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 what the hell? (roweven)

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MessageSujet: what the hell? (roweven)   Lun 19 Juin - 10:24

« Et du coup, quand je faisais mon stage en restauration, c’était parfois contraignant dans le sens où… Rowen, tu m’écoutes? » Ça faisait une bonne demi-heure qu’on se promenait tranquillement dans Central Park. Pour une fois, il n’y avait pas trop de monde, et l’ombre des arbres rendait la chaleur écrasante un peu plus supportable. J’étais norvégien, je n’étais pas fait pour ces températures aussi hautes. Je n’aimais pas l’été, contrairement à la plupart des gens. Mais je savais que Rowen n’était pas faite pour vivre en autarcie, comme moi, alors je faisais des efforts pour la sortir de l’atelier. Aujourd’hui était un de ces jours. Et en général, elle était très réceptive à ce genre d’attention. En général. Ça devait bien faire un quart d’heure qu’elle tournait la tête par dessus son épaule, qu’elle regardait à droite et à gauche, qu’elle me demandait de répéter ce que je venais tout juste de dire, alors qu’elle savait à quel point je détestais parler dans le vide. Elle était complètement distraite et ça commençait à m’agacer. « Oui oui, je t’écoute. » « Je vais même pas te demander de répéter ce que je viens de te dire. » soufflais-je en levant les yeux au ciel. « Si t’as mieux à faire, vas-y, je te retiens pas. » Elle tourne enfin la tête vers moi, ancrant ses yeux dans les miens, regard qui me faisait un peu me sentir coupable de lui en vouloir pour ne pas m’accorder toute son attention. Une attitude complètement immature et qui ne me ressemblait pas forcément, mais Rowen m’avait habitué à être écouté des deux oreilles. « Je suis bien, là. T’inquiète pas. » Je soupirais discrètement. Elle avait vraiment le don pour me calmer les nerfs. Je reprenais notre marche, et décidais de changer de sujet. Peut-être était-ce la conversation qui ne l’intéressait pas — ce qui était compréhensible, ces trucs là n’intéressaient que moi apparemment — mais elle n’osait pas me le dire par peur de me vexer, ou quelque chose dans ce genre. Soit. « Tu dors à l’atelier ce soir? » « Hun-hun. » Hun-hun? Elle avait juste marmoné en hochant vaguement la tête. « Sérieusement, Rowen? » Elle pouvait pas faire un petit effort pour me faire croire que son esprit était bien là, avec moi, plutôt qu’à vagabonder je ne sais où? Elle soupirait et accélérait le pas sans rien dire. Elle allait devoir m’expliquer ce qui lui prenait tôt ou tard. Plutôt tôt que tard, si possible. C’était sans compter ce flash d’appareil photo qui me prenait par surprise et ne faisait qu’augmenter mon état nerveux. Je m’avançais vers le photographe en question, malgré Rowen qui me rappelait à l’ordre derrière. « Premièrement, ces appareils photo sont merdiques, préférez l’argentique. Deuxièmement, ça va j’vous dérange pas? » On pouvait clairement entendre l’agacement dans ma voix. Non seulement un gars débarquait sans aucun droit à l’image, et en plus il ne se gênait pas pour prendre en photo ma copine. Qui m’énervait elle aussi, mais qui restait quand même ma copine. Donc il avait plutôt intérêt à vite déguerpir avant que je passe mes nerfs sur lui. Sauf qu’il n’était bientôt plus le seul à se ramener avec son matériel. Rowen me tirait vivement par le poignet pour reprendre notre marche en direction de la rue, ce qui n’empêchait pas ces gens obsédés de nous suivre. « … jumelle décédée, qu’est-ce que vous allez devenir? » Quoi? « Vos parents biologiques… » Rowen était presque au pas de course à présent. « … héritière? » C’était quoi ce bordel? La rue retrouvée, un taxi freinait brutalement à l’appel de Rowen, et elle me tirait à l’intérieur, claquant la porte derrière moi, retrouvant une tranquilité convenable. Et moi, mon esprit tournait à deux mille à l’heure pour essayer de comprendre ce qu’il venait de se passer, le peu de mots que j’avais entendu, et en même temps semblait bloqué, vide de sens. Ce ne fut qu’après quelques longues minutes silencieuses que je me tournais vers Rowen, encore plus agacé qu’avant, ignorant complètement le chauffeur de taxi : « Tu m’expliques?! »


