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 Thank you mom ! ϰ Lara and Allen

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MessageSujet: Thank you mom ! ϰ Lara and Allen   Mar 30 Mai - 2:12


Thank you mom !Lara and Allen Cette soirée, apportait la fin à cette journée qui avait vu Jamie fêter son deuxième anniversaires, une date qui n’avait pas encore d’importance à ses yeux, mais qui en avait pour moi. Si j’avais manqué les neuf premiers mois de sa vie, j’avais eu cette chance d’être présent pour ses un an, tout comme d’être encore présent aujourd’hui pour doubler son âge. J’avais eu à mes côtés, la présence de Lara, pas de grande fête, pas de grand repas, tout du moins pas aujourd’hui, en revanche pour le samedi après-midi s’était prévu, pour ce soir c’était juste ma fille, ma petite amie et moi… Sans l’oublier l’enfant à venir, qui grandissait dans le ventre de sa mère. De l’homme allergique aux relations de couple, il n’y a pas si longtemps encore, j’appréciais aujourd’hui ce genre de moment, contrairement à toutes les peurs et les craintes que j’avais eu, cette histoire avec Lara, me rendait heureux. Je n’avais pas de mal à trouver ma place, bien qu’il y avait encore bien des choses que je devais apprendre, surtout en fonction de notre histoire, de ce que le futur décide petit à petit de nous amener sur notre route. Le destin avait un humour assez étrange avec nous, comme par exemple, se décider de nous faire vivre les choses un peu à l’envers de la normale, plus d’un an que l’on se connaissait et notre histoire ne ressemblait en rien à celle des autres, dès notre toute première rencontre. La preuve en était, il me suffisait de déposer mon regard sur le ventre arrondi de ma petite amie pour le confirmer. Ensemble depuis décembre et en février on avait trouvé le moyen de sauter une étape pour la saint valentin, celle de la protection, autant dire que cette grossesse ne nous avait pas loupé. Moi l’homme, qui pensait vieillir en continuant de vivre de fête, d’alcool et de fille, je me retrouvais, pour mon plus grand bonheur, avec quelques angoisses, à vingt-six ans, bientôt papa pour la seconde fois, dans une histoire de couple où je n’avais pas envie de m’enfuir en courant, comme quoi, les miracles existent.

Si Jamie n’avait pas encore eu conscience de ce que signifiait réellement le mot « anniversaire », les deux cadeaux qu’elle avait eu de Lara et de moi, avaient suffis à apporter la catastrophe au moment d’aller dormir, un ange qui pouvait être un véritable démon quand elle l’avait décidé. Un long moment maintenant que le silence avait gagné son combat dans sa chambre, le babyphone posait sur la table apportant une confirmation, le tout conclu par un regard observateur entre la porte et l’encadrement, ce petit espace que je venais refermer derrière moi. Victoire, c’était désormais officiel, ma fille avait enfin laissé le sommeil l’envahir et arrêter de lutter contre, dans l’optique de pouvoir continuer à jour. Je ne pouvais pas cacher mon soulagement, le sourire que j’avais sur mon visage, le traduisait plutôt bien, alors que je revenais dans le salon, m’approchant du canapé où Lara se trouvait. « Plus de doute, Jamie s’est enfin endormi ! » Une délivrance, alors que je me penchais en avant, à la recherche de se contact de mes lèvres contre celle de ma petite amie, un contact que je ne mettais pas longtemps à trouver. Un baiser, tout simple, presque chaste en même temps que j’apportais ma main sur la sienne, elle-même présente sur son ventre, qui ne laissait maintenant plus de place au doute, sur la grossesse qu’elle était en train de vivre. « On est tranquille pour le reste de la soirée… » Après une journée de boulot, plus cette soirée à laquelle on avait dû s’armer de patience et de calme, c’était un repos bien mérité. « Je vais chercher à boire, tu veux quelques choses ? » A peine avais-je terminé de parler, que je mettais en pratique mes paroles, à savoir me redresser pour me rendre dans la partie cuisine, en passant le comptoir, faisant glisser l’une de mes mains dessus en même temps que je m’approchais du frigo à la recherche d’un rafraichissement. « Alors dis-moi, il y a quoi d’autre, que j’ignore de toi ? » Ma question ne venait pas de nulle part, dans la journée, Casey était venue me parler d’un talent de Lara que j’ignorais totalement, à savoir : la danse. Des affirmations accompagnaient de preuve, une vidéo des archives du Glee Club, une chanson et ma petite amie qui avait su me marquer et attirer mon regard. Pas que le mien d’ailleurs, puisque si Lara, à travers cette vidéo, me faisait tomber sous son charme une fois de plus, Jamie avait adoré la musique, la voix et le rythme. Au point de l’entendre plusieurs fois passer en boucle, accompagné à la fin d’un « encore » qui faisait comprendre, que l’on devait repartir au début de la chanson.
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Dernière édition par Allen J. Winkler le Mar 30 Mai - 13:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Thank you mom ! ϰ Lara and Allen   Mar 30 Mai - 13:06

Thank you mom !
— with Allen J. Winkler.

Avant goût ou non de la semaine à venir, en tout cas, en ce lundi, ça commençait fort. Une matinée sur mon ancien campus où j’avais eu la chance de voir plusieurs anciens camarades de promotion, et également l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes dans les étudiants actuels. Pour quelle raison ? Tout simplement pour retrouver la joie de partager un moment ensemble sur scène. Anciens et nouveaux. Membres du glee club, et certains d’autres, comme les cheeleaders ou les classes de danse. C’est d’ailleurs lors de cette matinée que j’ai eu la chance de voir officiellement pour la première fois la meilleure amie d’Allen. C’est presque impossible de décrire le bonheur de mettre une tête sur une prénom, bien que celui-ci soit associé à un évènement légèrement fâcheux. Rancunière, mais sachant faire la part des choses, j’avais préféré mettre de côté cette information apprise via SOS, et également les précisions apportées par Allen, pour essayer de bien m’entendre avec elle. À mon avis, on risquait de se croiser plus d’une fois. Si ce n’était pas le grand amour avec Braelynn, la mère de Jamie, j’espérais que ça en soit autrement avec Casey, la meilleure amie d’Allen. Un moment vraiment agréable, avant de reprendre le cours d’une journée normale, dans les locaux du FBI, sur Manhattan. Normale, à une différence près. Les mystérieux textos envoyés par mon petit ami. J’avais presque oublié la rapidité d’une information échangée entre deux personnes proches. Juste quelques heures pour qu’il soit au courant de mon passage à Columbia, et de mon passé artistique. Une époque que j’appréciais suffisamment pour ne pas en avoir honte, bien que j’aurais aimé être la personne qui lui aurait appris, même si j’ignorais moi-même comment le sujet serait venu dans la discussion, et quand.

Chance du calendrier, tout ceci se passait le jour de l’anniversaire de Jamie. Petite princesse devient grande, du haut de ses deux ans. Un anniversaire réduit, en vue d’une fête un peu plus importante le weekend à venir. Néanmoins suffisant pour que cette demoiselle décide de faire sa loi au moment de dormir. Une situation qui ne me faisait plus peur. Ce n’était pas la première fois. J’étais comme qui dirait vaccinée, et prête pour la revivre encore et encore avec Jamie, et également le petit bout’chou à l’intérieur de moi, car il ne fallait pas se voiler la face : ça ne serait pas un ange. Aucun enfant ne peut être un ange. Il y a toujours un démon qui s’y cache. Assise dans le fond du canapé, une main posée sur mon ventre que mon pouce vient caresser par de petits mouvements, je suis impatiente de pouvoir sentir ce bébé bouger. Les jours passent, et cet enfant se concrétise doucement. Une première échographie officieuse, un simple cliché, que j’avais partagé avec Allen. L’officielle, il y a moins de trois semaines de cela, où ce fut l’occasion d’entendre pour la première fois ce petit coeur battre à un rythme effréné. Mais y a t-il meilleure preuve pour prouver sa présence. Sans compter ce ventre qui s’arrondit à vu d’oeil, surtout depuis que j’avais annoncé officiellement à mon travail être enceinte. Il ne manquait plus que ce moment où je pourrais réellement sentir mon bébé, cette cerise sur le gâteau. Patience, patience. Une qualité pas très prononcée chez moi. La voix de l’assistant qui partage ma vie parvient à me faire sortir de cette rêverie. « Ce n’était pas gagné, vu l'enthousiasme qu’elle dégageait à l’idée de jouer avec sa poupée. » Comment ne pas la comprendre. Tous les enfants sont les mêmes, lorsqu’ils découvrent un nouveau jouet. Inutile de s’éterniser sur ce sujet, surtout maintenant que le silence était revenu dans le babyphone. Je préférais largement savourer ce baiser que me donnait Allen, bien qu’il soit trop court pour vraiment l’apprécier. « Tu prends des risques à le dire à haute voix, la dernière fois, elle s’est réveillée. » Une réaction bien étrange, mais qui revenait souvent. Comme si une simple phrase pouvait sonner tel un challenge pour le destin. « Non merci… tu veux quelque chose toi ? » Une parole prononcée en même temps que mon regard se posait sur mon ventre. Trois mois de cohabitation pour savoir maintenant que ce que moi je veux n’est pas forcément l’avis de ce bébé. Pour résumer, je suis devenue esclave d’un enfant, qui n’est pas encore là. À priori, lui et moi étions d’accord sur le fait de ne rien boire. Une grande première. Et cette constatation me donnait bien envie d’en profiter.

