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 I just want you to trust me [ft Hayley]

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MessageSujet: I just want you to trust me [ft Hayley]   Jeu 8 Juin - 12:08

I just want you to trust me
Hayley J.
Harper
&
Willow E. Wander
Je n'ai jamais vécu de semaine aussi intense que celle-ci. Le boulot me prend tout mon temps, et pourtant, j'arrive à revoir bon nombre de mes amis ces derniers temps. Enfin, des retrouvailles, surtout, pour la plupart d'entre eux. Le fait d'avoir vu, ou plutôt, revu Ezio m'a redonné un petit coup de boost au moral, même si cette journée là, je n'ai pu m'empêcher de pleurer encore et encore. Je me souviens très bien avoir posé ma journée, être allée à l'hôpital pour faire face à mon médecin. J'aurais voulu cacher la vérité plus longtemps, continuer à lui dire que le père du bébé n'était pas encore disponible pour venir assister à l'un de mes rendez-vous, à l'une de mes échographies. Mais j'ai fini par craquer, par lui expliquer que cette grossesse était involontaire. Ma détresse a réussi à le convaincre de ne pas me faire la morale, et surtout, parce que j'ai fini par lui demander à faire ces examens, à savoir qui était le père. Une bonne décision pour moi, m'avait-il dit. J'étais rentrée, complètement perdue dans mes pensées, bouleversée, je m'étais installée sur ce même canapé où je viens désormais de m'asseoir, et j'ai longtemps hésité avant de l'appeler. Finalement, c'était chose faite, j'avais réparé cette erreur qui aurait pu me coûter bien plus que ça. Je pensais qu'il m'en voudrait plus que ça, qu'il ne voudrait pas de moi, qu'il partirait sans même dire un mot. Pas un seul instant je n'avais imaginé qu'il voudrait m'aider. Je soupire, et j'avale ce verre de limonade devant moi, effaçant cette douce pensée. Aujourd'hui, il n'est pas question de lui, je le sais. J'essaie de repousser l'échéance, mais j'ai sans cesse un goût amer dans la bouche. J'ignore si je n'aurais pas plutôt préféré qu'elle ne me réponde pas. Qu'elle ne revienne pas. Mais je ne peux pas cacher que savoir qu'elle est revenue me soulage, et que j'ai terriblement envie de la revoir. Elle m'a manqué. Pendant tout ce temps, j'étais quasiment seule, livrée à moi-même. J'avais certes mon meilleur ami, et Ali, mais je n'avais pas avec eux la même relation que j'avais avec Hayley. Parce que j'ai de plus en plus de mal à parler avec Alison, parce que je sais qu'en arrière plan, il y a Clyde. Je tente de faire bonne figure quand je lui parle, mais chaque fois je reviens sur le même sujet, et c'est pire depuis que j'ai mis un pied chez eux. Je m'allonge sur ce canapé, calant mes mains sous ma tête pour fixer le vide. Et j'attends. Peut-être que j'aurais du envoyer un message à Ken pour qu'il me redonne le sourire, mais je préfère me préparer mentalement à la confrontation, comme je l'ai fait toute la journée suite à ses messages. J'avais peut-être été violente, mais j'étais toujours comme ça. Impulsive, vivant les choses comme si ma vie entière en dépendant, ce qui était en quelque sorte le cas. Nos soirées me manquaient réellement. La dernière fois, on avait fumé un pétard ensemble, puis plus rien. On s'était revues, et là encore, notre relation était tendue, dans cette salle de boxe. Déjà à ce moment-là je lui en voulais de me reprocher ma grossesse. Je sais que c'était surtout de l'inquiétude de sa part, ce qui n'est pas étonnant. Cette année, je n'ai même pas pu fêter mon anniversaire avec elle. Pas un message non plus. J'avais beau fixer mon téléphone, rien. J'avais alors la sensation d'avoir perdue une amie, une sœur, parce que c'était comme ça que je la considérais. Passant son temps à me chouchouter comme si j'avais bien moins que mon âge. D'habitude, c'était quelque chose qui m'agaçait avec les autres, mais pas avec elle, pas avant aujourd'hui. Puis, le bébé s'agite, comme s'il sentait mes émotions, et je lâche un sourire en posant ma main sur mon ventre, et je m'assoupis. Dans mes rêves, cette fatigue et cette peur sont incommensurables. Je m'agite. Puis quand j'ouvre les yeux, le souffle court, plus rien d'autre que le noir n'existe autour de moi. L'angoisse me sert le cœur, mon ventre menace de rendre son déjeuner. Une ombre tourne alors autour de moi, me menace, me siffle dans les autres. Je m'accroupis, je me bouche les oreilles, et je hurle, laissant ma peine s'évacuer de cette manière-là. Heureusement, tout s'arrête, et en quelques secondes, je remonte à la conscience, je me réveille. Je jette un coup d'oeil au salon silencieux en me redressant, mon regard accrochant les cartons au fond de la pièce. Cette vision m'apaise, et je finis par me lever pour aller jusque là-bas. J'ouvre le premier, et je sors le futur doudou de mon enfant en souriant doucement. Je me surprends à croire qu'enfin on me foutra la paix et qu'on arrêtera de me prendre pour une enfant quand il sera là. Déjà, depuis le début de ma grossesse, je ne suis plus la même. J'ai mûri plus vite que je ne l'aurais du, j'ai pris conscience des choses. Avant même d'être au courant, j'ai voulu quitter mes études, j'ai réussi à trouver du travail, et j'ai quitté le nid familial pour me créer mon propre cocon. Malgré toute cette rancœur, j'espère que Ley sera fière de ce que j'ai réussi à accomplir, même si elle n'était pas là pour le voir. Mais avant ça, je sais qu'elle devra passer par des explications. Je lui en veux tellement que je sens déjà mon moral redescendre en flèche quand j'entends frapper à la porte. Je repose le doudou et je ferme le carton, me relevant. Je jette un coup d'oeil à mon reflet dans le miroir, qui me renvoie le reflet d'une étrangère. Même si l'allure gothique de mon visage n'a pas changé, j'ai un air froid, prête à démonter ceux qui se mettront en travers de mon chemin. Et quand j'observe ma tenue, c'est pire. J'ai beau porter une robe gothique noire en dentelle, ce ventre ne me ressemble pas. Parfois, comme aujourd'hui, j'ai encore du mal à réaliser ce qu'il m'arrive. Mais pour autant, je ne baisse pas les bras. On frappe encore, et je soupire. Inutile de tarder davantage, je me remets en route vers le chemin de la porte. Comme lorsqu'Ezio est venu, je tremble. Je prends mon temps pour déverrouiller la porte, et encore plus pour l'ouvrir. Je me fige quelques instants en voyant le visage d'Hayley, me demandant comment j'ai pu autant lui en vouloir. Alors je lâche cette foutue porte et je m'approche pour venir la prendre dans mes bras, sans dire un mot.


