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 [FB] Never let you go.

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MessageSujet: [FB] Never let you go.   Lun 5 Juin - 19:50

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never let you go
The wound is not deep, but you know it exists- and that is enough.
Je n'aurais probablement pas dû partir en douce. Juste laisser une note, pour informer d'où je me trouvais (aussi vaguement que possible, cependant, connaissant ma famille, ils trouveraient le moyen de briser ma solitude), n'étais peut-être pas suffisant en vue des récents évènements mais je n'estimais pas vraiment avoir le choix. Une famille inquiétée et qui veut bien faire sait vraiment se montrer étouffante, surtout après qu'un détraqué ait trafiqué des photos "prouvant" le carnage qui les auraient arraché à soi. J'avais été ravie, complètement bouleversée (dans une bonne façon) lorsqu'ils ont réussi à passer outre le mur d'endoctrinement auquel j'avais été confrontée, à me laisser persuader qu'ils étaient là pour de bon et pas juste un figment de mon imagination. L'autre enflure, quoi qu'il ait pu lui arriver, avait fait un sacré numéro, pendant les mois durant lesquelles j'étais progressivement devenue sa compagne, puis sa victime et captive. Malgré leur réassurance, je ne parvenais pas à croire que Killian —ayant figuré au rang des personnes "tuées" par l'autre fou— était bel et bien vivant. Je n'avais pas eu de nouvelles, pas entendu parler de lui lors de mon séjour à l'hôpital et après cela mon père m'a envoyée "récupérer tranquillement" loin de tout. Je n'avais pas vu énormément de monde, ces derniers temps, une raison de plus de se sentir contrôlée et couvée de façon insupportable.

Entendre de sa part aurait tellement arrangé les choses. Mais il n'en était rien. Mon père et ma belle-mère prétendent qu'il était venu à l'hôpital, mais qu'ils l'avaient congédié sous prétexte de me laisser l'espace nécessaire pour aller mieux. Ces gens, famille ou non, ne me connaissaient apparemment toujours pas; mais au final, cela ne restait que leurs mots contre un silence assourdissant. Je me réveillais la nuit, éveillée par le souvenir de la cruauté de celui qui m'aura bernée, et mes parents trouvaient à me noyer d'attention un peu plus. J'avais besoin d'air.

J'avais besoin d'un lieu familier.

Ma note n'indiquait que la ville dans laquelle je me rendais, sans vraiment préciser quel lieu, précisément. Je n'avais pas besoin d'une escorte, même s'il m'aura fallu donner une compensation généreuse pour acheter le silence de ceux qui me permirent de rejoindre ma destination. Le jet privé de mon père ferait affaire pour m'amener de New York à Miami, et servirait en même temps à "confirmer" ma destination si la question venait un jour à être posée. Mais une fois posée, je comptais bien disparaître dans la nature. Quelques heures, quelques jours, je n'en savais rien. Je savais juste avoir besoin du havre de réconfort que Killian et moi nous avions déniché lorsque ça n'allait pas. Lorsque le poids de nos familles ne convenait pas à l'existence plus simple à laquelle nous voulions aspirer. Un petit jardin secret que nous n'étions que deux à connaître, ou tel était l'assurance qu'on voulait se donner.

Les lieux étaient tellement plus silencieux que dans mes souvenirs, chose probablement due au fait que je n'étais pas là à charrier mon meilleur ami jusqu'à en rire aux éclats. Ces lieux avaient été témoin d'une légèreté et d'une quasi innocence qui me manquait terriblement, atmosphère de mes souvenirs dans laquelle je ne pouvais que me noyer pendant un moment. Quelques heures, peut-être? Je ne me souvenais pas m'être endormie dans un coin, mais -à contrario de l'habitude- un son eut raison de ma torpeur, et m'éveilla en sursaut.

Il se tenait à même pas quelques mètres de moi.

Aussi galant, presque prudent que dans mes souvenirs, hallucination bien trop vivace pour l'esprit qui se persuadait déjà d'avoir perdu quelqu'un de cher. Vision du passé ou pas, le voir là était délicieux, et je buvais sa présence comme si le souvenir allait m'être utile pour surmonter le souvenir de la violence qui l'aura arraché à moi. Moins de sang, plus de chair zebrée de traits furieux, oeuvre d'un fou jaloux sans la moindre raison. Le pas qu'il prit vers moi m'extirpa de mes songes, provoquant un sursaut de ma part, et il se mit à parler sans que je n'enregistre réellement ce qu'il tentait de me dire. Ce n'est que lorsqu'il me prit dans ses bras, doucemment, avec attention, que le voile du traumatisme se leva doucement et que je me permettait doucement l'espoir d'imaginer que dans son cas aussi, le mensonge avait été plus sournois que réel.

"Qu... Killian? .. Non, il m'a dit qu'il t'avait tué... Il y avait les photos, et puis...", j'en perdais mes mots, soudainement exténuée, voulant rire et pleurer à la fois dans la réalisation progressive de la réalité de la situation, mais tentant malgré tout de me raccrocher à un espoir qui me permettrait de tout remettre dans l'ordre.

Guérir. Il n'y a pas que des parents surprotecteur de nécessaire pour soudainement aller de l'avant.

Refusant de le laisser partir, faisant taire mon corps convalescent protestant la force de l'étreinte, je buvais littéralement le fait qu'il soit toujours là. Refusant de laisser aller, mais en me persuadant d'être la plus grande idiote du monde pour être tombée dans le panneau.
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Dernière édition par Anthea Mayweather le Mer 7 Juin - 17:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] Never let you go.   Mer 7 Juin - 2:55

Anthéa & Killian
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FlashBack : Never let you go

