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 [FB] On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé

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J'ai posté : 54 messages et j'ai : 519 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Taylor Kinney et je crédite : Hellody ( avatar ) Little May ( profil )

MessageSujet: [FB] On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé   Mer 7 Juin - 3:13

Kathryn and Robbie
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FlashBack : On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé

Je n’en revenais toujours pas, de ce coup de téléphone que j’avais reçu la veille, lors de la garde que j’avais à la caserne, il était proche des seize heures, lorsque mon téléphone a sonné, m’annonçant un appel de Natalie, cette femme que j’aimais tant, un sourire avait vu le jour sur mon visage, alors que j’ignorais tout de la surprise qui allait m’attendre d’ici peu. Je pouvais encore entendre le son de sa voix résonner dans ma tête, comme si ce moment était en train de se vivre à nouveau en ce moment précis. « Kathy a été admise en urgence un peu plus tôt, elle vient d’avoir un bébé. » Une histoire qui me semblait surréaliste sur le moment, comment est-ce que ma sœur avait pu aller à l’hôpital pour accoucher, alors que je l’avais croisé il y a quelques jours, une semaine grand maximum et qu’elle n’avait rien d’une femme enceinte de neuf mois. L’explication, je l’avais eue, grâce à la même femme, qui venait de me l’annoncer, j’avais déjà entendu parler du déni de grossesse, mais jamais je n’avais pu voir un cas similaire en vrai, même sur les quelques mois que j’avais fait à l’ambulance. Toute cette histoire semblait incroyable, du jour au lendemain, sans que personne ne s’y attende vraiment, ma petite sœur, celle pour qui j’étais venu rejoindre New-York il y a quinze ans, venait de mettre au monde un petit garçon. Je n’étais plus qu’un simple grand-frère, alors que je me retrouvais à cette table, dîtes la table des secours en train de faire une partie de poker en attendant que l’alarme nous annonce une intervention, j’étais en train de devenir tonton d’un tout petit bonhomme. C’était tout simplement incroyable ce qui était en train de se passer.

La fin de la garde avait eu lieu à huit heures ce matin, j’avais eu cette envie de prendre ma voiture, poser mon sac à l’intérieur et de me rendre tout de suite à l’hôpital pour faire une visite à ma sœur, mais deux choses m’avaient poussé à décaler ce moment à plus tard dans la journée. La première, c’était la fatigue de cette nuit agitée, qui nous avait poussé à rompre le sommeil à trois reprises, pour intervenir sur deux accidents et un début d’incendie, la seconde, était Natalie, qui malgré mes supplications pour me faire une petite entorse au règlement, n’avait pas céder, les visites c’étaient l’après-midi, pas d’autres solutions étaient possibles. Voilà pourquoi, j’avais profité de quelques heures de calme dans l’appartement où je vivais avec ma copine, pour m’allonger sur le canapé, la télévision allumée sur ces émissions parlant des vieille voiture, quitte à choisir le programme autant prendre quelques choses que j’aimais. Mais la fatigue avait eu gain de cause sur moi, je n’avais sans doute même pas atteint la moitié de l’émission que j’avais trouvé le sommeil, la télécommande posait sur mon torse, je m’étais endormis sur le canapé profondément. C’était quelques heures plus tard que j’avais ouvert les yeux à nouveaux, ayant besoin de quelques minutes pour sortir de cet état comateux, celui dont j’avais horreur après une sieste, voilà pourquoi, j’évitais au maximum d’en faire. Mes mains passant sur mon visage, alors que je pouvais toujours entendre les bruits provenant de l’écran qui était à quelques mètres de moi, d’une émission sur les vieilles voitures, c’était désormais un film automobile qui était en train de passer, un film que j’avais déjà vu à deux reprises.

Il m’avait fallu de la motivation pour me lever, pour me décider de me préparer et celle-ci venait du fait, que je savais que je pouvais désormais retrouver ma petite sœur, allait découvrir cet enfant qui était mon neveu. Une chemise verte, manche longue sur le dos, un jean en bas et une veste en cuir dans une main, une petite peluche dans l’autre, je longeais les couloirs de l’hôpital, après avoir pris cet ascenseur pour monter à l’étage que m’avait indiqué Natalie. Il ne me restait plus qu’à trouver la bonne chambre, mon regard se posait avec attention sur chacune des portes que je croisais, avec mon cœur qui s’emballait à chaque fois. Il était probablement seize heures quarante-cinq, peut-être même dix-sept heures, je n’avais pas la moindre idée, que quelques heures plus tôt, elle avait eu la visite de notre père, de sa mère, bien que je pouvais m’en douter, ce que j’ignorais totalement, c’était le contenu de cette conversation. Une fois arrivée à destination, j’apportais mes doigts toujours resserraient sur cette peluche, pour les apporter contre le bois de la porte, annoncer ma présence. Il ne me restait plus qu’une chose à faire, faire mon entrée dans cette chambre après avoir entendu une réponse de ma petite sœur derrière cette porte. « Salut ! » La veste trouvait sa place sur le dossier de la chaise qui se trouvait dans cette chambre, alors que je m’approchais de Kathryn, déposant un baiser sur sa joue. « Je suis désolé, je serais bien venu avant, mais j’ai terminé ma garde, les visites n’étaient pas autorisées et après je me suis un peu endormi. » D’un côté, heureusement que Natalie n’avait pas craqué sous ma pression, sinon j’aurais été capable de trouver le sommeil rien qu’en me trouvant assis sur cette chaise qui tenait ma veste. « Comment est-ce que tu te sens ? Et comment va le petit bonhomme ? » Deux questions enchainaient rapidement, mais dans toute cette histoire, il y avait encore beaucoup trop d’incompréhension, de part d’ombre, sauf qu’avant toute chose, je voulais m’assurer, me garantir que l’un comme l’autre, allait bien, même si je n’avais pas encore fait la connaissance de la seconde personne.
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MessageSujet: Re: [FB] On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé   Jeu 8 Juin - 9:51

