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 You make me feel like no one before did w/ Joy

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MessageSujet: You make me feel like no one before did w/ Joy   Mer 14 Juin - 23:00


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 You make me feel like no one before did
Joy & Josh'
   

C'est dans un vrombissement de moteur puissant, propulsé par le quatuor de cylindres, que j'arrivais devant la sortie Sud du Campus de Columbia. Freinant sans effort malgré l'énergie du bolide, je me plaçai là où il semblait que je gênerais le moins la circulation et des véhicules qui continuaient leur chemin et des étudiants qui ne cessaient de passer. Un pied à terre, j'enlevai mes gants de sécurité, les posant sur le tableau de bord de la bécane, avant de relever la visière de mon casque pour me remettre des émotions que j'avais ressenti, comme d'habitude, pendant le parcours qui m'avait mené de Turtle bay jusqu'ici. Mes doigts agrippèrent par la suite la clé que je tournai dans le bon sens afin de permettre au moteur de se reposer le temps que la demoiselle ne parvienne à moi et puis ils vinrent s'accrocher à la languette que je devais décrocher sous mon cou avant que je ne puisse retirer la bombe de sécurité qui m'avait caché impeccablement le visage. Passant une main dans mes cheveux pour tenter de les remettre en place, je me positionnai d'un côté pour enclencher la béquille de manière à ce que l'engin puisse tenir en parfait équilibre sans mon aide. Passant la jambe droite par-dessus le siège, je pus me retrouver les deux pieds au sol et ainsi ranger, et arranger, tout l'équipement, parce que, comme d'habitude, j'étais en avance. Une fois ceci fait, je calais mon fessier contre la Suzuki GSXR 1300 que j'avais sortie du garage pour faire plaisir à la jeune étudiante, et attrapai mon portable afin de lui signaler ma position. Columbia était tellement grand qu'il était facilement possible de se rater, à une sortie près.

Ceci fait, je déboutonnai mon blouson en cuir, primordial lorsque l'on s'aventurait sur le terrain dangereux des deux roues, bien placé pour le savoir puisque c'était certainement l'équipement en lui-même qui m'avait permis de rester en vie il y a de cela presque cinq ans, et portai toute mon attention sur les personnes qui étaient de passage. Entre les jeunes hommes complètement sous le charme de la bécane aux couleurs ténébreuses et les jeunes femmes qui trouvaient ça classe que l'on vienne les chercher avec ce type de véhicules, je me sentais quelque peu mal à l'aise face aux regards inquisiteurs et poussés de certains étudiants qui ne se limitaient pas qu'à simplement scruter furtivement l'espace que j'avais décidé de faire mien pour quelques dizaines de minutes. Croisant les bras en détournant mes pupilles des voyeurs et des curieux, mes dents supérieures vinrent triturer ma lèvre inférieure, jouant avec à de nombreuses reprises sans pour autant venir la blesser. Pour faire passer l'incommodité, je me rappelais alors les messages que la demoiselle m'avait envoyé la veille. J'avais été surpris de voir son nom apparaître sur mon écran de téléphone, et j'avais profité d'une courte pause bien méritée pour pouvoir lui répondre malgré le rush que nous subissions à ce moment-là au Starbucks. Un tendre sourire vint accaparer mes lèvres lorsque je me souvins de la réaction que j'eus de découvrir à quel point faire un tour en moto lui semblait intéressant, mais le mieux dans tout ça c'est qu'elle avait nettement fait référence à de la confiance en mon égard, et je trouvais ça plutôt chouette.

Je cessai de rêver lorsque j'aperçus de nombreux groupes qui semblaient sortir de cours, à croire que la sonnerie avait dépêché les élèves au-dehors, pressés de quitter l'endroit qui torturait leur cerveau, et qui ne cesserait pas jusqu'à la fin des examens. Mes pupilles parcoururent les différents attroupements à la recherche de cette fameuse fille aux cheveux bouclés et aux yeux bleus qui me rappelaient les mers radieuses, chaudes et harmonieusement colorées. J'avais fait abstraction des réactions diverses et variées des gens qui me contournaient pour rejoindre les commodités ou bien les transports en commun, mes globes ne cherchaient, et ne voulaient chercher, qu'elle. C'est justement au moment où j'allais sortir mon portable afin de vérifier qu'elle ne m'eût pas envoyé un message qu'elle apparut au loin, entourée de quelques autres qui étaient peut-être des amis, ou peut-être pas, en l'occurrence, elle avait le visage radieux, bien que probablement fatiguée à cause des révisions dans lesquelles elle devait plonger continuellement jusqu'à la fin de l'année. Mon coeur se mit à battre, non pas d'angoisse cette fois-ci, mais parce que j'étais bizarrement impatient de la retrouver. C'est drôle hein ? Surtout quand on semble ressentir une légère attirance pour une demoiselle alors que celle-ci parait très peu intéressée. Je la laissais dire au revoir aux jeunes qu'elle connaissait, un peu plus loin, parce qu'elle avait certainement remarqué, elle aussi, les divers fouineurs qui faisaient semblant d'avoir un truc à faire dans les parages pour savoir qui je venais chercher à l'Université, et que sa timidité l'aurait certainement poussé à faire demi-tour si je ne m'étais pas déplacée uniquement pour elle, pas vrai ?

Lorsqu'elle avança enfin vers moi, je décollai mon derrière du siège sur lequel j'avais été à moitié installé et lâchai ma moto pour venir directement à sa rencontre, faisant quelques mètres pour la saluer. Alors les cours, demandai-je en esquissant un sourire enjoué de la retrouver, crois-moi, je suis bien content de ne plus avoir à me soucier de tout ça, claquai-je en laissant mes pupilles tourner furtivement afin d'appuyer mes dires. Je te présente, interrogeai-je la demoiselle en haussant les sourcils à même hauteur, donnant un petit coup de tête vers le véhicule qu'elle emprunterait avec moi jusqu'à chez elle. Voici Haya, déclarai-je en m'approchant de la bécane qui m'avait accompagné jusqu'ici, elle est assez docile, quand elle le veut, plaisantai-je avant de tourner la clé pour pouvoir ouvrir le coffre qui se trouvait sous le siège principal. J'ai prévu tout ce qui fallait, la rassurai-je en montant l'assise afin d'avoir accès à l'équipement que j'avais emporté pour elle. Je sortis premièrement la veste en cuir féminine qui appartenait à ma cousine, parce qu'elle adorait faire des tours de moto lorsqu'elle en avait l'occasion, appréciant la vitesse et la sensation de liberté que ça offrait, elle trouvait que c'était un bon moyen de se vider l'esprit. Je te laisse l'enfiler, dis-je à Joy en lui tendant, attendant patiemment qu'elle ait fini de mettre les manches pour lui ajuster au niveau de la taille, serrant l'arrière qui se caractérisait par la ressemblance avec celui d'un veston de costume et venant agripper la fermeture éclair pour la lui fermer. Attention à tes cheveux, la prévins-je avant de remonter le tout jusqu'en haut. Tu vas avoir l'impression d'avoir chaud sur le coup, mais une fois qu'on va rouler, ça va aller mieux, l'informai-je avant d'aller chercher le casque qui attendait patiemment d'être porté. Pas trop stressée, l'interrogeai-je afin d'être certain qu'elle n'avait pas envie de faire marche arrière, la bombe de sécurité encore dans mes mains au cas où elle n'était plus sûre de vouloir ressentir cette sensation forte que procurait la moto.
 (c) Meimei
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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Jeu 15 Juin - 16:59

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You make me feel like no one before did
Joy Harstard
&
Joshua Ling
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J'arrivais à me concentrer un minimum en cours, mais c'était toujours un peu compliqué pour moi. En quelques secondes, mon cerveau était capable de se mettre sur "off" et d'abandonner son idée pour vaquer à une autre, à une personne en particulier. C'était particulièrement terrifiant, ça me pétrifiait même. Je tentais de répondre aux questions des professeurs, mais bien souvent, je n'arrivais pas à les entendre. Je souriais alors bêtement, je baissais les yeux et je disais que je ne savais pas. Évidemment, mes professeurs s'inquiétaient de mon comportement, beaucoup plus habitués à me voir savoir tout sur tout. A la fin de l'heure, on me convoquait même pour me parler. Me mordillant la lèvre au risque de me blesser, je rangeais mes affaires dans mon sac, les mains tremblantes. Mon amie et camarade pour ce cours me stoppa net dans mon élan pour comprendre ce qu'il m'arrivait. Je lui souriais, et j'haussais les épaules en tentant de la rassurer. En quelques secondes, elle fut convaincue que j'avais des problèmes de concentration parce que je ne dormais pas la nuit, préférant lire ou travailler pour les examens de fin d'année. Au professeur, je lançais exactement la même excuse pour ne pas me faire avoir. Il m'annonça que si j'avais besoin de quoi que ce soit, il ne fallait pas hésiter, mais il faudrait que je pense à me détendre et à dormir un peu. Le remerciant, je quittais la salle, accélérant soudainement le pas. Quelques amies avaient décidé de m'attendre alors c'est avec elles que je quittais le couloir après avoir fait un saut au casier. Par chance, elles étaient trop concentrées sur leurs bavardages qui concernaient une soirée qui allait se dérouler bientôt. Comme on me le demanda, je promis d'être présente. J'ignorais dans quoi je m'étais jetée, mais je m'en moquais légèrement. J'étais juste pressée d'arriver à la sortie Sud, où l'on m'attendait. Je n'eus pas à chercher longtemps pour trouver Joshua. Sa moto faisait sensation apparemment, vu le monde qui s'était précipité vers lui pour observer l'engin. Je souriais malgré moi, avant de me tourner vers mes amies pour les saluer, tentant de cacher la nervosité qui m'animait. Je n'étais définitivement plus la même depuis la dernière fois. Je me retournais de nouveau, et me figeais quelques instants pour l'observer. Ce blouson de motard lui allait à merveille. J'avais soudainement un peu honte d'être dans mon uniforme et de ne pas avoir pris le temps de lisser mes boucles indomptables. Je m'approchais, je n'avais pas le choix de toute façon, c'est moi qui avait réclamé à le voir. La chaleur m'envahit soudain, je sentis mes muscles se tendre, mes doigts serrer un peu plus la bandoulière de mon sac tandis que mes pieds avaient du mal à s'aligner correctement. Ce n'est qu'un ami, pourquoi tu stresses ? me demandais-je alors en prenant une grand inspiration, continuant d'avancer, laissant mon cerveau se contredire. Tu n'aurais jamais demandé à un ami de venir te chercher en moto, parce que tu vas te faire remarquer, imbécile. En effet, étant de nature discrète, ce n'était pas mon genre de me faire voir avec quelqu'un qui fait de la moto. C'est pourtant trop tard pour reculer, j'avance, jetant un coup d'oeil à mes amies qui visiblement ne m'ont pas lâché. Elles semblent même complètement outrées de me voir dans une telle situation. Je reste calme, je reporte mon attention sur Joshua quand j'arrive face à lui. Entendre sa voix me fit le plus grand bien avec cette journée de cours plutôt intense. « Complètement barbant. » lançais-je en réponse à sa question, non sans faire la moue pour accentuer le fait que c'était pire que barbant. Il me présente ensuite à sa moto, et je ne retiens pas ce petit rire amusé. J'observe l'engin, me mordillant une fois de plus la lèvre. « Un très bel engin. » Je rougis. Je rêve ou tu penses à... Je pense à la moto, évidemment. Mais perdue dans mes pensées morbides, j'hausse un sourcil quand il me dit avoir tout ce qu'il faut, et je regarde un regard paniqué autour de nous. J'aurais du mettre un short de sport sous cette jupe, ça m'aurait évité bien des ennuis. Heureusement, mon cerveau se reconnecte à la réalité quand il me tend la veste, que j'enfile. La taille est parfaite, rien à dire, même si ce côté un peu rock est complètement nouveau pour moi. Je ne dis rien, m’apprêtant à l'attacher mais Josh prend les devants, ce qui a le don de m'immobiliser un instant. Je ne respire plus, le fixant comme si j'avais vu un fantôme. Je me sens soudainement toute petite et je regrette de ne pas avoir mis des talons pour agrandir le mètre soixante-trois que je fais. Je parvins tout de même à bouger les bras pour tenir mes cheveux, pour qu'il ne les coince pas dans le blouson. Déjà que j'allais avoir une tête affreuse sous ce casque... Mes boucles en pâtiraient. Alors, stressée ? Sa voix me vient de loin, je papillonne des yeux avant de comprendre de nouveau de quoi il parle. J'hausse les épaules, et je tente mon humour, même si j'ai des efforts à faire. « Je viens de comprendre qu'une veste en cuir ne suffira pas pour la soirée rock à laquelle je suis invitée, et que je devrais indéniablement me trouver un pantalon en cuir pour avoir un minimum d'allure. » C'est clair que ce n'est pas avec un uniforme et une veste que j'allais être dans le thème dans quelques jours. Avant de changer d'avis, je prends le casque de ses mains en lui souriant, tentant d'être le plus naturelle possible. « Alors, comment on chevauche une moto plutôt docile ? » demandais-je en m'approchant de celle-ci, attendant ses instructions. « J'habite à Jamaica, dans le Queens. » précisais-je avant qu'il me le demande, presque honteuse qu'il doive m'accompagner dans un endroit si miteux.