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MessageSujet: Re: what the hell? (roweven)   Mar 20 Juin - 22:49

T’as toujours détesté quand les gens ne t’écoutent. Principalement parce que tu ne te décides pas souvent à réellement parler. Alors quand tu le fais, t’apprécies qu’on y prête attention. C’est pour ça que t’as toujours été une oreille attentive avec les autres. Mais surtout avec Even. Pour rien au monde tu ne l’aurais fait parler dans le vide. Et c’est bien pour ça qu’aujourd’hui, tu t’exaspères toi-même, et tu t’en veux. Even, c’est pas le genre de mecs à raconter sa vie dès qu’il en a l’occasion, alors dès qu’il le fait, tu n’en loupes pas une seule seconde. Sauf aujourd’hui. Tu l’entends qu’à moitié. Le sujet de conversation, t’en as les grandes lignes, mais les détails t’échappent. T’es trop distraite par ce que tu pensais d’abord avoir vu. Juste un doute. Une ombre qui bouge trop vite, un clic qui pourrait être le bruit d’une branche. Et finalement, non, t’en es sure. Ils sont là les charognards. Ils t’épient. Ils te suivent, t’immortalisent, te traquent. Ils empiètent sur ta vie privée, ton espace vital. Ils bouffent ce moment que tu tenais réellement à partager avec Even. Ils gâchent tout. Déjà. T’essaies de sauver les apparences, mais c’est un échec total. Il te connait plutôt bien maintenant. Il devrait peut-être se dire que ça ne te ressemble pas. C’est pas lui le problème, ça le sera jamais. Ca aussi il devrait le savoir. Tu tentes de le rassurer comme tu peux. T’aurais pu réussir. Tu penses même l’avoir fait, mais sans compter sur les charognards qui se rapprochent. Même quand il te demande si tu dors chez lui ce soir, t’es ailleurs, pas foutue de lui apporter une réponse correcte. Sa question, pourtant, tu l’entends, mais c’est comme si elle était adressée à quelqu’un d’autre. Comme une voix lointaine et que t’étais pas fichue de réagir. Mais lui, forcément que ça fait le réagir. Et tu le comprends, tu t’exaspères toi-même. Alors que c’est pas de ta faute, c’est celle de ces foutus papparazzis. Mais cette fois, t’accélère le pas en attrapant Even par la main, sans franchement lui expliquer ce qu’il te prend. Et là, c’est la photo de trop. Le flash qui se déclenche, et toi qui te figes. T’es sur les nerfs, mais tu puises au fond de toi pour ne pas t’énerver. Pas complètement. Tu veux juste dégager d’ici, mais au lieu de ça, Even fais la causette à ce charognard. Il sait pas. Il pouvait pas savoir. Tu tires légèrement sur son poignet, mais rien à faire. Et les autres qui arrivent. Tu prends ton visage entre tes mains et tu sens ton palpitant qui commence à paniquer, ton rythme cardiaque avec. Alors une nouvelle fois, t’attrapes ton petit ami par le poignet, en tirant un peu plus fort pour le forcer à te suivre. « Even… S’il te plait. » Il se décide à bouger, à fuir avec toi, mais ils vous suivent de trop près, et les questions fusent. Ta machoire se contractent, et tu retiens tes larmes. La fatigue, les secrets, la douleur. Trop d’émotions mélangées,. Mixées au mauvais moment. Héritière. Le mot résonne et tu vois qu’Even ne l’a pas loupé. T’aurais dû lui dire. Mais comment ? T’as toujours du mal à réaliser. Tu finis par héler un taxi, un peu dangereusement d’ailleurs, mais il freine rapidement, et sans réfléchir, tu t’y engouffres, suivi d’Even. Par réflexe, tu te recroqueville dans un coin du taxi, contre la portière. Pourtant, tu cherches à taton la main d’even que tu