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 And everything changed when I met you ~ Josie

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MessageSujet: And everything changed when I met you ~ Josie   Mer 10 Mai - 18:10


And everything changed when I met you
Josie & Alison
Aujourd’hui, c’était pas vraiment prévu que je vienne à l’hôpital. Pas du tout même mais depuis cette conversation au restaurant avec Clyde, j’ai réfléchis et je sais maintenant que je ne peux plus rester à ne rien faire. J’ai besoin de la médecine pour avancer. Ce métier, c’est toute ma vie, un rêve un espoir et je ne peux pas tout laisser tomber parce que ma vie a été un peu bordélique ces derniers temps. Alors je soupire et pousse la porte de l’entrée. Je salue mes collègues qui sont surpris de me voir ici. Je ne peux pas vraiment leur en vouloir, je ne suis sans doutes pas la personne qu’ils s’attendaient à voir aujourd’hui et pourtant je suis là et je ne compte pas repartir sans quelques un de mes dossiers sur lesquels je pourrais travailler de chez moi. Enfin, de chez Clyde. C’est compliqué cette situation et cette relation que je partage avec lui. Je suis devenue beaucoup trop dépendante et ça a tendance à me faire peur. Evidemment, il ne sait pas que je suis à l’hôpital à l’heure qu’il est. Ca fait partit d’une surprise que je lui réserve, je compte bien lui annoncer dans la soirée, quand nous serons au calme. Peut-être quand nous mangerons, ou peut-être quand je l’aurais convaincu de regarder avec moi un énième film romantique qu’il déteste tant. Un sourire s’affiche sur mes lèvres à cette idée plus que tentante. Mais là, j’ai un autre problème sur les bras. Quand j’essaye de passer mon badge pour accéder aux archives, souhaitant vérifier un dossier, je me retrouve simplement avec un accès refusé. Alors je réessaye, échec à nouveau. J’en viens à fermer les yeux, me demandant si c’est parce que j’ai simplement été dégagé d’ici sans même le savoir ou s’ils ont changé les badges. Prenant mon temps, je m’approche de la secrétaire de mon service dans le but d’en savoir plus. Je ne la connais pas, elle semble être nouvelle et ça n’est pas quelque chose fait pour m’arranger. « Excusez-moi, j’aimerais avoir accès aux archives, s’il vous plait. » Je me montre cordial dans ma demande et pourtant le regard qu’elle me lance me fait rapidement regretter toutes traces de gentillesse dans ma voix. Elle me donnerait presque l’impression que je la dérange alors qu’elle était simplement en train de boire un café. « L’accès n’est autorisé qu’au personnel de l’hôpital, je suis désolée madame. » Un ton froid, on dirait qu’elle parle à la dernière des abruties. N’importe qui saurait que c’est autorisé seulement au personnel. « Je suis au courant merci. Mais si je vous le demande c’est que je travaille ici, mon badge ne passe simplement plus. » Je le pose devant elle, elle le récupère et le regarde, laissant son regard naviguer entre la photo et ma personne. Sans un mot de plus elle le repose devant moi et croise ses mains parfaitement manucurée devant moi. « Je suis désolée, je ne peux rien faire pour vous. » Voilà qu’elle m’agace, sans doutes pas la meilleure de ses idées de faire ça. je viens doucement pincer l'arête de mon nez pour me calmer mais ça n’a pas vraiment l’effet escompté. Non au lieu de ça, je pose mes mains à place devant elle et la foudroie du regard, haussant le ton sans vraiment m’en rendre compte. « Alors écoutez moi bien mademoiselle perfection. J’ai beau avoir été absente d’ici plusieurs mois, je suis toujours chirurgienne et j’estime avoir le droit d’accéder à mon bureau et aux dossiers de mes patients. Alors même si ça vous fait mal de prendre le risque de vous casser un ongle, vous allez me donner l’accès que je demande et tout de suite. » J’essaye d’être un calme, un ton posé et pourtant elle pourra sentir tous les sentiments qui passent en mon for intérieur à cet instant précis.
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MessageSujet: Re: And everything changed when I met you ~ Josie   Dim 14 Mai - 17:33

And everything changed when I met you
— with @Alison H. Wagner.

Entre deux consultations, j’en profite pour aller rendre visite à mes plus jeunes patients. C’est l’occasion de tester les internes qui sont dans mon service aujourd’hui, s’ils connaissent les cas sur le bout des doigts. Je suis encore relativement nouvelle ici, alors je ne suis pas considérée comme une titulaire sévère. Au contraire, la patience est l’une des mes qualités, ainsi qu’une grande capacité d’écoute. C’est pour cela qu’au lieu de réprimander un interne qui avait clairement des lacunes concernant le dossier d’un petit prématuré du service, j’avais préféré lui demander gentiment d’aller lire le cas et de m’en faire un compte rendu d’ici une heure. Une seconde chance que je voulais bien accorder, pour l’instant du moins.

