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 Was I wrong ? w/ Hayden

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MessageSujet: Was I wrong ? w/ Hayden   Mer 14 Juin - 16:59


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Hayden & Josh'
   

Je venais de trouver place sur le siège passager de la dépanneuse qui était venue chercher mon bijou, ma fierté,... Bref, ma bécane, ma Suzuki GSX 1300 d'un noir identique aux ténèbres. Alors que je laissais le professionnel se charger de la monter à l'arrière du véhicule, mon coude s'était posé sur le rebord de la fenêtre, mon pouce et mon index trituraient mes lèvres d'un air pensif, désordonné, à la limite de l'implosion. Je ne savais pas ce qu'elle avait pu rencontrer comme soucis, elle semblait si bien se porter ces derniers jours, malgré que je l'avais un peu oublié, trop pris par diverses tâches professionnelles et personnelles qui m'avaient demandé beaucoup de temps, trop, certainement. Après le boulot, quand je voulus faire un tour en sa compagnie, elle grogna, s'étouffant presque, et une large fumée sortie du pot d'échappement comme si elle tentait de me cracher à la figure qu'elle et moi, c'était fini. Mon coeur était meurtri, torturé mentalement et physiquement par le problème qu'elle rencontrait et pour lequel je n'avais pas de solution. J'avais beau adoré ces trésors à deux roues, je ne m'y connaissais pas du tout en mécanique et jamais, au grand jamais, je ne me serais risqué à lui faire plus de mal que ce, pour quoi, elle souffrait déjà.

L'homme revint, essoufflé d'avoir du pousser la bête dans son camion, et s'installa à mes côtés, bouclant sa ceinture de sécurité tout en me lançant un regard d'incompréhension. Bien sûr, quand les véhicules ne servaient qu'à uniquement se déplacer pour certains, pour d'autres, et certainement la plus petite minorité des conducteurs, ils représentaient l'étincelle qui manquait à leur vie, la flamme qui ralluma leur coeur, l'un des membres de la famille, remplaçant le chien, le chat ou le poisson rouge familial sans aucune difficulté. Agacé par son regard des plus inquisiteurs, je soufflai, essayant tout de même d'être discret pour ne pas paraître grossier, surtout que je devais avoir une mine déconfite suite à cet incident, et lui tendis un papier où était inscrit l'adresse du garage où je voulais me rendre. D'un air surpris, après avoir lu le papier, il me demanda clairement si j'étais sûr de vouloir parcourir tous ces kilomètres, car l'assurance ne prendrait certainement pas en compte les frais kilométriques vu la distance qui nous séparait du point d'arrivée. Je suis sûr, oui, indiquai-je d'une voix calme malgré la torpeur qui prenait place intérieurement. Il capitula en me lançant un air qui indiquait que j'étais le seul décisionnaire. Et il n'avait pas tort. J'avais tellement été déçu des gros garages avoisinants qui ne voyaient que le temps et l'argent et ne présumaient avoir aucune passion que j'avais préféré chercher plus loin, dans un plus petit garage familial. Il démarra et je ne trouvai rien d'autre à faire que de sortir mon téléphone et envoyer des messages, parcourant également quelques profils de réseaux sociaux pour prendre indirectement des nouvelles de mes proches, et ce, une bonne partie du trajet.

C'est lorsque j'eus l'intelligence de lâcher un peu mon mobile pour découvrir le paysage qui entourait le véhicule dans lequel j'étais installé que mes yeux se débridèrent rapidement, prenant ainsi une forme plus que ronde que très peu souvent j'avais eu l'occasion d'arborer sur ma face asiatique. Tournant le portrait vers la fenêtre, j'avais l'impression d'être en plein coeur d'un combat de guerre. Quelques groupes étaient assis sur le trottoir qui jouxtait la route où nous nous étions arrêtés à un feu à moitié broyé par les jeunes du quartier. Ils s'envoyaient des signes et n'hésitaient pas à se lancer des regards méprisants, des doigts d'honneur et des gestes totalement inappropriés qui me firent furtivement grimacer. J'peux savoir où nous sommes, demandai-je rapidement au conducteur de la dépanneuse après avoir tourné violemment mon faciès vers sa personne. L'homme n'avait pas l'air d'être rassuré non plus, si bien que j'eus remarqué qu'il avait fermé sa vitre à la main d'un geste qui aurait battu tous les records du monde. Dans le Bronx, me répondit-il, se forçant à avaler la salive qui s'était logé dans le creux de sa gorge, presque au bord de l'étouffement. Et quand ai-je dit que je voulais me rendre ici, interrogeai-je de nouveau l'homme qui fût pratiquement choqué de ma question. Vous vouliez vous rendre au garage Perry, non, répondit-il. Et donc, attendis-je patiemment la suite de son explication. Nous serons arrivés dans deux minutes, m'indiqua-t-il avant que mes lèvres ne s'entrouvrent, que mes mâchoires ne répondent plus de moi et que mes dents faillirent, elles aussi, tomber à la renverse.

