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 Should I stay or should I go ? [ft Ezio]

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J'ai posté : 5820 messages et j'ai : 159 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Taylor Momsen et je crédite : Chataigna, Tumblr, signa par Magma.

MessageSujet: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Lun 5 Juin - 11:14

Should I stay or should I go ?
Ezio Porter
&
Willow E. Wander
D'une main tremblante, je saisis mon téléphone. L'annuaire sous les yeux, j'hésite à appeler ce numéro. Je n'en ai pas le courage, j'ai peur, je suis si près du but... Je me rétracte au dernier moment, posant le téléphone sur la table basse, prenant mon visage entre mes mains. Les larmes roulent silencieusement sur mes joues. C'est à cet instant que je pense à toutes ces choses sombres qui ont un jour hanté mon esprit. Cela faisait aussi bien longtemps que je n'avais pas pleuré. Mais je me sentais faible, fébrile même, avec la terrible envie de revenir en arrière. J'aurais pu tout faire pour faire une fausse couche ou avorter, mais aujourd'hui, cette idée ne me vient même pas à l'esprit. En quelques mois, je suis parvenue à accepter l'idée d'avoir un enfant, et j'ai envie de le chérir par dessus tout. Mais surtout, je suis effrayée. J'ai attendu trop longtemps pour prendre la bonne décision, pour enfin aller à l'hôpital et demander à faire des testes, à me donner le nom du père. Ezio Porter. Lorsque ce nom avait franchi les lèvres des médecins, j'étais restée de marbre, et pourtant, j'étais à la fois soulagée et anéantie de l'intérieur. Il fallait que je le lui annonce, et ça, c'était la chose la plus difficile qui soit. Son visage m'était revenu en mémoire, et pas que. Cette nuit-là, peut-être que j'avais fini par l'oublier, mais c'était seulement pour me préserver, pour ne pas m'imaginer les instants suivants. Pour ne pas avoir à annoncer ça à un inconnu que je n'avais pas vu depuis cinq mois. Trop tard pour reculer, ma vieille. Je pousse un soupir, essuie mes joues rapidement pour me redonner du courage. Mes mains en deviennent noir, mon maquillage ayant plus coulé que d'habitude. Je pleurais depuis quelques minutes déjà, repoussant l'échéance. J'attrape brutalement mon téléphone, et avant d'avoir l'idée de reculer, je tape un message, que j'envoie. Par chance, il me répond rapidement, et je lui demande de me rejoindre ici, chez moi, et chez Ken. Mon meilleur ami n'est pas au courant de toute cette mascarade. Il pense que je travaille, ignorant que ce matin j'allais juste à l'hôpital, avant de me reposer, trop choquée par la nouvelle. Maintenant, c'est trop tard pour repartir en arrière, et heureusement, mon esprit semble apaisé. Je parviens même à lâcher un petit sourire quand par message, je vois qu'Ezio ne se souvient pas non plus de moi. Cela m'arrange quelque peu. Nous avons tout à construire, désormais. Je ne lui ai pas donné le choix d'accepter cet enfant, alors que j'aurais du. Je me sens coupable mais je suis prête à affronter cette erreur, croisant les doigts pour que la nouvelle passe plutôt bien de son côté. Je ne sais pas ce qu'il va faire, je ne le connais pas, mais j'ai le sentiment que ce ne pourra pas être pire que ça. J'échange quelques sms avec Kenton pour me rassurer, puis je décide de me lever. Mon dos me fait un mal de chien, j'ai le réflexe de sans cesse toucher mon ventre, mais j'oublie vite tout ça pour aller à la salle de bain, où je me passe le visage à l'eau froide pour me calmer. Je refais mon maquillage pour être présentable, mais aussi et surtout, parce que cette épaisse couche noir de fard à paupière et de liner me réconforte, et me montre que je ne suis pas si différente que de l'époque où j'étais encore insouciante. L'heure tourne, alors je quitte cette pièce, pour rejoindre la petite cuisine. J'y prépare du café, puis je file au salon faire un peu de rangement. Je ne peux pas pousser les lourds cartons des meubles à monter pour le bébé, alors je les laisse au fond de la pièce. Je m'admire une dernière fois, et je m'installe sur le canapé. Pour patienter, je passe quelques accords sur ma guitare, fredonnant des paroles qui ont bien du mal à sortir de mes lèvres. Ma grossesse n'est quasiment plus un secret pour personne, cela ne m'étonnerait même pas qu'il soit déjà au courant. Je commence à être de plus en plus reconnue dans ce milieu de la musique, les ventes de mon cd explosent, ce qui me permet d'avoir un peu d'argent de côté. Je gratte une dernière fois la corde, et la sonnerie de l'immeuble retentit. Le souffle court, je me fige, avant de poser la guitare à côté de moi sur le canapé. Mon cœur bat à mille à l'heure, je sers le poing et me dirige lentement vers la porte. Je pose la main sur la clé, je débarre la porte, je pose la main sur la poignée, et je m'arrête. Je ferme les yeux, je souffle, et je décide enfin d'ouvrir la porte. Je me mords la lèvre en le voyant derrière, ça me fait tellement bizarre que j'en frissonne. Malgré ça, un sourire se pointe sur mes lèvres.  « Salut. Je t'en prie, entre. » Je m'écarte pour le laisser passer. Il est temps, désormais, d'avancer.


Allure martienne, tu es mienne
Il est important de te rappeler combien la vie est imprévisible. Qu’il arrive parfois que des événements, dont l’ampleur nous dépasse, nous mettent à genoux. Alors, quand une situation nous échappe et qu’on se retrouve seul à devoir faire face, on se raccroche au peu qu’il nous reste et on met tout en œuvre pour le protéger. Quitte à ce que cela nous revienne un jour à la figure comme un boomerang.
Les ElsH. Roy
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Mar 6 Juin - 10:56

Should I stay or should I go ?
Ezio Porter
&
Willow E. Wander
La journée n'avait pas si mal commencée. J'avais eu le nombre adéquat d'heure de sommeil, pas de soirée trop mouvementé la veille, pas de travail aujourd'hui. Non, réellement. Je me sentais bien sous toutes les coutures. Encore plus en sachant que je n'avais rien prévu d'intéressant.
Mais bien que tout allait bien, j'étais loin de me douter que ce ne serait pas du tout le cas après seulement quelques heures.
Allongé sur le canapé, les yeux rivés sur l'écran de télévision, je me demandais encore pourquoi ma mère avait agit ainsi. Me remettre avec des précédentes petites amies ne me plait pas. Le fait qu'elle interfère autant avec ma vie sentimentale.. En fait, elle est tellement inquiète que je finisse ma vie seule qu'elle se sent obligé de tout faire pour que ça n'arrive pas.