@Hayley J. Harper
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MessageSujet: Re: I just want you to trust me [ft Hayley]   Jeu 15 Juin - 10:24

I just want you to trust me
— with @Willow E. Wander.

Cette journée au boulot ne s’est pas déroulée comme prévu. Elle avait pourtant bien commencé. Le travail est vraiment agréable, et même si j’avais eu des aprioris au début, à travailler dans un univers complètement féminin, et qui ne me ressemblait absolument pas, je devais le reconnaître que je m’y plaisais. La boutique de la marque Arrow Wear était récente, une nouvelle implantation dans la ville, et pourtant, elle avait déjà une bonne réputation. L’affluence dans la journée était régulière, avec des piques par moment. Je m’étonnais à être à l’aise avec le contact clientèle. Les gestes et notions que j’avais appris il y a plusieurs années, lorsque j’étais en école de commerce à Seattle revenaient facilement, comme si c’était hier que j’avais obtenu mon diplôme. Un recommencement dans la vie active qui faisait du bien à mon moral. Néanmoins, dans le courant de la journée, j’avais eu un échange assez désagréable avec Willow. Will, ce petit bout de femme qui allait devenir mère, malgré son jeune âge. Un accident, certes, mais j’espérais être là à ses côtés pour l’aider. Je suis la dernière personne à pouvoir le faire. Mon expérience avec les bébés se résume à… rien. Nulle. Mais je n’allais pas la laisser tomber pour autant. Malheureusement, j’avais été contrainte de le faire. Pendant deux longs mois. Évidemment, ma petite blonde incendiaire me le reprochait, ce que je pouvais parfaitement comprendre. Elle a la rancune facile. Je suis comme elle. Pourtant, dans cette histoire, mes raisons ont été légitimes. Même s’il faudra du temps pour obtenir son pardon.

