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 Ayzey ♡ E noho ki ahau

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MessageSujet: Ayzey ♡ E noho ki ahau   Jeu 8 Juin - 4:40


E noho ki ahau
AYZEY & CALLUM

Ayzey est synonyme de tes péchés, le témoin de ta débauche et l’équilibre de ta dépravation. Il a toujours été ton yin, l’ange capable à modérer tes actes, à tempérer tes actes qui te rendent totalement marginal et anormal aux yeux du monde. Lui, il t’a toujours accepté comme tu es. Lui, il n’a jamais essayé de te pousser à enchainer tes démons indiscernables. Tu n’avais pas besoin d’user de tes masques sociaux avec lui encore moins tenter d’entrer dans un moule qui ne te correspondait pas dans le seul but de le conserver. Au contraire, Ayzey avait ce pouvoir de maitriser tes démons, les calmant avec sa simple présence. Seulement, oui seulement, il t’avait laissé tomber. L’émeraude de ses prunelles, son sourire rassurant, sa chaleur agréable t’avaient totalement tourné le dos après que tu l’avais souillé de tes ténèbres. Quand bien tu joues aux indifférents, cette soirée là reste à jamais graver dans ta tête, dans ton esprit bouffé par la pathologie. Tu es conscient que si t’avais abîmé d’autres enveloppes charnelles, ton insensibilité aurait laissé sa trace en te moquant royalement de leur ressentis. Mais cette fois, il s’agit de lui, ton jumeau des lumières, ton halo réparateur, l’homme que tu avais repoussé sans jamais le demander. Et cet homme là, se trouve juste en face de toi. De toute sa magnificence, sa posture certaine mais aussi de son insolence nouvelle. Le regard qu’il pose sur toi est meurtrier. C’est comme si tu n’étais rien, un déchet déposé là au mauvais moment, au mauvais endroit. Et peut-être que tu l’es dans cet uniforme orange qui ne cache pas ton statut actuel ; un criminel ayant esquivé la prison pour se retrouver à faire des travaux pour l’intérêt général. Pour la première fois de ta vie tu as honte. Oui, c’est le cas. Toi, qui ne donne aucune importance aux regards des autres, qui se moque royalement des préjugés qu’on peut t’administrer, tu te retrouves abject, indigne et ça ne fait que t’irriter davantage. Tu ne dois en aucun cas ressentir ce genre de choses pour lui, pas après avoir commis l’irréparable. Et encore, t’aurai préféré récolté un coup de sa part ou peut-être du dégoût, n’importe quelle expression excepté celle qu’il a sur le visage ; de l’ignorance pure et dure. Martyrisant l’engin impassible qui te sert de coeur. Tu voudrais parler, dire quelque chose, attirer son attention seulement, rien ne sort de tes lèvres. Ceux qui se retrouvent dans la même situation que toi parlent tous ensemble, jouant aux victimes. Des clichés. Toi, tu es muet de toute expression verbale, il n’y a que ton regard qui transmet ton état jonchant entre la fébrilité et l’incompréhension. Il te retourne le dos alors que ta main se lève pour se poser contre son épaule. « Ayzey. » Il ne s’arrête même pas. Il continue son chemin, laissant tes phalanges suspendues dans l’air avant que tu ne formes un poing, le collant immédiatement contre ta cuisse. Tu ne sais pas quoi dire, quoi faire et ça ne fait qu’accentuer ton énervement contre ta propre faiblesse face à la seule personne capable de remuer un semblant d’émotions en toi. Des années entières vous séparent et tu voudrais tellement les rattraper. Tu voudrais savoir comment il va, ce qu’il fait actuellement, s’il a quelqu’un dans sa vie. Surtout savoir s’il a quelqu’un dans sa vie. Peut-être que tu as besoin de savoir que tes gestes égoïstes n’avaient pas eu un impact monumental sur son existence. Et pour l’instant, tu n’arrives pas encore à t’extirper de son effet intimidant. Alors tu restes pointé là, au beau milieu de tous ces âmes en perdition qui espèrent avoir une seconde chance afin de rechuter une nouvelle fois. Toi, tu n’en prends pas part. Tu continues à l’observer, cherchant dans les méandres de ton esprit malade, un moyen d’éradiquer cette ignorance, son ignorance.    