Alors que ce n'est simplement pas nécessaire. Je sors assez pour rencontrer la gente féminine et me trouver une petite amie. Je sursaute avec violence quand mon téléphone se met à sonner. Non pas que le dit son est effrayant mais je ne m'y attendais pas. Des appels, j'en reçois. Des messages, un peu moins. Je tend le bras et attrape l'appareil situé sur ma gauche pour découvrir un numéro inconnu. « 645-281-346 » Les sourcils froncés, je lis simplement ce que la personne a écrit. Willow alors. Oui, je m'en souviens. Enfin, très vaguement. C'est le moins que l'on puisse dire. J'avais ingurgité tellement d'alcool, était tellement dans le feu de la fête que j'aurai fini avec un homme que ça aurait été pareil. Mais non, je me souviens d'elle. Quelqu'un de très jolie, d'intéressante et de très mature si je me souviens bien. Mais ça fait maintenant...cinq mois alors je ne voyais pas trop pourquoi elle voulait que l'on se revoit précisément aujourd'hui. Mais soit, ça ne pouvait pas être mauvais.
Mes doigts glissaient sur l'écran, répondait à son message par l'affirmative.
Aujourd'hui alors. Bizarrement, j'avais un mauvais pressentiment. C'était le moins que l'on puisse dire. Mais, je n'étais pas quelqu'un qui se défilait alors j'irai, dans tout les cas.
Et ça me donnait quelqu'un à aller voir, aujourd'hui. Je reposais mon téléphone sur la table basse puis me levait déjà pour aller prendre une douche. Autant ne pas y aller à moitié nu non plus.
C'est après une vingtaine de minutes que je sors de la douche, m'habille et récupère mes clés. Bon, Willow n'habitait pas juste à coté. C'était le moins que l'on puisse dire. Manhattan, Brooklyn.
Il faut dire que je vais rarement à Brooklyn. Pas parce que j'en ai peur mais seulement parce que je ne connais pratiquement personne là-bas. Tout simplement.

Je récupère mon téléphone, mes clés et me voici déjà en route pour Brooklyn. Et autant dire que l'on vient bien la différence entre les deux quartiers dès qu'on franchit les limites de la rue.
Garé non loin de l'habitation, je rejoins la porte pour y frapper. Je frotte lentement ma nuque puis ma tignasse tout en attendant simplement qu'elle ouvre la porte. J'entends les verrous mais il y a un temps fou entre l'ouverture de la porte et l'entente du dernier verrou. Est-ce que je dois m'attendre à quelque chose ? La porte s'ouvre enfin sur Willow, enceinte jusqu'au menton, d'ailleurs... Wow.. Elle doit bien être enceinte de cinq ou six mois vu la taille de son ventre. « Salut. Je t'en prie, entre. » Mon sourire s'agrandit et j'entre finalement. Je me baisse pour retirer mes chaussures et ma veste. Inutile de l'obliger à nettoyer son appartement si je le salis.  « Salut. Je suis content de te revoir. Je m'étais pas trompé. » Ni de visage, ni de nom. C'était déjà pas mal de me souvenir d'elle.  « Comment tu vas ? Bien, j'espère. De vue. » Je fais surtout référence à son ventre. Sans me douter une seconde que c'est moi l'auteur du petit monstre qui y flotte.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Mar 6 Juin - 12:20

Should I stay or should I go ?
Ezio Porter
&
Willow E. Wander
Avoir cette main sur cette poignée, c'est comme être en train d'ouvrir une porte du passé. Un instant, je me surprends à espérer que ce soit John, derrière, même si je sais bien que je ne le reverrais jamais. Je ne suis plus une enfant, désormais. Je suis une future maman, qui doit prendre ses responsabilités, qui doit aller de l'avant. En appelant Ezio, j'ai également fait un trait sur l'amour, sur le passé, sur tout ce qui pouvait me hanter. Désormais, il n'est plus question de jouer l'imbécile. Il n'est plus question non plus d'espérer d'être divertie par qui que ce soit. Je dois garder la tête froide, parce que je n'aurais pas le droit de replonger dans ces délires de jeune femme. Je soupire, j'ouvre, et quand je vois son visage, je me sens envahie par les événements, par les derniers souvenirs voulant bien me revenir à l'esprit. Je me revoyais non sans mal dans ses bras cette nuit-là, appréciant sans me soucier des détails dont je me souciais toujours. J'avais bu un verre de trop de plus que d'habitude, la musique m'enivrait. Tant de détails qui m'avaient menée à l'impatience, à la volonté d'en avoir plus tout de suite. Et aussi fou que cela puisse paraître, je n'avais pas oublié son visage, comme si mon esprit avait voulu m'avertir de quelque chose. Je souris, je le laisse entrer et je referme la porte derrière nous, nous condamnant dans un tourbillon infernal. Ce qui me rassure, c'est qu'il sourit lui aussi. Je profite de cet instant parce que j'ai l'impression que ça ne va pas durer. Je le regarde s'installer, frissonnant légèrement. Ces simples gestes me donnaient l'impression qu'il faisait comme chez lui. Or, ici, c'était chez moi, et chez Ken. Je désigne alors le petit salon, aménagé rapidement, puisque nous n'avions pas d'argent pour des meubles luxueux. « Moi aussi, ça me fait plaisir de te revoir. » Il s'imaginait sûrement que j'étais juste en manque et que j'étais désespérée au point de retrouver une vieille conquête, ou alors complètement folle, espérant que je pourrais compter sur un ami, mais non, pas du tout. Son sourire innocent, ses regards à mon ventre ne seront bientôt plus les mêmes. Je me dirige vers la cuisine, et je ramène deux tasses, ainsi que du café et du thé. Je lui propose de prendre place d'un signe de la main, m'installant moi-même sur un coin du canapé, beaucoup plus rassurant qu'une table à manger. Je le laisse faire de même avant d'avoir envie de lui répondre. Je ne peux pas cacher ma gêne, je tremble toujours un peu, et je manque de mettre de l'eau sur la table quand je me sers un thé. « Je vais bien, grâce à mon meilleur ami. Et toi alors, depuis le temps ? » Je préfère éviter de m'engager dans une conversation dont le sujet serait Kenton. Il n'a pas besoin d'en savoir plus sur lui pour le moment. Je me contente donc de sourire. Quand j'y repense, ça me fait du bien de revoir Ezio, dont j'avais oublié le nom. Désormais, il était ancré dans ma mémoire. Avant de lui annoncer la nouvelle, je souhaitais à tout prix savoir ce qu'il se passait dans sa vie, tenter de le cerner un peu. S'il était désormais en couple avec une autre femme, il ne prendrait pas la nouvelle aussi bien que je l'espérais. Si je l'avais fait venir, c'était bien pour une seule raison : nous allions avoir un enfant, et même si nous étions de parfaits inconnus, j'étais prête à faire des concessions, à l'accepter dans ma vie. Pas besoin d'amour entre nous, une amitié me suffirait. Je voulais juste que mon fils ne grandisse pas seul. Je ne lui avais même pas encore choisi de prénom, je comptais bien y réfléchir, mais je n'avais pas l'esprit assez apaisé pour ça. Soupirant, je buvais une gorgée de mon thé à la menthe, dont l'odeur me rappelait les desserts que ma tante cuisinait. Rien qu'à cette pensée, mon ventre grogna. Je baissais les yeux d'un air gêné, riant nerveusement. « Excuses-moi, je n'ai pas encore mangé. » Je le sers, en café ou en thé selon son choix, mais avant qu'il ne trempe ses lèvres dedans, comme prise d'une soudaine envie de créer un lien, je pose ma main sur mon poignet, plantant mon regard dans le sien. « Dis-moi tout, comment ça se passe dans ta vie ? Je n'ai aucune envie de briser quoi que ce soit que tu aies pu construire depuis. C'est déjà assez gentil de ta part d'être venu, alors que je n'avais presque aucune raison de te déranger. » J'accentue le presque, espérant qu'il comprenne le message et qu'il m'aide à passer à l'aveu. Je relâche l'emprise que j'avais sur son poignet, et je détourne le regard pour boire mon thé. Et voilà, comme tout à l'heure je ressentais de nouveau mes hormones s'en prendre à moi, menaçant de me faire pleurer. J'ai d'ailleurs les larmes aux yeux rien que d'y penser, mais je souris, encore, accusant de nouveau cette grossesse. « J'aurais bien voulu me présenter sous un meilleur jour. Mais j'avais besoin de te voir, de te parler. » Je déglutis. Je retarde les choses. Nous pourrions discuter avant de tout et de rien, mais non, je préfère aller droit au but, ou du moins, essayer. Je prie pour qu'il m'aide à me confesser.


