Flashnews
L'intrigue de la rentrée est en place, on vous réserve pleins de surprise ♥ Tout se passe ici

Besoin de vous pour le questionnaire de l'anniversaire et n'oubliez pas de lire la newsletter par là

      



 
NEWSLETTER NUMÉRO 28
Venez découvrir toutes les nouveautés du forum dans ce sujet et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire love2
Un vote toutes les deux heures, ICI & ICI !
Une fois que c'est fait, venez poster dans ce sujet pour gagner 12$
N'hésitez pas à postuler
MAGAZINE SOS NUMÉRO 26
SOS a encore frappé, venez découvrir ses nouvelles rumeurs dans ce sujet et n'hésitez pas à commenter

Partagez | 
 

 Party rock anthem [ft Joshou]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar


It's time to say hello to
Invité
Invité
MessageSujet: Party rock anthem [ft Joshou]   Mer 28 Juin - 11:38

Party rock anthem
Joy Harstard
&
Joshua Ling
J'avais changé d'avis quant à ce que j'allais porter ce soir. Finalement, ce bustier noir ne me plaisait pas plus que ça. Il aplatissait ma poitrine, me serrait les côtés plus que nécessaire au point où j'allais finir comme Elizabeth dans Pirate des Caraïbes, c'est-à-dire, tombant dans l'eau, et comme si ça ne suffisait pas je ne trouvais pas très agréable qu'on voit mon nombril. Alors j'avais décidé de mettre un peu de moi dans cette tenue trop étrange pour mes goûts, et j'avais opté pour ce pull en laine bordeaux, qui s'accordait très bien avec le cuir de ma veste. Évidemment, je risquais de mourir de chaud, mais je préférais me couvrir, vu les pervers qui pouvaient traîner chez mon amie ce soir. Sans compter ma mère, qui aurait complètement halluciné en me voyant avec un décolleté. Comme ça, je nous faisais plaisir à toutes les deux et j'évitais les embrouilles. En revanche, j'avais bel et bien gardé ce pantalon en cuir noir, j'avais attrapé ma chaîne en argent au bout de laquelle pendait la fée clochette, et j'avais enfilé mes converses habituelles, pour ne pas être mal à l'aise dans mes talons. J'avais également lissé mes cheveux, pour éviter qu'il n'arrive ne serait-ce qu'une catastrophe à ceux-ci. J'étais certaine que ça plairait à Josh, de toute façon. Je m'étais également appliquée à tracer un joli trait de liner, et j'avais mis un peu de gloss. Rien d'excentrique, juste ce qu'il fallait pour que je me sentes mieux. Bien sûr, j'avais pris une douche en prévision et j'avais mis mon parfum floral préféré. Des détails que ma mère avait remarqués, et qui ne lui plaisaient certainement pas. Disons que nous n'avions pas encore eu le temps de parler de la dernière fois où elle avait croisé mon ami. Autant dire qu'une fois dans la voiture, le trajet s'est vite transformé en interrogatoire de police. « C'est qui, ton petit copain ? » Je grogne entre mes dents, tournant la tête dehors d'un air complètement désespéré. « Non, ce n'est pas mon petit copain, c'est un ami, d'accord ? » Comme j'aurais pu le deviner, cette réponse ne la contente pas, bien au contraire. « Tu sais, moi aussi j'ai été jeune, et j'ai tenté de mentir à mes parents sur ton père, alors tu peux me dire la vérité, je n'aime pas quand tu me caches des choses. » Après un soupir d'agacement, je reprends, le ton plus amer que jamais. « Maman ! Ce n'est PAS mon petit ami ! » Tant pis pour mon ton insolent, sur le moment, je me sens tellement agacée que j'ai envie de quitter la voiture et de faire le trajet à pieds jusqu'à Riverdale, bien que ce ne soit pas la porte d'à-côté. « Et ça fait au moins vingt fois que je te le dis, il est venu me chercher à l'univ', il m'a ramené, on est allés se promener et il s'est pris un ballon dans la gueule ! » Là, ma mère devient complètement flippante, elle se met à rire et elle me regarde un instant en souriant, l'air de savoir ce qu'il s'était passé, c'est-à-dire autre chose que cette terrible vérité. Là, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Bien que ce ne soit pas permis, je lui lance un regard noir. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, j'ouvre la portière. Je n'étais plus qu'à quelques mètres de la maison, de toute façon. Elle écrase la pédale de freins en marmonnant et en pestant contre moi, tandis que je quitte l'enceinte du véhicule direction la maison de mon amie. Je déteste ce foutu comportement des parents qui s'acharnent pour trouver une vérité qui n'existe pas. Je trouvais qu'elle me connaissait assez mal pour s'imaginer de telles choses. Et forcément, elle avait mis papa au courant, mais personne ne voulait me croire. Alors j'ai cessé de dîné ce soir-là, j'ai grimpé les escaliers pour m'enfermer dans ma chambre, seul havre de paix dans une telle situation. Peu importe les efforts que je faisais, ils agissaient toujours comme si j'avais tort, et ça me gonflait plus que tout au monde. Alors j'avais écrit dans mon journal intime la seule et unique vérité, priant pour que ma mère fouille ma chambre, le trouve et voit par ses propres yeux qu'elle m'énerve avec ses croyances stupides. Autant dire qu'elle m'avait bien donné envie de profiter à fond de la soirée et de lui donner tort une nouvelle fois, la laissant paniquer dans son coin. Je prenais donc le chemin de la porte d'entrée, non sans jeter un coup d'oeil à sa voiture immobilisée, surveillant mon entrée dans cette maison luxueuse. Encore une chose qu'elle avait du mal à accepter, mais ça, je n'y pouvais rien. Par chance, quand j'ouvrais la porte, mon amie, plus rock que jamais avec sa crête iroquoise rose, me serre dans ses bras en souriant, heureuse de me voir habillée dans le thème de la soirée. Comme souvent avec elle, je me contente de sourire et de ne rien dire, mais elle m'entraîne trop vite vers la cuisine où sont entassées les bières. Elle m'en offre une, et voulant à tout prix inquiéter mes parents, je décide de m'en emparer pour commencer à la boire, priant intérieurement pour que Joshua arrive. Les étudiants étaient encore en bonne forme, ils avaient pour certains commencé à se remplir le ventre d'alcool, mais ils étaient plutôt sages. Même la musique n'explosait pas encore les tympans. Je profitais donc de cette douce ambiance pour regarder mon téléphone coincé dans mon sac à main, pour voir l'heure. Il n'était pas tard, et Josh ne devrait plus arriver. Mais étrangement, à cette pensée, mon cœur se serra, mon esprit ne pouvant pas retirer les derniers instants passés avec lui. Nous étions si proches que... Je ne sais pas comment le dire, mais tout mon être s'était senti bien différent. J'avais envie de ressentir la même chose, forcément, mais je doutais que ce soit une bonne idée. Je soupirais, buvant une nouvelle gorgée de bière en attendant impatiemment son arrivée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 1200 messages et j'ai : 694 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Aaron Yan et je crédite : Meimei (avatar) Dearaaronyan (gif)

MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Mer 28 Juin - 14:16



 Party Rock Anthem
Joy & Josh
   

Allez, pestai-je contre les conducteurs des véhicules qui avaient décidé de prendre leur temps pour rejoindre leur domicile, mouvant mon fessier sur le siège conducteur comme si j'avais intégré un tremplin à l'assise. Aujourd'hui, j'avais préféré ne pas sortir la moto pour la simple et bonne raison que je n'avais pas envie de me faire remarquer comme ce fût le cas lorsque j'avais été cherché Joy devant l'université. Aujourd'hui, j'avais envie de passer inaperçu, me faire le moins voir possible pour que la soirée puisse se finir à peu près bien, et pour se faire j'avais demandé à un ami de me prêter sa voiture fétiche. Je n'eus pas à insister bien longtemps pour qu'il accepte, sans conditions. Les véhicules prenaient leur temps dans la file et, passant mes yeux sur le cadran qui affichait l'heure, je ne pouvais que me sentir dépité quant à l'idée d'être en retard. Laissant mes doigts pianoter sur le volant en cuir, mes lèvres ne cessaient de jouer l'une contre l'autre, et il fallut simplement d'un coup de klaxon pour que le bouchon qu'avait formé une voiture beaucoup plus lente se régule, la circulation devenant de plus en plus fluide. Je suivais du coin de l'oeil la direction que m'indiquait le GPS intégré dans la voiture. Ce qui était certain, c'est que je n'arriverais pas à l'heure, pour une fois. La destination me paraissait loin, et l'impatience de revoir l'étudiante une fois de plus n'aidait pas à calmer mes accélérations brutes, chose que je n'avais pas l'habitude de faire, pourtant, bien que je n'étais plus vraiment habitué à conduire ce genre de quatre-roues.

C'est avec vingt minutes de retard que je trouvais un endroit où parker le véhicule à quelques centaines de mètres de la maison où nous devions nous rejoindre. Fermant le véhicule à l'aide de la clé électronique, je pressai le pas vers la rue où était implantée l'endroit où la fête avait lieu. Devant la porte de ce dernier, je réajustai une dernière fois la veste en jeans clair délavée comblée de pin's rock aux couleurs vives que j'avais enfilé juste au-dessus d'un débardeur déstructuré au niveau des côtes à la droite de mon anatomie, laissant voir très légèrement ma peau halée. J'avais fignolé la tenue par des santiag beige et un jeans noir parsemé d'une ceinture à clous et quelques chaines qui pendouillaient sur le côté gauche que j'avais emprunté à un collègue qui adoptait un look assez punky en-dehors du boulot et qui adorait les musiques criardes. Mes cheveux ? Pour ça, j'avais demandé à une coiffeuse du coin à Turtle Bay de me boucler les cheveux, de les ébouriffer pour les faire tenir un peu plus en hauteur et elle m'avait arrangé le dégradé sur le côté. Je portais également un faux écarteur à mon lobe gauche et une paire de lunettes était accrochée à la naissance de mes pectoraux, sur le tissus fin rouge foncé. Ma main vint se porter sur la poignée de la porte et je la fis tourner pour entrer à l'intérieur. Et là... Énormément d'étudiants furent présents, plus que lorsque je l'étais, en tout cas. Rangeant les clés du véhicule dans la poche arrière de mon pantalon, j'avançais pas à pas entre les petits jeunes de vingt ans, cherchant tant bien que mal où pouvait se trouver Joy.

