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 When a dream comes true ✯ Joshua

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MessageSujet: When a dream comes true ✯ Joshua   Jeu 15 Juin - 16:26

When a dream comes true
— with @Joshua Ling.

Cette semaine loin de New-York m’avait fait énormément de bien. Le weekend prolongé à Koh Lanta était une aventure géniale, à faire au moins une fois dans sa vie. Grâce à ces trois jours, j’aurais appris une chose sur moi : je ne suis pas une aventurière. J’aime avoir un minimum de confort autour de moi. J’ai beau être sportive, il n’y avait aucun problème à effectuer les épreuves, et puis je ne suis pas de ces filles où une poussière sur la peau et c’est le drame, mais ramper dans la boue, les égratignures à tout bout de champs à cause des branchages, et également toutes la faunes d’insectes, c’était trop pour moi. Une semaine dans la famille de mon meilleur ami avait fait du bien à mon moral, et à ma forme. Il était impossible que ça en soit autrement. Judith est vraiment une femme admirable. Une vraie maman poule. Avec elle, c’était impensable de ne pas retrouver la forme. Et puis, la présence du frère d’Allen a grandement aidé aussi. Pouvoir sortir avec quelqu’un, que ce soit pour aller voir un concert ou simplement se balader en ville, ça permettait de faire le vide dans mon esprit. Ce séjour aurait pu être parfait. S’il n’y avait pas eu Lui.

Quelques heures à peine que j’avais posé un pied à San Antonio que les ennuies avaient commencé. Un simple échange de textos, un comportement banal que font des milliers, des millions de personnes dans le monde en même temps. Sauf que comme d’habitude, il avait réussi à tout gâcher. J’avais beau vouloir le sortir de ma tête, son emprise sur moi était beaucoup trop forte. Il a réussi à s’ancrer profondément dans mon être, pour maintenant me torturer de l’intérieur. Il n’a probablement pas conscience du mal qu’il provoque, lorsque d’un comportement jaloux, il me balance être avec une fille au moment où il me parle. La gifle que je m’étais prise lors de ses insinuations. Il m’avait blessé. Et je lui en voulais terriblement. Je n’avais aucune envie de revenir vers lui, mais simplement passer à autre chose. Une semaine s’était écoulée depuis cet incident, et il était encore bien présent dans mon esprit. Beaucoup trop.

Je me baladais dans New-York, pour une fois sans personne avec moi, juste pour le plaisir de marcher vers une destination encore inconnue à mon cerveau. J’avais dans l’espoir qu’une fois arrivée à cet endroit, je saurais que c’était là où je voulais aller. Un concept assez particulier, je vous l’accorde. Mon esprit torturé m’empêchait d’avoir les deux pieds dans la réalité. Si bien que je ne faisais pas forcément attention au monde qui m’entourait. L’élément qui me permettait de revenir sur Terre fut une bousculade. Le choc, bien qu’il n’était pas très fort, était suffisant pour me reconnecter à la réalité. « Oh mince, je suis vraiment désolée, je ne regardais pas… » J’étais bien partie dans ma phrase, mais lorsque mon regard s’était posé sur la personne que je venais de bousculer, les mots restèrent bloqués dans le fond de ma gorge. Jayden, pensez-vous ? Mauvaise mioche. Devant moi, j’ai l’impression d’avoir un mirage, que mon esprit est encore un peu chamboulé pour ne pas me montrer la réalité. Pourtant, les secondes passent et le visage ne se modifie pas. Le rêve que j’ai l’impression de vivre n’en ai pas un. « Oh mon dieu… » Trois mots que je prononçais, alors que l’une de mes mains venait se poser sur mes lèvres, sur le coup de la surprise. « Vous êtes Joshua Ling, le célèbre danseur international… et vous êtes devant moi. Je viens de vous bousculer. » Les mots faisaient leurs chemins jusqu’à ma tête, là où ils prenaient tous leurs sens. « Merde, je viens de vous bousculer… je suis désolée, vraiment. J’étais… perdue dans mes pensées. Je suis sincèrement désolée… » Aujourd’hui, je viens de rencontrer l’une des personnes que j’admire le plus au monde. Un modèle dans le domaine de la danse. J’espère un jour atteindre son niveau, et exceller comme il a pu le faire avec sa partenaire. Et qu’ai-je fait ? Je l’ai bousculé dans la rue. Bravo miss St-James.  