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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Mar 6 Juin - 13:08

Should I stay or should I go ?
Ezio Porter
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Willow E. Wander
J'étais curieux de ma présence ici mais ça n'empêchait pas de voir mon visage souriant, sans la moindre animosité. Je n'avais jamais été quelqu'un de méchant, encore moins violent, peu importe ce que l'on me dit. Je repose les yeux sur le canapé et m'y installe après avoir eu l'autorisation de Willow. « Je vais bien, grâce à mon meilleur ami. Et toi alors, depuis le temps ? » Je hoche alors la tête, mon sourire toujours inscrit sur mon visage. Si elle a des gens autour d'elle, c'est super. Parce que bon, enceinte, il vaut mieux avoir des personnes qui aident, sur qui elle se repose. Impossible de faire ça toute seule. Je n'ai pas d'enfant, encore moins de petit ami mais mon empathie envers elle ou quiconque me laisse bien à sa place. Même s'il est peu probable que JE tombe enceinte. Impossible même. « Je vais bien aussi. Je vais toujours bien alors. » Je glisse les doigts sur la tasse empli de café mais son ventre grogne avec force et je ne peux m'empêcher de rire bêtement. Spontanément, en fait.  « Excuses-moi, je n'ai pas encore mangé. » J'agite la main. Il était encore tôt et si vraiment elle avait faim, il fallait qu'elle mange. C'était normal, surtout pour deux. Mais je ne sais pas quoi lui dire de plus. On avait un peu parlé durant la soirée mais pas de là à être devenu les meilleurs amis qui soit. Mais quoi qu'il en soit, elle n'est pas méchante et je suis sûr que l'on peut facilement se mettre à s'apprécier. « Dis-moi tout, comment ça se passe dans ta vie ? Je n'ai aucune envie de briser quoi que ce soit que tu aies pu construire depuis. C'est déjà assez gentil de ta part d'être venu, alors que je n'avais presque aucune raison de te déranger. » Comment ca se passe dans ma vie, alors. Mais pourquoi briserait-elle quoi que ce soit ? Presque aucune raison alors elle a bien quelque chose à voir avec moi. « Comment ça se passe dans ma vie... Hm. Pas grand chose, en fait. Je travaille toujours à la boutique de restauration.. Je suis célibataire.. Je vis toujours à Manhattan. Tu ne détruiras rien en fait. » Bon, je le suis depuis quelques semaines maintenant mais ce n'est pas les détails qui vont l'aidé, je suppose. Mais ma vie n'a pas plus de chose que ça. Rien a changé depuis la dernière fois où l'o s'est vu, aussi éméché soit on.

Elle lâche mon poignet et plus ça va, moins ça va, en fait. Mais je vois ses yeux s'humidifier et les miens s'écarquillent. « Hey.. qu'est ce qui se passe ? Pleure pas.. » Détruire quelque chose, elle est enceinte, a du mal à parler. Et plus les minutes passent, plus j'ai un mauvais pressentiment par rapport à tout ça.
« Est-ce que... c'est.. enfin.. il ou elle.. est de moi.. » Une chance sur deux, de toute manière. Mais ça fait cinq mois qu'on ne s'est pas vu.. Elle m'envoi un message du jour au lendemain. C'est pas ça. Si je suis pas le père de son enfant alors j'ignore pourquoi elle voudrait que je vienne comme ça, d'un coup.
J'ai eu du mal à formuler la phrase ou plutôt la question. Simplement parce que c'est quelque chose qui, si positif, peu changer tout une vie. Réellement.
Qu'est ce qui se passerait si c'était le cas ? Bonne question. Malgré ce que je venais de dire, mon expression ne s'était pas changé, pas montré plus dure qu'au départ. Parce que ma personnalité fait que même si j'ai des cotés négatifs, et que je suis impulsif, je ne vais pas lui gueuler dessus. Pas du tout. « Alors..? »