« Je vous tiens au courant si je la trouve. » C’était les mots que j’étais en train d’adresser au père d’Anthéa, plusieurs années que je le connaissais, grâce à mes parents et leurs argents, il était de ces personnes qui vivaient dans ce même monde mondain et riche, celui que j’adorais tant. Le portable entre les mains, mon regard se posait dessus, bien loin de l’ordinateur qui attirait mon attention depuis tout à l’heure. Je réfléchissais à ce qu’il venait de me dire, il était inquiet, inquiet parce que sa fille, ma meilleure amie avait laissé un mot, annonçant quitter New-York, rejoindre Miami, mais sans apporter plus de précision. Autant dire, qu’avec les moyens qu’ils avaient, avec les ressources de la famille, elle devait déjà avoir rejoint la Floride depuis bien longtemps, vive les jets privés que pouvait posséder des familles comme les Mayweather ou comme la mienne, les Danvers. La panique dans le ton de sa voix n’avait pas été masquer, il avait peur pour sa fille et après ce qu’il s’était passé, je le comprenais. Je m’en voulais encore, je m’en voudrais probablement toujours d’avoir fait entrer cet homme dans la vie de Théa, de lui avoir présenté Michael comme un ami, quelqu’un en qui elle pouvait avoir confiance, alors que le seul but de la manœuvre était de faire souffrir autour de lui, une simple vengeance qui était allé beaucoup trop loin. Toute cette histoire, j’en étais le responsable, ce n’était pas elle qui avait mal agit, ce n’était pas d’elle qu’il voulait se venger, mais de moi, de ce poste dans l’entreprise où j’avais été embauché, on avait été en concurrence, cette défaite, il ne l’avait pas accepté, ça avait été trop dur pour lui de se faire battre par un fils à papa.

Je me retrouvais dans ma voiture, je venais de couper le contact alors que je perdais mon regard sur le siège passager, observant mon téléphone qui s’allumait pour annoncer un nouvel appel, la sonnerie qui suivait ne faisait que le confirmer. Une fois encore il s’agissait de son père, un nouvel appel que je filtrais de moi-même, je lui avais l’appeler en cas de nouvelle, pour le moment ce n’était pas le cas, j’avais à peine eu le temps de sortir de chez moi, gagner ma voiture pour me trouver désormais sur ce parking. Son angoisse je la connaissais, lorsqu’elle avait été retrouver, je n’avais jamais eu cette chance de pouvoir la voir à l’hôpital, pourtant j’y étais allé, côté maturité je pouvais repasser, mais j’étais venu avec une peluche à la main, comme si ça allait l’aider à aller mieux, à remonter cette pente. Mais Anthéa, je n’ai jamais pu la voir, sa famille avait pris sa décision, elle avait pensé son entourage mort, elle s’était pensée toute seule désormais dans cette vie qui était la sienne et ça n’avait pas été facile de découvrir que son père, sa belle-mère étaient toujours vivants. Le choc de trop, ils ne le voulaient pas, pas maintenant, attendre, c’était tout ce que je pouvais faire… Enfin jusqu’à maintenant.

Si elle était bien à Miami comme elle l’avait indiqué, peu de doute sur l’endroit où elle se trouvait, pas besoin de faire le tour de la ville en long, en large et en travers, je savais où elle était. Ce repère, notre repère, l’endroit où l’on avait passé des heures et des heures à discuter, à rire tous les deux, parfois même à partager quelques souffrances, c’était ici que l’on avait réellement renforcé cette amitié qui nous unissait. Si Anthéa était venue en Floride, alors je savais que je pourrais la trouver ici, que j’allais pouvoir l’avoir en face de moi pour la première fois depuis bien trop longtemps. Cette vérité, je la connaissais et je ne me trompais pas, je pouvais la voir, dans un coin en train de se reposer, de reprendre des forces après ce voyage qu’elle venait de faire, de cette dose d’épuisement qu’elle avait depuis l’arrivée de Michael. Un sourire aux lèvres, je m’approchais, tellement concentré sur elle, que j’accrochais avec mon pied la chaise qui était sur le chemin. Cet endroit ? Un des endroits que possédait la famille Mayweather, mais qui n’avait jamais servi à rien, probablement par le passé, nous on avait décidé d’occuper les lieux, de l’aménager à notre gout, d’y apporter cette magnifique touche d’informatique et de tout ce qui touchait le domaine de bio-ingénierie d’Anthéa. Ma discrétion l’avait réveillé, son regard était venu croire le mien pour la première fois depuis bien trop longtemps, que je ne pouvais masquer ce sourire que j’avais sur mon visage, aussi léger soit-il. « Je savais que je te trouverais ici… » Mon premier essai avait été concluant, en revanche, avant d’appeler son père et de le prévenir, il allait devoir patienter un petit peu, laisser le temps à ces retrouvailles de se faire. Je comblais cet écart qu’il y avait entre nous, depuis qu’elle avait été retrouver, je rêvais d’une chose, pouvoir à nouveau la prendre dans mes bras, réaliser pleinement qu’elle était toujours là, vivante, malgré les dommages moraux et physiques que lui avait fait subir cet homme. Accroupit en face d’elle, je l’attirais à moi, j’entourais mes bras autour de son corps, retrouvant cette sensation, alors que je fermais les yeux, comme une délivrance, je profiter de cet instant où mon cœur, pouvait réellement se laisser aller pour la première fois, moi je pouvais souffler. « Doucement, regardes moi, respires doucement. » Si mes mains restaient au contact de son corps, je reculais mon visage, me permettant de capter son regard, d’essayer de la calmer comme je le pouvais en lui parlant calmement, alors que je l’avais entendu, dans ses paroles rire en même temps qu’elle pleurait, soulageait en même temps qu’elle réalisait. « Il ne m’a pas tué, je suis bien là Théa, il ne m’a rien fait. » Et pourtant, j’aurais préféré que ce soit à moi qu’il s’en prenne physiquement, plutôt qu’à Anthéa de cette façon, de quoi augmenter un peu plus cette colère que j’avais contre moi-même, cette idée complètement débile que j’avais eu de l’amener dans sa vie, pour la mettre en danger, même si je l’ignorais, c’était par mon intermédiaire qu’ils s’étaient rencontrés, par mon intervention qu’elle s’était retrouvé dans cette situation.
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MessageSujet: Re: [FB] Never let you go.   Mer 7 Juin - 17:30

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never let you go
The wound is not deep, but you know it exists- and that is enough.
"Je savais que je te trouverais ici", le capharnaüm avait dérangé mon pseudo-repos, mais c'est le son de sa voix qui eut raison du peu de sommeil qui m'étreignait encore. Killian. Un fantôme du passé, juste une illusion de plus comme celles qui m'avaient étreignées à l'hôpital. Mes parents, mes médecins, les infirmières, mon psy, tout le monde m'assurait qu'il n'y avait jamais personne à côté de moi, chose qui eut raison de mon insistence à vouloir me persuader de sa survie. Et là, aujourd'hui, alors que je ne voulais rien d'autre qu'échapper à l'étouffement imposé par ma famille, il restait là. A "savoir qu'il me trouverait ici". Un rire sardonique fut plus fort que mon désir de le garder pour moi, et le son fut pendant un instant le seul résonnant dans la pièce. Bien sûr qu'il savait qu'il me trouverait ici, je devenais folle et il n'était jamais qu'un figment de mon imagination.