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Je reviens te chercher
« Et dans un dernier souffle, je comprends tout: que le temps n'existe pas, que la vie est notre seul bien, qu'il ne faut pas la mépriser, que nous sommes tous liés, et que l'essentiel nous échappera toujours. »– Guillaume Musso
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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Jeu 15 Juin - 21:27


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Joy & Josh'
   

Déjà, il faut bien resserrer le casque, lui indiquai-je en voyant qu'elle l'avait tout simplement enfiler, lui montrant, alors, où se trouvaient les points sur lesquels appuyer pour gonfler les côtés qui se plaqueraient ainsi sur ses joues, empêchant, de ce fait, la bombe de sécurité de glisser sur ses cheveux si un accident se produirait. Nous n'étions jamais assez prudents, beaucoup étaient trop pressés de prendre le guidon d'une moto, mais cet engin, il fallait se le dire, était dangereux, beaucoup plus qu'une voiture de par sa carrosserie. Une fois qu'elle eût réglée ceci, je refermai sa visière d'un coup vif dans le but de la faire sursauter. Un petit rire s'échappa d'entre mes lèvres avant de me reculer d'elle pour venir choper mon équipement. J'enfilai ainsi mon casque, resserrant la bride , refermai ma veste en cuir coquée au niveau de ma colonne, des épaules et des coudes puis passai rapidement, mais surtout par habitude, ma jambe droite par-dessus la selle de la bécane avant de pivoter mon corps vers Joy lui tendant le bras pour qu'elle s'y agrippe. Tu poses ton pieds sur le repose-pied ici, lui montrai-je avec mon talon en lui donnant des coups, et tu chevauches comme si tu grimpais sur un cheval. Tiens-toi à moi, l'autorisai-je en reportant mon attention sur les groupes d'étudiants qui papotaient en face de nous alors que la moto tenait l'équilibre grâce à mon aide et par le biais de la béquille latérale également. Tenant le guidon fermement, je sentis lorsque la demoiselle s'élança et mes muscles se contractèrent en même temps pour éviter que la moto ne penche trop d'un côté, et, ainsi, éviter également que la jeune femme ne se retrouve les fesses par terre. Une fois qu'elle fût bien installée à l'arrière, mes mains vinrent attraper les gants que j'avais laissés sur le tableau de bord et lui passai une paire avant d'enfiler les miens, tentant de ne pas être gêné de la sentir, elle, si proche de moi. Cette proximité me laissait une sensation étrange que je ne ressentais pas lorsque j'embarquai des amies ou ma cousine. C'était assez particulier et cela me fit plisser les yeux d'un léger malaise. Heureusement que je portais mon casque et que cette mine qui avait accaparé mon visage ne put se faire voir. Elle m'indiqua alors habiter dans le Queens, à Jamaica et j'hochai la tête sans prendre en considération le quartier, trop occupé à me forcer de penser qu'elle était une fille, comme une autre, bien que mes tripes et mon coeur tentaient, tant bien que mal, de me dissuader de penser ça.

Le départ fût proche, puisque notre installation était complète, juste... une petite chose manquait à l'appel et j'en pinçai mes lèvres d'avance. Je serai penché vers l'avant, fis-je remarquer à la demoiselle compte tenu de la cambrure de la Suzuki, tu devrais te rapprocher un peu plus et... J'eus un blanc, un silence soudain, parce que je n'arrivais pas à clairement expliquer ce qui devait être fait par Joy. Déglutissant difficilement, alors que mes yeux étaient toujours rivés vers l'avant, je me relevai légèrement et passai mes mains rapidement vers l'arrière afin d'agripper les siennes. Ce contact me mit une pression monstre, me donnant quelques frissons et une sueur froide qui réchauffa, paradoxalement, le corps. D'un geste vif, je portai ses avant-bras jusqu'à mon ventre afin de la sommer de me maintenir fortement à ma taille. La première fois, c'était assez impressionnant de monter sur une bécane, si bien que je préférais prendre mes précautions, surtout lors des virages où nous serions penchés d'un côté ou de l'autre. Les habitués arrivaient à ne pas être scotchés au conducteur mais pour les plus novices... On... On peut y aller, demandai-je l'autorisation à la demoiselle qui se trouvait être serrée contre mon dos. Tu m'indiqueras quand il faudra que je tourne en tapotant à gauche ou à droite. Et dès lors que j'eus son feu vert, certainement timidement exprimé, j'enlevai mes mains des siennes pour venir allumer le contact. Rapidement, ma semelle vint heurter la béquille, ce qui la fit immédiatement se ranger sous la carrosserie. Ma main droite joua avec l'accélérateur sur le guidon afin qu'elle puisse prendre conscience du bruit avant même que nous démarrions, s'y familiariser, tout simplement et mon regard se tourna de part et d'autre de façon à m'assurer que nous pouvions décoller. Une fois le chemin dégagé par les étudiants qui s'étaient attroupés, mon poignet droit se cassa pour laisser le bolide avancer doucement, pour commencer, tournant afin de reprendre la route principale que j'avais emprunté plus tôt. Une fois sur la route, je pris de la vitesse sans attendre, laissant mes pieds venir se reposer sur l'espace qui leur était dédié du deux-roues. Je restais vigilant, parce que les élèves traversaient souvent rapidement dans cette partie de Manhattan, impatients de se retrouver à des endroits stratégiques. De plus, je n'oubliai aucun clignotant, toujours prudent quelles qu'étaient les circonstances dans lesquelles je conduisais. J'avais senti les mains de la jeune femme serrer ma veste en cuir, cela dit, pourtant, je ne dépassais pas les quarante-huit autorisés. Qu'est-ce que cela serait si je l'emmenais, plus tard, sur les autoroutes rurales ?

C'était donc parti pour vingt-six kilomètres en moto. Je ne cessai de sentir mon coeur battre à vive allure, et, une chose était sûre, ce n'était pas à cause des sensations que Haya me procurait par sa maniabilité et son énergie.

 (c) Meimei
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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Ven 16 Juin - 11:45

