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 The friendship leads to love of animals. [Joy]

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MessageSujet: The friendship leads to love of animals. [Joy]   Lun 5 Juin - 14:58


The friendship leads to love of animals.
feat. Joy & Natt
 L’eau coule le long de ta peau, dégageant les saletés accumulées au fil des heures passées. Tes muscles se détendes, pourtant, ton regard ne se ferme pas. Non, tu observes le sol alors que, délicatement, tes doigts frôlent les deux cicatrices ornant ton torse. Vestige de ton passé, à jamais gravé en toi, sur toi. Tu n’oublieras jamais, celles-ci feront en sorte que les images ne s’effaceront jamais. Alors oui, tu continueras à penser silencieusement à ce qu’il s’est passé il y a de cela quatre longues années. A jamais, tu te tairas dans le silence de peur que les mots ne puissent t’achever. Un bruit de porte qui s’ouvre, une silhouette qui traverse le couloir. Tu vois l’ombre caresser les parois indécises de la douche, pourtant, tu sais que ta conquête s’en va, qu’elle ne reviendra peut-être pas. Tu n’en as que faire, l’habitude de ce genre de moment a fini par devenir une ritournelle. Alors oui, pas d’au revoir, pas d’adieu. Juste un bruit de porte qui se referme, juste un silence qui se remet à régner en maître. Tu coupes l’eau, sortant de la douche alors que l’air frais vient faire vibrer ta peau en de milliards de petites bosses frissonnantes. Instinctivement, ta main se tend vers une boite de cachets. Antidouleurs bien trop précieux pour toi, ton corps cherche à ne plus souffrir, ton mentale s’y accroche comme à une drogue anesthésiante. Tu en as besoin. Tu avales deux comprimés, un soupire s’échappant délicatement de tes lippes rosées. Ta chevelure blonde presque platine dégoulinant d’eau tiède, tu finis par reprendre connaissance, te mettant en œuvre pour t’apprêter. Aujourd’hui, ta journée ne sera pas la même. Aujourd’hui, ta solitude sera brisée, anéantie par l’une de ses personnes que tu affectionne tant. Joy, ta meilleure amie, ta lumière au bout du tunnel.

En silence, comme toujours, tu reviens vers la chambre où ton compagnon t’attend sagement. Ce chien qui, comme souvent, t’observe tendrement. Il veille sur toi, tel un ami fidèle. Il s’inquiète, tu le sais. Sourire aux lèvres, tu glisses tes doigts dans sa fourrure rase aux multiples couleurs. Un malinois comme un autre, mais c’est le tiens. Enfilant quelques habits rapidement, tu prends la peine de te coiffer pour ressembler à quelque chose de correct. Souvent, tu te sous-estime, refusant de voir que la beauté de cet océan qui orne ton visage pourrait sans aucun doute attirer l’attention de multiples façons. Mais non, tu refuses de le voir, tu te renfermes comme une huitre. Tu ne seras jamais eux, tu ne seras jamais lui. Tu ne seras jamais l’un de ces mecs qui attirent plus que nécessaire, qui font en sorte qu’on se retourne sur leur chemin. Tu ne t’en plains pas, la discrétion depuis quatre ans est ton quotidien. Message rapidement envoyé à cette amie lui annonçant ton départ, tu décides de prendre Shadow avec toi pour cette promenade au zoo. Enfant stupide, tu trépigne déjà d’impatience. Les animaux sont tellement plus sincères que les êtres humains, tellement moins compliqués. Ils aiment ou ils tuent, ils ne détestent pas, jamais. Réactions instinctives, ils donnent autant qu’ils peuvent reprendre. Alors oui, tu les aimes et bien que tu préfèrerais les voir en liberté, aujourd’hui, ils seront tous enfermés. Laisse fermement attachée au collier noir de ton chien, tu attrapes tes clés de voiture et file vers le parking d’en face où ta voiture t’attend. Simple mais efficace, l’argent ne t’a jamais fait défaut mais tu n’aimes pas l’exhiber pour autant. Tu grimpes, il fait de même, se plaçant sur le siège arrière où est placée sa couverture habituelle.