Il fit un pas vers moi, et instinctivement, le sursaut s'empara de moi. Stupide. Non seulement je l'imaginais, mais en plus c'était Killian. L'adorable Killian, cet espèce de geek ambulant qui parlait technobabble plus rapidement que ce que je pouvais suivre. Killian, que j'avais rencontré il y a tant d'années lorsque j'avais débarqué dans cet univers mondain de fous, et qui avait représenté une dernière ligne de secours entre ma nouvelle vie et un semblant de sanité. Killian, meurtri, noyé de sang alors que Michael me narguait des clichés qu'il avait pris "comme souvenir" entre deux coups. J'avais passé tellement de temps à tenter de le joindre sans succès, et Michael se faisait un malin plaisir à me décrire le moindre détail de ce qu'il lui avait fait. Chose qu'il avait, apparemment, fait de même avec mes parents. Mon père avait même parlé de vidéos que ce détraqué avait envoyé, presque quotidiennement et à chaque fois qu'il me battait, ce qui n'avait fait qu'ajouter qu'à la honte ressentie au souvenir de ce que je l'avais laissé me faire.

Roulant des yeux en direction de Killian, persuadée d'avoir droit à une énième expression de mes souvenirs, j'allais presque me retourner pour tenter de dormir à nouveau. Ignorer le deuil de la perte qu'il représentait, dernier vestige d'un passé qu'il me fallait surmonter. Mais ce "fantôme" ne semblait pas décidé à disparaître. Un pas. Un autre. Il était aussi silencieux que le néant qui à mes yeux le composait, mais c'est au moment où il me toucha, qu'il me prit dans ses bras que mes doutes revinrent à la surface. Confusion. Légère panique. J'étais parvenue à me détendre un peu durant ma "sieste", mais la tension revint tout aussi rapidement, provoquant une myriade de phrases entamées aussi rapidement qu'elles étaient interrompues, alors que j'essayais de donner un sens à ce qui était occupé de se passer. Les fantômes du passé n'était pas tangible, ils ne vous prenaient pas dans leurs bras en susurant des mots destinés à vous rassurer, ils n'étaient jamais si... réels. "Killian?"

Les rires se mêlèrent aux larmes, d'abord choquée puis ravie, soulagée. Passant de la peur de le toucher jusqu'à l'enlacer de façon telle que je donnais l'impression de ne plus vouloir le laisser partir. "Il ne m’a pas tué, je suis bien là Théa, il ne m’a rien fait." Un mantra. Un doux son à mes oreilles. Il m'encourageait à me calmer, à respirer doucement, mais la tête me tournait aussi rapidement que je buvais la présence de celui qui m'avait sauvé la vie il y a si longtemps. Je me laissais emporter par l'euphorie de la révélation, bouleversé mais comblé tout à la fois. "Seigneurs, Killian. C'est vraiment toi." Je n'avais pas cessé de murmurer, comme une prière, retirant mon visage du sien longtemps assez pour l'observer attentivement, en quête de marques, de cicatrices, de n'importe quoi me permettant de réconcilier ce que j'avais vu dans les clichés. Un signe. N'importe quoi. En vain. "Mais les photos? Et j'ai passé une éternité à essayer de t'appeler, sans résultat, et il donnait des détails, tant de choses qui sont tellement... toi. Et il... Il m'a... Enfin, j'ai fini par le croire, tu vois? Mais t'es là. T'es vraiment là..."

Le voile du passé voila mon regard à nouveau, la simple mention de mon geôlier suffisant pour me ramener exactement dans l'enfer que je tentais d'échapper. Je n'étais même pas sûre de savoir comment j'en étais sortie. A un moment il me rouait de coup, puis rien, un trou noir jusqu'au réveil à l'hôpital. Troublée par le sentiment, honte et culpabilité à me rappeler que j'avais abandonné dès qu'il m'avait montré la "preuve" du trépas de Danvers. Je m'étais laissé aller, chose qui au final n'avait pas aidé à mon état final. J'étais tellement faible et en piteux état qu'au final, même mes parents reçurent l'ordre d'attendre quelques jours avant de venir me voir. Et dans toute cette histoire... "Je ne sais même pas s'il.." L'angoisse s'empara de moi à nouveau, juste à l'idée qu'il soit toujours là, quelque part, dans le monde. L'idée qu'il puisse revenir, le regard que posaient sur moi mes parents, inquiétude et pitié tout à la fois. Killian me regardait différemment, comme si je n'étais pas la seule à croire en la présence de l'autre aujourd'hui, et je me gavais de ce sentiment.

Ne fut-ce que pour faire taire l'indécision qui s'emparait de moi.
   
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MessageSujet: Re: [FB] Never let you go.   Jeu 8 Juin - 4:43

Anthéa & Killian
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FlashBack : Never let you go

Anthéa je la savais en vie depuis que Michael avait été arrêté, depuis que la police l’avait enlevé des mains de cet homme, qu’elle avait été hospitalisée durant quelques jours. Mais pourtant, je ne pouvais pas m’empêcher de revoir toutes ces images que j’avais reçu, ce qui était pour lui son moment de gloire, ces moments où il était venu lever la main sur elle, ces coups qui avaient laissé de nombreux bleus visibles sur son visage, sur son corps. Chacune de ses victoires me rendait complètement fou, j’étais cet homme, complètement impuissant devant les photos de sa meilleure amie au plus mal, prise entre les mains d’un fou furieux dont sa seule envie était de se venger de moi. J’en avais passé des nuits blanches, à sentir la colère monter en même temps que les larmes coulaient le long de mes joues en voyant ce qu’il se passait, je ne pouvais rien faire, il réussissait ce qu’il voulait, m’atteindre, me faire mal, me blesser, il avait trouvé où taper et il n’avait pas lâché le morceau. Le pire, c’était que ma naïveté m’avait poussé à le conduire moi-même vers cette faiblesse, vers la personne qui avait une grande place dans ma vie, celle de meilleure amie, celle qui était à mes côtés depuis que l’on était enfant, on ne s’était jamais quitté depuis cette rencontre lors d’un diner entre nos deux familles.