Et merde ! Mes pupilles fixèrent un instant le conducteur du camion, heurté par ce qu'il venait de m'apprendre et, cette fois-ci, ce fût moi qui tombai dans un abîme des plus longs et périlleux. Si j'eus été debout, je pense que j'aurais, sans souci, réussi à atterrir en plein milieu du noyau de la croûte terrestre. D'ailleurs, me semblait-il que j'eus perdu un peu de couleur au niveau du visage, et que mes lèvres s'étaient brutalement asséchées face à l'aveu de l'homme qui me tenait, silencieusement, compagnie. Alors donc... J'avais choisi une adresse dans le Bronx ! Quelle idée de ne pas vérifier sur la Map de Google où se trouvait réellement ce garage avant de me lancer dans la gueule du loup comme un pauvre petit souriceau affamé qui ne ferait pas attention au chat qui rôde dans les parages. Mon regard se perdit sur les vitesses où le bonhomme au ventre bedonnant avait posé sa main, tenant fermement la boîte comme s'il avait peur qu'elle ne s'échappe et je retrouvai, sans plus attendre, dans mon champ de vision des gens probablement en manque d'alcool ou de drogue. Forcément, il n'y avait pas que ça, des gens bien, ou potables, passaient de temps en temps sur les trottoirs, mais le négatif restait ancrer à mes rétines beaucoup plus longtemps que les situations optimistes auxquelles j'étais, furtivement, le spectateur. C'est là, me dit-il soudainement en ralentissant son vieux fourgon, passant une allée où le béton n'avait pas été refait depuis un bail. Il s'arrêta, prêtant attention à ce que personne ne l'avait suivi dans l'un de ses rétroviseurs, certainement apeuré d'avoir apporté une moto de ce type en plein milieu de ce quartier et descendit rapidement pour aller chercher ma Titine alors que moi... J'avais le fessier qui était resté clouer sur place.

Je dus prendre de grandes bouffées d'air avant de trouver le courage d'ouvrir la portière et de faire de même que le chauffeur, c'est-à-dire poser le pied à terre. L'observation commença alors, mes yeux fouinèrent chaque recoin de l'endroit où j'avais atterri avec ma Suzuki malade. Dommage, car si elle n'avait pas été mal en point comme ça, j'aurais directement grimpé dessus, quitte à oublier tout l'équipement de sécurité, et je me serais barré rapidement, au point même d'en oublier les limitations de vitesse. Le temps que l'homme décharge l'engin, je m'avançai vers l'enseigne du garage afin de reconnaître les écritures qui étaient installées sur la façade. Manque de bol, le conducteur n'avait pas tort et il s'agissait bien du garage Perry. Je tournai subitement mes yeux vers le camion en grimaçant, pour être sûr qu'aucune autre personne ne s'était invitée et me lançai, d'un pas pressé, vers la porte que j'ouvris aussitôt que je fus assez proche pour l'agripper de mes doigts. Y'a quelqu'un, criai-je assez fort pour être sûr que l'on m'entende, même en pleine occupation sous une bagnole.
 (c) Meimei
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MessageSujet: Re: Was I wrong ? w/ Hayden   Sam 17 Juin - 22:40

