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 Save yourself [ft Logan]

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MessageSujet: Save yourself [ft Logan]   Dim 11 Juin - 10:38

Save yourself
« Un jour je mettrais les étoiles en bouteille »
Logan R.
Abrahams
&
Willow E. Wander
J'avais repris ma routine depuis longtemps. Le matin, je me levais, je fixais les murs de ma chambre, les photos qui les recouvraient, en repensant à chacun de ces moments passés avec eux. Je repensais à tout ce que j'étais avant que ce maudit enchantement ne s'abatte sur moi. J'avais un concert à donner ce soir, j'avais insisté pour venir sur scène. La scène me manquait tellement depuis des mois. Les studios d'enregistrement étaient certes agréables, mais je préférais être face à face avec le public, chanter pour lui. Chanter, c'était l'essence même de ma vie. Alors, après avoir consulté ces nombreuses photos, je prenais le temps de chanter sous la douche pour évacuer cette peine, cette douleur mais aussi cette joie qui emplissaient chaque jour mon cœur. Je déjeunais pour faire plaisir à mon meilleur ami, et je quittais les lieux pour aller au travail. Le soir, je revenais des étoiles pleins les yeux. Quand Ken était au travail et que je ne pouvais pas le voir, je voyais d'autres personnes, pour me changer les idées. J'ignorais si ça allait durer. Ce soir encore je savais que je ne serais pas seule. Depuis que j'avais contacté Ezio, c'était comme si on m'avait insufflé un peu plus de force pour que je continue sur ce chemin. Je n'avais pas terminé de vivre, j'étais même au simple début de mon existence, alors je devais en profiter. J'avais alors demandé à Logan si on pouvait se voir. Parce que ça me changerait les idées de parler avec lui, et que ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. On s'envoyait peu de messages depuis le spring break, quasiment aucun. Mais je ne lui en voulais pas. Nous n'étions que deux vieux amis, ou tout du moins, c'était ce que je voulais. Notre mission avait fini par échouer, mais je ne m'étais pas sentie triste pour tout ça. Je n'avais pas non plus regretté d'avoir largué Hunter juste après cette semaine. Parce que je m'étais amusée, ce jeu m'avait plu. Mais au fond, j'étais inquiète de la façon dont je l’accueillerais quand il franchirait la porte de chez moi. Ce jeu avait cessé brutalement. Au départ, ça m'avait un peu manqué, mais j'avais fini par m'en tenir à ma routine sans même le recontacter. J'avais espéré pour lui que tout ça provoque quelque chose chez son amie, et chez lui, mais d'après les dernières nouvelles, ce n'était pas le cas. Je m'en doutais sûrement un peu, quand tout ça avait commencé. Il m'avait expliqué que cette fille était déjà avec quelqu'un. Je m'en étais voulue alors de lui avoir proposé tout, ça, mais je ne lui avais pas dit. C'était impossible pour moi de lui dire, je ne voulais pas qu'il porte ce fardeau sur ses épaules. Mais ça n'avait pas semblé être si affreux pour lui de flirter avec moi cette semaine-là. Pour moi, en tout cas, ça ne l'avait pas été. J'avais ce besoin habituel de plaire, et même aujourd'hui, enceinte de six mois, j'en avais encore envie. Je continuais à prendre soin de moi avant de ne plus avoir le temps pour ça. Et aussi parce que dans un sens, j'avais envie de plaire au père de mon enfant. On ne se connaissait pas beaucoup mais on a aujourd'hui besoin d'apprendre à se connaître pour fonder quelque chose. Cette idée m'effraie parfois, me rassure de temps en temps. Je n'ai pas envie de me sentir embrigadée dans la boucle infernale