Mes yeux scrutaient chaque jeune adulte que je croisais. Ils étaient déjà entrain de boire un verre et parfois deux, tout en même temps, la soirée promettait du lourd, tout comme la jeune femme m'avait prévenu quelques jours plus tôt. A me rappeler ce qu'elle m'avait dit, elle voulait simplement que nous fassions acte de présence, le temps qu'ils aient assez ingurgité d'alcool pour n'y voir que du feu quant à notre départ précipité. Je me demandais d'ailleurs pourquoi la plus jeune avait tellement envie de participer à ce genre de fêtes si elle n'appréciait pas grand'chose de ces pratiques qu'ils avaient l'habitude d'utiliser pour s'éclater. Mais je n'eus pas le temps de pousser la réflexion plus loin parce que Joy apparût dans mon champ de vision, mes pupilles la fixèrent au loin, ralentissant le mouvement jusqu'à m'arrêter alors qu'un sourire s'afficha sur mes lèvres systématiquement. Lorsqu'elle fût assez prêt, je me permis de la regarder dans son ensemble, levant un sourcil par surprise et laissai un rire énergique mais discret s'échapper d'entre mes lèvres. Si on m'avait dit que je croiserai Mademoiselle Americano fringuer de cette manière, j'aurais probablement pas réussi à le croire, déclarai-je en reportant toute mon attention sur son visage maquillé. Mais ça te va bien, finis-je par ajouter avant de pincer mes lippes l'une contre l'autre, détournant mes yeux vers l'ambiance de la pièce. T'as pas eu trop de problèmes avec ta mère par rapport à la dernière fois, demandai-je à la principale concernée, sérieusement inquiété qu'elle ait pu rencontrer des ennuis. Oh, j'oubliai. Désolé pour le retard, mais y'avait du monde sur la route, pris-je le temps de m'excuser, dur de trouver un itinéraire confortable quand on est en voiture, expliquai-je en haussant les épaules, parce que oui c'était beaucoup moins praticable qu'en moto. Mes yeux se baissèrent rapidement sur la bouteille qu'elle tenait et mes sourcils se froncèrent brutalement, t'es déjà entrain de boire ?
 (c) Meimei


Let me tell you something
I've tried to live without you but it doesn't make sense ✻  I know that you had got a real reason to let me down, the problem is that I would like to know what it is. To live better. To grow old better. To be able to pass through this pain that hurts my heart day after day. I try to stand up and not be that much sad about the situation. But please, come back to me and tell me... Tell me why you left me so easily.
Revenir en haut Aller en bas
avatar


It's time to say hello to
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Mer 28 Juin - 16:17

Party rock anthem
Joy Harstard
&
Joshua Ling
L'attente commençait sérieusement à être longue, et plus j'attendais, plus j'avais peur qu'il ne vienne finalement pas, que je m'étais fait berné et que tout ce que j'avais confié à ma meilleure amie n'était que du pipeau. Mais je n'arrivais pas à croire tout ça, c'était trop dur de le croire, tellement j'avais envie de le voir. Alors je continuais à boire cette bière, la mine boudeuse tandis que les conversations s'enchaînaient autour de moi, les sujets étant de plus en plus gênants. Ils avaient commencé par parler d'un couple fétiche du lycée et de leurs exploits extraordinaires. Ils avaient réussi à s'embrasser en cours quand la prof avait le dos tourné, bien joué pour eux, mais je m'en moquais totalement, alors je baissais les yeux sur mes pieds en remuant la bière dans mes mains, continuant d'écouter leurs ragots. Ce couple avait ensuite réussi à se choper dans les toilettes, ce que j'ignorais et ce dont je me moquais tout autant. Sans parler de leurs plans à trois qui étaient prévus. Le tout eu pour donc de me faire limite rougir à l'idée que certains soient aussi dépravés que ça pour avancer. Comme j'aurais du m'en douter, l'hôte de la soirée s'intéressait absolument à tout le monde, elle trouva alors bon de me regarder, le sourire aux lèvres pour me signaler que j'allais également être cuisinée à leur sauce. Pas le choix de lever les yeux vers elle donc, on sans me retrouver au milieu de regards curieux. Je priais intérieurement pour que Joshua décide de ce moment-là pour arriver, bien que ça ne fasse que remuer un peu plus les langues alentours. « Et toi, Joy ? Tu es bien silencieuse, aurais-tu des choses à me cacher, à cacher à mon frèrot ? » Je tourne la tête vers le principal intéressé qui semble soudain curieux de savoir. Mais il me lance aussi un regard suppliant pour ne pas l'intégrer à d'éventuels mensonges. Je hausse donc les épaules et je soupire d'un air las, comme si ma vie était tout à fait ennuyante. « Rien. » m'exprimais-je finalement, faisant rire la punk qui commençait à ressentir les effets de son punch dans lequel il y avait certainement plus de rhum que de fruits. Son frère me sourit, visiblement ravi, mais sa sœur ne semble pas être du même avis. Elle fait la moue, avant de soudainement sembler illuminée, le sourire jusqu'aux oreilles. « En fait, ça ne craint pas temps que je l'espérais, ça veut dire que tu as peut-être la chance de tomber sur mon frérot, le plus beau gosse du lycée, pour les jeux prévus ce soir ! » Elle frappe des mains, fière d'elle avant de faire signe à ses moutons de s'éparpiller. Ne reste plus que moi et ledit frère, qui cherchait déjà une proie du regard. Je n'étais pas tellement d'accord sur le fait qu'il était le plus beau du lycée, mais je ne comptais pas le vexer. « Ma sœur a vraiment des idées bizarres dans la tête. Moi, avec toi ? Jamais de la vie. Oh, ne sois pas vexée. » Je hausse les épaules, et je souris d'un air parfaitement normal. « Non, je suis d'accord, jamais de la vie. » Il me regarde un instant, haussant les sourcils, à la fois surpris et choqué de me voir ouvrir la bouche pour lui donner raison. J'ai d'autres idées en tête que de finir ma vie avec un abruti pareil. Il finit par tirer une mine dégoûtée et je lève les yeux au plafond, le laissant repartir à la chasse, ça m'arrange. Je peux enfin sortir mon téléphone et vérifier l'heure. Déjà vingt minutes que j'attends Joshua, et je commence sérieusement à déprimer grave. J'enfile les dernières gouttes de ma bière et j'en attrape une autre, que j'ouvre un peu en galérant. Quand je relève les yeux, je me fige et un sourire géant s'affiche sur mon visage. Il est enfin là, ce qui me soulage et me remplit de joie en même temps. J'essaie pourtant ne pas le montrer, la timidité menant mes joues à rougir subitement, me remettant bien en mémoire la dernière rencontre. Amis, vraiment ? Pourtant, j'étais certaine qu'une amitié ne se décrit pas de la sorte. Je n'ai pas le temps d'y penser, Josh met déjà court à mes pensées, et je peux revenir à la réalité. J'en profite pour le dévisager de la tête aux pieds, surprise de son look. Il était beau, mais je le préférais de loin moins rockeur. Il me faisait penser à une autre personne, bien que ses bouclettes dans les cheveux me fassent complètement craquer. « C'est la seule fois que tu me verras comme ça ! » répliquais-je gentiment, certaine que mes yeux brillaient de bonheur à ce compliment qu'il venait de me faire. Tout retomba subitement à l'annonce de ma mère, et je baissais les yeux, parlant moins fort que pour seul lui puisse m'entendre. « Elle est têtue comme une mule, mais elle finira bien par changer d'avis. » Il était fort inutile que je ne m'attarde sur les détails, je n'avais pas envie d'y penser, je voulais juste m'amuser un peu. Je haussais les épaules à ses excuses, parce que le plus important était qu'il soit là. Je relevais ensuite le menton, mon regard passant à la fois de la bière à son regard en réfléchissant à ce que je pouvais bien pouvoir dire. Finalement, je lui mettais la bière non entamée dans les mains. « J'en ai déjà bu une. Pour éviter d'entendre vraiment les conversations concernant les ébats de chacun et chacune à la fac. » Mon visage se tort en une petite grimace à cette pensée. Comment pouvaient-ils, vraiment, être si fous à ce point ? Ou alors était-ce moi qui avait un problème, parce que mes relations amoureuses n'avaient jamais été aussi loin ? Dans tous les cas, il était hors de question que je prenne une autre bière, pour détraquer autant mon cerveau. Je voulais être pleinement consciente de mes gestes et de mes paroles. Manque de pot, quelqu'un tente de passer derrière moi en me poussant un peu trop brusquement. Je heurte Joshua en grognant, avant de reculer d'un pas pour que cette proximité disparaisse, m'excusant au passage. Plutôt que de continuer à me concentrer sur ce qu'il venait de se passer, et sur son visage que j'ai vu une fois de plus de trop près, je choisis de me servir un verre de coca en reprenant le sujet de ma mère, si fâcheux soit-il. « J'ai juste bu une bière pour embêter ma mère qui me casse les pieds, mais c'est inutile parce qu'elle n'est pas là. » Je souris malgré moi, et me met de nouveau à le fixer d'un air béat. Au loin, je remarquais Mme Crête qui nous observait, visiblement en train de monter un plan complètement dingue pour que j'aille flirter avec son frère, ce que je ne ferais pas. Je la vis faire demi-tour rapidement, claquant ses talons sur le sol avant d'aller monter le son de la musique en hurlant à tout le monde de venir danser, parce que c'était l'heure. Je jetais un coup d'oeil à Joshua, à qui je ne pouvais plus parler sans hurler. Je sortais donc mon téléphone et je pianotais un message que je lui mis ensuite sous les yeux pour lui faire comprendre la situation. « Louise = fille à crête rose = elle veut me faire sortir avec son frère mais aucun de nous ne veut = elle va tout faire pour forcer les choses = S.O.S cette fille est tarée !!! » Je me mis alors à rire et à hausser les épaules, sachant que c'était complètement stupide de lui montrer un message comme celui-ci. Mais j'avais besoin de partager mon fardeau et d'avoir une bonne raison de m'amuser. Peut-être était-ce aussi pour noyer le poisson que je l'avais invité, pour qu'on me voit avec quelqu'un d'autre, qu'on soit libre de penser ce qu'on veut à mon sujet pour qu'ensuite je puisse agir de mon plein gré. Et s'il y avait bien une seule personne avec laquelle je les autoriserais de me penser en couple, c'était bien Joshua, même si on ne se connaissait pas plus que ça. J'espérais qu'il ne m'en voudrait pas, parce que quand j'y repensais comme ça, je m'en voulais terriblement de mon comportement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 1200 messages et j'ai : 694 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Aaron Yan et je crédite : Meimei (avatar) Dearaaronyan (gif)

MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Mer 28 Juin - 21:48



 Party Rock Anthem
Joy & Josh
   

T'es du genre à te venger des gens en leur absence... Effectivement, c'est inutile, répétai-je en hochant la tête, triturant la bouteille de bière qu'elle m'avait passé dans les mains après s'être rendue compte qu'elle n'était pas là pour ça, mais pour profiter autrement de la soirée, différemment de la majorité des étudiants présents. Je l'espérais tout du moins, et s'il le fallait, je veillerai aux grains. Une esquisse se dessina, une fois de plus, sur mes lèvres en osant imaginer la discussion qu'elle avait eu avec sa mère. Cette dernière ne semblait pas méchante, juste curieuse et en mal de savoir tout ce qui concernait sa fille qu'elle semblait considérer encore comme son bébé. Malgré ce que Joy pouvait penser, je trouvais ça plutôt génial qu'un parent réagisse de cette façon si démonstrative envers son enfant. Elle avait pas mal de chance. Même moi, je ne savais pas exactement la manière dont mes géniteurs auraient réagi s'ils avaient eu le malheur de me croiser avec une fille, bras dessus, bras dessous, parce que ça n'était jamais arrivé et rares furent les fois où nous abordions le sujet d'une vie sérieuse en compagnie d'une future Madame Ling. En attendant, j'accoste un des gamins qui passait non loin de nous, l'arrêtant dans sa foulée, négligeant très rapidement la conversation avec Joy. Tu repars comment après la soirée, demandai-je au plus jeune qui me regarda d'un air surpris mais qui tenta de m'expliquer malgré tout, par A et B, qu'il ne prendrait pas le volant ce soir. J'hochai la tête, comme pour insinuer que j'étais fier de l'apprendre et lui tendis la bouteille de bière ouverte que la demoiselle m'avait passée quelques instants plus tôt. Amuse-toi bien mon grand, finis-je par dire, l'autorisant alors à quitter mes côtés pour reprendre sa route, n'oubliant pas la tape amicale dans son dos pour le féliciter une dernière fois. Plusieurs années auparavant, j'étais le genre de mecs qui pensait que rien ne pouvait m'arriver, que j'étais immortel et qu'un verre de trop ne pouvait pas faire tant de mal que ça. Je dérogeais facilement à la règle, même si j'étais le conducteur désigné de la soirée. Je n'en avais que faire de toutes ces choses que l'on nous rabâchait à la télé, à l'université, à la maison... Je n'en faisais qu'à ma tête. Depuis mon accident, j'avais compris qu'un rien pouvait tout faire basculer et qu'il était important de bien prendre en considération toutes les règles mises en oeuvre par notre société pour éviter de telles catastrophes. J'avais dit au-revoir aux boissons alcoolisées quand j'étais le S.A.M. de tous et m'autorisai un verre ou deux lorsque je ne l'étais pas, pour assurer les arrières de la bande si celui ou celle qui aurait dû ne pas se servir de ce genre de liquide avait cédé à la tentation. Ça assagissait beaucoup, mine de rien !