Cette main posée quitte le contact de mon ventre pour me permettre de me relever, et de faire les quelques pas pour me rendre jusqu’à la cuisine. La question que me pose Allen, je l’entends parfaitement, en même temps que je contourne le comptoir pour le rejoindre. Il faisait allusion à cette découverte du jour de l’un de mes talents caché : la danse. Telle une petite fille modèle, j’avais accepté les caprices de ma mère. Le chant, la danse, et la musique. Un seul club avait réussi à tout combiner à Columbia. Et cette nouvelle, Allen l’avait découvert grâce à Casey, sa meilleure amie, un peu plus tôt dans la journée. Je n’avais pas besoin de lui demander une confirmation à ce propos, j’étais presque sûre qu’elle lui avait vendu la mèche. Évidemment, j’y avais eu le droit une partie de l’après-midi, ainsi que dans la soirée, où l’intervention de Jamie n’avait pas réussi à abandonner le sujet. Au contraire. une véritable groupie qui ne demandait qu’à écouter en boucle l’une des chansons. Ca me faisait plaisir, je ne pouvais le nier, mais pour l’heure, c’était une idée complètement différente qui passait dans mon esprit. Une idée que j’avais envie de partager avec mon petit ami, en venant me glisser contre lui, mes mains passant sous son haut pour effleurer sa peau délicatement. « Finalement, j’ai peut-être changé d’avis sur le fait de vouloir quelque chose… » Je lui laisse le temps de se retourner vers moi pour venir capter son regard et reprendre la parole. « On a passé le premier trimestre, les nausées se sont miraculeusement envolées, et mon horloge biologique redevient à peu près normale… » Ô joie du second trimestre, qui est synonyme de la fin des maux du premier, une petite pause avant le troisième. L’une de mes mains quittent le contact de sa peau pour remonter jusqu’à sa nuque, et y trouver facilement une place, me permettant de me rapprocher un peu plus contre lui. « Ça doit être l’une des premières soirées au calme depuis très, très longtemps… » Trop longtemps. Mes lèvres viennent se poser sur les siennes de façon très chaste, et ça volontairement, avant qu’un sourire ne s’y dessine. « J’ai bien envie d’en profiter, si tu vois ce que je veux dire. » Mais au cas où mes propos ne seraient pas assez explicites, je venais rompre le contact qu’il y avait entre lui et moi afin que mes doigts viennent agripper le bas de mon tee-shirt, et de m’en débarrasser sans attendre, pour me retrouver avec un simple sous vêtement comme vêtement en guise de haut, devant lui.





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Dernière édition par Lara A. Kelley le Mar 30 Mai - 16:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Thank you mom ! ϰ Lara and Allen   Mar 30 Mai - 16:15


Thank you mom !Lara and Allen La victoire du sommeil sur Jamie, marquait le début de cette soirée que l’on allait pouvoir partager rien que tous les deux. Plus le moindre dérangement, du temps devant nous durant lequel je profitais de poser cette question qui me démangeait les lèvres depuis un moment maintenant. Plus d’un an que je connaissais Lara et pourtant, c’était seulement aujourd’hui que je découvrais ses talents de danseuse, pour la chanson, j’avais déjà eu un aperçu lors du mois de décembre. J’avais cette envie de savoir s’il y avait d’autres talents cachaient que j’ignorais à son sujet, que j’avais encore à découvrir, bien que je n’excluais pas l’idée de ma tête, de pouvoir partager quelques pas de danse en sa compagnie. Une idée qui n’était pas réalisable, du moins pas réalisable pour ce soir, donc à mettre dans un coin de ma tête que je viendrais ressortir plus tard, un autre jour. La main sur la porte du frigo, j’ouvrais celui-ci, à la recherche de quelque chose à boire, si ma petite amie et bébé Winkler qu’elle portait, ne semblait pas avoir la moindre soif, ce n’était pas mon cas dans l’immédiat. Je n’avais pas le temps d’attraper la moindre boisson, que je pouvais sentir la présence de Lara derrière moi, ses mains passant sous le tee-shirt que je portais, laissant un sourire se présenter son visage à ce contact, même si pour le moment elle ne pouvait le voir. J’avais pu l’apercevoir se relever du canapé, s’approcher de la cuisine comme je l’avais fait peu de temps avant, mais à aucun je n’avais prévu ou imaginé ce rapprochement et je n’allais pas m’en plaindre. Mon sourire ne disparaissait pas, alors qu’elle éveillait sans la moindre difficulté ma curiosité, tant pis pour la soif, ça allait attendre ! « Oui ? … » Le frigo refermait d’un seul geste, je le laissais de côté pour venir lui tourner le dos, me retrouver face à Lara, me permettant de trouver, sans grande difficulté son regard, de l’entendre reprendre la parole à nouveau. Si ses mains ayant trouvaient place sous mon haut laissait présager d’une idée qui n’avait rien de pure et chaste, tout comme cette petite lueur que je pouvais apercevoir dans ses yeux, je n’arrivais pas à savoir encore, où elle souhaitait en venir en parlant du premier trimestre de sa grossesse.

Perdre le contact de ses doigts contre ma peau, laissait derrière un frisson que je pouvais ressentir, rapidement remplaçait en les sentant prendre place derrière ma nuque, appréciant ce simple geste en fermant une courte seconde les yeux, avant de les ouvrir à nouveau. L’écart qu’il pouvait y avoir entre nous se diminuait, permettant de sentir le corps de ma petite amie être proche, très très proche du mien, mes mains se relevant pour y trouver leurs places sur sa taille, mon regard ayant bien du mal à dévier sur un coin de l’appartement, se contentant de naviguer entre ses yeux et ses lèvres. Les quelques petits doutes que je pouvais avoir, sur l’idée qu’elle avait derrière la tête, s’envolaient les uns après les autres, que ce soit ses gestes, tout comme ses paroles, laissaient de moins en moins de place au doute. Pas le temps de lui apporter une réponse, ni même d’augmenter ce sourire qui se présentait toujours sur mon visage, que je pouvais sentir le contact de ses lèvres contre les miennes, pour un baiser bien trop chaste, après l’idée qu’elle venait de partager, enfin celle que Lara venait de me mettre en tête. « Difficile de ne pas voir… » Une phrase, une simple phrase comme réponse, avant que je ne vienne coincer l’une de mes lèvres entre mes dents, après avoir passé ma langue dessus. Je voyais devant moi, en ce moment précis, ma petite amie en train de retirer le tee-shirt qu’elle portait, pas de doute Allen, j’avais bien vu juste à travers ses mots. Pas de parole supplémentaire, je me contentais d’apporter l’une de mes mains à son visage, trouvant sa place sur sa joue, au même moment où nos lèvres se retrouvaient. Oubliait se baiser chaste d’il y a quelques secondes, celui-ci traduisait à la perfection ce changement d’ambiance dans l’appartement où l’on se trouvait. Ma seconde main quittait sa taille, pour venir rejoindre le contact avec sa peau, remonter le long de son dos, redescendre jusqu’à être stoppé par le bas qu’elle portait. Impossible de ne pas être réceptif aux idées de ma petite amie, elle avait toujours eu ce petit truc, qui faisait qu’un simple petit geste, réussissait à éveiller mes sens, me faire complètement oublier mon rôle de père, pour être uniquement l’homme qui partage sa vie, celui qui comme en ce moment la désirait et pouvait se permettre chacun de ses gestes.

