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 Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard | Robbie

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J'ai posté : 157 messages et j'ai : 375 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Caitlin Stasey et je crédite : Honeymoon (avatar) Magma. (signature) Little May (profil)

MessageSujet: Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard | Robbie   Mar 27 Juin - 15:47

Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard
— with @J. Robbie Weaver.

Il y a des jours, comme aujourd’hui, où l’avenir m’angoisse. Principalement la rentrée prochaine, au mois de septembre, quand je devrais réorganiser tout mon planning pour y insérer les cours à l’université. Au jour d’aujourd’hui, ma vie sociale n’était pas ce que l’on appelle très riche, c’était même le contraire. Les seuls échanges relationnels que je pouvais avoir se résument par ma présence à la caserne, avec les différentes personnes qui y travaillent. Je ne peux oublier Carter, ma meilleure amie, que je parviens à voir régulièrement, surtout depuis la naissance de Valentin. Et également Samuel qui n’est jamais très loin, mais il ne faut pas oublier son travail d’avocat qui n’est pas de tout repos, maintenant qu’il avait son diplôme en poche depuis l’an passé. Une poignée de personnes qui constituait ma vie sociale. Sauf qu’au mois de septembre, tout allait se compliquer. Au premier plan, mes cours allaient reprendre une place importante. J’aurais pu changer d’avis, et réduire mes heures, mais je voulais continuer sur la voie que j’avais choisi, à savoir un double cursus à Columbia en Biologie et Chimie. Un choix téméraire, mais j’en avais les capacités, et l’envie. En fonction de mon emploi du temps, j’allais devoir caler des heures à la caserne, car je ne comptais pas lâcher ce travail. Même si je retournais en cours, j’avais désespérément besoin de cet apport financier pour continuer de pouvoir élever mon fils. Et ce n’est pas parce que j’avais ce travail grâce à mon frère que j’allais me reposer sur mes lauriers, au contraire, je voulais prouver que malgré ce lien de parenté, je méritais ce travail comme n’importe qui d’autre dans la caserne. Les cours, et le boulot. De quoi remplir une bonne partie de mes journées. Mais ce n’était pas tout. Je ne devais pas oublier les allers et retours à la crèche, pour récupérer le premier homme de ma vie, âgé d’un peu plus d’un an. C’était lui qui allait occuper le restant de mon temps, par sa présence, ses sourires, et son besoin d’attention constant. Oui. Je n’allais plus avoir une minute de libre, d’ici un peu plus de deux mois.

La journée de travail terminée, j’étais directement allée chercher Valentin à la crèche. Celle-ci se trouvait non loin de la caserne, un choix plutôt stratégique pour pouvoir le déposer facilement le matin, et le récupérer au plus tôt le soir. Il y avait aussi l’éventualité d’un quelconque virus qui pousserait le personnel à m’appeler pour le récupérer. Dans ce cas là, je n’avais pas la moitié de la ville à parcourir. J’étais déjà au plus près de lui. Ce bonhomme récupéré, que je tenais d’un seul bras, son sac à langer posé sur mon autre épaule, la course n’était pas encore terminé. Il fallait encore se rendre dans le quartier où se trouvait l’appartement de mon frère, qui était également le nôtre à Valentin et moi, depuis un peu plus d’un an maintenant. La folie des transports en commun new-yorkais, bonjour. Le trajet semble interminable, comme toujours à cette heure de la journée, mais depuis le temps, les quelques mois où je travaille comme secrétaire, j’ai eu le temps de m’y habituer, comme mon fils. La clé dans la serrure de l’appartement, je ne peux retenir ce soupir de soulagement, d’être enfin arrivée. New-York est une ville magnifique, mais il faut beaucoup d’énergie pour y vivre, et supporter ce rythme infernal. Je dépose le trousseau à l’entrée, pour ne pas prendre le risque de le perdre, et être en retard le lendemain matin, puis m’avance dans la pièce. Mon regard n’a aucune difficulté pour tomber directement sur mon frère, au milieu du salon, avec plusieurs cartons autour de lui. Une scène qui arrête ma progression dans la pièce. « Salut. » Un mot sorti machinalement de mes lèvres, en adéquation avec l’éducation que j’avais reçu de mes parents, celle où la politesse était d’ordre, quelque soit la situation. Il y a de grandes chances de ne pas recevoir de réponses, comme à chaque fois, mais je m’en moquais. Comme pour beaucoup de choses, c’était une question d’habitude maintenant. Après ces quelques secondes d’arrêt, je poursuis mon chemin, toujours avec Valentin dans les bras, en direction de l’escalier avec la ferme intention d’aller dans notre chambre pour me débarrasser du superflu, et me mettre à l’aise, ainsi que lui. Un pied sur la première marche, la seule main de libre sur la rambarde, je marque un temps d’arrêt, pour finalement tourner la tête vers Robbie. « Est-ce que, par hasard, tu aurais besoin d'aide ? » C’est probablement une parole en l’air, mais je n’avais pas pu m’empêcher de poser la question. Au cas où.