qu'est l'amour. J'ai cessé d'y croire depuis longtemps, mais il m'a fallu des années pour le comprendre. Pour comprendre qu'un cœur brisé ne se réparait pas comme ça. J'étais également consciente d'avoir infligé ça à mon ex. Tant de choses qui me poussent parfois à croire que je suis une connasse sans pitié. Mais mon meilleur ami est là pour me rappeler que j'ai raison d'agir pour moi avant tout. Bientôt, je ne penserais plus qu'à mon fils et rien d'autre. C'est sur cette pensée que j'arrive d'ailleurs chez moi. Poussant la porte d'entrée, j'appelle Ken, mais il n'est pas là. Poussant un soupir, j'abandonne mon sac à l'entrée, mes chaussures et ma veste. Profitant des quelques minutes qui me restent devant moi, je décide d'aller prendre une douche pour me détendre. Ken n'étant pas là, j'en profite pour laisser AC/DC envahir la salle d'eau. Je me dépêche cependant, puis je m'habille avec des vêtements plus décontractés que pour le travail. J'enfile un débardeur ample et noir sur lequel trône fièrement le logo de Pink Floyd. J'enfile un short noir, et je sèche mes cheveux avant de les attaches en une natte pour être tranquille. Je sors ensuite la trousse de maquillage et je remets une couche de noir autour de mes yeux, avant de laisser mes lèvres s'imprégner d'un rouge à lèvres bordeaux. Le résultat me plaisant, j'abandonne les lieux. Je n'éteins pas la musique, je baisse juste le son pour entendre Logan quand il arrivera. Je fais un petit saut dans la cuisine pour fouiller les placards. Mon ventre criant famine, alors je décide d'engloutir quatre cookies avant de préparer du café. L'heure du goûter a beau être passée depuis longtemps, je ne peux pas l'accueillir les mains vides. Je fais donc tourner la cafetière et je fais un effort surhumain pour venir nettoyer la table à manger, avant d'y installer mon plateau avec des tasses, du sucre et des petites cuillères. Nous nous installerons ici, je n'avais pas forcément envie d'être trop près de lui sur le canapé. Tout simplement parce que tout ce qu'il s'est passé au spring break est terminé, et que nous devrons nous conduire comme deux amis, tout simplement. Un sourire se pointe sur mes lèvres quand j'entends résonner quelques coups sur la porte. Je hurle un  « J'arrive ! », je vais éteindre la musique et je viens ouvrir, peut-être un peu brusquement. Je souris en le voyant, parfaitement sereine... et frustrée. J'essaie d'oublier ce dernier sentiment en me promettant de me mettre quelques claques quand il sera parti, et je le laisse entrer en le saluant, refermant la porte derrière lui. J'espère qu'il ne sera pas trop déçu de l'état de l'appartement. Étant bordélique de nature, je ne pouvais pas m'empêcher d'en mettre partout. Entre les magazines de rock qui traînaient sur la table basse, quelques fringues sur un coin du canapé -j'éprouve d'ailleurs un sentiment de gêne en me rendant compte que mes sous-vêtements y traînent-, ma guitare électrique dans un coin de la pièce et les cartons pour mon fils dans un autre, on pourrait se croire dans un appartement ayant été dévalisé. Je fais comme si de rien était et je l'entraîne jusqu'à la table à manger, mettant le plus de distance possible entre lui et moi. Question de principe.  « Alors, comment tu vas depuis le temps ? » Je demande en m'installant sur une chaise, mon dos me lançant soudainement, lui faisant signe de s'installer. « Je te sers un café ? » Je relève enfin les yeux vers lui tandis que j'empoigne la cafetière pour me servir, souriant chaleureusement, comme si rien ne s'était passé entre nous la dernière fois.


