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 Finally at home w/ So-Lynn

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MessageSujet: Finally at home w/ So-Lynn   Ven 30 Juin - 9:23



 Finally at home
So-Lynn & Josh'
   

Sow, dis-je après avoir ouvert la porte de l'appartement dans lequel j'étais installé depuis un an et demi, dans un quartier aisé en plein milieu d'une rue où les façades étaient typiquement américaines. T'es là, répétai-je ayant tout juste passé la tête dans l'entrebâillement de l'ouverture, mais aucune réponse. Ma bouche émit une légère grimace, parce que ça me paraissait étrange qu'à cette heure tardive de la soirée elle ne soit pas déjà passée ici. Elle possédait le double des clés depuis qu'elle m'avait demandé si elle pouvait élire domicile dans mon logement les week-ends, n'étant pas très agréable de passer sa vie à l'Université, et encore moins à l'internat. Nous avions donc des rituels de couple quand bien même nous n'étions que des membres d'une même famille, cousin et cousine proche depuis toujours, mais encore plus depuis mon accident où elle avait fait tout son possible pour m'accompagner dans cette rude épreuve qu'était l'acceptation de cette différence qui avait bouleversé ma vie. Serrant les lanières des sacs de courses que j'avais apporté pour que nous pûmes manger ensemble, je passais la porte qui se referma derrière moi, me retrouvant dans un couloir arrondi. Les murs de ce dernier étaient blancs, comme dans pratiquement toutes les pièces de l'appartement afin de donner de la lumière à la décoration épurée du logement, seul le côté qui menait au salon était fait de vitres afin que le couloir ne soit pas plongé dans l'obscurité. Passant un regard vers le coin reposant, je retirai mes chaussures en cherchant des yeux un signe qui pourrait m'indiquer que la jeune femme était présente, en vain. Peut-être était-elle montée dans le coin qui lui était destiné, à savoir la mezzanine ?

Haussant les épaules, n'ayant pas envie de perdre de temps à lui courir après dans cet appartement de presque quatre-vingt mètres carrez, j'entrai avec mes achats, me dirigeant alors vers la cuisine américaine qui était ouverte sur le salon et la salle à manger, munie d'un hublot central pour les petits-déjeuners conviviaux. Je posais les sacs sur le large plan de travail sur lequel nous avions l'habitude de nous affairer à deux. Ayant trop faim pour avoir la patience d'attendre son arrivée, je me mis premièrement au travail, sortant ainsi les deux pâtes à pizza que j'étais allé chercher dans l'épicerie en bas qui ne fermait pas avant vingt-trois heures mais qui savait jouer sur les prix, par contre. Les légumes, la charcuterie et la sauce. Tirant sur l'un des tiroirs qui renfermait les ustensiles nécessaires à la découpe et à l'épluchure des végétaux, je choisis le plus aiguisé, et attrapai l'un d'eux pour lui faire sa fête. Je n'étais pas un très bon cuisinier, logiquement, c'était So-Lynn qui se chargeait du façonnage et de la cuisson des repas familiaux, moi, j'avais tout bonnement la flemme de me mettre à la cuisine, si bien que j'acceptais uniquement de découper les produits. Quand elle se trouvait à l'université, la semaine ? Et bien j'appelais les fast-food du coin ou me contentait de plats préparés. Parfois, je me faisais des pâtes, des oeufs,... Tout ce qu'il y avait de plus banal et peu nourrissant, j'en concevais.

Pinçant mes lèvres l'une contre l'autre, essayant tout de même de m'appliquer dans ma tâche, j'entendis la porte de l'entrée s'ouvrir et j'arrêtai subitement ce que j'étais entrain de faire pour m'assurer qu'il s'agissait bien de ma cousine et non d'une personne assez débile pour se tromper de logement. Vu le bruit que la personne effectua dans le couloir, ça ne pouvait qu'être elle, et j'en souriais d'avance. Mes yeux se baissèrent de nouveau vers le légume, lui laissant le temps d'enlever tout le barda qu'elle avait récupéré de sa chambre d'étudiante pour venir passer le week-end à la maison. C'est à cette heure-là que tu arrives, demandai-je à la plus jeune d'un air faussement accusateur lorsqu'elle vint à ma rencontre, tu ne dois pas mourir de faim pour te présenter ici à vingt-deux heures passées, déclarai-je en la regardant d'yeux graves avant de laisser mes traits se reposer, reprenant une mine bienheureuse. Je plaisante, dis-je enfin en roulant mes globes dans mes orbites. J'ai acheté des pizza à faire soi-même, indiquai-je à So-Lynn en donnant un coup de menton en l'air, direction les sacs que j'avais à moitié déballé. T'étais où, demandai-je tout de même à la principale concernée.
 (c) Meimei


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MessageSujet: Re: Finally at home w/ So-Lynn   Ven 7 Juil - 12:31



 Finally at home
So-Lynn & Josh'
   

