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 [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy

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J'ai posté : 1200 messages et j'ai : 694 dollars en banque. Sinon, il paraît que : Aaron Yan et je crédite : Meimei (avatar) Dearaaronyan (gif)

MessageSujet: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Mer 12 Juil - 21:28



 Egypte : J-1
Welcome to Mummy's world

Joy & Josh'
   

J'avais commandé un taxi pour le jour du grand départ, heureusement ce dernier fût à l'heure et se mit à jouer du klaxon pire au moment où je descendais les escaliers qui menaient à mon appartement, pressant le pas pour éviter qu'il ne m'attende, mais également qu'il n'ameute tout le quartier. Tous les voisins n'avaient pas à savoir que je partais en vacances. Une valise de taille moyenne m'accompagnait, ainsi qu'un petit sac de sport où j'avais mis les principales choses que je voulais emporter avec moi dans la cabine de l'avion. Ce qu'il contenait ? Et bien mes papiers, pour commencer, ainsi que les billets, deux livres, parce que je n'étais pas sûr d'en avoir assez d'un seul, le chargeur de batterie portatif, histoire de ne pas tomber en rade lorsque j'écouterais de la musique fraîchement téléchargée, légalement, sur mon téléphone portable et une barre de céréales, ayant peur de trouver, comme à chaque fois, le temps long lors de ses quinze heures de vol environ. Souriant au chauffeur qui n'avait pas l'air aimable du tout, je haussai mes sourcils lui faisant comprendre à quel point il me semblait grossier, puis le laissai prendre mon bagages et l'installer dans le coffre alors que je prenais place sur l'un des sièges arrière, scrutant longuement la façade de la maison où était logé mon appartement, comme si c'était la toute dernière fois que je le voyais. Le voyage devait durer un mois et demi, et ça faisait bien longtemps que je n'étais pas parti de New-York autant de temps. D'ailleurs, je n'avais prévenu que So-Lynn, ayant désobligeamment préféré ne pas avertir mes parents qui auraient probablement piqué une gueulante s'ils avaient appris que j'avais préféré partir dans ces pays inconnus plutôt que de leur rendre charitablement et humainement visite. Le taxi démarra, et ce fût certainement ces à-coups brutaux qui me réveillèrent de ces pensées pour le moins paralysantes et loin d'être accommodantes vu ce qui m'attendait. Ou plutôt celle qui m'attendait.

Une heure de route plus tard, nous arrivions enfin à l'aéroport Kennedy, bien heureusement, car je commençais à sentir une charmante douleur au niveau de mon bassin, l'homme ne conduisant pas en ménageant ses clients j'avais l'impression. Accueillant l'arrêt du véhicule avec un soupir, plissant les yeux assez férocement pour faire comprendre à l'individu qu'il pouvait tirer une croix sur le pourboire, quand bien même il avait rejoint une destination lointaine du point de départ. Ouvrant la portière, ayant l'impression qu'une fourmilière entière venait de me privatiser de mon seul membre encore capable de supporter le poids de ma personne, je me retins sur la carrosserie de la berline, grimaçant sans me retenir. Boitant jusqu'à l'endroit où il avait déposé mes affaires, je le sommai de stopper toute intervention afin que je puisse le payer cash pour cette partie de non-plaisir. Le remerciant malgré tout, bien plus par politesse qu'autre chose, j'agrippai l'anse de ma valise d'un côté et portai mon sac de sport sur l'épaule se trouvant à l'opposé de la main déjà utilisée, cherchant, en même temps, des yeux l'entrée de l'aéroport où je n'avais pas mis les pieds depuis des années. La porte qui m'intéressait apparût comme par magie devant mes pupilles et un sourire s'afficha sur mes lèvres, comprenant que ce n'était plus qu'une question de temps pour que la demoiselle, que j'attendais le plus impatiemment, se retrouve de nouveau à mes côtés pour une énième aventure, une énième sortie, beaucoup plus étendue dans le temps, beaucoup plus friande de péripéties, beaucoup plus d'intimités aussi. Presque en courant, je rejoins les battants alors qu'à ma montre, s'affichaient déjà vingt-et-une heures vingt.

Je n'eus que pour premier réflexe de, tout d'abord, aller voir le tableau d'informations où étaient précisés l'endroit où l'on devait se rendre pour enregistrer nos bagages et l'emplacement où nous étions attendus pour le check-up habituel qui s'était fait beaucoup plus intense depuis les événements macabres qui se propageaient sur tous les continents. Ayant photographié tout ça intelligemment dans un des coins de ma tête, je me mis en marche vers le premier lieu où nous devions nous arrêter pensant que Joy serait déjà présente. Mais, arrivé au niveau des chaises d'attente, qui ressemblaient étrangement à celles que l'on pouvait trouver dans les cabinets médicaux ou les hôpitaux, je m'aperçus que j'étais le premier de nous deux à avoir trouvé les caisses enregistreuses. Déçu de ne pas la voir, mais également de ne pas m'empresser jusqu'à elle pour lui faire comprendre à quel point j'étais heureux de pouvoir participer à ce voyage splendide avec elle, mon sourire s'effaça et mes yeux se baissèrent immédiatement. J'aurais pu, tout simplement, m'avancer vers l'une des jeunes femmes qui acceptaient, ou non, les bagages des passagers, mais je n'avais qu'une obsession depuis mon départ de Manhattan : me retrouver à ses côtés dans l'avion. Sachant pertinemment que nos billets n'avaient aucunement émis de réserves quant aux places attribuées, il fallait que les deux personnes passent en même temps pour avoir la possible chance de se retrouver l'un à côté de l'autre. De ce fait, je décidai de prendre place sur un des sièges libres, de laisser glisser la lanière du sac à dos sur le côté, attraper ce dernier et en sortir les écouteurs, ceux grâce auxquels j'espérais pouvoir voir passer les minutes beaucoup plus vite que les secondes qui me semblaient bizarrement éternelles sans l'étudiante.

Enfilant les boules en plastique dans le creux de mes oreilles, je fis, par la suite, aller mon pouce à la recherche d'une musique qui me plaisait bien. Je changeais souvent de goûts musicaux, passant de Pop-rock à Reggae sans réelle raison, et, depuis une semaine, pratiquement, j'avais trouvé une chanson rythmée qui me parlait énormément. Auparavant, je n'avais jamais entendu parler de cet homme aux allures plutôt hippies, au bonnet coloré et au maintien peu commune, carrément fou-fou même. Magic! avait-il choisi comme pseudonyme, quelle drôle d'idée. Et puis cette chanson dans laquelle je pouvais m'imaginer sans grande difficulté. "Rude", je visualisai fort bien les parents de la belle pour qui j'avais craqué l'être, en tout cas, concernant ces envies de relation plus que sérieuse que je m'inventais à chaque fois que je fermais les yeux et me laissais transporter dans une vie à deux impossible aux yeux d'une grande majorité de nos proches. D'ailleurs, sans m'en rendre compte, j'avais fermé mes paupières et avais laissé ma nuque se poser contre le dossier du siège, m'étant permis de glisser mon corps un peu plus dans la chaise, mes jambes prenant un peu plus de place mais sans pour autant gêner les personnes qui tentaient de se frayer un passage. Forcément fatigué vu l'heure, surtout que j'avais bossé toute la journée pour remercier mon patron de m'avoir accordé ces quelques semaines, mes lèvres affichèrent une esquisse des plus radieuses à l'écoute de ces sonorités, sans aucun doute que je piquerai un petit somme une fois installé dans l'avion que nous devions emprunter jusqu'à Louxor.