On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé
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Ma vie vient d’éclater dans les airs, en un millier de petites étoiles. S’il existe une personne qui contrôle ma vie, où qu’elle soit, elle vient de jouer un sacré coup de poker. D’un geste, elle a récupéré les cartes de mon jeu, pour les mélanger, et les redistribuer. En moins de vingt quatre heures, tout vient de changer. Hier encore, j’étais une simple étudiante comme les autres, qui ne demandait rien à personne, seulement faire sa route jusqu’à l’année du diplôme pour ensuite débuter sa propre vie, probablement comme scientifique, dans un grand laboratoire. Je n’ai pas encore de plan de carrière bien défini, je sais seulement que la chimie et la biologie sont des domaines qui me passionnent. J’avais le temps de voir venir, d’y songer certainement. Mais voilà, hier, un élément est venu tout remettre en cause. L’élément en question est en train de dormir dans son berceau, près de la fenêtre pour profiter de la douce chaleur qui s’y dégage. Il s’appelle Valentin, et il a à peine un jour de vie. Un petit miracle qui n’était pas prévu, mais qui est pourtant bien là. Il est la raison du côté incertain de mes études à présent. Que vais-je faire, retourner en cours d’ici quelques jours et faire comme si de rien n’était ? C’est impossible, et je le sais bien. Ma vie est modifiée à jamais. Mon avenir scolaire également. Mais si c’était tout. 17 heures approche à la pendule, et les souvenirs de ce qu’il s’est passé quelques heures plus tôt sont encore présents dans mon esprit. Tout l’étage doit être au courant également. Le pauvre bout de femme qui vient d’avoir un enfant, et qui vient d’être foutu dehors par ses propres parents. En un claquement de doigts, je suis passée de l’étudiante chez ses parents à une mère célibataire à la rue. Un virage à 180°.

Assise sur le lit, les jambes étendues devant moi, et l’un de mes cahiers de cours sur les cuisses, je tente d’occuper mon esprit pendant que ce bébé qui est le mien dort paisiblement. Je sais qu’il va bientôt se réveiller, pour réclamer à manger, mais en attendant, je dois penser à autre chose. C’est idiot de potasser mes cours, alors que je sais qu’il me sera impossible d’y retourner, mais ce sont les seules choses présentes dans mon sac, lorsque je suis arrivée la veille à l’hôpital. En me levant le matin, je n’avais pas prévu que j’allais passer un séjour ici, sinon, j’aurais eu la décence de prendre un livre. Malgré le flot d’émotion qui se bagarre la première place en moi, il n’y a aucune larme qui coule sur mes joues. Je suis vide. Asséchée de l’intérieur. Elles ont tellement coulé après le départ de mes parents, lorsque les nerfs ont lâché. Ajouté à ça le contrecoup de l’accouchement. Une véritable descente en enfer. Je jette un regard en coin pour vérifier le bébé, avant de poser mes yeux sur les lignes de mon cahier. Un casse tête pour quiconque n’ayant pas suivi les mêmes études. Sauf qu’un bruit vient interrompre ma concentration. Un toquement à la porte, pour signaler une présence. « Oui ? » D’ordinaire, s’il s’agit d’un membre du personnel hospitalier, le toquement est suivi de l’ouverture de la porte. Là non. Comment ne pas être surprise, en sachant que personne n’est au courant de ma présence, et que mes parents sont déjà passés. Un petit sourire vient instantanément sur mes lèvres lorsque mon regard se pose sur mon frère, Robbie. « Salut… » J’étais partagée entre la surprise de le voir, car je connaissais son emploi du temps plutôt chargé, la joie d’avoir un visage familier dans cette chambre, et l’appréhension de repartir vers un remake de la scène passée il y a quelques heures à peine. Pourtant, le baiser qu’il vient déposer sur ma joue me laisse présager un meilleur moment, car contrairement à mes parents, il doit connaître la raison de ma présence ici, par le biais de Natalie.

Je l’observe silencieusement placer sa veste sur la chaise, pendant que je regroupe les feuilles volantes dans le cahier pour ne rien perdre. Je me redresse à l’aide de mes mains, avant de poser un regard sceptique sur lui. « Tu es vraiment en train de t’excuser là ? » Le sourire que j’avais, aussi mince qu’il puisse être, s’élargit un peu plus à mes paroles. C’est moi qui me retrouve au milieu d’une situation complexe, et c’est lui qui s’excuse pour un malheureux retard, alors que je n’étais même pas au courant qu’il devait passer, donc ce n’est pas un retard. Je passais doucement mes mains sur mon visage, un geste qui devait effacer quelque peu les traces de fatigue, du moins dans mon esprit, tout en écoutant les deux questions qu’il me posait. S’il était venu une ou deux heures avant, j’aurais pu littéralement craquer avec sa simple question. Mais là, il fallait le temps à mon organisme pour refaire le stock de larmes. « Il y a eu des jours meilleurs. J’en viens à me demander quelle sera la prochaine mauvaise nouvelle aujourd’hui… » Après tout, il n’est que 17 heures. Il peut encore s’en passer des choses avant de passer au jour suivant. « Les médecins disent qu’il va bien, qu’il est en parfaite santé. » C’est un poids en moins à assumer. Je ne sais comment j’aurais pu tout gérer si, en plus de me retrouver toute seule, j’avais eu un enfant souffrant d’une quelconque pathologie. Je sais qu’il faudrait que je propose à Robbie s’il voulait voir Valentin, mais avant, il y avait quand même une question qui me brûlait les lèvres. « Est… est-ce que toi aussi tu es venu m’engueuler et me traiter de menteuse ? » Une question que j’aurais été incapable de dire en temps normal. Elle serait restée dans mon esprit, mais sans jamais en sortir. Sauf que là, la situation était déjà assez compliquée. Si je pouvais avoir un aperçu de ce moment avec mon frère, savoir si je devais me préparer à des remontrances, je pouvais trouver le cran de lui demander clairement.