Was I wrong ?
Joshua et Hayden
Normalement, ça aurait dû être un jours comme les autres, les mêmes histoires, les mêmes soucis de voitures, les habitués qui viennent pour un rien, la radio qui nous rabâchent encore la même choses, les mêmes chansons en boucle, pourtant, quand le téléphone à sonner, que j'ai répondu à la place de mon père, trop occupé dans sa comptabilité pour penser à répondre, j'ai compris que la journée serait bien plus divertissante que d'habitude. Un nouveau client, mais pas avec n'importe quel véhicule. Une moto et pas un vieux tacot de ce que j'ai pu comprendre. Comment dire que c'est clairement quelque chose qui m'a donné le sourire. Faut dire qu'en même temps, c'est limite si j'ai pas passé mon permis moto avant mon permis voiture... J'ai toujours apprécier ses engins à deux roues, allez savoir pour quoi, parce que mon père, lui, il en est pas spécialement friand, préférant plus largement les voitures sportives. Son rêve, si je me trompe pas c'est une Lamborghini, mais comment dire que ça restera à l'état de rêve toutes sa vie et même moi, je pourrais jamais prétendre à en avoir une un jour. La voiture qu'on peut juste espéré voir une fois en vrai dans sa vie... Sauf que c'est clairement pas dans ce quartier qu'on en verra passé une un jour. M'enfin soit. L'appel terminé, j'ai même pas demandé à quelle heure il comptait venir, dans le genre boulet on fait pas mieux pour le coup. Si ça s'trouve il doit clairement s'dire que j'en ai rien à branlé qu'il vienne ou pas. Bonjour l'attitude pas commercial que j'ai eu. Mais j'me prends pas la tête plus longtemps sur ça. Faut dire que c'est pas ça qui va me permettre de trouver le problème au moteur de cette Ford. M'éloignant donc du bureau en passant machinalement ma main dans mes mèches blondes pour les remettre encore en arrière et ainsi dégager mon visage, j'retourne assez rapidement mettre mon nez sous le capot.

Concentré dans ma tâche, j'ai pas spécialement fait gaffe au temps qui s'écoulait, m'énervant plutôt sur cette panne qui veut pas se régler, parce qu'au final, cette saloperie de voiture ne cachait pas qu'un vice. J'relève donc vivement la tête quand j'entends la voix d'un mec qui demande s'il y a quelqu'un. Mes mains pleines de graisses, je les essuies sommairement sur mon pantalon pour m'approcher de l'endroit. "Yep, si c'est les portes sont ouvertes, c'est qu'on est là." Rétorquais-je alors sans faire le rapprochement entre ce gars et l'appel d'un peu plus tôt. "C'est pourquoi ?" Le questionnais-je tout aussi rapidement, parce que disons que j'ai encore du boulot là et j'ai pas réellement de temps à perdre avec un mec, qui, en vue de son apparence, c'est clairement trompé de quartier. Il a du se perdre et va me demander son chemin non ? C'est plus sûr de s'arrêter dans un garage que de demander aux mecs louchent dans la rue... Et encore, parce que j'connais un peu les concurrents et la plus part, ils ne font clairement pas que d'la mécanique, c'est qu'une couverture quoi. Donc monsieur bien habillé, il a quand même de la chance dans son malheur, parce qu'il est probablement tombé dans un des endroits qui craint le moins. Enfin, à mes yeux, j'sais pas si c'est ce que tout le monde peut penser et au fond, je m'en fiche un peu, parce que c'est pas sur le lieu que le regard des autres me fait peur, mais bel et bien sur moi-même. D'ailleurs, il doit sûrement me regarder bizarrement, j'suis sûr que j'ai encore réussi à me foutre plein d'huile de moteur sur le visage à faire de remettre mes cheveux en place. Pourquoi j'ai encore paumé mon élastique ? Faut vraiment que j'me refasse un stock et que j'm'attacher mes cheveux. Bien que j'devrais peut-être tout simplement les couper encore plus court, plus comme un vrai mec... Mais je sais pas, j'y arrive pas et j'crois qu'au fond, ça me ferait bizarre de plus pouvoir jouer avec eux comme ça. C'est certes une sorte de tic, mais en même temps, c'est une occupation quand j'ai rien d'autre à faire le soir. Fin, quand ce qui passe à la télé me captive pas le moins du monde, combien de fois j'me suis pas déjà éclater à me faire des p'tites tresses. Heureusement d'ailleurs que j'vis qu'avec mon père parce que sinon, j'suis sûr que si c'était un pote ou quoi, il se serait clairement foutu de ma gueule ! C'est pas très viril de s'balader avec une fine tresse.

hj: Désolé pour le temps, j'ai l'art de me bloquée toute seule quand on me fait des rps long, parce que j'ai peur de pas faire aussi long et du coup... Je prends plein de temps et je réponds quand même plus court......
Hj2 : puis je suis partit sur le fait qu'il y avait eu un appel avant quand même j'pense pas qu'il aurait débarqué comme ça dans un garage sans savoir s'ils faisaient aussi les moto non ?
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MessageSujet: Re: Was I wrong ? w/ Hayden   Dim 18 Juin - 0:06