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&
Joshua Ling
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J'enfilais le casque sur la tête, prête à attacher les lanières. Mais visiblement mon travail ne plait pas à Joshua. Je lui lance un sourire, même si au fond j'aurais bien voulu qu'il m'explique pour que je le fasse moi-même. Ces contacts physiques étaient beaucoup trop nombreux et trop gênants. On nous regardait, et dieu sait qui pourrait tout rapporter à mes parents. Il y avait bien du monde qui pouvait me détester ici, parce que je suis trop intelligente et que mon succès les rend méchants. Heureusement, ma discrétion me permettait de ne pas trop me faire remarquer, en temps normal. Mais tout ça, Joshua ne le sait pas. Nous n'avions pas beaucoup parlé la dernière fois, enfin, j'avais répondu à quelques questions, mais rien d'extraordinaire. J'étais consciente que c'était de ma faute. J'étais également consciente que même si je ne contrôlais pas mon cœur, il me fallait le faire. Les examens approchaient, et je me devais de me concentrer. Parfois, j'aurais voulu effacer la fille timide que j'étais. J'aurais voulu être un peu plus bavarde, j'aurais voulu être un peu plus dévergondée. Mais cela n'aurait pas plu à Josh, parce que j'aurais eu exactement le même comportement que ses collègues. J'aurais grillé toutes mes chances, même celles d'être amie avec lui. Car c'est quand même l'étape par laquelle j'essaie de passer, mais je trouve toujours le moyen d'avoir une pensée de travers et de me retrouver au pied du mur. Heureusement pour moi, ce contact ne dura pas plus de quelques secondes. Ce qui allait suivre, en revanche... ça allait être vraiment compliqué à gérer. Je le regarde s'installer, hésitant, avant de finalement suivre ses ordres. Je coince ma jupe sous mes fesses pour éviter qu'un imbécile trop curieux ne voit ma culotte, puis je me rapprochais de lui, sans pour autant avoir envie de le coller. C'était au dessus de mes forces. J'étais certaine d'avoir un assez bon équilibre pour rester dans cette position et me cramponner de chaque côté de la moto. Mon ai, lui, semble penser le contraire. Il m'annonce que je devrais beaucoup plus me rapprocher. Je manque de m'étouffer avec mon propre oxygène, et j'hausse les sourcils, bien qu'il ne puisse pas me voir. Je serre la bandoulière de mon sac pour qu'il soit le plus possible collé à mon dos, et je me rapproche, juste de quelques millimètres, n'osant pas plus. Je sursautais même quand il m'attrapa les mains, et je pestais contre moi même de perdre mes moyens à ce simple contact. Je soufflais doucement pour me calmer et finissais par réduire à néant la distance qui nous séparait, le laissant placer mes mains devant lui. Je lance un « Vas-y » assez fort pour qu'il m'entende malgré le casque, et j'agrippe sa taille, tentant de me faire la plus légère possible et la plus discrète possible. Je me surprends même à penser à Natt, qui aurait eu une syncope en me voyant monter à moto avec quelqu'un qui ne connaîtrait pas. Delilah, elle, m'aurait sûrement lancé un clin d'oeil et m'aurait encouragé. Deux meilleurs amis avec deux comportements totalement différents l'un de l'autre. Assez surprenant quand on y pense. Je ferme les yeux un instant, les gardant tous les deux dans un coin de ma tête pour m'encourager à ne pas craquer, à ne pas lui dire que finalement je préfère rentrer à pieds. Je le laissais donc démarrer, décidant de rouvrir les yeux seulement quand je sentais la moto se lancer. J'étais totalement terrifiée, mais je gardais tout de même mon calme pour ne pas déstabiliser le conducteur. Bien vite, je me sens mieux, laissant le vent fouetter mes jambes à demi-nues, indiquant comme il me l'avait demandé le chemin pour me rendre chez moi. Je me permis même de lui faire faire un petit détour pour que cette balade dure un peu plus longtemps. Je sais que c'est assez dangereux de ma part, étant donné que je sais que mon frère est déjà à la maison et qu'il doit aller à son cours de tennis tout à l'heure. Mais je me sens à l'aise ici, malgré le vent, malgré les virages. Une sensation nouvelle qui s'offre à moi et que je ne peux pas refuser. Elle dure même pas assez longtemps à mon goût, puisque ma maison se dessine déjà au loin. Je fais signe à Josh que c'est ici, et j'attends qu'il arrête le moteur du véhicule pour descendre dans le sens inverse de la montée. Je me retrouve vite à terre, peut-être trop mais restée trop près de lui était bien compliqué pour moi. Les choses ne s'arrêtent d'ailleurs pas là, puisque la porte de la maison s'ouvre au même moment sur mon petit frère de quatorze ans. Je déglutis, et je finis par retirer le casque pour le rendre à Josh. Le petit brun qui se tient là écarquille les yeux et s'approche en pressant le pas. Il semble éberlué de me voir arriver sur un tel véhicule. « Ouah ! C'est complètement dingue, t'es vraiment montée dessus ? Maman est au courant ? » Je rigole et je prends le temps de parler un peu avec mon frère, ayant déjà une idée derrière la tête. « Tu vas être en retard pour ton entraînement de tennis, petite fouine. Tu devrais filer immédiatement ! » Il baissa la tête en rougissant, ce qui me fit froncer les sourcils. Quand il releva les yeux, je ne mis pas plus de quelques secondes à comprendre ses véritables intentions. « Ils ont prévu qu'on fasse un tour à Central Park après l'entraînement. Tu sais que maman ne me laissera jamais sortir, et qu'elle n'acceptera pas non plus que tu sois rentré avec... »  « Joshua, un ami. » le coupais-je avant qu'il ne fasse une gaffe. Levant la main, je lui souris. « Tu ne dis rien à maman, je dis rien non plus. » Mon frère tapa dans ma main pour m'avertir qu'on avait un deal, et j'attendais qu'il soit assez loin pour me retourner vers Joshua, que j'avais clairement laissé de côté pendant cet échange. Je lui souris d'un air gêné, et je retirais le blouson pour le lui rendre. Cependant, je n'avais aucune envie de le planter là et de lui dire de partir, alors avant qu'il ne prenne la parole, c'est moi qui délia ma langue. « On va faire un tour dans le parc d'à-côté ? A pieds, évidemment. »


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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Sam 17 Juin - 13:55


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Joy & Josh'
   

Une fois arrêtés, sur le trottoir juste devant la porte qui menait à son logement, j'agrippai la clé afin d'éteindre le moteur et remis en place la béquille latérale afin que cette dernière puisse m'aider à maintenir le poids de l'engin à l'arrêt. Une fois ceci fait, ma tête pivota dans sa direction alors qu'elle s'était maintenue très furtivement à moi pour pouvoir descendre de la bécane, à croire qu'elle avait déjà pris le rythme. Cette pensée me fit sourire bêtement, heureusement que le casque pouvait cacher cet air stupide qui avait pris possession de mon visage. Je me remis dans une position plus confortable, à savoir le dos bien droit, et me permis de placer mes pieds sur l'espace qui leur était dédié, sans devoir être confronté à une cascade puisque le support faisait son travail. Quelques secondes après, un jeune adolescent sortit de la porte face à laquelle je m'étais garé et, vu sa réaction, cette personne ne semblait pas inconnue à Joy. Je repris le casque que m'avait tendu la jeune femme, le coinçant au niveau de mon coude après avoir passé mon bras à l'intérieur pour le maintenir plus facilement avant d'enlever le mien et le placer, grâce à la lanière, sur le guidon de la moto qui était mienne. Je pinçai mes lèvres lorsque l'expression surprise du jeune garçon m'indiqua que cette petite virée en deux-roues devrait plutôt rester secrète pour éviter à l'étudiante d'avoir des ennuis. Remarque, vu le nombre de passants dans la rue qui étaient susceptibles de connaître ou rencontrer les parents de la belle aux cheveux bouclés, je trouvais ça risqué de m'être arrêté pile devant l'endroit de vie de sa famille. J'essayai, du coup de me faire le plus discret possible, sans pour autant ne pas avoir omis la politesse en hochant la tête vers l'adolescent afin de le saluer discrètement et silencieusement. Je les laissai même régler leur petit problème tout seuls, préférant faire comme si je n'entendais rien, tournant mon faciès à l'opposé pour découvrir, en détails, le quartier où vivait ma cadette. Et puis mon regard se porta sur les différents cadrans que comptait mon tableau de bord, comme si, soudainement, ils étaient devenus intéressants à mes yeux. Leur entrevue se passa extrêmement vite et la demoiselle se tourna à nouveau vers moi. Au même moment, mes pupilles se dirigèrent vers elle, une faible esquisse sur les lèvres, la remerciant lorsqu'elle me tendit le blouson en cuir que je lui avais prêté, installant ce dernier juste devant moi. Je fus prêt à ajouter quelque chose, parce qu'après pratiquement quarante minutes de balade, je voulais connaître ses impressions, au moins, avant de la quitter, mais elle en décida autrement.

Euh..., répondis-je gauchement à sa question avant de refaire un tour vite fait de mes yeux sur l'environnement de sa rue. J'étais réellement intéressé à passer plus de temps avec elle, même si je m'étais mis en tête qu'il ne s'agissait que de la ramener et lui faire découvrir les sensations d'un véhicule bien différent des voitures ou des transports en commun qu'elle empruntait. Laisse-moi le temps de la garer, lui demandai-je pour ne pas dire de me laisser l'opportunité de la cacher dans un coin, probablement plus sécurisé, à l'abri des regards. Nous savions très bien qu'une moto comme celle-ci, valant ce prix et laissée à l'abandon, risquait d'être très vite interceptée par les regards curieux de petites bandes, certes moins effrayantes que ceux du Bronx mais bon... J'avais, heureusement, eu le temps de scruter un peu la rue le temps qu'elle fût entrain de converser avec son frère, et j'avais remarqué une petite ruelle que peu de personne semblait emprunter. Je remis rapidement mon casque, sans le serrer, allumai le moteur, balançai un énième coup de talon dans la béquille pour la faire glisser dessous et cassai mon poignet de telle sorte à la faire avancer lentement, à l'allure du pas, pour ne pas avertir les possibles voleurs du quartier, s'il y en avait. Roulant sur le trottoir en m'amusant à zigzaguer entre les passants malgré la taille imposante de l'engin, et tournai à ma gauche. De nouveau stoppé, je me rassurai sur l'endroit en investiguant de mon regard sombre avant de refaire les mêmes manipulations : moteur, béquille. Je descendis en me débrayant de tout l'équipement que j'avais sur moi et levai le siège pour pouvoir y enlever tout le kit anti-vol que j'avais, finalement, bien fait d'acheter, laissai tomber ce dernier juste à côté de la roue arrière du véhicule et y plaçai la veste de la demoiselle avant d'enlever la fermeture de mon blouson pour m'en défaire, vu la chaleur, laissant un débardeur à très grosses bretelles blanc neige contrasté parfaitement avec ma peau halée. Claquant le coffre que j'avais demandé d'installer, ayant modifié énormément le deux-roues pour qu'il convienne à ma vie, ma routine et à mes envies, je récupérai la clé sur le tableau de bord avant de me pencher vers l'arrière du véhicule pour bien l'amarrer aux objets qui l'entouraient puis bloquai la roue avant avec un anti-vol en forme de U pour rendre encore plus difficile le possible déplacement de la moto.

J'avais oublié de te demander si t'avais des frères et soeurs, dis-je à Joy lorsque je fus revenu auprès d'elle tranquillement, d'une allure calme et décontractée. Vous êtes une famille de quatre ou y'a d'autres enfants, demandai-je à la demoiselle alors qu'elle se mit en marche vers le fameux parc dans lequel elle voulait que nous nous promenions. Je suis fils unique, informai-je la jeune demoiselle en la suivant d'une marche quelque peu brinquebalante à cause de mon invalidité, essayant de ne pas paraître gêné à ses côtés afin qu'elle ne puisse se soucier de cette différence qui faisait de moi, probablement, un être physiquement pas comme les autres. Mes parents ont mis presque dix ans à m'avoir, exprimai-je à la poupée qui me tenait compagnie, sans pour autant lui formuler par combien de fausses couches ma mère avait du passer avant de me tenir dans ses bras. Ils ont préféré se contenter de moi plutôt que de se stresser encore plus.
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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Mar 20 Juin - 16:37