À la fin de ma journée de travaille, je quitte les lieux et me dirige sans plus attendre vers Brooklyn. Un quartier que je connais bien, vu que j’y habite, mais au lieu d’aller vers Williamsburg, je me dirige vers Midwood, là où habite désormais Willow, chez son meilleur ami. Je ne prends pas le temps de passer à mon appartement. J’avais promis à la jeune femme de passer après mon travail, et je ne comptais pas revenir sur cette promesse. C’est donc dans mes habits professionnels que j’arrive chez elle, une chemise blanche, et un ensemble tailleur noir, sans oublier les escarpins aux pieds. Je ne peux savoir à l’avance comment va se dérouler cette soirée, mais j’espérais vraiment réussir à convaincre Willow, lui faire comprendre que je n’avais pas eu le choix, et qu’il fallait aller de l’avant maintenant. Si avec Ethan ça avait été plutôt simple, mon instinct me disait que j’allais devoir retrousser mes manches pour venir à bout du caractère de feu de la Wander. Devant sa porte, je lève l’une de mes mains pour y toquer, le dos de mes doigts venant frapper doucement le bois. Je suis impatiente de la voir, car ça fait longtemps que je n’ai pas eu ce plaisir. Depuis mon départ, ce petit être qui pousse dans son ventre doit avoir pris de la place, et elle ne doit plus pouvoir cacher sa grossesse. Mais pourtant, malgré cette envie de voir enfin son visage apparaître sous mes yeux, j’ai la crainte de la voir pour la dernière fois, si elle n’arrive pas à mettre sa rancune de côté. Les secondes filent, et toujours aucune réponse. Je réitère mon geste, et viens toquer à nouveau contre la porte. Cette fois-ci, du mouvement se fait entendre derrière, dans l’appartement, et je me recule légèrement pour attendre. Il y a le bruit de la clé dans la serrure. Et puis enfin, cette porte qui s’ouvre, pour la voir se matérialiser devant mes yeux. Je me retrouve idiote devant elle, à ne savoir quoi dire à Willow. Des excuses ? Ça pourrait être une bonne idée. Mais le geste de la blonde vient bousculer mes plans. Sans un mot, elle s’approche de moi, pour me prendre dans ses bras. Un geste qui me prend par surprise, car c’est bien la dernière chose que je passais voir se passer, après les messages incendiaires qu’elle m’avait envoyé. La surprise laisse place au bonheur de la retrouver, et je ne manque pas de venir placer mes bras autour d’elle. Un soupir de soulagement s’échappe de mes lèvres. Comment ai-je fait pour ne pas la contacter plus tôt. Cette histoire a réellement foutu un bordel dans ma vie. Et je suis contente de pouvoir enfin y remettre un peu d’ordre.

Je ne sais combien de temps passe avant que je ne m’éloigne légèrement de la blonde, pour remettre de la distance entre nous. Mon regard vient trouver le sien, et, avec un peu d’hésitation, je décide de me lancer la première. « Je suis vraiment contente de te revoir Will. » Mon regard descend pour se poser sur son ventre, et un sourire vient étirer mes lèvres. « Regardes toi, tu es magnifique. » Des paroles sincères. Cette fille est sublime. Un petit joyau qu’il est bon de connaître. « Est-ce que j’ai le droit de rentrer, ou bien tu veux que l’on discute sur le pas de ta porte ? » Je ne sais pas si c’est le bon moment pour laisser échapper un trait d’humour, mais il est trop tard maintenant pour revenir en arrière.




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MessageSujet: Re: I just want you to trust me [ft Hayley]   Sam 17 Juin - 11:34