À la fin de la visite, j’avais congédié le groupe en leur donnant des tâches à faire. Ils seraient rapidement au courant si j’avais besoin d’eux, ou si un nouveau cas arrivait dans notre service. Pour l’instant, j’avais seulement envie de m’octroyer une pause dans le planning. Les mains dans les poches de ma blouse, je marche dans les couloirs pour rejoindre les ascenseurs. Sauf que des éclats de voix viennent changer ma route, la curiosité de savoir ce qu’il se passait prenant le dessus sur tout le reste. La scène se déroule à l’un des secrétariats, entre l’une des filles qui tenait l’espace, et visiblement une femme mécontente. Dans ses paroles, je comprends qu’elle fait partie de l’hôpital, mais que son accès à la salle des archives est obsolète. Jusque là, rien d'insurmontable, à part l’obstination de la secrétaire à ne pas l’aider. Le prévisible arriva, et le ton augmenta d’un niveau sonore. Les regards curieux commencent à se tourner dans cette direction, que ce soit du personnel de l’hôpital, comme des patients qui sont dans le coin, ou des visiteurs de l’étage. Mon devoir en tant que médecin est aussi d’intervenir pour minimiser les choses. Avec l’un de mes plus beaux sourires, je viens m’accouder au comptoir et m’adresse à la secrétaire. « Bonjour Betty, serait-il possible de m’apporter les formulaires pour les internes, quant à la réunion d’information de demain, vous serez un amour. » Quelques mots capables de transformer un visage crispé en une toute autre personne. « Je vous apporte ça de suite Docteur Vasquez. » La jeune femme s’exécute en se levant de sa chaise, non sans un regard désobligeant à la jeune femme à côté de moi. Lorsqu’elle n’est plus dans le champs de vision, occupée dans une salle adjacente au comptoir, je me tourne vers la jeune femme. « En attendant que le problème de votre badge soit réglé, je peux utiliser le mien pour vous permettre d'accéder à la salle des archives. » J’avais le sentiment que le mieux à faire pour calmer cette tension était de tout simplement l’aider à obtenir ce qu’elle voulait, pour qu’elle puisse s’éloigner au plus vite de la secrétaire, et peut-être trouver une personne un peu plus compréhensible à son problème. Mais avant toute chose. Je le tendais la main pour la saluer, en même temps que je me présentais. « Docteur Vasquez, en pédiatrie. » M’exclamais-je avec un large sourire sur les lèvres. C’était toujours agréable de rencontrer de nouvelles personnes.



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MessageSujet: Re: And everything changed when I met you ~ Josie   Dim 28 Mai - 23:12


And everything changed when I met you
Josie & Alison
Garder mon calme devient difficile, vraiment difficile. Ne plus avoir mes accès en tant que médecin dans cet hôpital n’était pas vraiment ce à quoi je m’attendais. Je ne savais pas non plus ce que ça voulait dire. Est-ce que j’étais renvoyée ? Ou est-ce que je n’avais simplement pas été prévenu ? Ou peut-être que si, mais comme je ne consulte pas ma boîte mail, je n’ai pu le voir. Trop de questions qui traversent mon esprit à ce moment précis en vain. Ca ne sert à rien de m’interroger sur tout ça. Non à rien. Je préfère simplement m’énerver un peu plus sur cette secrétaire qui me refuse l’accès à mon bureau, à mes dossier et aux archives. Alors que je m’apprête à enchaîner, une jeune femme en blouse blanche se rapproche de nous et m’interromps dans mon élan. Elle est calme, posée, et demande simplement à cette Betty les formulaires pour les internes. Cette médecin, je ne la connais pas, elle est sans doutes nouvelle. La secrétaire partis, je peux simplement souffler un bon coup et me détendre. J’essaye de sourire à la brune à mes côtés. Ma façon de la remercier de m’avoir empêché de m’avoir énervé. Oui c’est ça, si elle n’était pas intervenue, j’aurais craqué. C’est elle qui reprend la parole la première. Elle veut bien m’aider, utiliser le sien pour que je puisse accéder à ce que je désire. Ca me fait plaisir, elle ne pose pas de question en plus de ça etc’est tout ce dont j’avais besoin et pourtant je sais qu’il faudra que je lui parle un petit peu, au moins pour lui donner une raison valable qui me pousse à vouloir accéder à ces archives. « Les archives, ainsi que mon bureau, j’ai ma clé mais il faut aussi un badge… je prend bien trop de précautions si vous voulez mon avis.  » Doucement, je me met à rire avant de serrer la main qu’elle me tend tout en se présentant. Docteur Vasquez… effectivement, je ne la connais pas, quant à savoir si elle est nouvelle ici, j’aurais bien le temps de lui demander plus tard. « Docteur Wagner, cardio. » Il est très rare que je travaille avec la pédiatrie, je déteste vraiment ça en plus. Les enfants ne devraient pas à fréquenter les hôpitaux. Ce n’est pas juste. Quand je lâche sa main, je fais quelques pas en direction de l'ascenseur, elle me suit et j’affiche un large sourire alors que j’appuie bien vite sur le bouton. « Nouvelle ici ? » Je relève la tête sur le numéro des étages qui défilent avant que le bruit distinctif de l’ascenseur qui s’ouvre retentit. « Vous savez... » Je commence en m’avançant de quelques pas pour m’installer dans l’ascenseur. Quand elle me rejoint, je souris simplement, me retrouver ici, ça fait bien longtemps que ça ne m’est plus arrivée. J’irais même jusqu’à dire que ça m’a manqué. « Vous n’êtes pas obligé de m’aider. Vous ne me connaissez pas après tout et je pourrais simplement être une patiente un peu dérangé qui se fait passer pour quelqu’un d’autre. » Je tourne mon regard sur elle, la tête légèrement penchée sur le côté et je l’observe simplement. Elle est jeune, plutôt jolie, les enfants doivent vraiment l’apprécier, elle a ce petit quelque chose de rêveur qui me le laisse imaginer.
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MessageSujet: Re: And everything changed when I met you ~ Josie   Mer 31 Mai - 9:34