Les secondes et les minutes passaient et l’ambiance qui se trouvait dans la cuisine, n’avait plus rien à voir avec celle qu’il y avait quand je me trouvais dans le salon, mais je n’allais pas m’en plaindre. Je mettais volontairement fin au contact de nos lèvres, les séparant, pour me permettre de venir déposer un baiser sur sa joue, puis un second dans son cou, ainsi qu’un troisième. Si on était ensemble depuis quelques mois, cela faisait plus d’un an qu’elle était entrée dans ma vie, que l’on avait partagé cette première nuit ensemble. Si elle n’avait pas laissé beaucoup de place au doute, sur cette envie qu’elle avait, il y avait cette part de moi qui voulait jouer avec elle, continuer de faire grandir ce désir en jouant sur ses points faibles. « Bonsoir la jeunesse ! » Ce n’était pas le bruit de la porte que j’avais entendu en premier, pourtant la discrétion dont on venait de faire preuve pour l’ouvrir, aurait dû me permettre de l’entendre. C’était plutôt, la voix de la personne qui venait d’entrer dans mon appartement qui me faisait tilt, une fraction de seconde avait suivi pour subir une douche froide, retirer mes lèvres de la peau de ma petite amie, pour ouvrir les yeux en grand, avant de me tourner dans sa direction. « Maman ? » La surprise était visible sur mon visage, comme dans le son de ma voix. « Tu ne peux pas frapper comme tout le monde ? » La frustration qui parlait ? Complètement, le raisonnement n’était pas difficile, si Judith était présente dans mon appartement à cette heure-ci, ce n’était pas pour repartir dans dix minutes ou dans une heure, mais bien pour dormir ici, San Antonio ce n’était pas la porte à côté. « Si tu ne veux pas que l’on vous dérange, fermes la portes à clé. » Option qui allait devenir primordiale je devais le reconnaitre, une fois j’avais fait cette erreur, je ne la reproduirais pas une seconde fois. Pris par surprise, je ne savais plus comment je devais réagir, ce que je devais faire, à part simplement contourner le comptoir, enfin est-ce réellement une bonne idée ? « Allen Jeremy Winkler… » Qu’est-ce que j’ai fait ? Je n’avais pas le temps de poser cette question à haute voix, mais elle résonnait à merveille dans ma tête, si ma mère m’appelait de cette façon, c’est que je n’allais pas tarder à me faire engueuler. « Tu ne pouvais pas venir à San Antonio avec Kara, plutôt que m’annoncer sa grossesse par téléphone ? » L’envie de la reprendre sur le prénom, qui n’était pas le bon, était grande, mais je n’avais pas eu le temps d’apporter la moindre réponse, que je pouvais sentir la main de ma mère derrière ma tête, pour cette gifle que je connaissais. Elle n’était pas forte, mais suffisamment pour la sentir. « Bonsoir, je suppose que vous êtes Kara ? » Une voix un peu plus détendu, comme si rien ne venait de se passer, un sourire avait même trouvé une petite place sur le visage de ma mère en attente de confirmation. Une main dans mes cheveux à l’endroit où les doigts de Judith avaient trouvé le contact juste avant, je tournais mon regard en direction de ma petite amie, qui jusqu’à preuve du contraire, était dans mes souvenirs vêtu en haut que de son sous-vêtement.
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MessageSujet: Re: Thank you mom ! ϰ Lara and Allen   Jeu 1 Juin - 10:50

Thank you mom !
— with Allen J. Winkler.

Franchement, si on voulait être honnête pendant cinq minutes, la condition de femme enceinte se rapproche dangereusement de celle d’un schizophrène. Non ? Un l’espace d’une seconde, une seule petite seconde, l’état d’esprit pouvait radicalement changer. Schizophrène, ou bipolaire peut-être. Lunatique étant beaucoup trop faible comme façon de voir les choses. Comment était-il possible de passer d’un état de relaxation, après une journée où la charge de travail n’était pas négligeable, suivi d’une soirée où, il fallait le reconnaître, Jamie avait de l’énergie à revendre, à un sentiment de désir incontrôlable envers mon petit ami. Je l’ignorais complètement, bien que je n’allais pas m’en plaindre. Les premiers mois de grossesse sont loin de refléter la période idyllique que les magasines ou la télévision peut vanter. Plusieurs mois de zenitude absolu,la sensation de vivre sur un petit nuage. Un déménagement au pays des Bisounours quoi. Mensonge. Gros mensonge de la société. Les trois premiers sont synonymes de cauchemars. Nausées. Saut d’humeur. Fatigue. Insomnie. Malade. Je ne sais pas vous, mais ce n’est pas ma définition de bonne humeur absolue. Par chance, les bonnes choses ont une fin, ou plutôt les mauvaises choses dans ce cas. L’entrée dans le second trimestre est juste une renaissance. Une période que j’attendais avec impatience. Celle où je pouvais retrouver le contrôle de mon corps mais également mon petit ami, sans devoir me tracasser de tout le reste.

Dans un tel état, impossible de ne pas succomber à cette envie, et de la faire partager à Allen. C’est pour ça que j’avais quitté le confort du canapé pour venir le rejoindre dans la cuisine. Mes mains n’avaient pas eu de mal pour trouver la chaleur de sa peau, sous son tee-shirt. Un simple geste qui réussissait à mettre mes sens en éveil. Face à lui, j’avais tenté du mieux que je pouvais à lui faire comprendre où je voulais aller. Après deux mois de montagne russe, à devoir gérer les tracas de la grossesse, l’envie de ne pas passer par quatre chemins était forte, mais j’avais su tout de même lui signaler que ce n’était pas un état passager, juste pour ce soir. Que ça allait perdurer, normalement, pendant plusieurs semaines. Je venais déposer un chaste baiser sur ses lèvres, beaucoup trop chaste si j’en croyais les idées que j’avais derrière la tête pour la suite de cette soirée. Une idée que j’avais su partager à la perfection avec mon petit ami, si j’en jugeais par les paroles qu’il prononçait. Au cas où, s’il y avait encore la moindre petite particule de doute dans son esprit, je venais mettre en application mon idée. Pour cela, je ne trouvais rien de mieux que de me séparer du tee-shirt que je portais. Un comportement plutôt équivoque pour me faire comprendre. Aux dernières nouvelles, je n’avais pas juste prévu d’aller prendre une douche. Il suffit d’un seul échange de regards pour que le message passe. Sentir sa main sur ma joue, puis ses lèvres sur les miennes, pour un baiser beaucoup moins chaste que celui que j’avais pu lui donner il y a quelques secondes. À cet instant, il n’y avait plus de parents, de futurs parents. Simplement lui et moi.

Une main à sa taille, l’autre sur son torse, j’étais venue coller mon corps au sien, pour retrouver cette sensation qui m’avait tant manqué. C’était comme si ça faisait une éternité que l’on avait pas eu un moment à nous. Il y avait tellement de facteurs qui nous en empêchaient. Mais ce soir, ça serait différent. Ce baiser, qui avait réussi à attiser un peu plus le désir que j’avais pour lui, avait été volontaire arrêté par ses soins. Pas le temps de ressentir le manque de cette absence, car il venait déposer d’autres baisers sur la délicatesse de ma peau. Des baisers qui prenaient un chemin vers la torture. Plus d’un an que l’on se voyait, bien avant de prendre le statut de couple, et il avait parfaitement su apprendre mes points faibles. Pourtant, ce soir, il n’avait pas besoin de ça pour me donner envie de lui. C’est fou de voir qu’après une trop longue période de frustration, le corps n’a besoin que d’un effleurement pour éveiller tous les sens en même temps. Une sensation amplifié par les hormones de grossesse, qui avaient le don de tout décupler. S’il continuait ainsi, j’allais être juste obligée de le supplier d’arrêter. Une chose qui n’allait pas se produire d’aussi tôt.

