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 Confidence is silent insecurities are loud ~ Blake

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MessageSujet: Confidence is silent insecurities are loud ~ Blake   Jeu 8 Juin - 20:49


Confidence is silent insecurities are loud
Blake & Alison
« Mary, vous pourrez déposer le dossier dont je vous ai parlé ce matin dans mon bureau tout à l’heure ? » J’adresse un sourire à la secrétaire. Elle et moi, nous nous sommes toujours bien entendu, déjà quand j’étais seulement interne dans cet hôpital. Maintenant, c’est différent. Elle sait ce qu’il m’est arrivée, elle est l’une des rares à être au courant de toute l’histoire. J’estime juste que les gens n’ont pas besoin de savoir. Lorsque j’entend mon prénom, je tourne rapidement la tête pour voir une de mes collègues. C’est une des choses qui m’a manqué dans mon métier. Ce contact avec mes collègues en plus de celui pas toujours facile avec mes patients. Reprendre le travail à mi-temps, c’était la chose à faire. Je le sais maintenant. Avec Clyde on en a peut-être pas parlé pendant longtemps mais le peu que nous l’avons fait a suffit à lui faire comprendre combien tout ceci compte. Et après tout, c’était à moi de prendre la décision, à lui de me dire si c’était une bonne ou une mauvaise idée. Je sais que je ne suis pas encore prête à opérer, c’est pas raisonnable, je refuse de risquer la vie de mes patients. Dans le couloir, proche du secrétariat, je prend le temps de regarder le dossier que je tiens dans les mains. Mon prochain rendez-vous n’est que dans un peu plus d’une heure, je pourrais aller prendre un café et c’est d’ailleurs ce que je m’apprête à faire jusqu’à ce que j’entende la voix de ma collègue derrière moi prononcer un nom que je ne connais que trop bien. Blake Jansen. La petite soeur de Clyde. Je suis étonnée, surprise, je ne savais pas qu’elle venait ici, ni même pourquoi. Rapidement je me retourne pour la regarder et je jette un coup d’oeil à ce dossier qu’elle tient entre les doigts. « Je… je peux voir s’il te plait ? » Elle ne pose pas de questions, elle me laisse juste le dossier et prend quelques notes pendant ce temps. « Est-ce que je peux prendre ce rendez-vous pour toi ? » La neuro n’est pas mon domaine, et pourtant quand j’ai du choisir une spécialité, j’ai longuement hésité entre la neuro et la cardio. Deux domaines dans lesquels j’excellais, un choix plutôt compliqué. Contre moi, je cale le dossier et lui adresse un sourire qui veut clairement dire que je lui expliquerais, plus tard. Là, simplement, je pars chercher la jeune femme que je dois voir. J’angoisse et pourtant, du mieux possible, je reprend mon masque sérieux, celui que je n’ai que devant des patients qui me sont inconnus. Ce n’est pas le cas pour Blake, mais elle ne sera pas seule à attendre, je préfère me montrer professionnelle, sous peine de craquer un peu plus tard. « Mademoiselle Jansen. » J’affiche malgré moi un sourire sur mes lèvres et je la fixe attentivement. Elle et moi, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est le grand amour. On se tolère, c’est déjà un bon départ. Mais là c’est différent, c’est surtout une bouffée d’angoisse qui s’est emparé de moi quand j’ai parcouru du regard son dossier. Il est certain que c’était pas avec moi qu’elle s’attendait à être et pourtant elle n’a pas vraiment le choix. Je m’écarte de la porte de mon bureau, je la laisse entrer et prendre place avant d’à mon tour aller m’installer. J’ai mes mains croisés devant moi et je prend le temps de la regarder, de la détailler. Elle ne m’a sans doutes jamais vu aussi sérieuse mais là je ne sais faire autrement. « Il sait ? » Je parle là de son frère.
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MessageSujet: Re: Confidence is silent insecurities are loud ~ Blake   Sam 17 Juin - 19:42