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MessageSujet: Re: Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard | Robbie   Jeu 29 Juin - 0:48

Kathryn and Robbie
Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard

Cette journée ne ressemblait en rien à celles que je pouvais avoir depuis un mois maintenant, dès que je n’étais plus de garde, il fallait dire que cette nuit à la caserne avait beaucoup joué sur le déroulement de cette toute première journée de repos. Impossible de trouver le sommeil et lorsque celui-ci se décidait enfin à se présenter, c’était l’alarme qui venait nous tirer du lit pour partir sur une intervention. Autrement dit, lorsque huit heures avaient sonné, je n’avais pas tardé à quitter les lieux, à quitter le quartier de Williamsburg dans Brooklyn, pour aller rejoindre Co-Op dans le Bronx, là où se trouvait mon appartement. En temps normal, enfin ce qui était devenu mon quotidien depuis une trentaine de jours, je serais venu prendre place sur le canapé, la télévision allumait, avec comme accompagnant, une bouteille d’alcool au choix, à ce qu’il y avait comme stock. Un bon moyen pour moi de venir oublier ma peine, ma souffrance, cette réalité dans laquelle je vivais et qui était bien loin de ces six dernières années que j’avais eu la chance de vivre avec Natalie. Pour aujourd’hui, la première étape dans cette journée, avait été de rejoindre ma chambre, de profiter de ce calme permanent dans l’appartement, pour prendre place sur mon lit, poser la tête sur mon oreiller et de fermer les yeux, de ne plus penser à rien, juste laisser la fatigue prendre le dessus sur tout le reste, je n’avais pas mis bien longtemps à m’endormir.

Treize heures, peut-être même quatorze heures lorsque j’avais ouvert les yeux pour la première fois, entament cette procédure de réveil, qui n’avait rien d’agréable, surtout en pleine journée, de cette façon. L’idée et l’envie de rester allongeait toute la journée m’avait traversé l’esprit, l’idée était grandement tentante, mais irréalisable, parce que si j’appréciais ce moment dans le lit après m’être réveillé, une fois cette étape de franchis, impossible pour moi de rester ici, sans rien faire, à part ressasser une nouvelle fois le passé. Un passé bien trop récent, qui me suivait de bien trop près, qui ne semblait pas vouloir me laisser du temps de repos, qui ne semblait pas vouloir me laisser un peu tranquille. La preuve en était, je pouvais à peine déposer mes pieds sur le sol de l’appartement après avoir descendu les escaliers, que je pouvais apercevoir des affaires ayant appartenu à Natalie, un peu partout autour de moi, à commencer par ces photos qu’elle avait elle-même mit en place. Toutes ses petites affaires, lui permettait de continuer de vivre, quelque part, parmi nous, c’était comme si elle était encore là, à travers ses objets avec moi, mais la souffrance de son décès était trop forte, elle l’emportait sur tout le reste. Pour l’alcool, j’allais attendre encore quelques heures de plus, je n’étais plus à cela près, avant toute chose, il était temps que je me décide de faire ce tri, celui qui venait de se déclencher sur un coup de tête.