En une fraction de seconde, l’ambiance dans l’appartement venait de prendre un tournant radical. Si jusqu’alors il n’y avait aucun bruit, ce n’était plus le cas grâce à l’intervention d’une tierce personne. Une arrivée spectaculaire, et sans la moindre discrétion. Dans un réflexe, je m’étais éloignée de mon petit ami et avait croisé les bras devant moi, pour cacher les parties de mon corps qui, normalement, ne devait être vues que par lui. « Maman ? » Une question énoncée à voix basse, principalement pour moi. Il me fallait un petit temps pour passer de l’état d’esprit que j’avais avec Allen, à celui que l’on doit avoir en société. Un temps pour revenir sur terre, et assembler les pièces du puzzle. Si je comprenais bien, c’était la mère de mon petit ami qui venait de rentrer dans son appartement, alors que l’on s’apprêtait à coucher ensemble. Normal. Pour une première rencontre, il y avait mieux comme situation. Je venais apporter une main à mon visage pour chasser toutes les pensées que j’avais en tête, gardant l’autre bras bien sagement contre moi. La meilleure chose à faire aurait été de récupérer mon tee-shirt, pour le remettre, mais mon cerveau ne semblait pas encore opérationnel pour y songer, dans le cas présent. Doucement, je me retournais pour avoir la partie salon devant les yeux, mais sans quitter ma place de derrière le comptoir. Une position qui me permettait d’assister comme une spectatrice à la scène qui se déroulait devant mes yeux. À l’entente du nom complet de mon petit ami, je ne pus retenir un rire nerveux de franchir mes lèvres. La dernière fois que quelqu’un m’avait appelé par tous mes prénoms, je m’étais faite engueulée. Maintenant, ma mémoire me faisait défaut. Etait-ce Nora, ou Cooper ? Aucune importance. Le rire que j’avais eu retournait rapidement dans la case du passé, pour laisser la place à de l’incompréhension. Kara. C’était bien la première fois que j’entendais ce prénom. Un prénom qui m’était visiblement adressé. « Euh… » Il semblerait que le cerveau soit encore en attente d’être opérationnel. « Non. Enfin… bonsoir, non je suis Lara. Enchantée. » Si je pouvais réellement dire être enchantée. Il y avait mieux comme première rencontre avec la mère de son petit ami, que d’être à moitié en sous vêtement devant elle. J’étais presque heureuse qu’il y ai un comptoir entre elle et moi. Mon regard venait se poser sur mon petit ami, la première fois depuis que l’on avait été interrompu au mauvais moment, avant de venir sur celui de sa mère. Une question me brûlait les lèvres, mais est-ce le bon moment pour la poser. Mes yeux naviguaient entre Allen et la femme à côté de lui, jusqu’à ne plus pouvoir garder ma question. « Juste… pour savoir. » Un sourire venait prendre place sur mes lèvres, dans un mélange de gêne, d’incompréhension, et peut-être un peu de sarcasme. Légèrement. « C’est qui Kara ? » Une question qui se terminait sur mon regard que je posais définitivement sur Allen, curieuse de connaître la réponse. Car à aucun moment je n’aurais pu penser que c’était moi.





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MessageSujet: Re: Thank you mom ! ϰ Lara and Allen   Mer 7 Juin - 1:44


Thank you mom !Lara and Allen L’arrivée de ma mère n’était définitivement pas le bon moment, mais alors pas du tout, sans compter cet effet de surprise, j’aurais aimé être prévenu de cette petite idée qu’elle avait eu, qu’elle ne me dise rien, cela ne me surprenait guère, mais mon frère ou ma sœur aurait au moins pu me prévenir par message, ça aurait éviter cette situation gênante. Enfin, gênante pour qui le voulait bien, parce qu’on semblait que deux dans cet appartement à l’être, ma petite amie et moi-même, puisqu’après avoir reçu cette petite tape derrière la tête, Judith n’avait pas eu de mal à s’approcher du comptoir, contourner cette table basse pour rejoindre Lara, qui était toujours vêtu que d’un simple sous-vêtement en haut, comme si je rien n’étais. Je passais une main sur mon visage, pour terminer son chemin dans mes cheveux, je devais être en train de rêver, j’allais me réveiller, ouvrir les yeux et me découvrir allongeait dans cette chambre qui n’était qu’à quelques pas de moi, en présence de Lara et découvrir que ma mère n’était pas ici. Pourtant, le souvenir bien trop frais de cette main derrière ma tête, me faisait réaliser, que la réalité je m’y trouvais, cela n’avait rien d’un rêve ou d’un cauchemar et que la première rencontre entre la femme qui partageait ma vie et la femme qui m’avait accueilli dans sa famille, se déroulait de cette façon, loin des idées que j’avais pu me faire. Kara ? Deux petites secondes, s’était qui Kara ? Puis ce malentendu, je le réalisais, ouvrant grand les yeux, me décidant de rejoindre ce comptoir, celui où semblait avoir lieu cette rencontre entre les deux femmes, le mieux était de me mettre entre les deux, à l’extrémité même du comptoir.

Maintenant, il était temps de venir rectifier cet amalgame qui était faite, à savoir que la femme à ma droite ne se prénommait pas Kara, mais Lara, une lettre près pouvait faire la différence, encore plus quand la personne en question était enceinte et que les hormones pouvaient la faire passer du chaud au froid en quelques secondes, une image qui était plutôt bonne vue ce qu’il se passait dans mon appartement. Je me haïssais, pourquoi est-ce que je n’avais pas fermé cette foutu porte d’entrée à clé ? Rien de tout cela ne serait en train de se produire si ça avait été le cas. « Non… » Ce n’est pas Kara, maman, mais Lara, ma petite amie s’appelle Lara. C’était ce que je voulais dire, mais la voix de l’assistante se faisait entendre, apportant une réponse à ce qui venait d’être dit, ce qui me faisait comprendre une chose, cet amalgame allait continuer encore un tout petit peu. « Lara ? Je ne suis pas sûr d’être autant enchantée que vous… » Un mauvais rêve, c’était un mauvais rêve, alors que je pouvais entendre le scepticisme de ma mère dans le son de sa voix, tout était en train d’être mélangeait et déformait. La réaction de Lara ne se faisait pas attendre, j’espérais qu’elle apporte son aide, qu’elle vienne apporter la vérité dans cette histoire, mais sa question, faisait tout, sauf ça. J’avais envie de fermer les yeux, de baisser mon visage vers le sol en même temps que je soufflais un bon comme pour laisser sortir toute cette frustration de voir la tournure de la situation, sans réussir à y apporter la vérité. Pourtant, je me contentais de tourner mon visage en direction de ma petite amie, avec cette envie de lui demander en bougeant simplement les lèvres, sans laisser sortir le moindre son, pourquoi ? Mais je n’en avais pas eu le temps, un regard dans sa direction et une nouvelle fois je pouvais sentir cette main se poser… S’écraser derrière ma tête « Aïe ! » Et revoilà mon attention tournait vers ma mère. « Comment est-ce que tu oses faire ça ? Tu réalises que Kara est ta petite amie, que tu l’as mise enceinte ? Et toi, pendant que tu n’es pas avec elle, tu décides de te taper cette… Lara… » Je ne devais pas laisser le temps à qui que ce soit de réagir, pas maintenant, pas après les paroles de ma mère. « Stoooop ! » Mes deux bras étaient tendus, l’un en direction de Judith, l’autre en direction de Lara alors que mon regard tournait de l’une à l’autre. « Premièrement, il n’y a jamais eu de Kara. » Une information qui semblait bonne à donner aux deux femmes qui se trouvaient à côté de moi. « Et deuxièmement, maman ma petite amie s’appelle Lara ! » « Tu veux dire comme, cette Lara ? » « Oui ! » L’exaspération et peut-être un peu de colère parlait, colère en prévention de ce que toute cette situation pouvait déclencher, si les choses n’étaient pas résolus tout de suite. « C’est elle la femme qui partage ma vie et c’est elle aussi qui attend notre enfant. » C’était bien loin de l’idée que j’avais de la première rencontre de Lara avec ma famille adoptive, ce soir on faisait clairement dans l’originalité, ça il n’y avait pas le moindre doute. « Oh pardon, je… Je suis désolé pour toute cette confusion. Laissez-moi tous les deux recommencer depuis le début… Bonsoir Lara, je suis enchantée de pouvoir enfin te rencontrer, je me présente, je suis Judith, la mère d’Allen. » Les paroles de la femme qui m’avait accueilli me coupait dans mon élan, dans cette troisième chose que j’avais à signaler, celle qui était de demander à ma petite amie de venir enfiler le haut qu’elle avait retiré d’elle-même il y a quelques minutes.
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MessageSujet: Re: Thank you mom ! ϰ Lara and Allen   Jeu 15 Juin - 23:04

Thank you mom !
— with Allen J. Winkler.