And everything changed when I met you
— with @Alison H. Wagner.

Cette journée n’aura pas été inutile si je parviens à faire une bonne action. Je ne sais pas encore si cette jeune femme, que je n’ai jamais vu dans les couloirs de l’hôpital bien qu’elle semble y travailler, va accepter mon aide, mais au moins, j’aurais réussi à éviter une altercation au milieu des couloirs, sous les yeux des patients. Une fois la secrétaire partie pour exécuter la demande que j’ai formulé, je peux adresser la parole à cette femme, et lui proposer mon aide, pour accéder à la salle des archives. Cela pourrait être complètement inconscient d’aider une inconnue, surtout pour aller dans une partie de l’hôpital réservée au personnel uniquement, mais mon instinct me dicte de lui faire confiance. Or, il ne se trompe que très rarement. Par ailleurs, s’il y avait eu un patient schizophrène en liberté dans l’établissement, l’information aurait été signalé à tous les praticiens, et internes.

Son rire est communicatif, et je ne peux que l’imiter. Sans poser de questions, elle vient confirmer qu’elle travaille dans l’hôpital, car si ce n’était pas le cas, elle n’aurait pas de bureau. Je me présente, de la façon qu’on le fait couramment dans le milieu, avec un simple nom de famille et la spécialisation. Je suis ravie de constater qu’elle accepte ma poignée de main, et qu’elle se présente à son tour. « C’est un plaisir Docteur Wagner. » Alors que la jeune femme se dirige vers les ascenseurs, je me retourne vers le comptoir pour accueillir à nouveau la secrétaire. Je regarde rapidement les papiers qu’elle me remet, pour les internes, et la remercie chaleureusement avec un large sourire. La paperasse en main, je me dirige à mon tour vers les ascenseurs pour rejoindre le Docteur Wagner. « En effet, je suis ici depuis le début du mois d’avril. Je n’ai pas encore assimilé tout le personnel du Lenox. » Un petit rire s’échappe de mes lèvres alors que je passe l’une de mes mains derrière ma nuque pour masquer mon embarra. La sonnerie retentit enfin, pour signaler l’arrivée de l’ascenseur. Je laisse la jeune femme entrer en premier, avant de faire de même. Je prends l’initiative d’appuyer sur le bouton, afin d’aller au bon étage, puis me retourne vers elle. Elle n’a pas tort, dans un sens. « Vous êtes extrêmement douée dans ce cas, mais je suppose que l’admettre vous-même est bien la preuve que vous n’êtes pas une patiente. » Qui viendrait avouer ce qu’il venait de faire. Je regarde les numéros des étages qui défilent au dessus de nous, avant de reporter mon regard sur elle. « Ça me fait plaisir d’aider une collègue. Je ne connais encore personne ici, à part quelques internes que je dois superviser de temps en temps. C’est léger, vous ne trouvez pas ? » Bien que je ne sois pas là pour me faire des amis, en premier lieu, c’était toujours agréable d’avoir des relations de travail, pour ne pas se sentir seule au quotidien. Une nouvelle fois, le son distinctif se fait entendre, avant d’ouvrir les portes. Je laisse la jeune femme sortir en premier, car elle connaît mieux le chemin que moi pour aller à son bureau.



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MessageSujet: Re: And everything changed when I met you ~ Josie   Mar 6 Juin - 0:27