J’avais eu la chance de pouvoir trouver des cartons, dans le premier commerce du coin que j’étais allé voir, j’en avais laissé dans le coffre de ma voiture, pendant que trois se trouvaient autour de moi, dans ce salon où j’avais passé bien du temps en présence de cette femme dont j’étais toujours amoureux, malgré son décès. Cette idée m’était venue d’un seul coup, je n’avais pas réfléchi, agis les yeux fermaient et maintenant je me rendais compte à quel point, cette étape n’était pas aussi facile que j’aurais pu le penser. Je m’étais accompagné d’une bière, qui était la seule de la journée que j’avais pu boire pour le moment et que je n’avais pas encore bu à moitié. Sur chaque objet que je pouvais avoir dans mes mains, cela me rappelait des souvenirs que j’avais avec Natalie, comme cette photo que je tenais entre mes doigts, celle où on la voyait lors d’une séance d’alpinisme. Je me souvenais de cet instant, même s’il avait eu lieu trois ans en arrière, après l’annonce de sa rémission, c’était son souhait, son envie de s’évader de New-York une semaine pour pouvoir vivre ce qu’elle avait laissé, entre parenthèse durant les deux années où elle s’était battue contre le cancer. Je ressentais cette sensation étrange, avec ce sourire qui se présentait timidement sur mon visage, en me rappelant ce moment et cette douleur qui ne me quittait pas, que mon cœur s’avait me faire ressentir en permanence, de ces larmes que je pouvais sentir se présenter à mes yeux. C’était la voix de ma sœur qui était venue me sortir de mes pensées, de cette activité improvisait, n’ayant même pas entendu le moindre bruit de clé dans la serrure ou de porte qui s’ouvre. Ma main de libre s’était approché de mon visage, permettant à mes doigts de venir retirer toute trace de cette peine que j’avais, effaçant toutes larmes qui auraient pu se présenter, sans pour autant quitter des yeux cette photo. Je prenais une grande inspiration, dans l’espoir que cet air, que j’aspirais, allait me permettre de me reprendre, de laisser de côté toute douleur, tout état d’âme. « Je… » Je n’avais pas répondu à son salut, mais à la question qu’elle était venue me poser, à l’aider qu’elle m’avait proposé, j’avais décidé de reprendre la parole, de laisser des mots franchir mes lèvres, tournant mon regard en direction des escaliers où elle se trouvait. « Je suis en train de trier ses affaires, si tu as envie de récupérer quelque chose, profites en. » Dans le fond, ces cartons je n’allais pas les jeter, simplement venir leurs trouver une petite place dans la cave, le temps de me sentir prêt de pouvoir remettre chaque chose à sa place. Sans doute pour cette raison que je proposais à Kathryn si elle souhaitait récupérer quelque chose qui lui avait appartenu, cela faisait un peu plus d’un an que ma petite sœur vivait avec nous et je savais que les deux s’appréciaient beaucoup. « Je ne supporte plus de voir tout ça de partout. » Un premier pas dans ce deuil que j’avais à faire ou un déni total de ce qu’il se passait ? C’était une question, à laquelle je ne pouvais pas apporter de réponse, à laquelle je n’avais pas envie d’apporter de réponse. Après un dernier regard en direction de ma petite sœur, je venais ranger dans le carton qui était devant moi, cette photo que je tenais dans mes mains, la même que je regardais avec attention juste avant l’arrivée de Kathryn et de son fils.  
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MessageSujet: Re: Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard | Robbie   Jeu 29 Juin - 15:03

Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard
— with @J. Robbie Weaver.

Toute cette situation était épuisante, que ce soit moralement que physiquement. Un mois déjà s’était écoulé depuis le décès de Natalie, et pourtant, je ne m’étais pas habituée à cette nouvelle ambiance. D’un foyer un peu atypique mais chaleureux, c’était devenu un endroit presque sans âme, où l’ignorance et le silence étaient maîtres des lieux. Heureusement qu’il y avait la présence d’un bonhomme d’un peu plus d’un an, qui était beaucoup trop jeune pour comprendre, et qui pouvait poursuivre sa petite vie, et transmettre sa bonne humeur et joie de vivre. C’est pleinement consciente que j’allais être à nouveau ignoré, comme chaque jour depuis la mort de la compagne de Robbie, que j’avais posé ma question. J’étais venue proposer mon aide, comme me l’avait appris mes parents. Principalement ma mère. Même si aujourd’hui je n’avais plus aucun contact avec elle, je ne pouvais pas cracher sur l’éducation qu’elle m’avait donné. Sur les bonnes valeurs qu’elle m’avait transmis. Ainsi, c’était avec beaucoup de surprise que j’avais accueilli la voix de mon frère. Un sentiment que je n’avais pu cacher sur les traits de mon visage, mes yeux s’ouvrant légèrement plus qu’à l’accoutumé. Les lèvres entrouvertes, prête à dire quelque chose, mais aucun mot ne venait. J’étais prise de court, encore sous le choc d’une réponse. C’est seulement après trois ou quatre seconde de silence, et avoir secoué doucement de la tête pour reprendre mes esprits, que je venais apporter une réponse. « Je… » Un premier essai loin d’être fructueux. Difficile de mettre de côté les ressentiments accumulés depuis quatre semaines. « J’ai déjà une partie de ses vêtements de mon placard. Elle m’a toujours autorisé à les garder. » Une chose que j’avais toujours apprécié chez Natalie. Sa grande générosité. Dès le début, je l’avais considéré comme une soeur, en plus de la compagne de mon frère. Elle m’avait aidé avec Valentin, à apprendre à devenir une parfaite petite maman, bien que la perfection n’existe pas avec un enfant. Mais elle avait su également s’occuper de moi, et me partager un peu de son temps. Je peux comprendre qu’au bout d’un mois, la vue des affaires de cette femme à présent partie devenait difficile. Il fallait bien un jour ou l’autre tourner la page, et arrêter de vivre dans le passé, dans un espace où la présence de Natalie était encore partout, dans chaque pièce, comme si elle allait revenir en fin de journée, après ses heures de travail. « Je vais m’occuper de Vava et… si tu acceptes un peu d’aide… » La fin de cette phrase me semblait inutile. C’était facile à comprendre que mon intention était de l’aider dans cette tâche pénible, si, et seulement si, il tolérait ma présence à ses côtés.