Toute cette situation était en train de prendre des allures d’une blague de mauvais goût, dans le genre de celles que l’on peut faire pour la télévision, où le but est de piéger une connaissance avec une histoire à dormir debout, mais en plaçant des caméras à chaque coin de la pièce pour ne pas en perdre une miette. C’était impossible, inimaginable même que tout ceci puisse être vrai. Un cauchemar éveillé, une sensation que je n’avais pas ressenti depuis très longtemps. Il aurait été plaisant qu’une petite voix dans ma tête m’incite à couvrir le haut de mon corps avec le tee-shirt que j’avais retiré un peu plus tôt, mais cette voix n’avait pas le temps de se manifester. Ou alors elle était beaucoup trop occupée à se délecter du spectacle qui se passait dans l’appartement de mon petit ami. C’était facile de l’imaginer, perchée sur un tabouret avec un saladier de pop corn pour apprécier d’autant plus le show. Kara. Qui était cette personne ? Visiblement c’était moi, sauf qu’aux dernières nouvelles, je n’avais pas changé d’identité. Si j’avais été un agent au FBI, pourquoi pas pour le bien d’une enquête, mais jusqu’à tout à l’heure, en quittant les locaux, j’étais toujours une simple assistante. Je tentais du mieux que je pouvais d’apporter une réponse, même si c’était difficile de garder de la contenance. Et ça n’allait pas s’arranger. Si Allen avait reçu une claque bien réelle à l’arrivée de sa mère, je venais d’en prendre une imagée. Frustration encore présente, agacement ou hormones de grossesse, ma réaction fut d’avoir un rire nerveux, que je tentais de contrôler en plaçant une main devant mes lèvres. « Dans les dents Kelley… » Des mots prononcés tout bas, pour moi-même, comme une simple pensée dite à haute voix. Je remontais doucement cette main vers mon front, puis glissais mes doigts dans mes cheveux pour les recoiffer, et par la même occasion les rassembler que sur une épaule. J’avais toujours eu une crainte à propos de cette première rencontre, et si je ne me souvenais plus pourquoi, j’avais la réponse en direct et sous mes yeux. Car ça ne se passe jamais bien. Il y avait toujours un couac dans l’histoire.

Cette première impression passée, il y avait toujours une question qui restait sans réponse. Kara. Un prénom qu’aussi loin que ma mémoire voulait bien aller ne me disait rien, je ne l’avais jamais entendu, pas une seule fois, mais qui semblait bien présent dans l’esprit de la mère d’Allen. Juste un énorme quiproquo pourtant, que mon esprit embrouillé n’arrivait pas à déceler. Au lieu de percevoir l’erreur, et d’y apporter une correction, j’apportais mon grain de sel, ce qui allait simplement empirer les choses. La réponse n’était pas celle que j’avais espéré, et je voyais déjà le père de l’enfant que je portais se prendre une seconde claque par sa mère. Si la première fois j’avais été obligé de sourire, presque rien devant cette scène, ce n’était plus le cas à présent, car ma seule envie était d’obtenir une réponse à mes interrogations. Finalement, le calvaire prenait fin grâce à l’intervention de la mère de mon petit ami. Du moins, mon calvaire personnel. Il me suffisait d’entendre ses mots pour comprendre toute seule, comme une grande, que Kara n’avait jamais existé, que c’était une simple erreur de lettre dans mon prénom. Erreur qui aurait pu être plus catastrophique s’il n’y avait pas eu une seconde intervention de l’assistant pour réclamer un peu de silence, et mettre au clair toute la situation. Kara n’existait pas. Si j’avais eu un doute à ce propos, c’était rassurant d’en avoir la confirmation à présent, et je ne pouvais cacher un petit sourire sur mes lèvres, preuve de mon soulagement. Pourtant, l’histoire était assez grosse pour y voir le malentendu. Une fille, avec presque le même prénom, et également enceinte. C’était digne d’un film pour Hollywood. Je restais volontairement silencieuse, laissant mon petit ami et sa mère s’expliquer, démêler le vrai du faux dans cette situation. Mon regard croisa brièvement celui de la mère d’Allen, un petit sourire se plaçant sur mes lèvres, au moment où il précisa que c’était moi qui partageait sa vie, et qui était enceinte de notre enfant. Finalement, plus de peur que de mal dans cette histoire. « Il n’y a pas de mal, je ne suis pas la personne la plus réputée pour réfléchir avant de parler, je crois qu’il commence à avoir l’habitude maintenant. » Presque immédiatement après avoir prononcé ces mots, je me tournais vers Allen pour apporter une précision, avant qu’il ne puisse dire quoique ce soit. « Et tu me feras le plaisir de garder tous commentaires à ce propos. » Oui, car le commentaire sur mon comportement impulsif dans certains cas, je le voyais venir de loin. Plus d’une fois, j’avais peut-être tiré des conclusions un peu trop rapidement, sans prendre le temps d’analyser la situation, ou de demander des explications. Mais si au jour d’aujourd’hui on se côtoyait toujours, et qui plus est nous étions ensembles, c’est que mon comportement était supportable finalement. Qualités et défauts compris.

Avant de faire quoique ce soit d’autre, il me semblait bon de faire quelque chose pour ma tenue vestimentaire. Dans toute cette agitation, je n’avais pas trouvé un seul moment pour remettre le haut que j’avais retiré avant l’arrivée de Judith. Or, c’était loin d’être la tenue idéale dans ce genre de situation. Un poil délicat. « Je vais… » La situation était peut être embarrassante, mais le dire à haute voix était encore pire. À la place de mot, j’utilisais l’une de mes mains pour désigner le haut de mon corps, et faire comprendre de façon explicite mon geste à venir. Je croisais furtivement le regard de mon petit ami, un simple regard qui me faisait afficher un sourire amusé. Cette soirée prenait une tournure bien différente du programme initial. Toute cette journée même. Le passage à Columbia. La rencontre avec Casey. La vidéo que Allen avait vu de moi. L’anniversaire de Jamie. Et maintenant ça. J’apportais une main à mon visage en même temps que je mettais mon geste à exécution. Je n’avais pas de mal pour retrouver mon tee-shirt et le remettre. Y avait-il pire manière pour rencontrer la mère de mon petit ami ? Une question sans réponse, mais j’étais presque sûre que celle-ci devait faire partie du palmarès. Je m’accordais une pause, pour permettre à mes idées de se remettre en place J’inspirais profondément, mais calmement, pour faire entrer de l’air dans mes poumons, suivi d’une longue expiration, pour la chasser, en même temps que toute trace de stress ou anxiété. On affiche un sourire, et on se dit que tout va bien se passer. Mon regard se baisse lentement, pour venir se poser sur mon ventre, en même temps que l’une de mes mains y trouvait une place. Une délicate caresse, même si je doutais qu’à ce stade de la grossesse le bébé puisse la ressentir. Comment une si petite chose pouvait réussir à chambouler autant dans nos vies. Une pensée qui me faisait sourire sincèrement, alors que je retournais vers mon petit ami, cette fois-ci avec quelque chose sur le dos. « On a changé d’avis. » Je savais bien que cette seule phrase allait apporter plus de confusion qu’autre chose chez le jeune homme. « Je veux bien quelque chose à boire finalement. » En même temps que ces quelques mots, je lui apportais un moyen de diversion, une façon de recommencer cette rencontre sur un ton un peu plus normal, et quoi de mieux que de tous boire quelque chose.





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MessageSujet: Re: Thank you mom ! ϰ Lara and Allen   Lun 26 Juin - 21:37