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You make me feel like no one before did
Joy Harstard
&
Joshua Ling
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J'aurais du me rendre compte plus tôt que mon frère serait là, qu'il y avait des risques pour qu'il veuille conclure un marché, et que mes parents pourraient être vite au courant s'il trahissait ma parole. J'étais également consciente que dans la bouche d'un jeune adolescent, les paroles ne valaient pas grand chose. Et puis, surtout, j'aurais pu réfléchir un peu plus finement, penser que j'avais des voisins, qui étaient donc susceptibles de nous voir, et surtout de nous entendre avant de tout raconter à mes parents. On ne sait jamais quelles commères nous servent de voisins, et on devrait se méfier plus souvent. Mais c'est bien connu, dans une famille comme la mienne, on est pas du genre à se méfier, encore moins de ceux qui nous sourient le matin. Nous sommes trop généreux, et même si nous tentons d'être discrets, il arrive toujours un moment où l'un de nous fait une erreur pour que l'on se fasse remarquer. Cette erreur, aujourd'hui, c'est moi qui l'ait faite. Trop heureuse de pouvoir faire ce tour en moto avec Joshua, je n'avais pas pensé une seule seconde à ce qui pouvait m'arriver. Bien sûr, je pourrais toujours mentir à mes parents, mais ce n'était pas mon genre. Dans tous les cas, je ne pourrais pas nier d'être rentrée à moto, et je ne le ferais pas. Je leur dirais que Joshua est un très bon conducteur. S'ils veulent savoir ce qu'il se passe avec lui, je leur dirais juste que c'est un ami, ce qui est le cas. Ils n'ont pas besoin de savoir quelles sont mes réelles intentions. S'ils s'inquiètent de son métier, je mentirais à moitié, disant que c'est effectivement un barista au Starbucks mais qu'il venait juste de terminer ses études. Autant de facteurs qui me permettraient éventuellement de me sortir de ce pétrin dans lequel je m'étais fourrée. Dans tous les cas, des parents restent des parents : accros à leurs enfants, terriblement inquiets qu'il leur arrive quelque chose, même s'ils essaient de leur laisser un peu de liberté. Donc je n'ai pas à regretter mes petits marchandages avec mon frère. J'assumerais, comme j'essaie de toujours le faire. Mais c'est compliqué, surtout quand je me retourne vers Josh après cette entrevue. Je me mordille la lèvre, et je lui demande, ou plutôt, lui commande de venir faire un tour avec moi, probablement jusqu'au parc d'à côté. Les gens peuvent bien penser ce qu'ils veulent, moi, j'ai mes raisons d'agir ainsi et c'est le principal. Mais ces pauvres raisons sont bien vite surpassées par mon caractère, et je rougis, je redeviens la fille timide qui avait rencontré Josh pour la première fois. Après une hésitation, qui me vexe un peu, il finit par accepter, et bien que j'essaie de ne pas exploser de joie, un grand sourire se pointe sur mes lèvres. « Super ! Hum... Je vais me changer, en attendant. » Je lui tourne le dos et rentre d'un pas décidé dans la maison, le laissant aller trouver un coin où garer son engin. Je grimpe les escaliers à toute allure, je bouscule la porte de ma chambre, balance mon sac sur mon lit, et je me plante devant ma commode tout en enlevant mes chaussures grâce à mes pieds. Je retire cet uniforme en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et je reste plantée là à hésiter sur les vêtements à porter. J'ai bien envie de mettre un jean mais la chaleur étouffante de dehors m'en dissuade. L'été arrive, après tout. J'opte pour un short en lin beige et un petit haut blanc aux bretelles en dentelle. J'enfile le tout, me demandant qu'il va préférer cette tenue à la précédente. Je passe un peu de lotion dans mes cheveux pour les coiffer à la main et les remettre en place, j'attrape d'un geste vif mon gloss que j'applique soigneusement sur mes lèvres, et j'enfile mes converse basses avant de fourrer dans un sac à main mon téléphone, mes papiers d'identité, et mon sachet de pastilles à la menthe. J'en gobe d'ailleurs un, avant de jeter un coup d'oeil par la fenêtre. Il n'est pas encore revenu, alors j'en profite pour faire un saut dans la cuisine, où j'emprunte un biscuit, avant de sortir de là, engloutissant la friandise. Je verrouille la porte derrière moi, descends le perron d'un pas lent et mal assuré, et je finis par arriver au même endroit où j'avais abandonné Josh il y a quelques minutes. Je regarde l'allée sur lesquelles les maisons s'alignent, mais je le vois ni lui, ni la moto. Un court instant, mon cerveau panique, et je commence à croire qu'il s'est enfui. Je croise les bras sur ma poitrine, impatiente, et terriblement inquiète à l'idée de m'être fait plantée comme une imbécile devant la porte de chez moi. Mais heureusement pour mon cœur meurtri sur le moment, je le vois déjà revenir vers moi, et je lâche un discret soupir de soulagement. J'attends qu'il soit à ma hauteur pour me remettre en marche, cachant de ma main gauche la cicatrice de mon avant-bras droit, que j'avais complètement oublié de camoufler. Je décide donc de garder les bras croisés encore un moment, avant de relever les yeux vers lui à sa question. Je souris, une nouvelle fois, et hausse les épaules, beaucoup plus bavarde que la dernière fois, signe que je commence enfin à me détendre en sa présence. « Nous sommes quatre. Parfois cinq, quand ma meilleure amie vient squatter. Elle fait partie de la famille, maintenant. » En effet, Delilah n'est pas qu'une simple meilleure amie, c'est une sœur pour moi. Ma famille également l'adore, et la gâte comme si elle était leur fille biologique. Sûrement un regret de mes parents de ne pas avoir eu de troisième enfant. Mais le tout s'est fait très rapidement, naturellement même. N'ayant plus de nouvelles de ses propres parents, elle a trouvé sa famille de substitution, et ce n'est pas pour nous déplaire, bien au contraire. « On aura bientôt la présence d'une colocataire. Une chambre est libre, et mes parents tiennent à tout prix à la faire rembourser. Mais les connaissant, le loyer ne va pas se faire payer longtemps. » Je me mets à rire tellement cette idée est étrange. Chaque personne osant franchir le pas de notre porte se retrouve soudainement ancrée à la famille. Enfin, pas tous. Je sais combien ma mère refuse que Nikola franchisse les portes de la maison. J'ai beau lui dire que je le considère comme mon frère et qu'il ne ferait pas de mal à une mouche, ma mère est persuadé qu'il est mauvais de base. Elle ne cesse de me répéter que je ne serais jamais dans le conte de la Belle et la Bête, et que je devrais laisser tomber cette amitié. Évidemment, c'est hors de question pour moi. Mais je tiens le coup, parce que je me dis qu'il vaut mieux qu'elle déteste Niko plutôt qu'elle déteste Natt. Alors, quand Joshua m'avoua qu'il était fils unique, un petit « Oh... » se manifesta sur mes lèvres. J'ignorais ce que c'était que la solitude familial, n'être qu'avec ses parents, même si j'ai connu ça avant que mon frère ne pointe le bout de son nez, mais jamais je ne souhaiterais revenir à cette époque. Savoir qu'il est seul dans son loft, qu'il n'a pour seule compagnie que sa cousine me serre le cœur. Ses prochaines paroles me firent écarquiller les yeux, et je l'observais bouche bée. « Tes parents sont vraiment courageux. » annonçais-je, stupéfaite qu'un couple essaie d'avoir un enfant pendant dix ans sans jamais se décourager. « Mais, tant mieux s'ils ont réussi à t'avoir. Sinon je n'aurais pas pu t'inviter pour te connaître. » Un clin d'oeil à son attention m'échappe, et je rigole, avant de tourner pour atteindre l'entrée du parc. Un petit parc, pauvre, munie de quelques aires de jeux pour enfants, de quelques bancs et d'arbres, mais un parc tout de même, dans lequel j'aime venir m'installer pour me détendre. Je continue néanmoins à marcher en direction de mon coin favori : un petit coin d'herbe coincé entre plusieurs arbres et fleurs. Une table de pique-nique y trône, dominant sa clairière. « On va s'installer ici. » décidais-je avant d'enchaîner à mon tour sur une question qui me passait par la tête. Histoire de lui montrer que je peux parler, quand je le veux. Il ne faut juste pas me forcer. « Tes parents sont à New York ? Et tu faisais quoi avant de travailler au Starbucks ? Tu es passé de tes études au travail de barista, l'autre jour. » Il n'avait pas précisé, alors je l'ignorais. J'espérais que l'utilisation du passé pour parler d'eux ne voulait pas dire qu'ils ne faisaient plus partie de ce monde, sinon, je ne saurais pas vraiment quoi lui répondre. 


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« Et dans un dernier souffle, je comprends tout: que le temps n'existe pas, que la vie est notre seul bien, qu'il ne faut pas la mépriser, que nous sommes tous liés, et que l'essentiel nous échappera toujours. »– Guillaume Musso
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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Mar 20 Juin - 21:33


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 You make me feel like no one before did
Joy & Josh'
   

A sa remarque concernant notre rencontre qui n'aurait pu avoir lieu si mes parents n'avaient aucunement persévéré à m'avoir me gêna quelque peu. Sans que ça ne soit négatif, bien entendu. Cet embarras fût même plutôt bénéfique puisque cela prouvait qu'elle pouvait me faire passer par tous les sentiments possibles et inimaginables, qu'elle avait le don de garder une intrigue qui laissait une certaine curiosité prendre possession de mes ressentis, une certaine timidité qui me permettait de gagner un peu plus de confiance, mais qu'elle savait également renverser la balance et me mettre mal à l'aise. C'était tout à son honneur. D'ailleurs, un sourire en coin s'afficha sur mes lèvres alors que mes yeux s'abaissèrent vers le sol au moment où elle se permit de m'envoyer un clin d’œil complice. Mon regard s'échappa à l'opposé de l'étudiante, feignant bêtement de m'intéresser aux passants qui se précipitaient dans le sens inverse de notre marche. Nous restâmes un long moment silencieux, autant Joy que moi, pour le coup, profitant du peu d'air qui nous était accordé par cette chaleur effroyable, étouffante et propre à New-York. Ce tour au parc n'était probablement pas une si mauvaise idée. Se retrouver entourés d'arbres et de plantes qui nous permettraient de nous croire ailleurs, bien loin des trottoirs où la respiration n'était pas aussi pure qu'auprès de la nature qui nous était possible d'approcher, quand bien même cette dernière était en plein coeur d'un nuage de pollution.