Je me balançai peu à peu de gauche à droite, puis de droite à gauche, me laissant bercer petit à petit par les guitares, la batterie et la basse jusqu'à ce que le toucher d'une main sur mon épaule me fit sursauter et ouvrir les yeux en grands, ces derniers s'étant figés un instant face à moi, sur une personne totalement inconnue qui s'était assoupie avant que mon portrait ne se tourne vers la provenance de ce geste. Les coins de mes lèvres s'élargirent lorsque le portrait de la plus jeune aux cheveux beaucoup plus soignés que d'habitude apparût. Mes lèvres s'entrouvrirent furtivement avant de se refermer, comme si j'avais perdu l'utilisation complète de ma voix, puis se rouvrirent. J'aurais pu rater l'avion à t'attendre, tu sais, plaisantai-je en me redressant, reprenant une allure normale sur le large bancs aux multiples assises, profitant pour enlever les écouteurs de mes oreilles. Tes parents t'ont enfin lâchée, taquinai-je l'étudiante en laissant s'échapper un rire moqueur, replaçant tous les objets personnels dans mon sac de sport. T'es prête à aller enregistrer tes affaires, demandai-je à Joy en levant mon postérieur du siège, agrippant de ma main libre l'anse de mon bagage. J'espère qu'il y a encore des places côte à côte, avouai-je à ma partenaire de voyage timidement, avant de baisser mon regard en souriant de manière assez gênée, comprenant enfin à quel point cette escapade pouvait sembler louchement sérieux. Laisse, je vais la prendre, proposai-je à la jeune femme en passant mes doigts libres autour de la poignée de sa valise après avoir porté la lanière de ma besace sur l'épaule.
 (c) Meimei


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I've tried to live without you but it doesn't make sense ✻  I know that you had got a real reason to let me down, the problem is that I would like to know what it is. To live better. To grow old better. To be able to pass through this pain that hurts my heart day after day. I try to stand up and not be that much sad about the situation. But please, come back to me and tell me... Tell me why you left me so easily.


Dernière édition par Joshua Ling le Mer 9 Aoû - 10:40, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Lun 17 Juil - 12:59

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Joy Harstard
&
Joshua Ling
Je refermais ma valise en m'assyant dessus, et enfin, je m'accordais un moment de répit en m'affalant sur mon lit, observant ma chambre que je ne verrais plus pendant un mois et demi. Un mois et demie sans New-York, un mois et demi sans ma famille, un mois et demi sans Del, un mois et demi avec Joshua. A cette pensée, un sourire étira mes lèvres. C'était avec lui que je partais pendant tout ce temps, ce que je n'avais jamais imaginé. Pour mois, les voyages ne seraient pas possibles avant que je n'ai mis de l'argent de côté. Tout ressemblait à un voyage entre amoureux, et pourtant nous n'en étions rien. Ce sourire sur mes lèvres disparut aussitôt pour laisser place à un long soupir, et je fermais les yeux pour penser à autre chose, mais je n'y arrivais pas. Dans ma tête n'arrêtaient pas de tourner les images de cette dernière soirée passée ensemble, lamentable. Pour lui éviter d'avoir un accident sur le chemin du retour, j'avais ingurgité tout l'alcool au beer pong à sa place, et ça m'avait coûté une bonne réprimande de la part de ma mère. Mais il y avait aussi du bon dans cette soirée. Déjà, le fait qu'il ait été là pour moi du début à la fin de cette tourmente, et puis, ce presque-baiser auquel je ne faisais que rêver. J'en voulais toujours plus, je me languissais, j'avais à la fois honte d'être si envoûtée et heureuse que ça arrive de cette manière là. Tant de choses qui se mélangeaient, et que ma mère n'avait pas mis longtemps à remarquer. Mais au lieu de m'engueuler une fois de plus pour tout ce que j'accomplissais, pour ce voyage que j'allais entreprendre, elle avait été compréhensive, et ça m'avait touché. Je lui avais longuement parlé, puis je m'étais endormie, un peu comme tout de suite, puisque pendant quelques minutes, tout ce que j'ai fait m'échappe. En effet, en voyant l'heure sur le cadran, je me rends compte que j'ai fini par m'assoupir, et que je devrais me dépêcher à me préparer. J'entends déjà de l'agitation en bas, comprenant que ma mère ne va pas tarder à débarquer. En quelques secondes, elle franchit les escaliers me séparant d'elle, s'empare de ma valise en me pressant, et arrive prè de la porte en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Nous avons pas mal de trajet avant d'arriver à l'aéroport, alors le moindre retard n'est pas permis. M'étirant, je finis par me lever de mon lit, et je jette un coup d'oeil à ma chambre, souriant tristement. Je l'avais dépouillée de deux peluches -la licorne et le lapin-, ainsi que de certaines photos pour m'aider à tenir le coup en cas de blues, car même si Josh serait là, j'ignorais comment j'allais réagir, puisque je n'étais jamais partie aussi longtemps sans mes parents et mon frère. J'attrape mon sac à dos et je quitte enfin la chambre, sursautant en voyant mon frère, m'attendant dans le couloir. Après quelques paroles échangées, je le serre dans mes bras et c'est ainsi que je quitte les lieux avec mes deux parents. Dans la voiture, le trajet dure longtemps, assez longtemps pour que je puisse m'imaginer de belles histoires. Car, même si j'ai du Musso dans les mains, je finis par divaguer et me déconcentrer. J'étais impatiente de revoir Joshua, sous mon meilleur jour cette fois, toutes mes idées en place. Nous avions quinze heures d'avion avant d'arriver à destination, quinze heures à tuer. J'avais prévu de quoi lire, mais aussi un créneau pour dormir un peu. J'imaginais que nous allions en profiter pour papoter un peu, alors j'avais hâte d'en savoir plus sur lui. Comment allait-il se comporter après tout ce que nous avions traversé ? Serait-il capable de me supporter tout le mois ? Des amis en seraient capables, mais il y a toujours des moments ou la solitude est de mise. Les quelques minutes à la salle de bain, par exemple, sont bénéfiques pour tous. Dans un sens, j'avais quand même envie de passer tout mon temps avec lui, de ne pas le lâcher une seule seconde. Ma mère m'avait prévenu, que je devais faire attention, et qu'il fallait que je remette les pieds sur Terre. Elle savait que j'étais naïve, et ce que je lui avais révélé de la soirée n'avait fait que confirmer ses dires. Bien sûr, j'avais omis de préciser que Joshua et moi avions failli nous embrasser, et tous les détails qui pouvaient me griller. Malheureusement, j'avais échoué, et on m'avait percé à jour. Je n'avais pas avoué à voix haute, à proprement parlé, pour m'éviter d'y croire à mon tour. Je comptais repousser la réalité encore un moment, juste pour ne pas perdre pieds. Encore une fois, je m'assoupis dans la voiture, et je ne me réveille qu'à l'arrivée, lorsque le véhicule s'immobilise. Je quitte l'enceinte de la voiture, et je rejoins mon père qui sort mon énorme valise du coffre, avant de l'empoigner. S'ensuit quelques longues minutes d'étreintes, et je finis par les lâcher, le cœur battant, mes pieds se mettant aussitôt en route vers la porte de l'aéroport. Je serre la anse de ma valise à roulettes, avançant en regardant tout autour de moi. Il y a une foule de gens, et la panique s'empare de moi à l'idée de ne pas pouvoir le retrouver aussi vite que je l'avais souhaité. Je passais une main dans mes cheveux, dont j'avais pris soin en allant chez le coiffeur la veille, histoire de faire bonne impression. Juste de quoi les assouplir et leur redonner un éclat tout en coupant les pointes, ce qui ne se remarque pas vraiment. J'avance donc, encore, jetant des coups d'oeil partout, jusqu'à ce que je me fige, le sourire aux lèvres. Je venais de le voir au loin, et lui aussi, d'après ce que je remarquais. Plus heureuse que jamais, j'avançais à toute vitesse dans l'espoir de le rejoindre. Je m'arrêtais face à lui, le contemplant, riant à ses propos, vraiment adorables. Je ne disais rien, fidèle à moi-même, attendant qu'il décide de se lever. Une fois fait, je n'hésite pas à m'approcher et je le serre rapidement dans mes bras pour le saluer, ce qui me fait aussitôt rougir mais qui me réjouit. « Ils ont eu du mal, mais oui. Et je suis prête. » finis-je par m'exprimer, baillant, plaquant ma main sur ma bouche avant de m'excuser. Mes nuits n'en étaient pas ces derniers temps, puisque je passais plus de temps à faire des siestes qu'autre chose à cause des examens de fin d'année. Je pouvais enfin souffler, et j'avais tellement hâte d'être là. J'allais attraper mon sac mais Joshua fut plus rapide que moi, et je soupirais en lui donnant un léger coup dans les côtes pour lui montrer que ce n'était pas la peine, mais je le laissais quand même faire, me dirigeant vers les caisses d'enregistrement des valises. Je restais silencieuse tout du long, puis nous nous incrustions à la queue pour rentrer dans l'avion. Je dénichais rapidement des places côte à côte et je m'installais près de la fenêtre, attendant que mon ami ne me rejoigne. Là, enfin, je pouvais souffler et me sentir heureuse. Je me tournais donc vers lui en attendant que tous les passagers ne s'installent, ce qui durait de longues minutes, sans compter le décollage. Je souriais fièrement, penchant légèrement la tête sur le côté en observant l'asiatique, que je trouvais toujours aussi beau. « J'ai emmené mon exemplaire préféré de Musso, mais j'aimerais bien que tu m'empêches de le lire pour le moment. Alors, t'as fait quoi ces derniers jours ? » Il était rare que je me montre si bavarde, mais j'avais tellement envie de lui poser pleins de questions, et de profiter de ce qu'on pouvait faire bloqués dans un avion pendant des heures.
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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Lun 17 Juil - 15:47