I just want you to trust me
Hayley J.
Harper
&
Willow E. Wander
L’une comme l’autre, nous restons là à nous dévisager pendant les quelques secondes où je n’ose pas dire un mot, avant d’avancer. Un geste qui ne me ressemble pas, pas dans l’état dans lequel je suis. J’aurais du la laisser rentrer, l’éviter, pour lui faire payer les mois passés sans nouvelles. Mais ces foutues hormones se jouent encore de moi, et je craque. Parce que même si j’ai terriblement envie de la détester à vie, et que je la déteste à cet instant, elle m’a manqué. Je ferme les yeux et j’en profite jusqu’à ce qu’elle rompe le contact. Je reprends alors mon visage impassible, quand ses paroles viennent à moi, me rappelant à quel point nous ne sommes plus les mêmes. Je vois sur son visage quelque chose de changé, et ça me déplaît. J’ai encore le goût amer de ses textos, envoyés pas plus tôt que ce matin. Elle a osé me dire qu’elle s’était mise en danger et que la seule personne au courant avait failli elle aussi y laisser sa peau. Je ne parvenais pas à savoir pourquoi elle avait fait ça, et c’était le pire. Et maintenant, elle est là, osant me dire que je suis magnifique. Je fronce les sourcils, n’approuvant pas vraiment ses paroles. Tout le monde tente de me rassurer en me les disant à tout va ces temps-ci, et ça me vexe. Je ne peux pas être belle en ressemblant à une baleine. Peut-être que finalement j’en veux un minimum à Ezio pour cette ligne perdue, que je m’efforcerais à retrouver par tous les moyens. Je suis pressée que tout cela se termine, que je puisse me réveiller de ce cauchemar. Il y a tellement de choses que je rêve de faire ! Remonter sur scène encore plus sexy que jamais, exploser le record des ventes de mon prochain album, déjà en préparation, retourner faire la fête comme avant, même si tout sera différent. Et surtout, me donner une chance dans la boxe. Au sortir de cette grossesse, je serais une panthère noire qui dévastera tout sur son passage, libérée du fardeau qu’elle parvint tout de même à aimer plus que tout au monde. Mais à côté de cette vie de jeune femme, il me faudrait construire une vie de famille, avec Ezio et le bébé. Voilà tout ce qui me passe par la tête nuit et jour, et qui me fait me comporter de manière lunatique. Je suis à la fois le jour et la nuit, et ce, peu importe qui se trouve en face de moi. Aujourd’hui, j’aurais voulu que la nuit se lève pour que je puisse profiter davantage de ce qu’on essaie de m’offrir. Car je sais qu’Hayley n’est pas là pour rien. Même si elle sait que je lui en veux, elle est venue pour s’expliquer et pour peut-être avoir la chance de rester la sœur qu’elle était pour moi. « Je t’en prie, entre. » Finis-je par lâcher en m’écartant de la porte pour la laisser passer. Les seuls mots qui franchissent mes lèvres et qui n’ont aucune once de sentimentalisme. Je m’en veux un peu, mais je suis trop tendue pour faire semblant. Je referme derrière elle, et je me mets en marche vers le séjour, légèrement en désordre. Je libère une place sur le canapé, et je jette un coup d’œil à la brune. Pas un sourire ne parvient à se pointer, bien que je tente désespéramment. « Installes-toi, je vais chercher un peu de limonade. Ça t’ira ? » Je me mords la lèvre, et je finis par lui tourner le dos pour gagner la petite cuisine. Elle est dans un état pire que le salon, et je songe sérieusement à devoir faire un peu de ménage. Seulement, j’ai beau tenter de faire en sorte que tout soit à sa place, tout finit par se mélanger. Je nettoie deux verres rapidement, je les sèche et je reviens avec ceux-ci ainsi que cette bouteille de limonade. Il n’y a plus de café ni de thé, et je n’ai pas eu le temps de faire les courses, ni Ken, alors nous devrons nous contenter de ça. Je pose le tout sur la table basse, et je m’installe, avant de remarquer que j’ai laissé le dossier du médecin juste dessus. Pour quelqu’un de désorganisée, je ne suis pas décevante. Je ramasse tout et je mets ça dans le tiroir de la table, avant de servir la boisson dans les verres. Je commence à réfléchir à tout allure, me demandant par quoi je vais commencer. Je pousse le verre vers Ley, et je finis tout de même par oser croiser son regard. Autant commencer par une simple banalité pour lancer la conversation. J’opte alors pour un simple « Alors, tout va bien ? » que j’aurais mieux fait de ne pas lancer, au vu de mon ton plutôt sec et cassant. Je soupire, complètement désemparée. C’est plus fort que moi, j’ai beau essayer, je suis toujours aussi stupide qu’avant. Au moins ça qui ne change pas, c’est pas mal. J’aurais mieux fait d’engloutir un verre de whisky pour me détendre, je sais qu’il y en a dans le placard, vers lequel je jette un coup d’œil, mais l’idée d’avoir un enfant m’en empêche. Je pose d’ailleurs la main sur mon ventre, attrapant le verre de limonade de l’autre, l’engloutissant pour ne rien avoir à dire. Mais comme d’habitude, je finis par craquer, par redevenir l’imbécile de service qui est incapable de fermer sa gueule. « T’étais où ? Laisse-moi deviner, les Bahamas ? Non, ça ne te ressemble pas. Serais-tu plutôt partie à Rome ? L’Europe, c’est sympa l’Europe, surtout Paris. » Je souris, rigolant légèrement avant de me taire, reposant mon regard sur elle. Je hausse finalement les épaules, levant les yeux au ciel. « Je rigole, c’est bon. » Ou plutôt, j’essaie de faire un effort. L’humour pourrait peut-être m’aider. Et puis, repenser à Paris, ça me fait sourire, ça me fait penser à la vie d’adolescente innocente que je menais quand j’y étais, même si cette vie en rose avait fini par s’assombrir, un peu comme aujourd’hui, comme si une malédiction pesait sur moi et que dès que j’étais censée aller bien, tout finissait par retomber, faisant briser tous mes rêves en éclats.


Dernière édition par Willow E. Wander le Dim 25 Juin - 15:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I just want you to trust me [ft Hayley]   Dim 25 Juin - 14:42

I just want you to trust me
— with @Willow E. Wander.

Cette réponse froide qui sort de sa bouche me glace le sang, jusqu’au plus profond de mon organisme. J’aurais dû m’attendre à un tel comportement. L’échange de messages que nous avions eu pas plus tard que ce matin m’avait mis la puce à l’oreille. Elle m’en voulait, terriblement. Le contraire m’aurait étonné. Mais comme j’avais pu le dire à Ethan à mon retour sur New-York, si j’avais la possibilité de revenir en arrière, je ferais exactement la même chose. Mes choix seraient identiques. À une exception près : Alexander. J’aurais aimé ne pas le mettre dans cette histoire, que cette nuit où il avait été blessé par ma faute s’efface pour laisser la place à une nuit comme une autre pour lui. Néanmoins, si ce détail changeait, la finalité des événements aurait pu être différente. Je pourrais tout simplement ne plus être de ce monde, et avoir comme nouvelle demeure le cimetière sur Far Rockaway, dans le Queens. Une pensée qu’il serait préférable de garder pour moi, et de ne jamais avouer à haute voix. Les idées noires ne sont généralement pas les bienvenues.