Nous approchâmes plus rapidement que je ne l'aurais pensé du fameux endroit où elle avait décidé de se diriger. Les portes de l'entrée de l'espace vert était déjà dans notre champ de vision, ils ne nous restaient plus que quelques centaines de mètres à parcourir pour nous y retrouver. Je plongeai ainsi ma main droite dans ma poche, laissant ma main gauche agripper fermement la lanière du casque que la demoiselle avait porté plus tôt, le mien étant placé au niveau de mon avant-bras que j'avais passé à l'intérieur, au niveau de la visière, pour qu'au moins l'un de mes bras me soit disponible. L'accès passé, je la laissais me diriger, connaissant beaucoup plus que moi l'environnement, et la suivais sans rechigner, découvrant alors cet endroit pour la première fois de ma vie, trop habitué à passer le plus clair de mon temps à Manhattan. Lorsqu'elle montra une petite table que l'on utilisait, logiquement, pour pique-niquer, tout près d'un arbre qui nous permettait d'avoir de l'ombre, et fleuri pour apporter un peu plus de couleurs à cette deuxième rencontre, je posai le premier casque sur le bois puis m'aidai de ma main droite pour défaire cette prise qu'avait le deuxième pour qu'il puisse rejoindre son partenaire. Enfin débarrassé, mes doigts vinrent s'appuyer sur les planches de la table pour que je puisse passer une jambe par-dessus le banc afin de m'asseoir à califourchon. Pourquoi ? Probablement parce que, intérieurement, j'avais envie de pouvoir avoir une vue imprenable sur mon interlocutrice, la dévisager lorsqu'elle ne regardait pas, lui sourire timidement quand elle ne s'en douterait pas et puis tourner facilement mon portrait vers le chemin dans la continuité de la visite de l'espace vert, sans raison, peut-être, certainement, pour protéger tous ces regards et ces mimiques qui s'afficheraient sur chaque partie de mon faciès. Parce que oui, j'étais heureux de pouvoir l'accompagner, qu'elle m'autorise à passer un peu plus de temps à ses côtés.  

Mes parents sont à Taipei, répondis-je non sans un sentiment de tristesse dans la voix, ils ont un restaurant là-bas et, faut se l'avouer, ils ont construit leur vie sur le sol taïwanais. Ils approchent des soixante-dix ans, ajoutai-je, essayant de comprendre, moi-même, la raison qui les retient réellement là-haut, j'imagine qu'ils ne veulent pas vieillir ailleurs que dans le pays qui les a vu naître. On ne changerait jamais l'amour du pays qui nous a vu évoluer, et ça, c'était vrai pour la grande majorité des personnes, n'est-ce pas ? J'en étais d'ailleurs la preuve vivante. Malgré que j'avais passé seulement deux ans à New-York avant de repartir en Asie, mes pas m'avaient rapidement conduit à revenir découvrir cette ville de laquelle je n'avais que très peu de souvenirs, pourtant. Même si j'aurais préféré avoir mes parents auprès de moi, surtout qu'ils commençaient à prendre de l'âge et qu'un accident arrivait facilement sans crier gare, je ne pouvais être égoïste. C'était d'ailleurs contre ma nature, contre la personne entière que j'étais devenu. Je ne pouvais leur demander un si gros sacrifice. Mon cœur se pinçait parfois, lorsque je me retrouvais seul dans mon appartement avec, sur l'un des pans du mur, de nombreuses photographies familiales, lorsque les fêtes arrivaient et qu'ils nous étaient impossible de nous rencontrer pour organiser gaiement un repas digne de ce nom, lorsque à la place de rendre visite à mes parents, je me retrouvais à aller voir une Tante, son mari et ses enfants, qui n'avaient absolument aucun lien du sang avec moi... Bien sûr que ça faisait mal d'entrer dans un grand espace vide qui était pourtant le nôtre. Heureusement, je pouvais compter sur ma cousine et sa joie de vivre légendaire. Je pouvais également m'aérer l'esprit lorsqu'elle prévoyait d'emprunter mon appartement pour en faire un squat avec sa bande de potes. Et puis j'avais aussi des amis fidèles sur qui je pouvais compter pour oublier la pression de la solitude si pesante qui se voulait quotidienne.

J'ai fait des études chorégraphiques, dis-je pour répondre à l'interrogation de la demoiselle. Mais apparemment, ce n'était pas exactement ce qu'elle attendait et ça, je le vis dans son regard qui semblait être insistant malgré elle. Après mes études, répétai-je stupidement en reportant mon attention sur son visage angélique que je me permis de dévisager un instant de mon océan à la couleur minérale. C'est compliqué pour moi d'en parler, avouai-je enfin avant de pincer mes lèvres l'une contre l'autre, cherchant comme un peu de réconfort par cette mimique qui m'était venue naturellement. Ma tête se tourna alors vers l'allée de promenade et mes traits joviaux s'effacèrent immédiatement, plongeant mes pupilles dans l'adversité de ces couleurs vertes qui surplombait l'espace juste en face d'où nous étions installés. J'avais peur de commencer à parler de cette vie qui appartenait désormais au passé à tout jamais, peur qu'en parlant, et en devant lui annoncer ce qui s'était passé, elle ne me prenne par les sentiments et que je puisse lire de la pitié dans son regard. J'avais énormément d'à-priori et d'appréhensions mais... J'ai été danseur professionnel de mes dix-neuf à vingt-cinq ans, déliai-je ma langue, enfin, parce que j'imaginais que ça serait beaucoup moins douloureux de devoir me séparer de son amitié maintenant que plus tard. Tout aurait été dit un jour ou l'autre, alors valait mieux que j'étale la totalité de cette période chaotique maintenant. Quoi ? Ça faisait peur de s'accrocher à une personne différente, non ? Après tout, même ma partenaire de danse m'avait laissé tomber sans se retourner...

J'ai eu un accident de moto, continuai-je après quelques secondes de silence, ayant repassé ma jambe valide par-dessus le banc pour venir m'asseoir face au chemin que les gens empruntaient encore. Une voiture m'a percuté alors que je dépassais une file de voitures sur l'autoroute. Le conducteur ne m'a pas remarqué et je me le suis pris de plein fouet. Mes yeux plongèrent à nouveau dans l'infini des cailloux qui frôlaient les semelles des passants, comme si je revivais l'instant tout en lui en parlant. Je me suis envolé avec la bécane, je suis resté accrocher à elle, j'ai heurté le terre-plein central et je me suis retrouvé de l'autre côté des voies, dans le sens inverse de circulation où j'ai certainement continué de frotter le bitume avec la moto sur moi, essayai-je de préciser difficilement parce que je ne me rappelais plus vraiment de combien de centaines de mètres j'avais parcouru de cette façon avec un poids insoutenable contre le buste. Le véhicule m'a écrasé les côtes, si bien qu'elles ont perforé mon poumon gauche. J'ai eu la colonne brisée, je porte encore une plaque sur deux vertèbres et une voiture m'a roulé sur la jambe gauche à toute vitesse, pris-je mon courage à deux mains en laissant mes coudes venir se poser sur mes cuisses, laissant mes doigts se lier dans le vide entre mes membres inférieures. Mais ça, je l'ai appris quand je me suis réveillé de mon coma, treize mois après l'accident, finis-je avant de laisser mes pupilles se reporter sur le visage de Joy très furtivement avant d'inspirer longuement, comme si la capacité de mes poumons était infinie, puis j'expirai beaucoup plus sauvagement, comme si je regrettais d'avoir déballé tout ça, de but en blanc, à la demoiselle, sûr de l'avoir effrayé. C'est terrifiant hein, interrogeai-je la demoiselle sans reporter mon attention sur elle, ayant pratiquement décrété qu'elle serait repoussée d'être ne serait-ce qu'amie avec un unijambiste.

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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Mer 21 Juin - 11:55

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You make me feel like no one before did
Joy Harstard
&
Joshua Ling
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Je m'installais sur ce banc face à cette table, posant mes coudes contre le bois, ma tête dans le creux de mes mains. J'attendais la réponse aux questions que je venais de lui poser, l'observant silencieusement s'installer dans une position qui, étrangement, me mit mal à l'aise. Je me sentis obligée de reposer mes mains sur le bois, me tournant légèrement pour qu'il soit dans mon champ de vision. Cette question semblait le laisser nostalgique, alors je fronçais les sourcils, inquiète, parce que c'était de ma faute s'il semblait plongé dans d'horribles rêveries. Il ne me regardait plus, lorsqu'il parlait de ses parents. J'étais complètement stupéfaite quand il m'annonça leur âge. Soixante-dix ans, woah, c'était incroyable. Mes parents approchaient la cinquantaine d'années seulement. Je mordillais alors mes lèvres, finissant par détourner moi aussi le regard, pour fixer les arbres et les fleurs devant moi, butinées par de nombreuses abeilles. J'essaie en même temps d'établir le nombre de kilomètres qui nous séparent de Taïwan. Beaucoup trop pour que je puisse compter, et puis, je suis subitement attiré par le récit de l'asiatique à mes côtés. Je ne comprends pas ce qu'il me raconte, sur l'instant. Faire des études après les études ? A mon avis, je devais faire une drôle de tête, vu qu'il tenta d'argumenter. Je baissais de nouveau les yeux, rougissant légèrement. « Je ne t'oblige pas à en parler. » annonçais-je d'une petite voix, lui laissant la liberté de choisir. Mon regard accroche un instant sa jambe, que j'ai buté malencontreusement lors de notre dernier rendez-vous. Il ne me faut pas plus de quelques secondes pour remarquer que quelque chose y cloche. Mais avant d'avoir l'air de trop insister pour résoudre ce mystère, je me mets encore une fois à observer le travail minutieux des abeilles, en train de récolter ce qui leur servirait à faire du miel. Danseur professionnel ? Je tourne la tête vers lui, un sourire se pointant sur mon visage. C'était courageux de sa part d'exercer ce métier. Il y avait toujours des risques. Mais en contre-partie, on voyageait, on rencontrait du monde. Les voyages m'avaient toujours fait rêver, mais je n'avais pas eu les moyens de partir où que ce soit. Nos trajets étaient limités, pour éviter de trop dépenser, encore une fois. Alors, je rêvais et je voyageais grâce aux récits des autres. « Pourquoi tu as arrêté ? » demandais-je curieusement, penchant légèrement la tête sur le côté en faisant la moue, tiquant sur le fait qu'il avait plus de vingt-cinq ans, comme je l'avais deviné la dernière fois. Mais ce détail semble soudainement disparaître et ma gorge se serre à l'annonce de ce qui l'a empêché de continuer. Je sens mes paupières papillonner de surprise et ma bouche s'arrondir également. Je restais alors là, silencieuse, à le fixer. Il ne me regardait plus, parce qu'en prononçant ces mots, il revivait cet accident. C'était quelque chose d'affreux que je ne souhaitais à personne. Je garde la tête haute, je me concentrais sur son récit. La fin de son histoire m'effraya encore plus. Il avait perdu un an de sa vie inconscient dans un hôpital. Ma meilleure amie aurait pu vivre la même chose, mais elle n'avait pas raté son coup. C'était volontaire, contrairement à Joshua. En tout cas, si elle s'était réveillée après près d'un an de coma, je pense qu'elle aurait de nouveau trouvé un moyen de mettre fin à ses jours. Ou peut-être même pendant son sommeil forcé. Certains disent qu'en frôlant la mort, ils avaient la capacité de flotter au dessus de leur corps, et de voir ce qu'il se passait autour. Une véritable tragédie, à laquelle je croyais, à cause de ma paranoïa, développée également pendant cette période tragique de ma vie. Pourtant, malgré ce récit triste, je parvins à sourire, à reporter mon attention sur mon ami. Je posais ma main sur son épaule doucement pour ne pas le brusquer. C'était un peu comme s'il était revenu en fantôme, mais en beaucoup plus vivant que celui de ma meilleure amie. J'étais certaine de l'avoir revue quelques jours après son décès, mais elle avait disparu à la seconde même où j'avais croisé son regard. J'étais certainement folle et tétanisée, alors je n'en avais pas parlé, à personne. Au fond, j'étais certaine de ne pas avoir fait mon deuil. J'espérais pouvoir comprendre, mais je ne pouvais pas, même si je savais quel effet un accident avait sur les familles des victimes, mortes ou pas. Je soupire et hausse les épaules. « Oui, ça l'est. » répondis-je simplement, retirant finalement ma main de son épaule pour la poser sur ma propre cuisse. Mon regard se perdit à son tour sur la petite forêt nous entourant. « Mais tu as su saisir la chance de te relever, là où d'autres auraient préféré en finir. » Je hochais doucement la tête, ma main glissant à mon cou, où je portais une chaîne en argent caché sous mon haut. Je le retirais et le plaçais au creux de ma main pour observer la fée clochette. Le symbole ultime de l'espoir, d'après moi. Les fées sont des êtres de paix et de joie, extraordinaires, qui malheureusement n'ont pas lieu d'exister. « Et ça te manque, la danse ? » Je relevais mon regard vers lui. J'imaginais que la réponse serait "oui", mais je tenais à l'entendre de sa bouche. J'avais peut-être une petite idée derrière la tête, mais je la laissais se noyer derrière le reste de mes pensées. Serrant le poing sur mon collier, je décidais de le remettre à mon cou, laissant les souvenirs de ma meilleure amie ans un autre placard de mon esprit. « Moi, l'athlétisme me manque. » avouais-je avant de me rappeler que je ne lui avais jamais fait part de cette drôle de passion. Je souriais donc, peut-être par tristesse ou pas nostalgie, m'expliquant. « Pas autant que ma meilleure amie, mais ça me manque. On faisait de l'athlétisme ensemble, même si j'étais bien meilleure qu'elle. Mais je me suis fracturée violemment la cheville en faisant du vélo. Je suis bien meilleure sur mes pieds que sur des roues il faut croire ! » Je rigole, et je hausse les épaules, avant de soupirer, et de me mettre dans la même position que lui, ramenant mes jambes hors du banc et calant mon dos contre le rebord de la table de pique-nique. Je ferme les yeux quelques secondes pour refouler ces larmes qui pourraient potentiellement revenir, et je me replonge dans ce silence, avant de le briser dans un murmure. « On ne peut pas pleurer éternellement pour ce qu'on a perdu, parce que c'est ça la vie, perdre ce qu'on aime le plus au monde. Il faut au contraire continuer à vivre en souriant et en étant plus fort, pour honorer ces pertes. » Même si, dans le silence, la douleur revient, parfois plus forte que jamais. Je rouvre les yeux, décidant d'oublier ma propre leçon de vie pour passer à un autre sujet, plongeant mon regard dans le sien. « Une étudiante fait une fête ce weekend, thème rock. Tu voudrais bien m'y accompagner ? Il y aura des étudiants bien plus âgés que moi, si ça peut te rassurer. »