Je me souviens de ces heures que j’avais passé devant mon ordinateur, où l’on se renvoyait l’ascenseur l’un et l’autre, son but était de m’envoyer systématiquement sur une fausse piste pour le retrouver et il y arrivait à chaque fois. Il avait réussi à me pousser dans mes retranchements, à mettre à mal mes connaissances en informatique, mes compétences je n’en doutais pas, je ne le ferais probablement jamais et c’était ce qui m’avait permis de retourner son propre jeu contre lui. De l’induire en erreur, une idée qui avait mis du temps à me venir en tête, mais qui avait été concluante dès mon premier essai. C’était la seule partie que je pouvais faire, je savais où il se trouvait, mais honnêtement, je ne savais pas me battre, qu’est-ce que j’aurais fait en arrivant devant lui ? Absolument rien, à part peut-être perdre ce combat. C’était la raison qui m’avait poussé à laisser le relai à des personnes bien plus compétentes que moi, des personnes dont s’étaient le métier à savoir : la police. C’était eux qui lui avait sauvé la vie, c’était eux qui avait arrêté cet homme au dossier psychologique plus qu’atteint, j’espérais qu’il termine sa vie derrière les barreaux, qu’il est suffisamment de temps pour comprendre ce qu’il avait fait, le regretter jusqu’à son dernier souffle, que ce soit même cette vengeance qui finisse par le tuer à petit feu.

Mais en attendant, je devais retirer toutes haines que je ressentais pour lui, je pouvais enfin retrouver ma meilleure amie, je pouvais enfin l’avoir devant mes yeux, déposer mes mains sur elle, pour pouvoir la prendre dans mes bras. Fermer les yeux et profiter de cet instant, de cette proximité, une habitude que j’avais pensé ne plus jamais pouvoir revivre avec Anthéa, que j’avais pensé qu’il réussirait à nous enlever. Pour le moment ma priorité c’était cette femme qui était contre moi, cette même femme qui mélangeait pleure et rire en même temps, celle que j’essayais de calmer du mieux que je le pouvais, essayant de guider sa respiration avec un voix calme et aussi douce que je le pouvais. Mort ? Elle pensait que je l’étais et pourtant, rien n’était plus réel que ces retrouvailles que l’on avait tous les deux. Nous y voilà, on y était, si notre étreinte ne prenait pas fin, mon regard pouvait à nouveau croiser le sien, comme une délivrance, même si elle avait encore bien du mal à croire à cette réalité, je ne pouvais que la comprendre, il avait réussi à lui retourner le cerveau, à lui faire croire les pires horreurs pour la détruire et me détruire au passage. « Je suis vraiment là avec toi Théa, toutes les photos qu’il a pu te montrer ont été travailler sur ordinateur, rien n’était réel dans ce que tu as pu voir de moi ou de ce qu’il a voulu te faire croire. » Et pourtant, j’aurais aimé que ce soit sur moi qu’il lève la main, que ce soit à moi qu’il s’en prenne directement, au lieu de passer par l’intermédiaire de ma meilleure amie, qu’il vienne me donner les coups directement, comme un homme aurait dû le faire, même si je n’aurais pas été en mesure de me défendre face à lui. L’une de mes mains quittaient le dos de la jeune femme, remontant jusqu’à son épaule, pour terminer son chemin sur sa joue, avant de venir glisser mes doigts dans ses cheveux, remettre ceux-ci en placent, correctement, le mouvement suivit de l’attention de mon regard. « Il a été arrêter, il ne pourra plus jamais te faire de mal, il ne pourra plus jamais te faire de mal. » Un doux euphémisme, comment sortir indemne d’une telle violence à son égard ? Ce n’était pas possible, il allait lui falloir du temps, beaucoup de temps pour se reconstruire, pour se retrouver, pour redevenir la femme que je connaissais et justement je la connaissais, je connaissais cette volonté qu’elle avait, rien que pour ça, je savais qu’elle allait finir par y arriver. « Je suis désolé, tu ne peux pas savoir comme je suis vraiment désolé Théa ! » Cette culpabilité allait continuer de me poursuivre, de ne pas me quitter, de me répéter que tout ce qu’elle avait vécu, c’était à cause de moi, le tout partit d’une petite histoire de poste dans une entreprise, c’était d’un ridicule pour avoir ce besoin de se venger de cela.
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MessageSujet: Re: [FB] Never let you go.   Ven 9 Juin - 17:40

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Sa voix avait tout d'une délicieuse mélodie à mes oreilles, glissant harmonieusement et finissant par apaiser l'angoisse qui s'était emparée de moi. Je m'étais persuadée que j'allais finir par oublier à quoi l'entendre parler ressemblait, comment je me sentais lorsqu'il me prenait dans ses bras quand quelque chose n'allait pas. Michael avait doucement miné ma résolution, ma conviction de résister et lui tenir tête, me torturant moralement en me parlant dans le moindre détail ce qu'il faisait ou allait faire à mes parents, insistant bien sur le fait que je n'allais jamais pouvoir y faire quoi que ce soit. Certaines choses, il fit démonstration sur moi, pour que je "comprenne" mieux la douleur qui allait être la leur lorsqu'il leur rendrait visite. Je n'avais jamais compris pourquoi cette folie, hormis le fait que Killian était concerné. D'une façon ou d'une autre. Au moins, si j'en jugeais sur le ton du détraqué lorsqu'il crachait le nom de mon meilleur ami comme s'il avait un goût dégueulasse. Il m'avait approchée par ruse pour s'approprier ce que je vivais avec Danvers, gagner mes affections n'étant qu'une première étape dans son plan pour totalement détruire ce que Killian tenait de plus cher. Moi, apparemment. Ou cette relation quasi fusionnelle qui nous liait. Et en plus de ça, Mike me détestait parce que je venais d'un monde qui n'aura jamais eu la moindre place pour lui, comme si naître ou être accueillie dans une famille riche faisait de moi la femme la plus chanceuse au monde. Il m'avait fait la cour, profitant des sentiments naissant à mon égard pour mieux me manipuler, et pervertir ce que je ressentais pour traduire l'idylle naissante en véritable cauchemar. Alors il me faisait l'amour aux débuts, il était devenu aussi violent et brutal dans sa quête pour me briser. Et le fait que je lui résistais ne passa pas trop bien. Il fallait qu'il me démolisse. Qu'il détruise. Et il y était parvenu, la réalité de la mort de mes parents, et surtout de Killian, en plus du tourment physique et moral, avait eu raison de moi. Je n'avais plus de nouvelles de ma mère adoptive depuis un bon moment, mes parents était victimes de ce tordu et puis Killian... Killian battu. Killian en sang. Killian sans vie.