finis par trouver. Alors tu la glisses juste sur la sienne, histoire d’avoir un contact même léger. T’es perdue. Complètement perdue. Le silence, en général, tu l’apprécies. Mais aujourd’hui ? Un peu trop pesant à ton gout. « Tu m’expliques?! » T’as une boule dans la gorge. Tu sais pas par où commencer. Et le voir agacé comme ça, ça te donne pas franchement envie de débuter. « Si tu te calmes, ouais, j’vais peut-être l’envisager. » t’es à bout de nerfs, et ça se sent. Pourtant, il a rien fait, lui. Tu  tournes la tête vers la fenêtre, en soupirant. « Tu crois que c’est simple de tout déballer comme ça ? Tu devrais comprendre. Mieux que personne. » ajoutes-tu en référence à son ton quelque peu agacé, laissant sous-entendre qu’effectivement, tu ne lui as pas tout dit. « Ma famille biologique… » ça t’arrache la langue de dire famille. Ils ont rien d’une famille à tes yeux. « C’est pas… n’importe qui. » finis-tu par articuler les yeux dans le vague. « Et j’me coltine ces foutus connards qui font qu’empiéter sur la vie de tout le monde ! » Il sait à quel point tu détestes les intrusions. Tu finis par tourner la tête vers Even, en espérant voir une mine un peu adoucie. « La famille royale d’Espagne, ça te dit quelque chose ? »  



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MessageSujet: Re: what the hell? (roweven)   Mer 21 Juin - 10:39

L’intérieur du taxi ressemblait fortement à un vrai havre de paix suite aux quelques minutes intenses et confuses passées dans Central Park aux côtés de Rowen. Pourtant, je n’étais pas particulièrement fan des taxis. Mon esprit avait perdu le fil, il s’était comme déconnecté de la réalité dans laquelle m’avait entraîné Rowen. Ou plutôt, réalité qu’elle m’avait cachée. Ces paparazzis, que j’avais confondu avec de simples photographes un peu trop invasifs, qui étaient-ils? Ou plutôt, pourquoi étaient-ils là? Ces quelques mots que j’avais perçu ne facilitaient pas mon retour à un état tranquille et stable, au contraire. Une histoire en lien avec sa famille biologique, sa soeur jumelle, et son héritage. Famille biologique? Ça voulait dire quoi ça? Elle ne m’avait jamais dit que son père ou encore Dylan n’étaient pas sa famille. Du moins, qu’ils ne partagaient pas le même sang. Alors, est-ce qu’Alexa faisait parti de sa famille biologique, ou de sa famille adoptive? Et puis, c’était quoi cette histoire d’héritage? Je crois que c’était ce point qui passait le moins bien contrairement à tous les autres. Quoique. Quand on accumulait le tout, cela me donnait une idée de qui était Rowen. La vraie Rowen. Celle que je ne connaissais pas. Celle qui m’avait menti. Alors, quand elle posait sa main sur la mienne, je ne réagissais pas. Trop enfermé dans mes pensées, dans cette relation qu’on avait construit sur un tas de mensonges. Et je détestais cette omission de la vérité. Ça révélait des problèmes bien plus profond : le manque de confiance en l’autre, par exemple. Pourtant, je croyais qu’elle me faisait confiance. Je pensais qu’elle avait appris à s’ouvrir, tout comme elle me poussait constamment à le faire avec elle. À croire que j’avais tort, et que tout ça n’était que du vent. Je n’avais pas envie de parler. Plus maintenant. J’avais juste envie de rentrer chez moi, de gribouiller furieusement, d’essayer de digérer tout ça, dans mon coin, en silence. Ici, dans ce petit taxi, à ses côtés, le silence était pesant. Et la route était encore longue avant d’atteindre Fort Hamilton. Je me décidais donc à lui demander des explications, même si je n’étais pas sûr d’en vouloir. Je n’étais même plus agacé. J’étais juste déçu. Et à mes yeux, c’était bien pire. « Si tu te calmes, ouais, j’vais peut-être l’envisager. » Son regard ne cherche pas le mien, elle reste figée vers l’extérieur à travers la vitre de la voiture. « Tu crois que c’est