Et tu démarres, la musique en fond pour couvrir le silence imposant qui ne cesse de s’accrocher à toi. Le chemin ne fut pas bien long, le zoo de Central Park n’est pas vraiment loin et la circulation n’est pas dense. Ce fut donc après une petite demi-heure que tu te garais sur le parking des visiteurs. Les habitants de New-York semblent s’être donnés rendez-vous en ce lieu, le temps s’y prête, les familles sont nombreuses et les enfants aiment se promener et être éblouis par tant de splendeurs. Calmement, tu envoies un nouveau message indiquant que tu es arrivé, que tu attendras Joy à l’entrée Est du zoo. Tu sors, ton chien te suivant de près alors que tu reprends la laisse entre tes doigts. Elle est inutile, encombrante en sachant que Shadow t’obéit au doigt et à l’œil. Pas besoin d’ordre vocales, il suffit d’un geste, d’un signe. Eduquée comme pour un maitre muet, son éducation fut différente des autres. Et tu marches, te stoppant non loin d’une statue représentant un ours. Tu t’y appuies en silence, tes doigts jouant distraitement dans les poils de Shadow alors que, déjà, tu sortais téléphone. Il sera ton moyen de communication, il sera le moyen pour elle et toi de vous comprendre. Izaak et Maddox ont appris la langue des signes, Maddox en-même temps que toi, Izaak bien avant. Néanmoins, avec beaucoup de tes connaissances tu dois apprendre à communiquer autrement et pas des moyens parfois plus simples. Messages, écris sur un bloc note, portables, ipad. Tes moyens sont divers et tu trouves toujours une façon de t’exprimer, de te faire comprendre sans avoir à parler…Car oui, un mot de ta part, plus personne n’en aura. Beaucoup de psy avaient longtemps cherchés à te faire sortir un son, à te faire parler. Peine perdue.

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MessageSujet: Re: The friendship leads to love of animals. [Joy]   Mar 6 Juin - 11:50