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Hayden & Josh'
   

Une personne arriva derrière le comptoir duquel je m'étais approché pas à pas, comme si j'avais clairement peur qu'une souris, ou peut-être même un gros rat noir et féroce, me saute à la gorge et tente de m'arracher la jugulaire qui s'était montrée dans mon cou du fait que je retenais, de temps à autre, ma respiration, en scrutant chaque recoin par lequel je passais. D'ailleurs, l'intonation de la voix de ce mécano me fit légèrement sursauter et ma main vint se loger sur mon buste furtivement avant que je ne l'enlève pour ne pas montrer la peur que j'avais ressenti. De plus, une question se posait : j'avais affaire à un homme ou une femme ? Ses traits et sa carrure me faisaient penser à un corps masculin, mais sa voix, bien qu'un peu plus grave que les filles que j'avais l'habitude de croiser me faisait penser à une demoiselle... Je n'osais pas regarder au niveau de son torse, sachant pertinemment que ça serait irrespectueux de ma part, quand bien même nous étions tout de même dans le Bronx. Je vous ai appelé tout à l'heure, indiquai-je à mon interlocuteur/rice. Pour une moto, ajoutai-je après un petit silence de ma part. Le dépanneur est entrain de la descendre de son camion, terminai-je enfin en pointant mon pouce vers la porte de sortie où, à quelques dizaines de mètres, était garé la dépanneuse. Je lui laissai tout de même une légère esquisse, tentant tant bien que mal de la rendre beaucoup plus jolie et amicale, sans succès. J'attendis patiemment que la personne ne lâche son comptoir pour la suivre jusqu'au dehors de l'enseigne.

Elle n'a pas voulu démarrer ce matin, indiquai-je au mécano en haussant les épaules pour le prévenir que je ne pourrais pas donner de détails techniques, j'avais l'impression qu'elle toussait. J'avais déjà remarqué une baisse de régime y'a quelques jours, mais je pensais que ça allait se calmer et aujourd'hui... Elle m'a lâché, commentai-je comme si je parlais d'une rupture douloureuse, baissant les yeux sur la moto qui venait d'être sortie par le dépanneur qui vint saluer le mécano en lui serrant la main furtivement. Mes yeux se portèrent sur les courbes de la bécane. J'avais l'impression d'être autant souffrant qu'elle. Comme si je l'avais personnalisé depuis l'acquisition et que je l'avais accepté chez moi comme l'on pouvait signer les papiers d'une adoption pour un enfant. Je m'inquiétais, clairement, et ça devait se voir si mon visage. Le seul qui eût réussi à me sortir de mes pensées fût le conducteur du camion qui tapota sur mon épaule pour me réveiller de cette douleur insoutenable. Mes pupilles se dirigèrent directement sur lui, surpris par ce geste trop amical à mon goût, et levai les sourcils dans une expression interrogative. Vous payez par chèque ou en espèces, me demanda-t-il soudainement, restant un instant silencieux et immobile avant de porter une de mes mains à ma bouche. J'avais complètement oublié ! Je me mis alors à fouiller dans ma poche, sortant rapidement mon porte-feuille. Combien je vous dois, questionnai-je le bonhomme aux épaules larges et au ventre bedonnant avant de sortir l'espèce nécessaire et lui tendre. Merci, hésitai-je à lui dire, ayant plutôt l'envie de lui arracher les yeux pour ne pas m'avoir averti plutôt sur la position du garage où nous nous rendions.

