pas sûre de comment interpréter son sourire à ma réponse mais j’espérais que cela voulait dire qu’il avait quand même un certain souvenir de cette soirée-là et que mon prénom avait réveillé un souvenir lointain au fond de lui. Au fond, si ce n’était pas pour les raisons de ma présence ici je n’aurais probablement jamais cherché à le revoir et à savoir si il s’en rappelait, mais qu’il ait des souvenirs de la soirée m’aurait arrangé afin de ne pas être celle qui lui apprenne que nous étions mariés depuis six mois. Sa question à l’annonce de quand notre rencontre s’était passée était logique mais elle me prenait de court et à nouveau je ne pouvais faire autre chose que de regarder mes pieds cherchant une excuse pour avoir attendu aussi longtemps avant de lui annoncer la nouvelle. En soit, beaucoup de choses auraient pu se passer en six mois, et pour ce que je savais de lui il aurait très bien pu vouloir se marier et se retrouver dans l’impossibilité de le faire sans être prévenu des faits. Ce n’était pas le cas, mais c’était une possibilité entre autre. Je n’étais pas sûre de quoi répondre, je n’avais pas d’excuses, j’aurais dû le réveiller au moment où j’avais trouvé le papier pour que l’on fasse ce qu’il fallait pour régler le problème, mais j’étais bien trop mortifiée à ce moment-là pour le faire. Tout ce dont j’avais eu envie à ce moment-là avait été de me réveiller dans mon lit, en Irlande, pour me rendre compte que ce n’était qu’un mauvais rêve avant d’appeler Emy pour le lui raconter. Mais ce n’était pas un rêve, et si j’avais appelé Emy à une heure raisonnable de l’autre côté de l’Océan, je ne lui avais pas raconté ce qui c’était passé. Enfin je lui avais raconté une partie de la soirée mais pas celle où nous nous étions rendu dans un bureau d’état civil pour se marier sur un coup de tête. J’avais trop honte de m’être laissé aller à faire quelque chose de la sorte.   « Mieux vaut tard que jamais, non ? » C’était tout ce que j’avais trouvé et j’espérais que ça allait suffire à clore le sujet sans avoir à donner de vrais explications, même si je savais que si j’avais été à la place du jeune homme j’aurais aimé une vraie explication au fait d’attendre aussi longtemps. Je savais qu’il était temps pour moi de venir au fait de pourquoi j’avais finalement prit la décision de venir, de lui annoncer que nous étions mariés mais je ne trouvais pas les mots. Faire les cents pas dans l’allée qui malgré l’éclairage restait sombre ne m’aidait pas vraiment à trouver les mots, mais pendant que je piétinais tout en regardant les murs sombres des bâtiments qui nous entouraient j’arrivais à faire descendre un peu la nervosité à l’expectation de sa réaction à la nouvelle. Je tenais le papier froissé dans mon poing et finalement décidais de lui donner pour qu’il voit par lui-même ce qu’il en était. Après lui avoir donné le certificat je me laissais aller le dos contre le mur du bar où il travaillait fermant les yeux alors qu’il était concentré sur sa lecture avant de les rouvrir rapidement. Je ne peux m’empêcher de le suivre du regard alors qu’il fait quelques pas à son tour me demandant ce qu’il allait bien pouvoir dire. Je n’étais pas sûre si le fait qu’il ne réagisse pas directement me rendait plus nerveuse que le fait de lui apprendre les faits ou pas.  « Donc ? » me contentais-je de répéter, attendant une réaction de la part du jeune homme à la chevelue noire alors qu’il avait l’air de ne pas savoir quoi répondre pour la première fois depuis mon arrivée au bar.  Je passais une main dans mes cheveux, gestes que je faisais plusieurs fois par jour en général mais qui était souvent décuplé quand j’étais dans une situation où je n’étais pas à l’aise, tout en essayant de soutenir le regard brun de Logan qui s’était mis à rire sans pouvoir s’arrêter. Ce n’était pas vraiment la réaction que j’avais imaginé et je n’étais pas vraiment sûre de trouver ce que la situation avait de comique.  Pourtant dans une autre situation son rire aurait pu être communicatif, et peut-être qu’un jour je serais capable d’en rire à mon tour, une fois que j’avais le recul nécessaire et que j’avais le temps de me faire à l’idée. Il répétait le fait que nous étions marié entre deux éclats de rire, cela avait l’air d’être une constatation plus qu’une question et je ne prenais pas la peine de répondre, espérant qu’il finisse par arrêter de rire pour qu’on puisse en discuter même si je ne savais pas vraiment quoi dire. Je voulais simplement qu’il sache ce qu’il en était pour commencer, je n’étais pas sûre de ce que je voulais. Même si le fait d’être mariée avec un américain pouvait m’aider à rester dans le pays, cela voulait dire prétendre pendant au moins deux ans que nous étions un vrai couple et pouvoir le trouver, et je n’étais pas sûre d’être prête à jouer ce jeu. Le son du rire du jeune homme diminuait enfin et il finissait par me demander ce qu’il pouvait faire pour moi. J’avais envie de lui dire qu’il pouvait me répondre que c’était une mauvaise blague qu’il s’amusait à jouer, mais au fond je savais qu’il était probablement aussi surpris que moi et que son trou de mémoire n’était pas qu’une simple comédie. « Eh oui, je sais que j’aurais dû venir plus tôt, mais ce qui est fait est fait. » Je retrouvais enfin l’usage de la parole comme une personne normale, et avait réussi à répondre par plus qu’une demi-phrase pour être polie. Peut-être que son moment d’hilarité avait eu du bon, ou peut-être que je commençais finalement à me détendre et à assumer ma présence ici. « A vrai dire, je pensais surtout qu’il était temps que tu sois au courant. J’avoue que je n’ai pas réfléchi à la suite, mais même si ce certificat pourrait répondre à certaines questions concernant mon futur aux Etats-Unis je ne suis pas sûre que ce soit une raison suffisante pour moi d’être mariée à un inconnu. » J’avais parlé d’une traite pour m’assurer d’aller jusqu’au bout de ce que j’avais à dire. Ce papier était un lingot d’or pour moi mais je n’étais pas sûre de vouloir l’utiliser comme ça.