Lorsque mon portrait se retourna vers la demoiselle, je vis qu'elle était subjuguée par quelque chose, ou quelqu'un. C'est alors que mon faciès fit un léger détour et que mes yeux cherchèrent inlassablement ce qui pouvait lui avoir fait perdre toute connaissance de ma présence à ses côtés. En vain. Il y avait beaucoup trop de monde pour que je puisse analyser la situation qui l'avait bloqué ailleurs. Sans m'en rendre compte, elle avait sorti son mobile et c'est lorsque je reportai mon attention sur elle qu'elle me mit le téléphone sous le nez. Mes pupilles fixèrent l'écran et se mirent à lire rapidement ce qu'elle avait inscrit dessus. Un des coins de mes lèvres se mit à se lever bien plus haut que l'autre, amusé par ce que je venais d'apprendre. Relevant mon regard sur son visage, je me permis de faire un pas en avant pour venir lui parler au niveau de l'oreille, histoire d'être sûr qu'elle m'entendrait à merveille malgré la musique. Si ça peut l'amuser, tentai-je en haussant les épaules, c'est pas comme si elle allait réussir à commander ta vie, pas vrai, questionnai-je la demoiselle en me reculant très légèrement, attendant sa réponse du bout des lèvres avant de me rapprocher une nouvelle fois avec l'impression de hurler à ses tympans par obligation. La calcule pas, j'imagine qu'elle doit penser avoir le monopole sur la vie des gens grâce à son fric, la prévins-je, peut-être à tort, mais ça, seul le reste de la soirée pourra nous le dire. Mes yeux se focalisèrent sur la table où les verres étaient déjà servis, priant pour que je puisse trouver autre chose que des mélanges bizarres, je fis signe à l'étudiante de me suivre jusqu'au bar improvisé sur lequel je pris un verre et le portai à mon nez, tentant de déceler s'ils avaient aspergé tout d'alcool. Heureusement, il me semblait y avoir une rangée où, pour mon plus grand bonheur, il n'y avait que des jus tropicaux. J'en apportai un à mes lèvres, parce que le chemin qui m'avait mené jusqu'ici fût long et laborieux et qu'une bonne hydratation ne ferait pas de mal, quand bien même il y avait beaucoup plus de sucre que d'eau dans la boisson, m'enfin... Tu t'entends bien avec elle d'habitude, demandai-je tout de même à la principale concernée en penchant ma tête vers l'avant pour être certain de ne pas avoir à répéter, attendant sa réponse, essayant de lire sur ses lèvres, mais malheureusement, je fus obligé de lui demander de répéter d'un geste d'index tournoyant. Je ne la sens pas comme fille, finis-je par avouer en portant rapidement mon regard sur elle, grimaçant discrètement afin de ne pas me choper la foudre, elle me fait penser aux petites pestes que j'ai longuement croisé dans les couloirs, y défilant comme si elles attisaient toute la gloire par leurs déhanchés, expliquai-je avant de me remettre à prendre une bonne gorgée de la boisson. J'imagine qu'elle s'est déjà tapée une bonne partie des mecs invités ce soir, non, commençai-je sans avoir réellement besoin d'une réponse significative pour m'en douter. J'aime pas ces meufs-là, critiquai-je sans m'en cacher avant de laisser un petit rire s'échapper d'entre mes lèvres.
 (c) Meimei


Let me tell you something
I've tried to live without you but it doesn't make sense ✻  I know that you had got a real reason to let me down, the problem is that I would like to know what it is. To live better. To grow old better. To be able to pass through this pain that hurts my heart day after day. I try to stand up and not be that much sad about the situation. But please, come back to me and tell me... Tell me why you left me so easily.
Revenir en haut Aller en bas
avatar


It's time to say hello to
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Jeu 29 Juin - 16:47

Party rock anthem
Joy Harstard
&
Joshua Ling
J'ai honte d'avoir dit ça, et d'avoir voulu me venger stupidement, ça ne me ressemblait pas. D'habitude, je laissais l'eau couler sous les ponts, mais jamais je n'aurais agi de la sorte avant aujourd'hui, bien que ce me soit déjà arrivé par le passé. J'étais jeune, trop jeune sûrement pour ce genre de choses. Je ne connaissais à l'époque rien de ce dans quoi je mettais les pieds. Les sentiments que j'avais pu ressentir n'étaient que des témoins à ceux que je ressentais aujourd'hui. Alors, je m'excusais de nouveau auprès de Joshua, n'ayant pas eu envie de me montrer de la sorte. A croire que la tenue que j'avais enfilée faisait ressortir le petit démon qui se terrait au fond de mon âme, prêt à bondir à n'importe quel moment. Le fait qu'il me donne raison me rend encore plus coupable, une moue se dessinant sur mon visage. Il n'eut pas le temps de la voir, trop captivé par un jeune étudiant qui passait par là. Silencieusement, j'observais leurs échanges, réfléchissant à mon propre sort pour cette soirée. Puis, je détournais le regard pour me focaliser ailleurs, paniquant à la vue de notre hôte. Une fois le message tapé, je fixais le visage de mon ami pour s'assurer de sa réaction, qui ne se fit pas attendre. Il s'approcha, j'écarquillais les sourcils, me figeant de peur qu'il ne commette un geste qu'il regretterait sûrement. Ou pas, je n'étais pas dans sa tête après tout. Finalement, c'était juste pour me parler à l'oreille, afin que je comprenne ce qu'il me dise, ce qui détendit partiellement mes muscles. De là, son odeur me frappa de plein fouet, et il me fallu un peu d'efforts pour me concentrer sur ses paroles plutôt que des épaules. Je hoche une nouvelle fois la tête, ne sachant plus faire que ça, bien d'accord sur le fait qu'elle ne choisirait jamais ce que je ferais de ma vie. De toute façon, j'avais toujours les décisions finales pour dire oui ou non. Mon cœur fit un nouveau bond à sa nouvelle approche, et je cessais de respirer, serrant le verre de coca dans ma main avant de le suivre jusqu'au buffet. Se frayer un passage parmi des étudiants remuant le derrière n'était pas chose aisée, mais il me fallait seulement suivre les pas de l'asiatique, ignorant les quelques regards curieux sur les moindres mouvements des gens. Pour enfin reprendre de l'air après cette exploration, je buvais une grande gorgée de coca, avant de lancer un parfait sourire innocent à Joshua qui venait de me poser une question. Je me contente d'un mouvement d'épaules, pour ne pas avoir à lui hurler dans l'oreille pour lui répondre. A force d'apprendre à me connaître, il finira par s'habituer à mes mimiques et par les interpréter, comme tout le monde, ou presque. Je le laisse ensuite pester contre cette fille, non sans retenir un rire amusé. Disons que c'était rare qu'on dise du mal d'elle, de peur des représailles. Mais je savais qu'elle pouvait avoir un bon fond, il fallait juste un peu creuser et ne pas lui causer d'ennuis. Chose que Joshua ne semblait pas maîtriser ce soir, mais qui, étrangement, me plaisait. J'aimais à croire qu'il était ainsi par jalousie, mais j'étais certainement loin de la vérité. Encore une fois, je me faisais des idées, et elles ne cessaient de tourner en rond dans mon esprit pour me donner envie de les exprimer à voix haute, ce que je ne fis pas, évidemment. Au lieu de ça, je regarde autour de moi, vers la piste de danse improvisée où son déjà en train de se défouler les étudiants, se déhanchant, probablement trop près pour ignorer l'odeur de transpiration qui devait leur coller au nez. Ce n'était pas le genre d'ambiance que j'appréciais particulièrement, mais j'eus soudainement une idée. Ma main agrippa celle de Joshua, et je relevais la tête vers lui avant de lui montrer du menton la piste. Je viens ensuite me rapprocher pour lui parler à l'oreille. « On peut aller danser, si tu veux. » J'ai bien compris la dernière fois que sa jambe n'était pas entière, mais je ne voyais pas en quoi ça l'empêcherait de danser, même un truc tout con sur une piste où les jeunes adultes avaient tous l'air stupides. J'avais envie de voir ce qu'il pouvait faire même à une jambe, mais si c'était trop douloureux pour lui de s'y remettre, je ne lui en voudrais pas. Je reculais pour observer son visage, avant de revenir lui parler au creux de l'oreille, tentant de ne pas lui déchirer les tympans malgré le bruit ambiant. « Je n'ai jamais dansé sur du rock, je compte sur toi. » Je termine mon verre, le pose dans un coin et sans lâcher sa main -ce qui me fit réaliser à quel point je devais avoir les joues rouges-, je me dirigeais vers cette piste en prenant soin de ne pas perdre mon cavalier en route. Je connaissais de vue quelques personnes présentes ici, mais je n'arrivais pas à mettre un nom sur leur visage. Finalement, je me tourne vers celui de Joshua, qui m'est le plus familier ici, et je lui lance un grand sourire pour le rassurer. J'étais une piètre danseuse même si ça ne me déplaisait pas de me défouler de temps en temps. Je le laissais donc se mettre en place près de moi, et je fis de mon mieux pour suivre ses mouvements et son rythme. J'ignore depuis combien de temps nous dansions, mais j'étais vraiment bien, je n'avais presque pas envie d'arrêter. J'adorais regarder son visage d'ici, j'aimais être près de lui. Une pensée qui me fit de plus en plus prendre conscience de ce que j'étais en train de faire par cette danse toute bête. J'étais certainement en train d'essayer de le séduire malgré moi. J'aurais volontiers enchaîné sur une valse si un bras ne m'avait pas soudainement attrapé le poignet derrière moi. J'écarquillais les yeux avant de me faire entraîner vers une autre pièce. Paniquée, je saisis à mon tour le poignet du danseur, et ne le lâche qu'une fois où nous sommes arrivés dans une pièce où des étudiants s'étaient réunis. Quelques coups d’œil et je pus faire le point sur qui était là. Quatre garçons dont le frère de Louise, et cinq filles dont Louise elle-même. Inconsciemment, je reculais pour me rapprocher de Joshua -pour ne pas dire que je le collais-, croisant les bras sur ma poitrine tandis que la porte se fermait derrière nous, atténuant le bruit de la musique. Un coup d'oeil à la pièce et je remarquais que ça faisait plus d'une demie-heure que nous étions en train de danser, d'où le fait que ma veste me colle au dos. Je la retirais donc en soupirant et la gardait au bras, observant notre hôte, un verre de punch à la main, assise sur une chaise placée à l'envers pour se donner un peu plus de style. C'était la merde, et rien qu'un seul regard de la part de son frère me le fit comprendre, bien que j'aurais pu le deviner sans ça. Je les observais donc placer des verres en plastiques sur la table basse du petit salon, jetant un coup d'oeil à Josh d'un air surpris. Finalement, ce n'était qu'un beer pong, rien de bien sorcier. « Si vous êtes là, tous, isolés, c'est parce que vous êtes nos invités de choix ! Ce beer-pong a une particularité. En plus de boire, si vous perdez, vous aurez un gage ! Mettez vous en duo ou trio, on s'en fout. Qui commence ? Tiens, frérot ! » Un soupir discret s'échappe de mes lèvres et je me détends un peu, observant Joshua, tapant discrètement un message sur mon téléphone, le lui passant pour qu'il puisse lire sans qu'une curieuse ne débarque de nulle part. « Je pourrais boire pour toi, si tu veux. Mais t'as intérêt à gagner à tous les coups !! » Rentrer ivre morte n'était pas ma priorité, et puis, nous ne pouvions pas faire semblant ou refuser.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 1200 messages et j'ai : 694 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Aaron Yan et je crédite : Meimei (avatar) Dearaaronyan (gif)

MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Jeu 29 Juin - 22:12



 Party Rock Anthem
Joy & Josh
   

Je ne vais pas te faire faire du rock acrobatique si c'est de ça que tu as peur, tentai-je de plaisanter en dévoilant mes dents lors d'une esquisse charmeuse avant qu'elle ne m'emporte dans la foule de danseurs amateurs en serrant ma main afin d'être sûre de ne pas me lâcher dans l'attroupement de jeunes en folie. Mes yeux n'avaient d'ailleurs pas perdu de vue ce rapprochement qui s'était voulu on ne peut plus naturel. Elle n'avait pas hésité une seule seconde à s'en emparer pour ancrer ses doigts tout contre les miens, à croire que ce look lui donnait une aisance certaine ainsi qu'une confiance en soi plus qu'inimaginable. Rapidement, elle nous trouva un endroit où nous pourrons nous laisser aller ensemble. Me tenant à ses côtés, je lui lançais un dernier regard avant de l'envoyer, à l'aide de ma main qui émit un mouvement rapide, juste devant moi. Parce que c'était tout de même beaucoup plus facile de jouer à deux sur ce genre de rythmes lorsque l'on pouvait se regarder, s'échanger des impressions et des expressions par nos pupilles ensoleillées par l'ambiance plutôt que de se coller aux épaules sans une once de complicité. En tout cas, c'était ce que je me rappelais avoir appris à mes cours de danse qui remontaient à de nombreuses années en arrière. Mes pieds commencèrent à sautiller en de simples pas, les plus efficaces lorsque l'on était débutant en tout cas, attrapant de temps à autre l'une ou l'autre de ses mains pour la guider. Quand bien même je n'avais jamais été très praticien de ce genre de musique, beaucoup plus à l'aise sur du reggaeton, une jolie salsa, une danse acrobatique à la contemporaine, que je ne pourrais plus jamais pratiquer à coup sûr, du hip/hop, pop ou autres danses de salon qui ne raviraient probablement pas les étudiants présents à cette fête. Reprenant possession de mon rôle de meneur à la perfection malgré quelques petites défaillances, j'avais l'impression d'avoir retrouvé une partenaire qui me redonnait l'envie de m'amuser sur ce genre de pistes. Quand bien même je me trouvais loin des projecteurs, des interviews, des artistes internationaux et des producteurs à attiser, je me sentais bien, mon sourire ne se perdit aucunement pendant toutes ces danses à enchaîner. Je me sentais renaître, si bien que j'osais quelques futiles portés pour m'amuser, me servant de Joy comme d'une danseuse accomplie en duo, parce que sa joie de vivre malgré la présence d'autres me donnait l'envie de la découvrir encore plus sous cet angle nouveau.