Je lui adresse un petit sourire de remerciement, sans dire quoique ce soit. Je vois bien que cette accolade n’était pas préméditée, que Willow aurait aimé rester aussi froide que la glace, comme les traits de son visage le démontrent. Une réalité qui devrait me blesser, sauf que je comprends son attitude, et suis prête à user de la patience nécessaire. Je fais quelques pas vers l’intérieur de l’appartement, avant de faire une courte pause, pour laisser passer la future maman. C’est la première fois que je met un pied ici, j’ignore où je dois me rendre. Sans dire un mot, je marche dans ses pas, et la suis jusqu’au salon. Même si je devrais rester discrète, mes yeux ne manquent pas le désordre qui règne dans la pièce, bien que ce soit encore acceptable. Pour avoir découvert le chaos dans l’appartement d’Ethan, si je devais faire la comparaison, c’était propre comme un sous neuf ici. Le regard qui navigue dans la pièce que je découvre, j’entends presque pas les mots énoncés par Willow. « Oui bien sûr, ce sera parfait. » Je regarde la jeune femme me tourner le dos, et s’éloigner vers ce qui me semble être la cuisine, et en attendant son retour, je pose mon sac sur le sol, et m’installe sur le canapé. Lentement, je passe mes paumes de main sur le tissu de mon pantalon. Cette visite chez la jeune femme est tellement étrange. Il y a quelques semaines, tout aurait été différent, beaucoup plus simple. Là, tout me laissait penser à un entretien d’embauche, pour savoir si je méritais encore d’être son amie, de faire parti de son entourage. Bien que ça me blesse de ressentir ceci, je ne peux que la comprendre. Elle n’est plus toute seule. Dans son ventre, il y a un bébé qui grandit, et qui va prendre une place importante dans sa vie. Le temps de l’insouciance est révolu, il lui faut prendre les bons choix pour lui. Je relève la tête vers la blonde lorsqu’elle revient dans le salon. Je reste silencieuse pendant qu’elle dépose les verres sur la table, ainsi que la bouteille de limonade. Je ne manque pas son agitation, où peu de temps après s’est installée, elle se redresse pour rassembler des feuilles laissées sur la table basse. Ce comportement est suspect, et de nombreuses questions commencent à se bousculer dans ma tête, mais je n’ose rien dire. De toute façon, si je disais quoique ce soit, la blonde à forte tête me remettrait à ma place. Je la remercie lorsqu’elle avance l’un des verres devant moi, sans rien ajouter de plus. Que dire ? Par quoi commencer. Finalement, c’est la future maman qui entame la conversation, avec une banalité. « À merveille. » Une réponse prononcée sur le même ton, aussi sec et cassant. J’ai beau réussir à faire des efforts, le naturel revient toujours. Je suis différente, toute cette histoire a réussi à adoucir mon caractère, mais il y a toujours une tigresse indomptable en moi. Elle est juste plus calme, moins sollicité. J’avance une main vers la table pour entourer le verre de limonade de mes doigts, et le porter à mes lèvres pour en boire une gorgée. Cette conversation va être longue. Et compliqué. Je peux le sentir. Je prends une seconde gorgée, avant de reposer le verre sur la table. C’est à ce moment précis que la jeune femme reprend la parole. Des mots qui me font lever les yeux vers le plafond, alors que je laisse échapper un soupir de mes lèvres. Il me faut réunir beaucoup d’effort pour ne pas lui répondre de manière spontanée, comme j’aurais pu le faire avant. Mais maintenant, ce n’est plus possible d’avoir ce tel comportement, surtout maintenant que j’avais un nouveau travail, au contact avec les clients. « Amusant, en effet. » Je passe une main dans mes cheveux, pour occuper mon esprit. Ça se bouscule là dedans. Je ne sais si je dois répondre à sa question, ou la considérer comme une pique pour se défouler. Le mieux à faire est d’être honnête avec elle, à 100%. « Le Canada. Ou plutôt, à la frontière. » Je trouve le courage se poser mon regard sur elle, de confronter le sien pour poursuivre ma réponse. « Désolée de te décevoir, mais je n’ai pas été me faire dorer la pilule pendant deux mois. Au contraire, j’ai dû me terrer pendant tout ce temps. » J’en ai terminé de rigoler. Le ton sec que j’avais employé est encore là, et il semble bien vouloir rester pendant un moment. Le sourire que j’avais sur mes lèvres n’existe plus, et mon regard se fait sévère. Je me redresse correctement, toujours assise sur le canapé, et croise lentement mes bras sur ma poitrine. « Tu préfères quoi, me balancer plusieurs piques pour te défouler, ou bien agir en adultes et avoir une conversation à deux ? Dis-moi Willow. » Si je suis venue ici aujourd’hui, c’est avec l’espoir d’arranger les choses. Mais si elle s’obstine à faire sa tête de mule, la conversation ne pourra jamais se faire.