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Docteur Wagner. Une simple appellation dont je n’ai plus l’habitude. Ca fait plusieurs mois maintenant que je ne me suis pas entendu prononcer ces mots, ou simplement que quelqu’un ne les a pas prononcé. Quand cette dénommée Vasquez utilise cette appellation, je ferme simplement les yeux pour profiter pleinement de tout ceci. Profiter tout en affichant un large sourire, les yeux clos. Je soupire de bien être avant de me reconcentrer sur la jeune femme et sur ce qu’elle fait ici. Quand je travaillais encore à l’hôpital, je ne me souviens pas d’avoir déjà eu à faire avec elle. J’ai côtoyé la pédiatrie certes mais ce médecin ne me dit rien. C’est assez pour me dire qu’elle est nouvelle au sein du personnel de l’hôpital. Et ses mots me rassure, je ne me suis pas trompée dans mes idées. Si elle n’est là que depuis le début du mois d’avril, il est normal que je ne la connaisse pas. Normal oui mais d’un certain point de vue, j’aurais préféré être présente pour rencontrer une collègue, pour pouvoir faire pleinement connaissance avec elle. Au moins maintenant, je sais qu’elle est là et que tout n’est pas perdu. M’engouffrant dans l'ascenseur, je m'appuie dans le fond de la cabine et la laisse appuyer sur le bouton qui nous mènera au bon étage. Je ne peux pas m'empêcher de plaisante sur le fait qu’elle soit en train de m’aider. Il est certain qu’elle n’est pas obligée de le faire, loin de là même. Moi-même, je sais que j’aurais émis des doutes si une jeune femme s’était pointée comme j’ai pu le faire, demandant à voir des dossiers de patients. Je réalise maintenant avec du recule, que j’ai vraiment dû passer pour une hystérique. Tant pis, c’est fait maintenant et il n’est pas utile de revenir en arrière. Sa réponse en tout cas me fait d’autant plus rire. Elle réagit à mon humour des plus nuls. Je ne sais pas si je dois me sentir flattée ou prendre ça vraiment pour de la pitié. En fin de compte, je n’y pense pas, je ne veux pas me faire des films plus que nécessaire et pour ça je lui adresse simplement un sourire quand elle me confie que dans cet hôpital, elle ne connait personne hormis quelques internes et que par conséquent ça lui fait plaisir d’aider une collègue. Moi aussi ça me fait plaisir qu’elle m’aide c’est certain mais je tiens aussi à la rassurer. « J’ai fait mes stages et mon internat dans cet hôpital. Je pense que ça aide pour avoir des liens quand on devient titulaire. Mais si ça peut vous rassurer, je ne suis pas la plus à l’aise quand il faut rencontrer de nouveaux médecins. » Là, un rire franchit mes lèvres tout en gardant mon regard planté dans celui de la jeune femme. « Ca viendra, ne vous inquiétez pas. Et puis je réfléchis à reprendre le travail à mi-temps donc je serais là pour t’aider. » Sans vraiment m’en rendre compte, le tutoiement vient tout seul et nerveusement je me masse la nuque, quelque peu dérangé de ne pas avoir demander avant. « Je suis désolée, c’est vraiment sortit tout seul. » Comme on dit, je suis sauvé par le gong qui là en l'occurrence se trouve être l’ouverture des portes. Elle me laisse passer devant et je la remercie d’un signe de tête et immédiatement je me dirige vers mon bureau, m’arrêtant finalement devant la porte car je sais pertinemment que sans son badge, ma clé ne servira à rien.
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MessageSujet: Re: And everything changed when I met you ~ Josie   Ven 9 Juin - 16:16

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— with Alison H. Wagner.

Contrairement aux étudiants qui sont dans l’hôpital, les petits internes qui seront peut-être un jour des titulaires en médecine, ici ou ailleurs, je n’ai pas fait mon internat au Lenox Hill Hopital. Je viens des plages ensoleillées de Miami, et c’est là bas que j’ai pu suivre mes études. L’hôpital était super, avec un personnel avenant et à l’écoute des internes. Le meilleur endroit pour apprendre le métier que j’ai toujours voulu exercer. Je lui rends son sourire, et hoche de la tête en signe d’acquiescement. À la différence de ma situation, le Docteur Wagner est à New-York depuis plusieurs années, surtout si elle a suivi le programme de cet hôpital. Elle doit connaître tous le personnel, ou du moins les plus anciens, vu qu’elle ignorait que j’étais titulaire. « Je ne m’inquiète pas, nous sommes ici pour travailler, pas pour faire notre cercle social. Même si je dois le reconnaître que c’est un plus de bien s’entendre avec les collègues. Les gardes sont longues sinon… » Les souvenirs de la residency sont encore frais dans mon esprit. L’année dernière, à la même époque, j’étais encore dans les couloirs de l’hôpital de Miami pour ma dernière année. Les nuits de garde auraient été particulièrement longues sans la présence de mes amis et camarades, surtout lorsque l’activité est réduite. Une bonne nouvelle. Pas de boulot pour un médecin signifie la bonne santé de son patient. Je n’ai pas le temps de faire une réflexion à propos de son potentiel retour dans les couloirs que la jeune femme reprend la parole, pour s’excuser de son emploi du tutoiement. Il est vrai qu’au sein de l’hôpital, c’est rare d’utiliser cette forme de communication. Internes ou titulaires, le vouvoiement est de rigueur. Et souvent, on s’appelle par le patronyme. Pourtant, je ne suis pas choquée ou offusquée d’entendre cette collègue l’employer pour s’exprimer à moi. En un clin d’oeil, je peux deviner que nous avons presque le même âge. Il n’y a aucune impolitesse dans son geste. Les portes de l’ascenseurs s’ouvrent avant que je ne puisse répliquer quoique ce soit. Je laisse passer la jeune femme qui connaît mieux le chemin que moi, et la suis silencieusement derrière elle. Au moment où elle s’arrête devant une porte, je peux facilement voir son nom de famille sur la plaque, une preuve supplémentaire qu’elle n’est pas une patiente échappée du service psychiatrique. Quoique, il reste une possibilité. Je glisse une main dans la poche de ma blouse, et en sors mon badge personnel que j’utilise pour déverrouiller la porte. Volontairement, je reste en retrait le temps qu’elle ouvre la porte avec sa clé, puis pénètre dans son bureau. Chaque titulaire a son espace de travail, et je tiens à respecter la notion de “privé”. Je viens m’adosser contre le mur, à l’extérieur de son bureau, et observe le personnel qui s’affère. En attendant, je jette un coup d’oeil à la paperasse que j’ai été demandé à Betty un peu plus tôt. Des formulaires pour les internes. Il ne faudra pas que j’oublie de les faire passer, pour qu’ils puissent les remplir et redonner avant la date finale. « Pour tout à l’heure, ce n’est rien. Je veux dire… pour le tutoiement. Ça me convient parfaitement. » J’avais seulement passé ma tête à l’intérieur de son bureau, un sourire naturel sur les lèvres. Elle semblait sympathique, et j’étais bien contente d’être tombée sur elle aujourd’hui.