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Dernière édition par Kathryn L. Price le Ven 9 Juin - 15:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [FB] On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé   Jeu 8 Juin - 18:52

Kathryn and Robbie
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Toute cette histoire en apparence était complètement impressionnante, surréaliste quand on y pensait réellement, mais ce n’était pas le moment pour moi de me pencher sur le sujet, plusieurs heures déjà que j’aurais dû passer la porte de cette chambre. Si Natalie avait fini par céder à mes demandes, dès la fin de ma garde, j’aurais mis les pieds dans cet hôpital, je serais venu rendre visite à ma petite sœur, pour passer probablement une grande partie de cette journée en sa présence et celle de son fils. Mais je n’avais jamais réussi à la faire craquer, à accepter qu’exceptionnellement la visite me soit accordé, j’avais dû faire comme tout le monde, attendre le début d’après-midi pour pouvoir venir. Un décalage de quelques heures supplémentaires qui étaient causés par la sieste dans laquelle j’avais sombré en me mettant devant la télévision. Mais, maintenant le temps attendu pour pouvoir rejoindre ma petite sœur n’avait plus d’importance, je me retrouvais enfin avec elle, enfin à ses côtés et c’était tout ce qui comptait pour moi. J’allais aussi pouvoir faire la toute première rencontre avec ce nouveau venu dans la famille, ce petit garçon qui était mon neveu, celui dont Natalie était venue me parler, lorsqu’elle m’avait appelé pour m’annoncer la présence de Kathryn à l’hôpital, les raisons qui l’avaient poussé à venir en urgence jusqu’ici.

La veille avait été une journée mouvementé pour ma petite sœur, elle était venue changer une grande partie de sa vie, avec la présence de son fils, son nouveau rôle de mère qui était complètement inattendu, pourtant, je pouvais déposer mon regard sur les feuilles qui étaient présentes sur son lit. Difficile de ne pas remarquer qu’elle était plongée dans ces cours avant que j’arrive, le nombre de formule sui se trouvait dessus, sans réussir à les comprendre, faisait clairement comprendre qu’il s’agissait de son domaine de prédilection, la biologie ou encore la chimie, l’un des deux, c’était sans le moindre doute. Comprenant rien aux études qu’elle suivait, il était préférable pour moi de ne pas enchainer sur ce sujet de conversation, il était d’ailleurs temps que j’en lance un et c’était mes excuses que je faisais en premier, parce que je n’avais pas pu venir lui rendre visite plus tôt dans cette journée. « J’aurais aimé pouvoir venir te rendre une visite avant. » Le temps et la fatigue n’avaient juste pas décidé de jouer en ma faveur pour cette journée, mais cela n’allait pas m’empêcher de rester un petit peu avec elle dans cette chambre. Une main passant sur ma joue, l’autre se tenant derrière mon dos, serrant toujours entre mes doigts cette petite peluche que j’étais allé récupérer sur le chemin pour le fils de ma sœur.

Tout ce qu’il s’était passé depuis hier, avait été une succession de moment imprévu pour Kathryn, une raison qui me poussait à savoir comment elle allait, comment elle se sentait alors que quarante-huit heures en arrière elle ignorait qu’aujourd’hui elle serait maman. Sans compter, que je ne pouvais m’empêcher de poser une question concernant cet enfant, ce petit bébé pour savoir comment il allait lui aussi, comment il se portait. La réponse apportait par ma petite sœur me surprenait et en même temps elle était assez logique, pas sûr que j’aurais su comment réagir, si en un claquement de doigt, tout ce qui faisait ma vie, était complètement chamboulait sans que je ne puisse rien faire ou rien dire. Pourtant, ce qui venait m’intriguer dans les mots qu’elle venait de prononcer, c’était de savoir pourquoi elle parlait de mauvaises nouvelles pour aujourd’hui ? Est-ce que j’avais loupé une étape ? Ou alors mal compris une information que Natalie était venue me donner ? « Ce n’est pas une mauvaise nouvelle ça, au contraire, c’est même une très bonne nouvelle. » Entre ce qu’elle avait dit, ce que les médecins avaient annoncé sur l’état de santé de son fils qui était bon, j’avais bien du mal à suivre là où elle voulait réellement en venir. Je m’approchais du lit sur lequel elle se trouvait, pour décaler les feuilles, qui étaient ses cours, sur le côté, pour venir m’assoir sur le bord de ce lit, en même temps que la question de ma petite sœur me parvenait aux oreilles. Mon regard s’était immédiatement tourné dans sa direction, les sourcils fronçaient, je ne comprenais pas d’où sortait cette interrogation, est-ce que je lui avais laissé croire que j’allais l’engueuler ? Et puis pourquoi est-ce qu’elle avait ajouté « toi aussi » ? « Je ne viens ni t’engueuler, ni te traiter de menteuse. Finalement c’est peut-être un drapeau blanc que j’aurais dû apporter avec moi au lieu d’une peluche. » En même temps, je n’aurais jamais pu deviner devoir entrer dans cette chambre, un drapeau blanc à la main pour venir en signe de paix dans cette chambre. J’avais profité de ces quelques paroles, pour retirer la dîtes peluche de derrière mon dos, pour venir la montrer à la mère du petit garçon, dont elle allait appartenir. « Si tu me disais pourquoi moi aussi je serais venu t’engueuler et qui est venu le faire. » Parce que c’était l’information que j’en ressortais de ce qu’elle venait de me dire, de me demander, Kathryn n’était pas du genre à laisser ce genre de pensées sortir comme elle venait de le faire, ses mots étaient précieusement choisis et le « toi aussi » n’avait pas été dit sans réflexion avant.
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MessageSujet: Re: [FB] On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé   Ven 9 Juin - 15:54