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Mar 6 Juin - 13:36

Should I stay or should I go ?
Ezio Porter
&
Willow E. Wander
Je veux m'informer. Je prends la force que m'as envoyé Kenton par sms. Il m'a dit vouloir être là pour m'aider à le dire mais non, j'ai refusé, parce que ce n'est pas à lui de le faire. C'est déjà compliqué pour nous, certains pensent qu'il n'est pas seulement mon meilleur ami, et d'autres trouvent étrange que nous ayons emménagé ensemble. Tant d'histoires qui s'accumulent, auxquelles je veux mettre fin. Je demande d'autant plus d'informations à Ezio, parce que lui, ne semble pas avoir eu vent de toutes ces rumeurs. Il me dit aller bien, tant mieux. Il semble être quelqu'un d'assez optimiste malgré tout, et ça me rassure. J'ai besoin de quelqu'un comme lui pour ne pas sombrer dans une certaine dépression. J'avais failli, quand j'avais pensé aimer Clyde, quand j'étais sortie avec Hunter, que je l'avais trompé avec Logan. Je n'étais pas une fille facile, j'étais impossible à caser, j'étais prête à tout pour sombrer. Mais Ken était toujours là, mais désormais, ça ne me suffisait plus. Il me fallait autre chose pour me remonter le moral, parce que j'avais un bébé dont je devais prendre soin. Ken ne pourrait pas assumer ce rôle, il n'en avait pas le droit. Je suis bien pressée de le dire à cet étranger en face de moi, mais j'ai beaucoup de mal. On ne se connait pas plus que ça, il y a un certain malaise dans la conversation. Je suis fragile et je peux craquer à tout moment. C'est pour ça que je demande aussi s'il est en couple, et tous ces détails presque insignifiants. Bien sûr, mes détails lui mettent bien vite la puce à l'oreille. Le contacter dans un état pareil, alors qu'il n'était au départ que l'histoire d'une nuit, lui demander si je ne vais pas briser sa vie, m'assurer qu'il tiendrait le coup. Je vois dans ses yeux un certain éclair de lucidité, qui m'inquiète. Je me mordille la lèvre, j'écoute. J'apprends en même temps des choses sur lui. Qu'il travaille dans la restauration, et mon meilleur ami étant artiste à ses heures perdues, je comprends que c'est son cas également. Il ne peut être qu'un homme bien, non ? Dans tous les cas, je ne veux pas qu'il me prenne comme une brebis égarée ou une fille trop jeune à cause de notre différence d'âge. C'est quelque chose qui ne me choque pas, mais les autres ont toujours du mal à s'y faire, à ce penchant pour les hommes matures. Pourtant, ce penchant, je l'apprécie aujourd'hui. Parce qu'alors que mes yeux veulent pleurer, il comprend. J'ai envie de me rapprocher de lui et de fondre en larmes mais je dois lui expliquer avant. Je ferme les yeux, je prends mon visage entre mes mains, silencieusement, et j'attends. Il insiste pour savoir. Je ne pensais pas qu'il serait si rapidement en plein dans le mille, même si ça m'arrange. Après de longues secondes à tenter de me calmer, je dévoile mon visage, je bois un peu de thé, et je joue avec mes bracelets en fixant droit devant moi. J'avais vraiment l'air de la parfaite gothique en pleine dépression. Il fallait que je brise cette image, alors, la voix tremblante, je m'explique. « J'ai pensé que cet enfant était de mon ex. » Je ne prononce pas son prénom, je veux l'oublier. Oublier ce que je lui ai fait subir. « J'ai réalisé que c'était faux. J'ai fermé les yeux sur ce qu'il m'arrivait, mais j'ai trop vite compris qu'il ne l'était pas. Je ne voulais pas non plus qu'il le soit, d'une manière où d'une autre. » Je ferme les yeux pour me concentrer, faire comme si j'étais seule. « Je voulais tout faire pour perdre cet enfant, au début. Mais au fil des semaines, je m'y suis attachée, j'ai pris conscience que je ne pouvais pas le tuer. J'ai pas cherché à te contacter parce que j'avais peur. Je t'avais presque oublié, la seule chose dont je me souvenais c'était tes yeux. » J'ouvre les miens, les dévie dangereusement vers les siens, un sourire aux lèvres. Un sourire débile, certes, mais un sourire quand même. « Mais je voulais pas qu'il vive tout seul, ce petit. Je voulais pas qu'il vive sans père, alors j'ai pris mon courage à deux mains et je suis allée à l'hôpital, pour savoir. » Mes ongles se détachent lentement du bracelet, et naturellement, je les pose sur mon ventre. Je ne peux pas encore pleurer. Je n'ai pas fini, et avant qu'il ne me coupe la parole, je reprends. « Je sais que j'aurais du le faire avant, te contacter, te dire qu'on avait fait une connerie, je sais tout ça mais... » Ma gorge se serre et je me sens craquer. J'essuie une larme sur ma joue, et pour me réconforter, je m'approche, j'enfouis mon visage dans son cou, me blottissant contre lui. « Je suis désolée, Ezio... je suis désolée. » Je ne peux m'empêcher de répéter, honteuse. Au fond, si je m'accroche à lui de la sorte c'est parce que je suis vraiment terrorisée à l'idée qu'il décide de partir plutôt que d'affronter la réalité avec moi. J'ai envie de lui inspirer un peu de pitié, peut-être de manière égoïste, pour qu'il reste. Je ne m'étais pas imaginé à quel point ce serait dur de m'expliquer ainsi au père de mon enfant. Je n'avais jamais imaginé à quel point ça soulageait de dire tout ça à voix haute devant quelqu'un. Je comprendrais qu'il me repousse, mais au moins, je ne regretterais pas d'avoir dit la vérité. 


Allure martienne, tu es mienne
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Ven 9 Juin - 12:36

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Elle met un temps fou avant de réellement me répondre. J'ai mis dans le mille. Sinon, elle m'aurait dit non directement. Elle est tombé enceinte. De moi. Je ne sais pas comment réagir. Pas si je dois partir ou reste. Mais je suis sûr d'une chose, je ne jouerais pas les connards à m'en aller et ne plus lui parler. Je vais l'aider autant que je peux. Psychologiquement mais aussi en étant présent. Il le faut.  « J'ai réalisé que c'était faux. J'ai fermé les yeux sur ce qu'il m'arrivait, mais j'ai trop vite compris qu'il ne l'était pas. Je ne voulais pas non plus qu'il le soit, d'une manière où d'une autre. » Elle part dans un monologue que je n'interromps pas. Et ça, pour plusieurs raisons. Elle a du y penser, tellement. Pour avoir le courage de m'appeler, de me parler... Alors, je veux qu'elle met à plat tout ce qui lui passe par la tête. « Je voulais tout faire pour perdre cet enfant, au début. Mais au fil des semaines, je m'y suis attachée, j'ai pris conscience que je ne pouvais pas le tuer. J'ai pas cherché à te contacter parce que j'avais peur. Je t'avais presque oublié, la seule chose dont je me souvenais c'était tes yeux. » Elle me parle de tout. De ce qu'elle a ressenti, de sa réflexion. De toute manière, je ne suis pas sûr d'avoir eu l'envie ou la pensée qu'elle avorte, qu'elle le perde comme ça. Je lève les yeux vers son visage quand elle parle de mes yeux, croisant son regard alors qu'un léger sourire se pose sur le mien. Autant dire que des yeux comme les miens, il y en a énormément. Je ne suis pas le seul à avoir les yeux de cette couleur mais je comprends ses dires. Elle bouge, semble se détendre un peu même si ce n'est qu'un leur, j'ai l'impression. « Je sais que j'aurais du le faire avant, te contacter, te dire qu'on avait fait une connerie, je sais tout ça mais... » Je n'ai pas ouvert  la bouche, pas une seule fois et je me rend compte que ça doit la stresser d'autant plus. Je la regarde se lever et je recule ma chaise par instinct alors qu'elle vient se blottir contre moi, définitivement en larme en répétant ses excuses. Mais on est deux à avoir été là. Elle n'est pas tombé enceinte toute seule alors autant dire qu'elle n'a nullement besoin de s'excuser auprès de moi. « Ne t'excuses pas.Tu n'es pas fautive.. En rien. » Mes bras glissent alors autour d'elle et frotte son dos dans le but de la réconforter. Mais mon silence n'est en rien négatif. J'essaye de trouver les mots pour m'exprimer clairement, pour lui dire ce que je pense. Sans pour autant que ça soit mal compris. Je vais prendre mes responsabilités mais je dois dire que je ne m'attendais pas à découvrir un enfant...  « Je serais là. D'accord ? Je te le promet. Tu ne te seras pas toute seule. Et tu as raison, tu auras du m'en parler avant mais.. C'est fait maintenant. Je vais t'aider. Avec l'enfant mais aussi pour toi. » Et ça, pour plusieurs raisons. C'est bien beau d'être le père biologique mais je ne veux pas qu'elle se sent mal. Je l'aime bien, elle est gentille et a un caractère, certes fort, mais plutôt attrayant.  « Je serais là pour lui et pour toi. C'est normal.. Et.. Je te remercie de ne pas t'en être débarrassé. » Je sais que ça a dût être une décision compliqué à prendre. Je n'imagine même pas du point de vue de sa famille connaissant son jeune âge. je frotte son dos puis ajoute. « Je suis désolé d'avoir ruiné ta ligne aussi. » Je tente un trait d'humour et rigole. Le but est de me détendre, d'avaler la pilule.Il va me falloir un peu de temps avant de m'y mettre mais... de la bonne volonté.. C'est déjà pas mal ?
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Ven 9 Juin - 13:27