Une soirée assez bizarre venait de se dérouler dans ma vie. Revoir l’homme que je considérais comme mon amour était apparu devant moi pendant l’inauguration d’une gallerie d’art que j’avais moi-même aménagé durant un stage chez l’artiste en question. J’avais revêtu ma plus belle tenue, une robe moulante, noir et composée de dentelles, une robe de haute couture qu’un amour perdu m’avait offerte. Justement, c’était lui qui était réapparu devant moi avec son sourire d’ange et ses traits parfaits. Une soirée bizarre, et le temps avait défilé d’une rapidité pratiquement alarmante. Je me décidais alors de rentrer chez moi tout d’abord, mes talons cassés. Le sol était chaud en cette période de l’année, et je n’avais pas envie d’utiliser un taxi. J’aimais la fraîcheur des soirées new-yorkaises et j’aimais marcher. Je me décidais alors d’acheter une paire de tong dans une boutique souvenir afin de ne pas marcher pieds nus. A mi-chemin, je me souvenais que c’était le week-end, autant se rendre directement chez mon Josh. Je changeais donc de direction, son appartement n’était pas à côté mais je savais que j’allais être accueilli avec un large sourire, que ma soirée allait être parfaite et mon week-end aussi. Josh était sûrement la personne que j’aimais le plus au monde. Un cousin parfait, que je considérais finalement comme le grand frère que je n’avais jamais eu. Je n’avais jamais eu l’occasion de lui parler de mes soucis, de santé, ou même dans ma vie sociale. Ma seule relation amoureuse, il en avait eu vent. Le seul que j’avais laissé échapper était : Judie. Je lui avais seulement dit qu’il était un peu plus âgé, et dès que cette relation fut finie j’avais refusé lui avouer la vraie raison.

Finalement j’arrivais à la porte de l’appartement, je sortais la clé de ma poche, l’ouvrant. Je souriais en coin en sentant l’odeur de la nourriture. Je mourrais de faim, mais tu devais déjà avoir fini ton repas. Marchant, mes talons en mains, un peu décoiffé, je te croisais finalement avant de faire de grands yeux. Un large sourire se dessinait alors sur mes lèvres. « J’avais une soirée professionnelle monsieur ! » Je riais un peu tandis que je posais la paire morte à côté de la poubelle, je détestais me débarrasser des choses mais je savais que la réparation était plus chère que s’acheter une paire neuve. « Eh bien, j’ai mangé des petits fours, mais ce n’est pas assez pour mon estomac à vrai dire. » J’arquais un sourcil tandis que j’allais voir les pizzas qui était toutes faites. Je prenais les deux afin d’ouvrir le four pour placer les deux, j’avais juste envie de manger à vrai dire. « Une soirée pour l’inauguration d’une galerie d’art, j’ai travaillé avec l’artiste ce mois-ci, donc j’y suis allée. C’était…. Intéressant, fatiguant, mais bon. » Je laissais alors un petit blanc en regardant la pâte dorée.

« Tu te souviens du mec, Judie ? »
disais-je d’un seul coup en tournant mon buste vers toi. Je posais mon fessier contre le rebord du plan de travail de la cuisine tandis que je passais ma main sur mon visage en soupirant. « Il était à la soirée, je m’y attendais pas. C’était….. bizarre. » Je ne voulais pas rentrer dans les détails, j’avais peur de cela. Je fermais les yeux un peu, tu le connaissais à peine. A part que je l’avais aimé, que c’était fini et qu’il était un peu plus vieux que moi. Au final, pouvais-tu répondre à cela ? « Enfin, c’est pas important hahaha ! » Je riais un peu avant d’aller m’asseoir sur la chaise, j’étais exténué, vraiment trop fatigué en ce moment. « Et ta journée à toi ? »


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MessageSujet: Re: Finally at home w/ So-Lynn   Sam 8 Juil - 10:24



 Finally at home
So-Lynn & Josh'
   

Et tu n'as même pas pensé à m'inviter, fis-je surpris qu'elle ait pu travailler aussi ardemment et sincèrement avec un artiste, exposer ses photographies dans une galerie pour lesquelles elle avait sûrement mis toute son énergie et m'en parler sans avoir pensé à m'y inviter. J'imaginais fort bien que c'était une chose importante pour elle, tout ceci était sa vie, son rêve et je la poussais tant bien que mal à ne jamais baisser les bras. Elle avait énormément de talent, et ça serait gâcher cette faculté, ce don, que de s'arrêter en si bon chemin. Même si parfois nos parents n'avaient probablement pas compris nos intentions, nos souhaits de toucher directement au monde artistique à notre manière, nous étions restés soudés et c'était probablement ce qui avait fait notre force dès le départ : être compris et encouragés. Je pensais que tu m'estimais beaucoup plus que ça, terminai-je d'un ton faussement boudeur, déçu qu'elle ait pu penser, ne serait-ce qu'une minute, que cette visite aurait pu m'ennuyer. Parce que tout ce qui concernait ma cousine avait de l'importance à mes yeux. J'espère qu'à la prochaine, tu n'oublieras pas de me glisser un carton d'invitations. Je ferai mon possible pour m'arranger au boulot, insistai-je en lâchant un rire qui s'échappa d'entre mes lèvres après avoir terminé la dernière pizza, juste avant qu'elle ne les enfourne dans le meuble de cuisine.

Je me mis à nettoyer le plan de travail qui ressemblait à tout sauf à ça, d'ailleurs. Très peu cuisinier, bien que bon barista, il y en avait partout. Des épluchures à droite, des couteaux à gauche, quelques pépins de légumes en face et certaines tranches de gras, que j'avais enlevé de la charcuterie, étaient sur le point de tomber du meuble. Je profitai donc du silence qui s'était installé entre nous pour remettre de l'ordre dans cette cuisine, mais ce ne fût sans compter sur l'intonation de la demoiselle qui me poussa à stopper mes actions, agrippant l'éponge humide entre mes doigts et écrasant cette dernière sur le bois, ma tête se tourna vers elle et un haussement d'épaules ne put qu'accompagner ma réponse. Vaguement, lui répondis-je ne sachant que très peu de choses du jeune homme mis à part qu'il avait brisé le coeur de So-Lynn alors que cette dernière semblait étrangement amourachée de ce gamin qui ne savait pas ce qu'il ratait et ce qu'il aurait pu encourir si j'avais eu le malheur de découvrir son visage sur une photographie. Evidemment, elle n'avait pas fait cette gaffe et s'était même retenue de m'en donner certains détails afin que sa vie privée reste intime, bien à elle. Comme je l'avais fait si bien ces derniers temps. Lorsqu'elle me prévint qu'il avait été présent à la soirée d'inauguration, je retins des expressions afin que mes traits ne paraissent pas grossiers et hochai simplement la tête en baissant les yeux sur les sacs de courses. Forcément, je ne pouvais que me mettre silencieusement à sa place. Revoir réapparaître la personne que l'on a tant aimé, du jour au lendemain, devait probablement faire remonter certains souvenirs dont on se serait bien passés...