Thank you mom !Lara and Allen Je n’en revenais pas, ce n’était pas vraiment de cette façon que j’avais pu imaginer la toute première rencontre de Lara avec l’un des membre de ma famille, en ce moment précis : ma mère. Une visite totalement surprise et ma stupidité de ne jamais fermer la porte à clef et voilà comment, on pouvait passer d’un moment intime, d’un chemin se dirigeant vers les plaisirs d’un couple à l’entrée fracassante de ma mère, qui avait réussi à mélanger une lettre d’un prénom, qui pourtant n’en comportait que quatre. Le tout, accompagnait de l’absence de tee-shirt que Lara pouvait porter sur elle, la voici cette première rencontre, celle de ma petite amie et de ma mère adoptive, autrement dit, vu le début, j’avais un peu peur du déroulement de la suite, j’avais en face de moi deux personnes qui avaient cette même et fâcheuse habitude, parler avant de réfléchir, ce qui n’était pas porteur de situation toujours très agréable ou amusante, la preuve était parfaite en ce moment même. Le point positif que je retenais, c’était que la vérité avait été rétablis, que cet amalgame était désormais derrière nous, de quoi me donner envie de croire que ça ne pouvait désormais que s’arranger. S’arranger, mais pour cela, il manquait un dernier petit détail, je n’avais pas eu besoin d’y apporter des mots, ma petite amie les avait eus pour moi, sa pensée avait été la même que la mienne, à savoir remettre sur son dos, ce tee-shirt enlevait quelques minutes avant, lorsque l’on était encore tous les deux dans cet appartement. Une main dans mes cheveux, une grande inspiration, pour réaliser que tout était en train de rentrer dans l’ordre, si on pouvait réellement appeler la visite surprise de ma mère, de l’ordre, je laissais cet air s’échapper d’entre mes lèvres. Je tournais mon regard vers Lara à l’entente de sa voix qui résonnait dans l’appartement, le regard interrogateur, des précisions j’en avais besoin, je voulais bien qu’elle change d’avis, elle comme le bébé, mais j’allais avoir besoin de quelques précisions. « Je m’en occupe. » Un sourire était venu se présenter sur mon visage, plutôt content de l’intervention de ma petite amie, qui allait permettre de mettre de côté toute forme de gène qu’il pouvait y avoir dans l’atmosphère de cet appartement dans lequel je vivais. « Allen, est-ce que tu aurais… » « Tu as de la chance, il m’en reste une bouteille. » Je ne lui avais pas laissé le temps de terminer, principalement parce qu’après dix-sept ans passait avec eux, je commençais à connaitre assez bien, celle qui était devenue ma mère et aussi parce que j’avais eu le droit à la même question à chaque fois qu’elle était venue me rendre visite à New-York, même quand j’étais en chambre universitaire, c’était pour dire. « On va aller s’assoir, le temps qu’il s’occupe des boissons, on sera bien mieux sur le canapé, que debout devant ce comptoir. »

Faisant glisser ma main sur le comptoir, jusqu’à m’éloigner de celui-ci, ne plus être assez proche pour avoir ce contact. La toute première mission que j’avais, c’était de venir sortir deux verres, qui allait pouvoir contenir, le vin que ma mère était venue me demander lorsque je lui avais coupé la parole. Un premier regard quittait ce que j’étais en train de faire, pour apercevoir, un peu plus loin, ma mère et ma petite amie assise sur le canapé, le début de cette rencontre entre les deux, autant dire que je n’étais pas l’homme le plus serein en ce moment. « C’est drôle, mais je pensais qu’en venant emménager avec Allen, tu allais apporter une petite touche féminine à cet appartement. Enfin je veux dire, une autre touche féminine que le côté princesse que Jamie a réussi à mettre. » Quand il s’agissait de mettre les pieds dans le plat, ma mère était plutôt douée dans le genre, son entrée l’avait plutôt bien montré et ses nouvelles paroles également. La fin de sa phrase était ponctuée pour l’un des deux verres, que je renversais sur le comptoir, avec un minimum de chance, puisqu’il n’y avait aucun dégât qui était fait, juste le bruit de ce petit incident. « Maman… » « Tu sais Lara, Allen est comme tous les hommes, il t’aime il finira forcément par céder et te laisser redécorer les lieux comme tu le souhaites. » Trois verres dans une main, la bouteille de vin et le tire-bouchon dans l’autre, la bouteille de jus de fruit sous le bras, je revenais dans le salon, rejoindre les deux filles qui s’y trouvaient. « Maman, s’il te plait. » Mes genoux au sol au moment où j’arrivais près de la table basse, je ne souhaitais qu’une chose, c’était que ma mère, commence par des sujets beaucoup plus normaux, qui la faisait moins mettre les pieds dans le plat d’entrée de jeu. « Tu ne voudrais pas commencer, par faire comme tout le monde ferait dans cette situation, comme par exemple je ne sais pas… » Une petite pause, le temps de naviguer mon regard de ma mère à ma petite amie, pour faire le chemin inverse. « Apprendre à la connaitre. » Voilà, un début qui était bien mieux, qui me convenait mieux au lieu d’aborder les sujets qu’elle avait directement mit sur la table, des discussions que l’on avait jamais abordées, aussi parce que je n’avais pas eu la moindre réflexion sur le fait que bébé Winkler allait arriver dans quelques mois et que l’on vivait tous les deux, dans des appartements différents.
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MessageSujet: Re: Thank you mom ! ϰ Lara and Allen   Mar 11 Juil - 10:04

Thank you mom !
— with Allen J. Winkler.

Ce n’était définitivement pas comme ça que j’avais imaginé la suite de cette soirée d’anniversaire. Au quotidien, je me retrouvais avec une épreuve de taille, qui plus est constante, celle de devoir gérer mes sauts d’humeur. Ô grande joie de la grossesse, à savoir l’augmentation du taux d’hormones dans le corps, qui entraîne une modification de l’humeur, en un claquement de doigts. Comme toutes femmes, avant de tomber enceinte, j’avais pensé que ce n’était qu’un mythe, une exagération pour pouvoir profiter pendant neuf mois d’une excuse à coucher par terre. Sauf que ce mythe était finalement réel. Du jour au lendemain, j’avais eu l’impression d’être diagnostiqué bipolaire, ou extrêmement lunatique. Je pouvais passer d’une émotion à une autre, sans explication. La simple vision d’une feuille tombée d’un arbre sur le sol pouvait aussi bien me faire pleurer comme une madeleine, comme me faire éclater de rire. Au jour d’aujourd’hui, si je n’avais pas ce début de ventre rond, n’importe qui pourrait appeler l’hôpital psychiatrique le plus proche pour les avertir qu’une patiente s’était échappée. Moi. Ce soir n’avait pas été une exception. J’étais passée d’un mélange d’agacement et d’embarras, à force de voir cette vidéo qui avait surgis du passé, à un désir inexplicable envers l’homme qui partage à présent ma vie. C’est ainsi que la soirée aurait dû continuer, à un moment en tête à tête, où pour une fois on pourrait être un couple, sans avoir à subir les maux du premier trimestre. Mais comme les plans sont faits pour être modifiés, à la place d’une partie en duo, on se retrouvait avec un trio, où la troisième personne était la mère de mon petit ami.

Maintenant que j’avais retrouvé une tenue décente, ce qui était largement mieux en présence d’une inconnue que l’on venait à peine de rencontrer, j’avais trouvé la première excuse qui passait dans mon esprit, pour la servir à mon petit ami. Autant dire que la dernière chose que je souhaitais était de me désaltérer, mais si ça pouvait offrir une porte de sortie à Allen, je pouvais feindre ce sentiment soudain. N’est-ce pas l’une des choses primordiales dans un couple, celle de s’entraider dans n’importe quelle situation, former une équipe soudée ? J’aurais bien eu envie que ce concept soit poussé à l’extrême car je tournais déjà la tête brièvement vers Judith qui proposait de passer dans le salon pour s’asseoir. C’est dans une situation comme celle-ci que je remerciais ma mère de m’avoir forcé pendant des années à toujours avoir un sourire aux lèvres, pour l’apparence, l’image que l’on devait renvoyer aux autres. Malgré les années, je pouvais encore entendre parfaitement sa voix. « Lara Alexandra, même si tu veux pleurer, tu le gardes pour toi, et tu affiches ton plus beau sourire. » C’est probablement à cause, ou grâce à ça, qu’aujourd’hui je pouvais facilement dissimuler mes sentiments négatifs derrière un sourire. Là, derrière celui que j’affichais, c’était toute mon appréhension et certainement ma crainte de devoir laisser Allen derrière moi, même pendant une poignée de minutes. Je lui jetais d’ailleurs un regard lourd de sens avant de m’exécuter, et d’enfin contourner ce comptoir pour rejoindre le salon, et reprendre la place que j’avais laissé pour retrouver mon petit ami.