En attendant, après un dernier regard dans la direction de Robbie, je reprenais mon ascension de l’escalier pour aller à l’étage supérieur. C’est seulement une fois dans la chambre que je partageais avec mon fils que je le posais à terre, afin de libérer mes mains. Il n’était pas loin de faire ses premiers pas, encore un peu d’assurance et de courage avant de passer ce cap. Pour l’instant, il prenait le plaisir d’explorer son monde à quatre pattes. Je refermais la porte derrière moi pour assurer sa sécurité, puis déposais mon sac, ainsi que celui que j’avais récupéré à la crèche sur le lit. Je retirais ma veste, ainsi que mes chaussures, avant d’aller récupérer mon petit aventurier pour faire de même avec lui. Les quelques affaires rangées, je prenais le soin de placer l’attache tétine au bas de son tee-shirt, pour ne pas la perdre. Valentin dans un bras, et son biberon d’eau dans la main, je quittais ma chambre pour retourner à l’étage inférieur. J’étais partagée entre le fait d’ignorer mon frère, comme il avait l’habitude de le faire avec nous, pour seulement vivre ma petite vie avec mon fils, et le fait de l’aider dans cette activité désagréable. Mais mon caractère reprenait vite le dessus, avec ce besoin et cette envie d’aider les autres. Doucement, je venais poser mon fils au sol, non loin du lieutenant de pompier. « Est-ce que tu souhaites que je fasse quelque chose en particulier ? » Demandais-je en me redressant, puis m’approchant de là où il s’était installé. Je n’avais pas la moindre idée de ce que je pouvais faire pour l’aider, la seule chose que je savais, ou que je voyais même, c’était ce petit bonhomme qui ne comprenait rien à la situation, et qui s’approchait de son oncle pour obtenir de l’attention.



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MessageSujet: Re: Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard | Robbie   Ven 30 Juin - 15:01

Kathryn and Robbie
Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard

Les ressentis peuvent être tellement différent d’une période à l’autre, lorsque Natalie avait perdu la vie, dans cet hôpital, qui était celui également où elle travaillait, j’avais refusé de modifier quoi que ce soit dans cet appartement que j’avais partagé avec elle. Pas le moindre changement devait se faire, lorsque je me levais le matin ou lorsque je rentrais d’une garde de vingt-quatre heures, j’avais souhaité retrouver les choses telles qu’elles étaient avant de m’endormir ou avant de partir à la caserne. On était un mois plus tard et aujourd’hui s’en était trop, il y avait beaucoup trop de souvenir dans chaque pièce que contenait ce logement, partout où mon regard se posait, je pouvais trouver des affaires ayant appartenu à la femme que j’ai aimée, bien trop difficile à vivre alors qu’elle n’était plus là, que ce cancer avait eu raison de son envie de vivre. Pour dire la vérité, si Kathryn n’avait pas pris la parole, si elle ne m’avait pas proposé son aide dans cette difficile activité, je ne lui aurais probablement pas adressé la parole, aussi parce que trop perdu dans mes pensées, je n’aurais même pas entendu la porte s’ouvrir et se fermer. D’une potentielle ignorance, j’en venais à lui proposer de récupérer ce qui pouvait lui plaire, dans les effets personnels de la femme dont j’étais toujours amoureux, tout comme j’annonçais que d’ici la fin de cette soirée, ces cartons auront disparus du salon, qu’ils seront bien sagement posés dans la cave, que dans la pièce où l’on se trouvait, il n’y aurait plus rien ayant appartenu à Natalie. Je n’avais pu masquer ce petit, très légère sourire en coin, lorsque j’entendais ma petite sœur annoncer, qu’elle avait déjà des vêtements en sa possession, des vêtements qu’elle avait reçus, lorsque Natalie était encore en vie. Voilà un souvenir qu’il était difficile d’oublier d’elle, son entière générosité, sa gentillesse, je n’avais jamais compris comment elle faisait et je ne le saurais probablement jamais. Mais depuis le premier jour qu’elle était entrée dans ma vie, j’étais devenu un tout autre homme, je n’avais plus rien à voir avec ce Robbie que j’étais. D’un homme volage, aimant beaucoup trop les femmes pour rester avec qu’une seule, j’étais entré dans cette histoire de couple, devenant un membre à part entière de la monogamie, bien trop amoureux de cette femme qui partageait ma vie. « Merci… » Un mot accompagnait d’un hochement de tête, alors que je quittais ma petite sœur du regard, la laissant monter les marches d’escalier pour rejoindre l’étage supérieur, me laissant seul autour de ses cartons, qui était de nouveau le centre de mon attention, de cette photo que je déposais enfin, si je pouvais dire, dans cette boite, que je n’étais pas près de rouvrir de sitôt.