@Logan R. Abrahams


Allure martienne, tu es mienne
Il est important de te rappeler combien la vie est imprévisible. Qu’il arrive parfois que des événements, dont l’ampleur nous dépasse, nous mettent à genoux. Alors, quand une situation nous échappe et qu’on se retrouve seul à devoir faire face, on se raccroche au peu qu’il nous reste et on met tout en œuvre pour le protéger. Quitte à ce que cela nous revienne un jour à la figure comme un boomerang.
Les ElsH. Roy
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MessageSujet: Re: Save yourself [ft Logan]   Ven 30 Juin - 11:52



Save Yourself

Willow & Logan

Je sers le petit bout de papier entre mes doigts alors que mes yeux voyagent entre les mots griffonnés rapidement dessus et les bâtiments qui m’entourent. Je connais cette ville comme ma poche, n’ayant jamais vécu ailleurs qu’ici et il est rare que je m’y perde ou m’y sente désorienté. Je n’aime pas ça, je suis bien trop fier de pouvoir dire que je pourrai me repérer dans New-York les yeux fermés. Pourtant, il faut bien croire qu’en ce moment, je ne sais pas exactement où je suis. Je n’habite pas très loin d’ici, dans une autre partie de Brooklyn, certes, mais le quartier reste le même. Peut-être suis-je même déjà venu ici, sans vraiment m’en rendre compte, lors d’une de ces après-midis où flâner le long des rues me semble une occupation suffisante. Mais maintenant que je dois trouver un endroit précis, me rendre à l’adresse que j’ai pris soin de noter, j’ai l’impression d’arriver dans un lieu que je ne connais pas. Au fond, je sais que tout cela n’est pas vrai. Si je suis désorienté, si je ne trouve pas mes points de repères habituels c’est peut-être, sûrement même, parce que je redoute légèrement la rencontre qui est sur le point de se dérouler. Cela va bientôt faire quelques mois que je suis partie en vacances au Mexique, pour suivre Charlen. Quelques mois que j’ai rencontré Willow, ma colocataire de vacances. On ne pouvait pas nier l’alchimie entre nous, même si aucun de nous n’avait réellement envie qu’elle soit là. On s’entendait bien, on riait ensemble et on partageait apparemment ce goût pour les coups montés. Elle m’avait aidé à oublier Charlen, ça n’avait pas marché mais je sais que l’intention était présente. Mais depuis que nous sommes rentrés à New-York, je ne l’ai pas revu. Je ne lui ai pas envoyé de message, j’ai à peine répondu aux siens. Parce que je ne sais pas ce que nous sommes, je ne sais pas à quoi elle s’attend. Nous avons partagé une chambre pendant quelques jours, mais jamais le même lit. Je ne sais pas si ça fait d’elle une connaissance ou une amie, quelqu’un à éviter ou si je devrai creuser la relation que nous avons commencé à créer. J’ai été distant, parce que je ne sais pas ce que nous sommes et parce que j’ai peur de le découvrir. Il y également cette histoire de mariage qui me trotte dans la tête depuis que j’ai revu Reagan. Officiellement je ne suis plus un homme à prendre, je n’ai plus le droit de débarquer chez une femme en début de soirée et de passer du temps seule avec elle dans son appartement. Mais ça ne m’a pas empêché de voir d’autres femmes depuis que j’ai appris que j’étais marié et je suppose que ça ne changera pas tant que je ne reverrai pas Reagan – et que nous trouvions une solution à notre problème. Je me stoppe devant un bâtiment, relisant plusieurs fois l’adresse notée sur le papier, analysant le numéro fixé au mur de l’immeuble. Il ne me faut qu’une grande inspiration avant de pousser la porte et de monter dans l’ascenseur. Arrivé devant la porte, je n’hésite plus, maintenant que je suis ici il n’y a plus aucune raison de faire demi-tour. Je frappe à la porte, distinctement et la voix de Willow résonnant à travers la porte me fait sourire. Peut-être que ce n’était pas du tout la peine de m’inquiéter, peut-être que tout ce déroulera normalement, comme si nous étions deux vieux amis. J’entre dans l’appartement en essayant de ne pas prêter attention au fait que le bonjour entre nous n’était qu’oral. Je laisse mes yeux curieux parcourir les pièces et ris doucement en voyant l’état du lieu. Mon attention se reporte ensuite sur Willow et je ne peux m’empêcher de l’analyser, essayer de voir ce qui a changé depuis notre première renconre. Toujours les mêmes cheveux blonds, toujours le même maquillage noir, les t-shirts à l’effigie de groupes de musique. Pourtant mes yeux s’agrandissent légèrement en voyant son ventre, bien plus bombé que la dernière fois que nous nous sommes vus. « Eh bah, il a pris des forces le petit ! » Je lui lance un clin d’œil en parlant sur un ton amusé. Mes pas la suivent jusqu’à une table où elle s’assoit et je prends place à mon tour. Je n’ai pas le temps de répondre à sa première question qu’une deuxième surgit aussitôt et je ne peux réprimer un léger rire. « Oui je veux bien un café. » Je marque une légère pause, suivant des yeux les mouvements de Willow alors qu’elle verse le liquide noir dans des tasses. « Je vais bien, tu sais la routine new-yorkaise. Faire de la musique, débarrasser des tables, embêter le monde. Rien de plus normal. Et toi alors, future maman ? » Je ne mentionne pas mon mariage, je ne parle pas de Charlen, pas tout de suite. J’ai envie que les choses redeviennent normales entre nous, plus de tension étrange ou de distance inutile, juste nous, comme nous avons pu l’être, assis sur un lit au Mexique, à jouer de la musique. Je laisse une nouvelle fois mes yeux balayer la pièce, inspectant sans vraiment m’en rendre compte tout ce qui m’entoure. « C’est un chouette appartement que tu as. Tu vis seule ? » A cette dernière question, mes yeux se reposent sur la jeune femme. Je n’ai pas vraiment réfléchi à ses paroles, elles sont sorties bien trop vite et bien trop naturellement de mes lèvres. Je ne sais pas sous quelle curiosité malsaine ces mots ont été prononcés et je n’ai aucune idée de la réponse que je m’apprête à entendre.
©LittleJuice