Ma journée, répétai-je en relevant mes pupilles sur son visage qui démontrait à quel point ce retour du passé l'avait chagriné. C'est le rush en ce moment, on voit que ça sent les vacances, déclarai-je avant de continuer plus en détails, les étudiants révisent ailleurs qu'à l'Université, les parents se préparent à séjourner ailleurs qu'à New-York, les chefs d'entreprise délèguent beaucoup à leurs secrétaires, si bien qu'ils ont énormément de temps à faire écouler jusqu'à leur départ vers d'autres continents, décris-je en haussant les épaules, bref, le monde accourt au Starbucks, finis-je en laissant une légère esquisse s'étendre sur mes lèvres, penchant mon buste en avant, dévisageant la jolie asiatique qui se tenait de manière décontractée sur la chaise où elle avait pris place. Tu le kiffes toujours autant, c'est ça, questionnai-je So-Lynn après avoir mis mon coude sur le plan de travail et l'arête de ma mâchoire dans le creux de ma main, la fixant intensément pour lui faire comprendre qu'elle ne s'échappera pas de ses confessions. Faut pas me prendre pour un bouffon, déclarai-je hoquetant de rire sans pour autant m'esclaffer, comprenant que la situation n'était pas à la plaisanterie. Moi aussi je suis déjà tombé amoureux, avouai-je bien qu'elle était certainement la seule à, déjà, le savoir et à avoir été mise dans la confidence de mes relations, tu ne vas pas me la faire à l'envers, pas à moi, affirmai-je en secouant vivement la tête de gauche à droite. Je pensais que tu savais que j'étais là pour toi, dis-je en levant brutalement les sourcils, ayant repris une mine sérieuse pour lui témoigner de ma sincérité. Ça t'a fait quoi de le revoir, vraiment, interrogeai-je la demoiselle, lui rappelant par cette question que j'étais probablement le meilleur confident possible pour elle, et que mon écoute lui serait toujours entièrement dédiée.
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MessageSujet: Re: Finally at home w/ So-Lynn   Dim 9 Juil - 21:55



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Sur le moment je me sentais totalement bête de ne pas avoir invité la personne la plus chère à mes yeux à cette soirée. Je me sentais presque gêné. Je me triturais donc les cheveux tandis que je murmurais. « Pardon, la prochaine fois tu viendras, je te le promets. » Mais en y pensant, tu n’avais pas rencontré mon ex et c’était mieux ainsi. Je te savais très protecteur avec moi, et tu m’avais longuement consolé après la rupture. Je ne pleurais jamais devant personne, même devant toi je me retenais, mais ce soir-là j’avais eu le besoin vital de lâcher mes pleurs le plus possible face à toi. « Tu viendras la prochaine fois, tu pourras donc voir plusieurs choses ! La prochaine fois, il s’agit d’une exposition de photographie, je vais en exposer quelques-unes. » Un large sourire se dessinait sur mon visage mais rapidement je reprenais mon air de chat battu tandis que je faisais mon petit cirque en tapant quelques secondes mon front contre la table.

Je ne faisais pas vraiment attention à ton nettoyage, bien trop concentré sur mes pensées. Je voyais à nouveau son sourire, ses mimiques. Je lâchais un petit soupir d’énervement tandis que je tapais mon front encore une fois mon front contre la table.

Tu me disais vaguement, pourtant je n’arrivais pas à te croire. Alors j’écoutais ta journée, la vie d’un serveur avait l’air tellement épuisant. J’adorais ton coffee shop, je m’y rendais très souvent pour travailler et discuter avec toi. De plus, être ta cousine avait des avantages, comme un petit surplus dans ma boisson ou même un petit gâteau gratuit. Je me léchais alors la lèvre supérieure en m’imaginant en train de manger le donut que vous aviez fait pendant l’hiver. Je donnerais tout pour l’avoir dans mon estomac encore une fois. Vraiment tout. « Ménages toi, je ne voudrais pas que tu sois mal à cause du boulot. » J’étais honnête, je faisais attention à toi-même si tu avais le plus âgé et l’homme dans notre relation. Alors je relevais la tête en hochant la tête. Les touristes venaient d’arriver et ça ne devait pas être facile tous les jours en effet.