Le moindre petit détail, ne m’échappait pas, comme cette décoration d’une de ces cabines téléphoniques rouge à l’anglaise, qu’elle avait ramené d’un de ses voyages à Londres, la première année où l’on était ensemble. Ou encore, ce petit coussin, qu’elle avait l’habitude de mettre contre elle lorsqu’elle regardait la télévision, tout une panoplie de petits trucs, qui devait disparaitre de ma vue durant quelques temps. Une main dans mes cheveux, un peu perdu par moment, je regardais autour de moi, ayant à chaque fois cette petite hésitation, est-ce des souvenirs qui lui appartenait simplement à elle ou est-ce des souvenirs qui nous appartenait à tous les deux ? Si je devais m’écouter, je me retrouverais à retirer tout ce qui pouvait me faire penser à Natalie, mais soyons honnêtes deux petites secondes, si je le faisais, il y avait de grande chance que cet appartement se retrouver complètement vide, avec uniquement les affaires de ma petite sœur et de son fils. Kathryn était d’ailleurs de retour dans le salon, le petit valentin au sol, j’entendais à nouveau sa voix, qui tirait mon regard concentrait dans la tâche qui était la mienne pour le moment. « Tu pourrais me passer ses affaires du placard de l’entrée s’il te plait ? » L’été était désormais présent sur New-York, comme de partout dans le monde, mais si les affaires d’hiver n’étaient plus utiles, il était temps tout de même de retirer celle qui appartenait à Natalie, être sûr de ne pas tomber dessus d’ici quelques mois. Mes doigts rompaient le contact avec mes cheveux, se déposant sur le carton qui était sur ma gauche, celui qui contenait les nombreuses photos qu’elle avait réussi à avoir en sa possession depuis six ans que l’on était ensemble, autant dire qu’il y avait de quoi faire. L’idée était de m’éloigner de cet endroit, de me rapprocher de la cuisine où elle était venue me faire rajouter, l’idée remplis d’humour à l’époque, cette plaque où l’on pouvait y lire « danger homme aux fourneaux ». Mais je me trouvais coupé avant même de pouvoir mettre cette idée en pratique, par ces deux petites mains que je sentais contre ma jambe, par ce petit garçon, que je pouvais apercevoir à quatre pattes à côté de moi, une fois mon attention déposait sur lui. « Viens là, futur pompier. » Des mots accompagnaient des gestes, en m’accroupissant à ses côtés, pour venir le récupérer entre mes mains, me relever aussi rapidement en le faisant couper tout contact avec le sol, pour qu’il se retrouve dans mes bras. Le regard sur ce petit qui était mon neveu, je n’en démordais pas, depuis que Kathryn avait été embauché comme secrétaire à la caserne où je travaillais, ce petit garçon était dès notre, il en avait passé des journées entourait de pompier, de quoi l’influencer dans son futur métier, s’il continuait dans les années à venir. « Tiens regardes. » Une main de libre, je venais attraper, cette petite peluche, que j’avais récupéré dans la chambre quelques minutes avant l’arrivée de Kathryn dans cet appartement. Une peluche qui avait appartenu à Natalie durant son enfance et dont elle y avait toujours accordé beaucoup d’importance, au point d’y prendre grand soin pour qu’après toutes ces années, il soit presque encore comme neuf. Un peu contradictoire, je souhaitais me débarrasser des affaires de Natalie et je me retrouvais à donner à mon neveu, l’un des objets lui ayant appartenu et que j’allais voir à de nombreuses reprises. Cette petite peluche entre les doigts de Valentin, je tournais mon regard vers ma petite sœur, présente à côté de moi, je prenais une grande inspiration, comme ce besoin de faire sortir ce que je pouvais accumuler intérieurement depuis un mois complet. « Elle n’aura pas eu le temps de lui offrir, mais au moins, c’est à lui aujourd’hui. » L’idée, Natalie l’avait eu en tête, bien que c’était pour les années à venir, lorsque ce petit garçon, qui se trouvait dans mes bras, allait être un peu plus grand, un peu plus en âge de comprendre. Une volonté qui était pourtant réalisé aujourd’hui, malgré son décès, malgré cette maladie qui était revenue et qui avait cette fois-ci gagné sur tous les plans. Ce petit sourire se montrait sur mon visage, il avait envie d’être présent, pourtant il montrait en même temps, cette souffrance que je pouvais ressentir, chaque jour qui passait depuis la fin du mois de Mai.  
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MessageSujet: Re: Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard | Robbie   Jeu 10 Aoû - 15:41