The friendship leads to love of animals
Joy Harstard
&
Natt Vickers
Le réveil est plutôt difficile ce matin. Quand j'ouvre les yeux, je me sens vidée de toute énergie plutôt qu'en pleine forme. Je regarde le plafond, je soupire, et je referme les yeux sur le monde. J'ai l'impression de ne pas avoir dormi, et c'est presque le cas depuis quelques jours. Des cauchemars et des insomnies, qui ne m'étaient jamais arrivés jusque là, ou tout du moins, pas à ce stade. J'ignorais d'où venait cette anxiété, mais elle me pourrissait la vie. Impossibilité à me concentrer sur mes devoirs, je repensais toujours à des choses anodines de la vie, au café du Starbucks. Tout m'y ramenait, tout le temps, comme si ça devenait mon point d'ancrage. La dernière fois que j'avais vécu ça, c'était il y a des années, et ça ne présageait rien de bon. Soit j'étais malade, soit j'étais fascinée par quelque chose ou quelqu'un. Dans tous les cas, je n'étais pas prête à élucider le mystère. Quoi que... Quelque chose me manquait, finalement. Tout avait commencé l'autre soir, quand j'avais accompagné Nikola à cette stupide soirée. Je me souviens lui en avoir voulu, avoir souhaité partir en courant pendant qu'il gérait ses petites affaires. Je ne l'avais finalement pas fait, parce que comme toujours, je ne me voyais pas refuser quoi que ce soit à mes amis, et surtout pas à Nikola. Cette soirée avait eu le don de me changer les idées. Sans compter la soirée avec Aleyna, qui avait suivi de près. Certes, elle ne m'avait pas emmené dans un club de strip-tease comme lui l'avait fait, mais il y avait eu également de beaux garçons à voir, même si, eux, n'avaient pas retiré leur costume. A cette pensée, je rougis, et je remonte la couverture sur ma tête pour me cacher de mes horribles pensées. Ce qui m'embêtait et me rendait mal à ce point, c'est que de ces deux soirées, je n'en avais parlé à personne. Même à mon meilleur ami, je n'avais presque rien dit. Je l'avais juste averti ces soirs-là que je ne serais pas disponible, et que je sortais faire un tour, mais je n'avais pas précisé où. Il aurait réussi à me convaincre de ne pas y aller si je lui en avais parlé, et si je lui avais exprimé ma contrariété. Heureusement, j'allais peut-être pouvoir réparer ça aujourd'hui. De toute façon, vu comme c'était parti, il allait sûrement vite remarquer à quel point j'étais bizarre et torturée d'esprit, même si le mot est fort. Je soupire, et je décide de me lever. Hors de question que je me laisse envahir par des pensées perverses. Sans attendre, j'attrape des vêtements au hasard dans mon armoire et je file prendre une douche, glacée. Au départ, l'eau me fait frissonner et je serre les dents, mais au bout de quelques minutes, ça va mieux. J'aurais pu la prendre chaude, pour me détendre, mais l'avantage qu'elle soit froide c'est qu'elle refroidissait mon esprit, et je savais combien mes parents avaient du mal à payer les factures ce mois-ci. J'essayais d'alléger leur charge au maximum, me retrouvant à éteindre la lumière tout le temps même quand j'étais là, où à passer mon temps dehors à me balader. Bien sûr, cette mascarade ne passerait pas inaperçue très longtemps. La veille, ma mère m'avait surprise en train de lire sur le bord de ma fenêtre pour profiter de la lumière des réverbères. Elle avait été surprise, et j'avais vu sur son visage qu'elle était suspicieuse. J'ai souri de la manière la plus innocente possible, et elle est repartie. Par chance, ce matin, elle n'est pas là, alors elle ne peut pas remarquer mes efforts pour ne pas gaspiller son argent. Car après la douche, je m'habillais et gagnais la cuisine pour le petit déjeuner. Après un verre d'eau du robinet enfilé, je dévorais une pomme, attrapais mon sac en bandoulière et je quittais les lieux, trop calmes. J'ai encore un peu de temps avant de rejoindre Natt au parc, alors j'en profite pour faire un détour en vélo au starbucks. Vu qu'il n'y a pas grand monde aujourd'hui, le serveur, qui a réussi à me taper dans l’œil, prend son temps pour me préparer un Americano et tenter de faire la conversation. Mais bien vite, je rougis, je détourne le regard, alors j'embarque ma commande et je disparais. J'avale mon café en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et je me remets en route. Alors que d'ici cinq minutes je serais rendue au zoo, mon téléphone sonne dans mon sac. Je prends mon temps pour faire un arrêt et découvrir le message de mon ami, ce qui m'arrache un sourire. L'entrée est, c'est parfait. Je ne prends pas la peine de répondre puisque Central Park est déjà face à moi, et j'accélère autant que je peux pour arriver le plus vite possible. Je le cale ensuite avec d'autres vélos et je l'accroche, avant de franchir les portes d'entrée. Il ne me faut pas plus de quelques secondes pour retrouver sa tête blonde platine, et c'est souriante que je m'approche, vraiment contente d'avoir un semblant de vie normale aujourd'hui. Je suis pourtant presque trop joyeuse quand je viens lui faire face. « Coucou ! » je lance joyeusement, m'apprêtant à recevoir une remarque sur mon étrange façon de me comporter. Pourtant, je fais comme si de rien était et je viens l'étreindre rapidement, avant de m'accroupir pour saluer Shadow, qui m'a reconnue aussi vite que son maître. Je lui caresse la tête alors qu'il est complètement fou, puis je me relève, pour faire face à mon meilleur ami. Comme d'habitude, j'attends qu'il me tape son message sur son téléphone, et j'observe les lieux. Central park n'est pas un lieu que je fréquente régulièrement. Il faut dire que je passe beaucoup de mon temps dans le Queens, ou à l'université. On peut bien me surnommer tête d'ampoule, je m'en moque complètement. La tête d'ampoule est parfois bien utile, rien que pour son petit frère et ses amis.


Je reviens te chercher
« Et dans un dernier souffle, je comprends tout: que le temps n'existe pas, que la vie est notre seul bien, qu'il ne faut pas la mépriser, que nous sommes tous liés, et que l'essentiel nous échappera toujours. »– Guillaume Musso
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MessageSujet: Re: The friendship leads to love of animals. [Joy]   Jeu 8 Juin - 20:41