Je hochais alors la tête, avant de la reposer. De toute façon je ne pouvais rien te cacher. Je ne savais pas jouer la comédie et te mentir n’était pas ma façon de faire. Tandis que tu parlais, je me sentais rougir de plus en plus. J’étais encore dans mon état de tout à l’heure : honte, joie et un mal au cœur qui ne cessait de me faire étouffer. Bien sûr, j’étais toujours amourachée de Judie, et je savais que je ne changerais pas avant quelques temps. « Un peu… Je pense, je sais pas. » Je n’étais jamais sûr de moi. Il était mon premier vrai petit ami, et grâce à lui je m’étais sentie spéciale aux yeux de quelqu’un. Alors, tu reprenais soudainement ton rôle de grand frère, me disputant de ne pas t’avoir parlé de lui directement et surtout de ne pas te dire toute la vérité. C’était vrai. Tu n’avais jamais rien su de cette relation, tu n’avais jamais su qu’il était marié, qu’il était plus âgé, qu’il était quelqu’un de très spécial. J’avais tellement peur que tu l’apprennes, que je te déçoive peut-être. Je savais que tu allais mal le prendre, peut-être allais-tu t’en prendre à lui. Alors j’écoutais cette dispute que tu me faisais. Mes genoux me faisaient légèrement mal, même si ce n’était pas une blessure grave, les graviers n’étaient pas le meilleur endroit pour tomber. Je sentais mes larmes monter, j’étais fatigué en plus. Je relevais alors mon visage vers le tien, je devais avoir l’air pathétique entre mon maquillage fatiguée, mes larmes aux yeux. « Je ne sais pas, c’était super bizarre ! » J’étais toujours un peu brusque quand je me confiais tandis que j’avais un caractère très calme en temps normal. « Il était là, j’ai paniqué ! De suite ! Il a pas pris une ride, alors que j’aurais pensé qu’il aurait vieilli ! Et il m’a refait le sourire là, enfin… tu ne connais pas ce sourire mais c’est un truc de malade ! Et… » Je triturais alors mes doigts. « Tu sais, quand ça s’est fini, je t’avais dit que c’était à cause d’un truc qui empêchait notre relation d’évoluer…. Bah… Maintenant, ce truc n’existe plus. Donc ça m’a fait douter. Il m’a donné la preuve du truc qui n’existe plus, il est parti fumer ! Et j’ai couru après lui, j’ai trébuché ! Mon talon est cassé. Et j’ai les genoux à moitié en sang encore ! Et il a pris soin de moi. Je devais le détester et la seule chose qui m’importait c’était qu’il prenne soin de moi et sentir son corps ! » Je reposais mon front violement contre la table, j’avais tellement parlé vite. « Je me suis échappée, je ne sais pas quoi faire……. J’ai peur que ça soit qu’une idée et que finalement… Bah je me fasse des idées… Il a dû me trouver super cruche ou je sais pas. Je veux juste ses lèvres. » Je disais cela d’un seul coup, j’avais honte alors je passais mes mains sur mon visage.

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MessageSujet: Re: Finally at home w/ So-Lynn   Lun 10 Juil - 11:00



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La demoiselle se mit à débiter d'innombrables informations, comme si elle revivait la scène entièrement. Elle avait probablement fait abstraction de ma présence parce que jamais, au grand jamais, elle ne m'avait parlé aussi intimement de ses ressentis concernant un homme, ce qui eût tendance à me mettre légèrement mal à l'aise, surtout lorsqu'elle évoquait l'envie de le sentir tout contre elle et de partager des embrassades amoureuses comme autrefois lorsqu'ils se fréquentaient. Mes yeux ne purent que se baisser face à cette constatation, la laissant se confier à moi malgré ce mal aise qui s'installait à l'intérieur de moi mais que je ne laissais aucunement paraître pour ne pas paraître grossier devant elle. C'était tellement étrange pour moi, qui la voyais encore comme une petite fille, que de savoir qu'elle était belle et bien une femme et que je devrais faire avec, quand bien même il me serait difficile d'autoriser un homme à la toucher. J'entendis soudainement un bruit sourd et mon portrait se tourna vers elle brutalement, ayant eu peur qu'elle soit tombée de sa chaise, heureusement, ce n'était que son front qui rencontrait à plusieurs reprises le bois. Un soupir s'échappa de mes narines qui s'étaient légèrement dilatées et je me relevai de façon à venir la rejoindre, portant une main bienveillante sur son épaule avant de prendre place sur une chaise, auprès d'elle.

Je ne sais pas comment te conseiller, avouai-je enfin après avoir longuement réfléchi, ayant laissé un silence de plomb s'installer dans notre conversation. J'ai peur de ne pas être totalement objectif quant à la situation, confessai-je à So-Lynn, lui indiquant par cet aveu que mon amour pour elle pourrait certainement dévier subjectivement toutes mes pensées et, ainsi, réagir beaucoup plus comme un grand-frère protecteur qu'un cousin attentif. Déjà, pour commencer, tu devrais lui faire comprendre que fumer n'est pas bon pour sa santé et la tienne, fis-je en laissant une esquisse dessiner sur mes lèvres une mine amicale et tendre, ironisant la situation en tentant de détendre l'atmosphère qui semblait bien morose dans la tête de ma cousine. Ensuite, tu me dis que cette chose qui vous empêchait de vivre posément votre relation n'existe plus... Est-ce que tu ne penses pas qu'il serait plus judicieux d'en avoir le coeur net avant de te mettre en tête qu'il dit vrai, tentai-je de proposer à la jeune femme en haussant les épaules, la trouvant, pour la première fois de mon existence, bien naïve. En effet, les hommes pouvaient être de grands blablateurs lorsqu'il s'agissait de récupérer une nana. Je n'étais pas l'un de ceux-ci mais j'en avais fréquenté des tonnes à l'Université. Et encore aujourd'hui, même avec l'âge, beaucoup avaient la maturité d'un pré-pubère ! Ne te jette pas dans les bras de ce type qui t'a fait souffrir aussi facilement, déclarai-je en dévisageant clairement le faciès de la brune en ayant gardé un air sérieux et une mine réfléchie, celle qui s'installait sur mon portrait lorsqu'une situation me semblait inquiétante pour l'un de mes proches, d'autant plus qu'il s'agissait de So-Lynn.