 Egypte : J-1
Welcome to Mummy's world

Joy & Josh'
   

Une fois dans l'avion à la recherche de places où nous pourrions passer la totalité du voyage l'un aux côtés de l'autre, j'arpentais les différentes allées curieux de voir si un visage me revenait, me paraissait familier, en vain. D'un côté, ça me rassurait. Je me rappelais fort bien des mots qu'avaient utilisé Joy dans l'un de ses messages, elle voulait échapper à la foule New-Yorkaise, se prendre aux joies des libertés, être loin de ceux qu'elle connaissait quand bien même j'imaginais que ça devait forcément l'attrister aussi. Elle m'interpella subitement et j'arrêtai dans la foulée mes recherches, lui offrant un agréable sourire en voyant qu'elle avait enfin dégoté des places jumelles libres. Me dépêchant d'un pas pressé vers l'endroit où elle s'était arrêtée, j'ouvris le coffre qui se trouvait juste au-dessus de nos têtes pour y poser mon sac à dos, là où se trouvait toutes mes babioles que je ne trouvais pas indispensable pour le moment, tout sauf mes papiers et mon moyen de paiement car, me connaissant, j'aurais forcément un creux juste après le décollage. Lui laissant le hublot, ayant fait tellement de voyages qu'il ne m'était pas indispensable d'avoir une vue directe sur les nuages que nous allions dépasser avec l'avion, ma tête se posa sur le dossier et mes yeux se posèrent sur la tablette qui se trouvait sur le repose-tête de mon voisin de devant, portant le bout de mon index dessus afin d'admirer les différents films proposés par la compagnie, attendant que tous les passagers ne trouvent une place et que l'engin ne décolle. Soudain, la voix de Joy retint toute mon attention et je m'arrêtai sans attendre de pianoter sur l'écran, tournant instinctivement ma tête vers elle. Tu veux que je remplace Musso, questionnai-je la demoiselle en levant les sourcils d'étonnement avant de reprendre, dans ton coeur, je ne lui arrive même pas à la cheville, indiquai-je d'un air des plus taquins, riant de bon coeur sans pour autant déranger les autres personnes qui se trouvaient tout autour de nous.

J'ai formé les nouvelles recrues de cet été, indiquai-je à l'étudiante pour répondre à sa question. Starbucks avait l'habitude de donner leur chance aux étudiants pendant les vacances, il n'était pas rare d'ailleurs qu'ils soient ceux qui prenaient la place des équipiers qui, eux, travaillaient l'année entière, sauf lors des grandes vacances pendant lesquelles, comme moi, ils préféraient prendre le grand air et découvrir d'autres horizons. J'ai eu de la chance de tomber sur des habitués qui étaient déjà passés par l'enseigne, dis-je en reportant mon regard sur le siège qui se trouvait face à moi, donnant des coups d'yeux par-ci par-là au fur et à mesure que l'avion se remplissait. Ça n'a pas été le cas d'un de mes collègues, complétai-je en soupirant, secouant vivement la tête, d'ailleurs je n'ai pas compris mon chef de service, ajoutai-je avant de m'expliquer, il sait parfaitement qu'il n'est pas patient avec les autres, je ne lui aurais jamais demandé de prendre des novices sous son aile, affirmai-je avant de hausser les épaules, faisant comprendre que ce n'était pas réellement de ma responsabilité, mais que ça m'avait tout de même embêté de laisser des débutants se faire engueuler pour des erreurs sans gravités alors qu'ils venaient de prendre les commandes des taches.D'ailleurs si tu cherches un boulot aux prochaines vacances... lui soufflai-je d'une voix la plus neutre possible, lui indiquant qu'il était tout à fait possible pour elle de nous rejoindre. Ça t'aiderait peut-être à prendre  ton indépendance à un moment donné... tant que tu ne m'oublies pas pour la crémaillère, blaguai-je sans pour autant être à cent pour cent taquin dans mes mots, pensant sincèrement dommage qu'elle ne pense pas à moi pour une fête si elle se prenait un appartement. Après, qu'est-ce que j'ai bien pu faire..., réfléchis-je en grimaçant légèrement, tordant ma bouche d'un côté puis de l'autre avant de me rappeler d'une chose primordiale. Ah oui, j'ai fait tout mon possible pour éviter la question des vacances avec ma mère au téléphone, confessai-je, sachant pertinemment que cette dernière aurait piqué une crise de colère si elle avait su que j'avais décidé de partir ailleurs, autre qu'à Taïwan tout du moins, voilà quel était le réel problème. A coup sûr, elle se doute de quelque chose, si bien qu'elle va tenter de m'appeler aux heures possibles de sorties, de visites ou même de soirées, dis-je par la suite en reportant mes yeux sur le visage de la demoiselle, prêt à continuer encore mais quelque chose me surprit, et je me mis inconsciemment à la fixer avec un regard inquisiteur, décortiquant chaque trait de sa personne, t'as changé un truc, non ?

Elle eût tout juste le temps de répondre à ma question que l'hôtesse de l'air prit la parole d'une voix chaleureuse et charmeuse à la fois, répétant sans cesse les mêmes messages à quelques paroles près. La présentation terminée, elle démontra les gestes de premiers secours au cas où un incident surviendrait pendant le vol, ce qui n'était pas très agréable à se rappeler vus les événements qui s'étaient installés dans tous les continents, mais plus particulièrement sur l'Europe et l'Amérique. Connaissant les recommandations par coeur, je feignais malgré tout de l'écouter patiemment, détaillant son code vestimentaire avant de plonger mon regard sur le siège qui me faisait face et c'est au moment où elle demanda à tous les passagers de boucler leur ceinture que je pris une grande inspiration, soulagé de savoir que nous allions enfin pouvoir décoller et nous envoler pour Louxor. Un clac se fit entendre, puis un deuxième, ce dernier provenant de la place de Joy. Portant mon regard sur la demoiselle, sachant qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de prendre un tel engin pour se déplacer, j'hésitai un instant avant de mettre mon avant-bras sur l'accoudoir qui nous séparait, la paume vers le toit du véhicule volant et fis bouger mes doigts pour appeler sa main. On se tient la main pour le décollage, demandai-je à la jeune femme en lui adressant un sourire lumineux, sans moquerie aucune, ayant même eu la gentillesse de m'inclure dans cette possible peur de l'inconnu en utilisant la troisième personne du singulier. Une fois son membre ancré dans le mien, mes doigts se refermèrent dessus, lui serrant assez pour lui faire comprendre que j'étais là, mais pas au point de lui arracher les phalanges. D'ailleurs. J'en profitai légèrement pour faire aller discrètement mon pouce sur le dessus de sa main, mais si délicatement qu'il était presque impossible de croire qu ce geste était fait exprès. L'avion commença soudainement à bouger, avançant très lentement au début et au bout de la piste fit automatiquement demi-tour et ce fut à ce moment-là qu'il accéléra au plus qu'il le put, nous collant clairement contre notre siège. Aussi, quelques bruits vinrent frapper nos oreilles, comme des abeilles bourdonnantes au niveau de nos tympans... Et puis nous fumes carrément projeter en arrière au moment où le pilote décida de lever le levier pour nous amener dans le ciel rejoindre ces morceaux de coton blanc.
 (c) Meimei


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Dernière édition par Joshua Ling le Sam 22 Juil - 18:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Mar 18 Juil - 10:59