Should I stay or should I go ?
Ezio Porter
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Willow E. Wander
Je parle, lentement, détachant chaque mot, m'attardant un peu plus. Pourtant, il m'écoute, il ne rechigne pas, ne bronche pas, ne m'engueule pas. Il est juste une oreille attentive, à qui j'ai besoin de me confier. En fait, c'est plus qu'un besoin, c'est une nécessité. Je sais qu'il comprend, quand on regard croise le mien, quand je dis de me souvenir de ses yeux, il me sourit. Peut-être qu'il pense que les yeux peuvent être confondus, mais je suis certaine ce soir-là, d'avoir décelé quelque chose malgré l'alcool. Derrière ce masque qu'est la couleur de l’œil, on peut parfois trouver des choses incroyables. J'espère ne pas me tromper en pensant cela. Même s'il parait calme, ça doit être un choc pour lui. On ne se connait pas plus que ça, seuls nos corps se connaissent. Puis, toute cette tension accumulée ces derniers mois finit par éclater tandis que je me remémore chaque instant de ma vie. Pardonne-moi John, toi et moi, ce ne sera plus jamais possible. A l'époque, je pensais que ce premier amour serait le dernier. Que rien ne s'opposerait entre nous. Mais sa stupidité est revenu au galop. Il a joué au con et il m'a perdu. Je suis partie, laissant la France et ses souvenirs derrière moi. Ici, je pensais pouvoir l'oublier mais les premiers jours ont été durs. J'étais brisée, incapable de faire quoi que ce soit. C'est à cause de lui que les hommes et leur infidélité m'ont d'abord tant attirés. Je n'étais pas obligée de m'attacher à qui que ce soit, je pouvais être libre de coucher avec qui je voulais. Je n'ai pas été tous les jours tendres avec eux. J'étais comme un fantôme pour eux. Je venais, pour prendre ce que je voulais puis je repartais. Jusqu'à ce jour où j'ai rencontré Hunter. J'ai eu le malheur de laisser mes barrières me quitter. J'avais abandonné cette carapace qui me protégeait. J'avais fait une erreur, qui m'avait coûté mon couple avec lui. Une erreur, avec Ezio. Je me souviens quand j'ai appris la nouvelle. J'étais à crans, je me suis embrouillée avec un crétin au parc. Les flics ont débarqué, on m'a d'abord emmené à l'hôpital, car mon agressivité était pour eux, due aux drogues. Mais ce qu'ils ont découvert en me faisant faire des tests, ce n'était pas de la drogue, mais un enfant. Un enfant que mes parents ne comprenaient pas. J'ai commencé par expliquer mon histoire à ma tante, Romane, la seule qui semblait me comprendre. Les premiers tests pouvaient faire penser que c'était mon seul enfant, ma seule chance, voilà pourquoi je l'avais gardé. Puis, il s'est avéré qu'ils s'étaient trompés, et je les avais maudis. J'avais maudit tout le monde jusqu'au dernier, j'avais maudit le monde entier. Au fond, ce n'était pas à lui, Ezio, que j'en voulais le plus, mais à John. Parce que s'il n'avait pas joué au con avec moi, s'il n'avait pas fait de moi ce que j'étais, ce ne serait jamais arrivé. J'avais envie de prendre un avion pour la France, d'aller le voir et de lui flanquer une bonne raclée, une humiliation en public, quitte à finir au trou. Pourtant, j'étais restée, pour mon meilleur ami, pour ne pas l'inquiéter. Et voilà où j'en étais, à rappeler un fantôme de ma vie pour revenir me hanter. Seulement, j'espère qu'Ezio ne sera pas le fantôme que John a été. Les larmes explosent, je fonds dans ses bras, avec la crainte qu'il me rejette. Au lieu de ça, il m'enlace à son tour, tente de me rassurer. Un comportement qui me rassure et que j'approuve volontiers. Pendant ce silence qu'il laisse planer entre nous, je tente de me calmer. Il m'aide un peu à le faire, même si mon chagrin ne semble pas apaisé. Même l'idée de ressembler à un panda quand je m'écarterais ne me trotte pas dans la tête. Je m'en fous. Je m'écarte un peu, touchée qu'il me dise vouloir m'aider, moi et l'enfant. J'hoche la tête, essuyant du revers de la main mes joues noircies par le maquillage. Pourquoi m'étais-je fait belle, d'ailleurs ? Je l'observe, mes sanglots semblant s'arrêter pour le moment. Je ne me suis pas encore vraiment écartée de lui, je reste accrochée le temps de vraiment retrouver mes esprits. Mais je me sens déjà mieux, soulagée, même si je sais que ça ne risque pas de durer. Bientôt, je devrais le laisser repartir vivre sa vie de son côté. Je me sens honteuse à cette idée, et je baisse les yeux en me mordant la langue. Mais je lâche déjà un rire, sûrement nerveux, à sa phrase. J'essuie une dernière fois mes joues, et je prends sa main en prenant soin d'être délicate. J'attrape une photo dans le tiroir, que je mets dans sa main, sans le lâcher pour autant. C'est peut-être tôt mais je tiens vraiment à lui donner. La photo de ma dernière échographie, de ce petit garçon qui est le notre. Tandis que je regarde la photo, je deviens rêveuse. « Ma ligne s'en remettra. » Ma voix tremble encore, et je renifle un instant, encore une conséquence de ces pleurs insensés. « Je... est-ce que tu voudrais bien la garder ? » C'est ma manière à moi de prêter un drôle de serment. Celui qu'on s'entraidera peu importe la misère. « J'ai envie d'apprendre à te connaître, vraiment. » Je relève mes yeux vers les siens, me mordillant la lèvre inférieure. C'est étrange de devoir si ça en des temps pareils. Mais je veux que tout soit clair entre nous, pas de mensonges. « Je t'empêcherais pas de vivre ta vie. Si tu veux retrouver d'autres filles... Vas-y. Je veux juste qu'on puisse construire quelque chose, et même si ce n'est pas de l'amour, ça me conviendra, pour lui. » J'ai hâte de savoir ce qu'il en dit. L'amour, j'y crois très peu, mais on peut toujours compter sur un miracle. Je ne veux pas qu'il arrête de vivre pour moi. Je veux juste qu'il soit là si j'ai besoin. On se plait, c'est une évidence, sinon ce petit ne pointerait jamais le bout de son nez, mais ça ne suffit pas. Je lui ai dit, je veux un père pour mon enfant, et je serais prête à tout pour qu'il l'ait à ses côtés. L'amour que je porte à mon enfant est tellement fort que je suis prête à gravir des échelons pour lui. A soulever des montagnes. J'ai juste besoin d'un peu d'aide et de soutien. Je soupire, je finis par lâcher sa main et m'écarter. Mon thé est désormais froid, mais cela ne m'empêche pas de le terminer le temps qu'il reprenne ses esprits. Il lui faudra simplement du temps pour réaliser ce qu'il se passe, comme moi il m'en a fallu. Je saurais être patiente.