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MessageSujet: Re: Ayzey ♡ E noho ki ahau   Jeu 8 Juin - 17:12


E noho ki ahau
AYZEY & CALLUM

 Les murmures crépitent autour de toi comme des rumeurs qui se veulent innocentes. Des “on dit” et des fables que tes collègues s’empressent de dévoiler aux plus offrants. Si certaines anecdotes t’arrachent un sourire amusé il n’en est rien des tribulations qui perpétuent le mythe de tout prisonnier. Celui d’âmes noires, profanes et profanées, engluées dans des atrocités sans nom. Une ironie lorsque l’on sait que les plus abjects meurtriers sont écroués derrière des barreaux et non pas en liberté, obligés à des travaux forcés. L’intérêt général, voilà l’une des innombrables missions sur lesquelles tu es amené à travailler. Si ce n’est pas forcément ce que tu préfères, tu ne rechignes pas non plus à cette tâche. Les craintes des uns et les dires des autres ne t’affectent pas. Une âme est une âme et toi plus que n’importe qui tu sais que la noirceur se tapit là où on l’attend le moins. Ces hommes, ces femmes ne sont que des personnes ayant fauté à tes yeux. Et plus encore ce sont des individus qui se sont fait prendre par la justice. Là est toute la différence entre eux et un milliard d’autres personnes. L’innocence ou la culpabilité ne sont pas les fruits exclusifs de la justice. Combien de violeurs, d’assassins, de terroristes courent encore dans les rues alors que de simples malfrats, eux, croupissent en prison. Les tribunaux ne sont pas des instituts Divin, loin de là. Toi tu te réfères à Dieu et son jugement et quand sonne le glas de tout être humain alors le jugement sera celui qu’un Être Supérieur lui destine. Ni plus, ni moins. Tu crois en une suprématie mais pas celles que de pseudos magistrats s’accordent. T’es pas un anarchique ni un marginal, tu crois simplement en des valeurs qui relèvent non pas de la justice mais de ta foi. Tu n’en es pas à réciter ou te référer constamment à une Bible, à quelques versets, non, tu l’interprètes de manière intime. La religion n’est ni une vérité universelle, ni un ordre, ni une secte ni un dictorat. C’est une croyance et chacun est libre de la respecter, de lui faire honneur dès lors que cela ne nuit pas à autrui. Voilà les racines, le socle commun de toutes ces religions. Le respect de l’autre, son intégrité et ses droits. Et ça, plus que jamais en ces temps de terreurs, tu le ressens dans tes tripes et tu te bats pour ces principes. Tuer en une religion n’est ni une erreur, ni une faute c’est tout simplement une infidélité, une abomination à ce que se veut être ces textes, ces idées que soulignent n’importe quelle foi. Il paraît qu’il y en a un qui a … D’une voix profondément calme mais néanmoins ferme tu mets fin à ces bruits de couloir. Vous n’êtes pas ici pour juger qui que ce soit, ce travail n’étant pas votre place ni votre rôle. Votre présence se veut conciliante et lucrative auprès de ces repris de justice. Les murmures se taisent immédiatement, à peine tu as fermé la bouche. Si tu n’es pas une personne qui se veut dans les rapports de force et la démonstration pure