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Le jour de la naissance d’un enfant doit toujours être un synonyme de joie, et de bonne humeur. Pourtant, c’est loin d’être le cas lorsque cette naissance n’était pas prévue. Contrairement à d’autres mamans qui devaient se trouver dans les chambres annexes à la mienne, ce n’était pas la joie que l’on pouvait choisir pour qualifier mon humeur première. Bien qu’à présent, je me faisais peu à peu à l’idée que je n’étais plus seule, qu’il était là à présent, il fallait encore un peu de temps pour tout assimiler, et réellement me réjouir de l’arrivée de ce bébé. Le contexte hospitalier est loin d’être idéal pour ça. Encore moins après le remue-ménage provoqué par la visite de mes parents. Alors oui, au lieu de répondre de façon positive à Robbie, c’est la succession de mauvaises nouvelles qui l’emporte, à son grand étonnement, si j’en juge par les expressions qui passent sur son visage. Un petit sourire timide fait un passage éclair sur mes lèvres. Au moins, il jugeait la venue de Valentin comme une bonne nouvelle, contrairement à certaines personnes. De quoi mettre un peu de baume à mon coeur, bien fragilisé. Je le laissais pousser les quelques feuilles qui restaient sur mon lit, et me décalais également un peu plus sur l’un des côtés pour lui laisser la place de s’asseoir à côté de moi. Un moment que je jugeais opportun pour lui poser une question sortie de nul part. Bien que les quelques paroles qu’il avait déjà prononcé me laissaient penser le contraire, j’avais ce besoin de savoir si j’allais passer un mauvais quart d’heure dans les prochaines minutes, ou non. Je voyais bien qu’il fronçait les sourcils, et ça ne laissait rien présager de bon. Et pourtant. Mes yeux quittèrent ceux de Robbie, pour venir se poser sur l’objet qu’il sortait de derrière son dos. Une simple peluche, mais qui représentait vraiment beaucoup à mes yeux. D’un geste hésitant, j’approchais ma main pour venir prendre la peluche entre mes doigts, alors qu’un petit sourire s’affichait déjà sur mes lèvres. Je jetais un bref coup d’oeil à mon frère, avant de murmurer un petit merci. C’était parfait, bien mieux qu’un drapeau blanc, comme il l’avait suggéré. Surtout que pour agiter un drapeau blanc, il aurait déjà fallu être en froid. Or, ce n’était pas le cas avec lui. Depuis la dernière fois que je l’avais vu, à aujourd’hui, rien n’avait changé. Il n’y avait aucune animosité. Et avec les paroles qu’il m’avait dis, je pouvais être rassurée de me dire que ça n’allait pas changer dans l’immédiat, également.

Ma seconde main s’approche de l’objet, caressant délicatement l’une des extrémités, alors que la question de mon grand frère me parvient aux oreilles. J’aurais dû m’y attendre. Il n’allait pas passer l’éponge sur la question que je lui avais posé, et il avait parfaitement su trouver la faille dans les mots que j’avais employé. J’aurais aimé pouvoir esquiver le sujet, et ne pas devoir parler de l’évènement qu’il y avait eu plus tôt dans l’après-midi, mais je le connaissais depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’il n’allait pas abandonner. Que d’une façon ou d’une autre, il allait réussir à connaître la vérité. Mais qu’il faudrait que ça vienne de moi, et non de Natalie qui aura probablement eu vu de l’épisode aussi. « Mes… parents sont venus. » Une première réponse, même si elle était bien trop évasive. Je prenais une profonde inspiration, pour rassembler un peu de courage. Discuter, donner mon avis, ce n’est pas dans mes habitudes. Mais l’arrivée de ce petit garçon va tout changer. Je vais devoir bousculer mes habitudes pour lui. Autant commencer dès maintenant. « On va dire que les explications des médecins pour… tout ça… ne sont pas assez fiables. Que notre père a une autre version pour tout qualifier. » Difficile d’expliquer une situation avec des mots simples, mais précis, quand la version officielle était plus vulgaire et directe. « Que je le savais, mais n’ai rien dit… avec pleins de mots plus jolis les uns que les autres. » Un léger soupir s’échappe de mes lèvres, en même temps que mes épaules s’affaissent. Ça ne fait que commencer, mais tout ceci m’épuise déjà, en plus de la fatigue physique et psychologique de l’accouchement. Je quitte des yeux la peluche pour trouver le courage de regarder Robbie, et dire simplement. « Il m’a foutu dehors. » Encore la meilleure façon pour résumer le passage de mes parents dans cette chambre, quelques heures plus tôt.



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MessageSujet: Re: [FB] On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé   Dim 11 Juin - 3:41

Kathryn and Robbie
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J’avais bien du mal à comprendre où Kathryn voulait en venir, pourquoi elle était venue me poser cette question, mais je n’avais pas pu m’empêcher de parler de cette peluche, d’essayer d’apporter une toute petite touche d’humour, très légère. Dès que j’avais décidé de retirer cette peluche qui était caché derrière mon dos, pour la montrer à ma petite sœur, je pouvais voir son regard être attiré par ce qui se trouvait dans ma main. Je n’avais d’ailleurs pas pu empêcher un léger sourire de venir se présenter son visage, j’avais sous mes yeux, ma petite sœur qui approchait hésitante sa main, comme s’il y avait une possibilité de faire une connerie en venant prendre ce petit cadeau que j’avais ramené pour son fils, pour le nouveau-né de la famille. Dire qu’il y a une bonne grosse demi-heure en arrière, je m’étais trouvé con à la casse de ce magasin, prêt à payer ce petit cadeau, con parce que j’avais cette sensation que c’était le genre de cadeau complètement ringard, ridicule pour un petit bébé qui vient tout juste de voir le jour. Je n’étais pas le spécialiste des nouvelles venues au monde, du côté de ma mère, j’étais le seul enfant qu’elle avait eu et du côté de mon père, au moins d’une grande surprise, il n’y avait que Kathryn, qui venait de mettre au monde son tout premier enfant. Quant à moi, même si j’étais très heureux avec Natalie, pour le moment on n’avait encore jamais parlé de l’éventualité de fonder une famille ensemble, cette petite vie nous convenait dans l’immédiat, même s’il nous arrivait de temps en temps de parler de mariage, rien de concret, on savait juste qu’un jour Natalie deviendrait Madame Weaver, sans le moindre doute. « Tu sais, le temps de tes neuf ans où je t’offrais des peluches est révolu maintenant, celle-ci est pour ton fils. » Une nouvelle fois, je tentais une petite touche d’humour, comme je le pouvais, alors que ce léger sourire restait encore un peu présent sur mon visage. Un peu parce que malgré cette prise de parole qui se voulait un peu décontractante, je ne pouvais m’empêcher de penser à ce qu’elle m’avait dit, à la question qu’elle était venue me poser.