Je pense que j'en ferais toujours des cauchemars.

Le souvenir me laissa la vive impression d'être brûlée, et je me dégageais brusquement de l'emprise de Killian et prit un peu d'espace vis à vis de lui. Au minimum, mes côtes -encore convalescentes- me faisaient mal, et l'euphorie des retrouvailles disparaissait progressivement, l'intensité des souvenirs laissant en moi les conséquences de ces derniers mois. "Désolée..." Je baissais les yeux, battue par l'intensité de ce que je ressentais et j'espérais que Killian n'en soit pas outré. Passer des semaines à être prise pour un punchin ball par un fou furieux, ça a tendance à rendre les gens plus modestes. Plus insécures. "Il a été arrêté, il ne pourra plus jamais te faire de mal..." Connaissant mon père, Michael allait se faire démonter. Je ne pensais même pas mon père au dessus du fait d'arranger quelques "visites" en prison à mon tortionnaire, et il était puissant assez pour s'en sortir sans tracas. Je regrettais presque le fait que New York n'applique plus la peine de mort, même si je ne doutais pas que l'armée d'avocats qu'employait mon père allait l'enterrer et le décourager de porter appel. Mais il était fou. Il pouvait terminer dans une situation moindre que celle qu'il méritait vraiment, dans un hôpital au lieu d'une prison. Prétendre qu'il n'était pas responsable de ses actes. Et pourtant... pourtant, je voulais croire Killian. Je voulais me persuader qu'il avait raison. "Un jour, peut-être." Peut-être parviendrais-je à oublier, ou à aller de l'avant. Peut-être allais-je un jour finir par me pardonner mon idiotie, ma faiblesse. Peut-être allait-il un jour vraiment payer... Il n'y avait qu'une chose qui me chatouillait l'esprit, pour l'heure. Alors que le reste de mon corps me rappelait doucement que j'étais partie contre avis médical et que mon état physique vascillait entre faible et courbaturée. Trois côtes cassées, un poignet foulé et des bleus à en perdre compte; seulement à cette pensée songeais-je à ce dont je devais avoir l'air devant lui, soudainement honteuse de paraître "moins" que ce que je pourrais être. Il n'aurait pas dû apparaître sans prévenir, j'aurais pu au moins me maquiller, faire n'importe quoi pour tenter de dissimuler les dégats. Mais non. Alors la question glissa de mes lèvres, frêle et hésitante tout en montrant un effort de la rendre plus sûre et solide. Je tentais. Doucement.

"Tu ne m'as toujours pas dit quand tu m'as trouvée"

Je me demandais sur notre situation, ici, à Miami, même si un instinct me soufflait qu'il aurait probablement des réponses sur le comment j'avais été secourue. Chaque chose en son temps...
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MessageSujet: Re: [FB] Never let you go.   Lun 12 Juin - 3:35

Anthéa & Killian
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FlashBack : Never let you go

Michael avait été arrêter et il ne pourrait jamais venir lui nuire, plus jamais venir lui faire de mal, c’était ce que je venais de dire à Anthéa et j’avais envie de croire que c’était vrai, j’avais envire de croire, que ce monde mondain que je détestais et celui dans lequel j’avais grandis, allait jouer de ses relations et le faire plonger définitivement. Je savais que je pouvais faire confiance au père Mayweather, pour tout faire, tout donner pour que cet homme n’est plus jamais l’occasion de remettre le nez dans les rues de n’importe quelles villes, qu’il vienne donner son dernier souffle en étant encore derrière les barreaux. Je ne pouvais rien y faire, même si l’envie était présente, je n’étais plus maître de rien, je ne l’avais jamais été d’ailleurs et une fois de plus, je ne pouvais que me retrouver spectateur de ce carnage qui avait été monter pour une vengeance qui m’était adressé. Me concentrer sur l’essentiel, sur ce qui était vraiment important pour moi et cette concentration, je la déportais sur la jeune femme qui était en face de moi, j’étais l’homme visait dans cette vengeance, mais elle était celle qui avait le plus souffert, celle qui avait subis les violences physiques et morales, celle qui avait été détruite durant des mois. J’avais enfin cette occasion de pouvoir me retrouver à ses côtés, de pouvoir la retrouver, depuis que la police avait mis la main sur Michael, depuis qu’Anthéa avait été retiré de cet enfer quotidien qu’elle avait avec cet homme, je n’avais pas pu déposer mon regard sur elle, venir la prendre dans mes bras, pouvoir parler avec elle, pas même au travers d’un simple téléphone. Cette décision ce n’était pas la mienne, celle de son père, est-ce réellement par précaution pour ne pas la brusquer ? Ou est-ce que c’était au final, parce qu’il m’en voulait d’être bien malgré moi, responsable de ce qu’il s’était passé ? Je n’en savais rien, mais je comptais bien profiter de ce moment qui m’était offert avec ma meilleure amie, pouvoir être enfin là pour elle, comme elle avait toujours été présente pour moi lorsque j’en avais eu besoin.