et simple d’autorité, il n’en reste pas moins que tu dégages un leadership naturel. Les autres se tournent vers toi pour être conseillés, guidés et parfois moi même compris. Tu ne l’as pas demandé mais t’es pas le genre à refuser d’aider autrui, au contraire. Ces dernières années tes missions ont redoublé en intensité et ton altruisme s’est développé, a pris des directions encore inexplorées. Si cela tient de ton tempérament c’est aussi une façon de racheter tes péchés. Ceux de ton passé qui te collent à la peau et t’empêche de trouver la rédemption espérée. Au fond tu sais qu’il faut éradiquer le Mal à la source mais c’est un choix que tu as annihilé en effaçant toutes traces de ce calice de ton existence. Ayzey  … Ou du moins c’est ce que tu croyais. Une liste de nom dans ta main, tes prunelles se relèvent à peine pour faire face à cet individu qui t’interpelle. Tu n’as pas besoin de vérifier son identité, cette voix tu l’as crié, gémi, maudit, dégueulé tellement de fois que tes cordes vocales s’en souviennent encore. Callum. Ton Mal, ton vice, ton Démon très certainement. Ou du moins c’est l’importance qu’il a eu dans l’histoire de ta vie. Quelque chose qu’il n’a définitivement plus. Lorsque tes opales s’ancrent aux siennes c’est presque comme si la terre se fissurait, que les secousses d’une apocalypse promise éclataient. Et pourtant face à cette électricité évidente tu n’es qu’indifférence. Un masque de neutralité absolue qui ne fait cas ni de ses mots ni de son visage crispé par un pseudo émoi. Il n’est plus celui qu’il a été tout comme tu n’es plus celui qu’il espère. Tu barree son nom sur la feuille comme ceux des dizaines d’autres individus avant lui et comme ceux des dizaines d’autres individus que tu passeras après lui. Un parmi tant d’autres. Une plaisanterie Divine quand on sait qu’il y a une petite éternité maintenant il était le cercle de ton monde. Cette moitié inextricable, inexplicable même. Une fois son identité cochée tu passes au suivant sans un autre regard et lorsqu’il essaye de te toucher l’épaule il ne rencontre qu’un vent froid et évident. Celui que tu lui imposes sans même avoir l’air d’en être sensible ou inquiété. Les minutes passent, les noms aussi et lorsque ta tâche est finie tu sais que le moment d’attribution des binômes est arrivée. Là tu appelles l’un de tes partenaires en lui désignant d’un signe salement désinvolte l’homme qui a tant de fois incendié tes chimères. Un incendie au sens littéral comme au sens propre. Le feu, celui qui a toujours guidé ce que vous étiez. Il vous a fait, il vous a embrasé mais il vous a aussi défait. Tu t’occupes de celui là Un mouvement presque imperceptible t’oblige à redresser la tête lorsque tu vois le brun devant toi. Là tu hausses un sourcil, peu enclin à t’en préoccuper ou réellement donner suite. Vous désirez ? Il n’est plus rien. Un inconnu, un étranger et ce tutoiement n’est plus de mise. Tout comme le reste d’ailleurs. Juste son identité, sa personne en tant que tel, ni plus ni moins. Il n’est qu’un nom sur une liste et tu lui fais sentir sans vraiment que ce soit volontaire de ta part.