Et pour avoir des réponses, rien de mieux que de demander directement à l’intéressait, une discussion qui allait être difficile, son caractère je le connaissais, elle était cette femme timide, alors que j’étais complètement l’inverser. Pourtant depuis le temps elle me connaissait, elle connaissait mon entêtement et savait que je finirais quoi qu’il se passe par avoir la réponse à ma question, que ce soit maintenant ou plus tard. La réponse j’allais l’avoir, mais je ne pouvais pas m’attendre à une réponse de ma petite sœur et en même temps réussir à capter son regard, c’était sur cette peluche qu’elle se concentrait alors que ses doigts passaient sur celui-ci pour le caresser. Cette première réponse qu’elle me donnait, ne m’apportait aucun élément pour savoir où allait se diriger cette conversation, ses parents étaient venus, mais qu’est-ce qu’il s’était passé pour parler d’engueulade ? L’envie de poser de nouvelles questions était présente, mais pourtant je gardais le silence, luttant avec moi-même autant que je le pouvais, cela ne servait à rien d’en rajouter, de la brusquer, elle avait commencé à parler, elle allait continuer sur sa lancée. La suite n’était pas plus compréhensible que je le pensais, je ne comprenais rien à ce que Kathryn était en train de me raconter, je ne comprenais pas pourquoi est-ce que notre père n’arrivait pas à croire la version des médecins, pourquoi selon lui sa fille serait venue lui mentir, lui cacher cette vérité en sachant être enceinte, puis comment elle aurait réussi à cacher aussi bien être enceinte de neuf mois ? Les sourcils fronçaient, en me répétant ce qu’elle venait de me dire une image se mettait en place dans ma tête et c’était une image que je n’aimais pas, j’espérais me tromper, ne pas avoir raison dans cette déduction.

Pas besoin de lui demander, en voyant le regard de ma petite sœur venir retrouver le mien, je savais que la réponse j’allais l’avoir et elle ne tardait pas à arriver, à arriver à mes oreilles et le moins que je puisse dire, c’était que je n’en revenais pas de ce qu’elle était en train de me dire. « Quoi ? » Cette question était sortie toute seule, alors que j’étais en train de réaliser, que même si je n’avais pas été aussi loin dans mon raisonnement, j’avais été sur la bonne voie, là où j’aurais préféré me tromper. Je n’en revenais pas de ce que j’étais en train d’apprendre, notre père était venu jusqu’ici pour mettre en doute les paroles des médecins, pour mettre en doute les dires de sa fille, celle qu’il aimait pourtant tellement, avant de prendre cette décision de la mettre à la rue ? J’étais surpris, sous le choc de cette nouvelle que Kathryn venait de me donner et en même temps je ne pouvais pas empêcher la colère envers mon père de se présenter, de me demander comment il avait osé faire ça à sa propre fille ? Comment était-il possible, que pour lui cette naissance imprévue ne soit pas une bonne chose ? Après tout, c’était de soutiens dont avait besoin ma petite sœur dans ce nouveau rôle de maman qui lui était imposé du jour au lendemain, pas d’être enfoncé ou abandonné par son entourage. « Mais quel gros con celui-là ! » Je l’avais rencontré pour la première fois de ma vie à seize ans, pour venir habiter près de chez lui un an après, mais pas pour apprendre à le connaitre lui, pour apprendre à connaitre ma petite sœur. Au final, je n’avais jamais réellement eu de grandes accroches avec lui, si on s’entendait bien s’était principalement pour Kathryn, pour que les moments en « famille » se passe le mieux possible. Une main passant sur ma nuque, je tournais mon regard sur le côté, venant mordre ma lèvre inférieure, comme un moyen d’évacuer cette colère que j’avais contre lui, ce n’était pas le moment de penser à ce que j’allais pouvoir lui dire, le plus important était de me concentrer sur ma petite sœur. « Et il a donné quelle explication sur le fait que tu « savais » pour cette grossesse, mais que tu n’avais rien d’une femme enceinte ? » Bon pour cette tentative c’était un peu échouait. Ma main quittant ma nuque, je venais la descendre pour venir la poser sur la jambe de ma petite sœur qui était proche de la mienne, une petite caresse comme pour la rassurer, lui montrer que malgré tout le bien que je pensais de notre père, j’étais là pour elle. « Peu importe les conneries qu’il a pu te sortir, ne l’écoutes pas Kathy. La vérité tu la connais et c’est tout ce qui compte et que ce soit Natalie ou moi, on te croit. Le plus important pour toi, maintenant, c’est de te concentrer sur ce magnifique petit garçon. » Cette vérité, s’il ne voulait pas la croire, c’était son problème. « Je sais que je ne l’ai pas encore vu, mais ce petit bonhomme est ton fils et il ne peut être que beau, comme son tonton ! » C’était pour le moment ce qui me restait, autant pour la rassurer, que pour essayer de faire descendre la colère envers mon père, que de faire un peu d’humour.
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J'ai posté : 96 messages et j'ai : 959 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Caitlin Stasey et je crédite : tearsflight (avatar) Magma. (signature) Little May (profil)

MessageSujet: Re: [FB] On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé   Dim 11 Juin - 14:47

On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé
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J’avais la certitude que mon grand frère n’était pas là pour me faire la moral, contrairement à mon père qui ne s’était pas gêné pour faire une scène ici même, dans cette chambre, en oubliant le lieu où il était. Malgré ça, je ne pouvais être complètement rassurée. Dans ma curiosité, j’avais fait une erreur, ajouté un mot en trop, qui avait seulement réussi à mettre la puce à l’oreille de Robbie, lui faire penser qu’il y avait un incident avant qu’il n’arrive lui-même à l’hôpital. Il n’aurait pas été sage de croire à la chance, qu’il allait simplement faire abstraction à mes paroles, et passer l’éponge. Même si je ne le connaissais pas depuis ma naissance, mais seulement quelques années, je le connaissais suffisamment pour savoir qu’il avait du caractère. Que l’obstination faisait parti de lui. De gré ou de force, il allait avoir le fin mot de l’histoire. Il était préférable pour lui, comme pour moi, d’être la personne qui allait lui apprendre la triste réalité de la chose : que je me retrouvais dehors, avec un enfant sur les bras.