Une main passant sur ma joue, je pouvais sentir le début de cette barbe que je n’avais pas pris le temps de raser ce matin, partant sur les chapeaux de roues juste après l’appel du père Mayweather, loin d’être une de mes priorités. Puis après cette pensée qui s’éloignait aussi vite qu’elle était arrivée, c’était dans mes cheveux que se glissaient mes doigts, pour venir les décoiffer, même si l’idée principale, était de les remettre correctement en place. Pour venir compléter le tout, je me décidais de ne plus rester face à ma meilleure amie, en venant m’assoir à ses côtés, déposer mon dos contre le mur de cet endroit où on avait passé un nombre incalculable d’heures. A sa question, mon regard se déposait au loin devant moi, ces paroles avaient deux sens possibles, il pouvait concerner cette journée qui était en train de se passer, de savoir comment et quand j’avais réussi à savoir qu’elle était ici. Mais il pouvait y avoir aussi se rapport avec toute cette histoire, comment et quand j’avais réussi à savoir où Michael la détenait. Je n’étais pas capable de dire laquelle de ces deux versions étaient, est-ce que son père aurait accepté d’en parler avec elle, de lui avouer qu’après des heures et des heures derrière mon ordinateur, j’avais réussi par prendre ce psychopathe à son propre jeu pour lui mettre la main dessus. « C’est ton père, il m’a appelé dès qu’il a vu ton message. Il n’avait aucune idée d’où tu pouvais te trouver à Miami, il espérait que j’ai une petite idée. » Et sans aucun doute, il aurait espéré que je lui dise directement par téléphone, au lieu de lui annoncer que j’allais le prévenir une fois que j’aurais retrouvé sa fille, chose que je n’avais toujours pas faite. Une grande inspiration et je rapportais mon regard sur le côté, en direction d’Anthéa qui était toujours à côté de moi, j’en déplaçais ma main qui prenait place sur la jambe de la jeune femme. « Tu sais, je suis venu à l’hôpital pour te voir, ça n’aurait tenu qu’à moi, dès le premier jour où tu as été retrouver, j’aurais été à tes côtés. Ça a été difficile pour moi de ne pas t’appeler, t’envoyer de message, tout tenter pour te contacter, mais je me raccrochais à ce qui était le plus important, tu es en vie et c’est le plus important. » C’était plusieurs sentiments différents que je ressentais, entre la culpabilité, la colère, l’inquiétude, la peur… Bien trop pour un simple moment. « Je ne sais pas ce que j’aurais fait s’il… Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans toi. » Au final, Anthéa était dans ma vie depuis notre enfance, elle était ma meilleure amie, elle avait une place très importante pour moi, à mes yeux et je ne voyais pas comment à vingt-sept ans j’aurais pu continuer à vivre jour après jour, en sachant très bien que plus jamais je ne pourrais la voir, croiser son chemin et pouvoir continuer d’écrire de nouveau souvenir dans notre lien.
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MessageSujet: Re: [FB] Never let you go.   Lun 12 Juin - 23:18

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never let you go
The wound is not deep, but you know it exists- and that is enough.
"Tu parles d'un parent. Pour autant qu'il adorerait se persuader du contraire, il ne me connaît toujours pas plus qu'il ne le faisait lorsqu'il m'a rencontrée", dis-je d'une voix perdant en intensité, battue par la réalité que -dans le fond- Killian avait toujours été le seul à réellement me comprendre. Peut-être n'était-ce pas juste vis à vis de mon père, mais j'y pouvais rien. Mais quand bien même, le fait que j'aie travaillé pendant un temps ici, magouillé avec Danvers sur tel ou tel projet, perdue dans une familiarité qui se faisait réconfortante en dépit du nouvel univers dans lequel je me trouvais projetée, était loin d'être un secret. Même si nous n'étions jamais trop ouverts sur l'emplacement exact de notre "antre", il était impossible pour nous de n'être que les deux seuls informés. Le matériel avait dû être amené, les factures d'électricité payées, tout un tas de petites informations qui laissaient à supposer que notre "base" était ici. Mais mon père était un gros bonnet, il laissait les moindres tâches à ses assistants sans se soucier des détails et j'espérais au moins qu'aujourd'hui il s'en mordait les doigts. L'idée que Killian puisse en savoir plus sur moi que lui devait probablement le miner, lui qui refusait de laisser quiconque avoir le dernier mot. "J'avais... juste besoin d'air. Ils sont collants depuis que la police m'a récupérée, on dirait presque qu'ils s'imaginent que je vais m'évanouir dans la nature s'ils ne font pas attention... Chose que j'ai fait, j'imagine. Je ne sais pas ce que ça dit de l'attention qu'ils portent réellement à la situation.". Je n'avais pas le moindre souci à imaginer mes parents essayer de retrouver exactement qui avaient aidé à mon "échappée" et si je savais ces employés presque plus loyaux à la jeune héritière Mayweather qu'au patriarche, je savais que j'allais devoir tenir tête à ce dernier pour m'assurer qu'ils ne perdent pas leur job à cause de moi. Je ne me faisais pas de souci à ce niveau. Daddy Mayweather savait à quoi s'en tenir, et j'étais presque aussi butée que lui.

Puis il enchaîna sur l'explication d'où il avait passé son temps depuis le sauvetage qui me sauva la vie. Michael avait été particulièrement vicieux ce jour là, dans ce qui sembla durer plusieurs heures. En rétrospect, c'était à se demander s'il ne se doutait pas, instinctivement, que son heure allait sonner et qu'il lui fallait se débarasser des témoins génants. Se débarasser de moi. La raison de mon séjour à l'hôpital eut plus à faire à la violence de ce dernier acharnement plutôt qu'à l'étendue des dégats posés au fil du temps. Et Killian, d'une façon ou d'une autre, en était conscient. Je suis désolé, tu ne peux pas savoir comme je suis vraiment désolé Théa ! Sa plainte résonna à mon oreille à nouveau alors qu'il gardait sa main posée sur mon genou comme dans un effort futile pour garder un contact permanent avec moi. J'avais traversé quelque chose de terrible, mais, si je ne connaissais ni les détails de temps, combien de temps il avait su et avait été forcé de rester de côté sans rien faire à ma situation, je ne pouvais imaginer qu'il ait eu une période plus facile que moi. A sa façon. Nous avions tous les deux soufferts, visiblement, et une part de moi voulait presque le gronder pour oser diminuer son propre ressentiment. Il s'excusait. Me demandait de pardonner son silence, physique ou radio, même s'il me persuadait de la brûlante envie qu'il avait eu de me joindre. "Je sais. Si les rôles étaient inversés je ne pense pas que je puisse rester à l'écart non plus. Est-ce que mon père a menacé d'impliquer la garde nationale pour te tenir à l'écart? Quoique je dois t'avouer qu'il m'a fallu plus de temps qu'avec toi pour être convaincue de leur survie. Entre les médecins qui me donnaient des calmants et le reste, j'étais persuadée que mes parents n'étaient qu'une autre hallucination."