En apparence, je dégageais une sérénité presque parfaite, mais à l’intérieur, c’était tout le contraire. Je n’étais pas la jeune femme la plus rassurée à l’idée de me retrouver seule avec probablement la première femme importante dans la vie d’Allen, si je faisais abstraction de Jamie, qui dormait paisiblement dans sa chambre. Si j’en avais la possibilité, j’irais bien la rejoindre pour échapper à cette rencontre que je redoutais. Mes deux mains allèrent se poser sur mon ventre, l’une vers le bas, et l’autre plus haute, comme pour cajoler ce petit bébé qui grandissait bien sagement. Ce simple geste réussissait à faire diminuer la tension que je pouvais ressentir, mais seulement de façon temporaire, car la première prise de parole de Judith avait réussi à donner un petit coup de fouet à mon sang. La synchronisation des choses était juste parfaite. La fin de sa phrase énoncée que je tournais la tête vers la cuisine pour découvrir l’un des verres couché sur le comptoir. Une catastrophe évitée de peu, que je laissais de côté pour tourner mon regard à nouveau vers Judith, qui reprenait déjà la parole. « Les lieux ne sont pas prêts de changer alors. » Et voici le retour du sarcasme. Les mots étaient sortis spontanément, sans passer par la case réflexion. Il y avait bien une chose que l’on ne pouvait pas me reprocher, c’était un manque de sincérité. La preuve était là, je n’avais pas eu de mal à aller de mon commentaire suite aux paroles de la mère de famille. Un commentaire que j’espérais avoir été énoncé beaucoup trop faiblement pour être entendu, mais j’avais un gros doute à ce propos. Je me risquais à poser mon regard sur Allen, qui était à présent dans le salon, en train de déposer, beaucoup trop de choses à mon goût en une fois, sur la table basse. À la fin de ses mots, je m’empressais de prendre la parole, mon regard passant de lui à sa mère. « Ce n’est rien, nous sommes les spécialistes du “tout à l’envers”, on peut continuer comme ça. » Il n’y avait pas à dire, dans le genre, on faisait fort. En couple depuis à peine six mois, mais se connaissant depuis plus d’un an, j’étais déjà enceinte de trois mois. « Pour répondre au sujet de la décoration, c’est simple, je ne vis pas ici. La seule présence féminine est celle de Jamie. J’habite dans le quartier mais j’ai mon propre appartement. Ma présence ici se résume à quelques nuits par semaine. » Une réalité qui, en l’énonçant, ne me paraissait pas bizarre. Il était un peu tôt pour envisager de partager un appartement, car même si on se connaissait depuis quelque temps déjà, à l’époque où notre relation était qualifiée de sexfriends, on ne se voyait pas tout le temps. Cette proximité est encore récente, à peine quelques mois. C’est donc normal d’avoir chacun un chez soi, non ?





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MessageSujet: Re: Thank you mom ! ϰ Lara and Allen   Mer 9 Aoû - 14:22


Thank you mom !Lara and Allen Cette soirée était tout simplement, le genre de moment incontrôlable, ce genre d’instant où l’on ne sait pas dans quelle direction on va, où l’on ne connait pas la finalité avant d’y être arrivée. C’était totalement, ce qu’avait apporté ma mère avec elle en passant la porte de mon appartement, je l’aimais, ça ne faisait aucun doute, sans sa présence et celle de sa famille, je ne serais certainement pas l’homme que je suis aujourd’hui, mais je pouvais connaitre son côté excessif, surtout dans des sujets aussi délicats que la grossesse que vivait Lara. Non pas, parce que c’était ma petite amie, mais parce qu’elle voulait tout simplement trop bien faire, ne louper aucune étape, jouer son rôle de mère du mieux possible, permettre d’apporter des réflexions auxquels on n’aurait même pas pensé. Dans le fond, c’était une bonne chose, une bonne intention, la maladresse apportait avec réussissait malheureusement à cacher bien trop souvent ce petit côté. Suffisamment longtemps que je le connaissais, pour faire attention à ce que Judith pouvait dire, j’avais grandi avec son mari, ses deux enfants autour de moi, la connaissant presque sur le bout des doigts… Presque, parce que je n’avais pas vu venir cette discussion, celle de mon appartement, de l’emménagement de Lara ici même ou encore des sentiments que je pouvais ressentir envers la mère de notre futur enfant. Je n’osais même pas imaginer ce qu’il pouvait se passer dans la tête de ma petite amie, les émotions qui pouvaient la traverser, déjà bien brouillait par les hormones de la grossesse qu’elle vivait. Mais je pouvais avoir une petite idée, il me suffisait de voir la façon dont je me retrouvais mal à l’aise, cette peur que cette discussion ne parte sur le mauvais terrain, que cette première rencontre ne se passe pas aussi bien que je le pensais. Déjà que je n’avais pas imaginé ce moment arriver de cette façon, que je pensais cette rencontre un peu plus organisait, plutôt que cet effet de surprise, lors d’une soirée qui prenait un chemin où toute présence de mère de famille n’y était pas convié.

Le tirebouchon et la bouteille entre les mains, je quittais Judith du regard, après m’être adressé à elle, pour avoir dans mon champ de vision ma petite amie, qui malgré la situation, semblait pourtant réussir à garder son calme, à ne pas avoir la moindre trace de panique ou d’angoisse, comment est-ce qu’elle faisait ? Parce que ça avait beau être ma mère qui était là, lorsqu’elle était autant en forme que ce soir, elle était capable de mettre les pieds dans le plat sur tous les sujets qui pouvaient être sensible. D’un autre côté, Lara avait raison, on ne pouvait pas vraiment dire que notre histoire était commune, que l’on avait fait les choses dans les règles de l’art, que l’on avait pris notre temps, que l’on avait agi comme tout couple normal pourrait le faire, non, nous on n’avait fait les choses dans le désordre, à notre façon et cela dès notre première rencontre, pourquoi changer maintenant ? Je n’apportais pas de réponse à ma petite amie, me contentant de laisser le bruit du bouchon retirait de la bouteille se faire entendre, afin de pouvoir verser du vin dans le verre que j’avais sorti pour ma mère. En voilà une sur les trois qui étaient servis, c’était désormais au tour de Lara, qui était en train de reprendre la parole, d’apporter une réponse à Judith, alors que le jus de fruit était en train de remplir le verre que j’avais entre les doigts, mon regard s’éclipsant par moment en direction des deux femmes avec rapidité, évitant une deuxième bêtise à venir. « Donc si je comprends bien, vous êtes en train de me dire que vous n’avez pas emménagé ensemble, ni même prévu de le faire ? » « Non, on ne vit pas ensemble maman. On a chacun notre appartement et honnêtement c’est très bien comme ça, c’est vrai, que comme vient de le dire Lara on est spécialiste pour faire les choses à l’envers, mais envisager de vivre ensemble, c’est trop tôt, ça fait seulement quelques mois qu’on est ensemble. » Une logique qui me semblait inébranlable, d’une grande logique et qui n’appelait aucune question qui pourrait venir mettre des bâtons dans les roues à cette idée, d’attendre. Le jus de fruit servit, je venais l’apporter à Lara, me rapprochant du canapé où elle se trouvait, prêt à me servir à mon tour. Honnêtement, l’idée n’était pas de consommer de l’alcool ce soir, de rester raisonnable et me contentais de la même boisson que ma petite amie, mais le sujet dans lequel se dirigeait ma mère, me faisait changer d’avis, un petit verre de vin ne pourrait pas me faire de mal. « En même temps vous avez raison, c’est vrai que prendre son temps ce n’est pas plus mal, ça va vous laisser le temps d’apprendre à vous connaitre, de prendre doucement vos marques au sein de votre couple. » Il y avait un piège ? Pourquoi passer de la certitude que l’on vivait ensemble, à nous donner raison sur le fait d’avoir chacun son appartement ? Le verre entre mes doigts, je quittais cette table basse, pour m’assoir sur le canapé, me retrouver aux côtés de Lara, tournant mon regard dans sa direction un court instant, beaucoup trop court, puisque ma mère se décidait de reprendre la parole, sur ce ton pourtant toujours aussi calme. « Et puis, une fois que cet enfant sera là, je suis sûr que vous allez très bien vous en sortir, que vous allez prévoir de lui faire une chambre ici et une chambre chez Lara. Au moins cet enfant aura l’habitude de ne jamais se retrouver au même endroit, d’être un coup avec sa maman, un coup avec son papa et quelques nuits par semaine avec ses deux parents.   » Il n’était pas réel, ce bruit était dans ma tête, mais après les mots remplis de sarcasme que je pouvais entendre, j’avais cette sensation de bris de verre dans mes pensées, comme si ses mots avaient réussi à briser cette glace qui me coupait de son raisonnement. J’étais prêt à apporter le verre à mes lèvres, prêt à boire une première gorgée de ce vin que je venais d’ouvrir, que ma mère avait déjà commencé à savourer, mais j’avais été coupé en plein élan, fauché en plein vol, pour être incapable du moindre mouvement, simplement tourner mon regard vers Lara, dans l’espoir d’y voir plus de sérénité, qu’elle garde une logique à ce que l’on pensait jusqu’à maintenant. « Dis-moi que tu es en train de plaisanter… » Avec ce sourire qui se dessinerait sur son visage, un rire qui se ferait entendre et une confirmation qui tomberait de la part de ma mère, c’était ce que je voulais, mais ce n’était pas ce qui arrivait. « Vous allez être parents, vous allez être responsable de ce bébé et que vous le vouliez ou non, il ou elle n’attendra pas le bon moment pour que vous habitiez ensemble.   » Un dernier regard en direction de ma mère et je le tournais vers Lara, assise à mes côtés, prit de court, ne m’attendant pas à ce genre de discussion, à ce genre de raisonnement, au point que je ne savais pas quoi ajouter d’autre, ce n’était pas faute de chercher pourtant.
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Family Baby Girl ★ Le futur c’est effrayant Jamie, mais on ne peut pas se réfugier dans le passé uniquement parce qu’il est familier, oui c’est vrai c’est tentant, mais ce serait une erreur. (c) P!A
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MessageSujet: Re: Thank you mom ! ϰ Lara and Allen   Jeu 10 Aoû - 10:21

Thank you mom !
— with Allen J. Winkler.