Pour lui, pour ce frère que je n’aurais pu ne jamais connaître, je faisais des efforts considérables. Je réussissais à aller au delà de mon caractère habituel, pour lui donner des réponses. Elles étaient vagues, et peu développées, j’en avais conscience, mais à quoi bon donner des détails supplémentaires, ça n’allait pas changer la réalité. Il y eut ce petit pincement au coeur en prononçant les derniers mots, cette dernière phrase qui sonnait comme une bombe déposée prudemment. Mon regard avait quitté la direction de la peluche offerte par Robbie, pour se poser directement sur lui. Je pouvais voir le changement d’attitude sur son visage. Le petit quelque chose en plus dans ses yeux. De la colère ? Probablement. Même si j’étais presque sûre qu’elle n’était pas pour moi, mais pour ce père que l’on avait en commun. L’entendre jurer faisait toujours ce même effet. Celui de me demander comment un même homme avait réussi à faire deux enfants aussi différents. Mon frère est tout simplement mon opposé, en tout et pour tout. Un tempérament de feu, alors que moi, ça serait de l’eau qui dort. Une pensée qui aurait pu me faire sourire, si la situation actuelle n’était pas compliqué, et attristante. Je détournais le regard lorsque sa question me parvenait aux oreilles. J’étais tout bonnement incapable de soutenir son regard. Le sien comme celui de n’importe qui d’ailleurs. À la place, je fixais un point sur le mur en face de moi. Tout ceci était un cauchemar, et je n’avais qu’une hâte, celle de me réveiller, pour espérer pouvoir reprendre contact avec la réalité. Ce bébé venu de nul part était déjà une source de questionnement, et de tracas, car il y avait un millier de question dans mon esprit. Je n’avais jamais envisagé d’être mère. Que ce soit maintenant comme plus tard. Jusqu’à hier, je n’avais que mes études en tête. L’objectif de terminer avec un diplôme en poche, afin de pouvoir intégrer un laboratoire, et de vivre de ma passion. Jamais la question de famille, d’en créer une à moi était venue dans mon esprit. Or, je ne voulais pas ajouter au tableau le déchirement de la famille qui existait déjà avant l’arrivée de ce bébé. Mais c’est ce qui se passait sous mes yeux, et je ne pouvais faire autrement que de m’en sentir responsable. Coupable. « Je ne sais pas… j’ai… arrêté d’écouter au bout d’un moment. » Bien que difficile à croire, c’était la vérité. Mon cerveau avait réussi à se mettre en auto protection, et sans comprendre comment, je m’étais retrouvée comme dans une bulle. Je voyais les lèvres de mon père bouger, mais les mots n’arrivaient plus à mes oreilles. Jusqu’à la fin de la conversation, avec la venue des agents de sécurité de l’hôpital. D’un coup, je quittais ma contemplation du mur pour baisser mon regard à ma jambe, là où se trouvait la main de Robbie à présent. J’observais ce geste pendant une fraction de seconde, avant de trouver le courage de retrouver son regard. Si seulement il pouvait dire vrai. La vérité, personne ne la connaissait. Moi y compris. Cette histoire me dépassait. Il n’y avait personne dans ma vie. Aussi bien dans mon coeur ou dans mon lit. Personne. Or, un enfant ne se fait pas par l’opération du Saint Esprit. Il est, et restera pour l’instant un grand mystère. Un petit sourire venait se frayer une place sur mes lèvres. Ces mots, j’aurais aimé les entendre quelques heures plus tôt. Si mon père n’était pas de cet avis, j’aurais aimé avoir le soutien de ma mère. Mais elle avait préféré s’effacer, et suivre lâchement ce paternel un peu trop autoritaire. Un sourire, et même un petit rire suite aux paroles de mon grand frère. Il venait de me montrer le parfait exemple de la vantardise. « Je pense qu’il faudrait faire une comparaison entre vous deux, pour savoir lequel remporte le prix. » Une compétition un peu déloyal, car aux yeux d’une mère, son enfant est parfait.

Des paroles qui semblaient avoir été entendu par le principal intéressé. Un gazouillement venait m’inciter à détourner le regard du lieutenant une nouvelle fois pour se poser sur le berceau qui était près de la fenêtre. Le signal qui voulait dire que je pouvais quitter mon lit, et retrouver la sensation du sol sous mes pieds pour faire quelques pas dans cette direction. Ce que je faisais sans réfléchir. Je descendis du lit, et m’approchais de celui de mon fils. Une appellation encore difficile à croire, mais il était là, devant mes yeux pour y apporter une preuve concrète. Sa simple vision faisait naître un sourire naturel sur mes lèvres. En un peu plus de vingt quatre heures, il m’avait conquise. J’étais littéralement sous le charme de ses yeux. J’approchais l’une de mes mains de son visage, et caressa avec douceur et du bout des doigts sa peau délicate. « Je pense que j’ai quelqu’un à te présenter. » Des mots que j’avais adressé à mon frère, en posant mon regard sur lui pendant un court instant, avant de reposer mes yeux sur mon fils. J’approchais ma seconde main de lui, et avec le plus de délicatesse possible, venais le prendre dans ses bras. Si j’avais eu énormément peur la première fois, grâce à l’intervention de Natalie, cette peur diminuait un peu plus à chaque fois. Sa tête bien calée dans le creux de mon coude, je pouvais me retourner vers l’autre personne dans cette pièce, et m’approcher de lui. C’est seulement une fois à sa hauteur que je m’exclamais, un sourire toujours présent sur mes lèvres. « Je voudrais te présenter Valentin, ton neveu. » Car oui, depuis le premier jour, il n’y avait eu aucune distinction. Il était mon frère. Il n’y avait pas de demi qui comptait. Même si on n’avait pas la même mère, c’était la même chose. Et ce bébé, c’était tout bonnement son neveu.