simple de tout déballer comme ça ? Tu devrais comprendre. Mieux que personne. » Ah bon? Mieux que personne? Oui, je comprenais le fait que parler ne soit pas facile. En revanche, mentir sur qui on était, non, je ne pouvais pas comprendre ça ou m’y identifier. Loin de là. Je ne lui avais jamais menti sur mon origines. Je n’en parlais peut-être pas énormément, mais pour le peu que je le faisais, je ne mentais pas. « Ma famille biologique… » J’attends. Crache le morceau, Blondie, avant que mes nerfs n’explosent à nouveau. « C’est pas… n’importe qui. » Un peu plus de détails, ça t’embêterait? « Et j’me coltine ces foutus connards qui font qu’empiéter sur la vie de tout le monde ! » Oui, revenons-en à ces photographes de mes deux. « T’as pensé à moi? T’as pensé à ce que je dirais de me retrouver en première page de People ou du New York Times? Ou alors tu pensais qu’à toi et ton petit secret? » Je ne pouvais pas avoir ma photo placardée dans les rues de New York, ou dans ses magazines les plus populaires. Même si Rowen était le focus. Je ne pouvais pas me permettre d’apparaitre, même en second plan, de façon publique. Et ça allait bien au-delà du fait que je détestais l’attention et préférais rester discret. Elle tournait enfin la tête vers moi. Les traits de mon visage n’étaient plus déformés par l’agacement. J’étais indifférent. Déçu. Comme si tous les efforts que j’avais fait, tout ce que j’avais essayé de construire avec elle malgré ma nature solitaire, tout ça s’était fissuré, à cause d’un non-dit qui aurait pu avoir été réglé il y a belle lurette. « La famille royale d’Espagne, ça te dit quelque chose ? » Je lâchais un petit rire moqueur. Mais elle, ne riait pas. « Parce que tu ne plaisantes pas? » Vu sa mine, non, ce n’était pas une blague. Un nouveau rire exaspéré s’échappait d’entre mes lèvres. En effet, ce n’était pas un petit secret de famille. Là, c’était une omission totale de son identité. Ce qui ajoutait à nouveau une petite pointe d’agacement à ma déception. « T’as intérêt à t’expliquer, et en détails, avant que je ne descende de la voiture. » Oui, c’était un ultimatum. Et oui, peut-être aurais-je dû être un peu plus compréhensif. Mais je n’étais pas n’importe qui. Le Even d’il y a quelques mois était toujours là, jamais très loin, et il refaisait surface aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: what the hell? (roweven)   Hier à 11:29

T’avais l’impression de vivre un véritable cauchemar, qui ne fait que s’accentuer lorsque tu te rends compte qu’Even ne réagit absolument pas à ton contact, à cette main que tu poses sur la sienne. Alors bien rapidement, tu la retires, pour te recroqueviller un peu plus sur toi-même. Et si tu trouvais le silence pesant, tu n’en apprécies pas plus les mots qui sortent de sa bouche. Du moins pas le ton qu’il emploie. T’y sens l’exaspération, et peut-être bien que c’est ça qui t’exaspères d’autant plus. Alors comme tu peux, en tentant de retrouver un semblant de calme pour t’expliquer, tu sors quelques mots. T’essaies, t’as jamais été très douée pour ça, surtout quand c’est aussi personnel. Et sa réaction ne se fait pas attendre. Clairement pas celle que t’attendais. Ca s’en rapproche même pas.  « T’as pensé à moi ? T’as pensé à ce que je dirais de me retrouver en première page de People ou du New York Times ? Ou alors tu pensais qu’à toi et ton petit secret ? » Si t’as pensé à lui ? Tu fais que ça, nuit et jour. Il croit sérieusement que ça t’amuse de devoir gérer ces vautours ? « T’es dégueulasse. » T’as la gorge nouée, et tu sens qu’il t’en faudrait peu pour avoir les larmes aux yeux. Tu comprends qu’il ne soit pas heureux de voir que t’as gardé un secret de plus, mais tu l’aurais imaginé plus compréhensif. Surtout lui. Et pas à s’énerver comme ça sans savoir de quoi ça retourne. S’il ne t’avait pas