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MessageSujet: Re: Ayzey ♡ E noho ki ahau   Ven 7 Juil - 20:14


E noho ki ahau
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Ton épiderme rencontre un foehn glacial et impénétrable. Tu es inaperçu. Un amas d’os et de sang sans aucune importance, aucune. C’est ironique quand on sait que le créateur de cette douche froide n’est autre que la seule personne au monde capable d’osciller un semblant d’émotion en toi. Tu ne le fais pas exprès. Tu es façonné d’une manière à ce que tu sois imperméable face aux autres. Leurs lois, leurs règles, leurs limites n’existent pas pour toi. Tu es un atome libre, un être inconditionné qui n’éprouve même pas le besoin de refuser une quelconque barrière puisqu’elle est chimérique pour toi. Toi, tu ne fais ce que ton esprit te murmure de faire quand bien même cela déplait. Et même si à l’heure actuelle tu voudrais parler à Ayzey, pour une fois, tu laisses de côté ton égoïsme pour l’observer de loin. Et c’est un pas énorme pour toi, l’indomptable personnage qui s’en fout des protocoles imposés. Pendant un court instant, vos regards s’accrochent et se décrochent, se parlent et s’agressent. Ils sont le miroir de vos êtres à part du moins, c’est ce que le sien t’a toujours inspiré. Mais là, tu ne vois qu’un profond vide, un néant façonné dans l’ignorance. Tu as même un frémissement désagréable le long de ton échine lorsqu’il tourne la tête, montrant tout son désintérêt. Le plus mordant dans cette situation, c’est sa spontanéité. Tu le sais, il ne le fait pas exprès. Tu as déjà témoigné son détachement à autrui seulement cette fois, tout ça t’es destiné, une condition que tu n’as jamais imaginé vivre et qui prend tout de même toute ses aises entre vous. Tu l’as mérité, ah oui, c’est le cas. Tu l’avais souillé et si la rancune n’avait pas de place entre vous, là elle l’occupe entièrement. Les mâchoires crispées et incapable de détourner le regard, tu persistes à contempler chacun de ses gestes. Tes doigts s’occupent à coincer une cigarette entre tes lèvres et l’allument lentement. Pour l’instant et contrairement à ton état intérieur, tu restes sobre et tranquille dans ton coin. Le président de cette association prend la parole afin d’expliquer le rôle de chacun. D’ailleurs, son identité te surprend. En connaissant Ayzey, t’étais certain de le voir prendre la parole. Il a toujours dégagé une certaine aisance quand il parle et il est doté d’un esprit de meneur. Cela ne t’étonne même pas de détecter des rares féminins sur sa personne. Non seulement son aura est puissante mais en plus il demeure un bel homme. Et puis il y a certaines choses qui ne changent jamais comme le mouvement perceptible et spontané qu’il effectue avec sa langue, passant sur ses lèvres. Tu vois la jubilation de certains hormones, chose qui t’exaspère alors que tu lèves les yeux au ciel. Tu t’acharnes sur ta cigarette, crachant ensuite la fumée. Ce que l’homme raconte ne t’intéresse pas. Un discours sur le bien et le mal totalement cliché et maladroit. Tu vois d’ailleurs l’étonnement de certains ainsi que la nonchalance d’autres. Tu sais ce qui se passe dans leurs têtes. Tes confrères imaginent qu’un acte de rédemption est nécessaire pour abréger leur sentence. Toi ? Tu t’en fous. Rien ne compte réellement que lui. Alors après avoir attendu la fin de ce speech inutile, tu pousses quelques corps futiles de ton chemin et tu t’approches de lui. Ses gestes ne t’étonnent pas. Il a accordé ton sort à quelqu’un d’autre. Soit. C’est le dernier de tes soucis, là tu voudrais lui parler et quand bien même sa formule impersonnelle est frappante voire cassante, elle ne t’éloigne pas de ton premier objectif. « Ok, tu vas faire comme ça si tu me connaissais pas ? » Parce que, quand bien même tu joues à l’indifférent, cette situation te déplait considérablement. Si c’était quelqu’un d’autre, t’aurait tout simplement ri de connaitre son petit jeu. Ayzey n’est pas tout le monde. Il est ton auréole et aujourd’hui, après de longues années de carence, il te refuse même le luxe de converser avec toi. Coinçant la cigarette entre ton majeur et ton index, tu l’observes sans aucune retenue. Il n’a pas changé, toujours fidèle à lui-même et surtout toujours aussi désirable. « Elles se demandent si elles peuvent avoir un bout de toi. » Dis-tu sans faire le moindre signe de tête. Vous savez de qui tu parles ; de toutes ces femmes ici présentes et qui n’ont d’yeux que pour lui. Toi, ça t’amuse alors qu’au fond un certain picotement encercle ton esprit. Tu n’es pas jaloux, tu ne l’as jamais été et tu ne le seras pas. Seulement, il y a ce petit quelque chose qui se manifeste quand Ayzey est dans les parages. Tu pensais qu’avec le temps, cette impression désertera mais en le voyant là, en chair et en os, tu te rends compte que ce n’est pas réellement le cas.


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MessageSujet: Re: Ayzey ♡ E noho ki ahau   Lun 10 Juil - 20:09