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Joy Harstard
&
Joshua Ling
J'étais déjà bien d'être dans l'avion à ses côtés. Plus de parents pour me réprimander pendant un moment, de quoi me permettre de prendre mon indépendance tranquillement, car oui, j'imaginais bien qu'après ce voyage, je ne serais plus la même à leurs yeux, j'aurais sûrement mûri et j'aurais de nouveaux projets dans ma vie. Peut-être aurais-je envie d'avoir mon propre chez moi, peut-être pourrais-je enfin leur dire ce que je pense, bien que ce ne soit pas mon envie première. J'oublie tout ça, n'ayant pas le temps de m'y attarder, préférant déconcentrer Joshua pour qu'il s'intéresse à moi plutôt qu'à l'écran de la tablette incluse à l'avion. Je faisais partie de son voyage, alors je comptais bien lui montrer qu'on ne pouvait pas se débarrasser de moi si facilement ! Mais en lui demandant de ne pas me laisser le temps de me consacrer à Musso, je ne m'attendais pas du tout à une telle réponse de sa part. Mes yeux s'écarquillèrent et je me mis à rougir instinctivement en secouant négativement la tête pour cacher mon comportement. « N-Non ! Enfin, si ! » balbutiais-je avant de soupirer et de m'enfoncer un peu plus dans mon siège, honteuse et ne sachant plus quoi dire. Je levais les yeux au ciel, priant pour qu'il ne relève pas, et tentait de faire revenir la couleur de mes joues à la normale, ce qui fut vain, évidemment. Il était clair que Musso ne lui arrivait pas à la cheville, mais je ne pouvais pas m'imaginer le faire comprendre de cette manière là. C'était particulièrement gênant pour moi, et je ne voulais pas que Josh s'imagine quoi que ce soit sur moi, ou sur ce que je pouvais ressentir pour lui. Parce que ce que je ressentais était indéniablement étrange et me tordait chaque fois les entrailles dès que j'y pensais. Heureusement pour moi, et mon esprit déjà confus, il changea de sujet et en vain à son travail. Je l'écoutais attentivement en souriant, bien que celui-ci ne vacille à l'annonce des recrues qui fréquentaient le Starbucks la plupart du temps. J'ignorais pourquoi mais je ressentais une petite pointe de jalousie, parce que j'aurais voulu être à leur place et être formée par Joshua le temps d'un été. J'avais raté ma chance, mais dans un sens, c'était pour le mieux puisque nous partions un mois et demi ensemble. J'écoutais cependant la suite de son récit, souriant un peu plus à sa proposition, comme s'il avait lu dans mes pensées. Je hochais frénétiquement la tête en me mordillant la lèvre, avant de rire légèrement. « Je n'ai pas prévu de déménager tout de suite. Mais j'y penserais. » Je lui lançais un clin d'oeil complice, rougissant au passage et détournant le regard vers le hublot, vérifiant que nous étions toujours à terre. C'était étrange, de s'envoler pour un voyage pareil mais j'avais hâte, et j'eu envie que l'avion parte sans tarder. Je reportais ensuite le plus vite possible mon regard sur le barista, fronçant les sourcils à l'annonce de sa mère. Si je me souvenais bien, il était vrai qu'il m'avait parlé d'elle, vaguement, mais je n'arrivais plus à savoir de quoi. Ah si, elle habitait à l'autre bout de la Terre et il ne se rendait pas vraiment chez elle très souvent. Dans tous les cas, je poussais un soupir déçue en sachant pertinemment qu'elle risquait de nous déranger la plupart du temps pour connaître la vérité. Ne pouvait-elle pas laisser son fils commencer une histoire d'amour bien tranquillement en Egypte ? Bon, d'accord, je rêvais un peu mais j'avais le droit, tant qu'il ne pouvait pas lire dans mes pensées, c'était la meilleure chose à faire. De toute façon, j'avais rêvé de lui assez de fois pour résister à la tentation d'imaginer qu'il puisse se passer quoi que ce soit entre nous. Et puis, il ne faisait rien pour arranger les choses, chaque mot à mon égard me déboussolait complètement, comme à l'instant. Je clignais des yeux avant de comprendre et de lui répondre, les joues toujours rosées. « Je suis passée chez le coiffeur. » confessais-je, touchée qu'il ait remarqué ce détail, aussi infime soit-il. J'avais pris soin de moi avant de venir, et j'avais même été faire un peu de shopping pour acheter des vêtements plus modernes, qui avaient ruiné ma mère mais qui l'avaient rendue heureuse. Elle avait même accepté de me payer cette robe hors de prix avec le reste de son salaire, au cas où nous aurions une chouette soirée habillée en vue. Ce n'était pas le genre de robes que je portais avec Aleyna, mais elle était tout aussi jolie et beaucoup plus convenable pour des festivités à l'étranger. Je devais avoir l'air stupide à le dévisager ainsi, mais je ne parvenais pas à détacher mon regard du sien. Seule l'hôtesse de l'air parvint à réaliser ce miracle, en nous donnant les consignes de sécurité. Je me remettais donc correctement dans mon siège tout en l'écoutant, bien que mon attention ne soit déviée par mon ami installé à mes côtés. Je l'observais de la tête aux pieds, me rappelant seulement maintenant de ce qui le rendait si particulier. Je me mis à prier intérieurement pour ne pas que ça le fatigue si nous étions amenés à visiter des lieux trop arpentés. Et puis, je m'étais renseignée et j'avais peur que le sable n’abîme sa prothèse. Je cessais d'y penser en bouclant ma ceinture, me rendant compte que je n'avais finalement rien retenu de ce qu'avait dit l'hôtesse. Et puis, je regardais toujours Joshua, qui avait finit par poser lui aussi son regard sur moi. Je me demandais un instant s'il ne m'avait pas surprise en train de le dévisager, mais je laissais vite ça de côté en voyant sa main se poser entre nous, ayant du mal à saisir le sens de ses paroles. Après une courte hésitation, je finis par faire ce qu'il me demandait, timidement presque, sentant mon cœur faire des bons énormes et perdre son rythme de croisière. Je me sentais comme électrisée, et je me mis même à accepter ce simple contact, censé être parfaitement innocent. Je n'avais même plus besoin de forcer pour me calmer, puisque les douces caresses que son pouce me faisait sans vraiment qu'il ne s'en rende compte m'aidaient déjà à m'apaiser. Le décollage se passa donc parfaitement bien, et nous fûmes en quelques minutes déjà en route pour quitter le pays. Pour autant, je ne parvenais pas à retirer ma main de celle de Joshua, parce que je n'en avais pas envie. Et je me remis à bailler, m'excusant presque aussitôt pour ça. « Je dors pas beaucoup en ce moment. Tu m'en voudras pas si je m'assoupis ? » Je pince les lèvres de peur qu'il m'en veuille pour ça. Puis, sans lui demander la permission, je me permets de me pencher un peu vers lui et de poser ma tête contre son épaule, ma main toujours collée à la sienne. J'essaie d'être le plus discrète possible, pour ne pas trop le déranger, mais j'ai vraiment envie de ce contact. Je laisse ma timidité un peu de côté, pour enfin oser ce que je n'aurais jamais osé avant, et tant pis si les voyageurs nous prennent pour un couple. Du moment que nous, connaissions la vérité, c'était parfait. Je souriais même légèrement, fière d'avoir pu faire ça, et je restais ainsi, restant le plus légère possible avant de m'assoupir pour quelques heures de sommeil. 
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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Mar 18 Juil - 21:33



 Egypte : J-1
Welcome to Mummy's world

Joy & Josh'
   

Ne te dérange pas pour moi, lui répondis-je instantanément, comprenant parfaitement que tous ces révisions et examens l'avaient épuisé. Certes, nous partions en vacances pour nous amuser, pour nous évader de New-York et du train-train quotidien que nous avions mené depuis trop longtemps, mais il ne fallait pas oublier qu'il était également de notre devoir de revenir sur les Terres américaines bien plus reposés qu'en ce premier jour de voyage. T'as bien mérité un somme, déclarai-je à la demoiselle en esquissant un délicat sourire avant de reporter mon regard sur l'écran tactile, que j'avais déjà commencé à fouiner précédemment, de mon index droit, jugeant bon de faire passer le temps en regardant un bon film d'action. Prêt à délier mes doigts de sa main pour lui redonner sa liberté, et récupérer mon bras par la même occasion, je fus surpris. Etonné de sentir la chevelure de l'étudiante dans mon cou, le haut de sa joue contre mon épaule et son corps si près du mien, tous mes muscles situés du côté gauche se contractèrent un cours moment, juste le temps que j'examine ce qui se passait. Mes pupilles avaient fixé la télévision, incapable de ciller à cause de ce rapprochement, la pulpe de mon doigt s'était stoppé sur la flèche qui me permettait de défiler jusqu'en bas de la page, incapable de connecter mon cerveau à la totalité de mon corps à cause de sa tête si agréablement scotché à mon tee-shirt, ma voix ne put qu'étouffer un souffle de satisfaction quand le parfum de ses cheveux fraîchement lavés parvint à mes narines, mon cœur rata plusieurs battements dans la foulée puis s'accéléra tout aussi vite lorsque je pus apercevoir son sourire à travers une partie sombre de l'écran, m'en était servi tel un miroir pour l'admirer quand je compris que cette proximité fut permis grâce à sa simple volonté. Le coin de mes lèvres se relevèrent également, suivant le rythme des siennes, notamment au moment où je pris conscience qu'elle n'avait pas l'intention de lâcher ma main, laissant mes phalanges entourées les siennes sans discuter. C'était réjouissant. Je me délectai bien plus de ce contact que jamais je n'aurais pu l'imaginer. Mes paupières se laissèrent aller dans un plissement léger, ma tête se penchant du côté opposé de la belle afin que mon regard puisse l'observer encore, encore un peu avant que je ne me décide à reprendre possession de mon enveloppe corporelle et que je ne reparte à la recherche d'une production remplie d'actions.