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MessageSujet: Re: And everything changed when I met you ~ Josie   Dim 18 Juin - 18:18


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Josie & Alison
Du mieux possible, j’essaye de garder un air sérieux et professionnel. Un essai vain puisque bien vite, c’est un sourire qui trouve sa place sur mes lèvres. Un sourire des plus franc et sincère. Cette jeune femme, je suis heureuse de l’avoir rencontré aujourd’hui. Sans elle, je serais sans doutes reparti bredouille de l’hôpital à mon plus grand désespoir. Mais elle a bien voulu me venir en aide. M’aider et par conséquent m’accompagner jusqu’au bon étage et à mon bureau. Rien que pour ça, je pourrais la remercier à de nombreuses reprises, je sais combien les médecin ont des plannings souvent chargé et je garde en tête que le temps qu’elle me consacre, c’est du temps qui n’est pas pour un enfant. Il y a une part de moi qui culpabilise, qui réfléchit à un moyen de la libérer le plus rapidement possible de ses obligations envers toi et il y a cet autre partie qui joue l'égoïste, celle qui veut simplement profiter un peu plus longtemps de la compagnie, autre qu’animal, qui lui est offerte. C’est mal, je devrais penser aux petits patients qu’elle peut avoir et pourtant, c’est bien le dernier de mes soucis. Quand nous nous retrouvons seul dans cet ascenseur, il y a ma langue qui fourche, je me retrouve à la tutoyer alors qu’il est de coutume entre médecin de se vouvoyer. Coutume ou simplement habitude, je ne saurais pas vraiment dire en fait. Je n’ai jamais réfléchis à tout ceci. Quand on arrive enfin au bon étage, je prend une grande inspiration alors que les portes de l'ascenseur s’ouvrent et c’est d’un pas certain que je prend les devants, que je m’avance dans le couloir qui me mènera droit dans mon bureau. Là, je laisse la médecin qui m’accompagne agir, c’est elle qui passe son badge et je la remercie simplement d’un geste de la tête accompagné d’un sourire. Même si ça n’est pas perceptible, je suis nerveuse. Je ne suis pas revenue ici depuis plusieurs mois maintenant et je ressens comme la peur que mon lieu de travail ait été confié à quelqu’un d’autre. Je met la clé dans la serrure et j’inspire profondément quand je vois que je peux ouvrir la porte. Il ne reste plus qu’à redécouvrir ce que j’ai pu laisser derrière moi. J’avance, j’allume la lumière et j’en oublie presque la présence de la jeune femme avec moi. Plus rien ne compte, mis à part me réapproprier mon domaine, mon univers et c’est ce dont j’ai envie. Je veux revenir ici et j’en prend pleinement conscience maintenant que je suis dans mon bureau. C’était ça le déclic, revenir ici, tout simplement. Je finis par m’asseoir à mon bureau, dans le fond de ma chaise et j’affiche un large sourire de satisfaction en me sentant si bien ici. Bien et dans mon élément, c’est tout ce qui compte finalement. Quand j’entend la voix de la pédiatre, je sursaute, ne m’attendant pas à être interrompue et je souris pourtant de plus belle quand elle me parle des mots que j’ai pu employer un peu plus tôt. C’est aussi là que je constate qu’elle a préféré rester dehors, sans doutes pour ne pas me déranger. « Tu peux entrer tu sais. » Ce bureau, c’est peut-être mon élément mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas partager ce petit havre de paix. « Je ne te fais pas visiter... » A quoi bon après tout, il n’y a qu’une seule et unique pièce, pas vraiment grande, suffisamment en tout cas pour accueillir mes patients. « Je suppose en plus de ça que tu as le même. » Là, je me permet même de rire. Très original de faire tous les bureaux de la même façon. Sans vraiment hésiter, je lui indique la chaise devant moi, celle généralement réservée aux patients qui pour aujourd’hui sera celle d’une nouvelle amie. « Alors dis-moi, pourquoi la pédiatrie ? » Selon moi, c’est simplement le domaine le plus délicat. Être au contact permanent d’enfant malade, je sais très bien que je ne le supporterais pas et c’est peut-être ça que j’admire le plus chez elle.
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MessageSujet: Re: And everything changed when I met you ~ Josie   Mar 27 Juin - 13:41