Mais ce fût sans compter sur l'interruption d'une tierce personne, une fois de plus. Alors que je venais d'agripper sa taille pour faire pratiquement disparaître la distance qui existait encore entre nos deux corps, voilà qu'elle fût subitement emportée vers l'arrière sans que je ne puisse en comprendre la raison. Au départ, je crus qu'elle eût fait un faux mouvement qui ne put que la déstabiliser, mais il en fût tout autre lorsqu'elle m'agrippa la main férocement, comme si elle avait senti un danger à proximité qui pourrait nous séparer. Et elle eût raison. La suivant, me faisant bousculer de tous les côtés, m'obligeant ainsi à resserrer ma poigne autour de ses phalanges, je me fis violence pour ne pas la perdre de vue. La situation se passa extrêmement vite mais, tel lors d'un enlèvement les secondes paraissaient être des minutes. Une fois éloignés de l'endroit où tous ces jeunes continuaient de se trémousser au rythme, et parfois pas, de la chanson. J'aperçus plusieurs individus nous attendre dans cette pièce où nous avions été violemment invités. Lâchant la main de la demoiselle en tournant mon faciès vers la porte qui vint de se refermer derrière nous, j'eus comme un drôle de pressentiment qui ne me disait rien qui vaille. Un long soupir s'échappa de mes narines alors que je tentais de reprendre le souffle qui m'avait été brutalement coupé, m'ayant également donné à fond auprès de Joy lors de plusieurs danses, mon torse se soulevait aussi vite que mon coeur ne battait. Et puis vint la fameuse annonce de la jeune femme à la crête rose, celle dont l'étudiante m'avait parlé un peu avant que nous ne nous lancions dans la foule. Mon regard se perdit sur le visage de ma partenaire de soirée, essayant de lire dans les traits si différents qui naissaient sur son portrait avant de reporter mon attention sur la maîtresse de maison. Je conduis, je ne peux pas boire, indiquai-je en gardant un faciès assez neutre avant que l'un des mecs présents ne se mette à lâcher un petit rire qui me fit comprendre qu'on n'avait pas le choix, voiture ou pas. C'est là que la plus jeune me porta le téléphone pendant qu'ils effectuaient déjà plusieurs paires d'équipes. Mes pupilles butèrent sur sa proposition et mon portrait ne cessa de se secouer de gauche à droite parce qu'il était impossible que je prenne le risque de la rendre, moi-même saoule. T'es cinglée, soufflai-je lorsqu'elle reprit son mobile, ça fait un bail que j'ai pas joué à ce jeu, lui dis-je en approchant ma tête de la sienne comme pour lui souffler un secret. Je pouvais comprendre la confiance que tu m'avais accordé pour le tour de moto, mais là... Je ne pus réellement continuer ma phrase puisque la fameuse Louise commençait à s'impatienter, à croire qu'il n'y avait que son ressenti et ses envies qui ne comptaient. Très bien, je me mets avec Joy, finis-je par accepter avant qu'elle ne coltine son frère à la demoiselle.

Alors que plusieurs équipes avaient été formées, Joy et moi nous retrouvions à jouer en premier contre le groupe qu'avait formé le frère de la créatrice de la soirée. Bizarrement, mes pupilles ne cessaient de le fixer et les siennes aussi me dévisageaient par la même occasion, comme deux lions mis dans la même cage lors de la saison la plus redoutée où le mâle dominant devait se montrer digne du groupe de femelles qu'il avait à sa charge par des combats multiples contre les plus jeunes. Nous y étions. Ce n'était pas de la jalousie, loin de là, mais ce que l'étudiante m'avait écrit précédemment sur son téléphone me donna une rage incontrôlable de me battre, comme si c'était elle qui était en jeu dans l'histoire car, nul doute, la punky rose trouverait un moyen de faire en sorte que le gage du perdant consiste à ce que ce soit en rapport avec son frère adoré qu'elle voulait si bien donner à Joy comme futur époux. La bonne blague ! Avant que le jeu ne commence, et presque en même temps -à croire que nous étions réellement là pour nous combattre-, lui et moi fîmes tomber nos vestes, ces dernières nous tenant bien trop chaud pour continuer le fameux jeu avec elles sur le dos. Je fis glisser les manches le long de mes bras, la laissant tomber avant de furtivement la rattraper d'une main et la tendre assez pour qu'elle ne vienne se poser sur une chaise qui avait été déplacée pour laisser place aux joueurs. Je remis le tissus bordeaux en place sur mes pectoraux histoire qu'ils ne soient pas trop dévoilés. D'ailleurs, mon débardeur s'accordait parfaitement au pull que portait la fan de graff', dommage que je n'eus pas le temps de remarquer ça plus tôt pour lui signaler que nous étions en parfaite coordination, sans nous consulter, en plus. Le soi-disant amoureux de mon amie commença alors et il en fit des tonnes, faisant semblant de calculer les degrés des angles pour pouvoir jeter la balle directement dans le gobelet. J'avouais m'impatienter face à tant de comédie, surtout que, lors du lancé, elle tomba bien à côté. Tant de chichis pour pas grand chose, au final, ce qui me déchira un léger sourire en coin sur les lèvres. Notre tour fût arrivé et je ne pus que lancer un regard vers ma partenaire, pas sûr du tout de pouvoir y arriver.
 (c) Meimei


Let me tell you something
I've tried to live without you but it doesn't make sense ✻  I know that you had got a real reason to let me down, the problem is that I would like to know what it is. To live better. To grow old better. To be able to pass through this pain that hurts my heart day after day. I try to stand up and not be that much sad about the situation. But please, come back to me and tell me... Tell me why you left me so easily.
Revenir en haut Aller en bas
avatar


It's time to say hello to
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Ven 30 Juin - 13:26

Party rock anthem
Joy Harstard
&
Joshua Ling
Heureusement pour moi, qu'il n'allait pas m'entraîner dans du rock acrobatique, ça aurait été terriblement gênant pour moi. Au départ, je regardais un peu ses pieds pour comprendre comment il s'y prenait, et j'essayais de faire de mon mieux pour que mes pas ne soient pas ridicules à côté. Il se débrouillait vraiment bien, avec sa prothèse, ce qui n'était pas vraiment mon cas parce que de un, je n'étais pas danseuse professionnelle et je ne le serais probablement jamais, et de deux, ma cheville décide de se la jouer perso et de rester le plus souvent clouée au sol pour ne pas souffrir. Malgré cela, il y a une bonne ambiance, et je m'amuse vraiment. Je vois son visage souriant, et le mien doit l'être aussi. J'étais vraiment heureuse d'être venu ce soir et je ne regrettais pas de lui avoir demandé de venir, bien que ce ne soit que le début de soirée. Dans tous les cas, je ne vois pas le temps passer, et je me sens vraiment libérée de tout ce qui me gêne dans la vie courante. Cette timidité a fini par s'effacer un minimum, peut-être est-ce parce que nous sommes entourés, et que je sais que rien ne pourrait m'arriver ? Mais c'est complètement stupide de penser ça, étant donné la dernière rencontre, dont nous n'avons pas parlé. Tout cet amusement et cette magie disparurent alors, me laissant dans la confusion la plus totale. Je ne m'attendais pas à être tirée de là si soudainement. Je pensais pouvoir encore bouger, je pensais pouvoir encore profiter de la présence adorable de Joshua. Raté. Nous nous retrouvons entourés d'autres jeunes, qui avaient les regards curieux, des sourires béats aux lèvres, un verre d'alcool à la main et sûrement des idées plein la tête. Je n'étais pas très satisfaite de ce qu'on nous réservait, ce beer pong à gage. Je n'avais jamais joué à ce jeu, et j'étais une piètre viseuse. Déjà à l'école, quand on jouait au basket, je n'ai jamais réussi à mettre un seul ballon dans le panier. Au bowling, je n'ai jamais réussi à faire un seul strike. A chaque moi que les regards se posaient sur moi et que je devais me lancer, mes mains se mettaient à trembler et tout partait en vrille. La trajectoire de la balle était donc faussée. Autant dire que j'allais perdre ce soir, bien que je n'en ai pas forcément envie. Et puis, j'étais essoufflée d'avoir autant dansé, je n'avais plus autant l'habitude de faire de l'exercice poussé. Sans parler de mon ventre criant famine... Que de mauvais facteurs qui ne me rassuraient pas. Voilà pourquoi j'avais placé ma confiance en mon ami, voilà pourquoi j'avais envie que ce soit lui qui joue à ma place. Évidemment, il avait protesté parce qu'il ne voulait pas boire, ce dont je me doutais fortement, alors dans un élan de courage et d'adrénaline, je me proposais pour ce job. Je rangeais le mobile dans ma poche, lui jetant un coup d'oeil, faisant la moue lorsqu'il me traita de cinglée. Je haussais les épaules et le laissait argumentée, bien que déçue de m'être pris une remarque de tel genre dans la figure. Mais ce n'est que quelques secondes plus tard que je compris pourquoi il avait dit ça. Lui non plus ne semblait pas être le pro du viseur, alors je pestais contre moi-même. J'attendis ensuite que tout le monde parle dans son coin pour m'adresser à mon partenaire de la soirée, droit dans les yeux pour que le message passe mieux. « Il vaut mieux que ce soit moi qui boive. Au pire, je me ferais tuer par ma mère, je serais malade demain matin, mais toi, t'as personne pour te ramener je te rappelle, et hors de question que tu dormes près de ces fous. » Je désignais la pièce du regard en soupirant. J'ignorais quel sentiment était en train de me ronger l'estomac mais je ne pouvais pas faire mieux. Je m'inquiétais à l'idée qu'il puisse avoir u nouvel accident duquel il ne s'en sortirait pas. Je commençais à m'attacher doucement à lui avec le temps, et j'avais vraiment envie de plus le connaître. J'avais ce sentiment égoïste de vouloir tout récupérer pour moi, un sentiment que j'espérais disparaître à la fin de la soirée. Je n'étais pas comme ça habituellement, pas aussi ferme dans mes paroles. Je regrettais d'avoir ingurgité une bière. Qu'est-ce que ce serait si j'ingurgitais tous ces verres devant nous... Je préférais ne pas y penser pour le moment, et laisser les choses aller de l'avant. Je n'avais jamais bu une goutte d'alcool avant aujourd'hui parce que ça allait contre ma foi, alors il était certain que je n'allais pas tenir tout ça. J'espérais que l'agneau qui était en moi ressortirait avant le loup. Je regardais donc les équipes se former et s'installer. Comme par hasard, le sort nous désigna pour commencer contre le frère de Louise, dont j'avais oublié le nom. Je croisais les bras sur ma poitrine en le dévisageant, fronçant les sourcils en le voyant défier Josh du regard. Mon regard se tourna vers ce dernier et je fus surprise de voir qu'il répondait à cette lutte silencieuse. Dans leur dos, Crête rose pour fond sonore, qui devait se délecter de ce spectacle et lui donner l'impression d'être encore plus puissante qu'au préalable. Je baissais les yeux et tentait de me faire le plus discrète possible en fixant les verres sur la table, me préparant mentalement à devoir en boire un ou deux. Ils étaient prêts à tout pour tricher, je les connaissais suffisamment pour le savoir. Je relevais ensuite les yeux, captant du mouvement. Ce n'était que Josh qui retirait sa veste, et je posais la mienne sur la sienne pour me libérer les bras, trouvant qu'il faisait soudainement très chaud dans cette pièce. Et mon regard ne cessait de tracer le contour des muscles de Joshua, tandis que mes lèvres s'humectaient légèrement. Une façon bien vulgaire pour ma part de se comporter. Je finis donc par détourner le regard, ma main venant accrocher mon pendentif en argent, souriant en voyant le premier coup raté par Monsieur le Frérot. Je jetais un coup d'oeil à mon ami, hochant la tête pour l'encourager et mettre la balle dans le verre. Mais avant qu'il ne lance, je m'approche, pose ma main sur son épaule et me hisse sur la pointe des pieds pour venir chuchoter à son oreille, afin de le motiver et surtout le rassurer. « Les gages peuvent être aussi des vérités. Sois prudent. Ils sont de très bons tricheurs, mais on sera encore bien meilleurs qu'eux, promis. » Je lui lançais ensuite un magnifique sourire à la fois angélique et sadique, et je me reculais pour lui laisser la place pour lancer la balle. Mes prunelles bleues jetèrent quelques coups d'oeil à la pièce, tentant de repérer d'éventuels tricheurs. Le frère de madame n'avait certainement pas envie de recevoir seul un gage, alors, je lançais un clin d'oeil à l'asiatique et me dirigeait vers le blond, passant un bras autour du sien avant de venir lui parler à l'oreille de façon à ce que seul lui l'entende, et aussi pour le prévenir. « Essaies de tricher, et je te réserve le pire sort possible. Quoi que, j'aimerais bien également torturer ta sœur ce soir... A toi de choisir, toi, ou elle ? Un mauvais coup contre moi et t'es foutu. » Il me jeta un regard surpris, et je lui donnais une tape dans l'épaule avant de revenir à ma place initiale, fière de moi. Je croisais ensuite les doigts dans mon dos, et fermait les yeux quand mon cavalier décida de lever la main pour lancer. Je priais intérieurement pour que ce soit pour nous. Je n'avais pas du tout envie de voir la suite, alors je préférais ne les rouvrir que lorsque je sentais la présence du danseur près de moi. Je le fixais d'un air paniqué, espérant que nous ayons au moins gagné la première manche, car la suite n'allait certainement pas être de tout repos.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 1200 messages et j'ai : 694 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Aaron Yan et je crédite : Meimei (avatar) Dearaaronyan (gif)

MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Ven 30 Juin - 22:40



 Party Rock Anthem
Joy & Josh
   

J'aurais bien voulu signaler à la demoiselle que ce n'était pas forcément les gages d'activités ou de vérités qui me terrorisaient le plus, mais bien le fait que je pouvais être le seul responsable du mal qu'elle pourrait ressentir si elle buvait beaucoup trop d'alcool, sans parler des effets notoires qui pouvaient être déroutants par la suite, entre les maux de tête, les envies de vomir et la possible dispute entre elle et ses parents s'ils l'apprenaient... En somme, je ne voulais pas être le type qui, encore, puisse la mettre dans l'embarras face à ses géniteurs. Beaucoup trop attaché ? Non, pas vraiment. Un peu sous son charme ? Oui, forcément. Et je ne pouvais me le cacher plus longtemps. Toutes les facettes que j'avais découvertes de l'étudiante, autant l'introvertie du Starbucks, la timide du café, la bienveillante du parc que la libérée de ce soir, me plaisaient. Quand bien même j'étais certain qu'elle disposait de défauts, comme tout le monde, je n'arriverais probablement pas à lui en vouloir pour ça. Soupirant légèrement en haussant les épaules afin de la prévenir que je capitulais et allais vraiment me mettre à jouer à cette activité, je posais mon regard sur la chaise qui était destinée à mon équipe et y pris place, parce qu'il était tout de même plus simple de viser les gobelets sur la table basse en étant assis plutôt que de se contenter d'être debout et faire le pitre calculateur comme l'avait précédemment tenté mon adversaire. La belle entre les doigts de ma main droite, je jouais avec elle un instant, essayant de comprendre le lancé qui serait beaucoup plus adéquat à ce moi d'aujourd'hui. Auparavant, j'aimais les lancés directs, j'en étais même un parfait joueur grâce à cette technique, mais aujourd'hui les années étaient passées et je n'étais plus le frimeur qui ne ratait jamais un récipient. Je pris une grande inspiration, amenant la balle un peu plus près de mon visage, pliant le bras et faisant ressortir aussi bien mon biceps que mon triceps, pour dire à quel point je stressai à l'idée de commencer réellement la partie, mes muscles en souffraient énormément. Le moment fût venu pour moi de tirer. Manque de bol, ce qui devait arriver arriva : la balle atterrit juste à côté du triangle formé par les verres remplis. Mes yeux se baissèrent alors que ma mâchoire se serra fortement, alors que ma main droite vint agripper une poignée de cheveux que je massacrai discrètement. Mon regard se détourna pour avoir en vision direct le visage de la belle et mes lèvres mimèrent furtivement un "désolé". Je croyais en moi et au courage qu'elle m'avait soufflé, tout n'était que question de temps.

La partie continua ainsi, il y eut de nombreux échecs des deux côtés, de l'équipe adverse parce que les joueurs ne devaient plus réellement savoir viser après tout l'alcool ingéré avant le début du jeu, et de notre équipe, parce que nous étions des novices purs et durs qui ne s'amusaient que très rarement, ou pas du tout, à ce genre d'activités. Les scores ? Les adversaires avaient bu deux verres alors que Joy venait de chiquer son troisième. Plus ils arrivaient à viser et plus je me sentais coupable. D'ailleurs, c'est d'une tristesse sans nom que je regardais chaque goulée que buvait la plus jeune, heureuse de pouvoir m'épargner ce désarroi, malheureux de devoir compter sur elle. Vint mon tour, une fois de plus, de tenter ma chance, et j'avais remarqué qu'il m'était beaucoup plus facile de faire tomber la balle dans le gobelet lorsque je tentais un ricochet sur le bois. Les deux verres du milieu avaient disparu, il ne me restait plus qu'à décaler légèrement l'arrivée de la balle un peu avant, ou un peu après, pour qu'elle puisse passer dans le trou. Je devais tenter, je n'avais pas le choix. Et j'eus raison. Par la suite, j'avais enchaîné les réussites menant ainsi le score de 5-3 pour nous. Il ne restait plus qu'une boisson à faire boire aux autres et nous avions gagné cette première manche. Je portais un regard rapide sur Joy qui semblait tenir le coup malgré que je voyais ses traits changer. Nul doute que je ne devais pas rater ce dernier coup. Je me concentrai alors, m'asseyant bien au fond de la chaise pour maintenir mon dos, légèrement douloureux du fait d'être resté assis trop longtemps, la plaque encore sur ma colonne me donnant quelques coups de jus désagréable au niveau de la moelle épinière, je lançai un soupir pour m'inciter à faire de mon mieux, sachant pertinemment que l'étudiante croyait en moi également. Seulement... Au moment où je me préparai à lancer la balle, un des jeunes hommes fit semblant de se prendre le pied dans celui du siège où j'étais installé et fit dévier la trajectoire. Mes yeux grossirent brutalement, lançant un regard noir au coupable avant de porter mon attention sur la maîtresse de la soirée qui haussa les épaules prétextant à un accident. Vous avez de la chance que je ne sois pas mauvais joueur, indiquai-je tout juste en secouant la tête discrètement de droite à gauche, déçu malgré tout que l'on ne prenne pas cette erreur à défaut et que l'on ne m'accepte pas un lancé pour ce malheureux incident. Le dindon de la crête rose tira et marqua, ce qui me fit encore plus rager intérieurement, tentant tout de même de faire en sorte de ne pas montrer le chagrin que j'éprouvais à voir encore la demoiselle se sacrifier pour moi. Belle preuve d'amour diraient certains quand je pensais sérieusement manquer de bonnes manières. Nous étions donc rendus à 5-4. Le coup fatal et ultime fût lancé et nous proclamèrent malgré tout vainqueur du mini tournois. J'eus du mal à le croire au début. C'est tout simplement lorsque la totalité des verres disparut de la table basse que je levai les yeux vers Joy, esquissant fièrement un sourire radieux, soulagé, surtout, qu'elle n'eût pas à subir plus qu'elle n'avait déjà subi.

Je me levai alors, rapidement, pour revenir à ses côtés, remettant ses cheveux qu'elle avait lissé vers l'arrière pour dégager son front, venant poser le bout de mes lèvres sur ce dernier pour la féliciter d'autant de courage et la remercier, tout en même temps, silencieusement, d'avoir pris les devants quant aux boissons que nous devions tous deux avaler l'un après l'autre, logiquement. Reculant d'un pas, et ainsi séparant mes lèvres de sa peau, ma main vint agripper son poignet, parce qu'attraper sa main aurait été un geste assez mal placé dans ce genre de situations, tout du moins je le pensais, et l'amenai vers un meuble placé dans un coin pour laisser jouer deux autres équipes, espérant pouvoir passer un peu de temps en tête à tête avec elle. Je suis fier de toi, indiquai-je à la fille aux cheveux châtains en lui adressant une énième esquisse après m'être installé contre le buffet de la pièce, perdant quelques centimètres qui me rapprochèrent de la jeune femme. Tu te sens bien, interrogeai-je cette dernière, vraiment soucieux de son état de santé après ces quatre verres ingérés. On peut déclarer forfait et accepter le gage, si tu le souhaites, proposai-je avant de terminer, je me vois mal défier deux équipes encore et te laisser boire dans ces conditions, intervins-je lui faisant comprendre que j'aurais préféré qu'elle n'y soit pas forcée si vraiment elle voulait se saouler pour oublier tous les soucis quotidiens, les problèmes avec ses parents et les révisions interminables pour ses examens. J'ai pas peur des gages, avouai-je enfin en laissant les coins de mes lèvres se soulever lentement, je serais même capable d'en faire une dizaine pour qu'ils te foutent la paix, consentis-je en pinçant mes lèvres, dévisageant la totalité de son visage sérieusement. Même les pires, même les plus contraignants, même les plus salaces, tant qu'on la laissait tranquille pour de bon. T'as quel âge, intervint une voix féminine à nos côtés, m'obligeant à dévier mes pupilles du portrait de la fan de lecture pour poser ces dernières sur... Une jeune femme d'une vingtaine d'années aux traits horriblement, beaucoup trop, maquillés. Euh,... Trente ans pourquoi, répondis-je débilement à l'investigatrice avant qu'elle n'ouvre la bouche, formant un "o" de ses lèvres alors que son regard vint se porter sur Joy comme si elle était choquée que cette fille sans histoire, sans ragots sexuels dans l'université, puisse se faire un mec dix ans plus vieux. Nous ne sommes qu'amis, tentai-je de braver toute la réflexion qu'elle semblait se faire, sauvant probablement ma partenaire de possibles futurs bruits de couloirs. Oh..., s'exclama-t-elle comme soudainement intéressée, essayant un sourire charmeur en ma direction, c'est bon à savoir, fit-elle avant de tourner les talons, n'omettant pas de m'adresser un clin d'oeil révélateur avant de laisser rouler son postérieur dans un déhanché langoureux sur lequel je ne pus que poser mon regard pour le retirer furtivement, gêné par cette manie d'attirer les hommes par ces avantages corporels loin d'être naturels.