Je me levai tranquillement du siège sur lequel j'avais pris place et me dirigeai vers la cuisine, me positionnant devant le four pour éteindre toute source de chaleur. Ma main vint agripper la poignée de la porte de ce dernier pour l'entrouvrir légèrement, tentant de faire refroidir les deux pizzas de manière à ce qu'elles soient bonnes à manger. Tu veux que je te dise ce que j'en pense, demandai-je soudainement à la concernée, gardant ma tête baissée pour contrôler la cuisson de la pâte un instant avant de me relever, me tournant de manière à ce que la demoiselle puisse me voir. Le mec réapparaît subitement dans ta vie, comme une fleur, et vient à ta rencontre avec un air doux et sensible... Il fait clairement semblant d'avoir été présent à cette inauguration, me permis-je d'avouer mon ressenti à la belle. De plus, je trouve ça plutôt louche que, le jour où il te croise, logiquement par accident, il puisse t'apporter la preuve de la raison pour laquelle vous avez dû rompre, finis-je avant de tirer l'un des tiroirs où se trouvaient les gants qui me permettraient de sortir les plats du four sans me brûler, manquerait plus que ça, d'ailleurs. Je pense que tu ne devrais pas te prendre la tête avec ça, même si ton coeur rechigne à vouloir recommencer l'idylle avec lui, déclarai-je à nouveau en ouvrant la porte, sentant la bonne odeur de légumes et de sauce à pizza, tu ne te poserais pas autant de questions si tu le pensais sincère, j'ai tort, questionnai-je la belle en posant les pizzas sur un support avant de les apporter sur la table à manger qui se trouvait entre le salon et la cuisine. Je laissai un sourire se dessiner sur mes lippes en posant l'un des plats devant elle, espérant qu'elle aurait assez faim pour terminer son assiette, priant pour que cette histoire ne lui ait pas retourné l'estomac au point de manquer d'appétit. Je m'assied à ses côtés, portant une paire de couverts près de So-Lynn avant de me servir de la mienne pour découper un large morceau et l'apporter à ma bouche. Bon appétit , m'exclamai-je, la bouche déjà pleine.
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MessageSujet: Re: Finally at home w/ So-Lynn   Lun 24 Juil - 20:44



 Finally at home
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J’avais besoin de parler tout simplement, j’avais besoin de te lâcher tout ce que j’avais sur le cœur. Je regardais mes cuisses tandis que je soupirais en époussetant mes genoux. Ils me faisaient mal mais je n’étais pas mourante à vrai dire. Je sentais alors ta main sur mon épaule et je tournais mon visage vers la tienne en souriant en coin. Tu étais mon cousin, mais pour moi tu étais pour moi un grand frère, quelqu’un que j’aimais plus que tout au monde. C’était la raison pourquoi je passais mes week-ends avec toi afin de rire et nous amuser tout simplement. Je passais ma main dans mes cheveux, t’écoutant attentivement pendant que je me mordillais la lèvre inférieure. « Juste…… j’avais besoin de te le dire. » Je cherchais des conseils bien sûr, mais je ne voulais pas t’obliger de réfléchir à comment me remettre les idées en place. A ta remarque sur la cigarette, un petit sourire se dessinait sur mes lèvres tandis que je me mordillais la lèvre inférieure. « Je sais, je lui ai dit depuis le début, mais bon, après je n’avais pas de poids vis-à-vis de cela, mais il ne fume jamais à côté de moi. » Je restais sérieuse, ayant du mal à sentir ton ironie. « Je… » Je réfléchissais à ta remarque avant de croiser les bras. « Je ne veux pas vérifier ça, c’est gênant. Cette chose qui nous empêchait d’être ensemble ne sait pas que j’étais là, ça serait super bizarre tu ne trouves pas ? » Je faisais de grands yeux, je ne voulais pas aller voir son ex-femme juste pour vérifier qu’elle soit bien son EX.

Je passais ma main dans mes longs cheveux avant d’attraper mon chouchou afin de faire un petit chignon avant de soupirer en lenteur. Je ne savais pas quoi penser de tout cela. Je ne voulais pas qu’on m’utilise, mais j’avais une confiance aveugle en lui finalement. J’avais toujours eu l’impression de le connaître depuis toujours. « Je ne vais pas me jeter dans ses bras, sinon je ne serais pas chez toi … en ce moment même vois-tu ? » Je me mordillais machinalement la lèvre avant de poser mon coude sur la table avant de poser mon menton sur la paume de ma main. « Je pense l’avoir fait aussi souffrir, beaucoup je pense. »  Je sentais alors ton regard inquiet sur le mien et je le comprenais en quelques sortes. Je savais qu’on tenait l’un à l’autre, énormément, et si une fille te faisait souffrir je le vivrais très mal. Je te souriais en coin avant de poser ma main machinalement sur la tienne « Je vais bien, ne me fais pas ses yeux là Josh. J’ai juste … beaucoup de choses qui se passent, en plus avec la fin des études, je pense que je me prends la tête pour tout. » Je serais ta main dans la mienne avant de la lâcher et t’offrir un de mes sourires doux.

Je prenais alors un grand verre de jus de fruits. Pendant l’inauguration, je n’avais pas pu manger, ni boire beaucoup. En plus les amuses bouches étaient tellement petits que mon estomac n’avait pas pu être rempli. De plus, il n’y avait que de l’alcool, et je n’avais pas le droit d’en boire. Je buvais mon verre de jus de fruits en lenteur avant de t’observer tandis que tu me disais que tu allais annoncer ton opinion, ton vrai opinion. « Oui vas-y s’il te plait. » Je déglutissais alors en continuant de boire.

Tes paroles me faisaient un peu mal. Tu disais qu’il m’utilisait, qu’il réapparaissait pile poil au bon moment et que ce n’était pas normal. Je me contentais alors de manger en lenteur, t’écoutant sagement comme une petite sœur face à son grand frère.