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MessageSujet: Re: When a dream comes true ✯ Joshua   Jeu 15 Juin - 17:34



 When a dream comes true
Casey & Josh'
   

Y'a pas de mal, répondis-je aux excuses de la femme qui venait de malencontreusement me bousculer dans la rue, après avoir tourné mon regard vers elle et affiché une esquisse amicale en même temps. Après tout, j'étais à moitié fautif dans l'histoire. Profitant de ma pause déjeuner pour errer dans les rues de Manhattan, je m'étais arrêté devant l'une des vitrines qui jonchaient à la rue, attiré par la senteur de différents thé qui émanait de la boutique. Celle-ci me rappela à quel point ma cousine me rabâchait sans cesse que ce qui manquait chez moi n'était autre que du bon thé anglais, le thé chinois que nous envoyaient nos parents ayant un goût beaucoup trop amer comparé à celui des Anglo-saxons. C'est à cause de cette pensée que j'étais planté là, à juger les innombrables parfums proposés, trouvant difficile de faire un choix qui pourrait lui convenir sans lui demander son avis. Je n'avais pas fait attention que ma position pourrait gêner les passants. Cette bousculade en était la preuve même. Quand bien d'autres pressés de New York avaient réussi à me contourner à la dernière minute sans que je ne le remarque réellement, il fallait bien que l'un ou l'une des New-yorkais m'agrippe à son passage. Cela dit, sa réaction fût telle qu'elle resta pratiquement interloquée devant ma personne sans que je ne puisse deviner la raison de cet abasourdissement. Levant mes sourcils, les alignant correctement l'un à la même hauteur que l'autre, mon air rempli d'incompréhension prit possession de mon faciès et je penchai légèrement la tête sur le côté, comme pour demander silencieusement, et indirectement, une explication.

Lorsqu'elle invoqua Dieu dans l'histoire, je fus encore bien plus étonné, surtout qu'elle continuait de me regarder avec cet air béa, bourré de surprises. Timidement, les coins de mes lippes se relevèrent pour former un sourire très peu convaincu, à la limite de paraître telle une cruche devant les yeux brillants de la blondinette. J'attendis la suite de son exclamation, voulant impatiemment comprendre ce qui se passait dans sa tête. Était-ce le fait d'entrevoir les différents thés alignés derrière moi, à l'intérieur de l'enseigne, qui la rendait aussi stupéfaite ? Ce n'est que lorsqu'elle prononça mon nom et mon prénom que mon air d'andouille disparut pour laisser place à une mine positivement choquée. Depuis mon retour à New York, c'était bien la première fois qu'une personne me reconnût en tant que danseur professionnel. Je restais un instant muet, tout comme elle le fût quelques instants auparavant avant d'acquiescer de la tête. Oui, je suis bien réel, indiquai-je sur le ton de la plaisanterie en laissant un rire amusé sortir d'entre mes lèvres, arborant cette expression joyeuse qui m'allait si bien. Enfin je crois, plaisantai-je à nouveau sans malveillance, tâtonnant légèrement mon buste tel un clown qui chercherait le lapin blanc disparu du chapeau d'un magicien. Et vous, vous êtes, demandai-je afin que les présentations soient faites dans leur ensemble. Elle me connaissait, apparemment, quant à moi, je n'étais pas sûr de l'avoir croisé jadis... A moins que mon cerveau n'ait pas eu la politesse de graver son visage dans mes souvenirs.