The friendship leads to love of animals.
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 Tu attends patiemment qu’elle arrive, à vrai dire, tu te perds dans tes pensées. Elles dérivent vers plusieurs personnes, vers plusieurs connaissances. Maddox. Ce meilleur ami avec qui tu partages un lien bien spécialement, souvent étouffant pour les autres. Sans cesse fourré avec le jeune homme, il était l’un des premiers que tu appelais au secours lors de tes crises de paniques. Tu le savais, jamais il ne te laisserait tomber et ce, qu’importe ce qu’il fait, avec qui il est. Pourtant en couple, tu avais beau l’appeler à trois heures du matin, il arrivait en courant pour te voir, te rassurer. Il était celui qui t’avait trouvé sur cette route à moitié mort, qui t’avait porté dans cet hôpital. Oui, il t’avait sauvé la vie, ayant été la dernière personne à entendre le son de cette voix qui était tienne autrefois. Déni total, tu ne te souviens pourtant pas lui avoir parlé, lui avoir dit quoi que ce soit. Oui, tu veux oublier. Oublier cette mère qui te manque tant, oublier ce sang qui tapisse le sol, son sourire lorsqu’elle te promet que tout va bien se passer. Tu veux oublier ta peine, tes blessures. Tu veux oublier à quel point ça fait mal de vivre chaque jour sans elle…Puis il y a Izaak. Cet ami depuis bien des années, cet ami protecteur, cet ange gardien pour qui tu as commencé à développer des sentiments incontrôlables et non partagés. Tu le sais, il n’est pas du même bord que toi et tes espoirs, tu les as vite enterrés et reniés également. Toi qui t’étais juré de ne jamais ouvrir ton cœur, de ne jamais aimer, tomber amoureux. Pas que tu détestes ce sentiment, non, mais il te fait si peur…Il fait mal et la douleur, tu en as clairement ta dose.

Tu caresses distraitement la tête de ton chien, te perdant dans tes pensées, dans tes souvenirs parfois trop pénibles. De ces journées passées ans l’obscurité, ou encore, de ces nuits passées à pleurer. C’est alors que ton chien réagit, levant ses fesses du sol, remuant la queux alors qu’il observe droit devant lui. Rapidement, ton regard suit le siens et tu comprends ce qu’il se passe. Joy vient d’arriver et se dirige vers vous, un sourire aux lèvres. Ton cœur semble soulagé de la voir et pourtant, déjà, tu sais que quelque cloche chez elle. Son comportement étrange n’est pas passé inaperçu de ton regard expert. Sa façon de se comporter, ses absentes, ses messages évasifs, ça ne lui ressemble absolument pas. Si tu n’as rien dit jusqu’ici c’est simplement parce que tu pensais que c’était une passe, un moment d’égarement et que si elle voulait t’en parler, elle t’en parlerait. Mais non…et ça te décevait. Léger sourire qui reste sur tes lèvres, elle te salue et toi, tu fais un signe de la main pour simple réponse. Elle est habituée, tu ne parleras pas, tu communiqueras autrement. Te mordant péniblement la lèvre, tu hésites à lui demander plus amples explications. Tu es curieux, néanmoins, tu sais que tu as également tes sautes d’humeurs, tes périodes où tu préfères te renfermer sur toi-même… Elle vient saluer Shadow qui remue la queue comme un diable alors que toi, déjà, tu commençais à écrire un message sur ton téléphone. « Coucou. On y va ? D’ailleurs, tu vas peut-être enfin m’expliquer ce qui cloche chez toi maintenant que nous sommes tous les deux… » Tu lui tends le téléphone, te mettant en route à ses côtés alors que ton chien, docilement se place à tes côtés sans broncher ou même tirer.

Plongeant une main dans la poche de ton jeans, tu observes ta meilleure amie en venant lui donner un petit coup d’épaule pour l’encourager. Tu ne veux pas qu’elle creuse un fossé entre vous, non, tu ne le permettras pas. Elle est ta meilleure amie, celle avec qui tu partages énormément de choses et l’idée qu’elle te cache quelque chose te met mal à l’aise. Tu fais de même…C’est égoïste de ta part d’exiger d’elle ce que tu ne lui offres pas, et pourtant, tu ne peux pas t’en empêcher. Arrivé à l’entrée, tu payes les deux tickets rapidement. Cette journée, elle est vôtre, à toi et elle et tu comptes bien en profiter un maximum.


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MessageSujet: Re: The friendship leads to love of animals. [Joy]   Ven 9 Juin - 12:32