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MessageSujet: Re: I just want you to trust me [ft Hayley]   Mer 19 Juil - 11:50

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Hayley J.
Harper
&
Willow E. Wander
Il était clair que mon appartement reflétait mon état d'esprit du moment. Il fallait dire que j'en vivais des choses, et que ce n'était pas fini. Je préparais de nouveaux projets, tout devenait plus concret et plus les jours avançaient, plus je m'en voulais d'être seule et de ne pas trouver le courage de demander de l'aide. Je pensais que le travail m'apporterait une stabilité suffisante pour continuer à vivre ma vie comme si de rien était, mais visiblement, j'avais tort. Il me fallait mes amis, ma famille, et surtout, ce père que j'avais finalement contacté. Je faisais des conneries avec tout le monde, je ne parvenais pas à me faire pardonner ni à pardonner aux autres. Cette grossesse me faisait parfois regretter, bien que je porte un amour considérable à l'enfant que je devrais bientôt élever. Il y avait des hauts et des bas, et je n'étais certainement pas la seule à en vivre, j'en étais consciente, mais bizarrement, je ne parvenais pas à avoir envie de comprendre les autres. Je voulais qu'on me comprenne moi avant tout, comme toujours, ce genre de comportement égoïste me jouait des tours. Je ne voulais pas perdre Hayley, il était même hors de question, et pourtant, j'étais bien partie pour. Elle m'avait pourtant expliqué par sms que c'était pour le bien de tout le monde, mais je n'étais pas certaine que ce fut la bonne solution. Tout simplement parce que quand j'étais perdue, je n'avais personne, et j'étais certaine qu'elle ne reviendrait jamais me voir de son plein gré. D'ailleurs, aurait-elle osé m'envoyer un message si je ne l'avais pas fait ? Je n'en étais pas sûre. Elle prend le même ton que moi pour me répondre, et je sais déjà que ce n'est pas bon. D'ailleurs, sans ma nouvelle question, j'aurais pu éviter de déclencher la bombe. Je manque de m'étouffer avec les dernières gouttes de ma limonade et je pose mon verre sur la table, presque avec brutalité. Je relève mes yeux vers Hayley, tirant une grimace de surprise et de mécontentement. Mais je la laisse parler, parce que j'en ai assez fait et que mes gestes nerveux parlent déjà pour moi. Je laisse mes doigts jouer avec mes bracelets, comme à mon habitude quand les choses tournent mal et que je ne sais plus où me mettre. Je sais que j'ai bien fait de me taire quand elle ose croiser mon regard, ce que j'aurais préféré de loin éviter. Le Canada, bien, c'était déjà ça qu'elle me le dise, mais au fond de moi je me demandais ce qu'elle pouvait bien foutre là-bas. Un voyage en amoureux ? Peu probable. Je sens ma gorge se serrer et je détourne le regard en soupirant, comme une enfant qui aurait pu se faire engueuler. Je ne réponds même pas à sa question, à quoi bon, si c'est pour dire des choses que je ne pensais même pas. Au lieu de ça, je préfère me lever, trop nerveuse pour avoir envie de rester assise et je commence à faire les cent pas autour de la table. J'aurais mieux fait d'apprendre toutes les techniques du yoga au lieu de m'abandonner à la boxe. C'était aussi ce qui manquait, comme si j'avais été droguée et qu'on avait soudainement arrêté de me servir. Chaque fois que je parlais, je sentais que les larmes montaient, mais aujourd'hui, c'était différent. Je ne savais juste pas quoi dire, pas quoi faire pour me rattraper. Comme un lion en cage, je tournais en rond à la recherche d'une solution qui ne venait pas. Je finis même par me ronger les ongles, puis je ralentis un peu mes bras, de crainte de n'effrayer Ley par mon comportement. Je ne voulais pas non plus qu'elle pète un câble parce que je ne tenais pas en place. « Je sais pas. » finis-je par lancer presque tristement. Je croise les bras sur ma poitrine et je réfléchis, mais rien ne va. Mes pensées sont complètement bloquées. Je ferme les yeux en m'immobilisant et je tente de reprendre une respiration normale pour me calmer. J'aurais volontiers descendu les escaliers pour aller défoncer la première personne passant devant l'immeuble pour me défouler. Mais je savais aussi que mon comportement devait changer, je ne pourrais plus me permettre ce genre de comportement bientôt, alors il fallait que je commence à travailler dessus. Je rouvrais les yeux et me tournais vers la brune, les lèvres pincées. « J'ai juste cru que tu m'avais complètement rayée de ta vie. Tu m'aurais appelé, si je l'avais pas fait ? » Je posais cette question juste par curiosité. Ma voix tremblante me trahit. Adieu cette carapace de feu que je m'étais créée, de toute façon, elle ne me servait plus à rien. Pleurer non plus, d'ailleurs, c'est pourquoi j'essayais de rester calme et de travailler sur moi pour tenir un peu plus longtemps. Je croyais déjà avoir pleuré toutes les larmes de mon corps ces derniers jours, mais visiblement, j'étais loin du compte. Je finis par revenir m'asseoir, prenant mon visage entre mes mains pour cacher toutes ces émotions qui me torturaient. Cette haine avait finalement fui mes veines, je n'en voulais plus qu'à moi-même. « J'voudrais juste revenir à l'époque où rien ne comptait plus que de se bourrer la gueule et de draguer le plus de mecs possible en soirée. » Je ne savais pas pourquoi je disais ce que j'avais sur le cœur. Mais je me rappelais la Willow que j'étais à cette époque-là et je le faisais déjà. J'avais juste moins l'air dépressive qu'aujourd'hui, j'avais un peu plus la rage de vivre, et j'avais peur de ce que je pourrais devenir si ceux que je considérais malgré moi comme ma famille me lâchaient. Le problème était que je ne cessais de penser à ce que j'avais été et à ce que j'aurais pu être si elle était restée. Je soupirais, et je daignais enfin regarder face à moi, me massant les tempes du bout des doigts pour calmer cette migraine qui s'était déclenchée. « Je suis désolée Ley, tout ça me dépasse, c'est carrément au dessus de mes moyens. J'ai envie de tout foutre en l'air tout le temps. C'est pour ça que je sais pas si je pourrais être l'adulte que tu me demandes d'être. Je suis pas assez forte pour ça. J'ai pas été capable d'être là pour toi, j'ai été conne et ça n'a pas changé, et ça ne changera jamais. » Autant dire la vérité. Autant avouer que c'était moi le problème, parce que c'était sûrement ça, sinon, comment expliquer ce ton cassant que j'utilisais jusqu'à lors pour lui parler, alors même que je venais de la serrer dans mes bras. Je me serre un nouveau verre, et je bois un peu mais je ne la regarde pas, ce qui sera sûrement plus simple pour parler, ou du moins, essayer de se comprendre l'une et l'autre. Il faut juste que je laisse ma fierté et ma rancune de côté.
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J'ai posté : 625 messages et j'ai : 345 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Crystal Reed et je crédite : faust (avatar) Annabelle (signature)