Une fois trouvée, je vins agripper le casque qui se trouvait accrocher juste en-dessous de l'écran et fis comme je pus pour le poser sur mes oreilles d'une seule main, car je n'oubliais pas que l'autre était en pleine union avec celle de Joy, profitant même encore plus de sa peau si délicate, pure et douce sous l'épiderme de mes doigts, faisant glisser ces derniers tant que je le pouvais pour parcourir la totalité du dessus de sa menotte à la peau tendre, presque enfantine. Le film débuta, m'autorisant à m'enfermer dans un autre monde, loin de l'avion, des bruits extérieurs, de l'équipage et des passagers. Au même moment, les lumières s'atténuèrent indiquant qu'il était tant de s'endormir jusqu'au premier repas offert au sein de l'engin. J'étais fatigué, mais les émotions que je ressentais m'empêchaient de trouver l'envie nécessaire de trouver le sommeil. Quoi que... En plein milieu de la mini-projection, à laquelle j'étais le seul spectateur, mes paupières s'alourdirent et, malgré le fait que je tentai de combattre cette somnolence, ma tête se posa tout contre le haut du crâne de la jeune femme qui se tenait à mes côtés, mes yeux se révulsèrent une paire de fois avant de céder. Morphée m'avait bien eu ! Quand bien même il en ressortait des cris du casque à mes oreilles suite aux nombreuses bagarres de rues, gang contre gang, l'exténuation avait eu raison de moi. Je me trouvais donc à roupiller tout aussi profondément que ma partenaire de voyage.

Ce ne fût que vers six heures du matin que mes sourcils se froncèrent et que mes traits ne trouvèrent rien de mieux à faire qu'effectuer de nombreuses grimaces, comme si j'étais gêné par un essaim de moustiques. Un de mes yeux tenta l'expérience de s'ouvrir sur le monde qui m'entourait, et, ouvrant grandes les écoutilles, mes oreilles donc, je compris que ce qui fut le résultat de mon réveil de mauvais goût n'était que le bruit des autres voyageurs agités. Fermant de nouveau l'oeil puis ouvrant les deux, je pris connaissance que je m'étais assoupi contre la tête de Joy. Au départ, je trouvais ça bizarrement normal, à croire que j'avais rêvé que nous avions déjà lier bien plus qu'une relation amicale avant notre départ, ce qui ne fut point le cas, forcément, un songe restait un songe, c'est d'une pression monumentale, reprenant conscience de l'atmosphère dans lequel nous étions plongés que j'enlevai mon crâne du sien aussi furtivement que mes pensées revinrent à leur état normal. J'amenai ma main droite sur mon visage, tentant de le rafraîchir rapidement en effectuant des gestes de haut en bas et baillai pour signifier la fin de ma sieste. Par la suite, je penchai légèrement mon corps vers l'avant, sans trop déranger la jeune femme à mes côtés, de manière à entrevoir ce qui se passait vers l'avant de l'avion. Lorsque je compris qu'ils se préparaient à servir le repas de midi -parce qu'il était clairement six heures du matin à New-York, mais ils essayaient de nous préparer au mieux au décalage horaire avec l'Egypte où il était midi-, mes lèvres se pincèrent, jamais contre un bon déjeuner, et ce qu'importait l'heure. Me remettant droit contre le dossier, mes doigts vinrent s'appuyer sur le bras le plus proche de la demoiselle de façon à la secouer très légèrement pour l'enlever à son sommeil sans brutalité. Joy, répétai-je plusieurs fois d'une voix encore à moitié endormie, à coup sûr je portais la trace de ses cheveux sur le côté gauche de mon portrait, il est l'heure de se réveiller, déclarai-je avant de continuer pour la prévenir de la raison qui me poussait à la bousculer, ils vont passer pour prendre notre commande, finis-je avant de faire pression sur la main que je tenais toujours au creux de la mienne, effectuant de petits à-coups, n'utilisant pas toute ma force.

Bien dormi, demandai-je à la belle aux bois dormants en lui adressant un sourire lorsqu'elle releva la tête que je m'amusais à dévisager de mes yeux encore dans le gaz. Mais ce sourire se transforma rapidement en une grimace que je n'avais pas envisagé. Wow, m'exclamai-je en ne préférant pas mouvoir mon bras pour le moment, ayant reçu le corps de la demoiselle pendant de nombreuses heures, ce dernier s'était lui aussi mêlé à la sleeping party et je ressentis de nombreuses pulsions de part l'afflux de sang qui avait probablement été coupé, recevant comme des milliards de fourmis dans la totalité de mon membre. Ouf, fis-je de nouveau en portant mon faciès à l'opposé de la demoiselle, ayant fermé les yeux pour le coup, car à chaque fois que je tentai de le bouger, la souffrance se faisait beaucoup plus intense. Tu as la tête beaucoup trop remplie, indiquai-je d'un ton taquin en mettant l'arrière de mon crâne sur le dossier du siège, regardant Mademoiselle Americano du coin de l'oeil, t'aurais pu le vider un peu avant de monter dans l'avion, continuai-je avant de lâcher un rire franc, sans qu'il soit pour autant explosif, seulement, ce rictus aggrava la sensation et une grimace se maria à ma joyeuse émotion. Purée, terminai-je en pinçant mes lèvres, amenant ma main droite sur mon avant-bras avant de le frictionner dans un élan de courage, juste au moment où l'une des hôtesses apparut à notre hauteur. Tu prends quoi, questionnai-je la fan de littérature tout en remontant mes frictions vers l'épaule pour faire disparaître au plus vite la coupure sanguine. Trois burger, déclarai-je lorsque ce fut à mon tour d'indiquer ce que je voulais manger, fish, chicken et beef, indiquai-je à l'employée qui eut un regard assez surpris, au point de jeter un coup d'oeil sur la totalité de mon corps, se demandant peut-être où j'étais capable de stocker tout ça, et une bouteille d'eau, ajoutai-je avant de sortir la carte bancaire de l'une de mes poches de jeans pendant qu'une de ses collègues préparaient notre commande sur son chariot. Je baissai subitement les yeux, deux coupes de champagne aussi, sortis-je après un court instant plongés tous quatre dans le silence avant que je ne décide de tourner mes yeux vers Joy, nos premières vacances, ça se fête, expliquai-je à la principale concernée alors que mon sourire se joignit à cette invitation à trinquer ensemble à cette toute première fois.
 (c) Meimei


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I've tried to live without you but it doesn't make sense ✻  I know that you had got a real reason to let me down, the problem is that I would like to know what it is. To live better. To grow old better. To be able to pass through this pain that hurts my heart day after day. I try to stand up and not be that much sad about the situation. But please, come back to me and tell me... Tell me why you left me so easily.