Je ne parlais pas pendant tout ce que tu me disais, ça me faisait mal au cœur. Je laissais donc un grand silence avant de prendre une part et l’apporter à ma bouche. Je laissais un silence planer entre nous deux, c’était assez bizarre à vrai dire. Puis je me disais enfin à parler. « Il n’est pas comme ça… Il est honnête, trop même, il ne m’a jamais caché cette chose, et c’est moi qui ai pris ce risque. Il semblait gêné de moi….. Et je me pose des questions plus dans le sens… Est-ce que je ne devrais pas le laisser vivre sans moi ? Enfin peut-être je m’accroche à lui car c’est la première personne que j’ai autant aimé de ma vie. Et que j’ai peur que ça soit impossible entre nous à cause de moi. » Je parlais de mon âge, de sa célébrité mais aussi de ma maladie. Je n’aimais pas être un poids. J’étais épuisé par la journée et je ne m’étais pas rendue compte qu’une larme avait coulé sur ma joue. Je me levais en lâchant un petit rire. « Non mais je fais trop ma sensible là, je vais me laver, je reviens ! » Je ne voulais pas pleurer, pour moi c’était la honte. Je partais donc en courant dans la salle de bain, une douche bien chaude me fera du bien.

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MessageSujet: Re: Finally at home w/ So-Lynn   Lun 24 Juil - 21:47



 Finally at home
So-Lynn & Josh'
   

Le silence s'éternisa entre nous et je me demandais subitement ce que j'avais bien pu dire de mal pour qu'elle ne puisse avouer ce qui lui trottait en tête. Parce que oui, je voyais bien que son point de vue divergeait du mieux, elle n'avait pas pour habitude de baisser les yeux et se taire aussi facilement, préférant hocher la tête en acquiesçant d'une voix mignonne, telle une petite fille qu'elle avait été jadis, lorsque je m'amusais à jouer les papa-poules pendant les vacances qui m'étaient autorisées à passer auprès d'elle parfois. Mon regard ne cessait de se relever sur son visage qui démontrait des traits meurtris par les mots que je lui avais balancé, lorsque je descendais la tête de nouveau vers le plat de pizza que je m'étais préparé, ma réflexion allait bon train, me demandant réellement ce qui pouvait clocher chez elle. Jamais elle n'avait pris inconsciemment et silencieusement la défense d'un garçon devant ces phrases lourdes de sens que je proliférais pour la tenir hors de portée des hommes mal intentionnés, prenant mes avis positivement peu importait si cela pouvait lui faire de la peine un court instant. Là, il en était tout autre.

C'est bien lorsqu'elle se décida à parler que je fus scotché par tant de sympathie envers ce jeune homme qui l'avait fait souffrir, douleur insurmontable qu'elle avait tenté, tant bien que mal, de me cacher tout au long de sa rémission. Son coeur en avait été comme mortellement touché et j'avais bien compris que ses sentiments envers ce type avaient été sincères. Tous sincères et sérieux, surtout. Lorsqu'elle le défendit, j'en pris un coup dans mon égo, si bien que ma gorge se serra me donnant pas mal de difficultés à avaler cette salive épaisse qui s'accumulait dans ma bouche. Lorsqu'elle eût fini, la respiration qui s'était doucement atténuée reprit de plus belle et je pus enfin me délivrer de tout ce liquide, mastiquant de nouveau cette part de pizza avec laquelle j'avais joué un bon moment de ma langue, incapable de la faire passer dans mon gosier. La seule personne que j'ai autant aimé de ma vie. Cette phrase se répéta instantanément dans ma tête effaçant toutes les autres qui suivirent. La seule personne que j'ai jamais autant aimé de ma vie. Alors ça y est, cet homme avait tout naturellement pris ma place dans le muscle vital de ma cousine. L'endroit que j'avais réussi à garder aussi longuement pour moi ne m'était plus entièrement dédié, et je devais partager cette partie de son être avec un homme qui, probablement, ne la méritait pas. Mes pupilles s'étaient affaissées et j'avais également posé mes mains sur les côtés de mon plat, trouvant impossible de me resservir avant que des explications ne puissent m'être données. Seulement...

So-Lynn, soufflai-je lorsqu'elle se leva, ayant bien évidemment remarqué cette perle d'eau salée rouler sur sa joue face à la haine que je portais au seul qu'elle avait réellement apprécié bien plus qu'un ami ou qu'un coup d'un soir. Je savais que c'était de ma faute si cette goutte était tombée de son oeil, bien qu'elle tenta de me dissuader de le penser. Mes traits prirent alors un air attristé, déçu de moi-même et désemparé de la voir aussi abattue par ma faute. Mon regard suivit ses pas qui la menaient à la salle de bain du bas, celle qu'elle utilisait généralement lorsqu'elle venait vivre en ma compagnie les week-ends et je ne pus que soupirer à l'idée de lui avoir causé des ennuis sentimentaux sans le vouloir. Fait chier, fis-je en tapant du poing sur la table sans en faire trembler le meuble, pinçant mes lèvres à la limite de la morsure avant de venir agripper mes cheveux d'une poigne nonchalante à l'arrière. Ainsi, aujourd'hui, j'étais celui qui faisait pleurer cette demoiselle qui avait, tout du long de mon hospitalisation, été présente pour moi. Quel mec stupide je faisais lorsque je réagissais comme un grand-frère avec elle ! Je devrais d'ailleurs peut-être penser à consulter pour m'autoriser à la laisser s'envoler...