Mon faciès se tourna vers l'homme/la femme de la situation qui avait déjà cramponné le guidon de mon véhicule pour l'emmener. Vous allez où, demandai-je bêtement en me pressant de rejoindre mon interlocuteur/rice pour le/la suivre, inquiet de ne plus pouvoir revoir mon bébé un jour. Vous pensez que c'est grave, m'inquiétai-je encore un peu plus en venant mordre le coin de ma lèvre inférieure de mes dents supérieurs, comme si ça ne suffisait déjà pas que la moto soit blessée, il fallait également que je me triture la lèvre. C'est la première fois qu'elle me fait ça, dis-je par la suite tout en suivant ma bécane jusqu'à un coin du garage où ils avaient, apparemment, l'habitude d'entreposer les véhicules qui avaient besoin d'un petit coup de pouce. Vous avez l'habitude de vous occuper des motos, demandai-je pour confirmation, bien que le garagiste que j'avais eu au téléphone, donc Hayden, m'avait clairement précisé que tous les véhicules étaient les bienvenus dans leur enseigne. Je ne vois que des voitures, pourtant, continuai-je en jetant un petit coup d'oeil sur les quatre-roues qui avaient fini par rejoindre cet endroit pour diverses raisons, aussi différentes soient-elles, portant mes bras sur mon buste, les croisant d'un coup vif comme si cette position pouvait me rassurer quant à l'avenir de ma titine. Ce qui, d'ailleurs, me faisait le plus peur, c'était de ne pas voir de voitures de luxes, tout du moins, pas de véhicules qui coûtaient plus de dix mille euros à l'achat... Avais-je réellement fait le bon choix.

Ça craint pas trop ici, interrogeai-je subitement celui/celle qui avait pris en charge ma moto, j'veux dire, pour les véhicules de ce genre, vous avez une assurance en cas de vol, continuai-je mes questions, terriblement effrayé qu'une chose atroce puisse arriver à Haya... Oui, ma moto avait un prénom, et alors ?
 (c) Meimei


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MessageSujet: Re: Was I wrong ? w/ Hayden   Mar 20 Juin - 19:45

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Joshua et Hayden
Je n'y vais pas par quatre chemins, en même temps pourquoi est-ce que je le ferais ? Parce qu'il ne semble pas à l'aise ? C'est pas réellement mon problème ça. Puis, en même temps... On est dans le Bronx ici pas dans un quartier de la haute ou tout le monde prend des pincettes avec tout le monde pour mieux cracher ensuite dans son dos. Ici c'est différent et on ne s'amuse pas à y aller en douceur, surtout quand on a du pain sur la planche comme c'est présentement mon cas. Enfin, je l'avoue aussi, je préfère la compagnie des voitures que des autres hommes, parce qu'au moins, je sais qu'elles, elles ne vont pas me juger. M'enfin, passons ce détail. Il m'explique rapidement pourquoi il est là, enfin, disons plutôt qu'il m'explique que je l'ai eu au téléphone. Là, j'peux pas m'empêcher de sourire comme un con à cet info. Non, j'vais pas commencer à lui faire de la lèche non plus. "Pour la Suzuki c'est ça ?" Le questionnais-je alors que non, je n'avais pas eu d'autre appel pour m'informer de l'arriver d'une moto dans les locaux. "C'est moi qui ai répondu à votre appel. Je suis Hayden." l'informais-je en passant de l'autre côté du comptoir pour venir le rejoindre et surtout le suivre a fin de voire la bécane.