Confidence is silent insecurities are loud
— with Alison Wagner

Faire semblant, un minimum. C’était ce que tu savais faire de mieux, surtout depuis quelques semaines. Tu ne voulais pas te laisser abattre, tu étais une battante, et tu n’allais pas laisser gagner ce fichu cancer. Tu ne l’avais pas laissé gagné dans le passé, alors tu ne le ferais certainement pas maintenant. Tu étais en rémission depuis quelques années maintenant, tu savais que tu pouvais replonger à tout moment, mais tu n’y avais plus vraiment été prête. Tu avais fini par oublier que tu avais été malade, tu avais retrouvé une vie normale, tu étudiais, tu avais tout un tas d’amis, tout était parfait. Tu étais forte, certainement plus forte que la plupart des femmes de ton âge, car tu avais un tempérament de feu, tu ne te laissais jamais abattre, tu ne te laissais jamais guider par aucune loi, aucune règle. Tu les enfreignais, même. Tu vivais simplement, tu croquais la vie à pleine dent, trop insouciante pour te préoccuper de bien faire ou de mal faire les choses. Mais quand tu avais reçu les résultats, toi qui te croyais désormais invincible, tu avais eu du mal à encaisser le choc. Alors depuis quelques semaines, tu revenais, encore et encore, dans ce foutu hôpital qui te donnais la nausée, entourée de ces malades dont tu n’avais pas l’impression de faire partie. Assise sur ce fauteuil, celui sur lequel tu t’asseyais tout le temps, tu attendais qu’on vienne te chercher, par chance, tu appréciais ton médecin, c’était une jeune femme âgée d’une dizaine d’années de plus que toi, pas plus. Très douée dans son domaine, et qui savait t’expliquer facilement les problèmes. Un dernier sms envoyé au patron et on t’appelait, tu relevais la tête pour découvrir Alison, la colocataire de ton frère, ton dossier à la main. Tu restais immobile quelques instants, avant de te lever brusquement pour rentrer dans le bureau. Si il y avait bien une seule personne que tu ne voulais pas tenir au courant, c’était ton frère. Il avait assez de choses à gérer et tu ne savais pas si tu pourrais supporter son regard plein de détresse à nouveau. Tu t’asseyais mollement sur la chaise face à Alison, et tu plongeais tes yeux perçants dans les siens. A sa question, tu souriais simplement en secouant la tête, alors que tu mastiquais ton chewing-gum bruyamment, telle une adolescente. Alison, tu la tolérais, on ne pouvait pas dire que tu l’appréciais, certainement parce que déjà, tu n’étais pas du genre à apprécier tout le monde autour de toi. Les gens qui comptaient réellement pour toi tenaient sur les doigts d’une main. « Non, et tu ne lui diras rien. » Il n’était pas question qu’elle lui dise quoi que ce soit. D’ailleurs, elle n’était pas neurologue donc tu ne comprenais pas vraiment pourquoi elle s’occupait de ta consultation aujourd’hui. « Où est mon médecin Alison ? » Tu n’étais pas très patiente, elle était médecin et bien qu’elle soit cardiologue tu savais très bien qu’elle avait compris ce que tu cachais, mais tu voulais voir ton vrai médecin. Tu faisais éclater une mini-bulle dans ta bouche et tu soupirais avant de te rapprocher de la jeune femme. « Ecoute. Je t’interdis de dire quoi que ce soit à Clyde. Si il doit l’apprendre, ça sera par moi. » Par toi, et pas par sa colocataire qui n’aurait pas réussi à tenir sa langue dans sa poche.


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MessageSujet: Re: Confidence is silent insecurities are loud ~ Blake   Sam 24 Juin - 18:35