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Je reviens te chercher
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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Mer 21 Juin - 14:42


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 You make me feel like no one before did
Joy & Josh'
   

Sa main frôla mon épaule nue de tout tissu, ce qui me fit revenir à la réalité. Mes yeux se baladèrent encore un instant sur le passage de visiteurs qui avaient envie d'une petite balade dans un coin semblant serein puis mes pupilles se déplacèrent lentement vers les doigts de la demoiselle que je pouvais apercevoir sans pour autant tourner la tête vers elle. Les mots qui suivirent me firent légèrement sourire et mes yeux se posèrent sur le visage angélique de Joy, comme pour la remercier de ne pas avoir de jugement hâtif sur ma personne suite à l'histoire que je venais de lui raconter. Bien évidemment, j'omis de l'informer du passage douloureux suite à mon réveil et qui dura deux ans. Deux ans à ne plus avoir goût à la vie. Deux ans à espérer une certaine libération. Deux ans d'assistance complète qui ne me permettait pas de me sentir homme pour de vrai. Deux ans pendant lesquelles chaque réveil était un supplice. Deux ans... C'est horriblement long, deux ans. Je n'effaçai pas mon sourire pour autant et le gardai bien ancrer sur mes lippes, hochant simplement la tête pour affirmer ses dires, parce qu'elle avait raison. Au final, malgré ce passage désagréable de mon existence, un an de sommeil intense, deux ans d'inexistence, j'étais probablement l'un des handicapés les plus joviaux et joyeux que la Terre portait. Cet épisode de ma vie avait changé quelque peu mon caractère et beaucoup ma façon de penser et de vivre chaque minute qui m'était dédiée. J'étais une personne beaucoup plus posée qui se souciait guère des futilités, des commérages, des gens mauvais sur lesquels je ne me retournais même plus. Beaucoup plus attentionné, aussi. Auparavant, seuls mes besoins et ceux des membres proches de mon entourage m'importaient, je n'avais jamais pour habitude de me déplacer ou prendre du temps sur mon agenda pour visiter les autres... Aujourd'hui, mes pensées étaient différentes et j'accordai tout le temps qui m'était permis à autrui.

Oui, commentai-je simplement à sa question. La danse me manque, avouai-je en hochant plusieurs fois la tête, les sourcils relevés en regardant vers l'horizon d'autres groupes de personnes qui s'étaient installés, mais je ne peux plus pratiquer aussi énergiquement qu'avant avec... "ça", dis-je en levant le menton vers ma jambe gauche, l'informant ainsi que les médecins n'avaient pu sauver mon membre écrasé par une bagnole qui roulait à 120 km/h. Mais ce n'est qu'un détail. J'ai remplacé ce sport par un autre et ça me va très bien ainsi, affirmai-je bien que rien ne pourrait remplacer la danse, forcément. Et puis, subitement, la demoiselle vint à se libérer un peu sans que je n'eus à lui poser de questions. Elle me parla alors de son amour pour l'athlétisme et j'en fus quelque peu surpris. Si bien que mon faciès se tourna rapidement vers elle pour la redécouvrir, chose que je ne m'étais pas permis depuis sa fameuse interrogation. Mes yeux s'arrondirent un peu, effaçant quelques traits de mes origines au passage et un sourire en coin prit place sur mes lèvres lorsqu'elle tenta l'ironie. D'ailleurs, elle s'était arrangée niveau humour depuis l'heure à laquelle je l'avais rencontré devant l'université. J'étouffai un léger rire qui fit malgré tout hoqueter mon torse deux ou trois fois. On devrait tenter une balade en tandem, ajoutai-je, telle une invitation à une prochaine rencontre, j'aimerais beaucoup voir ce que ça donne une Mademoiselle Americano qui tombe d'un vélo, plaisantai-je en collant mon dos contre la table en bois, tout comme elle l'avait fait précédemment. Je remarquai alors une légère tristesse dans son regard suite à son silence et je me permis de virer mes yeux afin de les porter ailleurs, sur tout et n'importe quoi, mais pas sur elle. Je voyais qu'elle se sentait mal à l'aise, encore, de se libérer devant moi. La confiance n'étant pas totalement acquise, je compris parfaitement son mal-être et préférai lui laisser du temps pour se reposer l'esprit et le coeur, malgré que ça me travaillait beaucoup. Qu'est-ce qui la mettait dans un état pareil ? Y'avait-il une situation troublante dans son existence qui lui autorisait d'être aussi malheureuse ?

Et pour se permettre de nouvelles rencontres, ajoutai-je aux mots qu'elle murmura en tournant mon visage vers elle afin de dévisager le sien d'yeux amicaux, sincères et protecteurs à la fois. Mon regard se leva vers le sien, plongeant dans ses pupilles colorées de bleus et de quelques nuances de gris avant de lui offrir gratuitement un sourire agréable, presque charmé par sa façon de penser qui ressemblait, pratiquement, à la mienne. Il n'y a pas que les pertes à honorer, déduis-je en levant un coin de mes lèvres un peu plus haut que l'autre, gardant toujours cette même esquisse rayonnante. Je pense que vivre pour le passé uniquement, ça ne nous permet pas de vivre de manière totalement épanouie Je disais forcément ça en connaissance de cause, puisqu'après mon réveil, j'avais longtemps espéré que la porte s'ouvrirait sur mon ancienne partenaire de danse. Que ce soit à New-York ou Taïwan, je retenais souvent mon souffle lorsque l'on frappait à la porte de ma chambre, et puis, forcément, elle n'arrivait jamais et j'avais toujours cette déception ancrée dans ma tête et dans mon coeur. J'étais revenu à New-York pour plusieurs raisons après ma rééducation physique et elle faisait forcément partie des buts que j'étais venu rechercher malgré la colère de ma cousine et des principaux proches mis dans la confidence de notre liaison. Jusqu'à l'année dernière, j'avais gardé l'espoir de la retrouver, ou qu'elle me retrouve, elle, mais en vain. Depuis, un livre entier s'était fermé, cicatrisant ainsi les blessures qui étaient restées trop longuement ouvertes pour une femme. A l'heure d'aujourd'hui, je me permettais de vivre pour le présent, et l'avenir, et d'arrêter de survivre au passé.