Une fois dehors, je crois que je me perds un peu quand il commence à m'expliquer ce qu'il me disait sur sa moto. En même temps, vous avez vu la bête qu'il nous apporte ? Je peux pas resté concentré sur sa voix et l'écoute sagement alors qu'il me fout sa bécane sous les yeux. "Pardon, j'ai cessé de vous écoutez en voyant la bête, vous disiez ?" Bonjour, il va flippé parce qu'il va croire qu'on a jamais eu ce modèle dans nos garages, mais disons qu'en réalité, on a plus souvent des tas de ferrailles qui roulent encore je ne sais trop comment que des modèles plus récent et en excellent état, du moins visuellement, reste à voir l'intérieur, parce que le soucis doit être là. Je salue alors rapidement le dépanneur avant de le libérer de la moto pour la prendre en charge. J'arque cependant les sourcils en les entendant parler de règlement comme ça en pleine rue et pire encore en voyant l'asiatique sortir son porte feuille comme ça pour lui donner en liquide. "Il a vraiment pas froid aux yeux." Marmonnais-je d'en ma barbe en commençant à pousser la moto pour la rentrer dans le garage. "Sauf si vous voulez qu'on la répare dans la rue, dans le garage." Sérieusement, il en a d'autre des questions cons comme ça ? Je vais pas la lui piquer sa moto, enfin, ça serait une bonne idée, mais Suzuki, c'est pas mon constructeur préféré pour les motos. Mon faible moi, c'est KTM et un jour, j'en aurais une, même si pour le moment je me contente d'une derby drd xtreme de 2010 que j'ai galéré à réparer après l'avoir acheté pour une bouché de pain.
Il continue alors avec ses questions encore. "Faut d'abord que je fasse autre chose que la pousser pour savoir si c'est pas trop grave, mais de ce que vous m'avez dit, non, je pense que ça ne doit pas être trop horrible." L'informais-je alors, marquant pour le coup, que même si sur le coup je n'avais pas fait attention à ce qu'il me disait, je l'avais quand même assimilé. Bon peut-être pas entièrement non plus, mais j'ai le plus gros en somme. Continuant de pousser le bolide, je le laisse alors parler tout seul, parce que si on ne s'occupait pas de moto, je lui aurais dit au téléphone, mais soit, s'il veut parler pour faire du vent encore et encore, qu'il le fasse. M'arrêtant alors pour installer la moto à la place qui sera la sienne pour les prochaines heures, je me tourne alors vers lui. "Oui, il y a pas mal de voitures qui viennent, mais on s'occupe également de moto, sinon, je vous aurais clairement dit que ça ne valait pas la peine de venir." Je devrais être un peu plus commerciale que cela avec lui, sinon, il va finir par me dire d'aller me faire foutre. "Suivez moi." L'informais-je alors en lui faisant un signe de la main pour qu'il prenne ma suite alors que je me dirige vers l'endroit où se trouve ma derby. Et alors que j'allais prendre la parole pour qu'il pose son regard sur ma moto, pour tenter de le rassurer un peu, voilà qu'il part dans la peur de voir sa moto volée. Je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel. Me tournant vers lui, croisant les bras sur ma poitrine inexistante ou presque. Je plante mon regard dans le sien. "Si vous doutez tant de ça de nos compétences, mais également de nos locaux, pourquoi être venu jusqu'ici ? Rien ne vous empêche de finalement changer d'avis et de partir dans un autre garage." Mon regard reste rivé sur lui. je pourrais chercher à le rassurer au lieu de le provoquer, mais merde quoi, là, il me tape quand même un peu sur le système et en fait, je supporte pas qu'on remette en doute mes compétences ou bien simplement le garage de mon père... "Si vous voulez savoir c'est moi qui vais m'occuper de votre moto, et si vous voulez un exemple de mon travail, regardé celle-ci. Je l'ai toute retapée." Je lui fais un mouvement de tête pour lui indiqué la direction où se trouve mon bijou, enfin, ma relique plutôt face à la sienne. "Notre garage est une entreprise familial alors oui, il est plut petit, plus modeste qu'une grosse boite comme pourrait avoir Suzuki, mais c'est votre choix d'être venu jusqu'ici plutôt que d'aller dans le garage d'où votre moto est supposément originaire. Alors, assumer votre choix pour l'instant et laisser moi faire mon job. Si vous ne voulez plus revenir après, vous ne reviendrez plus. Mais laisser au moins une chance à ce garage de vous montrer que même s'il semble plus minable, moins sécurisant ou je ne sais quoi dans votre esprit, notre travail reste quand même de qualité." Wow. Je ne me pensais pas du tout capable de faire un petit speech comme ça, mais là, c'est fait et espérons juste que le gars ne va pas finalement partir en mode aller vous faire foutre et basta. Je suis pas sûr que mon père appréciera d'apprendre que j'ai fait fuir un client... M'enfin, dans tout les cas, là, il peut voir que je prends mon travail à coeur, que je le fais pas juste pour avoir de l'argent ou quoi. Que derrière, il y a un réel intérêt, sentimental comme intellectuel.

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MessageSujet: Re: Was I wrong ? w/ Hayden   Mer 21 Juin - 11:40