So-Lynn, répétai-je une fois que mes pieds m'avaient guidé jusqu'à la porte d'entrée de la salle d'eau d'où je n'entendais aucunement la pomme de douche émettre un seul bruit, ayant laissé l'assiette pratiquement pleine sur la table, So-Lynn, ouvre-moi, suppliai-je sincèrement la jeune femme n'ayant aucune réponse malgré les petits coups que je portais tout contre le battant, si ce n'est peut-être le fait de devoir retourner m'asseoir et manger, que tout allait très bien pour elle, mais je n'étais pas dupe et il était hors de question que je la laisse dans un état pareil, surtout lorsque c'était de ma faute. Ecoute, je suis désolé si tu l'as mal pris, indiquai-je finalement, pinçant mes lèvres comme si je me forçais réellement à m'excuser pour ces paroles que je lui avais balancé, n'étant pas du genre à être désolé de dire tout haut ce que je pensais, préférant être honnête avec les personnes que j'aimais et que je choyais. J'ai réagi bien trop abruptement tout à l'heure, avouai-je alors à l'une des femmes les plus importantes de ma vie, mais je ne pensais pas que tu allais si mal le prendre, confessai-je en portant mon front contre le bois de l'encadrement de couleur blanche. Je suis peut-être trop inquiet pour toi, sans raison. Je sais que tu es une femme à présent et j'ai du mal à me le fourrer dans la tête, expliquai-je en laissant mes yeux se balader sur la porte. J'aimerais redevenir ce confident que j'ai toujours été pour toi, déclarai-je avant de reprendre, j'ai l'impression ne plus pouvoir assumer ce rôle là à tes yeux et ça me met dans des états pas possibles.
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MessageSujet: Re: Finally at home w/ So-Lynn   Mer 26 Juil - 20:49



 Finally at home
So-Lynn & Josh'
   

Rapidement je me retrouvais dans la salle de bain, ayant à peine entendu mon prénom lorsque je me levais. Je me sentais mal. La première raison était que je t’avais tout dit d’un seul coup, et je m’en voulais d’avoir annoncé que Judie était la seule personne que j’ai jamais autant aimé. Tu étais aussi un bout de ma vie et je savais que j’avais dû un peu te blesser et te disant une telle chose. Il ne fallait pas se mentir, ce qu’on avait vécu tous les deux avaient créée des liens indestructibles que personne ne pouvait réellement défaire. Que ça soit maintenant, dans quelques mois ou dans des années. Deuxièmement, parler ouvertement de Judie n’était pas une chose habituelle pour moi. J’avais toujours créé autour de lui un secret, une barrière pour que notre relation ne soit pas briser par une intervention extérieure (même si ce fut rapidement le cas). J’avais finalement tout révèlé à mon cousin, et je me sentais mal. Pas mal dans le fait de lui avoir enfin raconté une part de mes sentiments, mais mal car je me rendais compte que j’aurais dû lui en parler depuis des mois, que garder une telle chose au fond de moi n’avait jamais été chose facile.

La troisième raison fut bien sûr la souffrance que j’avais face à cette relation. J’avais été folle amoureuse et au cours de ces retrouvailles je m’étais rapidement aperçue que mes sentiments étaient toujours présents, toujours aussi forts et qu’au final je n’avais pas réussi à tourner la page comme je me l’étais promis. Je m’asseyais alors sur le rebord de la baignoire en essayant de contrôler mes sanglots sans vraiment y arriver. Je n’arrivais pas à me contrôler tout simplement car je ressentais encore une peine immense. Cette relation n’aurait jamais dû s’arrêter à vrai dire, elle n’était pas vouée à l’échec, pourtant j’avais eu l’impression de foncer face à un mur. Au final, j’aurais dû prendre mon mal en patience et rien de tout cela ne serait arrivé.

Le temps s’écoulait peu à vrai dire, je me relevais afin de regarder mon visage qui ressemblait à un torrent de larmes. J’étais sensible, mais je ne le montrais jamais. J’avais toujours pris l’habitude de pleurer dans mon coin, dans la salle de bain. J’ouvrais alors le robinet pour attraper un coton et commencer à me démaquiller le visage. Je me remerciais de ne pas être accro à cela, je n’avais que du mascara et mon rouge à lèvres à retirer. Je voulais surtout éviter d’avoir du mascara noir partout sur mes joues, évitons de rendre mon visage grisâtre. Surtout avec du waterproof.

Je coupais alors l’eau, ne voulant pas non plus gâcher celle-ci tandis que je me regardais dans la classe. Mes cheveux noirs tombaient en cascade sur mes épaules tandis que mes yeux devenaient rouges. Je me disais alors que je paraissais vraiment épuiser. Je n’arrivais pas à calmer mes pleurs, c’était assez horrible de ne pas être maître de son visage. Je reniflais alors tandis que j’entendais ta voix de l’autre côté de la porte. Tu me demandais d’ouvrir et j’avais comme une hésitation. Je détestais que tu me voies ainsi, et à vrai dire, tu ne m’avais jamais vraiment vu avoir autant d’émotions en quelques minutes. J’essayais donc de m’essuyer mes joues sans y arriver tandis que je bégayais. « A-Attends. » Je cherchais une solution en prenant une grande inspiration, je me disais tout simplement de me calmer, de respirer, que tout allait bien. Je mordillais ma lèvre inférieure avant de tout simplement entendre ta voix. Je me décidais alors d’écouter ce que tu avais à me dire. Tu t’excusais, c’était totalement débile, tu n’avais rien à te reprocher à vrai dire.