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— with @J. Robbie Weaver.

De retour dans le salon, avec Valentin dans les bras, je commençais déjà à ressentir de l’appréhension. Il avait accepté mon aide, du moins, c’est ce que j’avais compris, mais ça ne voulait pas forcément dire que les choses allaient revenir comme avant. Que d’un claquement de doigt, la relation que l’on avait il y a quelques mois, lorsque Natalie était encore présente dans ce monde, allait se rétablir. Il faudrait que je sois folle pour penser ça. Du temps. Voilà ce que m’avait conseillé Jay, l’un des pompiers de la caserne, lorsqu’on avait abordé le sujet. Si Robbie avait besoin de temps, il allait en avoir. J’étais incapable de faire autrement de toute façon. Arrivée en bas de l’escalier, je redonnais à mon fils la liberté de ses mouvements, tout le loisir de vagabonder comme il le souhaitait. Depuis qu’il avait acquis la marche à quatre pattes, il s’en donnait à coeur joie. Bien que, je devais le reconnaître, ça ne m’aidait pas à garder mon calme. Car cet instinct de maman ne me quittait jamais. J’avais constamment peur pour lui. Même si marcher de cette façon est un passage presque obligatoire dans son apprentissage. Je le regardais, avec ce regard attendri pendant quelques instants, pour être sûre qu’il n’aille pas dans une mauvaise direction. C’est seulement une fois rassurée que je m’approchais de mon frère, et lui demandais ce que je pouvais faire pour l’aider, d’une voix peu assurée. Là encore, la surprise s’affichait sur les traits de mon visage. Plusieurs semaines que le contact était rompu. Le fait de l’entendre me parler, et de me regarder, c’était nouveau. Je laissais de côté ce sentiment pour me consacrer à sa demande. D’un signe de tête pour montrer que j’avais compris, je tournais les talons pour me diriger vers l’entrée. Là, j’ouvrais le placard où l’on rangeait les affaires d’extérieur. C’était facile de reconnaître les affaires de Natalie. Elle avait un certain goût en matière de vêtements. Un très bon goût même. À la fois simple, mais raffiné. Un sourire très léger se dépose sur mes lèvres, tandis que du bout des doigts j'effleure le tissu de l’un d’eux. C’est plus difficile que ce que je ne pensais. Je ne peux cacher la nostalgie qui s’empare de moi. Ce sentiment de tristesse. Le manque que je ressens depuis sa disparition. Mais ce n’est pas le moment de craquer. Ce moment n’existe pas. Je le dois à mon frère. Et à mon fils, pour son bien être. D’un revers de la main, je chasse les mauvaises émotions pour me concentrer sur la tâche que m’a confié le lieutenant. Je récupère les affaires de la jeune femme, avant de fermer le placard et de retourner dans le salon. La vision qui s’offre à moi me fait sourire naturellement. Au moins, malgré l’ambiance délicate, Robbie n’en oublie pas la présence de son neveu à ses côtés, ou maintenant dans ses bras. J’observe la scène de là où je suis. Je reste silencieuse, mais je ressens tout de même un pincement au coeur lorsque je vois mon frère se tourner vers moi, et me donner un semblant d’explication. « Merci, pour lui. » Je désignais en un regard Valentin, qui semblait beaucoup apprécier sa nouvelle peluche, qu’il serait déjà fort dans ses petits bras. Mais je voyais également ce sourire sur le visage de mon frère. Celui que l’on aime pas voir. Celui qui cache la tristesse que l’on ressent. L’instant idéal pour prendre la personne dans ses bras. Chose que je ne fais pas. De par mon comportement, mais aussi car je juge la situation inappropriée pour le faire. À la place, je laisse mon regard tomber sur les vêtements que je tiens toujours dans les mains. Ils sont ma porte de sortie. Une raison suffisante pour briser le contact visuel que j’entretiens avec mon frère aîné, et aller simplement m’asseoir à même le sol pour entreprendre de plier soigneusement chaque vêtement avant de les ranger dans un carton. Néanmoins, je ne peux laisser un silence s’installer à nouveau. Ainsi, je décide d’utiliser les mots prononcés par Robbie, un peu avant que je ne revienne dans la pièce. « Je serais curieuse de voir ta tête, mais aussi celles des gars, s’il se décide à entrer dans la police plus tard. » Ou un autre métier. Un peu plus d’un an que Valentin est entré dans ma vie, et presque dix mois qu’il baigne dans l’univers des pompiers, grâce à ce travail que j’occupe au secrétariat de la caserne. Il est pleinement à sa place là bas, comme je peux l’être. C’est comme une seconde famille pour lui aussi. Tous le considèrent comme une future recrue, dans de nombreuses années, mais le sort serait ironique s’il se décidait à une toute autre carrière.