Allure martienne, tu es mienne
Il est important de te rappeler combien la vie est imprévisible. Qu’il arrive parfois que des événements, dont l’ampleur nous dépasse, nous mettent à genoux. Alors, quand une situation nous échappe et qu’on se retrouve seul à devoir faire face, on se raccroche au peu qu’il nous reste et on met tout en œuvre pour le protéger. Quitte à ce que cela nous revienne un jour à la figure comme un boomerang.
Les ElsH. Roy
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Mer 14 Juin - 23:13

Should I stay or should I go ?
Ezio Porter
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Willow E. Wander
J'arrive à lui arracher un rire et je rigole aussi, c'est une petite victoire bien minime mais qui me détend plus que je n'aimerai le faire croire. Intérieurement, c'est le bordel de mon coté. J'ignore si je dois me sentir bien ou pas. Si je dois être heureux ou attristé. Non, je ne serais jamais triste. Pas d'avoir un enfant même si c'est d'une histoire qui ne devait être que sans lendemain. Mais elle attrape ma main et me donne une photo. La photo de son échographie à ce que je vois. Mais même sans celle-ci, j'aurai bien remarqué vu la tête de son ventre. Mais c'est un pas en avant dans la nouvelle que j'ai un enfant. Enfin, je vais en avoir un pour le coup... Un léger sourire s'affiche sur mon visage. « Ma ligne s'en remettra. » Je pense que c'est mieux de ne pas y penser pour le moment. Après tout, elle a encore quelques mois maintenant... Mais bon, je trouve ça jolie moi. Ça ne lui enlève pas sa première beauté, en fait. Mais je hoche la tête quand elle me demande de garder la photo. Je fouille la poche de ma veste et la glisse dans mon porte feuille. Porte feuille que je pose sur la table juste en face de moi. « J'ai envie d'apprendre à te connaître, vraiment. » Apprendre à me connaître. Il n'y a pas grand chose à savoir sur moi. Il faut avouer que je suis simplement quelqu'un de tout à fait normal. Mais je veux apprendre autant à la connaître qu'elle. « Je voudrais apprendre à te connaître aussi mais tu verras bien vite que j'ai rien de plus que les autres. A part un sens de l'humour foireux.. » Je souris doucement. Je prends tout ça avec philosophie mais je me poserais un peu plus de question quand je serais seul. « Je t'empêcherais pas de vivre ta vie. Si tu veux retrouver d'autres filles... Vas-y. Je veux juste qu'on puisse construire quelque chose, et même si ce n'est pas de l'amour, ça me conviendra, pour lui. » Ca, c'est une des questions qu'il faudra que je me pose. Est-ce que je veux de l'amour de l'amitié ? Quoi qu'il arrivera, je serais là et c'est déjà la première question qu'il fallait se poser avant tout. Je souris doucement puis ajoute. « Je peux pas te dire s'il y aura de l'amitié ou de l'amour. Je ne suis pas devin mais.. Je vais être là et on verra, ensemble, comment ça se passe entre nous. Tu me plais beaucoup déjà. La soirée passé avec toi ne serait pas arrivé sinon. Mais je ne peux pas te dire à ta place si tu vas aimer ou pas ce que tu vas découvrir de moi. Est-ce que ça te convient ? » Elle est très gentille, très jolie mais l'amour, je ne peux pas dire si ça arrivera ou pas. Mais c'est fort possible. On ne sait jamais. Elle finit par s'écarter et rejoins la table juste en face de moi. Je me rapproche de la table avec la chaise et reprend finalement la tasse de café qu'elle m'avait donné. « Comment.. ta famille prend ta grossesse ? Je me doute que ça ne doit pas être facile. Est-ce que.. tu as besoin de quoi que ce soit ? Que je peux déjà t'aider ? Ou Hm, des questions par rapport à moi ? »