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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Mer 19 Juil - 12:52

Welcome to mummy's world
Joy Harstard
&
Joshua Ling
J'aurais volontiers tenu éveillée plus longtemps mais c'était au dessus de mes forces, et puis, son épaule était drôlement confortable, et son odeur m'apaisait déjà, me donnant envie de ne plus bouger. Eh bien, je crois que j'avais parfaitement réussi ma mission, puisque Morphée m'emmenait déjà faire de jolis rêves à ses côtés. Mais je crus au départ que tout ce que je venais de vivre n'était qu'un songe et que, dès que j'ouvrirais les yeux sur le monde, Joshua ne sera pas là et je serais seule dans mon lit à attendre que les vacances ne passent. Mais sa voix, elle me semble si proche... Je serre les doigts, ignorant si c'est dans mon rêve ou dans la réalité, poussant un soupir de mécontentement. J'ai envie de dire que j'ai encore besoin de deux minutes de sommeil mais déjà ma conscience me ramène à la réalité. Cette panique et cette peur qui avaient habité mon cœur avaient finalement laissé place à du soulagement lorsque mes paupières se levèrent avec difficulté sur un siège d'avion. Je clignais plusieurs fois des paupières, presque aveuglée par la lumière artificielle. Je finis par relever ma tête, rougissant en comprenant que je n'avais pas bougé de toute la nuit. J'avais une fâcheuse tendance à être parfaitement calme pendant mon sommeil, ce que j'avais déjà oublié. Je retirais ma main de celle de Josh précipitamment, honteuse surtout et pour me justifier de ce geste soudain je me recoiffais rapidement, avant de masser ma nuque douloureuse à force d'être restée dans cette position. Je souriais à mon ami en hochant la tête, avant de me sentir honteuse et inquiète quant à lui. J'écarquillais les yeux avant de les baisser sur son épaule, pestant intérieurement contre moi-même. Je restais immobile en le fixant, ignorant ce que je pouvais faire pour l'aider à soulager la potentielle douleur qui lui traversait le bras. « Eh, ça va aller ? » demandais-je en me mordillant la lèvre, penchant la tête sur le côté pour le dévisager. Malgré moi, je me mis à rire à ses nouvelles paroles. « Ce doit être l'effet des examens. » plaisantais-je à mon tour, alors qu'une serveuse vint nous interrompre. Je lui en voulais un peu pour ça, mais en apprenant que c'était pour la nourriture, cet agacement laissa place à de la joie, que mon estomac exprima d'un bruit sourd, comme si des milliers de grenouilles avaient décidé de s'y réfugier pendant la nuit. Je me mis à réfléchir quant au menu, et quand je fus décidé, j'adressais un sourire poli à l'hôtesse pour lui exprimer mon choix. « Juste un plat de pâtes avec des champignons, beaucoup de champignons, s'il vous plait. » Ce n'était pas extraordinaire mais c'était ce qui me donnait le plus envie pour le moment. En fait, c'était tout à fait basique à côté de ce que le barista demandait. Je tournais la tête vers lui, ma mâchoire menaçant de se décrocher, mes yeux papillonnant tandis que mon esprit tentait d'assimiler sa requête. Je reprenais finalement une tête à peu près normale en le regardant, me demandant comment il pouvait ingurgiter tout ça. Mais je ne disais rien, parce que j'en aurais été capable aussi, même si je n'avais pas envie de lui faire dépenser autant pour moi, déjà qu'il m'offrait le voyage. Je comptais bien me montrer aussi respectueuse que cela pour ce geste si généreux de sa part. En fait, je lui devais déjà beaucoup, depuis que l'on s'était rencontrés. Le jour où je gagnerais au loto, je lui devrais sûrement plus de la moitié de ma somme pour le rembourser, bien que cette possibilité de devenir riche du jour au lendemain soit impossible à mes yeux. Quand il demande du champagne, je me mis à rire légèrement avant de demander instinctivement : « On a quelque chose à fêter ? » J'espérais que n'importe quelle réponse sorte de ses lèvres sauf qu'il ait trouvé soudainement une petite amie, ce qui m'aurait brisé le cœur et m'aurait certainement donné envie de prendre un parachute et de quitter l'avion pour rentrer à pieds. Sa réponse me satisfaisait cependant, et mon sourire se fit davantage joyeux, touchée qu'il fasse tout ça pour moi. Je hochais la tête d'un air satisfait et laissait l'hôtesse aller prendre les commandes des autres passagers, et je me tournais vers Joshua. Je voyais bien que son épaule n'avait pas encore retrouvé toute sa mobilité, je me risquais donc à lui donner un petit coup de main. « Laisse-moi m'occuper de ça, c'est de ma faute après tout. » Je lui faisais signe de se tourner un peu pour que je puisse à mon tour atteindre son épaule de ma main, pour la lui masser et faire circuler le sang beaucoup plus vite. Je n'avais pas envie qu'il perde son bras en plus de sa jambe. A ce contact, je me sentis déjà bizarre. Je profitais du fait qu'il ne me voit pas pour me mordiller la lèvre, observant la courbe de sa nuque et sa peau avec attention. Je sentais déjà mon cœur battre à mille à l'heure, mon ventre laisser s'envoler des milliers de papillons et mon esprit s'embrumer de plus en plus. Je fus incapable de parler, et ce, jusqu'à ce que son bras soit au mieux soulagé. Je relâchais enfin son épaule en lâchant un soupir silencieux, ayant failli perdre la totalité de mes moyens. Il était clair que jamais je n'aurais fait ça avant. « Tu peux bouger sans souffrir ? » osais-je demander, vérifiant qu'aucune nouvelle grimace de douleur ne traversait son visage. Et pour masquer le rose de mes joues, je décide d'attraper mon sac pour en sortir un livre de Musso. Je tapotais la couverture du bout des doigts en hésitant, puis je le tendais vers mon ami. « Ne m'avais-tu pas dit que tu essaierais d'en lire un exemplaire ? » J'avais choisi Demain, sans savoir pourquoi celui-là. Mais je l'aimais beaucoup. Et puis, dedans, j'avais noté il y a bien longtemps sur une page blanche quelques mots sans vraiment savoir non plus pourquoi. Demain viendra l'espoir d'un jour enfin trouver l'amour. J'ai un peu honte quand j'y repense mais c'était ce que m'avait inspiré ce roman. Je souriais à mon ami, attendant qu'il accepte de recevoir l'exemplaire et je haussais les épaules, mon regard plongé dans le sien. « Avec l'obligation de me dire ce que tu en as pensé quand tu l'auras fini ! » Ajoutais-je avant d'accepter de m'en séparer, contente d'avoir pu lui ramener un petit cadeau, aussi insignifiant soit-il. J'ignorais s'il était tout aussi romantique et sentimentaliste que moi, mais j'allais vite avoir ma réponse. Et puis, il pourrait ainsi penser à moi dès que je ne serais pas là et qu'il plongera le nez dedans.
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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Mer 19 Juil - 14:47



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Suite à ses mots, mon regard envers elle ne put que se faire étonné, surpris de la voir aussi avenante tout à coup. A croire que le simple fait de se trouver dans un avion direction de longues vacances l'avait apaisée. Haussant l'épaule qui ne souffrait pas, admettant sans vouloir la contrarier, mon tronc pivota à l'opposé d'elle, retrouvant mon biceps droit bloqué contre le dossier du siège où j'étais installé, lui laissant ainsi tout l'espace nécessaire pour commencer à me prodiguer un massage. Mes yeux se posèrent sur le tissus de couleur qui recouvrait le repose-tête de l'assise alors que je portai le côté de mon crâne contre ce dernier. Après un court instant, je pus sentir sa main venir toucher le tissus de mon tee-shirt, au niveau de l'épaule, ce contact me fit sentir une désagréable sensation, mon membre, à la fois endormi par la mauvaise circulation et éveillé par les gestes qu'elle tentait afin de me soulager, réagit par une contraction brutale avant que des légers picots, résultant d'un frisson, ne parcourent la totalité de mon bras, peut-être bien de mon corps, même. Relevant les yeux vers les lumières qui n'étaient plus tamisées depuis le passage des hôtesses de l'air, je laissais l'étudiante se faire guider par le fruit de ses envies, profitant qu'elle ne puisse me voir pour pincer mes lèvres l'une fortement contre l'autre afin de me contenir. Deux fois. Deux fois déjà que j'eus l'envie de porter mes lèvres contre les siennes. Deux fois que j'eus la chance de me retrouver assez proche d'elle pour oser ressentir l'envie de mêler mes lippes aux siennes. Deux fois, déjà, que j'aurais pu lui exprimer cette passion qui me dévorait depuis le premier regard que j'eus posé sur elle, ce fameux jour où elle était entrée dans le café où je travaillais. Deux fois que j'avais loupé cette possibilité de devenir plus qu'un ami, ou bien plus qu'un collègue de Monsieur le Surfeur aux cheveux blonds et lisses. Deux fois où le moment avait été mal choisi selon moi, car il m'avait été impossible d'exercer cette pression de ma bouche sur la sienne sous le toit de ses parents, trouvant ça peu respectable, et puis le jour où nous nous étions retrouvés que tous les deux, la demoiselle était bourrée, et loin de moi l'idée de profiter de la situation. Dans l'avion ? Au milieu de tous ces passagers, ces voyageurs et... Non, pas assez discret pour elle et moi. Pas assez romantique.