blessé depuis vos fameuses séances de dessin, c’était désormais chose faite. Tu comprenais qu’il puisse trouver ça désagréable d’avoir sa photo de placarder dans un torchon, contre son gré, mais t’avais rien demandé non plus, et il savait à quel point tu détestais qu’on soit intrusif. Il te balançait ça comme si toute la situation t’amusait, et comme si ce fameux secret n’était qu’un détail de plus. Tu finis par tourner la tête vers lui. Pas de colère, seulement du dégoût. De la déception aussi. Ton cœur, il se serre, et t’as juste envie de demander au taxi de s’arrêter pour que tu puisses sortir de la voiture qui devient bien trop petite pour toi. Tu te retiens, et la place, tu lui balances quelques mots. La famille royale espagnole. Il rit, et franchement, tu ne comprends pas tellement ce qu’il y a de drôle. « Parce que tu ne plaisantes pas ? » « J’ai une gueule à plaisanter ? » laches-tu à bout alors qu’un rire exaspéré s’échappe de ses lèvres. Comme si t’avais besoin de ça. Comme si t’avais besoin qu’en plus de ces foutus paparazzis, Even se foute royalement de ta tronche, et t’en veuilles complètement. Tu pouvais pas rêver mieux. « T’as intérêt à t’expliquer, et en détails, avant que je ne descende de la voiture. » La seule chose que t’avais envie de lui répondre, c’était : je t’en prie, casse toi. Sous le coup de la colère, sans aucun doute, parce que tu sais que tu le regretterais aussitôt, une fois le pied dehors. Pourtant, pour la première, tu commences sérieusement à lui demander de dégager. « De mieux en mieux, Even. Tu sais… Le mec désagréable que j’ai d’abord connu, il me manquait pas tant que ça. » Ca sort, c’est plus fort que toi. Impossible de garder ton calme quand il s’agit d’Even, et encore moins lorsqu’il te parle comme ça. Tu soupires, tournes brièvement la tête du côté de la fenêtre, avant de revenir à lui, le regard bien plus assombri qu’à ton habitude. Si t’étais complètement déçue de sa réaction, la colère que tu ressentais n’en était que plus grande. « Dis moi Even, c’est quels détails que tu veux ? Quels détails de ma pathétique existence ? Tu voulais savoir que j’me suis fait adopter parce que mes géniteurs, donc oui, le Roi et la Reine d’Espagne m’ont dégagé à la naissance pour une raison complètement obscure ? Mais ils ont bien gentiment gardé Alexa. Moi, j’ai juste été oubliée. Et finalement adoptée par ceux que j’ai toujours considéré comme ma véritable famille, les Lodzia, des polonais. Ensuite, tu veux quoi d’autres ? Tu veux que j’te dise que tout était parfait jusqu’à ce que je vois ma mère se faire descendre sous mes yeux ? » T’avais les yeux brillants, de colère, de tristesse et de dégoût. « Bingo ! Ma mère est pas simplement décédée, je l’ai vu se faire flinguer sous mes yeux quand j’avais douze ans. Félicitations, t’es le seul à le savoir. Ni mon père, ni Dylan ne savent ce que j’ai vu. Et le pot aux roses sur mes véritables origines ? Je l’ai découvert… par hasard à la sortie du lycée. Imagine juste ce que c’était que d’avoir à digérer ça, et une jumelle, du jour au lendemain, après tout ce que j’ai vécu ! » Tu te foutais du chauffeur, du ton que t’avais ou du volume de ta voix. Il voulait des détails, il les avait, mais qu’il ne te demande pas de te calmer, c’était désormais impossible. « Mais maintenant je t’en prie… tu veux pas ta tronche en première page du premier magazine de merde, change de copine. J’voudrais surtout pas que cette vie, à laquelle j’ai rien demandé, te dérange. » Parce que toi, les ultimatums, tu lui en as jamais posé. T’as toujours respecté le temps dont il avait besoin pour te parler des choses qui le bloquaient, que ça te plaise ou non. T’aurais pu lui foutre un ultimatum merdique, après le Spring Break, à toujours attendre, espérer entendre les mêmes mots que ceux qui sont sortis de ta bouche.