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MessageSujet: Re: [FB] On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé   Mer 14 Juin - 14:07

Kathryn and Robbie
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FlashBack : On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé

Je n’en revenais pas, de cette nouvelle que je venais d’apprendre sur notre père, c’était comme un coup de massue, celui que je ne pensais jamais prendre venant de sa part, pourtant avec lui, depuis que je le connaissais, je m’étais attendu à tout. Mes doigts avaient trouvé refuge sur ma nuque alors qu’un maximum de pensées étaient en train de me traverser l’esprit, comme celle d’aller lui parler dans les jours à venir. Comment était-il possible qu’il décide de mettre sa fille à la rue, sa propre fille qui venait de mettre au monde un petit garçon ? J’avais mis seize ans avant de le rencontrer, voilà maintenant dix-sept ans que je l’ai vu pour la toute première fois de ma vie, mais pourtant, je ne le connais toujours pas, je peux dire ce que je veux, cet homme est et restera toujours un étranger à mes yeux. Les efforts avec lui, je les faisais uniquement pour Kathryn, parce qu’aussi surprenant que cela pouvait paraitre, si je ne me considérais pas comme le fils de cet homme, sa fille, elle était pleinement ma sœur, que l’on ait pas la même mère n’était pas un problème à mes yeux. Tous ces moments passaient en famille, je les avais acceptés dans un seul et unique but et découverts aujourd’hui, que notre père avait décidé de mettre sa propre fille à la rue, comme si elle n’avait jamais existé, me faisait regretter tous ces moments avec lui, cette petite sympathie que j’avais ressenti pour lui, même si je n’oubliais pas ces seize premières années sans sa présence dans ma vie. Aujourd’hui, alors que pour ma sœur, je tentais de le défendre comme je le pouvais, il venait de me donner en main toutes les cartes nécessaires pour le haïr, pour ne plus avoir besoin de le défendre, de prendre la parole en sa faveur, mieux encore, j’avais cette envie de lui mettre mon point en plein visage. Kathryn n’était pas bien, personne ne pouvait l’être après une telle nouvelle, alors que la vie lui offrait déjà un premier défi de taille, elle allait devoir faire face à un second, tous les deux n’étant pas prévu hier encore. Je ne savais pas comment elle allait s’en sortir, mais malgré sa timidité qui prenait une grande place dans son caractère, je savais qu’elle avait les ressources suffisantes pour s’en sortir, puis il était hors de question que je la laisse tomber.

Mais main sur sa jambe, je pouvais enfin retrouver son regard, celui-là même qui avait trouvé une place particulière sur le mur qui était en face d’elle, après avoir laissé le fond de ma pensée parler au sujet de notre père. Changer de sujet, se concentrer sur l’essentiel, sur le plus important, sur la raison de ma visite dans cette chambre d’hôpital, c’était la meilleure chose à faire, plutôt que de continuer de lui rappeler les mots que notre père lui avait sorti quelques heures avant. De quoi apporter cette conversation sur l’enfant qu’elle venait d’avoir, sur ce petit garçon qui venait m’offrir ce nouveau rôle de tonton, que je ne pensais pas vivre un jour, tout du moins pas aussi rapidement. De quoi apporter en même temps, un peu d’humour, essayer de plaisanter un petit peu, permettre à Kathryn de penser à autre chose, de trouver un petit sourire qui prenait place sur son visage. Une intention qui marchait, même un peu plus que je n’avais pu le penser sur le moment, puisqu’aussi timide qu’il pouvait l’être, j’avais pu entendre se rire franchir ses lèvres, arriver jusqu’à mes oreilles. « Pas de comparaison, c’est un bébé, j’ai perdu d’avance, je suis trop vieux pour avoir la moindre chance de remporter ce prix. » Difficile de voir Kathryn dire le contraire dans cette réalité et je voyais mal Natalie ne pas venir rejoindre l’avis de ma petite sœur, il me suffisait que me rappeler l’appel de la veille, celui où j’avais appris que j’étais tonton d’un petit garçon, un appel où j’avais entendu beaucoup de bien sur cet enfant, autant dire, une bataille perdue d’avance pour moi. Est-ce qu’avec à peine un jour de vie, cet enfant avait compris que l’on parlait de lui ? Le hasard pouvait le laisser penser, à peine en train de parler de lui, qu’il venait se manifester, attirant à la fois le regard de sa mère, comme le mien, qui se tournait en direction de ce berceau présent dans cette chambre. Un gazouillement qui était entendu par Kathryn, à peine avait-il résonné dans cette pièce, que je pouvais la voir se lever de son lit, parcourir ces quelques pas qui la séparait de son fils. Mes lèvres étaient venues doucement s’étirer en l’entendant m’annoncer qu’elle avait quelqu’un à me présenter, difficile de ne pas comprendre de qui elle parlait, de réaliser que j’allais enfin pouvoir rencontre ce petit homme qui venait de venir en monde. Une naissance qui n’était pas prévu à la suite du déni de grossesse qu’elle avait fait, mais la voir agir avec cet enfant, ne laissait que très peu de doute, elle allait s’en sortir avec lui. D’une douceur et d’une agilité, elle était venue le sortir de son berceau, de le prendre dans ses bras avec une grande délicatesse, j’avais déjà eu à porter un bébé entre mes bras, dans le cadre de mon boulot et j’avais toujours cette même sensation, cette impression qu’au moindre mouvement je lui faisais mal, que l’enfant dans mes bras pouvait se casser, tel une poupée fragile. « Coucou Valentin… » Relevait du lit où j’avais pris place tout à l’heure, je venais aux côtés de ma petite sœur, passant l’une de mes mains dans son dos, alors que la seconde, s’approchait du petit garçon qu’elle tenait dans ses bras. « Je te confirme, je n’ai aucune chance de gagner face à ton fils. » Mon sourire ne se détachait pas de mes lèvres, alors que mon regard naviguait vers ma sœur lorsque je lui parlais, avant de revenir en direction de cet enfant qui était mon neveu. Trente-deux ans et c’était la première naissance que je pouvais vivre dans ma famille, celle de Kathryn à l’époque j’ignorais tout de mon père et cet enfant était le premier depuis sa mère. « Il est magnifique. » Il y avait une grande partie de zone d’ombre dans cette histoire, à savoir qui était le père de cet enfant, mais c’était une partie qui concernait sa vie privée, si elle souhaitait en parler un jour, je serais là, en attendant le mystère resterait entier, mais il n’irait pas m’empêcher de passer du temps en présence de ces deux personnes. « Je suis fier de toi Kathy. » Des mots que j’accompagnais d’un baiser que je déposais au niveau de sa tempe, avant de tourner à nouveau mon regard en direction de Valentin, qui était dans ses bras, ce petit garçon n’avait pas fini d’être le centre de l’attention, à n’en pas douter.
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MessageSujet: Re: [FB] On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé   Hier à 15:20