❝ Give Me Truth ❞
There aren't two versions of me. There's only one. And I think when I discover who I am, I'll be free. ★The joy of life comes from our encounters with new experiences, and hence there is no greater joy than to have an endlessly changing horizon, for each day to have a new and different sun.
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MessageSujet: Re: Save yourself [ft Logan]   Lun 17 Juil - 15:21

Save yourself
« Un jour je mettrais les étoiles en bouteille »
Logan R.
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Willow E. Wander
Quand je le vois, je suis quand même heureuse. Parce qu'au moins, c'était une bonne chose de faite, que de se revoir. Alors certes, le lieu peut paraître particulièrement étrange, étant donné ce qui nous liait la dernière fois, mais je m'en moque. J'ai besoin qu'on parle, au moins de tout et de rien, je suis curieuse de savoir ce qu'il s'est passé dans sa vie ces derniers temps. J'espère sincèrement pour lui qu'il a fini par trouver une vie un peu stable. J'ignore s'il a continué pour la chanson, j'ignore tout, en vérité. Nous n'avions que peu parlé la dernière fois. Disons que nous ne flirtions que pour faire jalouser quelqu'un, et probablement, pour que nous oublions nos déceptions respectives. Du flirt et des baisers, une pensée qui me fait tanguer, qui me rend mal à l'aise en quelques secondes. J'essaie d'oublier mais c'est trop étrange pour ça. D'habitude, je couche, et je laisse tomber, je n'embrasse pas, là, c'était l'inverse. Dans tous les cas, je finis par arrêter de tenter de mettre un sens sur tout ça. J'avance, un peu comme un robot programmé pour guider quiconque vers le coin salle à manger. Je ris légèrement aux paroles de Logan et je pose une main sur mon ventre, souriant moins nerveusement que prévu -heureusement d'ailleurs-. « Il faut dire qu'il ne néglige pas la nourriture ! » plaisantais-je avant de m'asseoir, faisant plonger une nouvelle fois la pièce dans une ambiance particulière, tandis que je sers le café dans les tasses prévues à cet effet. Dans le mien, je verse un fond de lait et un demi sucre pour ne pas finir totalement hors de moi avant la fin de la soirée. Je comptais bien dormir ce soir, et il fallait que je fasse attention avec la caféine. Je me mets ensuite à touiller en l'écoutant sur sa routine, butant un peu sur le "future maman". Je suis habituée à l'entendre, mais venant de lui, j'ignore pourquoi, ça me dérange. J'hausse vaguement les épaules, continuant de sourire joyeusement. « Pareil, je profite de pouvoir faire de la musique sur scène avant de ne plus pouvoir, et je travaille la journée, je dors la nuit. » Il faut dire que cette dernière phrase pouvait paraître étrange mais pour moi, pas du tout. J'étais une créature de la nuit, appréciant traîner à des heures tardives mais je me levais également tôt. Parfois, je ne dormais pas du tout, comme pendant ce séjour au spring break. Il m'était arrivée de faire quelques nuits blanches. Dans ce cas-là, j'allais sur le balcon silencieusement et je restais là à écrire des chansons au clair de lune jusqu'à ce que je tombe de fatigue. J'ignorais s'il s'en était rendu compte, dans tous les cas, il ne l'avait pas mentionné. Il fallait dire que je culpabilisais pour Hunter à ce moment-là, et puis, Ken me manquait, et le pire, c'était de ne pas pouvoir profiter à fond à cause de ma grossesse. Aujourd'hui, j'étais dans un tout autre état