The friendship leads to love of animals
Joy Harstard
&
Natt Vickers
Ce petit Shadow est vraiment adorable, même s'il est complètement dingue dès qu'il me voit. J'ai toujours pensé que c'était un bon présage, et que ça voulait dire qu'il m'avait accepté aussi facilement que son maître. Son silence aurait pu me déranger, d'ailleurs, au début de notre relation, je ne comprenais pas ce qui me valait ces blancs, mais puisque je ne parlais pas beaucoup, et que je n'osais pas lui demander, j'ai fini par m'y acclimater. Maintenant, je pense que ce qui me ferait bizarre soit qu'il me parle directement. Alors je suis soulagée quand il me montre son petit écran, et je rougis, je détourne les yeux pour la énième fois de la journée en préparant un mini discours dans ma tête, avant de simplement hausser les épaules. Je n'en avais parlé à personne pour le moment, ni à Natt, mon meilleur ami, ni à Del, ma meilleure amie. Les deux personnes les plus proches de moi et pourtant les premières à qui je n'ose pas avouer ce qui se passe chez moi. Parce que l'avouer, ce serait me convaincre moi-même de ce qu'il se passe, me convaincre que... Je n'arrive même pas à le penser, c'est inconcevable. J'ai l'air d'une petite fille, j'en ai conscience, mais je ne me vois pas faire autrement. Je sais que je trouverais une excuse au dernier moment pour cacher la vérité, momentanément bien sûr. Il y a bien un jour où je serais obligée d'en parler. De un, parce que ça mettrait en danger la confiance que Natt a en moi, et de deux, parce que je refuse de le perdre pour une connerie pareil. Je ne laisserais rien me séparer de lui, je me connais. Je fais donc abstraction de la voix seulement, espérant que mon haussement d'épaules lui suffirait pour le moment. Il y avait quelques personnes de passage, et étant quelque peu paranoïaque et/ou superstitieuse, j'ai tendance à croire qu'une personne qu'il connait passera, m'entendra et le lui répétera. Je pars tellement loin dans mon délire que je me fais peur, mais je ne peux rien épargner. Si c'est arrivé une fois, ça pourrait bien arriver une nouvelle fois. Là encore, je repense à Boston, et à cette meilleure amie perdue pour un événement qui avait mal tourné, par ma faute. J'avais été la goutte de trop. Cette nostalgie me reprenant soudainement, je me sens requinquée pour lui avouer le fond de ma pensée. Hors de question que je devienne le porte-malheur des personnes qui me sont les plus chères une nouvelle fois. J'en fais même le serment silencieux, en relevant les yeux vers mon meilleur ami. Cette scène a beau se dérouler très vite, pour moi, dans mon esprit, j'ai l'impression qu'elle s'éternise. Calés sur le même pas, nous nous mettons en route vers l'entrée du zoo. Je le laisse passer devant, faisant déjà ma curieuse en tentant de voir ce qu'il se passe devant nous. Heureusement pour moi, l'attente n'est pas trop longue puisqu'on avance vite. Je souris à son coup de coude et je relève les yeux vers lui, hochant timidement la tête pour l'avertir que je parlerais. Enfin, parler, c'est un bien grand mot. Je tenterais d'expliquer ce qu'il se passe le plus simplement possible sans que cela ne s'éternise. Quand j'y repense, on ne parle pas beaucoup des gens qui nous plaisent, autour de nous. Quasiment jamais, comme si c'était un sujet tabou. Pour moi, ça l'était encore jusqu'à ce que ce Starbucks ne tombe du ciel, avec un ange dedans. Trop poétique, je m'en veux, et baisse les yeux sur mes pieds en continuant d'avancer. Ma mère me menace parfois de me retirer mes livres de Musso parce que ça me rend trop rêveuse, et elle aurait raison de le faire. Je méritais de retomber sur Terre les deux pieds en premier, m'ancrant dans le sol pour ne pas tenter de m'envoler de nouveau. Je n'ai pas envie de me transformer en Emma Bloom tout de suite. Sauf si... Non, il faut que je me calme. Je relève les yeux vers la nature autour de moi, comme si je prenais enfin conscience du lieu où je m'étais engouffrée. Un vrai havre de paix. Même si les immeubles continuent à montrer leur bout de leur nez quand on relève un peu plus la paix, on se croirait dans un autre monde. Je m'approche un peu plus des fleurs que je caresse du bout des doigts, les retirant brutalement en sursautant en voyant un papillon débarquer de nulle part. Un simple insecte de plus en plus rare à trouver, magnifique, mais sur le coup, plutôt imprévisible. Certaine que Natt va se moquer de moi, je lui lance un regard pleins de sous-entendus. Même pas en rêve que tu rigoles. Je tente de l'avertir, en sachant très bien que j'ai l'air d'une folle puisque la télépathie n'a jamais fonctionné pour personne. Je ralentis alors un peu le pas, je regarde autour de nous, un vieux réflexe qui, quand on ne me connait pas, peut être interprété comme de la folie. Je repose ensuite mon regard sur Natt, tout de même un peu gênée de devoir lui avouer tout ça droit dans les yeux. Même si je m'étais préparée à dire quelque chose, je me dérobe à la dernière minute, risquant de créer chez moi un vent de panique. « Il y a peut-être quelqu'un qui me plait. » Je m'en veux de dire ça sans aucune précaution au préalable, mais n'étant pas du genre à parler histoires d'amour, j'ignore comment j'aurais pu le dire autrement. Évidemment, aussitôt dit, je sens mes joues s'enflammer et mon ventre me piquer une crise quand le visage de la personne intéressée vient se superposer à ma phrase. Je hausse les épaules, comme si de rien était, et je prends une petite respiration, guettant de près sa réaction. « Me regarde pas comme ça ! C'est récent alors... Je ne savais pas comment te dire. » Je peste en faisant mine de bouder, même si je ne peux pas m'empêcher de rire après lui avoir demandé de détourner le regard. Meilleur ami ou pas, cette conversation devient vite beaucoup trop gênante pour moi.