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MessageSujet: Re: what the hell? (roweven)   Aujourd'hui à 14:50

« T’es dégueulasse. » De mieux en mieux, on en venait aux insultes maintenant. Je crois qu’on n’avait pas eu une telle dispute depuis ses séances de pose. Des mots aussi secs, des différents qui avaient la force de nous séparer, un regard noir, triste et déçu de l’autre. Car c’était peut-être le regard que j’avais en ce moment, mais elle me retournait bien la faveur. Je n’avais pas vu cette noirceur dans ses yeux depuis il y bien longtemps, et je n’étais pas forcément heureux de la retrouver. Oui, je voulais que Rowen soit heureuse, je voulais être le petit ami parfait, compréhensible et attentionné. Pourtant, là, maintenant, à cet instant précis, c’était comme si ça m’était sorti de la tête. J’étais redevenu le mec froid, distant et égoiste que j’étais avant. Que j’avais toujours été. Qui s’était effacé grâce à ces quelques derniers mois. Et son histoire n’arrangeait rien à tout ça : la famille royale d’Espagne. Mais je lâchais un rire, parce que c’était trop gros pour être vrai. « J’ai une gueule à plaisanter ? » Court silence qui me fait prendre conscience qu’elle était sérieuse, ce qui m’arracha un nouveau rire, plutôt désemparé cette fois. Dans quoi je m’étais embarqué en me mettant avec elle? Si elle me cachait un truc aussi gros que ça, que pouvait-elle bien me cacher d’autre? Alors, j’exigeais une explication digne de ce nom, avec les détails croustillants, pour que je puisse comprendre tout ce bordel dans lequel on avait plongé en trois secondes. Le cas échéant, je sortirais de la voiture et rentrerais chez moi sans me retourner. « De mieux en mieux, Even. Tu sais… Le mec désagréable que j’ai d’abord connu, il me manquait pas tant que ça. » « Parce que tu pensais l’avoir fait disparaître? » J’arquais un sourcil. « Tu peux pas me changer, Blondie. » Ce surnom affectif avait un tout autre sens ici. Du sarcasme, de la provocation. Ça ne sonnait pas comme d’habitude. « Et si c’est ce que t’essayais de faire, si c’était ton but — sache que ça n’arrivera pas. Maintenant, parle. » Je m’étais adouci à ses côtés. C’est vrai. On me l’avait dit plusieurs fois, et ça ne m’avait pas franchement dérangé, considérant le fait que je me souciais peu de l’opinion des autres. Mais les apparences étaient souvent trompeuses — j’étais toujours la même personne. Et personne ne pourrait changer ça. « Dis moi Even, c’est quels détails que tu veux ? » Enfin, elle se mit à parler. De façon agacée, énervée, mais ça m’importait peu, tant qu’elle parlait. Son adoption, sa famille biologique, la préférence inexpliquée pour Alexa. « Ensuite, tu veux quoi d’autres ? Tu veux que j’te dise que tout était parfait jusqu’à ce que je vois ma mère se faire descendre sous mes yeux ? » « Ok t’as eu une vie mouvementée, une vrai vie de merde — et t’es pas la seule je te rappelle — et alors? Tu me dis bien tout ça maintenant, pourquoi pas y’a six mois? Quatre mois? Deux mois? Peu importe quand, mais pourquoi tu me l’as pas dit?! » À moins que… « Tu comptais me le dire un jour, au moins? » Et c’était une question rhétorique. Non, elle ne me l’aurait pas dit, si je n’avais pas été exposé par hasard à tout ça. La vérité s’est frayé un chemin sans la concerter, elle n’avait juste plus d’autre choix que de tout me dire. « Waouh. Quel gage de confiance. » « Mais maintenant je t’en prie… tu veux pas ta tronche en première page du premier magazine de merde, change de copine. J’voudrais surtout pas que cette vie, à laquelle j’ai rien demandé, te dérange. » « C’est une demande? Nan parce que tu sais, si c’est ce que tu veux, t’es une grande fille, tu peux le faire par toi-même. » J’étais complètement hors de moi. Mon cerveau bouillonnait à me dire qu’elle m’avait toujours plus ou moins reproché mon manque de confiance en elle, alors qu’en réalité, elle n’avait aucune confiance en moi. C’était impossible qu’elle ne me fasse même un peu confiance, sinon, elle m’aurait parlé de tout ça. Au moins dans les grandes lignes. « Les vies mouvementées et pathétiques, je connais. J’aurais pu t’aider. Si tu m’avais parlé avant, on aurait pu traverser tout ça, ensemble. Mais j’ai pas signé pour vivre dans le mensonge. » Je demandais au chauffeur d’arrêter le taxi, lui balançais quelques billets et sortait de cette cage un peu trop étouffante. J’avais besoin d’air. J’avais besoin d’espace. J’avais besoin de bouger. Alors, je fis quelques pas, quelques aller-retours sur le trottoir, comme si j’espérais que tout redeviendrait normal. Inspire. Expire. Inspire, expire. Inspire, expire, inspire, expire, inspi… Trop tard, j’avais déjà balancé mon poing dans le mur de brique face à moi. Léger picotement, annonciateur d’une douleur plus grave qui se manifeterait quand l’adrénaline serait redescendue. Je restais là, comme ça, le poing toujours au même endroit, le front contre le mur. Inspire, expire. Qu’est-ce qu’on était censé faire, quand ce qui semblait être notre monde entier, se retrouvait sans dessus-dessous? Qu’est-ce qu’une personne normale ferait? Qu’est-ce que moi j’étais censé faire?


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