MessageSujet: Re: I just want you to trust me [ft Hayley]   Mar 8 Aoû - 16:51

I just want you to trust me
— with @Willow E. Wander.

Cette histoire me dépasse, complètement. Mais en revenant à New-York, j’avais conscience que les choses n’allaient pas être facile, principalement pour expliquer mon comportement aux gens que j’avais laissé derrière moi. J’avais eu un aperçu avec Ethan. J’étais venue comme une fleur chez lui, comme si de rien n’était, que ça ne faisait pas deux mois que je ne donnais plus de nouvelles. Le choc des retrouvailles avait été violent, difficile à encaisser, mais finalement, il m’avait pardonné. J’espérais la même chose avec Willow aujourd’hui, bien si je ne pensais pas devoir le faire aussi tôt. Si elle n’avait pas envoyé ce sms, est-ce que j’aurais été vers elle ? Cette question resterait sans réponse, pour le moment, car je ne peux revenir dans le passé pour y trouver une réponse. Probablement. Mais quand. Tout est si nouveau. Je dois reprendre de zéro. Comme si je venais d’arriver à New-York pour la première fois. J’avais eu de la chance dans cette histoire, celle de garder mon appartement. Il n’y avait plus la présence de ma petite soeur, Lylla, mais j’avais gagné une nouvelle colocataire, sous les traits de Leïla, ma meilleure amie. Aujourd’hui, on partageait cet appartement, et la cohabitation se passait plutôt bien. J’avais également un nouveau travail, un job qui me plaisait, beaucoup plus calme, loin des problèmes. Et puis j’avais toujours Ethan. Encore plus présent qu’avant, avec une nouvelle relation qui nous liait. Mais quand était-il pour Willow, cette fille pétillante que je considérais, pas plus tard qu’il y a quelques mois, comme une troisième petite soeur. Une soeur de coeur.