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MessageSujet: Re: The friendship leads to love of animals. [Joy]   Lun 12 Juin - 20:13


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 Parfois, tu te demandes si le problème ne vient pas de toi…Oui, parfois tu te demandes si, au final, tu n’inspires pas confiance aux autres. Joy est pourtant ta meilleure amie, mais elle s’éloigne, elle se tait. Haussements d’épaules et tu soupires. Tu aurais aimé qu’elle ouvre la bouche, qu’elle te parle. Oui, tu aurais aimé pouvoir te confier à elle autant que elle à toi. Des amis, tu n’en as pas énormément. Ton handicape ne t’aide absolument pas, bien que ce handicap en question, c’est toi qui te l’impose. Alors oui, tu ne l’obligeras pas à se confier si elle ne le désire pas, si elle n’a pas asse confiance en toi. Parce que, malheureusement, c’est ainsi que tu le vois. Tu soupires de nouveau, commencent ta marche. Tu ne restes jamais fort éloigné de ta meilleure amie, tenant calmement la laisse de ton chien. Te mordant subtilement la lèvre inférieure, tu te perds l’espace de quelques secondes dans tes pensées, dans tes images, tes idées. Tu remets tellement de choses en question ces derniers temps. Ton existence en elle-même, ta vie, ton attitude. Tellement de choses qui te tourmentes, que tu n’exprimes pas. Pourquoi ? Peut-être pas peur de partager cette partie de toi, cette partie de ta vie. Oui, il est là le souci, tu as peur de trop partager avec les autres. Alors oui, tu t’enfonces dans une certaine solitude, exerçant une limite, une distance invisible entre toi et les tiens. Elle ne sait pas ce qui t’a poussé à te taire, à vrai dire, elle ne sait même pas que tu peux parler. Tes cordes vocales fonctionnent, certes, mais beaucoup pensent que tu es simplement né muet. Grave erreur. Ils ne peuvent pas deviner que tes démons te bouffent, te rongent de l’intérieur et ce, un peu plus chaque jour.

Tu finis par reposer ton regard sur la jeune femme, l’observant toucher une fleur du bout des doigts avant de sursauter devant l’arrivée d’un papillon. Tu souris en coin, laissant tes yeux bleutés caresser cette image, la grave dans ton esprit. Des moments d’innocences et pourtant, elle semble si…secrète, si timide, si nerveuse. Tu n’aimes pas ça…Non, tu détestes ça. Lorsqu’enfin elle ouvre la bouche, tu fronces les sourcils tournant tes pupilles vers elle. Quelqu’un qui lui plait ? Il est vrai que votre vie sentimentale n’a jamais été mise sur le tapis, peut-être parce que jusqu’à présent vous n’en aviez pas…Du moins, pas vraiment, enfin, pour toi c’est carrément le néant. Tu craques sur un mec qui ne veut pas de toi, tu as le don pour aller chercher les causes perdues. Lorsqu’elle te dit de ne pas la regarder comme ça, tu grognes silencieusement, faisant une légère grimace. Prenant ton portable entre tes doigts, tu te mets à tapoter un message avec une rapidité surprenante. Le plus clairement possible ! Je vais pas te bouffer Joy, encore moins te juger…quoi, tu ne me fais pas assez confiance pour te confier à moi ? Tu lui tends presque furieusement le téléphone, plantant ton regard sur elle. L’espace de quelques secondes tu fais aller tes mains avant de te rappeler qu’elle ne parle pas la langue des signes. Lui reprenant le téléphone, tu effaces le message pour en taper un autre. Et c’est pour ça que t’es aussi distante avec moi ? Je comprends pas, va falloir que tu t’expliques… Tu lui remets le téléphone sous le nez, un regard interrogateur sur le visage. Oui, tu ne comprends pas, tu es littéralement paumé. Si tu refuses d’ouvrir ton cœur, tu n’as jamais méprisé ceux qui le faisaient.