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Elle m’autorise à entrer dans son espace personnel. Des mots qu’il ne faudra pas me dire deux fois. Le sourire aux lèvres, et les mains dans les poches de ma blouse, je pénètre dans cet endroit plus que familier. Comme le médecin le souligne, ce bureau ressemble au mien, à quelques petites différences près. Évidemment, je n’allais pas chercher ce qui diffère de mon propre endroit, ce n’est pas la raison de ma présence ici. « En effet, je devrais pouvoir m’y retrouver. » S’il y a encore des moments où je réussis à me perdre dans l’hôpital, ça ne devrait pas être le cas dans le bureau du Docteur Wagner, en sachant qu’il n’y avait qu’une seule et unique pièce. Même moi qui n’étais pas doté d’un grand sens de l’orientation, je devrais pouvoir m’en sortir. Je perçois son mouvement de tête, qui m’indique l’une des chaises devant son bureau, celles réservées pour les patients. Je m’installe sur l’une d’elles, après avoir retiré les mains de mes poches pour les poser à plat sur mes cuisses. Cette première question, j’aurais pu m’y attendre. C’est une question récurrente à poser à un médecin. Le pourquoi de son domaine de prédilection. « Ça a été une évidence, depuis mon enfance. Je savais que je voulais m’occuper des enfants, et les soigner. Je n’ai pas eu de mal à choisir la pédiatrie. Mais uniquement la pédiatrie générale, je n’aurais pas pu me tourner vers la chirurgie. C’est déjà difficile d’avoir comme patient des personnes qui ne devraient pas être là, alors m’occuper des opérations lourdes… ça aurait été trop difficile. » Je fais partie de ces personnes amoureuses des enfants. Principalement les bébés. J’ai souvent la chance de les côtoyer, à peine nées et déjà dans mes bras pour les premiers soins, la première consultation. C’est pour moi la plus belle époque, le premier mois de vie. Un être si petit, et pourtant si résistant. Dans ces cas là, j’adore mon métier, car s’ils sont là, c’est qu’ils viennent de commencer leur vie. Mais lorsqu’il s’agit de traitement, impossible de ne pas avoir le coeur qui se resserre. Un enfant, et surtout un nourrisson, ne devrait pas être à l’hôpital. « Comment tu fais pour exercer en cardio ? Ce n’est pas difficile de passer ses journées à opérer des coeurs ? » Un domaine où je n’aurais pu exercer. J’avais une grande admiration pour les chirurgiens de l’hôpital, ils étaient les magiciens du corps humain, capables de le réparer de l’intérieur. Un vrai petit miracle. « Au fait, je m’appelle Joséphine, ou Josie pour la plupart des gens. Si l’on doit se tutoyer, ça sera plus pratique d’avoir mon prénom. » Ça serait étrange de se croiser dans les couloirs, et de s’appeler par nos noms de famille, pour ensuite enchainer sur le tutoiement. De quoi se faire remarquer dans les services.  



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MessageSujet: Re: And everything changed when I met you ~ Josie   Mer 26 Juil - 15:46