C'est parce que j'ai une moto que tu me demandes de t'y accompagner, interrogeai-je la demoiselle d'un air moqueur et plaisantin. Ce qui me rassure, c'est surtout que tu y ailles, déclarai-je en replongeant mes yeux dans les siens avant de me reprendre furtivement. Euh,... Enfin, je veux dire que tu ne me demandes pas d'y aller pour m'y planter ensuite parce que tu aurais, possiblement, changé d'avis, essayai-je de me rattraper, accomplissant ainsi un réajustement de circonstances qui pourrait me permettre d'obtenir la palme d'or de la connerie. Tu sais danser, demandai-je, curieux de savoir si la demoiselle avait déjà piétiné une piste de danse ou s'était déjà amusée dans de telles soirées auparavant. Ce qui... Bizarrement, me surprendrait énormément, en tout cas. La voir comme ça, avec son uniforme lorsqu'elle descendit l'allée de l'université et puis coiffée de ses boucles, maquiller de manière fine et naturelle, j'avouais sincèrement être pressé de voir ça ! Bien sûr que je t'accompagne, ajoutai-je en haussant les épaules, comme si cette réponse aurait du être une évidence pour la demoiselle. Bien que, le fait de me retrouver entourer d'étudiants, et peut-être certains amis de la demoiselle,
me foutait en stress avant même que la soirée n'est débutée. Après tout, ce n'était pas comme si c'était une habitude pour moi de me pointer à ce genre de fête, surtout à mon âge ! Ta meilleure amie y va, demandai-je stupidement à Joy. Puisque je n'avais pas eu le temps de prendre connaissance du pourquoi elle parlait de leurs activités au passé, il fallait forcément que je fasse la gaffe suprême !
 (c) Meimei
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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Mer 21 Juin - 16:36

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&
Joshua Ling
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Ce sourire que nous échangions était plutôt agréable, et pour la première fois, je ne rougis pas. Je reste là à l'observer, le soutenant rien que d'un regard. Son sourire radieux sur son visage me fait sourire également. Puis je finis par retirer ma main. Je sais que j'ai bien fait de ne pas sortir des excuses à tout bout de champ, et que j'ai eu raison de ne pas garder le silence. Je sais combien c'est affreux pour les familles et les victimes d'entendre des "désolés" à tout bout de champ. Enfin, c'est mon avis. Forcément qu'ils sont désolés ! Le malheur leur tombe sur le visage, ils sont au bord du gouffre et ont envie de s'y laisser plonger. Mais certains trouvent le courage de continuer, parce qu'il y a au moins une personne censée qui leur montre à quel point la vie est belle et joyeuse. Certes, elle est ponctuée de malheurs, mais c'est ce qui la rend merveilleuse et ce qui devrait nous prouver qu'on doit profiter de toutes ses merveilles. J'essaie d'être cette dernière personne avec les gens. Toujours heureuse, toujours le sourire aux lèvres, oubliant ses propres problèmes pour faire profiter les autres d'un potentiel bonheur accessible. Si Joshua a besoin de cette personne là, alors elle sera là, et toujours prête à l'accueillir les bras ouverts. Mais si cela lui est arrivé aux alentours de ses vingt-cinq ans, alors peut-être a-t-il déjà fait son deuil, mais cela ne l'empêchera pas d'avoir envie de ma bonne humeur légendaire, enfin, c'est tout ce que j'espère. Un bonheur qui laisse finalement place à de la surprise, et j'aurais juré qu'on aurait pu voir une ampoule clignoter au dessus de ma tête pour montrer que je venais d'être soudainement éclairée. Je me repassais en mémoire les derniers moments partagés, cette rencontre au café. S'il avait fait cette drôle de tête, quand je lui avais heurté le pied, ce n'était pas parce qu'il était surpris, mais qu'il était terrifié à l'idée que je le découvre. Et puis, sa jambe tout à l'heure, si elle paraissait inexistante, c'était parce que c'était le cas, et qu'elle était remplacée par les mains d'un homme, par une prothèse. Maintenant, je comprenais parfaitement où il venait en venir. Mais bien vite, ma première allure me revint à la figure, et je changeais d'expression ainsi que de sujet, pour évoquer la danse. Parce que c'est un domaine que j'ai toujours trouvé merveilleux mais inaccessible pour moi. Certes, j'ai déjà tenté de prendre quelques cours pour accélérer le rétablissement de ma cheville, mais je n'étais pas très douée. Mes partenaires ne me convenaient pas. Je ne me sentais pas à l'aise et je me bloquais à chaque fois, refusant de me détendre. Pourtant, quand j'étais seule, j'étais certaine que mes pas étaient corrects. Ce que j'omets évidemment pour ne pas lui donner de fausses idées sur la personne que je suis. En revanche, je sens qu'évoquer le vélo est une très mauvaise idée. Je rigole à ses paroles, reportant mon regard étonné vers lui pour m'assurer que c'était une blague, mais cela ne semblait pas en être une. Je hausse donc les épaules, hésitant longuement avant de finalement craquer. Cela pourrait être trop de se retrouver en tandem tous les deux, non ? Au moins, nous ne serions pas collés comme sur sa moto, bien que ce ne soit pas désagréable, mais il faut surtout être très coordonné avec son partenaire pour éviter la catastrophe. « Mauvaise idée, je ne suis pas très douée pour me coordonner avec les autres. » Comme si j'avais fait une gaffe, je baissais les yeux en souriant d'un air gêné. Je voudrais également éviter de me casser la seule cheville valide qui me reste. Puis vient ma morale, que j'aurais mieux fait d'éviter... Ou pas. J'ouvre les yeux à ses mots, me mettant à le regarder avec plus d'intérêt que tout à l'heure. Je me mords encore la lèvre, qui, à force de faire ça risque de bien me faire souffrir, mais je ne peux pas m'en empêcher. Il a raison, se relever ça nous permet d'aller plus loin dans l'avenir et de rencontrer les bonnes personnes. Rêvais-je ou essayait-il de parler de notre rencontre ? A moins que ce ne soit mon imagination débordante et mon attachement pour lui qui ne me fassent dire ça. Si nous n'avions pas trouvé tous les deux la force de surmonter ces obstacles, nous n'en serions pas là. Surtout moi. Si je n'avais pas trouvé le courage tout au fond de moi de l'aborder, l'aurait-il fait ? J'en doute. Je ne suis pas le genre de fille à laquelle on s'intéresse. On me veut comme amie, mais rarement plus. Parce que je ne suis pas du genre à parler de moi, je rougis pour rien même avec mes amis, et j'ai trop honte de ma pauvreté pour me lancer dans quelque chose de plus. Je recherchais un prince, c'était certain, sans même savoir s'il existait. J'avais tenté de m'intéresser au même genre de personnes que mon ex, mais ça ne marchait pas, parce qu'ils n'étaient pas lui, et puis, notre histoire n'avait pas duré, alors je trouvais que c'était toujours une très mauvaise idée d'aller plus loin. Pourtant, avec Joshua, même si j'ai envie d'en savoir plus avant de vraiment me laisser combler, je me sens plutôt bien, malgré cette gêne dans laquelle je me plonge toute seule. J'arrive même à lui proposer à m'accompagner à cette soirée rock qui est prévue, parce que je n'ai pas de cavalier, et pour tout dire, je ne connaîtrais pas grand monde. Cette fille est du genre à inviter même des étudiants qu'elle ne connait pas pour se faire de nouveaux amis, et de nouvelles conquêtes au passage. Elle avait même pour idée de me faire succomber au charme de son jumeau, parce qu'elle estime qu'il estime une fille bien, mais je refuse sans arrêt. Peut-être comprendra-t-elle que son frère ne m'intéresse pas, si je ne viens pas seule. De toute façon, lui non plus ne semble pas intéressé, ce qui m'arrange. Et puis, je pense que nous pourrions bien nous amuser tous les deux, et cette soirée m'aiderait à lui faire un peu plus confiance. Je parle de Joshua, évidemment. Qui me fait de nouveau rire en mentionnant sa moto. « Je n'irais pas avec la moto, j'irais avec toi voyons ! » répliquais-je en riant, avant de détourner le regard. Certes, ça donnait un petit air rockeur mais ça ne suffisait pas. Ce genre de soirées, dans tous les cas était prévue pour dégénérer très vite. Nous ne resterions pas longtemps. Je tenais à tout prix éviter les jeux étranges qu'ils avaient inventé. Entre les sept minutes de la cabine de l'amour -qui aurait pu s'appeler autrement d'ailleurs-, leur addiction pour action ou vérité, le beer pong ou j'en passe, rien ne me tentait vraiment. J'étais trop timide pour ça. Je préférais me cacher dans un coin ou disparaître mystérieusement pour rentrer chez moi. C'était le mieux à faire, et généralement, ça arrivait après une bonne heure à ingurgiter de l'alcool, voire deux, suivant qui menait la danse. Ce n'était pas grand chose mais c'était suffisant pour s'amuser. Il y avait également l'aller, et le retour. « Je me débrouille, suivant le partenaire. » lançais-je pour m'assurer le bénéfice du doute, et le temps de me faire à l'idée qu'on puisse danser ensemble. Il faut dire que ça n'aura rien d'une valse, et sans alcool, puisque je n'en buvais pas, ce serait compliqué de se laisser aller complètement. Mais on n'est jamais à l'abri d'une petite erreur et d'un échange de verre non voulue. Au moins, c'était sûr, nous allons y aller ensemble. Je le préviendrais par message, évidemment. « Mais j'avoue qu'arriver à moto ça peut être sympa. » Et ça me permettrait de profiter un peu d'être près de lui sans qu'il ne puisse me voir rougir ou sans qu'il ne se rende compte que j'ai un cœur fragile et que je ne contrôle pas. Je fronce les sourcils à sa prochaine question. « Je ne suis pas obligée d'emmener Delilah à toutes les soirées où je vais, tu sais. » En vérité, je ne lui en avais pas parlé. Mais elle ne m'en voudrait pas. Mais je doutais qu'il veuille parler d'elle. Nous parlions d'une autre meilleure amie tout à l'heure, mais il ne l'avait certainement pas compris. Cependant, je ne me sentais pas capable de lui avouer la vérité. Il me fallait encore un peu de temps pour ça. Je ne pus pourtant pas m'empêcher de lui lancer une phrase complice, non sans détourner le regard.  « Et puis, j'ai bien le droit d'y aller avec toi si je veux. »


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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Jeu 22 Juin - 10:50


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Evidemment, concédai-je à affirmer simplement lorsqu'elle évoqua le fait d'avoir le droit d'y aller avec moi sans pour autant devoir en parler à sa meilleure amie. J'avais tendance à oublier que les étudiants n'étaient plus vraiment des enfants parce que je considérais ma cousine comme une petite fille à protéger, peut-être même à surprotéger discrètement. Alors, comme je me doutais que la demoiselle qui se tenait près de moi devait être plus jeune, à moins qu'elle est redoublée une ou deux classes, c'était d'une manière, possiblement trop, paternaliste que j'avais réagi, et je m'en rendis très vite compte. De ce fait, je tentais de m'expliquer. Disons que... j'ai cru comprendre que tes parents ne t'autorisaient pas à partir avec des inconnus. Du coup, j'en ai déduis qu'on ne serait probablement pas seuls et que t'aurais peut-être eu l'idée d'inviter des amis proches, à qui ta famille accordait toute leur confiance, affirmai-je en tournant de nouveau mon portrait vers le sien pour examiner sa réaction avant d'ajouter, j'ai pas envie que tu te fasses engueuler à cause de moi. Je n'avais pas réellement eu des parents aussi impliqués dans ma vie, mais je n'étais pas non plus à plaindre vu l'amour inconditionnel qu'ils m'avaient apporté à leur façon. En fait, ils avaient tellement dû faire de sacrifices pour avoir un fils qu'ils m'autorisaient une liberté semi-permanente tout le long de mon existence jusqu'à ma majorité. Ce qui ne semblait pas être le cas de la demoiselle ici présente. J'imaginais  que ce n'était pas la même chose d'avoir un fils ou une fille et que la peur et l'angoisse était beaucoup plus présente pour les princesses.