Ça va mieux oui, déclarai-je pour répondre à sa question une fois qu'elle eût fini, ayant resté tous deux muets du début à la fin. Bougeant mon membre d'avant en arrière, exerçant des petits mouvements circulaires, je vins agripper mon épaule de ma main droite et la masser, tournant mon regard vers elle en souriant agréablement, je te remercie, dis-je avant de remarquer qu'elle vint fouiner dans le sac qu'elle avait posé parterre juste avant de s'assoupir. Incommodé à l'idée de découvrir ce qui se trouvait dans son sac, mes yeux dévièrent leur trajectoire sur l'écran tactile que je n'avais pas eu le temps d'éteindre. Logiquement peu économe pour deux sous, l'envie de faire l'éco-citoyen m'avait pris subitement pour une raison inconnue. Elle fit vite pour se relever et agrippait dans ses mains un livre, certainement l'un de son auteur préféré. Cette présence entre ses doigts m'indiquaient qu'elle avait l'envie d'un peu de lecture le temps de patienter jusqu'au service de nos plats commandés, je m'affalai alors dans le siège, de manière encore plus décontractée, avant de voir la couverture du livre me passer sous le nez sur laquelle une jeune femme semblait courir sur un pont près d'un point d'eau. Levant mes sourcils, je portai mon regard sur le visage de la demoiselle qui se mit à parler, m'informant qu'elle avait pensé à notre conversation sur la lecture. Je n'eus pas besoin d'en entendre plus pour sourire à son geste et attraper le bouquin, admirant la première page avant de le retourner pour voir le résumé de l'histoire. Il était vrai que je n'étais pas habitué à ce genre de lecture, trouvant plus agréable de passer son temps à apprendre sur les autres que de passer du bon temps devant une édition qui ne demandait pas grande réflexion mais... Ce livre venait de Joy et ça ne devait pas être anodin qu'elle ait choisi ce bouquin.

Mes yeux suivirent chaque mot, chaque ligne de la présentation avant que je ne la remercie, je le lirai, lui promis-je sans la regarder avant de l'ouvrir et y découvrir la fameuse annotation qu'elle avait pris peine d'inscrire sur la page blanche. Je me permis de la lire alors et le coin de mes lèvres ne put que se relever face à cette citation bourrée de sens, je dois prendre ça pour une confession, demandai-je d'un air taquin, moqueur, mais sans jugement aucun, plaisantant plutôt. Je savais pertinemment qu'elle avait noté ce bout de phrases bien avant que nous ne nous rencontrions. Je te dirai si tes goûts sont à désirer, affirmai-je à la plus jeune, toujours avec ses traits rieurs sur le visage. Si je le finis avant l'année prochaine, c'est que j'aurais apprécié, tentai-je de blaguer à moitié, vu que, suite à mes préférences, rares étaient les fois où je finissais un roman. Ayant fini de l'admirer, je débouclai la ceinture et me levai de ma place pour avoir accès au coffre qui se situait en hauteur positionné dans l'allée centrale afin de le mettre à l'abri dans le sac de sport que j'avais emporté, ayant bien en tête de trouver plusieurs moments pendant les vacances pour dévorer le bouquin et comprendre ce qui put la motiver à choisir celui-ci plus qu'un autre. Retrouvant rapidement ma place, nous n'eûmes pas longtemps à attendre, les hôtesses revenaient avec les plats que nous avions commandé. Agrippant le plateau de Joy pour lui placer sur la table rétractable qu'elle avait devant elle, je pris ensuite le mien pour le positionner devant moi, je laissai Joy s'occuper des boissons et... Les flûtes de Champagne arrivèrent à la suite. Je souris et les tins avec délicatesse. Tu peux récupérer ma carte, demandai-je à l'étudiante qui venait de finir de placer nos rafraîchissants, ayant les mains prises pour pouvoir m'en emparer. Mon portefeuille est dans ma poche gauche, lui indiquai-je afin qu'elle puisse la ranger dans son étui. Je fis glisser mon fessier sur l'assise afin qu'elle puisse avoir plus de facilité à rentrer ses doigts dans la fine pocket dont était pourvu mon jeans... Et ce n'est qu'à l'instant même où elle commença sa descente à l'intérieur que je me rendis compte de la gravité de ma demande. Plusieurs fois d'affilées, je ravalai ma salive, priant pour qu'elle ne dévie vers mon entrejambe, espérant qu'elle ait un sens de l'orientation bien plus inné que moi. Je retenais mon souffle, ayant trop peur que de respirer pourrait avoir des incidences sur sa descente vers le portefeuille, sentant parfaitement les mouvements qu'elle exerçait pour parvenir jusqu'à son but, caressant ma cuisse sans le faire exprès. Heureusement, elle réussit haut la main et je fis soulagé lorsqu'elle sortit l'objet en question pour y remettre mon moyen de paiement fétiche. Prends ta coupe, proposai-je à la jeune femme, je vais le ranger, préférai-je sur le vif en lui tendant l'alcool pétillant, attendant qu'elle l'agrippe pour reprendre ce qui m'appartenait et le remettre à sa place.
 (c) Meimei


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Dernière édition par Joshua Ling le Sam 22 Juil - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Mer 19 Juil - 15:55