Confidence is silent insecurities are loud
Blake & Alison
Prendre la consultation d’un de mes collègues, c’est loin d’être dans mes habitudes, c’est peut-être même la première fois que je le fais mais aujourd’hui, j’ai mes raison. C’est pas n’importe qui cette patiente, c’est Blake, la soeur de Clyde. Et si avec lui tout va pour le mieux, avec elle, je ne sais jamais ce que je peux dire ou faire. J’ai surtout souvent l’impression qu’elle n’en a rien à faire de ce que je peux faire, de qui je peux être et si ça m’arrange la plupart du temps, aujourd’hui, elle va devoir affronter et découvrir une facette de ma personnalité qu’elle ne connaît pas encore. Si la plupart du temps c’est chez son frère que nous nous voyons, aujourd’hui, je pense pouvoir dire avec une certaine aisance que c’est sur mon territoire que nous nous trouvons. C’est un peu un combat, un duel j’ai l’impression et si au début ça m’amusait, là, ça m’insupporte simplement de la voir si détachée de toute réalité. Si elle est ici, je n’ai pas besoin de lire son dossier pour deviner que ça n’est pas pour enfiler des perles et la première question qui m’est venue à l’esprit est de savoir si son frère est au courant. De cette visite, de cette rechute. Je suis bien loin de connaître tous les détails de cette histoire, je n’ai en ma possession que les maigres informations contenues dans son dossier mais ça me suffit amplement pour deviner que ça n’est pas anodin et loin d'être une visite de courtoisie. Quand elle se lève, qu’elle me suit enfin, j’hésite à afficher un sourire de satisfaction plus que de fierté. Mais non, je préfère garder un regard, un visage neutre en me détournant pour la devancer, lui indiquant finalement d’un signe de main l’entrée de mon bureau. Je prend place, elle fait de même et croisant mes mains sous mon menton, je prend le temps de l’observer afin de savoir si elle va se décider à me parler d’elle même ou non. Une réponse positive à cette interrogation aurait été trop belle, alors c’est à moi de simplement faire le premier pas. Pas de la façon dont elle s’y attendait sans doutes, il suffit de voir le regard qu’elle dépose sur moi, à sa façon de mastiquer son chewing-gum comme s’il s’agissait d’une vulgaire conversation dans la rue. Je sais que notre relation n’est pas des plus amicale. Cordiale, c’est déjà bien suffisant mais quand il s’agit de sa santé, j’ai quand même du mal à concevoir qu’elle ne prenne pas les choses plus aux sérieux et avec moins de décontraction. Sa réponse ne me surprend nullement. Il ne sait pas et elle m’interdit de lui dire. L’inverse m’aurait sincèrement étonné et j’ai bien du mal à cacher le sourire présent sur mes lèvres. Cependant, je ne répond rien, je l’observe, je sais qu’elle n’a pas finis et je m’en voudrais de l’interrompre alors que je reste persuadée qu’elle a encore tant de douceur à me donner. Un nouveau sourire s’affiche sur mes lèvres quand elle me question sur la présence de son médecin. Je peux comprendre, c’est loin d'être habituel de se retrouver confronter à un autre médecin qui plus est dont la spécialité ne correspond pas du tout à son rendez-vous. « Elle te donnera un autre rendez-vous. » Ca je sais que ça ne lui plaira pas. Je peux déjà deviner les reproches, les remontrances. Je me suis permise de décider pour elle, sans la consulter qui plus est. Mais je ne me démonte pas, je la fixe attentivement, on pourrait croire qu’il s’agit là d’un regard de défi, mais non je l’encourage simplement à continuer de me parler. Je suis prête à affronter beaucoup de choses, j’ai l’habitude après tout. Là, il y a un soupire qui quitte la barrière de mes lèvres, l’interdiction tombe et dans le fond, ça ne me surprend pas. « Je ne comptais rien lui dire Blake. » Elle a raison dans tous les cas, c’est sûrement pas à moi d’annoncer à son frère qu’elle est malade. « J’ai pas à le faire parce que c’est toi que ça concerne. Mais contrairement à ce que tu sembles penser, je ne suis pas le diable en personne. Je m'inquiète simplement, j’en ai le droit, non, même si tu ne le veux pas ? » C’est dans ma nature, m'inquiéter pour les personnes qui vont mal, qui ne sont pas bien. C’est aussi pour ça que je suis devenue médecin, parce que j’ai ce sens du devoir, de la responsabilité d’autrui. Ce que je veux simplement qu’elle comprenne, c’est que même si ça lui fait mal de l’admettre, je suis pas une ennemie. « Je ne dirais rien, je t’en fais la promesse Blake mais il va falloir m’en dire un peu plus. » Mon regard est un peu plus appuyé sur elle. Ce n’est pas de la curiosité mal placée, loin de là mon idée, juste ce besoin et cette envie de connaître la situation avec ses propres mots, pas ceux d’un médecin.
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MessageSujet: Re: Confidence is silent insecurities are loud ~ Blake   Lun 17 Juil - 19:33