Ma mémoire devait me faire défaut, car je n’arrivais pas à me souvenir de la première fois où j’avais rencontré la mère de mon ex fiancé. Je ne me souvenais pas si ça avait été aussi angoissant d’être en présence de cette femme, quelqu’un qui est là pour vous juger, pour savoir en quelques échanges si vous êtes assez digne de partager la vie de son fils. C’est un examen, il faut dire les choses telles qu’elles sont. Et il est vivement conseillé de le réussir, pour ne pas s’assurer une mauvaise entente pendant toute la durée de la relation. Peut-être que si je ne m’en souvenais pas, c’était à cause des différences entre cette ancienne relation et celle que j’ai avec Allen. La situation était beaucoup plus normale, presque idyllique avec Adam. On se connaissait depuis quelques temps, on avait été ensemble plusieurs années, jusqu’à vivre ensemble dans un autre pays, sur le continent européen, avant de recevoir une demande en mariage et d’envisager de fonder une famille. Tous les éléments qu’une mère désire pour son fils. Je pouvais donc parfaitement comprendre que ce qu’on vivait n’avait rien à voir avec cette autre relation. Je pouvais comprendre les doutes au sujet de notre façon de faire, sauf que l’on n’avait pas le choix. Qui est la personne qui a décrété que pour avoir un enfant, il fallait obligatoirement deux parents, mariés et vivant dans une même habitation. Les temps changent. C’est bien ce qui est marquant aujourd’hui, au vingt et unième siècle. Il n’y a plus un modèle de famille, il y en a de toutes sortes. C’est peut-être étrange d’être une femme enceinte qui possède son propre appartement, et y vivant seule, mais c’est surtout la réalité des choses. Et, jusqu’à présent, ce n’est pas près de changer.

Je ne sais pas comment je parviens à garder un calme presque olympien, et je ne compte pas me poser de questions là dessus. J’espère juste que cette émotion va rester encore longtemps, de préférence toute la soirée. Je me connais suffisamment pour savoir que s’il arrive un moment où je perds mon calme, je ne payerais pas cher des réponses qui risque de franchir de mes lèvres. Mon regard se pose sur Allen lorsqu’il apporte une réponse à sa mère, et je suis rassurée de voir que l’on partage le même point de vue. Ça me conforte dans l’idée que l’on fait relativement bien les choses, et que c’est encore un peu tôt pour envisager de partager le même appartement. Même si je suis enceinte, ce n’est pas une raison pour précipiter les choses, et prendre le risque d’aller droit dans le mur, et de saboter notre relation. D’accord, nos deux noms ne sont pas sur le même bail, mais je passe déjà la plupart de mon temps libre avec lui et Jamie. Peut-être pas officiellement ensemble dans le même appartement, mais c’est tout comme. Je viens récupérer le verre que me donne Allen entre mes doigts, et lui adresse un sourire en même temps que je le remercie. Si je pensais que ce sujet était clos grâce aux arguments que l’on avait donné chacun notre tour, ce n’était pas un avis partagé de Judith à priori. Pourtant, sa prise de parole me laissait perplexe. Où était le piège, car forcément, il y en avait un. Je ne doutais pas de mes compétences, ainsi que de celle de mon petit ami, pour argumenter suffisamment et de convaincre quelqu’un, mais là, ça paraissait beaucoup trop facile. Je tournais la tête vers Allen, qui venait de s’asseoir à côté de moi, pour croiser son regard. Pas besoin de mot pour lui faire comprendre avec un seul regard que pour le coup, j’étais un peu perdue dans le raisonnement de sa mère, mais je me retrouvais à poser mes yeux sur elle à nouveau, pour écouter sa nouvelle prise de parole.

Il était donc là le piège. Je devais reconnaître qu’en matière de sarcasme, j’étais assez douée. Les personnes présentes à mes côtés depuis plusieurs années le savaient, ce n’était plus un secret. Néanmoins, la personne que j’avais à côté de moi à cet instant était à plusieurs niveaux au dessus de moi. J’étais à la fois impressionnée, et assez mal à l’aise face à cette insinuation à peine voilée. Pourtant, je trouvais la force de me taire, et de ne pas dire la première chose qui me passait par la tête. C’était rare, et ça relevait presque du miracle à cet instant, mais pour Allen, j’étais prête à faire de gros effort pour ne pas faire de gourde avec sa mère, surtout pour cette première rencontre officielle. C’est d’ailleurs dans son regard que j’étais venue chercher un peu de force, un moyen de me rassurer, d’être sûre que l’on était toujours sur la même longueur d’onde. Que ce n’était pas après quelques phrases que l’on allait se remettre en question. Il n’avait pas besoin d’utiliser des mots, je le voyais bien de mes propres yeux qu’il était aussi déstabilisé que moi, qu’il ne s’attendait pas à ce genre de conversation dès l’arrivée de sa mère. Plus le temps passait, et plus ça devenait compliqué de se taire, jusqu’à un point où ça devenait tout bonnement impossible. Avant cela, je prenais le temps de poser le verre que j’avais dans les mains, pour ne pas causer une maladresse. Si je l’étais bien moins que mon petit ami, je n’étais pas à l’abri d’un petit accident de temps en temps, et c’était la dernière chose que je souhaitais à cet instant. Quoique, si par malheur je renversais mon verre, ça me donnerait une excuse pour esquiver cette atmosphère pendant quelques minutes. Tentant, mais à oublier. J’avais promis à Allen que l’on serait une équipe, et qu’on allait affronter tous les évènements ensemble, je n’allais pas fuir à la première occasion. Le verre posé, je pouvais à présent briser ce silence, mais d’une façon que je n’aurais pas pensé être capable. « Ce que l’on essaye de dire, c’est que le projet d’habiter ensemble dans les semaines à venir n’est pas encore d’actualité, car comme l’a dit Allen, notre couple est encore récent. Néanmoins, ce bébé doit arriver dans un peu moins de six mois il me semble. Ça nous laisse encore du temps pour apprendre à se connaître, et envisager de vivre ensemble avant l’accouchement. N’est-ce pas ? » À la fin de ma phrase, je venais trouver le regard de Allen, pour avoir son soutien. Je suis plutôt connue pour dire ce que je pense, sans détour, mais là, et je ne savais pas comment, j’avais trouvé un moyen détourné de satisfaire tout le monde. Une presque promesse d’habiter ensemble, sans préciser quand cela se produirait. J’espérais vraiment que ce compromis allait satisfaire tout le monde, pour ne pas rester sur le même sujet pendant plusieurs heures, car si j’arrivais à bien gérer pour le moment, il y avait de forts doutes que je parvienne à rester sur cette même optimisme toute la soirée. Il fallait un moyen de changer l’atmosphère, d’aller sur un sujet beaucoup moins délicat. J’étais presque sûr que, là encore, l’idée devait venir de moi, pour laisser le temps à Allen de décompresser. Je venais poser l’une de mes mains sur la sienne, celle qui ne tenait pas son verre, et lui demandais avec un sourire aux lèvres. « En parlant de ce bébé, il me semble que j’ai laissé mon dossier ici. Pourquoi tu n’irais pas le chercher, pour que l’on puisse montrer à ta mère les photos de l’échographie que j’ai passé il n’y a pas longtemps. » Cette soirée prenait des allures de tests, et ma capacité à rebondir était vraiment mise à l’épreuve. Cela faisait trois fois que je faisais preuve d’ingéniosité pour que l’on se sorte d’une situation complexe. Si avec ça je n’étais pas prête à devenir mère, je ne savais pas ce que je pouvais faire d’autre.





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