Toi, ton cœur, tu as décidé de le barricader, de l’empêcher de souffrir. Toi, tu refuses d’aimer, de sombrer par amour. Tu le sais, ce sentiment peut-être merveilleux, mais tu n’es pas prêt à te laisser complètement aller… Tu as peur, clairement peur. Alors oui, l’idée que Joy aille quelqu’un en vue ne te met pas en colère, même si au final, la peur qu’elle s’éloigne s’insinue tout doucement dans ton esprit. Caractère possessif, protecteur, tu prendrais rapidement mal le fait qu’elle t’abandonne pour un autre. Maddox te faisait passer avant son couple, mais Joy le ferait-elle ? Non, tu en es certain, elle n’est pas comme lui.



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MessageSujet: Re: The friendship leads to love of animals. [Joy]   Mar 13 Juin - 9:13

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Joy Harstard
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Natt Vickers
N'avez-vous jamais eu l'impression que vous aviez fait une gaffe tellement énorme qu'au même instant la foudre vous tomberait sur la tête pour vous punir ? C'est l'impression que j'ai quand je me retourne, que je fixe mon meilleur ami pour lui avouer la vérité sur mon comportement. Je regrette aussitôt, voyant une lueur étrange dans le regard. J'aurais voulu tout faire pour qu'il garde plus longtemps le sourire qu'il avait esquissé juste avant cet épisode catastrophique. Évidemment, je m'en veux, mais c'est encore plus fort que ça. L'espace de quelques secondes, je sens mon cœur se serrer d'une drôle de manière, et j'ai l'impression d'être renvoyée dans le passé. « Ah ouais ? C'est comme ça, tu veux juste te la fermer et ne rien me dire ? Mais je vous ai vus tous les deux ! Arrête de me mentir putain ! »  Les mots de ma meilleure amie m'ont alors terrifiée, et j'ai cessé de bouger, cessé de respirer. Jamais je ne l'avais vu dans un tel état, qu'elle soit en manque de coke ou complètement fumée par la marijuana. Mon cœur avait manqué de s'arrêter à cet instant. Je n'avais jamais voulu ça, je n'avais jamais voulu la faire souffrir à ce point-là. Je me suis approchée d'elle, j'ai tenté de lui prendre doucement les mains et de sourire pour la rassurer. Au lieu de ça, elle m'a mit la claque la plus terrifiante de ma vie, me repoussant brutalement pour m'envoyer valser sur le sol. Je n'ai rien dit, je me suis contentée de me mordre la langue le plus fort possible dans ma bouche, quitte à sentir ce goût âcre de sang envahir mes papilles. Elle a commencé à tourner en rond, à ruminer, marmonnant dans sa barbe des injures. Tout ça parce que j'avais voulu nier le fait qu'il n'y avait pas que de l'amitié entre moi et son jumeau. Sa jalousie avait fini par prendre le dessus sur tout le reste, me laissant seule face à une chienne enragée. « T'es trop conne Joy. T'es la pire conne que j'ai jamais connue ! Ne pas me faire confiance à ce point-là, franchement, tu devrais avoir honte, dégage bordel, dégage ! » Je me suis relevée, tremblante, les larmes aux yeux. J'avais quinze ans, je ne comprenais pas tout. J'ai voulu m'approcher encore une fois et m'excuser, mais elle a voulu me pousser de nouveau, alors je me suis écartée et je suis partie. Elle aussi, elle est partie, me laissant seule face à mes tourments et mes remords, ceux de ne jamais avoir osé bouger mon cul pour lui expliquer, m'excuser. J'aurais du la soutenir et pourtant, je ne l'ai pas fait, la poussant à quitter ce monde la première. Je m'étais alors sentie seule au monde. Son frère, pourtant, a refusé de m'en vouloir. Il a continué à m'aimer, mais c'était seulement parce qu'il ignorait que c'était de ma faute si sa famille était détruite. Peut-être est-ce ça qui a finit par anéantir tout ce qu'on avait pu construire. Deux ans volant en éclats soudainement. Mais la réalité, le présent finit toujours par me rattraper, les mains furieuses de Natt me tendant son téléphone. Bouleversée par mes propres pensées, je croise les bras sur ma poitrine, presque honteuse. Je n'accepterais jamais de faire l'erreur