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« Elle te donnera un autre rendez-vous. » Tu plongeais ton regard dans le sien et tu ricanais, avant de secouer la tête à droite et à gauche. Non ça n’allait certainement pas se passer comme ça. Tu n’avais pas que ça à faire de revenir pour un autre rendez-vous, qui était en plus très important. Combien de temps t’allais devoir attendre pour un autre rendez-vous ? Tu finissais par hausser les épaules, l’air le plus désinvolte du monde, et tu t’expliquais en quelques mots. « Quand je serai morte tu expliqueras à mon frère pourquoi j’ai loupé un rendez-vous très important, un jour que tu as voulu faire ton intéressante. » Elle t’énervait, tu n’avais rien contre elle, même si tu ne la portais pas forcément dans ton coeur, comme toutes les femmes qui s’approchaient de Clyde, mais là tu n’étais clairement pas d’humeur à parler, tu voulais voir ton médecin, rien de plus. Tu soupirais bruyamment en glissant tes doigts dans tes cheveu blonds et tu l’écoutais t’expliquer qu’elle n’allait rien dire à Clyde mais qu’elle s’inquiétait pour toi et tu croisais les bras sur ta poitrine. La dernière chose dont tu avais besoin, c’était qu’on s’inquiète pour toI. « Je n’ai pas besoin qu’on s’inquiète pour moi Alison. Je n’ai pas besoin de regards de pitié ou de la condescendance des gens. » C’était quelque chose que tu avais toujours détesté. Cette façon que tes parents avaient eu de te regarder comme si tu n’étais qu’une chose fragile, cette façon que les gens avaient de te dévisager dans la rue, parce qu’ils ne voyaient en toi qu’une pauvre malade, amaigrie et marquée par la maladie. C’était quelque chose qui t’avait fait profondément souffrir, et que tu ne voulais pas revivre. Tu soupirais à nouveau lorsqu’elle te demandait de lui en dire plus sur ta maladie et tu haussais à nouveau les épaules, ne sachant trop quoi dire. Elle était médecin, elle savait lire un dossier. Tu pouvais lui expliquer mais tu n’en avais ni le temps, ni l’envie. Et pourtant tu ne bougeais pas de ton siège, parce que quoi que tu pouvais dire, tu te sentais totalement impuissante, la maladie recommençait à te ronger et tu savais tout ce qu’elle allait amener avec elle. Des vomissements, la perte de mémoire, la fatigue. L’envie de ne plus rien faire. Tu déglutissais en baissant les yeux, tu étais forte, combien de fois on t’avait répété ça, ton premier cancer t’avait forgé un caractère de feu, mais à présent, tu ne savais pas si tu avais envie de te battre à nouveau. Peut-être qu’il était finalement plus simple si tu te laissais emporter par la maladie, pour que tu ne souffres plus, pour que tu n’aies plus peur que ça recommence dans dix ans, que tu n’aies plus peur que ça atteigne tes futurs enfants. Tu ne savais plus quoi faire. « J’ai déjà eu un cancer, quand j’avais quinze ans. On m’avait dit que j’étais guérie mais que le cancer avait des chances de revenir. On y est. » Chienne de vie. C’était maintenant, à vingt-cinq ans, qu’il revenait pourrir ta vie comme la gangrène, comme un mal dont on ne se débarrasse finalement jamais. T’avais la vie devant toi. Alors ça te rendait folle de rage de devoir recommencer, de repousser tes projets, une nouvelle fois. « Je ne sais pas si je vais pouvoir vivre ça une seconde fois. » Le ton que tu employais n’était pas triste, tu étais simplement résignée, comme prête à te laisser mourir. Peut-être que c’était vraiment ce qu’il y avait de mieux à faire.