d'esprit. J'avais fini par m'habituer à l'idée de ne plus pouvoir profiter du goût du whisky, de l'odeur de la cigarette à laquelle il m'arrivait de toucher quand j'étais nerveuse. Et puis, j'avais fini par me faire à l'idée de n'être qu'un repoussoir pour certains hommes. Mais le plus important était que le père de mon enfant, lui, se moquait bien de tout ce que pouvaient dire les gens. Lui comme moi étions prêts à avancer ensemble coûte que coûte. Même si notre relation ne se résumerait qu'à de l'amitié, c'était parfait. Il pouvait continuer à profiter des femmes de son côté, et moi des hommes. Seulement, je n'étais plus sûre de ce dont j'avais envie. Profiter, évidemment, mais j'avais également de nouvelles aspirations. La chanson restait mon premier projet, mais à côté, j'avais besoin de quelque chose de stable. Comme si l'enfant qui avait habité mon âme avait finit par se mettre de côté pour laisser place à la femme raisonnable que je pouvais être. Je soupire, j'avale une gorgée de café, manquant de m'étouffer à la question de mon ami. Je repose la tasse, relève les yeux vers lui, non sans cacher ma surprise. Disons que je ne m'attendais pas du tout à ça. Je me mis à rire légèrement avant de secouer la tête négativement. « Je n'aurais jamais les moyens de me payer un appart comme ça toute seule, aussi miteux soit-il. » J'hausse les épaules, avant de reprendre pour ne pas qu'il croit que je sois en couple. J'ignorais pourquoi, d'ailleurs, je ne voulais pas qu'il le croit. « Je vis avec mon meilleur ami depuis quelques mois. Hors de question que je reste chez ma mère avec le bébé. » J'avais besoin de ma propre liberté. Je jetais un coup d'oeil à la pièce qui m'était devenue très familière, et j'ajoutais en haussant les épaules. « On a des horaires décalés. » Je ressentais le besoin de le préciser. Peut-être qu'au fond, c'était pour me rassurer sur le fait qu'on ne pourrait pas nous surprendre. Je souris tout de même et je reporte mon regard sur Logan. Pour la première fois depuis qu'il a passé le pas de la porte, je me permets de le détailler, de chercher ce qui a changé chez lui depuis la dernière fois. Puis, je finis par détourner le regard, de peur d'avoir l'air trop indiscrète, car ça ne me ressemblait à rien. « Tu sais, ça me fait plaisir de te revoir. Après ce qu'il s'est passé... J'en sais rien, c'était plutôt cool. » Même si l'avouer me fait un pincement au cœur, et que je me mordille la lèvre rapidement, je suis sincère. Je ne suis pas du genre à dire ça à ceux avec qui j'ai passé des vacances spéciales, mais là, j'en ressens vraiment l'envie. Et puis, je ressens aussi le besoin de me justifier pour ne pas paraître trop stupide. Le souci, c'est que mes paroles me ramènent au final sur ce qu'il s'était passé. Je soupire, et secoue la tête avant de rire pour tenter de ne pas paraître trop nerveuse. Raté. « Je suis désolée, je sais même pas pourquoi je parle de ça. C'est juste, trop bizarre pour moi. C'est le bordel dans ma vie, et dans ma tête aussi on dirait aujourd'hui. » intérieurement, je prie pour qu'il me dise que lui aussi trouve ça bizarre, mais dans tous les cas, j'espérais que ça ne lui donnerait pas envie de fuir. J'ai un peu honte d'avoir laissé échapper ça, et j'ai envie de revenir sur mes paroles mais je préfère regarder ailleurs, le temps de reprendre un peu mes esprits.


Allure martienne, tu es mienne
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