Soudain, un grognement se fit entendre et l'une de mes mains vint se poser sur le débardeur blanc que je portais, au niveau de mon estomac qui semblait se tordre de douleur à l'intérieur. Mon visage émit une légèrement grimace, en même temps je fermai les yeux apportant ma dent supérieure la plus pointue sur ma lèvre inférieure. Tout ça à cause des mauvaises habitudes que l'on a au Starbucks, affirmai-je à voix basse en ouvrant simultanément mes paupières alors que je pris une grande inspiration pour calmer le son qui provenait de mon organe digestif. En effet, les horaires étant décalés à l'enseigne, il était compliqué de manger le repas de midi avant quatorze heure et de prendre un goûter avant dix-huit heures, en roulement d'employés, bien entendu. Du coup, j'étais pratiquement certain qu'il devait être entre dix-sept heures et dix-huit heures, parce que mon ventre commençait à crier famine dans ces eaux-là. J'ai vu des enfants passer tout à l'heure avec des glaces, je vais essayer de trouver quelque chose à manger, t'as faim toi, demandai-je subitement à la demoiselle cherchant des yeux un indice sur la position de la cabine aux douceurs, en vain. Je me levai alors, époussetant le derrière de mon jeans à l'aide de mes mains pour enlever les possibles poussières de terre ou brins d'herbe qui auraient pu se retrouver sur le banc et m'y asseoir dessus sans que je ne m'en aperçoive. Bouge pas d'ici, je reviens, indiquai-je à la demoiselle avant de faire quelques pas pour rejoindre le chemin que nous avions quitté précédemment pour nous installer autour de la table de pique-nique. Amenant les doigts de ma main droite sur ma nuque, pour me la masser furtivement, je tournai ma tête d'un côté puis de l'autre avant de me décider à rejoindre le côté du parc que nous n'avions pas visité.  

Après quelques centaines de mètres de marche, je trouvais enfin la cabine aux confiseries et m'y approchai rapidement, d'un pas décidé et pressé pour commander quelques bonnes choses à se mettre sous la dent à deux. Malgré que je me doutais que la demoiselle allait bientôt devoir repartir pour manger chez elle, je ne pouvais pas conduire le ventre vide et, clairement, je n'étais pas énormément fier de moi de l'avouer, mais mes repas étaient tous décalés, si bien que dans une heure, je ne prendrai probablement pas mon dîner et attendrai vingt-deux ou vingt-trois heures pour me faire cuire un "bon" petit plat déjà cuisiné et préparé. J'optai donc pour des churros, ce truc bien gras, bien sucré avec le supplément de pâte à tartiner à côté, que du bonheur pour mes papilles masculines et ma mal-bouffe légendaire. Parce que oui, on pouvait être sportif et ne pas se priver, ne pas faire attention à sa ligne, et encore moins aux calories ingurgitées, au nombre de grammes de protéines quotidien et j'en passe. Tel un homme célibataire, j'étais de ceux qui préféraient la facilité. Encore heureux que, le week-end, ma cousine passait à chaque fois pour remettre de l'ordre dans tout ça !  Je fis le chemin inverse, tenant la pochette en papier des vingt churros achetés, et me retrouvai très rapidement à l'endroit où nous avions choisi de nous arrêter. Désolé pour l'attente, c'était plus loin que ce que je pensais, m'excusai-je en grimpant la petite bute de terre à grandes enjambées, je reposai mes fesses près de la demoiselle et lui tendis le paquet afin qu'elle puisse se servir. Tiens, prends-en, l'autorisai-je tout en en agrippant un au passage, trempant le bout dans le chocolat avant de l'apporter à ma bouche pour croquer le morceau recouvert et le mastiquer en laissant un gémissement de sérénité quant au contentement de mes papilles et la future réjouissance de mon estomac. C'est trop bon, affirmai-je avant de laisser un léger rire s'échapper de mes lèvres. Tu vas me prendre pour un goinfre, finis-je par dire, à chaque fois qu'on se voit, je suis toujours entrain de manger, déclarai-je en plissant mes yeux d'un air rieur et laissant une esquisse enjouée s'accrocher à mes lèvres.
 (c) Meimei
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MessageSujet: Re: You make me feel like no one before did w/ Joy   Jeu 22 Juin - 15:19

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Joy Harstard
&
Joshua Ling
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Je me mis à rire, encore une fois, mais je me repris vite en secouant négativement la tête. L'idée d'inviter un autre ami pour ne pas être trop seule ce soir-là ne m'était même pas passée par la tête. Et peu importe ce que pouvaient penser mes parents, j'avais bien le droit de vivre ma vie. Elle risquerait sûrement de sortir en même temps que moi pour voir avec qui je partirais, et si sa tête ne lui plaisait pas elle déciderait alors de venir engager la conversation pour savoir qui il était. La seule chose qui pourrait la bloquer, c'est l'âge de Joshua. Mais il paraissait plus jeune qu'il ne l'était alors, peu importe, ma mère pourrait imaginer qu'il n'a pas plus de vingt-quatre ans. En voyant qu'il me regarde rire, je finis par vouloir m'expliquer de ce fou rire inexpliqué. « Je leur dirais que tu n'es pas un inconnu, mais un ami, et le tour est joué ! » Je prends un air angélique en haussant les épaules. C'était la simple vérité. Enfin, presque. J'étais touchée qu'il s'inquiète pour moi, dans tous les cas. Je penchais la tête sur le côté, le sourire désormais collé aux lèvres et incapable de le laisser partir. « La seule personne avec qui ils refusent que je sorte, c'est Niko. » Inutile de mentionner le pourquoi du comment. Dès le jour où j'avais prononcé son nom, mes parents l'avaient détesté. Mais je m'en étais complètement moqué. Et j'avais le sentiment que Josh n'était pas le même genre d'homme que mon grand frère de cœur, il semblait être même tout le contraire, alors je savais d'avance que ma mère me laisserait y aller. Mes pensées furent coupées par le ventre plutôt grognon de mon compagnon. Un nouveau rire s'échappa de mes lèvres tandis que je posais de nouveau mon regard sur lui. La dernière fois, c'était moi, et là, c'était lui. Mais il fallait dire que ça me faisait prendre conscience que j'avais faim, moi aussi. J'avais mangé très rapidement ce midi entre deux cours, un sandwich qu'une amie avait bien voulu me payer. A croire que je ne faisais que ça, que de faire payer mes repas à mes amis. Mais ils étaient compréhensifs, ils savaient comment j'étais, et que je saurais leur rendre le jour où j'en trouverais les moyens. Mes salaires des vacances d'été passaient souvent pour rembourser mes amis, avant même de me faire plaisir. Je le regardais donc réfléchir, tenter de refouler cette faim soudaine. Quand il me demanda si j'avais faim, j'haussais les épaules et lançais « Un peu. », même si je savais bien que devant un probable stand je ne pourrais pas me permettre d'acheter quoi que ce soit. En tout cas, il était hors de question qu'il m'achète quoi que ce soit encore une fois. Je lui devais des dizaines de cafés, deux croissants et une limonade. Je le laissais donc s'enfuir à la recherche de quelque chose à manger. Je lâchais un léger soupir, en observant les lieux, désormais vides de toute présence, si on ne me compte pas. Je ne savais pas où on pouvait trouver à manger ici, ni même si des stands existaient. Disons que je n'allais jamais jusqu'au fond du parc, arrêtant toujours ma course ici. Je ne bougeais donc pas de mon coin, mais je décidais de sortir mon téléphone portable pour jouer en l'attendant. Cette partie de Candy Crush dura bien trop longtemps à mon goût. Heureusement, une odeur agréable de nourriture me fit vite lever la tête, et j'observais mon ami revenir avec des churros plein les mains. Je rangeais mon cellulaire, le laissant reprendre sa place originelle. J'étais stupéfaite qu'il en ait pris autant. Il devait ne pas avoir mangé depuis longtemps pour vouloir engloutir plus d'une dizaine de cette pâte frite, et excessivement grasse. Je ne compris ses intentions que lorsqu'il tendit le paquet vers moi, et relevait les yeux vers lui d'un air surprise. Je n'avais pas forcément envie de me servir, même si j'avais faim, parce que ce n'était pas raisonnable. Je saisis pourtant un churros que je trempais dans le Nutella avant de l'engloutir rapidement. Je le remerciais avant de déguster, évidemment. Il fallait dire que ça faisait une éternité que je n'avais pas mangé de cette gourmandise. Il fit de même, et je ne manquais pas de l'observer, même si c'est plutôt inapproprié de fixer quelqu'un manger de la sorte. Mais parfois, tout ce que peuvent engloutir les hommes me rend complètement dingue. Il suffit de voir à la maison, quand je refuse de manger mon repas, mon frère ne met pas plus de quelques secondes pour l'engloutir afin que je ne change pas d'avis. Il pourrait finir les assiettes d'une tablée entière si on le laissait faire. C'était hallucinant. Il en faut certes peu pour m'impressionner d'ailleurs, mais peu importe. « Je ne te retiens pas de manger si tu as faim, du moment que tu m'en laisses un ou deux de plus. » Avec les yeux de merlan frit que je faisais involontairement à chaque fois qu'il s'agissait de nourriture, ce n'était pas compliqué de deviner que je ne me nourrissais pas correctement. Je tentais cependant de le cacher, comme tout de suite, lorsque je plonge mon regard sur les churros et que j'en reprends un, prenant un peu plus de temps pour le manger. Et avant qu'on ne me fasse une quelconque remarque, je change de sujet, enfin, je reviens sur un autre, plutôt, posant mon regard curieux sur Josh. « Alors, tu sais ce que tu porteras ce weekend ? » Pour ma part, ma tenue était déjà prête. J'avais trouvé il y a longtemps de cela dans une friperie des vêtements que je ne penserais jamais remettre. Des vêtements rock, parce que j'avais voulu tenter un nouveau look, qui, malheureusement, ne m'avait pas vraiment plu. Il y avait un bustier noir en dentelle plutôt joli mais qui n'arrivait guère plus bas que le nombril, un pantalon en imitation cuir. Il me suffirait d'emprunter des escarpins à une amie et de trouver une veste en cuir pour parfaire mon look. Mais je me connaissais, j'allais sûrement changer d'avis à la dernière minute. J'aurais trop peur de sortir comme ça, alors je verrais bien. « Je préfère te prévenir, les soirées de cette étudiante sont parfois un peu... déjantées. Il vaudra mieux pour nous de partir avant qu'ils ne veuillent entamer quelconque jeu. » Je me permets de lécher mon pouce pour effacer le gras qui a pu s'y accumuler, avant de reposer mon regard sur lui et de sourire.


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Je reviens te chercher
« Et dans un dernier souffle, je comprends tout: que le temps n'existe pas, que la vie est notre seul bien, qu'il ne faut pas la mépriser, que nous sommes tous liés, et que l'essentiel nous échappera toujours. »– Guillaume Musso
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You make me feel like no one before did w/ Joy
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