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Jeu 15 Juin - 9:33

Should I stay or should I go ?
Ezio Porter
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J'observe sa réaction quand je mets la photo dans ses mains. Il aurait pu dans le pire des cas déchirer cette échographie, me la rendre, mais au lieu de ça, je vois un sourire sur ses lèvres. Il la range dans son porte-feuille, ce qui me réchauffe le cœur. Les photos qu'on peut souvent y ranger sont toujours très significatives. C'est une façon d'avoir avec nous notre famille, nos amis dans notre cœur, qu'on soit à l'autre bout de la ville ou juste à leur côté. Par ce geste pourtant innocent, il accepte ce qu'il se passe, et moi je ne peux être que plus heureuse de cette situation. C'est ça qui me pousse à lui dire que je veux le connaître. Lui aussi, vu ce qu'il me répond, et sa référence à son humour foireux me fait plutôt rire. Tant mieux, ça peut au moins me remonter le moral. Maintenant, c'est à mon tour de le prévenir que j'ai également mes vices, poussés, et pas forcément appréciés. « Je suis sûre que tu as quelque chose en plus. Si tu arrives à accepter la gothique dépressive que je suis, déjà... » Je souris en même temps que lui, observant enfin vraiment son visage. Mes pleurs ont fini par partir, ne me brouillant plus la vue. Et plus je peux en profiter, mieux c'est. Parce que ce serait mentir de dire qu'Ezio n'est pas du tout mon genre de mec. On avait partagé... J'allais dire un lit, mais les circonstances de la création de notre enfant n'est pas le point le plus important, parce que de toute façon, je ne m'en souviens pas. Non, quand je regarde ce visage, je me dis que j'ai peut-être une chance d'être heureuse, d'une manière ou d'une autre. Mon fils aussi. Notre fils, à qui je n'ai pas donné de nom. Je m'étais trouvée incapable d'y réfléchir sans avoir son père à mes côtés, et maintenant, je vais pouvoir le faire. Je pose une main sur mon ventre, chaleureusement, et je partage de nouveau mes pensées. Je baisse les yeux à ses paroles, hochant la tête, réfléchissant quelque peu. Il ne me faut pas plus de quelques secondes pour plonger mon regard dans le sien, certaine de ce que je veux. « Tu me plais aussi. » avouais-je pour commencer. Comme il le dit, ce ne serait pas arrivé si on ne se plaisait pas. Peu importe mon âge, ce n'était pas ce sur quoi je m'attardais. J'aimais les hommes matures depuis longtemps de toute façon, alors ce n'était pas ce qui allait me déranger. « Tu sais, je ne suis pas la plus sage non plus, il suffit de me regarder pour le comprendre. Alors oui, ça me va. » Je reprends sa main dans la mienne, cherchant désespéramment le contact pour être toujours rassurée. Cette situation, cette conversation m'a vraiment épuisée, et j'ai besoin de trouver la force de continuer de parler. Peut-être pas aujourd'hui, parce que je suis entre les rires et les pleurs, mais bientôt, très rapidement. Pourtant, il veut en savoir plus, m'obligeant à replonger dans ce qu'on appelle dans le commun des mortels, "le passé". Je finis par le relâcher, pour me noyer dans ma tasse, brisant tout ce contact. Mais je serais capable de me jeter dans ses bras à la moindre seconde de faiblesse. Hors de question que je me noie dans ses yeux océan. Mes parents... Ils n'ont pas cru que ça m'arrivait au départ. Pour eux, j'étais quelqu'un de sage, qui sortait avec des garçons de son âge, qui avait quelques complexes par rapport à son corps, trop pour ne pas se jeter sur cette voie. Ils disaient ça, parce qu'ils ne m'avaient jamais vue sur scène. Ils avaient entendu mon album, évidemment, mais ils ne savaient pas quelle rockeuse j'étais réellement. Les corsets noirs me représentaient. Ces nattes aussi, bien que je les porte de moins en moins parce qu'Hunter les adorait. Lui aussi, je ne peux pas oublier sa réaction. Tous étaient choqués. Ken avait réussi à accepter. Il voulait que je sois heureuse, et me supportait peu importe les conneries que je faisais. La seconde personne a avoir bien pris la nouvelle, c'était ma tante, Romane. Parce que c'était une grande romantique, qui n'avait jamais eu d'enfant, mais qui me considérait comme telle. Elle m'avait convaincue avec mon meilleur ami que je devais le garder, parce que c'était une chance pour moi. Oui, ça me ferait grandir plus vite, j'aurais moins de temps pour moi, je souffrirais de ne plus faire autant de boxe et de boire de l'alcool autant que je le faisais, devenant presque alcoolique, mais elle était heureuse. J'aurais voulu dire la vérité à Ezio, à voix haute, mais je savais que si je ne résumais pas la situation j'allais me remettre à pleurer. « Ils croient que je suis en couple avec le père de mon enfant. Ils croient aussi que j'attends que toute cette grossesse passe pour le leur présenter. Mais ils sont impatients de savoir. » C'est vrai, j'ai menti, mais je n'avais pas vraiment le choix. « Je crois qu'ils m'auraient envoyée brûler en enfer si ma tante ne les avait pas convaincus qu'il ne fallait pas s'inquiéter pour moi, que je n'étais pas seule et que j'étais forte. Est-ce que... Tu accepterais de rencontrer ma tante avant de rencontrer mes parents ? » Au moins, ils seraient rassurés qu'il ne soit pas inconnu à ma tante. Ce que j'appréhendais, c'était le choc de la nouvelle : le choc d'apprendre l'âge d'Ezio. D'ailleurs, je ne sais même pas quel âge il a. Je tourne la tête vers lui, et j'ose alors demander. « J'aimerais savoir... Quel âge tu as. » Je me mordille la lèvre inférieure nerveusement. Il faisait jeune, mais on voyait qu'il ne l'était pas tant que ça. Cette barbe, ce regard qui avait vécu, tout. Et ce corps. Mais je ne m'attarderais pas sur ce genre de détails. Je veux qu'il réponde à mes questions avant tout. Au moins à ça, que je puisse anticiper à quel point mes parents feront une crise cardiaque. Ils avaient disons 90% de chance d'en faire une. Effrayant, n'est-ce pas ?


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Il est important de te rappeler combien la vie est imprévisible. Qu’il arrive parfois que des événements, dont l’ampleur nous dépasse, nous mettent à genoux. Alors, quand une situation nous échappe et qu’on se retrouve seul à devoir faire face, on se raccroche au peu qu’il nous reste et on met tout en œuvre pour le protéger. Quitte à ce que cela nous revienne un jour à la figure comme un boomerang.
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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Ven 14 Juil - 17:05

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La gothique dépressive. Je souris doucement et hausse les épaules. Elle est décalé et c'est quelque chose que j'aime bien chez elle. Parce que ça la rend bien plus intéressante, moins fade que les autres si on peut dire ça comme ça. Assis juste en face d'elle, je détaille un peu son visage. Les yeux un peu bouffis, le nez rouge, le visage un peu gonflé. Je trouve ça aussi mignon que triste, malheureusement. Mes yeux suivent sa main sur son ventre, déjà bien rond. Bon, notre rencontre datant de Janvier, il est donc tout à fait normal que son ventre soit d'une telle rondeur. Mon sourire s’agrandit quand elle avoue que je lui plais. Bon, au moins pour ce qu'elle voit et connaît de moi, c'est déjà pas mal que ça ne la rebute pas. . « Tu sais, je ne suis pas la plus sage non plus, il suffit de me regarder pour le comprendre. Alors oui, ça me va. » Je rapproche simplement ma chaise de la table et la laisse prendre ma main, mon pouce glissant sur ses doigts pour exercer une légère caresse dessus. J'étais curieux et même lorsqu'elle détache sa main, je ne peux pas l'obliger à me parler. Aussi même s'il y a des questions que j'aimerai posé, je lui laisse simplement le temps de m'en parler. Le but n'est pas de la forcer. « Ils croient que je suis en couple avec le père de mon enfant. Ils croient aussi que j'attends que toute cette grossesse passe pour le leur présenter. Mais ils sont impatients de savoir. » Ils croisent donc que l'on est déjà ensemble. D'accord. Je comprends. Bon, au moins, ils ne lui rendent pas la vie trop dur. Maintenant qu'elle me parle de ses parents, ça me fait penser aux miens. Ma mère qui me les brise tout le temps pour que je me case, que je fonde une famille, comment je vais pouvoir lui raconter tout ça, de mon coté. « Je crois qu'ils m'auraient envoyée brûler en enfer si ma tante ne les avait pas convaincus qu'il ne fallait pas s'inquiéter pour moi, que je n'étais pas seule et que j'étais forte. Est-ce que... Tu accepterais de rencontrer ma tante avant de rencontrer mes parents ? » Bon, je comprends surtout pourquoi elle faisait ça. Après tout, elle est jeune et si elle vient dire à sa mère qu'elle est tombé enceinte d'un coup d'un soir, autant dire que ça ne serait pas une bonne chose. « Tes parents sont croyants ? Et non, il n'y a pas de problème, je peux oui. » Mais ça me stressait déjà.. Apparemment, sa tante semblait un peu plus abordable que ses parents. J'avais simplement demandé si elle avait des questions. Et je m'attendais à des questions personnelles. Mes études, où j'habite, ma nationalité. Enfin, des choses plutôt normales. Mais quand elle me parle de mon âge, je ne peux m'empêcher de sourire. « Quel âge tu me donnerais ? J'ai trente six ans. » Disons que j'étais plus vieux que la plupart des mecs avec qui les femmes de son âge ne sortent mais moins que l'on pourrait le penser. Mais bon, avec un peu de chance, je suis plus proche de l'âge de son père que de son âge à elle quand on y pense. «  Si tu veux, je vais te donner quelques trucs sur moi. D'accord ? » Je me doute qu'elle a des questions alors je préfère peut-être lui en parler un peu pour qu'elle ait un portrait, en quelques sortes. « Alors... Hm. Je suis né à New York. Contrairement à ce que mon prénom peut faire penser, je suis américain et je n'ai aucune racine italienne. Ma mère est écossaise et mon père roumain dont je parle les deux langues. Mon boulot, c'est de restaurer tout ce qui est tableaux, objets d'Art. Enfin, tout ça... Je suis fils unique. J'ai une vie plutôt aisé aussi et je vis à Manhattan. » Je n'ai pas grand chose à dire mais si elle doit en parler à ses parents, ce serait déjà des détails qu'elle connaîtra.