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MessageSujet: Re: Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard | Robbie   Lun 14 Aoû - 18:00

Kathryn and Robbie
Faut pas forcer la confidence ; elle vient quand elle peut. Jamais trop tôt, jamais trop tard

L’idée était de débarrasser l’appartement de tous souvenirs qui pouvaient me ramener à Natalie, qui pouvait me rappeler ses instants que j’ai eu la chance de vivre avec elle, de sa présence à mes côtés, qu’aujourd’hui je n’ai plus. Pourtant, je n’avais pas pu m’empêcher de venir remettre cette peluche à mon neveu, à ce petit garçon que je tenais entre mes bras, la femme que j’aimais, m’avait souvent parlé au cours de cette dernière année, qu’elle souhaitait la lui remettre, quand il serait un peu plus grand. Que cette peluche lui appartienne, qu’il en prenne autant soin qu’elle l’avait fait par le passé, une idée, une volonté qu’elle n’aurait malheureusement, jamais pu réaliser, jamais pu mettre en place. Elle n’aura jamais cette chance, de pouvoir voir ces petites mains sur la peluche, elle n’aura jamais la chance de pouvoir apercevoir ce regard qui s’était quelque peu rempli d’étoile en la voyant. C’était ce genre de pensée qui faisait que malgré le plaisir que j’avais de lui remettre cet objet, je n’arrivais pas à masquer cette souffrance que je ressentais depuis cet fin du mois de mai, depuis son décès. Le sourire était certes présent sur mes lèvres, mais cette douleur était difficilement invisible sur les traits de mon visage, tout comme à travers mon regard et ce côté émotif que je pouvais avoir n’allait pas m’aider à prouver le contraire. Ne pas craquer, ne pas céder, pour cette raison, j’avais tourné mon regard en direction de ma petite sœur, qui revenait à notre niveau avec les vêtements de Natalie entre ses mains, comme je le lui avais demandé, pourtant je ne pouvais empêcher ce pincement au cœur, cette dure sensation de réaliser que plus jamais je n’aurais la chance, ni même l’occasion de la voir dans ces vêtements qui lui appartenaient. Lorsque j’avais emménagé dans cet appartement, en compagnie de Natalie, jamais je n’aurais imaginé, que quelques années plus tard, on allait en être ici, qu’elle ne serait plus de ce monde, que ma petite sœur aurait un fils, d’un père dont elle n’a pas le moindre souvenir et que tous les deux vivraient avec moi, dans ce même appartement. Comme quoi, parfois la vie est tellement étrange, tellement bizarre, elle nous apporte tout ce dont on a besoin pour être heureux, pour finalement nous le retirer d’un claquement de doigt. Il était temps de revenir les pieds sur terre, de revenir dans le présent et non plus de rester dans mes pensées et la prise de parole de Kathryn m’était d’une grande aide pour y arriver. Mes yeux, trouvant le chemin pour se déposer une nouvelle fois sur elle, je laissais un sourire se présenter sur mon visage, alors que je pouvais la voir assise sur le sol, en train de plier les affaires qu’elle avait pris du placard de l’entrée. « Il vit entouré de pompier, je ne vois pas comment il pourrait avoir envie de devenir policier, ton fils est un futur soldat du feu. » C’était en tous les cas l’option la plus probable pour le moment, vu le temps qu’il passait en compagnie des hommes qui travaillaient à la vingt-quatre, même si pour un parent, ça ne devait pas être facile d’imaginer son enfant dans ce genre de métier. En tant que pompier, j’aimais ce que je faisais, j’en étais passionné, mais l’entourage, la famille vivait quand même avec cette peur, cette possibilité, que l’on ne revienne jamais d’une garde, une intervention suffisait pour tout changer.