 (c) Meimei


Let me tell you something
I've tried to live without you but it doesn't make sense ✻  I know that you had got a real reason to let me down, the problem is that I would like to know what it is. To live better. To grow old better. To be able to pass through this pain that hurts my heart day after day. I try to stand up and not be that much sad about the situation. But please, come back to me and tell me... Tell me why you left me so easily.
Revenir en haut Aller en bas
avatar


It's time to say hello to
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Sam 1 Juil - 12:11

Party rock anthem
Joy Harstard
&
Joshua Ling
Je crois que j'avais un regard trop insistant, ou peut-être trop cruel, parce qu'il finit par capituler. J'allais encaisser les verres, mais je ne tomberais pas de fatigue pour autant. J'ignore quel effet ça produira sur moi, étant donné que je n'en ai jamais fait l'expérience mais j'espère que ce ne sera pas si catastrophique que ça. Certaines personnes avaient tendance à pleurer, d'autres à vomir, certaines à être aussi dévergondées qu'une prostituée du bois de Boulogne, alors je craignais légèrement le résultat. De toute façon, je n'avais rien de compromettant à avouer, alors j'ignorais pourquoi j'avais si peur que ma coquille se brise. Je soufflais donc, tentait de me calmer quand j'avais les yeux fermés, mais la panique m'envahir légèrement quand, en les rouvrant, je découvrais qu'il avait raté son coup. J'attrapais le verre sans me plaindre, et après avoir jeté un bref coup d'oeil au fond de celui-ci, je l'avais cul-sec, plissant les yeux tellement le liquide était fort. Je posais ensuite celui-ci, vide, dans un coin, et observait le reste de la partie. Je fus forcée de boire un second verre, puis un troisième, avant que les groupes ne soient alternés. Chaque regard que me portait Joshua me tordait le cœur, mais je parvenais à sourire pour tenter de le rassurer. Ce n'était qu'un douloureux moment à passer, j'allais m'en remettre. Quoi que. Au bout d'un certain temps, qui me semblait avoir duré une éternité, j'aurais juré me sentir totalement légère. C'était sans compter sur le quatrième et dernier verre à ingurgiter. Pour l'instant, mon estomac ne se soulevait pas, c'était bon signe. J'aurais sûrement plus de mal en fin de soirée, ou même demain matin. Heureusement pour moi, pour l'instant, la torture s'arrêtait là. Un grand sourire s'afficha sur mon visage, et j'observais Josh s'approcher, sûrement des étoiles pleins les yeux. J'étais sûrement déjà bien entamée, mais je tentais de paraître tout à fait normal. Difficile, puisque ses gestes me firent frémir, mais je le laissais embrasser mon front, non sans rougir. Je l'accompagnais ensuite dans le coin de la pièce où n'étaient pas entassés les étudiants, ayant terriblement chaud. Mon regard était affolé et suivait chacun des mouvements pouvant passer dans la pièce. On aurait dit une brebis apeurée. Je posais mes fesses sur le meuble, mon dos commençant à me faire souffrir, et j'observais l'asiatique, qui semblait s'inquiéter de mon état. « Je me sens légère comme une plume ! » déclarais-je, tout sourire, avant qu'il ne se transforme en petite moue triste. « Abandonner, sérieusement ? » Peut-être qu'il se sentait confiant quant aux gages, mais moi, pas du tout. Je les redoutais toujours autant, alcool dans le sang ou non. Ils étaient prêts à tous, alors je préférais continuer à boire et oublier le reste de la soirée, si ça pouvait m'aider à aller mieux plus tard. En tout cas, j'étais terriblement touchée et émue des paroles du danseur. C'était tellement adorable de sa part. Je penchais légèrement la tête sur le côté, mes doigts s'envolant pour venir courir délicatement le long de son bras dénudé. J'avais soudain une terrible envie de m'approche, ou de le rapprocher de moi. Si musclé, si joliment coloré. Une peau qu'on avait envie de toucher malgré soit. « C'est trop chou. Tu me fais penser à un chamalow. D'ailleurs, j'ai trop envie de chamalow... » lançais-je à son égard, relevant subitement la tête vers la voix débarquée de nulle part. Je retirais brusquement ma main, comme si ma peau me brûlait, furieuse d'être coupée dans mon élan. J'allais argumenter, mais peut-être m'évitait-elle de faire une bêtise, ou de dire n'importe quoi. Dans ce sens, je lui étais terriblement reconnaissante. Quand elle tourna la tête vers moi, je ne pus m'empêcher de lui lancer un regard noir. Les prochaines paroles me rendirent légèrement jalouse, j'ignorais pourquoi d'ailleurs, mais j'avais envie qu'elle dégage et ne revienne plus jamais m'embêter. Je voulais profiter de la présence de Joshua, pas de la sienne. Elle finit par s'en aller, et je posais mon regard sur mon ami, qui la reluquait soudainement. J'avalais ma salive, soupirait et tournait la tête pour héler Louise, afin d'oublier ce à quoi je venais d'insister. « On abandonne la partie. Envoie ton gage. » Tout le monde s'arrêta de jouer et se tourna vers nous. Je me remis bien vite sur mes jambes, croisant les bras sur ma poitrine en attendant. Son frère vint lui murmurer quelque chose à l'oreille, et je retins mon souffle, de peur de ce qui allait venir. La sentence ne mit pas longtemps à tomber. « Il y a un jeu, que j'aime beaucoup. Oh non, pas le simple jeu de la bouteille comme le suggère mon frère, j'ai beaucoup mieux, beaucoup plus intéressant ! » Elle laisse un silence théâtral d'installer tandis qu'elle fait de la place sur la table pour y placer une bouteille vide. Tout le monde s'installe à peu près en rond autour, nous y compris. J'observe la chose, mon cerveau commençant à s'imaginer tout et n'importe quoi, preuve que je n'étais plus sobre depuis longtemps. « Il faut que l'on baptise le nouveau venu. Personne ne te connait, après tout. Tu auras droit à sept minutes avec une bombe -ou un canon, le sort choisira pour toi-, ensuite, ce sera autour de ta copine. » Elle insiste sur ce mot et je fronce les sourcils, jetant un coup d'oeil à Josh, l'air de dire "T'as une copine, c'est qui ?" Mais avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, crête rose lance la machine infernale, nous retenant tous en haleine. Regarder cette bouteille tourner me donne le tournis, et j'attrape le bras de Joshua pour rester debout. Je ferme les yeux, et quand je les rouvre, la bouteille me pointe. Un soupir de soulagement s'échappe de mes lèvres tandis que Louise peste, déçue. « Merde alors... Il semble que même le sort ne veut pas vous épargner. Ce sera p't'être temps pour notre petite Joy de se faire dépuceler. » Ma tête se redresse, et je foudroie Louise du regard. Je ne me sens plus très bien, tout d'un coup. J'ai l'impression d'avoir raté des wagons et ça doit se voir dans mon regard, vu le rire qui s'échappe de ses lèvres. Mais elle s'approche, nous agrippe tous les deux par le bras et nous traîne dans son fameux placard sous l'escalier à la Harry Potter. La porte se referme, me faisant sursauter, et je me retrouve face à Joshua. Mon premier réflexe est de me coller dos au mur, tout en l'observant dans la pénombre. Je sors mon téléphone pour nous faire un peu de lumière, et je l'observe avec des yeux de chouette. « Je crois que j'ai loupé un truc. » marmonnais-je en fronçant les sourcils, me mettant soudainement à rire nerveusement, ne sachant pas vraiment comment agir.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 1200 messages et j'ai : 694 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Aaron Yan et je crédite : Meimei (avatar) Dearaaronyan (gif)

MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Dim 2 Juil - 10:58



 Party Rock Anthem
Joy & Josh
   

La porte se referma très vite derrière nos dos et alors que Joy tenta de chercher appui sur le mur qui se trouvait non loin d'elle, mon corps fit face directement au bois d'où un bruit en ressortit, signe que la fameuse Louise ne put s'empêcher de fermer à double tours le verrou. Malgré l'obscurité de la pièce, je tentai de dissocier quelques lueurs de lumière qui s'échappaient d'entre les planches de bois mais un halo de clarté apparût à ma gauche et je ne pus que porter attention particulière à ce dernier, constatant que l'étudiante n'avait pas totalement perdu la tête puisqu'elle eût réussi à avoir un minimum de réflexion pour allumer son portable et nous procurer l'éclairage dont nous avions besoin. Je lui souris très furtivement et reportai mon portrait sur la porte, agacé de ces jeux stupides où les principaux concernés ne peuvent dire mots et apporter un semblant d'accord dans l'histoire. J'entrouvris mes lèvres et laissai un soupir en sortir avant de reculer de quelques pas, amenant ainsi ma colonne vertébrale contre la paroi murale et m'y laissai glisser. Je pliai mon genou valide pour m'appuyer de mes avant-bras dessus et remarquai que la plus jeune semblait terriblement perdue. Ne connaissait-elle pas le jeu ou ne savait-elle pas ce que nous, principalement, devions faire ? Tout ce que je sais, commençai-je pour lui donner une réponse, c'est que dans moins de sept minutes nous serons libres de nous en aller, si c'est ce que tu souhaites, terminai-je en glissant mes yeux sur chaque trait perceptible de son visage avant de venir masser ma nuque de ma main droite par de simples mouvements de gauche à droite. J'espère que nous pourrons au moins récupérer nos vestes qui sont restées dans la salle, déclarai-je en levant les sourcils brutalement pour les remettre à leur place initiale. Ta mère vient te rechercher, demandai-je en bouger légèrement mon faciès de telle sorte à ce que je puisse la voir. Effectivement, je ne savais même pas comment la jeune femme repartait et s'il fallait que je la récupère pour l'accompagner jusqu'à sa rue. Il est vrai que je serais tout de même plus rassuré à l'idée que l'un de ses parents vienne la récupérer devant la maison, ou que je sois son unique accompagnateur, dans tous les cas, hors de question pour moi de la laisser repartir seule dans les rues à cette heure-ci, elle semblait bien amochée par l'alcool pour que je ne prenne le risque de l'abandonner à son sort.

Tu n'as jamais eu de copain, questionnai-je subitement Joy, me rappelant des paroles de Louise quelques instants plus tôt alors qu'elle venait de faire tourner la bouteille qui avait atterri sur l'étudiante. Dépuceler. Ce mot, je l'avais mimé de mes lèvres avec une mine remplie d'incompréhensions et ça m'avait légèrement refroidi quand, par le regard qu'avait lancé ma partenaire, j'avais eu la confirmation qu'elle n'avait tenté ce genre de rapprochements avec un garçon. Elle semblait être très attachée à sa famille et sa famille l'était tout autant, peut-être même un peu trop, si bien que j'avais du mal à me sentir à l'aise en présence des membres de sa famille. Ils faisaient attention les uns aux autres, si bien que la demoiselle ne paraissait pas avoir une liberté totale malgré ses vingt années... Et puis cet aveu dont j'eus le droit de la bouche d'une autre femme m'avait glacé quelque peu. Pourquoi ? Parce que j'imaginais fort bien qu'un mec de trente ans qui s'entichait d'une fille pucelle de vingt ans serait regardé d'un mauvais oeil. Je savais également que le fait de me sentir bien avec elle et d'imager qu'il puisse y avoir plus ne serait pas très bien perçu par ma famille qui était restée à l'autre bout de la Terre, à Taïwan. Et puis... Les premières fois n'étaient jamais simples, la mienne ne l'avait pas été en tout cas et j'en gardais un très mauvais souvenir... Serais-je capable de prendre le risque si jamais... Excuse-moi, finis-je par dire en secouant la tête avant qu'elle ne réponde, je n'aurais pas du te demander ça, déclarai-je en me rendant compte à quel point je m'étais immiscé dans sa vie privée soudainement. Le silence s'installa très vite entre nous, et je m'en voulus énormément d'avoir pourri l'ambiance. Déjà qu'elle n'était pas aux beaux fixes depuis que l'on nous avait enfermé dans cette cage... C'est pas une honte, déliai-je ma langue le premier, en quinze ans je n'ai eu que trois copines, avouai-je en haussant les épaules, ça a duré quatre ans et demi, presque six ans et, bah, quelques mois, déclarai-je en reposant mes yeux sur le visage de la belle aux cheveux châtains et lui envoyai une esquisse agréable, je préfère ça qu'être comme ces étudiants qui ne peuvent plus compter combien de partenaires ils ont eu dans leur vie, confessai-je avant de reporter mon attention sur la porte d'où venait quelques bruits, quelques rires, quelques bousculades amicales quand bien même j'entendais également quelques rapprochements peu catholiques. Je me mis à grimacer, dégoûté par tant de facilité avant de détourner mon portrait à l'opposé d'où se tenait Joy.