Lorsqu'elle se présenta sous le prénom de Casey, j'hochai la tête agréablement et lui tendis énergiquement la main afin d'engager naturellement la rencontre surprenante et plutôt amusante que venait de créer la jeune femme. Ravi, dis-je simplement en agrippant sa main entre mes doigts pour lui serrer délicatement. Il y a peu de monde qui arrive à me reconnaître parmi autant de gens, vous êtes probablement l'une des premières, d'ailleurs, avouai-je encore un peu sous le choc. C'est bien la première fois que l'on m'accoste en feignant de me faire tomber aussi, continuai-je, toujours d'un air plutôt taquin. Vous êtes peut-être du milieu, demandai-je subitement, je veux dire, vous êtes également danseuse professionnelle, détaillai-je mon interrogation en accordant une oreille tout ouïe à sa réponse. Rencontrer une fan de danse pourrait être pour moi aussi bien un gros chamboulement qu'un plaisir infiniment indescriptible. Je souffrais encore de l'impossibilité de monter sur les marches d'un podium, d'une scène, d'un décor créé par les productions d'artistes. Malgré que je souhaitais plus que tout m'éloigner de cette vie remplie de strass et paillettes, j'étais encore rattaché par mon amour, ma passion et mon coeur à ce passé qui m'avait si longtemps fait briller sous les projecteurs. J'étais conscient que je ne pourrais fuir la personne que j'avais été trop longtemps et la présence de Casey à mes côtés, aujourd'hui, par le plus grand des hasards en était la preuve. Donc... Vous avez raison de croire en vos rêves , affirmai-je à la demoiselle, heureux, malgré tout, que nous ayons pu marquer tout de même l'esprit de passionnés comme cette demoiselle. J'eus d'ailleurs un sourire qui ne pouvait contredire cette pensée et je fus satisfait de voir que le monde artistique était toujours très adulé et apprécié par la jeune population américaine. Vous aimez le thé, questionnai-je l'artiste sportive, regardant la porte du salon qui servait des boissons anglaises dans l'intention de l'inviter à s'y asseoir avec moi, enjoué à l'idée de goûter quelques saveurs, si elle avait du temps devant elle, bien entendu.
 (c) Meimei
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MessageSujet: Re: When a dream comes true ✯ Joshua   Ven 23 Juin - 10:41

When a dream comes true
— with @Joshua Ling.

Dans le genre “pas douée”, je venais de faire fort en bousculant cet inconnu dans la rue. Mon esprit était obnubilé par les évènements de la semaine passée. J’étais tout bonnement incapable de mettre l’activité de mon cerveau en pause, et seulement profiter de cette liberté qu'apportent les vacances scolaires. Il fallait encore attendre les résultats des examens, mais j’avais bon espoir de passer en année supérieure. Cet inconnu, finalement n’en était pas un. Pas directement. Je n’avais pas eu de mal à mettre un nom sur ce visage, car je l’avais vu un nombre incalculable de fois, par le biais de vidéo trouvées sur internet. Joshua Ling, un célèbre danseur, en premier lieu par son talent indéniable dans la danse, pour cette osmose avec sa partenaire de son époque de gloire, mais également par son triste destin. Le voir devant mes yeux, en chair et en os est presque un rêve éveillé.