E noho ki ahau
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 L’Enfer sur terre, les limbes du mal ont porté un nom, ont dégagé un parfum, ont effleuré un épiderme brûlant, ont goûté à un être, ont sussuré un blase : Le sien. Il est le Léviathan, il est ce Belial que les gens exècrent ou craignent. Aussi paradoxal que cela puisse être, il n’a jamais été cette abîme de noirceur pour toi. Au contraire, il a été l’impératif d’un équilibre, la nécessité d’un destin. Deux entités opposées et pourtant fatalement imbriquées. Du moins, c’était le cas il y a quelques années, maintenant il n’est que l’ombre de ce qu’il a été. Il n’est plus rien, effacé par les années, souillé par ses péchés. Peu importe la sombreur de ses prunelles qui se posent sur toi, de la crispation de sa mâchoire tendue où de la dureté de sa voix. Tout cela n’est que insignifiance pour toi et ta désinvolture suprême le laisse clairement sous entendre. Tu ne lui accordes ni un regard, ni une once d’intérêt. Non. Ce n’est même pas volontaire, c’est simplement que tu as fait un choix il y a une petite éternité déjà. Une décision qui l’a banni de ton existence tout autant que de ton cerveau précédemment pourri par ses pulsions infâmes. Tu l’as défié, tu l’as bousculé, tu l’as préservé, tu as fait de lui un être particulier tout comme il a participé à faire de toi l’homme que tu es. Plus encore aujourd’hui alors que tu payes toujours le prix de ses impuretés, des tiennes, par procuration. Est ce que le fait de ne pas avoir balancé ton briquet te rend moins coupable ? Certains diront que oui, d’autres affirmeront que non. Toi tu n’en sais rien, tu sais juste que cette faute est tienne. Et pourtant tu sais qu’il ne ressent pas une once de remord, au contraire, cet épisode n’est qu’un parmi tant d’autres. Un de ceux qui ne l’empêchent ni de dormir, ni de se nourrir ni du moindre petit plaisir. Il n’est pas comme le commun des mortels pour la simple et bonne raison qu’il ne pense pas comme eux. Les sentiments, les ressentis, les émotions, des traits, des aspects qui sont absents chez lui. Un monstre, voilà ce qu’il pourrait être au yeux des autres et pourtant c’est dans son imperfection que tu as su trouver sa beauté. Elle est peut être aveugle et muette pour la majorité mais elle ne l’est pas pour toi. Du moins, elle ne l’était pas. Maintenant peu importe ce qu’il est ou ce qu’il n’est pas, ce n’est plus ton problème depuis six ans déjà. Quand sa voix s’élève à nouveau, tu redresses la tête, le sourcil légèrement haussé comme s’il n’était qu’un obstacle sur ton chemin. Tu le gratifies du même pseudo sourire conciliant que tous les autres, peu enclin à lui offrir ce qu’il recherche : un intérêt, aussi infime soit-il. C’est le cas. On ne se connaît pas. Et par là tu sous entends tellement de choses que ça en devient que plus limpide. Non il te connaît pas, tout comme il est un étranger à tes yeux. Tu ne veux rien savoir de sa vie, de son état, de ces pensées luxuriantes. Tout comme tu n’es plus celui qu’il a connu, tu ne le seras plus jamais. T’es différent, plus sombre et en même temps plus désintéressé que jamais. Une âme charitable qui cache une obscurité des plus ténébreuses. Non, il ne te connaît définitivement pas. C’est aussi une façon de lui faire comprendre où est désormais sa place et qu’il peut toujours insister, il ne gagnera rien d’autre que ta souveraine indifférence. Le temps s’est écoulé, cicatrisant le passé sans pourtant que tu l’oublies. C’est son identité que tu as annihilé, pas le reste. Et c’est là toute sa misère. Lorsqu’il sort sa cigarette, tu lui enlèves d’un geste banal sans pour autant le toucher. Tu le fais avec lui comme tu l’as fait avec un autre il y a une minute à peine. Tu le traînes au même rang, tu lui supprimes les privilèges qu’il s’est octroyé tout seul. Mais surtout, tu lui montres que le contact ou que tout autre chose ne t’effraie pas, bien au contraire. La différence entre la crainte et la simple insensibilité, la simple désinvolture suprême. Sa cigarette écrasée sous ton pied, tu l’entends proférer des propos vis à vis d’autres femmes. Tu te contentes de lui lancer à peine un regard en coin, les lèvres retroussées dans un sourire imperceptible. Leurs pensées ne te concernent pas. Et ça se saurait s’il y avait un quelconque talent de télépathie par ici Tu fais un geste vague en sa direction comme s’il était un détritus comme un autre. Ton collègue attend à tes côtés pour prendre ta place afin de former un binôme avec ce démon mais visiblement le brun n’en a pas fini avec toi. Cela te ferait presque rire de le voir s’évertuer à décrocher ton intérêt, ou peut être même pitié, mais t’es juste capable de ressentir un vide. Le néant de ressentis, de sentiments envers sa personne, tout simplement.