Le plus important, c'est que tu tiens encore un peu sur tes pattes, plaisantai-je en laissant un faible rire s'échapper d'entre mes lèvres. Je suis content d'être tombé sur toi, confiai-je à la principale concernée, n'osant imaginer ce qui aurait pu se passer si j'étais tombé sur l'une des femelles en mal d'amour qui se trouvaient autour de la table basse, attendant le bon moment pour se jeter sur l'un des mâles de la pièce. Mais... Je ne savais pas non plus comment j'aurais réagi si l'étudiante se serait retrouvée être accompagnée d'un homme capable de tout pour satisfaire ses envies animales. Je n'étais pas spécialement pour les combats de coq et prêchai la conversation aux disputes remplies de testostérones, mais je ne pouvais parier sur mon immobilité si la jeune femme avait été transportée par un autre que moi. C'était loin d'être de la possessivité, ou de la jalousie, mais je comptais bien devenir un bon ami, et il semblait que, pour ça, il fallait que j'ai la confiance ultime des parents de la demoiselle... Jamais je ne me serais permis de la ramener à ses géniteurs en pleurs, bourrée au point de ne plus se rappeler son nom ou malheureuse d'avoir passé une soirée pourrie en ma compagnie. Je secouai la tête furtivement pour m'effacer toutes ces horribles pensées de mon esprit, parce qu'aucunement ceci ne pourrait se passer. Elle était avec moi, c'était tout ce qui importait. Mes yeux s'engagèrent à vérifier si elle se sentait toujours bien, vu les gobelets qu'elle avait avalé... Mais,... Attends, coupai-je le silence en glissant mon fessier sur le sol pour venir porter ma main sur le côté de son visage pour arranger ses cheveux qui, certainement lorsqu'ils nous avaient poussé, s'étaient coincés entre ses lèvres. Poussant la mèche de quelques brins, mon geste se mit à ralentir et mes pupilles glissèrent dans les siennes. Bizarrement, j'avais l'impression d'avoir déjà vécu cette scène et mis un moment avant de remettre les souvenirs à ses côtés dans le bon ordre. Mon regard ne put s'échapper du sien, et j'étais assez proche pour distinguer les différentes lueurs de ses pupilles. Penché vers elle, me maintenant de ma main gauche pour ne pas m'affaler dessus, mon coeur se mit à tambouriner dans ma poitrine et mes tripes se tordirent inlassablement. Mon torse se bomba, geste beaucoup plus rapide et fort pour le coup. J'avais l'impression de devenir beaucoup moins lourd et de m'élever aussi facilement qu'un oiseau lors de son envol. Je me rappelais enfin d'où cette sensation de déjà-vu me revenait, et c'était bel et bien en cette fin d'après-midi où je m'étais retrouvé assis sur son lit à cause d'un coup de ballon sur l'oreille. Tout comme ce jour-là, mes lèvres s'entrouvrirent légèrement, ressentant le souffle de la belle sur mon visage halé, l'odeur de ses lèvres parfumées à la bière qui, étrangement, ne me dérangeait guère. Ma gorge fraya un chemin à la salive qui s'était accumulée dans ma bouche, faisant ainsi remonter ma pomme d'Adam langoureusement. Mes pupilles se baissèrent sur les lippes de la belle qui me faisait face avant que mes paupières ne se ferment soudainement, pris d'une réflexion abrupte qui vint agresser ce désir de toucher à sa bouche de la mienne. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas me permettre de profiter de cet instant alors qu'elle n'était pas dans son état normal. Ces gestes, ces mots qu'elle avait eu pour moi précédemment, ceci n'était pas elle et je n'étais pas le genre d'hommes à profiter d'une telle situation. C'est rapidement que j'enlevai ma main qui s'était aposée au niveau de son oreille, ma tête recula de la sienne et mes croissants de chair se refermèrent entièrement, retournant à ma position initiale le plus rapidement possible. Je raclai ma gorge, reprenant ainsi mes esprits, collant mon dos contre le mur ainsi que l'arrière de mon crâne d'une allure plus que sérieuse. Le principal, c'est que nous allons ressortir d'ici vivant, tentai-je de blaguer.


 (c) Meimei


Let me tell you something
I've tried to live without you but it doesn't make sense ✻  I know that you had got a real reason to let me down, the problem is that I would like to know what it is. To live better. To grow old better. To be able to pass through this pain that hurts my heart day after day. I try to stand up and not be that much sad about the situation. But please, come back to me and tell me... Tell me why you left me so easily.
Revenir en haut Aller en bas
avatar


It's time to say hello to
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Lun 17 Juil - 11:20

Party rock anthem
Joy Harstard
&
Joshua Ling
Quand la porte se referme, je sursaute, mais je sors quand même mon téléphone pour nous faire un peu de lumière. J'ai encore suffisamment de batterie pour ça, alors je ne vais pas m'en priver, surtout si ça me permet de mieux voir le visage de Josh dans l'obscurité. J'aurais pu me réjouir de cette situation, mais je n'y parvenais pas. Trop de choses me tournaient dans la tête, j'avais peur, j'avais honte, et je regrettais presque de ne pas avoir pu nous éloigner avant d'en avoir le temps. Je ne voulais pas qu'il m'en veuille pour tout ça, mais j'étais incapable de lui dire. Je crois que je me suis réellement attachée à lui, et j'ignore où tout ça va nous mener. Je le vois ensuite se laisser glisser contre le mur, et dans un élan de fatigue, je décide de faire de même, ce qui soulage instantanément mes jambes engourdis. En fait, tout mon corps semblait l'être, comme si la bière avait suffi à me mettre dans un état comateux assez puissant pour m'anesthésier. Alors, c'était ça, que d'être saoule ? C'était drôlement agréable dans un sens, de se sentir parfaitement libre, de pouvoir être quelqu'un d'autre le temps d'une soirée. Sept minutes pour être libres de s'en aller, je n'y croyais pas. Parce que dans sept minutes, j'appellerais ma mère pour qu'elle vienne me chercher, et je quitterais cette maison pour en rejoindre une autre, où je serais sûrement sermonnée pour tout ce qu'il venait de m'arriver. J'essaierais de ne pas parler, mais je savais d'avance que ce serait compliqué pour moi dans cet état. J'espérais juste ne pas me mettre à pleurer en arrivant chez moi, ou à rire de manière incontrôlée pendant de très longues minutes. Paraître sobre dans un tel état est bien trop compliqué pour moi, qui n'ait pas l'habitude de tout ça. Je l'observe donc silencieusement, n'osant rien dire, préférant observer chaque détail de son visage pour l'ancrer dans ma mémoire. J'ignorais qu'on pouvait s'attacher aussi vite à quelqu'un, qu'on pouvait trop vite se brûler les ailes. Mais dans un sens, j'étais impatiente, je n'en pouvais plus d'attendre qu'il se passe quelque chose entre nous. Je hochais ensuite la tête, gardant toujours ce silence entre nous, non sans le quitter des yeux. J'ai fini par poser le téléphone entre nous pour qu'il continue de nous éclairer et que cette pénombre ne nous envahisse plus. Il brise encore le silence, et je souris comme une imbécile en secouant positivement la tête pour lui faire signe qu'effectivement, ce serait ma mère qui viendrait ce soir. Les prochaines minutes à nous contempler furent longues, mais j'appréciais particulièrement. Nous avions pour fond sonore la musique résonnant entre les murs, particulièrement de mauvais goût, et il y avait sûrement quelqu'un qui guettait la porte dans l'espoir d'entendre des cris de bonheur auxquels ils étaient si habitués. Dommage pour eux, ce soir allait être une soirée particulièrement ennuyante. Mon cœur manque soudainement un bon, la question de Joshua résonnant dans ma tête. Je fronce les sourcils et je tourne la tête pour regarder face à moi, faisant mine d'être vexée. « Bien sûr que si ! » Je n'aimais pas vraiment le fait qu'on me croit naïve à ce point-là. J'avais eu une première belle histoire d'amour, et même si je n'en parlais pas beaucoup, je pensais qu'on pouvait deviner en me voyant que j'avais été pendant deux ans comblée de bonheur. J'étais plus jeune qu'aujourd'hui, et depuis, ça avait été un peu le néant dans ma vie amoureuse, mais j'avais bel et bien déjà eu un petit ami. Je grogne quand il s'excuse, ce qui ne me ressemble pas, et je continue à fixer le mur en l'écoutant. Je réagis aussitôt au fait qu'il dise que ce n'était pas une honte de ne pas avoir déjà eu de petit copain. « J'ai déjà eu un copain, ça a duré deux ans. » Je le laisse ensuite parler, soupirant doucement, finissant par reporter mon regard sur lui. J'étais certaine qu'il ne voulait pas me vexer, mais j'ignorais pourquoi on parlait de ça, là, tout de suite. Cette conversation ne ressemblait pas vraiment à celle de deux amis, ou alors, c'était parce que je n'en parlais jamais que j'avais cette impression. J'ignorais pourquoi, mais je me sentais soudain mal, prête à pleurer. Mais son regard me suffit à remonter à la surface et à sourire. Moi aussi, je préférais ça aux relations peu futiles des adolescents de nos jours. Et puis, ce genre de relations me manquait beaucoup, j'avais besoin de retrouver une vie amoureuse, de me sentir bien avec quelqu'un pour veiller sur moi. Mes meilleurs amis ne me suffisaient plus. J'avais promis à Del de ne jamais la laisser tomber, et je comptais bien tenir ma parole, même si nous nous retrouvions bloquées toutes les deux dans des relations qui nous forcerait à passer moins de temps ensemble qu'avant. Je soupire, soudainement triste à cette idée. Une tristesse qui laissa place à du désespoir au vu de ce qu'étaient en train de faire d'autres étudiants derrière la porte, se charmant, non, se chauffant carrément sans aucune honte. J'essayais de faire abstraction, observant mon ami, regrettant de ne pas revivre le même instant que la semaine dernière, dans ma chambre. J'étais certaine qu'on se serait embrassés si ma mère n'était pas intervenue. Nous n'avions à notre actif que peu de temps ensemble, mais il s'était passé quelque chose, je l'avais senti du plus profond de mon être. J'en avais frémis. Oui, mes lèvres avaient réclamé les siennes, mes mains avaient voulu se joindre aux siennes, mon cœur avait bondi, frôlant la crise cardiaque et mon ventre avait lâché une nuée de papillons. Autant de choses que je n'avais plus ressenties depuis longtemps, et qui m'avaient fait un bien fou au moral. J'essaie d'oublier, mais mon regard glisse vers lui comme s'il était attiré par un aimant, si bien que ses paroles ne me viennent que de très loin. Je reprends quelques bouffées d'air, je souris, et je réponds à mon tour, plus bas, comme si c'était un secret pour nous deux. « Vraiment ? Je pensais que tu aurais préféré venir avec l'autre, vous vous plaisiez pourtant... » J'ignorais pourquoi j'agissais comme ça, mais je m'excusais bien vite en secouant la tête négativement. Quelle imbécile je faisais, mais c'était plus fort que moi ! J'avais bien vu les regards qu'elle lui avait lancé, et lui sur elle. J'avais d'abord été surprise puis un drôle de sentiment de possessivité m'avait ensuite parcouru les veines. Un sentiment qui ne s'effaça pas tout de suite, au vu de ses gestes soudains. Encore une fois, je cessais de respirer, je me tournais un peu plus vers lui, le laissant s'approcher de moi. Je me demandais pourquoi il faisait ça, pourquoi il replaçait mes cheveux, de la même lenteur que dans les films romantiques. Un geste qui me coupa un peu plus le souffle, qui bouscula mon estomac. Je souriais comme une imbécile dans le silence des plus totaux. Nos corps se frôlaient dans une parfaite harmonie, semblaient se délecter l'un de l'autre de cette manière. Mes yeux glissaient naturellement sur son visage jusqu'à ses lèvres, j'avais les mains solidement ancrées dans le sol, j'essayais de respirer mais je n'attendais qu'une chose de tout ça. La lumière du téléphone était encore là, mais je ne semblais plus la voir, trop obnubilée par le visage en face du mien. Enfin, il se passait quelque chose, je le sentais, ça allait bien se passer et nous pourrions sortir de là plus heureux que jamais. Ma main droite finit par relâcher le sol, venant frôler, non, caresser le bras de celui que je voulais prendre pour amant. Tout finit par revenir à la normale, me rendant plus frustrée que jamais. Mes yeux suivirent Joshua qui s'éloignait de moi, et je sentis un vent de panique souffler à mon esprit, puis, un vent glacial s'emparer de tout mon corps, me faisant frissonner. Comme la dernière fois, il avait tout gâché, et j'ignorais pourquoi. Si c'était pour jouer avec moi, avec mes nerfs, je lui en voudrais. D'ailleurs, j'étais déjà complètement à l'ouest, et j'avais envie de pleurer et de lui reprocher ses gestes. En temps normal, je me serais délectée de la situation et j'aurais apprécié plaire. Encore un signe que je n'étais pas moi-même ce soir. Je soupirais, me tournais pour que mon dos revienne au mur et j'éteignais la lumière de mon téléphone pour envoyer un message à ma mère. Les sept minutes allaient être écoulées, et nous pourrions partir, mais il me resterait bien du temps avant que ma génitrice ne débarque. Je ne réagissais même pas aux paroles de Joshua, tentant de me remettre de mes émotions. Malheureusement, j'en étais incapable, puisque la porte s'ouvrait sur quelques étudiants curieux de savoir ce qu'il s'était passé. Je me levais d'un bond, préférant les ignorer, et je me lançais à travers la foule, pressée de quitter les lieux. Au bout de quelques minutes à bousculer tous les étudiants de la fête, je parvenais à sortir à l'air libre. Le froid me claqua au visage, et je m'asseyais en bas du perron, croisant les bras sur ma poitrine. J'avais envie de retrouver ma veste, mais aussi mon lit chaud. J'étais complètement épuisée, et je m'en voulais d'avoir été si affreuse ce soir. Je ne méritais vraiment pas tout ce que j'avais, et j'étais certaine de ne pas pouvoir apprécier cette soirée comme je l'aurais du. Poussant un soupir, j'espérais que Josh me retrouve et ne me laisse pas seule jusqu'à ce que ma mère arrive.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur

It's time to say hello to
J'ai posté : 1200 messages et j'ai : 694 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Aaron Yan et je crédite : Meimei (avatar) Dearaaronyan (gif)

MessageSujet: Re: Party rock anthem [ft Joshou]   Lun 17 Juil - 14:15



 Party Rock Anthem
Joy & Josh
   

Un cliquetis se fit entendre et la porte s'ouvrit, laissant passer dans l'entrebâillement un halo de lumière qui m'aveugla. Mes paupières se fermèrent brutalement, mes sourcils se froncèrent et l'un de mes avant-bras tenta de me protéger de la projection lumineuse des ampoules du plafond de la pièce près de laquelle nous nous trouvions enfermer. J'eus ressenti une brise vive qui émana de la place où Joy s'était installée tout du long des sept minutes pendant lesquelles nous avions été enfermés, et ce vent frais me fit ouvrir les yeux sur ce qui se passait. Pris d'une faible vision, je ne pus que distinguer une ombre se faufiler à travers l'encadrement, poussant les étudiants qui s'étaient amassés juste devant, essayant de savoir ce qui s'était passé pendant notre voyage au cachot. Je compris très vite que cette sombre silhouette n'avait été autre que la jeune femme qui s'était volatilisée rapidement pour ne pas devoir rendre des comptes, donner des explications. Entrouvrant mes lèvres pour l'appeler, je me retins, sachant inconsciemment qu'elle ne m'aurait pas écouté et aurait continué son chemin. Soupirant immensément de mes narines fièrement dilatées, notamment parce que j'étais furieux contre ces gamins qui se prenaient pour des hommes à agir de la sorte. Comme si leur vie ne dépendait que du nombre de partenaires ils avaient eu la chance de fourrer dans leur lit. Décidément, ils n'avaient encore rien appris, rien vu, et j'espérais profondément pour eux que leur avenir ne se résumait pas à dénombrer le nombre de fois où ils auraient chopé une MST, jusqu'à ce que celle-ci leur soit fatale. C'est bon, lâchez-la, finis-je par dire en me relevant d'un air abattu, mais certainement pas pour les raisons qu'ils imaginèrent. C'est probablement ce qui nous différencie, toi et moi, claquai-je dans la figure d'un des petits bonhommes qui ne se priva pas pour rire, croyant que j'avais eu le droit à un vent monumental de la part de Miss Harstard, ou la demoiselle que personne n'arrivait facilement à faire écarter les jambes. Je ne l'apprécie pas pour sa virginité, pour sa timidité qui la rend alléchante à tes yeux, et encore moins parce qu'elle semble vouloir rester indisponible pour quiconque, chose qui semble carrément t'exciter, mais bien parce qu'elle a des qualités que toutes tes copines réunies n'auront jamais, flanquai-je à la gueule de l'étudiant qui se stoppa directement de glousser, ayant pourtant garder une voix sereine et calme, quand bien même mon océan parut bien plus sombre que d'accoutumée. Foutez-lui la paix, ou c'est à moi que vous aurez affaire, déclarai-je virilement, tout dans la délicatesse, n'ayant même pas besoin d'hausser la voix, je pense que nous parlons le même langage... De ce fait, j'aimerais ne pas avoir à le répéter, le prévins-je avant de bousculer assez violemment le petit rigolo qui ne feignait plus d'être le roi du monde, pour le coup, contre le mur qui retenait l'escalier.

Tu vas choper la crève, dis-je d'une voix douce et tranquille, un sourire affiché sur les lèvres, alors que je vins lui poser tendrement sa veste sur les épaules histoire qu'elle n'attrape pas froid. Le vent n'était pas au rendez-vous, mais il existait toujours un risque de tomber malade, quand bien même elle ne risquait qu'un rhume. Je suis allé la chercher pendant que tu t'amusais à courir au milieu de la foule de danseurs bourrés, plaisantai-je, laissant un léger rire s'échapper d'entre mes lippes, venant prendre place près d'elle, sur l'une des marches de l'escalier qui menait à la demeure de... Mince, je ne me rappelais même plus de son nom, le visage décomposé du pote de son frère gravé dans ma mémoire pour l'éternité, sûrement. Je ne pensais pas, d'ailleurs, pouvoir faire aussi peur avec de simples mots. Heureusement qu'il ne m'avait pas connu lorsque je venais de sortir de mon école si particulière lorsque j'avais douze ans, il aurait fait un arrêt cardiaque critique. Tu as contacté ta mère, demandai-je soudainement à la jeune femme après un silence à en faire jalouser la mort elle-même. Je vais attendre avec toi dans ce cas, dis-je en faisant aller mon pied valide contre les plaques carrelées de la montée, levant ma chaussure au niveau des orteils puis la laissant claquer de nouveau sur la matière, peut-être que j'arriverais à sauver les dégâts, cette fois-ci, indiquai-je à la demoiselle en ne pouvant m'empêcher d'esquisser un léger sourire, tentant de le cacher en tournant ma tête à l'opposé de l'étudiante. Laisse-moi parler, d'accord, proposai-je à Joy, comptant bien, cette fois-ci, pouvoir faire preuve d'une maturité certaine devant l'un de ses parents, loin de l'idée de mentir à sa maternelle comme elle avait essayé de le faire la dernière fois. Pourquoi tu t'es sauvée comme ça, questionnai-je finalement ma partenaire de soirée, portant mon attention sur son visage pour, peut-être, pouvoir en décrypter certains sentiments, bien qu'elle était saoule. Je ne pense pas qu'ils allaient nous embêter longtemps, déclarai-je, ils avaient plutôt l'air d'être pressés que l'on sorte pour utiliser la cabine, affirmai-je avant de détourner les yeux pour les poser sur la rue illuminée par les réverbères. De toute façon, ils ne t'ennuieront plus, la prévins-je avant d'ouvrir les lèvres furtivement pour reprendre ces paroles que je venais de délibérément souffler, ils m'ont dit que tu n'étais pas assez intéressante pour eux, dis-je avant de toiser une voiture qui passait devant la maison. Non, ce n'était pas encore maman. Je n'ai même pas envie d'imaginer tout ce qui a bien pu se passer à l'endroit où nous étions assis, grondai-je en grimaçant violemment, tordant tous les traits possibles de mon visage avant de secouer la tête. Quelle horreur !

Ce n'est pas le bon endroit pour tenter d'apercevoir les étoiles, dis-je après un second instant de mutisme entre nous deux, probablement parce que nous étions encore gênés de la situation, ou peut-être parce que nous avions gardé en mémoire le moment où, une fois de plus, nous avions failli mêler nos lèvres et les lier d'un sentiment amoureux interdit. Ayant relevé mon portrait pour chercher les petites boules lumineuses dans le ciel noir, mes pupilles vaguaient d'un endroit à un autre sans pouvoir déceler une lueur provenant de la galaxie. Je tentai une fois de plus, en vain, la ville était beaucoup trop éclairée de ses lampadaires qu'il nous était impossible de les croiser. Subitement, mon regard s'abaissa sur le corps de mon amie, l'alcool devait probablement commencer à faire son effet, si bien qu'elle somnolait presque, frissonnant de nombreuses fois, plus sensible à la fraîcheur de la soirée. Ça va, demandai-je en levant les sourcils, tout naturellement inquiet pour elle. C'est tout aussi normalement que je me défis de ma veste en cuir épaisse, celle qui me servait de coupe-vent lorsque je montais à moto, pour lui passer sur le dos, ta mère ne devrait pas tarder, lui indiquai-je, posant mes paumes sur mes avant-bras nus, cherchant un peu de chaleur en mouvant mes jambes contre les marches, fixant chaque coin de la rue avant de voir apparaître un véhicule au loin. Je pense que c'est elle, prévins-je Joy qui semblait drôlement fatiguée. Je me pinçai alors les lèvres avant de prendre l'initiative de me lever et de faire signe à la conductrice qu'elle devait s'arrêter contre le trottoir. Je vais t'aider, dis-je finalement après que la voiture se soit stoppée, me penchant vers elle pour l'aider à se relever et à marcher jusqu'à la porte passagère du quatre roues. Ouvrant la portière, j'hochai la tête une fois pour lui témoigner de mon respect, bonsoir Madame, ponctuai-je avant d'installer Joy sur le siège. Rien d'inquiétant, ne vous en faîtes pas, fis-je en entrant ma tête pour venir lui boucler la ceinture, elle a juste tenté de sauver mon permis de conduire en buvant à ma place à un jeu débile inventé par les étudiants, dis-je sans grossièretés avant de poser la paume de ma main sur ses cheveux en bataille, lui ébouriffant tendrement pour lui souhaiter un bon retour chez elle, esquissant un doux sourire après avoir porté mon regard sur son visage à moitié endormi. Un peu de repos ne lui ferait pas de mal, terminai-je avant de sortir de l'habitacle, n'ayant pas oublié de récupérer mon blouson en même temps . Passez une bonne fin de soirée, adressai-je à la maternelle de Joy avant de claquer la portière et me reculer du véhicule qui démarra après un court instant.
 (c) Meimei


Let me tell you something
I've tried to live without you but it doesn't make sense ✻  I know that you had got a real reason to let me down, the problem is that I would like to know what it is. To live better. To grow old better. To be able to pass through this pain that hurts my heart day after day. I try to stand up and not be that much sad about the situation. But please, come back to me and tell me... Tell me why you left me so easily.
Revenir en haut Aller en bas
 
Party rock anthem [ft Joshou]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GOOD MORNING AMERICA ::  :: Bronx :: Riverdale-