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Il y a un peu plus de 24 heures, je donnais naissance à mon premier enfant. Un enfant qui avait réussi à trouver une place à l’intérieur de moi, à s’y réfugier pendant neuf mois, sans jamais se manifester, à part en cette matinée du mois de mars, par de violentes contractions significatives de sa venue prochaine. Un peu plus de 24 heures, une durée tellement insignifiante, et pourtant, mon comportement était différent. Entre hier et aujourd’hui, c’était le jour et la nuit. Hier, je n’étais qu’une pauvre petite chose fragile, effrayée par un nouveau né, avec des peurs absurdes comme celle de le casser, craindre de lui faire mal. Et aujourd’hui, grâce à l’intervention de Natalie, cette peur était presque éteinte. Presque, car elle ne s’en irait jamais. Cela fait parti du rôle d’un parent. S’inquiéter à propos de son enfant. De sa naissance, et pour le restant de ses jours. Grâce à celle que j’espère un jour pouvoir appeler ma belle-soeur, je m'étais débarrassée de mes craintes pour m’occuper pleinement de ce bout d’homme. Mes gestes étaient beaucoup plus sûrs, tout en restant délicat et tendre. Un petit gazouillement avait éveillé cet instinct maternel, et m’avais conduit près de son berceau. À présent dans mes bras, c’est un sourire naturel qui se dessinait sur mes lèvres. Est-il possible de trouver une aussi jolie merveille sur cette terre ? Probablement, mais mes yeux de nouvelle maman ne voyait que lui. Ce petit garçon d’à peine un jour, que je trouvais parfaitement parfait. Valentin, c’était son prénom. Il n’y avait aucune histoire derrière, pas de signification particulière. Seulement une évidence, que j’avais eu durant la nuit, lors d’un tête à tête avec lui. Ce prénom était connu de mon grand frère maintenant, et j’étais fière de pouvoir lui présenter officiellement. Ça aurait dû se passer ainsi, quelques heures plus tôt avec mes parents. J’aurais aimé voir de la fierté dans leurs yeux, de l’admiration face à ce petit garçon qui n’avait rien demandé, et qui pourtant était là. Sauf que les désirs ne se réalisent pas toujours. Au lieu des sourires, j’ai eu le droit à des cris et propos déplacés.

Mon regard ne pouvait se détacher de lui, mais malgré ça, j’étais encore connectée avec le monde qui m’entourait. J’avais senti la main de Robbie dans mon dos, ainsi que sa présence à mes côtés. Ses mots donnèrent un soupçon d’amusement à mon sourire, qui restait bien présent sur mes lèvres. Comment en être autrement avec Valentin dans mes bras. « Oui, il est magnifique. » Le corps humain est bien mystérieux, mais sensationnel. Il parvient à créer avec presque rien, un petit être en neuf mois à peine. J’ignorais complètement comment il avait été possible que je puisse créer cette vie, et surtout avec qui. Cette part d’ombre, ces souvenirs qui manquaient dans mon esprit. Mais pour le moment, je n’avais pas envie de m’en préoccuper. L’avenir est incertain, et suffisamment long pour m’en soucier plus tard. Le plus important à ce jour est et restera Valentin. Bien caché dans ma poitrine, je pouvais sentir mon petit coeur s’étreindre à l’entente des mots de mon frère. Ca me faisait grandement plaisir de savoir qu’il était fier de moi, malgré toute cette histoire. Depuis cette première vraie rencontre, chez mes parents, devant cette partie de dame, il y avait eu quelque chose entre lui et moi. Une connexion. Demi-frère par notre père, ou par deux parents, il n’y avait aucune différence dans l’affection que je ressentais pour lui. Il avait su prendre une place importance au fil des années, et son avis m’était précieux. Son baiser que je sentais sur ma tempe donnait le coup de grâce, la petite goutte pour me donner les larmes aux yeux. Bien avant de tomber enceinte de mon fils, j’étais déjà connue pour être une fille émotive, à avoir la larme facile comme on peut souvent le dire. Mais aujourd’hui, il y a d’autres facteurs en jeu. La fatigue de toute cette aventure, le contrecoup de l’accouchement et une histoire d’effondrement des hormones. De quoi laisser présager des jours prochains compliqués émotionnellement.

Doucement, je prenais une profonde inspiration pour chasser ces larmes, pour qu’elles puissent retourner où elles étaient. Et c’est seulement une fois que je fus sûre du résultat que je reprenais la parole, ma tête se tournant légèrement vers Robbie. « Hum… tu veux le prendre ? » Oui, il y avait de l’hésitation dans ma voix, aussi bien à cause de ce sentiment de protection que j’avais envers mon enfant, mais aussi car je n’étais pas sûre de l’opinion du trentenaire. Pourtant, je ne devais pas commencer ainsi, mettre un mur entre Valentin et le monde extérieur. Ainsi, sans réellement lui laisser le temps de formuler une réponse, je me retournais pour lui faire face, et avec beaucoup de délicatesse, je venais lui mettre Valentin dans les bras. « Je pense que je n’ai… pas besoin de te dire de faire attention à sa tête. » J’étais presque certaine qu’avec toutes les années de métier qu’il avait, que ce n’était pas la première fois que Robbie tenait un bébé dans ses bras. Je lançais un dernier regard à ce bout d’homme qui était devenu ma ville en quelques minutes, avant de faire un pas en arrière. Je venais croiser mes bras contre moi, et observais cette scène attendrissante. « Ça te va bien… un bébé dans les bras. » Une scène qui, j’espérais, serait prémonitoire, pour un futur proche ou lointain entre Natalie et lui.



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