Je ne peux me paraître encore plus cruche lorsqu’il s’adresse à moi, et qu’il confirme être bien réel. L’excitation d’avoir une personne célèbre, et qui plus est que j’admire, me fait perdre mes moyens, et ma bonne locution. J’apporte l’une de mes mains à ma nuque, la frottant légèrement pour masquer mon embarra, avant qu’un sourire timide ne vienne prendre place sur mes lèvres. Où est donc passé ton assurance miss St-James. « Casey, Casey St-James. » Pourquoi avais-je eu le besoin d’ajouter mon patronyme ? Comme s’il pouvait me connaître. Et bien, heureusement que je ne croisais pas régulièrement des personnes aussi importantes dans la rue. Ma réputation en prendrait un coup. J’apportais ma main, qui était précédemment sur ma nuque, à mon épaule pour replacer la lanière de mon sac, alors que j’avançais l’autre vers le jeune homme pour agripper la main qu’il me tendait. Je fus ravie, et peut-être un peu étonnée, d’apprendre que j’étais l’une des rares personnes à le reconnaître dans la rue. Ravie d’avoir ce privilège, mais surprise que les habitants de New-York ne reconnaissent pas ce grand artiste. Une formulation qui venait m’apporter une réponse. La danse est loin d’être le domaine préféré de la population lambda. C’est plus facile de reconnaître un chanteur, ou un acteur. Beaucoup moins une figure emblématique de la danse. Je laissais échapper un rire léger de mes lèvres, prête à me trouver une excuse pour assurer que ce geste maladroit n’était pas prémédité pour faire sa connaissance, mais il enchaînait rapidement en supposant que j’étais du métier également. Ses mots provoquèrent en moi un effet de surprise visible jusqu’aux traits de mon visage, de part mes yeux qui s’ouvraient subitement, ou mes lèvres entrouvertes. Cette hypothèse m’avait tellement surprise que mon temps de réaction était peut-être un peu trop long. « Oh non… pas du tout. »  Un nouveau rire, peut-être un peu nerveux s’échappait de mes lèvres, avant que je ne reprenne. « Enfin… je suis étudiante à l’université de Columbia, en section danse. Mais je suis loin d’être une danseuse professionnelle encore. » Il y avait encore un long chemin à parcourir. Plusieurs années avant d’obtenir ce précieux diplôme. Et là encore, si je l’obtenais, il y avait une chance infime d’être remarqué par une compagnie de danse, ou quelqu’un du milieu. Je n’avais pas choisi la voie de la facilité, j’en avais pleinement conscience. J’aurais pu bêtement suivre les pas de mon frère, et faire des études de droit, pour intégrer son cabinet et passer mes journées derrière un bureau. Sauf que j’ai toujours été quelqu’un hors du moule, à aimer les arts depuis ma plus tendre enfance. La danse, ça a été une évidence. Et si ça n’avait pas plu forcément à ma mère à l’époque, ce choix était respecté aujourd’hui. « C’est juste que… j’ai toujours admiré le duo que vous formiez avec votre partenaire, et j’espère un jour pouvoir acquérir le même niveau de danse que vous. » Une confession presque sortie de nul part, mais elle me semblait utile pour justifier mon comportement. Bien que mon domaine d’étude était suffisamment pour expliquer que je le reconnaissais dans la rue. Croire en ses rêves. Une évidence que l’on devrait tous suivre, mais la réalité est toute autre. Parfois, les embûches qui se dressent sur le chemin nous forcent à abandonner nos rêves à des fins beaucoup plus abordables. « Le… thé ? » Je ne pouvais masquer mon incompréhension, face à cette question si soudaine. Je suivais du regard la direction que Joshua prenait, avant de comprendre. Lors de la bousculade, je n’avais pas pris le temps de regarder autour de moi, sinon, j’aurais remarqué que cet accident avait eu lieu juste devant un salon de thé, où il était possible d’entrer pour s’y asseoir, consommer, mais également faire des achats. « Pardon, oui bien sûr, j’apprécie énormément le thé. J’ai une haine complète pour le café. Il faut bien compenser. » Et encore, associer la caféine avec le mot “haine” était un doux euphémisme. J’en avais une sainte horreur. Juste l’odeur me donnait la nausée. Je n’avais jamais compris cette passion que la plupart des américains avaient, de se balader avec un gobelet de café à la main, à toutes heures du jour comme de la nuit.