Ce petit garçon toujours dans mes bras, je me décidais à lui permettre de toucher le sol à nouveau, en le laissant s’assoir dessus, parce que même si j’aimais cet enfant, qu’il était mon neveu, il y avait une tache que je n’avais pas encore terminée. Celle de retirer un maximum d’affaires de Natalie de cet appartement, au moins le temps d’accepter de faire mon deuil, voir même de les garder, mais de ne jamais rouvrir ces cartons. Une main sur mon bras, je m’éloignais du salon, pour rejoindre cette petite bibliothèque, celle qu’elle avait remplis des libres qu’elle avait aimé lire. Son passetemps, une passion, cette femme qui avait partagé ma vie pendant plusieurs années, appréciait pouvoir se poser sur le canapé, un livre entre les mains, durant plusieurs heures, son moyen pour décompresser, pour s’évader. Un premier bouquin entre les doigts, puis un second que j’empilais par-dessus, pour enfin attraper un troisième, qui attirait mon regard, qui me faisait sortir de cette session de rangement. Entre les pages, un bout de photo qui dépassait, en guise de marque page probablement, une photo que je n’avais pas pu m’empêcher de sortir de son emplacement. Laisser mes yeux se poser dessus, s’était à la fois un sentiment agréable et à la fois un couteau que l’on était en train de tourner dans tous les sens, alors qu’il était planté en plein dans mon cœur. Au final, les livres que j’avais pris en main, je les reposais, gardant uniquement entre mes doigts cette simple photo, celle qui avait été prise au Barcarde, le bar qu’il y avait dans Brooklyn, le soir où j’avais appris devenir lieutenant, celui où l’on fêtait également sa rémission. Trop émotif ? Ou trop de peine ? Peu importe, la conclusion était que je prenais une grande inspiration, comme si ce simple geste allait empêcher les quelques larmes qui commençaient à brouiller ma vue. Des yeux que je retirais d’ailleurs de cette photo, pour les relever, un nouveau mouvement qui ne changeait pas les choses, mais que je faisais inconsciemment. « Elle… » Un première essai avorté par l’air que je laissais sortir, que je laissais franchir mes lèvres, calmant un minimum ce trop-plein d’émotion, celui que je cherchais à fuir depuis son décès. « Elle me manque… » Banal, probablement, mais il fallait que je le dise, il fallait que je laisse ces mots sortir, que je ne le garde pas pour moi, au moins pour maintenant, s’en était trop ou alors est-ce parce que je n’avais pas encore cédé à la tentation de l’alcool. Ma main de libre sur mon visage, mes doigts contre ma joue, je me tournais en direction de ma petite sœur, de celle qui vivait avec moi, de celle qui était en train de m’aider à faire le tri dans ces affaires. « Comment je vais faire sans elle ? » Un mois qu’elle était décédé et c’était la première fois que je reconnaissais cette peine, que je reconnaissais à demi-mot être perdu, complètement largué dans une réalité qui me déchirait de plus en plus chaque jour qui passait. « J’arrive pas à réaliser que tout ça c’est vrai. » Que plus jamais je n’aurais l’occasion de la voir en entrant dans cet appartement, que plus jamais elle ne viendrait s’allonger auprès de moi le soir, que plus jamais je ne pourrais la prendre dans mes bras, que c’était désormais terminé, que plus jamais on allait créer le moindre souvenir.  
© ASHLING POUR EPICODE


behind blue eyes
But my dreams they aren't as empty, As my conscience seems to be, I have hours, only lonely, My love is vengeance, That's never free.
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