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MessageSujet: Re: Should I stay or should I go ? [ft Ezio]   Lun 17 Juil - 9:52

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Finalement, il se rapproche un peu de moi, me laisse établir un contact entre nous. Prendre sa main pourrait être un geste anodin, mais pour moi, il n'en est strictement rien. J'ai besoin de ce contact pour me sentir vivante, pour m'aider à tenir le poids des responsabilités. Je n'ai jamais réussi à faire quoi que ce soit seule, jusqu'à présent. Et puis, cette attirance que j'avais ressenti la dernière fois ne m'avait pas quittée, d'autant plus que je me sentais ces derniers temps seule, désespérée et mal aimée. Tant de facteurs qui m'obligent à lâcher sa main, à passer à autre chose en mettant un peu de distance entre nous. Malgré ça, je continue à parler, à essayer de me confier, ou plutôt, de donner les faits tels qu'ils l'étaient de nos jours. Alors je finis par parler de ma tante, espérer une rencontre entre eux-deux, voulant par dessus-tout faire avancer les choses, peut-être trop vite d'ailleurs. Je hoche donc la tête quand il accepte, souriant un peu plus joyeusement que tout à l'heure, me sentant enfin arriver à quelque chose de raisonnable, pour changer. « Non, ils sont athées. » répondis-je en me mordillant la lèvre, de peur qu'il le prenne mal. N'avoir aucune foi pouvait parfois être mal vu, et secrètement, j'espérais qu'Ezio soit comme nous, pour nous faciliter les choses et sa potentielle intégration à la famille, même en temps qu'ami. Les sentiments m'ont toujours joué des tours dans ma vie, alors je préférais me tenir au courant avant de me jeter dans la gueule du loup. Je demande donc son âge. Sa réponse ne me surprend pas, je m'y attendais. Je souris simplement et hoche la tête, avant de hausser les épaules. Même s'il doit s'en douter, étant donné qu'on a fini dans le même lit, j'ai un penchant pour les hommes comme lui, plus matures que ces crétins de jeunes hommes à peine sortis de l'adolescence. Je me sens plus en confiance, et puis, on s'ennuie beaucoup moins avec eux, sous toutes les coutures. Je soupire finalement de soulagement, même si je sais que mes parents ne partageront pas mon avis. Peut-être pourrais-je éventuellement les convaincre si je suis finalement heureuse, puisque c'est tout ce dont les parents sont censés espérer pour leurs progénitures, comme moi pour la mienne. « C'est parfait, trente-six. Pour moi, en tout cas. » Je grimace un peu et je détourne le regard quelques secondes, comme si j'avais fait une gaffe et que j'avais honte. En vérité, c'était assez dérangeant d'avouer ce genre de détails. C'était quelque chose que j'avais caché toute ma vie, aux yeux de tous pour ne pas être vue comme la petite fille naïve qui va finir par regretter d'avoir été si conne. Sauf que personne ou presque ne comprenait les responsabilités dont je faisais preuve. J'avais désormais toute une troupe nécessaire pour devenir une bonne chanteuse renommée, j'essayais de m'en sortir entre mon boulot au Music center et celui-ci, j'avais du mettre des mois à accepter ce qu'il m'arrivait, des mois à me remettre de mes émotions pour contacter le vrai père de cet enfant, et les épreuves étaient bien loin d'être terminées. Ma vie était digne d'un film romantique des années 90, vraiment. Parfois, je m'imaginais vivre une autre vie mais bizarrement, je ne m'y accommodais pas. Tout ce que j'avais construit, c'était moi, c'était bien réel et nécessaire pour moi. Si quelconque Dieu pouvant exister me proposait de revenir en arrière, même pour un million, je refuserais catégoriquement sans même réfléchir. Je finis par laisser tout ça de côté, pour me concentrer sur la seule chose importante pour le moment. J'acquiesce, voulant en savoir plus sur lui, me concentrant du mieux possible pour pouvoir tout retenir dans un coin de mon cerveau. Mais je suis parfois un peu dégoûtée d'entendre tout ça. J'ai l'impression d'être mauvaise influence pour lui, que ces différences, je ne m'y ferais jamais. Il vit une vie aisée avec un métier génial, et moi, à côté, je suis bien le contraire. J'ai vécu avec mes parents jusqu'à ce début d'année, j'ai parfois juste le nécessaire pour payer mon loyer. C'est dur de s'y faire, vraiment. Les filles comme moi ne font que pourrir la vie des gens comme lui, d'une manière ou d'une autre. Je hoche la tête, et je ferme les yeux pour refouler les larmes qui veulent encore remonter. Pathétique, je suis pathétique, je suis en train de brûler toutes mes chances d'être heureuse pour une connerie. Parce que j'ai peur de ne pas être à la hauteur. Je finis donc par retrouver mes esprits, je rouvre les yeux, silencieusement, je jette un coup d'oeil tremblant à la pendule, annonçant bientôt l'heure de retour de Kenton, et je reporte mon attention sur Ezio. « C'est plutôt cool comme vie, sur papier. » C'est tout ce qui peut s'échapper de mes lèvres, et je prends mon visage entre mes mains pour me calmer, honteuse. Il venait de se passer tellement de choses que je n'arrivais même plus à remettre mes idées en ordre, j'avais juste cette amère impression de vraiment pourrir la vie de tout le monde. « Je suis désolée, ça fait beaucoup d'un coup et je suis épuisée. » Loin de moi l'idée de le mettre à la porte, mais cette solution me semble le plus approprié pour le moment. Nous nous reverrons, de toute façon, mais il me fallait d'abord pouvoir accepter tout ça, et avancer quoi qu'il en coûte.


Allure martienne, tu es mienne
Il est important de te rappeler combien la vie est imprévisible. Qu’il arrive parfois que des événements, dont l’ampleur nous dépasse, nous mettent à genoux. Alors, quand une situation nous échappe et qu’on se retrouve seul à devoir faire face, on se raccroche au peu qu’il nous reste et on met tout en œuvre pour le protéger. Quitte à ce que cela nous revienne un jour à la figure comme un boomerang.
Les ElsH. Roy
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Should I stay or should I go ? [ft Ezio]
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