And everything changed when I met you
Josie & Alison
Les personnes ayant déjà eu l’occasion d’entrer dans mon bureau, je peux simplement les compter sur les doigts de ma main. Je suis quelqu’un d’assez secrète, depuis toujours et ça n’est pas avec le travail que ça s’est arrangé. Pourtant avec ce médecin, je sens bien qu’il y a quelque chose de différent et ça me rassure, ça me fait du bien de sentir que peut-être, pour une fois, je pourrais ne pas me retrouver indéfiniment seule. Je l’invite ainsi à entrer. Le bureau n’est pas très grand comme le précise ce trait d’humour venu de nul part. Pas très grand non et pourtant, je m’y sens vraiment comme chez moi. C’est chez moi il faut dire. Je lui adresse un sourire quand elle entre enfin et je me remet à fouiller un peu dans mes dossiers en suivant ses gestes du coin de l’oeil. Pour beaucoup, ce silence qui règne dans la pièce aurait pu être gênant. Pas pour moi. Je l’apprécie simplement, il me fait du bien alors j’en profite un peu plus avant de simplement venir le rompre par une question des plus banales à poser à un médecin. Le pourquoi de la spécialité, c’est une conversation qui revient souvent. Est-ce que c’est inné ? Est-ce que c’est un choix ? J’ai pas vraiment d’avis sur la question, pas alors que j’ai choisis ma spécialité un peu par dépit. Pour le moment, je ne dis rien. J’écoute simplement ce qu’elle m’explique en hochant par moment la tête, histoire de lui faire savoir que je ne suis pas en train de l’ignorer, que je l’entend toujours. Je comprend très bien ce qu’elle me dit. Ce besoin, cette envie de soigner les autres et pourtant de se limiter à quelque chose de général par crainte, par manque de confiance ou simplement parce qu’on ne le supporte pas. C’est pendant longtemps ce que j’ai voulu faire. Quelque chose de général, simplement par peur de ne pas supporter et de craquer bien trop rapidement. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai tenu le coup, j’ai simplement avancé, j’ai fait ce que j’aimais pour en être là où j’en suis aujourd’hui. Quand elle en vient à me parler de ma spécialité, je relève la tête vers elle pour la fixer, lui souriant malgré tout. « C’est pas toujours évident c’est vrai et pourtant, je ne m’en lasse pas. Ca fait bien longtemps que je n’ai pas opéré, je vais seulement reprendre le travail et je t’avoue ne pas en avoir envie tout de suite mais quand ça viendra, je sais que j’aurais un sourire sur les lèvres comme toujours parce que c’est ce que j’aime faire. » Mon regard est un peu plus brillant, posé sur elle. Un sourire orne mes lèvres sans grande difficulté, ça me fait toujours ça quand je parle de ce que j’aime faire. Mon métier, je l’aime, ça a toujours été ainsi et quand j’ai dû arrêter pour me soigner, ça m’a manqué. Je sais bien que je ne dois pas penser à ça, pas maintenant en tout cas mais c’est souvent bien trop difficile car la culpabilité me ronge. J’affiche de nouveau un sourire alors que je me laisse tomber sur ma chaise de bureau, une position bien plus confortable pour discuter avec celle que je pense pouvoir considérer comme étant une nouvelle amie. « Alors enchantée Josie. Moi c’est Alison. » Elle n’a pas tort. Si nous nous tutoyons, l’usage de nos prénoms sera sans aucun doutes bien plus facile. « Tu es arrivée ici il y a peu… tu étais où avant ? Pourquoi New-York ? » Généralement, je ne suis pas quelqu’un de curieuse. Du moins, je le suis comme tout le monde, le minimum. Mais là, je ressens simplement ce besoin inexplicable d’en savoir plus sur la jeune femme. En savoir plus sur elle sans pour autant devoir révéler trop de chose sur moi.
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MessageSujet: Re: And everything changed when I met you ~ Josie   Lun 7 Aoû - 8:35

And everything changed when I met you
— with Alison H. Wagner.

C’est agréable de discuter avec une collègue. Je suis ici depuis quelques temps déjà, mais je n’ai pas encore le sentiment d’être correctement bien intégrée. Je sais que le problème vient de moi, car je favorise mon travail à proprement parlé, plutôt que le côté relationnel. Ou plutôt, je le travaille avec les patients, avec leurs parents principalement, pour réussir à faire mes preuves. Il faudrait réellement que je fasse un effort avec mes congénères, que ce soit en pédiatrie que, comme pour le docteur Wagner, dans une autre spécialité. Le choix de ma spécialité. Cette question est presque obligatoire entre deux médecins. Je n’hésite pas un seul instant à lui donner ma version. Ce choix qui était évident. Depuis mes premières années. Un amour pour les enfants qui n’est jamais parti avec le temps. Il n’a fait qu’augmenter, pour me pousser à entrer en école de médecine, et ensuite dans une spécialité. Aujourd’hui, cela fait presque un an que je suis diplômée, ce sera le cas le mois prochain, et je suis toujours aussi fière du parcours que j’ai fait. Si je suis ici, c’est grâce à mes efforts, à mon travail personnel, à cet acharnement. Sa question, je ne lui retourne pas à l’identique, mais à la place, je lui demande comment elle fait pour travailler sur la chirurgie du coeur tous les jours. Ce n’est pas le métier le plus facile qu’elle exerce, bien qu’il en fasse pour le bien des patients. Je l’écoute, j'intègre sa réponse. Un froncement de sourcils discret passe sur mon visage, lorsque je comprends qu’elle a dû être en absence pendant un certain temps. Elle est chirurgienne, mais elle n’opère pas. Ou plus depuis quelque temps. Je préfère ne pas poser de question, vaincre cette curiosité et garder mes questions seulement pour moi. Un sourire aux lèvres, je lui adresse un petit signe de tête, pour lui montrer que j’ai compris. Elle aime son métier. Je peux le voir en un seul coup d’oeil. Il y a ce petit éclat dans ses yeux. Cette flamme que les médecins peuvent avoir. Cet amour du métier. Cette envie de sauver des vies. Je la regarde prendre place sur sa chaise, et j’en profite pour lui communiquer mon prénom. Il est de rigueur dans un hôpital de s’adresser à ses collègues par leur patronyme, mais c’est plus agréable de connaître leur prénom également. Alison. Je note cette information précieuse dans un coin de mon esprit, afin de m’en servir plus tard. Un hochement de tête à nouveau, je laisse mon regard survoler la pièce. Je ne cherche rien de précis, seulement à m’occuper, à trouver le détail qui pourrait me donner des informations sur cette nouvelle amie. Mais vite, sa voix me pousse à poser mon regard sur elle. Un rire s’échappe de mes lèvres, en réaction à cette série de questions. C’est un réel interrogatoire. « Je viens de Floride, plus précisément de Miami. J’ai suivi toute ma scolarité là bas, et j’ai eu mon diplôme l’année dernière. New-York… car on me l’a proposé. J’ai eu une offre d’embauche, pour remplacer un départ au Lenox. J’aime voyager, découvrir de nouvelles choses et… j’ai déjà eu l’occasion de venir à New-York pendant des vacances. Cette ville m’a toujours plu, donc pourquoi ne pas y vivre après tout ? » Oui, de mon passage à New-York, je n’en garde que des bons souvenirs. De bonnes rencontres. Je suis heureuse d’être ici aujourd’hui pour y vivre. C’est une nouvelle aventure qui s’offre à moi, et pour le moment, je ne suis pas déçue. « Tu as été absente pendant longtemps ? » Je me rends compte que ma question est peut-être un peu personnelle, c’est pour ça que je reprends rapidement la parole. « Tu n’es pas obligée de répondre, mais comme tu m’as dit que tu n’avais pas opéré depuis longtemps… » Je lui adresse un petit sourire désolé. Désolé de ma curiosité, de cette langue que je n’ai pas su tenir. Mais si elle décide de ne pas me répondre, je ne lui en tiendrais pas rigueur.