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MessageSujet: Re: When a dream comes true ✯ Joshua   Sam 24 Juin - 18:24



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Vu ce que vous avancez, je présume ne jamais pouvoir vous croiser dans le Starbucks où je travaille maintenant, tentai-je de plaisanter, laissant une esquisse prendre place sur mes lippes colorées de roses plus ou moins foncées et contournées par un marron tendre, portant volontiers mon regard dans son océan de couleurs. Malgré l'aveu que je vins de faire à Mademoiselle St-James, qui me tenait compagnie sur le trottoir, je ne me sentais aucunement obligé d'expliquer ce retournement de situation. A savoir, donc, être passé de danseur professionnel à barista en l'espace de quelques années d'inactivités. Si elle connaissait notre duo lors de grandes exploitations de nos connaissances et de nos talents, il s'avérait normal qu'elle ait pu prendre possession des informations qui furent la raison de cette descente brutale, de ce fait, et pour ne pas devoir m'expliquer et voir les autres s'apitoyer sur mon sort, notre sort, encore une fois, je préférais forcément passer les détails et en venir aux faits de ma question précédente. Je tentai de trouver du thé doux, mais vu le choix qui s'offre à moi, je pense que je vais directement entrer à l'intérieur et entamer une petite dégustation, expliquai-je alors en tournant mon faciès vers la vitrine de l'enseigne, admirant une fois de plus tous les noms et les sachets qui étaient exposés, ça vous dirait de m'accompagner et de m'aider à choisir, questionnai-je enfin la jolie blonde. Je suis assez indécis comme mec, avouai-je en lâchant un petit rire qui ouvrit mes babines et laissa mes dents se manifester. Bien que j'avais perdu le don de pouvoir m'exprimer sur scène, j'avais toujours cette facilité à montrer mes émotions par mes traits, mes mimiques et, forcément, ces petits gestes qui me sont uniques.

A moins que vous ne soyez prise par le temps, continuai-je vivement pour lui donner une chance de pouvoir s'échapper si elle le désirait, 3]]une tasse de thé et je vous rendrai votre liberté[/b], tentai-je de mimer ces paroles en faisant envoler ma main vers le ciel comme si elle représentait un oiseau d'un geste assez contemporain, un sourire frais sur le visage. Bien évidemment, jamais je ne me serais permis de faire un geste aussi cinématographique devant une personne qui n'était aucunement touchée par l'art, mais vu ce qu'elle m'avait indiqué sur sa personne, elle était tout sauf non intéressée, ce que je trouvais tout bonnement génial. Je n'ai pas souvent la chance de rencontrer une future artiste dans la rue, ça me ferait plaisir que vous acceptiez, tentai-je finement pour avoir la chance de la compter à ma table. Approchant d'un pas pressé, comme je le pus, en tout cas, de la porte, je poussai cette dernière à l'aide de la paume de ma main et lui fis signe de me suivre, toujours avec cet air amical et enjoué. Cela pouvait sembler bizarre de rencontrer un homme qui, après un accident assez douloureux et fort en conséquence, pouvait garder cette mine si joyeuse et s'enjouer de ces si petites choses alors qu'il n'y faisait aucunement attention auparavant. Comme quoi, subir un traumatisme et en revenir changer n'était pas négatif en soi. J'avais appris à vivre autrement, et j'appréciais chaque petit détail qui, jadis, ne m'aurait même pas sauté aux yeux. Si Mademoiselle veut bien se donner la peine, tentai-je d'ironiser en plaçant ma main de telle sorte à ce que je m'amuse à l'inviter tel un gentleman que l'on croisait uniquement dans les films romantiques américains.