J’ouvrais alors en lenteur la tête tandis que je passais ma main dans mes cheveux en reniflant en lenteur. « Je… » Murmurais-je tandis que je te regardais. Timidement j’allais dans tes bras pour te serrer contre moi. J’avais besoin de te faire un câlin, ça me détendait, et je m’en voulais. « P-Pourquoi tu t’excuses…. ? Tu n’as rien à te reprocher, c’est à moi de m’excuser, donc je te dis merci. » Je souriais en coin tandis que je posais ma joue sur ton torse, tu étais comme mon grand frère à vrai dire. « Et…. Tu es mon confident, excuses moi, je ne sais pas pourquoi j’ai fait cela, enfin pourquoi je t’ai jamais… parlé de cet homme, et je m’en veux tellement maintenant. Tu es mon confident, vraiment. Tu as jamais été quelqu’un d’autres. » Je relevais mon visage vers le tien tandis que je te regardais droit dans les yeux. « Tu es comme mon grand frère hein. J’ai pleuré de façon stupide là. Ca va maintenant… »


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MessageSujet: Re: Finally at home w/ So-Lynn   Jeu 27 Juil - 13:38



 Finally at home
So-Lynn & Josh'
   

Mon front, qui s'était appuyé contre la porte de la salle de bain, se retira immédiatement lorsque j'entendis le verrou de la pièce émettre un son qui m'indiquait clairement que ma cousine avait décidé d'abandonner de s'exiler. Mes pieds reculèrent de deux ou trois pas afin de lui laisser un espace un peu plus aéré et, lorsque je découvris son visage, sa voix balbutiant en essayant de trouver les mots justes qu'elle tentait d'exprimer, je ne pus que laisser des traits gravement désolés s'emparer de mon portrait, celui-ci étant devenu bien plus sérieux que je ne l'aurais pensé. Mes pupilles ne purent que délicatement venir dévisager le faciès de So-Lynn et ma mâchoire se referma abruptement, se serrant au plus fort qu'elle le put, terriblement attristé de la voir se mettre dans un état pareil pour un homme qui, je pensais, n'était pas le type même qui pouvait prétendre à elle, parce qu'elle était bien plus précieuse qu'il ne pourrait jamais l'imaginer à mes yeux. Seul parent qui lui restait à New-York, j'imaginais fort bien prétendre à mon rôle de cousin à coeur, quitte à me la jouer bien trop possessif à l'occasion. Bien que je fus proche d'une cousine du côté de mon père lorsque j'étais enfant, nul doute que lorsque j'eus appris à connaître plus en avant la fille Han, mes pas me conduisirent à m'en approcher, si bien que je ne pus me contenter de passer un peu de temps avec elle, je dus également prendre mon rôle avec bien trop d'importance pour devenir, finalement, le grand-frère qu'elle n'avait jamais eu.

Lorsqu'elle s'approcha de moi avec vivacité, je ne pus qu'exprimer un hoquet de surprise en sentant ses bras venir entourer ma taille et sa joue venir rencontrer mon torse. Rares étaient les fois où nous nous étions octroyés des gestes aussi significatifs. La dernière fois que nous nous étions étreints ? Lorsqu'elle m'offrit cette peluche Winnie, parce que dans Winnie il y avait Win et qu'elle avait toujours cru en moi ? Après que j'eus ouvert les yeux dans cet hôpital que j'avais toujours pensé être macabre jusqu'à aujourd'hui ? Peut-être lorsque j'étais venu la chercher à l'aéroport une fois ? Peut-être simplement lorsque nous étions gamins, le jour où j'eus terminé cette instruction familiale, seul homme à pouvoir perpétuer les traditions en-dehors de tout contexte familial, en Chine, loin de mes proches, loin de tout ? Il m'était impossible de me souvenir le moment même où était survenu la dernière marque d'affection qui ressemblait étrangement à celle-ci. Ma main droite vint se poser sur sa tête alors que mes lèvres se portèrent sur le haut de son crâne, découvrant la salle de bains dans toute sa splendeur une fois de plus de mon regard luisants. Je préfère que tu pleures en ma présence, tu n'as pas à te cacher, indiquai-je à la jeune femme en massant ses cheveux du bout de mes doigts, glissant parfois mes phalanges dans quelques unes de ses mèches, je ne suis pas tes parents, confirmai-je d'une voix monotones, parce que nos géniteurs n'étaient pas les plus à-même de confesser leur amour aussi facilement que nous pouvions le faire.

Prends une douche, proposai-je à la jeune demoiselle en reculant ma tête de la sienne, la libérant ainsi de cette étreinte en lui adressant un sourire illuminé de sympathie et d'amour fraternel, je pense que tu as besoin de te détendre, la journée n'a pas dû être facile et le stress a dû jouer sur ton humeur, déclarai-je sans pour autant cesser de venir lui montrer une douce et délicate attention en laissant ma paume glisser plusieurs fois d'affilées sur sa chevelure brune. Je vais réchauffer les pizza et on les mangera dans le canapé devant un bon film, ajoutai-je en lui faisant un clin d'oeil. D'accoutumée, je détestais que l'on mange dans le salon par peur que le canapé puisse être sali ou que des miettes viennent se loger dans les renfoncements ou sur le tapis bleu pale qui se trouvait sous la table basse en bois beige. Je te laisserais choisir le film pour la peine, t'as besoin de te changer les idées, affirmai-je en acquiesçant plusieurs fois du portrait détournant mon regard sur le côté un instant, laissant une pointe de silence envahir notre conversation avant que je ne me décide à reprendre la parole. Plus autant de secrets, finis-je par lancer à la jeune femme en venant chercher ses yeux des miens, histoire d'être sûr que je m'étais bien fait comprendre. Toi et moi, nous ne pouvons compter que l'un sur l'autre, j'espère que tu comprends mon inquiétude pour toi, questionnai-je la poupée asiatique en levant mes sourcils assez haut pour qu'elle prenne avec sérieux mes paroles. Je peux être rude parfois, mais j'ai une expérience qui est loin d'être nulle lorsque ça concerne la jugeote des mecs, insistai-je, lui faisant bien comprendre que j'en étais un et que, bien que je restais respectueux et poli, je n'étais pas aussi différent des autres que ça. Les pulsions, les envies, les sentiments, j'y avais également le droit.
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