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MessageSujet: Re: Ayzey ♡ E noho ki ahau   Mer 19 Juil - 22:57


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Derrière ce sourire insolent que tu affiches se cache une réelle amertume. Tu n’es tout bonnement pas d’accord avec son ignorance. Tu ne l’acceptes pas. Elle ne se limite pas à t’écorcher la peau, à te crever les yeux non, elle s’attaque carrément à ton palpitant qui se compresse dans sa cage au rythme de cette pseudo conversation. Quelques secondes à peine vous unissent et pourtant, tu as l’impression que Chronos s’est figé et que le froid te harcèle de la tête au pied. Insupportable, cette sensation, dégueulasse même et tu ne vois aucune alternative. Là, tu as l’impression d’être en face d’un étranger. Ayzey est aimant. Il est l’ange mirifique dont tu exècres la foi. Il est cette tentation innée façonnée dans une aura des plus pure. Oui, il est pur Ayzey, il est démuni de toute imperfections du moins, à tes yeux. Là, tu ne vois qu’une froideur saugrenue et houleuse. Il n’est pas l’homme que tu as connu, l’équilibre viscéral dont tu avais besoin. Tu es conscient que s’il n’avait pas déserté ta vie, jamais tu n’aurais touché les abysses de la décadence. Après son refus de t’adresser la parole, tu as senti une fissure dans ton âme et c’est seulement à cet instant là que tu as compris en posséder une. Elle est restée accroché à lui, le quémandant, le suppliant de te revenir et aujourd’hui, elle semble reprendre le contrôle sur ton esprit. Cette âtmâ que tu avais morte et enterrée reprend le dessus et tu te détestes pour ça mais tu l’aimes pour tout ce qu’il réveille en toi. On parle même pas d’humanité non, on parle de sensibilité, quelque chose qui se crée en sa présence. A ses mots, instinctivement, tes doigts se posent directement sur la cicatrice que tu as sur la joue. Tu la caresses des bouts de tes phalanges, tu la dessines comme revivant cet instant précis. Certes, pour certains les réminiscences de cette soirée sont loin d’être agréables mais pour toi, pendant cette soirée là, Ayzey t’avait marqué à jamais. Tu portes sa trace, tu sens encore son cum sur ta paume, tu entends toujours ses gémissements et ses râles. « Plus. C’est le mot juste. Mais rien n’est irréversible. » Quand bien même l’homme qui se trouve face à toi est différent de celui que tu as un jour connu, tu ne voudrais pas t’en aller comme si rien ne s’était passé. Non. Aujourd’hui tu as retrouvé ta moitié perdue et tu ne comptes pas la relâcher, quitte à te casser la gueule dans la manoeuvre. Ayzey ne comprend pas encore l’importance capitale qu’il acquit dans ton existence et tu voudrais user de tous tes moyens pour l’aider à assimiler. Tu ne relâches ta cicatrice que pour prendre une cigarette qui rapidement Ayzey te la confisques. Tu grognes. Tu n’es pas habitué à freiner tes envies, tes besoins et imposer une quelconque force sur toi, peu importe son origine et sa source est tout bonnement insupportable. « Vos règles ne sont pas les miennes Ayzey. » Têtu jusqu’au bout des ongles, tu en prends une autre et cette fois, ton regard s’accroche au sien. Joueur, le mettant au défi de te la voler encore une fois. Tu as besoin de ta dose de nicotine et par dessus tout, de cette petite flamme aussi infime soit-elle. Tu en as besoin sans pour autant mettre un nom sur cette pathologie grandissante. Tu hausses les épaules à sa réponse digne de son ignorance. Tu as compris que tu ne sollicites rien d’autre qu’un profond désintérêt et tu as besoin de changer la donne, de changer cette évolution dégueulasse. Jetant un coup d’oeil à l’individu insignifiant à côté d’Ayzey, tu l’exécres par un simple regard. Il n’est rien. « Hm. J’ai cru comprendre que vous ne pouvez déguerpir que lorsque tous les détenus sont assignés à quelqu’un. » Bloquant la pénombre orageuse de tes billes dans les siennes, tu t’approches de son enveloppe, modérant pour une fois tes gestes. « Tu as le choix entre me supporter ici ou accepter de me voir en dehors de cet endroit. » Tu le sais. Tu es malsain, tu es provocant et tu en es conscient. Tout comme tu es conscient que si tu ne fais pas preuve de manipulation, Ayzey refusera d’avoir affaire avec toi chose qui t’énerve au plus haut point. Sans le quitter des yeux, tu allumes cette fois ta cigarette, t’exasiant un court instant devant cette infime flamme capable de te faire réagir sous la ceinture. Reprenant son contact visuel, tu te calmes directement car oui, il est et il restera à jamais ta flamme personnifiée.


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Ayzey ♡ E noho ki ahau
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