Spoiler:
 

Emi Burton
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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - ft Logan   Hier à 15:14



The truth will set you free, but first it will make you miserable

Reagan & Logan

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Le monde autour de moi a disparu mais, pour une fois, je voudrais qu’il soit là, bien présent. Pour une fois je me fiche de me retrouver seul avec une femme, avec cette femme. Parce que les mots qu’elle dit, chaque syllabe qui sort de sa bouche me font peur, et je n’ai aucune idée de comment je devrais réagir. Je ne sais pas ce qu’elle attend de moi, ce que le bon sens attend de moi et pour tout dire, je n’en ai pas grand-chose à faire. Je n’ai jamais fait attention au monde extérieur, à ses attentes, aux choses que je devrais faire si j’étais un bon citoyen. Une bonne personne. Je ne le suis pas, tout simplement, et je ne vais pas me forcer à le devenir. Après tout Reagan n’est rien d’autre qu’une inconnue, et je ne vois pas du tout ce qu’elle attend de moi. Si elle souhaite me voir devenir un mari parfait, elle se trompe plus qu’elle ne l’imagine. Au fond, c’est surtout ça qui me dérange, toute cette histoire de mariage. Je ne suis pas un homme fiable, je ne suis pas un homme qui se pose. Je ne connais pas les relations, je n’en ai rien à faire. Je tourne entre mes doigts le papier qui m’effraie tant et j’ai la sensation qu’il me brûle la peau, lentement mais sûrement. Mes ailes de libertés viennent d’être coupées net et j’ai l’impression de n’avoir eu aucun choix dans toute cette histoire. Ce qui est faux. Le choix je l’ai eu six mois plus tôt, un soir bien arrosé. Mais aujourd’hui alors que la vérité éclate, je me rend compte que je ne peux pas être lié à quelqu’un. Inconnue ou non, je ne peux pas. Mes pensées ne tournent qu’autour de Charlen ces derniers temps, elle est la seule à me tenir réveiller la nuit et même les autres femmes qui peuvent venir passer quelques heures dans mon lit ne chassent l’image de ma meilleure amie. Et Reagan, dont je ne connais rien, ne pourra certainement pas faire ça. Pourtant que n’ai qu’à la regarder pour voir ce qui m’a tant plu chez elle. Son visage, ses yeux, son sourire, ses cheveux. Mais il y a plus qu’un joli corps, cette simple conversation me le rappelle déjà facilement. Il y a cette timidité, ce manque de confiance en elle. C’est sans doute ce qui m’a permis de prendre autant avantage d’elle, mais c’est aussi ce qui m’a séduit. Ce petit quelque chose de différent, qui change des femmes que je côtoies. Elle est différente, tout simplement, et dans d’autres circonstances elle pourrait sans doute être synonyme d’air frais. Mais en ce moment elle m’étouffe, et je sens l’impatience monter en moi. La conversation n’avance pas, je n’apprends plus rien de nouveau et, inconsciemment, je commence à gigoter sur place, signe de ma nervosité. Une nouvelle fois elle me dit qu’elle aurait dû venir plus tôt, qu’elle aurait dû me retrouver. Je voudrais lui dire que oui, que généralement on n’attends pas une demie année avant de délivrer une information aussi importante à quelqu’un. A son conjoint. Mais je me tais. Je continues de la fixer alors qu’elle marche toujours dans l’allée. Elle semble se détendre, accepter sa présence ici, la mienne, la situation. C’est plus que ce que je suis moi-même capable de faire. Alors que Reagan se calme, je m’énerve. Je voudrais une explication, des mots qui font sens, une machine pour remonter dans le temps. Elle reprend la parole et je sens mes yeux s’ouvrir sur la surprise et une nouvelle fois, un ricanement nerveux quitte mes lèvres. « C’est pour ça que tu n’es pas venue ? Tu t’es dit qu’on pouvait rester mariés sans que je le sache, un an, deux ans, et qu’une fois que tu n’aurais plus besoin de moi tu pourrais divorcer ? Une fois que tu aurais la nationalité. Mais tu t’es sentie mal de faire ça derrière mon dos, alors tu es venue t’assurer que j’accepterai d’être ton fidèle époux pendant deux ans, c’est ça ? » Mon ton est sec, mon visage sérieux. Je ne ris plus, je ne joues plus. Je me sens utilisé, et je déteste ça. Je voudrais pouvoir garder mon calme, ne pas m’énerver parce que je sais que c’est compliqué, que la nationalité américaine est dure à obtenir. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas prétendre que ça ne m’affecte pas, que je n’en ai rien à faire, que ça ne me concerne pas. Je prends une grande inspiration, essayant de me calmer. Je détourne mon regard d’elle, parcourant la ruelle vide et sombre des yeux. Je n’ai aucune idée de ce que je suis censé faire et l’impuissance qui rage en moi me pousse à m’adresser de nouveau à Reagan, plus posément. « Je comprends pas ce que tu veux de moi Reagan… » Je marque une nouvelle pause, passant une nouvelle fois mes doigts dans mes cheveux. « Tu veux qu’on apprenne à se connaître, qu’on devienne un couple exemplaire, qu’on s’aime et qu’on vive ensemble jusqu’à la fin des temps ? » Dans ma voix on ne peut pas entendre la moquerie, on ne peut pas saisir le sarcasme. Pourtant il est là, mais mon cerveau est bien trop fatigué pour le laisser sortir. En réalité je veux juste une réponse, une dernière explication. Je veux savoir ce qu’elle attend. Un mariage, un divorce, un mari ou un ami. Ou peut-être rien de tout cela, mais je ne sais plus quels mots utilisés pour m’exprimer.
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