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Non, répondis-je simplement au mécano en laissant mes yeux rivés sur la moto qui, apparemment, lui appartenait et qu'il avait parfaitement retapé. Je préfère rester ici, continuai-je. Pour des raisons de praticité, notamment, parce que le dépanneur venait de se barrer avec la seule possibilité pour moi d'embarquer mon véhicule ailleurs, mais également parce que, malgré le quartier qui paraissait craindre un peu, la personne à qui j'avais affaire me disait être passionnée, et ça se voyait rien qu'en pointant son regard sur les différents types de véhicules que le garage avait enfermé. J'ai connu beaucoup trop de problèmes dans les gros garages, avouai-je après un instant de silence, continuant de le suivre dans l'entrepôt avant de m'autoriser à rester planté là, non loin de la moto que je voyais comme un membre de ma famille. Trop éloigné des miens, elle et ma cousine étaient tout ce qui me restait à New York. La dernière fois que je suis allé la récupérer, ils m'ont annoncé qu'ils l'avaient fait tomber de la plate-forme, détaillai-je alors que mes traits commencèrent à changer du tout au tout de par ce souvenir que je trouvais atroce, quand d'autres, probablement, ne pourraient comprendre pourquoi je me mettais dans un état pareil pour une bécane. Bien sûr, ils ont refait les égratignures, les éraflures, la peinture et la bosse qui s'était dessinée sur la carrosserie... Mais ça n'empêche pas l'imprudence qu'ils ont eu. En effet, j'en avais tellement pris soin depuis pratiquement deux ans qu'il m'était impossible de pardonner ce geste inattentif qu'ils avaient eu envers le véhicule d'un de leurs clients et c'en avait été trop pour moi.  

Mes questions n'avaient donc pas aucun sens, elles résultaient tout simplement d'une mauvaise expérience passée et je tentai naturellement de trouver le garage qui pourrait comprendre mes craintes et mes interrogations diverses pour ce véhicule, si simple aux yeux de certains, si important aux miens. Je peux rester là, demandai-je en relevant mon regard sur le mécano qui s'était déjà accaparé des outils nécessaires pour faire le diagnostic. Je ne perdais pas une miette des gestes qu'il effectuait sur l'engin, quand bien même je n'y comprenais rien en mécanique, j'espérais en apprendre malgré tout un peu. Je restais silencieux pour le laisser faire son travail et j'arpentai de mes pupilles les nombreux étalages qui se dessinaient sur chaque pan de mur. Pour un petit garage, ils étaient malgré tout bien occupés et je compris que mes demandes avaient pu dénigré cet atelier familial, d'après ce que j'avais compris, ils travaillaient père et fils/fille ici. Fils ou fille... Cette question vint s'ajouter dans mon cerveau. Hayden m'avait dit cette personne pour se présenter... Le prénom ne m'aidait pas forcément à connaître le sexe du personnage à qui j'avais affaire et mes sourcils se froncèrent légèrement, plongé dans une réflexion intérieure profonde. Je peux vous poser une question qui est susceptible de vous froisser, tentai-je malgré tout en croisant les bras sur mon buste, reportant mon attention sur le mécanicien qui avait probablement déjà ciblé une des pannes de la moto que je lui avais apportée. Désolé pour ça mais... Vous êtes un homme, une femme... Ma voix se coupa immédiatement afin de montrer la gêne qui me prit de court. C'était probablement absurde, mais à l'époque où nous vivions, il était parfois compliqué de faire la différence. En Asie, on était très souvent sûrs de se tromper, et ça n'importait que très peu puisque les gens y étaient habitués... Mais ici...

Quel mal aise ! Je sentis un air chaud, puis un air froid, monter dans tout mon anatomie et donc me réchauffer et me refroidir l'instant suivant. Ma gorge se noua et j'eus du mal à évacuer la totalité de ma salive en une seule fois, obligé de m'y reprendre à plusieurs reprises. Vous avez trouvé ce qu'elle a, demandai-je par la suite, une fois avoir accueilli sa réponse tout naturellement malgré tout, parce que ce n'est pas moi, un unijambiste, qui allais faire de différence. Pourquoi cette question alors, me direz-vous ? Et bien pour ne pas froisser la personne en utilisant Monsieur si c'était une dame et Madame si la personne était un Monsieur. Tout simplement ! C'est réparable au moins, interrogeai-je de nouveau, totalement à côté de la plaque, le métier m'étant totalement inconnu. On pouvait très bien être fan de beaux joujous sans pour autant s'y connaître, ça ne paraissait pas si étrange que ça, si ? Je serai resté même si ça avait pris trois jours, de toute façon, indiquai-je à la jeune femme en laissant un petit rire s'échapper, hoquetant des épaules à cette idée. Et puis, vu la tête de la demoiselle, je m'arrêtais immédiatement de plaisanter, reprenant rapidement un air grave rempli d'incompréhensions. Ne me dîtes pas que vous allez en avoir jusqu'à demain, dis-je finalement, incommodé, tout de même, à l'idée de devoir dormir dans le garage, à même le sol. Je l'aimais beaucoup Haya, mais il y avait tout de même quelques limites. Et c'en était tout bonnement une !
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