une nouvelle fois. Personne ne me pardonnerait, pas même moi. La dernière phrase de ses paroles silencieuses me font lever le regard vers lui. Un regard noir, sûrement, que je ne lançais que très peu. C'est comme s'il m'envoyait une bombe à la figure. Mais je ne suis plus l'adolescente de l'époque. J'ai grandi, alors je devrais agir comme tel. Mais m'accuser de ne pas lui faire confiance, non, c'est hors de question que je le laisse faire. J'ai placé une confiance aveugle en lui. J'ai presque envie de pleurer et de lui coller une claque en pleine face pour le faire réagir quant à ce qu'il venait de dire. Et pourtant, je reste là, contrôlant ma respiration pour être aussi calme que possible. Il ignore à quel point cet épisode me rappelle le passé. Même s'il sait que j'ai perdu une meilleure amie à l'époque, il ne connait pas les circonstances. Il ne sait pas qu'en ce moment ça me rappelle cette douleur qui ne s'est jamais refermée. Alors, même si je n'aime pas le contact plus que lui, je m'approche pour le serrer dans mes bras. « Je t'expliquerais, mais pas ici, s'il te plait. » Je lui lance doucement à l'oreille sans le lâcher. Je pose ma tête contre son épaule, tentant de me calmer moi aussi. Je n'arrive pas à lui en vouloir, au fond, je comprends qu'il m'en veuille, même si je n'en ai pas envie. Je finis alors par m'écarter de lui à contre-cœur. Je plante mon regard bleu dans le sien, encore plus intense pour m'assurer qu'il comprenne le message. Je ne peux rien lui expliquer ici. Il y a trop de monde. Je me remets alors à marcher dans les allées, prenant le temps pour l'attendre, et je décide d'aller m'asseoir sur l'herbe, face à la cage aux oiseaux. Je fais signe à Natt de m'accompagner et je pose mon sac de l'autre côté, parce que je ne veux même pas penser qu'un sac puisse nous séparer. Voilà plusieurs minutes que je suis silencieuse, nerveuse, et j'ai même commencé à arracher l'herbe. Marmonnant, je reprends la parole, moi aussi contrariée. « Parce que tu crois que tu me parles de tes peines de cœur, toi ? » J'ai plus un air boudeur qu'autre chose sur le visage à cet instant. Je soupire, et relève mes yeux vers lui. Je ne sais pas quoi lui dire pour me faire pardonner. J'ignore à quoi il pense en ce moment, mais ça me déplaît. J'aurais pu être en train de sourire, et je sais que ça me reviendra mais je dois d'abord encaisser sa réaction. Je me demande un instant si je dois interpréter ça comme de la jalousie, mais je connais trop mal ce sentiment pour savoir vraiment le déceler, même chez les personnes qui me sont les plus chères. « Tu sais pourquoi je t'en ai pas parlé ? Parce que je craignais de voir cette réaction sur ton visage. » Même Delilah n'était pas encore au courant. Mais je ne pouvais pas prendre le risque de le blesser un peu plus en intégrant ma meilleure amie dans la discussion. Je les aimais autant l'un que l'autre, je refusais qu'on m'ordonne un jour d'avoir à en sauver un plutôt que l'autre. Je serais incapable de faire mon choix et je ne le ferais pas. J'arrache un dernier morceau d'herbe avant d'arrêter de m'acharner sur cette pelouse qui n'a absolument rien demandé. Je fixe le vide devant moi, pensive, évasive. « J'ai pas envie de te perdre. Je voulais juste m'assurer qu'il méritait un peu de mon attention avant de te le dire. Je veux pas te présenter n'importe quel petit copain voulant bien se tenir à mes côtés. » C'est tout ce que je trouve à dire finalement. Je n'avais pas d'excuse valable pour me faire pardonner de n'avoir rien dit avant. Faisant la moue, je daigne enfin de le regarder, attendant sa réponse.


Je reviens te chercher
« Et dans un dernier souffle, je comprends tout: que le temps n'existe pas, que la vie est notre seul bien, qu'il ne faut pas la mépriser, que nous sommes tous liés, et que l'essentiel nous échappera toujours. »– Guillaume Musso
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The friendship leads to love of animals. [Joy]
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