Je pris un instant pour réfléchir, posant ma tête contre son épaule dans un effort de me reposer contre lui un moment. Puis le souvenir de son arrivée me revint à l'esprit. "Désolée. Pour tout à l'heure, je veux dire. Je pensais que tu n'étais qu'un fantôme de Killian de plus... Et navrée. Qu'il t'ai traîné dans cette folie.". Craignant presque l'étendu de l'influence qu'avait eu Michael sur ce que Killian savait de la situation, mon visage se nicha dans le creux de son cou, trouvant réconfort dans la simple vérité de sa présence et dans l'écroulement des certitudes qui m'avaient suivies depuis que l'autre détraqué s'était vanté avoir éliminé Killian. Ce n'était pas la première fois depuis son apparition que je me retenais de me pincer pour me convaincre qu'il était vraiment là. Il allait me falloir un moment, je pense, le temps que le conditionnement de Michael s'efface et me permette de reprendre ma vie. J'espérais que ça n'allait pas durer trop longtemps, non plus. "Je ne sais pas ce que j’aurais fait s’il… Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans toi." Ces quelques mots furent particulièrement lourds à accuser, parce qu'ils laissaient sous entendre une possibilité des faits qui ne m'était pas si étrangère. Parce que dans mon cas vis à vis de lui, j'avais eu l'opportunité de découvrir exactement ce que j'aurais fait sans lui. Il y avait d'abord eu la rage initiale, la douleur qui menait la folie et l'inconscience de la réaction, me poussant à tenter de faire mal à Michael de toutes les manières qui soient. Mais progressivement, lentement, la réalisation avait fondu sur moi et m'avait noyée dans un sentiment que je ne parvenais toujours pas à décrire aujourd'hui. Un désespoir que je ne parvenais à expliquer. J'avais abandonné. Je n'avais plus ressenti la moindre raison de continuer, de résister, de tenter de m'en sortir parce que je savais que la seule chose à l'extérieur qui aurait pu m'aider à surmonter tout ça n'était plus là pour moi ou qui que ce soit. J'avais grandi dans l'habitude de perdre des gens à qui je tenais, mais Killian prenait une catégorie à lui seul. Je savais ce que je ferais dans un monde sans lui, et l'idée même qu'il puisse découvrir ma faiblesse un jour me fit baisser les yeux un instant avant de me concentrer sur lui. J'en avais marre qu'on ne fasse de moi l'objet de toutes les attentions, je n'étais pas la seule qui en avait bavé. Et me concentrer sur lui me permettrait au moins de ne pas avoir à me noyer dans mon instrospection cruelle.

"Hey. Hey, hey... Regarde moi.", j'avais capturé la main posée sur mon genou de la mienne, entrelaçant nos doigts comme si je craignais qu'il ne tente d'échapper à l'emprise. De l'autre main, je capturais sa joue et la poussait doucement vers moi pour l'inciter à obéir. Doucement. Avec patience. Nous étions deux à souffrir et je voulais au moins m'assurer qu'il sache pouvoir compter sur moi comme moi sur lui, "On n'arrivera jamais à rien avec des si. Je suis là. Tu es là. Il n'a pas gagné et ce cauchemar est derrière nous", plus facile à dire qu'à faire, pensais-je, "tu n'auras jamais à découvrir, d'accord? Je suis là.. Je suis là." Peut-être battue, pleine de bleus et avec un calendrier entier de thérapies à venir, mais vivante. Je posais mes lèvres sur son front dans un baiser destiné à sceller la promesse. C'était une promesse impossible à tenir, éventuellement, mais tant que j'aurais mon mot à dire j'allais my exercer. "Assez parlé de lui.. De ça. Pas aujourd'hui. Ou au moins, pas maintenant, d'accord? Je pense qu'il est temps que tu contactes mon père avant qu'il ne fasse intervenir l'armée pour me remettre la main dessus; pas besoin de dire où je suis, je pense que le fait que tu soies avec moi suffira, même si je ne doute pas qu'il va me sonner les cloches en rentrant. Il veut m'envoyer hors de la ville, le temps que je récupère. Je sais que j'ai dit vouloir un peu d'air mais... c'est ridicule."
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MessageSujet: Re: [FB] Never let you go.   Mer 14 Juin - 19:40

Anthéa & Killian
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La réalité de ma présence dans cet endroit, dans ce repère que j’avais avec Anthéa, elle était uniquement dû à l’intervention du patriarche Mayweather, sans son appel un peu plus tôt dans cette journée, jamais je n’aurais pensé que je serais revenu ici. Moi qui pourtant, pendant une période y venait au minimum une fois par jour pour y retrouver ma meilleure amie, seulement voilà, depuis cette idée de vengeance de Michael, bien des choses avaient changé. Et ma présence entre ces murs était l’une d’entre elles. Difficile de revenir dans un lieu où j’avais un nombre incalculable de souvenir avec Anthéa, il était inimaginable de penser pouvoir franchir les portes de cet endroit, qui appartenait à sa famille, qu’on le utilisait depuis quatre ans, sans que ça pose le moindre problème, pour ne pas recroiser son visage, même si je la savais en vie, depuis que la police avait arrêté cet homme, depuis qu’elle était auprès de sa famille, cela ne faisait que me rappeler, que je ne pouvais pas me retrouver à ses côtés quand elle en avait le plus besoin. Une décision prise pas sa famille, par son père qui était au centre de notre discussion, ce n’était pas la première fois que l’on abordait le sujet, mais la première fois que l’on en parlait avec autant d’importance avec ce qu’il se passait. La vérité était là, si cela faisait plusieurs années que ma meilleure amie avait rencontré son père pour la première fois, plusieurs années qu’elle vivait comme une Mayweather, cela ne faisait pas en sorte que son père la connaisse réellement, pas même autant qu’il ne l’espère, ou le souhaiterait. Un appel et cet endroit avait été le premier auquel j’avais pensé pouvoir la trouver, je n’avais pas besoin d’en envisager un second, un me suffisait pour ne pas avoir de doute, si elle était à Miami, elle ne pouvait être qu’ici. « C’est normal, ils ont eu peur eux aussi. » Je ne pouvais que le confirmer, durant cette période difficile, j’avais eu l’occasion de les croiser à de nombreuses reprises, suffisamment pour constater que tout comme moi, ils avaient eu peur de l’issue finale de toute cette histoire.