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MessageSujet: Re: And everything changed when I met you ~ Josie   Ven 11 Aoû - 22:58


And everything changed when I met you
Josie & Alison
J’ai pas pour habitude de parler de moi, de me confier avec facilité et pourtant avec Josie, ça semble être la chose la plus simple que j’ai jamais eu à faire. J’ai un sourire sur les lèvres. J’ai la joie de vivre à porté de main sans vraiment savoir quoi en faire. Ca fait simplement trop longtemps que je ne me suis plus retrouvée dans un tel état de bien être. Ces sensations de libération de se retrouver aux côtés d’une personne simplement présente, là pour moi. C’est un peu ce que je découvre avec Josie au fil des minutes. C’est sans doutes trop ambitieux de dire qu’elle est une amie en devenir. Mais j’aime croire en cette idée. J’aime me dire que je n’ai pas tout perdu, qu’elle est là désormais. La conversation est légère, elle est sans prise de tête surtout et ça fait du bien. Avec Josie, j’ai surtout l’impression d’avoir plus en commun qu’on ne pourrait l’imaginer. Ca fait du bien après tout ce temps loin de l’hôpital, ça me rassure un peu plus à l’idée de reprendre le travail sous peu. J’aurais quelqu’un, un point de repère, un point d’ancrage. Tout en rangeant et triant les quelques papiers présent sur mon bureau, je ne perd pas une miette de ce qu’elle a à me raconter. J’ai bien conscience d’y être allée peut-être un peu fort dans mes questions mais c’est ma façon d’être quand je m’intéresse vraiment à quelqu’un. Et c’est le cas ici. C’était aussi mon moyen pour détourner la conversation de ma personne. J’ai bien trop de chose à cacher pour accepter de me livrer aussi facilement. Je l’écoute, je l’entend. Je ne dis pourtant rien. Elle pourra facilement voir sur mon visage un air rêveur. Miami, je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller, je n’ai jamais quitté New-York il faut dire surtout. J’imagine ce qu’à pu être sa vie là-bas, je me pose des questions sur cette envie qu’elle a eu de s’installer à New-York. Miami, ça fait tout de même plus rêvé. Mais chacun décide de sa vie comme il l’entend. Elle a raison, si les quelques fois où elle est venue à New-York ont suffit à la convaincre que cette ville était fait pour elle, elle n’avait pas à hésiter, il lui fallait venir. Et dans le fond, même s’il est trop tôt pour que je lui dise ce genre de chose, je suis heureuse qu’elle ait prise ce genre de décision. Je suis plongée dans ce que je fais, dans les papiers que je suis en train de chercher et pourtant, je m’arrête, un maigre sourire sur les lèvres pour la regarder. Je devais bien me douter qu’elle aussi voudrait en savoir plus, c’est normal, légitime. Mon sourire n’a pour vocation que de la rassurer, ça me dérange pas vraiment même si je n’aime pas vraiment parler de tout ceci. « Je suis absente, en congé, appelle ça comme tu veux, depuis début novembre. On dira simplement que j’ai eu quelques petits ennuis de santé. » Lesquels, je les tairais simplement. Elle n’a pas à savoir, c’est trop tôt. Un jour peut-être. « Ca te dirait qu’on sorte d’ici et qu’on aille prendre un café ou un thé ? » Déjà, je me lève et lui tend la main pour qu’elle fasse de même. J’ai simplement pas envie de me souvenir, de me remémorer un passé pas si loin que ça qui puisse être douloureux. Non, j’ai mieux à faire.
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