Le ton qu’elle emploi ne me plait pas. Il est agressif, mais je connais son caractère. C’est normal. Je dois seulement faire avec. Ne pas faire la bêtise de rentrer dedans. J’encaisse les accusations, jusqu’à ne plus supporter cette ambiance. Je ne suis pas venue pour que l’on se tourne autour, que l’on se chamaille comme deux étudiantes dans une cour de récréation. Le mieux à faire est de réagir en adulte, et de lui demander clairement ce qu’elle souhaite. Si son intention est de continuer à tourner autour du pot, qu’elle me le dise, que je sache comment réagir. Si au contraire, elle souhaite agir en adulte, je serais également là, pour avoir une conversation à coeur ouvert, les apporter les réponses qu’elle souhaite obtenir. Mais elle ne me répond pas. Elle reste dans son silence, son mutisme. À la place, elle se lève du canapé, et elle commence à marcher. Je préfère ne rien dire, lui laisser le temps de réflexion. Je n’oublie pas que la situation n’est pas des plus faciles pour elle. Il suffit que je baisse le regard sur son ventre arrondi pour constater qu’elle a, elle aussi de son côté, des problèmes à gérer. Mon absence n’a fait qu’en rajouter, même si ce n’était pas ce que j’avais souhaité. Le temps passe, et elle m’inquiète. Elle montre des signes de nervosité. Est-ce bon pour elle de se mettre ainsi ? Certainement pas. Heureusement, elle brise le silence, pour apporter un début de réponse. Je lâche un soupir entre mes lèvres. Elle ne sait pas. Je détourne le regard, pour lui laisser encore du temps. Je pourrais venir la prendre dans mes bras, tout simplement, mais j’estime devoir lui laisser de l’espace, lui laisser du temps. Un sourire timide se glisse sur mes lèvres, alors que l’on de mes mains passe dans mes cheveux. « Je ne sais pas, Willow. » C’est la vérité. Je ne peux pas être sûre que je l’aurais appelé, si elle ne l’avait pas fait aujourd’hui. Je tourne la tête vers elle, et pose mon regard dans le sien. Je la regarde revenir vers moi, et s’asseoir à la place qu’elle occupait avant de commencer à faire les cent pas. Mon coeur se serre lorsque je la vois prendre son visage entre ses mains. Je me lève doucement, et viens prendre place à côté d’elle, pour pouvoir passer un bras autour d’elle. Un rire discret s’échappe de mes lèvres, suite à sa réflexion. « On ne peut pas rester indéfiniment dans cette époque, il faut grandir, mûrir, trouver une stabilité. » Il n’y a que Peter Pan, et ses enfants perdus, qui puissent rester à l’âge de l’insouciance. Dans la vraie vie, c’est impossible. Il arrive un moment où il faut agir en adulte, et accepter les responsabilités. Je l’écoute, j’entends ses excuses. Elle est à bout. Elle a des problèmes. Je n’ai pas besoin qu’elle me le dise pour le comprendre. J’ai manqué des choses pendant les deux mois d’absence, ainsi que la période de mon retour. La culpabilité commence à me ronger. Celle d’avoir abandonné du jour au lendemain les personnes que j’affectionne. Je sais que je ne peux pas retourner dans le passé, mais je peux agir dans le présent. Doucement, je viens déposer un baiser sur la tempe de la jeune femme, dans l’espoir de la calmer, de chasser, même de manière éphémère, l’anxiété qu’elle peut ressentir à cet instant. « Tu en es capable Will, il faut juste que tu acceptes l’aide des autres. Tu es qu’un simple être humain, tu ne peux pas tout faire toute seule. Et je ne veux pas que tu t’en veuilles pour quoique ce soit si ça me concerne. Ce sont mes problèmes, et tu n’y es pour rien. » Je laisse échapper l’air de mes poumons par mes lèvres. C’est compliqué. Il faut que l’on parvienne à crever l’abcès. À mettre de côté notre fierté, notre égo. Ce n’est pas un jeu à celui qui prendra le plus de responsabilités dans l’histoire. Il faut que l’on réussisse à avancer, à aller de l’avant. « Je sais que je n’ai pas été là mais ce n’est pas pour autant que je t’ai oublié, que j’ai envie de t’abandonner. Au contraire… j’espère vraiment retrouver notre complicité. J’ai envie de connaître ton bébé. D’être là pour toi. Pour vous. Mais pour ça, tu dois me laisser t’aider. Et me laisser une chance de me faire pardonner. Je ne voulais pas partir, je n’ai pas eu le choix. C’est de l’histoire ancienne maintenant. Je suis là maintenant. Je ne compte plus repartir. » Oh non. Je n’y compte pas. J’espère construire ma vie ici. Avec Ethan principalement. Et tous mes amis. J’espère juste que Willow acceptera que je fasse toujours parti des siens.




SECRET NIGHT ★ i’m drunk off your hazy eyes and scent the tip of a sweet love is like a fire on this night when even the moon is sleeping, let’s secretly leave (c) P!A
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