Une fois à l'intérieur, je fis signe à la vendeuse qui se trouvait derrière le comptoir que nous étions ici pour boire du thé et dirigeai deux doigts en l'air, tel un signe Peace & Love pour l'informer que nous n'étions que deux. Elle sourit, nous saluant au passage, et nous permit de nous asseoir où il nous semblait plus agréable. D'un hochement de tête, je la remerciai volontiers et mes yeux parcoururent automatiquement la petite pièce qui servait de salon de dégustation. A la recherche d'un coin plutôt agréable, je jetai mon dévolu sur un espace bien rangé, entouré de livres et de plantes bien vertes. De plus, la salle était parfumée de bonnes odeurs de thé qui me titillaient les papilles avant même que je n'eus commandé. Me dirigeant vers cette petite tablée, j'attendis que la danseuse en devenir ne prenne place pour m'asseoir sur l'une des autres chaises disponibles. C'est qu'on se sentirait presque comme chez soi, affirmai-je en me plaçant de manière très décontractée contre le dossier après avoir retiré mon blouson au préalable. Alors dîtes-moi un peu ce qui vous a poussé à choisir de devenir une artiste, demandai-je à Casey afin d'en connaître un peu plus sur le personnage que j'avais la chance de compter en cette journée rayonnante de soleil. Et vous avez déjà passé les examens de fin d'année, interrogeai-je à nouveau la jeune femme en agrippant le feuillet de présentations des divers thés proposés à la dégustation. Vous sentez bien les résultats, continuai-je après qu'elle m'eût répondu. Il vous reste combien d'années encore avant la libération, m'intéressai-je en portant, parfois, mon regard sur la liste interminable des choix qui nous étaient possibles de commander. Vous avez déjà entamé les recherches d'une agence qui serait susceptible de vous prendre sous leurs ailes, tentai-je alors de savoir en reportant toute mon attention sur le visage de la demoiselle.
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MessageSujet: Re: When a dream comes true ✯ Joshua   Aujourd'hui à 14:29

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« Ça serait mentir si je disais venir souvent au Starbucks. » En effet, c’était le dernier endroit où il fallait me chercher. Depuis toujours, j’avais une hantise du café. Ce n’était pas faute d’avoir essayé de goûter, à plusieurs reprises, mais rien n’y faisait. Cette boisson ne serait jamais pour moi. Je préfère me délecter d’un bon chocolat chaud préparé comme le ferait un chef cuisinier, en faisant fondre du chocolat dans du lait, ou bien savourer d’une tasse de thé, que ce soit chaud ou glacé. Toutefois, dans ces quelques mots prononcés par Joshua, je pouvais noter qu’il travaillait à présent dans l’une des plus célèbres enseignes de la ville. Ça pourrait en surprendre plus d’un, mais ce n’était pas le cas pour moi. Bien que je ne sois pas adepte des gossips, je ne prenais jamais la peine de lire le magazine SOS, ou les autres papiers qui relatent la vie des stars, je n’avais pas pu passer à côté de la tragédie qui s’était abattue sur le danseur et sa partenaire. Un accident qui l’avait poussé à prendre sa retraite dans la danse un peu plus tôt que prévu, et revoir ses plans de carrière. Je tourne la tête vers la vitrine, et constate que les paroles du danseur sont faible. À ce niveau, ce n’était plus du choix que proposait la boutique, mais toute la panoplie complète pour devenir indécis, et peut-être pousser à la consommation. Doucement, je repose mon regard vers Joshua, prête à répondre à sa proposition, mais son ajout de parole m’incite à repousser ce moment, un rire léger s’échappant de mes lèvres. « Ça doit être handicapant dans la vie de tous les jours. » Ne pas savoir prendre une décision. Un défaut bien gênant. « Du tout, je n’avais rien de prévu dans l’immédiat. » Après tout, j’étais revenue de la veille de San Antonio. J’avais passé une semaine dans la famille de mon meilleur ami, pour me remettre de ce long weekend sous le signe de Koh Lanta, une idée brillante des préfets de l’université. L’expérience en elle-même avait été sympathique à faire. Mais pour m’en remettre, il ne m’avait pas fallu beaucoup d’hésitation pour accepter la proposition de la mère d’Allen, et de venir chez elle. Note à moi-même, ne plus jamais refaire une telle aventure. Et encore moins déguster des insectes. « Me rendre ma liberté ? Carrément. Je n’ai plus le choix alors. » Un sourire se dessinait sur mes lips, pendant que je remettais la lanière de mon sac sur mon épaule. Je n’avais pas l’habitude d’accepter une invitation d’un inconnu, comme ça, au milieu de la rue. C’était même complètement dingue. Mais l’insistance de Joshua pour que j’accepte avait été convaincante pour que j’accepte finalement. « Vos arguments sont irréfutables. Une tasse de thé alors. » Des mots que j’accompagnais d’un hochement de tête pour accepter définitivement cette proposition. Je jetais un coup d’oeil autour de moi, sans réellement savoir ce que je cherchais. Le monde était le même, il n’avait pas changé. Les habitants étaient toujours en train de marcher sur le trottoir, toujours trop pressés pour admirer la beauté des lieux. Le concert des klaxons émis par les voitures et les taxis. New-York à son état d’origine. Je tournais la tête en direction de l’entrée, et faisais les quelques pas pour me rendre dans l’établissement, non sans un sourire sur mes lèvres en voyant le geste du danseur. Très gentleman. Un comportement qui se faisait rare de nos jours.