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MessageSujet: Re: Confidence is silent insecurities are loud ~ Blake   Lun 7 Aoû - 1:41


Confidence is silent insecurities are loud
Blake & Alison
Du mieux possible, j’essaye de garder mon calme. Avec le temps, j’ai appris à comprendre son caractère à la blonde bien que ça ne soit toujours pas en ma faveur. Je fais avec pourtant, je ne dis rien et j’encaisse. Aujourd'hui, dans le fond, elle n’a pas tort. C’était sans doutes pas vraiment intelligent de l’empêcher de voir son médecin, d’aller à son rendez-vous. C’est pourtant la seule chose que j’ai trouvé pour être certaine qu’elle m’écoute au moins un minimum. Un soupir las traverse la barrière de mes lèvres alors que je baisse un instant mon regard sur son dossier devant moi, le remettant droit comme pour passer cette nervosité qui s’empare de moi. Son frère. Je n’irais pas jusqu’à dire que je l’avais oublié, juste que j’essaye de ne pas y penser alors que c’est elle qui se trouve face à moi. Ses mots sont durs, elle les réalise pleinement et c’est peut-être ça qui m’agace le plus. Tout ce que je fais, c’est m’inquiéter pour elle comme je pourrais le faire avec n’importe qui d’autre. Elle est pourtant différente Blake en plus d’être la soeur de l’homme chez qui je vit. Elle dégage quelque chose de particulier, quelque chose de différent et il y a cette envie de la protéger quasi constante en moi. J’ai bien compris qu’elle ne le voulait, que mon aide, elle n’en avait rien à faire mais je suis assez têtue, abandonner n’est pas dans mes habitudes. « De la pitié ? De la condescendance ? On voit bien que tu ne me connais pas si tu penses que je sois capable de ça. » Non, elle ne me connait vraiment pas, elle ne nous a jamais laissé cette chance nous connaître alors aujourd’hui, il faut simplement faire avec, même si c’est difficile. Je suis pas non plus naïve. Je sais très bien que ça n’est pas du jour au lendemain qu’elle me parlera comme si nous étions les meilleures amies du monde depuis toujours, c’est pas non plus quelque chose qui m’intéresse. Je la regarde, je prend le temps de l’observer en venant croiser mes mains devant moi, sous mon menton. La question indirecte que je lui pose n’a peut-être pas vraiment besoin de réponse. Je pourrais simplement lire son dossier ainsi que les nombreux termes médicaux qui y résident sans doutes. Mais c’est pas ça qui m’intéresse, ce que je veux c’est l’entendre de sa bouche. Je veux qu’elle m’explique la situation avec ses propres mots. On pourrait comparer ça à un caprice d’enfant, ça m’importe peu dans le fond. Mon regard posé sur elle, je l’écoute attentivement, essayant de ne rien montrer, aucune émotion sur mon visage. Ca fait partit de ce qu’on nous apprend en médecine, j’essaye d’y mettre en pratique ici bien que ça soit plus difficile. Parce qu’ils s’agit de Blake, de quelqu’un avec qui j’ai un peu mieux pourquoi un médecin n’a pas le droit de s’occuper de ses proches ou de toutes personnes envers qui son jugement pourrait être altéré. Ca prend tout son sens là. J’ai envie de grimacer, de lui faire savoir que ce qu’elle me raconte, c’est horrible, quelque chose que je souhaite à personne. Elle est la victime de la vie qui a décidé qu’elle serait malade et si ça ne me plait pas, je suis simplement impuissante, ne pouvant pas la guérir par un claquement de doigt. Quand elle reprend la parole, je vois dans ses mots une sorte de confidence. Peut-être que j’ai réussi à lui montrer que je n’étais pas l’ennemie ici, que la maladie oui. Un sourire se forme sur mes lèvres à cette pensée. Peut-être que je vais finir par l’avoir sa confiance en fin de compte. « T’en as envie ? De t’en sortir de je veux dire. » Par là, je ne veux pas dire qu’elle désire mourir non, je veux juste savoir à quel point elle aime sa vie, elle aime ce qu’elle a.
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