Les voici ces mots que je n’avais pas pu garder pour moi, que je n’avais pas eu d’autre choix que de les dire à Anthéa, lui présenter mes excuses, avouer me sentir coupable sur tout ce qui lui était arrivé. Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire, que si je n’étais pas venu de moi-même, lui présenter Michael, rien de tout cela ne lui serait arrivé. Sa vengeance à mon sujet, il aurait fini par la mettre en place, mais d’une façon totalement différente, sans embarquer avec lui ma meilleure amie, pour venir la détruire physiquement et moralement. Et puis en même temps, j’en profitais pour apporter mes excuses sur cette absence, sur ce long silence que je lui avais donné, bien qu’à contre cœur, une fois qu’elle avait été retrouver. Une décision qui était prise par son père, une décision à laquelle je ne pouvais pas aller contre, qui avait été suivit d’un retour aux sources, du départ d’Anthéa de Miami pour rejoindre New-York, se retrouver auprès de sa famille, auprès des siens, pendant que je me retrouvais à plusieurs milliers de kilomètres de ma meilleure amie à devoir garder le silence. « Non, il n’a pas eu besoin, il m’a juste dit que de découvrir qu’ils étaient vivant, n’avait pas été facile pour toi, qu’il était préférable de ne pas en rajouter pour le moment en venant te voir, que je devais te laisser le temps de te remettre de ce qu’il t’avait fait, avant de revenir dans ta vie. » Et pourtant, avec le recul, je ne pouvais pas m’empêcher de demander, si ce que j’avais accepté pour le bien être de ma meilleure amie, n’était pas une solution en même temps pour m’éloigner d’elle. Il rêvait de connaitre sa fille, comme personne, être la personne qui la connaissait sur le bout des doigts et pourtant, malgré les années, c’était une place que je lui prenais sans le moindre regret, sans y prêter d’ailleurs la moindre attention.

C’était un petit peu comme une partie de ping-pong, pour les excuses qui se suivaient, il y a peu c’était à mon tour d’en faire, désormais, c’était de la bouche d’Anthéa que celles-ci étaient en train de sortir et honnêtement, je ne pouvais pas lui tenir rigueur de la réaction qu’elle avait eu en me voyant ici-même, alors qu’elle me croyait être un homme mort. Je pouvais sentir son visage prendre place contre mon épaule, sentir son souffle terminer son chemin contre mon cou, alors que je perdais mon regard dans le vide, ça faisait un bien fou de la retrouver, dans des gestes qui étaient aussi simple. Toute cette histoire avec Michael, m’avait fait vivre avec cette angoisse de la perdre, avec cette possibilité de ne plus jamais la retrouver, de ne plus pouvoir sentir son visage sur mon épaule, ne plus pouvoir la prendre dans mes bras, lui parler ou encore voir un sourire prendre place sur ses lèvres. Des nuits blanches, j’en avais passé pour essayer de la retrouver, pour essayer de contrer ce petit jeu qu’il s’amusait à jouer avec moi, difficile de pouvoir fermer les yeux, lorsque ma meilleure amie était en danger, que lorsque je me retrouvais dans le noir, je ne pouvais pas m’empêcher de revoir ces images qu’il me montrait, je ne pouvais pas m’imaginer de la voir sans vie, de me dire que je l’avais définitivement perdue et que je ne pourrais jamais la retrouver. C’était la sensation de sa main sur la mienne, de ses doigts qui s’enlaçaient avec les miens qui me ramenait dans cette réalité, dans ces retrouvailles que l’on avait, mon regard restant pour sa part, fixait devant moi, dans un coin perdu. Du moi, autant de temps qu’elle m’en laissait la possibilité, si je n’avais pas apporté mon attention sur elle lorsqu’elle me l’avait demandé, j’étais venu le faire, sous ses gestes, sous les mouvements de cette main sur ma joue, qui doucement m’incitait à tourner mon regard dans sa direction, à pouvoir déposer mes yeux à nouveau sur elle. En guise de réponse, je n’étais pas venu reprendre la parole pour accepter ce marché qu’elle proposait, un simple hochement de tête pour lui annoncer mon accord. Un geste qui s’arrêtait de lui-même, lorsque je pouvais sentir ses lèvres contre mon front, que je laissais mes yeux se fermer, appréciaient au maximum cet instant, un instant que j’avais pensé ne plus pouvoir revivre. « Tu as raison, il serait temps que je rappel ton père, déjà que depuis le premier appel, j’en ai eu d’autre, avant même d’avoir le temps de partir de chez moi et que je dois surement en avoir d’autre en absence. » Cette étreinte entre nos doigts, je venais l’accentuer légèrement, grâce à une petite pression de mes doigts sur les siens, avant de mettre fin à son contact, de détourner mon regard de ma meilleure amie, de me concentrer sur ce que je devais faire. Ma main glissant dans la poche de mon jean, je partais à la recherche de mon téléphone, que je ne mettais pas longtemps à trouver. « Trois appels depuis que je suis sorti de ma voiture. » Un sourire s’était formé sur mon visage, pourquoi ? Je n’en savais trop rien, parce que je savais son père inquiet du côté de New-York, je savais qu’Anthéa n’allait pas pouvoir rester du côté de Miami, bien longtemps avec moi, comme elle venait de le dire, il souhaitait lui offrir du repos hors de ces grandes villes, qui pouvaient lui rappeler de mauvais souvenirs, la Floride en faisait partie. « Monsieur Mayweather, c’est Ki… Ouai, je suis avec elle et elle va bien…. Ecoutez, je sais que vous êtes inquiets, que vous avez envie qu’elle soit de retour à New-York rapidement, mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, qu’elle fasse le trajet une deuxième fois, en aussi peu de temps. Laissez-lui le temps de se reposer et demain je la ramène à votre Jet pour qu’elle retourne à New-York… » Cette demande, j’avais eu ce besoin de lui la faire, de tenter cette opportunité de pouvoir passer un peu plus de temps avec Anthéa, c’était un peu égoïstement que j’avais parlé. Et je ne m’attendais pas à la réponse que j’avais eu, est-ce que j’avais utilisé les bons arguments ? C’était possible, ce qui était sûr, c’était que j’avais son accord, avant qu’il ne mette fin à cet appel. Surpris, je l’étais et je ne pouvais pas m’empêcher de poser mon regard sur l’écran du téléphone que je tenais entre mes doigts après la fin de cet appel. « Il a accepté que tu ne repartes que demain… » Difficile à y croire et pourtant bien réel. « Par contre, je n’ai pas envie d’avoir de problème avec ton père, donc tu ne vas pas avoir d’autre choix que de me supporter jusqu’à ce que tu retournes à New-York. » Je ne pouvais masquer ce sourire qui était doucement venu étirer mes lèvres, alors que mes yeux quittaient l’écran de mon téléphone pour venir se tourner en direction de ma meilleure amie, me permettant de retrouver son regard. Je n’avais pas la moindre idée pour le moment de ce que l’on allait faire durant ce temps qui nous était accordé, mais je savais que ça allait nous faire du bien à tous les deux de pouvoir se retrouver, après bien trop de temps sans pouvoir être ensemble.
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