C’était la première fois que je venais dans ce lieu. Il était charmant, avec un côté chaleureux. La décoration n’était pas criarde, mais au contraire, douce et chaude à la fois. On trouvait des plantes ici et là, ainsi que de nombreux ouvrages qui donnait cette impression d’être dans un salon de thé combiné à une bibliothèque pour passer le temps, le nez plongé dans un livre. Je m’avançais vers un coin de la pièce, plus précisément vers une petite table qui serait suffisante pour l’ancien danseur et moi même. Je dépose mon sac à même le sol, car je ne suis pas l’une de ces filles à craindre la moindre poussière dessus, puis je m’installe sur la chaise, imitée de près par Joshua. J’acquiesce d’un hochement de tête à ses paroles, tout en retirant la veste que j’avais sur le dos pour la placer sur le dossier de la chaise. « Je n’en sais rien, j’ai toujours admiré la danse, depuis toute petite. J’ai réussi à convaincre ma mère de me faire prendre des cours et… depuis je n’ai jamais pu quitter cet univers. » C’était un peu décevant comme réponse, mais c’était pourtant la vérité. Derrière ce choix, il n’y avait pas une grande histoire. Ce n’était pas un héritage familial. Il suffisait de voir mon frère, avocat et professeur à l’université. Tout comme ma soeur. C’était moi l’exception, celle qui avait préféré une vie un peu bohème dans les arts, au lieu de se tourner vers le droit ou la médecine. « Les examens sont toujours passés et… malgré une période un peu difficile cette année, je pense les avoir réussi. » Si pendant un temps j’étais persuadée de redoubler mon année, à cause de cet accident à San Francisco, et cette blessure idiote, ce n’était plus le cas. Pour mes études, j’étais remontée à bloc, prête à affronter l’année suivante, et toutes celles qui me restait. « Si mes examens sont bons, il me restera encore trois années. » Sauf que ça, c’était dans le cas où je voudrais aller le plus loin possible dans mes études. Je n’avais pas encore décidé si j’allais au bout des neuf années, ou bien si je m’arrêtais après sept ans. Un choix que je devrais faire l’an prochain. De quoi me laisser le temps de voir venir les choses. J’approchais l’une de mes mains du présentoir où l’on trouvait des feuillets, avec les différents choix de thés. La liste était interminable, avec des noms plus exotiques les uns que les autres. La décision finale serait compliquée à prendre. Mon regard parcourait les lignes et les lignes de thé, avant de se relever en direction de Joshua pour répondre à sa question, un peu surprenante. « Pas encore, mais j’ai déjà été remarqué lors des compétitions que je peux faire dans le cadre des études. Sauf que je veux d’abord terminer mon cycle d’étude, avant de m’engager auprès d’une agence, pour avoir une sécurité. Je n’ai pas envie de sauter sur une proposition alléchante, tout abandonner et me retrouver avec rien au final. » C’était tellement facile de faire miroiter les artistes en devenir, d’aller les chercher directement sur les bancs de l’école pour leur proposer un contrat alléchant, et à la moindre erreur les remettre à la rue. Je n’étais pas assez naïve pour tomber dans ce panneau. Tout comme je savais que plusieurs personnes m’en empêcheraient. Que ce soit Allen, mon meilleur ami, ou bien Connor mon grand frère.




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