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Joy Harstard
&
Joshua Ling
Quel dieu avait-il pu me donner cette idée-là ? Le masser, et puis lui offrir un cadeau. J'ignorais si deux amis pouvaient agir l'un envers l'autre. J'étais particulièrement gênée par mon propre comportement qui pouvait frôler l'indécence, surtout aux yeux de ma mère. Rien que le fait de penser à elle me faisait presque regretter de le penser. Comment pouvait-elle me venir à l'esprit dans un moment pareil ? Je soupirais intérieurement, promettant de me donner une claque ou deux quand je serais seule. Mais dans un sens, je suis contente, parce que Josh semble aller un peu mieux, à moins que je ne sache déchiffrer les différentes expressions de son visage. Et puis, finalement, il accepte mon cadeau et je me sens particulièrement soulagée. Un peu moins à l'idée d'une confession et j'humectais mes lèvres en rougissant fortement, mes yeux déviant rapidement pour regarder ailleurs tandis que je cherchais des explications mais que je n'en trouvais pas. Je préférais donc faire comme si de rien était et rester muette encore un peu, bien que certaines paroles me brûlent la gorge et me donnent envie de parler autant que possible. Mais je me rappelais que Josh n'aimait pas les filles bavardes, alors je me contenais. Je ressentais cet étrange désir de lui plaire, et ce, depuis que nous nous étions vus pour la première fois. Un désir que j'ignorais comment satisfaire, tout en ignorant s'il était bon ou mauvais pour mon moral. Si tout ce qui se passait n'était que le fruit de mon imagination et que cette alchimie qui nous transcendait n'existait pas, j'allais tomber de haut et me faire bien mal. J'essayais de ne plus y penser, me concentrant sur autre chose, souriant toujours plus dès qu'il prononçait de nouveaux mots, me comblant de joie. J'étais ravie qu'il accepte de le lire et qu'il tente de faire aussi vite qu'il le pouvait, mais je ne le forcerais pas à le finir s'il ne lui plaisait pas. En fait, si j'avais choisi Demain, c'était surtout parce que les autres romans avaient des titres beaucoup trop romantiques, et beaucoup trop significatifs. Dans tous les cas, il avait en partie raison. Il y a bien longtemps que ce sentiment amoureux ne m'avait pas affecté, et j'étais dans une période compliquée lorsque j'avais noté cette phrase. J'avais l'espoir de retrouver quelqu'un, et pourtant, j'étais seule depuis des années. Autant dire que cette sensation d'être protégée, d'avoir quelqu'un qui me chérisse, qui m'embrasse avec toute la tendresse dont il puisse faire preuve me manquait. J'avais envie de retrouver toutes ces émotions sur lesquelles je ne pouvais pas poser un seul adjectif. Avec le barista, j'avais le sentiment que je pourrais éventuellement le revivre, en plus fort, puisque j'avais mûri et que j'avais désormais plus de recul qu'à l'époque pour me libérer, et m'ouvrir à quelqu'un. J'avais peur, évidemment, parce que l'être humain a toujours peur face à l'inconnu, mais ça me motivait justement. Ma vie n'en serait probablement que plus belle, cependant, il fallait de la patience. Il me fallait poser des bases sur lesquelles tout ce à quoi j'aspirais puisse s'installer et ne plus jamais bouger. Je laissais toutes ces drôles de pensées derrière moi quand la silhouette de l'hôtesse me parvint derrière Joshua. Je me tus, et j'observais les plats arriver devant nous sans rien dire. Mon ventre se mit de nouveau à grogner, tandis que je posais l'assiette devant moi. Je regardais ensuite les flûtes de champagne, me rappelant à quel point l'alcool pouvait être mon point faible, puis je rejetais mon regard surpris sur Joshua. Je fis ce qu'il me demanda, attrapant la carte bleue en remerciant d'un mouvement de tête la jeune femme qui venait de nous servir, et j'avalais ma valise à sa requête. Je détestais fouiller dans les affaires des autres, et là, c'était encore plus étrange puisque je devais carrément rentrer en contact avec la cuisse de Joshua pour attraper son portefeuille. Je ne refusais cependant pas, et d'un geste courageux je laissais ma main glisser à sa poche pour attraper le plus rapidement et le plus délicatement possible la pochette. Ce fut fait en quelques secondes, mais je n'osais plus vraiment le regarder après que ma main ai glissé quelques secondes sur sa cuisse. Je remettais habilement la carte dans le-dit portefeuille, m’apprêtant à aller le glisser dans son sac, mais je me figeais à sa requête, et je hochais la tête en faisant ce qu'il me demandait pour attraper ma coupe. « J'ai juste besoin d'une pause... toilettes. » lançais-je, le souffle court. C'était assez gênant, bien que ce soit un besoin humain parfaitement légitime. Je lui rendais donc à mon tour ma coupe une fois qu'il eut rangé ses cartes, et je me fis le plus petite possible pour passer entre lui et le fauteuil, mon passage réduit, me forçant presque à passer sur ses genoux pour atteindre l'autre côté. Je filais ensuite assez vite de là pour atteindre la cabine des toilettes, me pressant pour revenir le plus vite possible après avoir rafraîchi mon visage qui, dans la glace, avec les lumières artificielles, n'en paraissait que plus rouge. Je savais bien qu'il n'y avait pas que la chaleur qui me mettait dans cet état là. Alors, en revenant, plutôt que de lui repasser dessus, et qu'il ait droit à un nouveau plan rapproché sur ma taille fine, je décidais que l'on change de place. « Prends ma place, et évite de renverser une seule goutte de champagne ! » lançais-je en souriant, m'asseyant ensuite là où il était installé précédemment. Je prenais ensuite ma coupe d'un geste vif et décidais de trinquer assez vite pour masquer mon malaise du à tout à l'heure. « A notre voyage ? » proposais-je, avant de porter le liquide à mes lèvres. J'en pris qu'une petite gorgée pour commencer, savourant les bulles qui éclairaient sur mon palais, délivrant le goût d'un élixir délicat. L'alcool passa mieux que je ne l'avais espéré, et j'en fus d'ailleurs heureuse. Si cela pouvait m'aider à me détendre un peu pour le reste du voyage. « Il est délicieux ! » commentais-je en hochant la tête avant de poser mon regard sur Joshua. Visiblement, mon regard ne pouvait pas s'empêcher d'aller jusqu'à lui. Et puis, une question stupide franchit le seuil de mes lèvres. « Tu ne t'es quand même pas endetté par ma faute ? Ce voyage, le repas et le champagne, ça va vite... Si je viens travailler il va directement falloir que je demande à ce que mon salaire soit le tien ! » Plaisantais-je tout de même pour détendre l'atmosphère. Je n'avais pas envie d'avoir ça sur la conscience. Et puis, je n'avais tellement pas l'habitude que l'on m'offre des cadeaux aussi énormes... Avoir pris des vacances avec moi, en plus de cela, me faisait me sentir spéciale à ses yeux. Je commençais réellement à croire qu'il allait vraiment finir par se passer quelque chose d'incroyable entre nous. Après tout, c'était plus pour sa présence que j'étais venue que pour le voyage et les lieux en eux-mêmes. Passer un mois et demi avec lui est pour moi un rêve, et je sens que je ne vais rien regretter du tout.
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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Mer 19 Juil - 21:14



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A la fin des examens, ajoutai-je avant de porter la coupe de Champagne contre le bout de mes lèvres, les entrouvrant assez pour laisser glisser le liquide dans ma bouche, jouant avec par la suite pour humecter mes parois buccales avant de l'avaler tout en douceur. Le goût était exquis, certainement un demi-sec brillant, bien frais. Lorsqu'elle évoqua mes dépenses, je fus légèrement gêné, si bien que mes traits se tordirent un instant avant que mes yeux ne se posent sur son visage pour le dévisager. Je ne me voyais pas lui avouer que mes revenus ne venaient pas, uniquement, de ce pauvre salaire de barista au Starbucks, ni des plaisants pourboires des clients qui passaient régulièrement, habitués au lieu autant que moi, parce que j'avais honte d'être si différent d'elle, financièrement parlant. J'étais pratiquement sûr que ça pourrait créer un fossé entre elle et moi, chose que je tentai par-dessus tout d'éviter.Disons qu'entre les primes mensuelles et les nombreux pourboires que j'obtiens, commençai-je cherchant un peu mes mots en balançant mon regard à gauche, puis à droite, encore à gauche jusqu'à le reporter sur la demoiselle, c'est comme si j'avais deux mois supplémentaires de salaire à l'année, expliquai-je avant de dévier mes pupilles sur le plateau repas qui se trouvait devant moi, portant mes lèvres sur le bord du verre, feignant de ne pouvoir parler plus en détails, buvant l'alcool par petites goulées avant de délier ma bouche du contour.

Tu comptes manger trois burgers, demandai-je soudainement à la demoiselle, inspectant la nourriture qui se trouvait sur la table rétractable qui se tenait juste en face de moi. Effectivement, nous avions oublié d'échanger nos plats lorsque nous avions pris la place de l'un et l'autre dans l'avion. Une esquisse vint se poser sur mes lippes avant que ma main gauche ne glisse sur le plateau, le soulevant d'une traite pour le tendre à l'étudiante qui l'agrippa comme elle le put avant que je ne m'empare de ma commande. Tu vas me prendre pour un ventre-sur-pattes pendant les vacances, plaisantai-je en posant la coupe sur le rebord, faisant en sorte qu'elle tienne dans le renfoncement, priant pour que l'avion n'ait pas de turbulences et fasse choir le breuvage alcoolisé. Mes mains s'avancèrent vers l'un des sandwiches, au pif, le goût n'ayant pas d'importance, je coûte cher en nourriture, avouai-je avant de venir mordre dans la chair du pain moelleux aux graines, emportant un peu de la salade, de la tomate, des cornichons coupés en rondelles et de viande, mastiquant par de grands mouvements de mâchoires avant de reprendre, je ne sais pas faire à manger, confessai-je à Joy osant hoqueter un rire maladroit face à cet aveu, j'en avais marre de me farcir des pâtes et des oeufs à longueur de journée, m'exclamai-je en tournant furtivement ma tête vers elle avant d'analyser ce que je tenais dans les mains, cherchant l'endroit où il fallait que je croque par la suite, du coup, j'ai pris la mauvaise habitude de commander chez des traiteurs, dans les fast-food ou me déplacer au restaurant à chaque repas, continuai-je avant d'approcher ma bouche du burger pour en arracher un second morceau que je finis en un rien de temps. Le souci, c'est qu'il y a tellement de choix possibles qu'il m'est difficile de jouer à pif-paf-pouf, je marquai un temps d'arrêt pour venir attaquer de nouveau la bête, je pense que mon estomac a dû doubler ou tripler de volume, ris-je finalement. Heureusement que le sport est une passion, sinon je peinerai à garder la ligne. Disons plutôt que j'avais commencé à développer mes muscles depuis mon plus jeune âge, lorsque j'avais quatre ans, pour être exact, et qu'il restait impossible de les satisfaire par de simples repas, l'assiette de Monsieur et Madame tout le monde ne leur convenait pas, au grand désarroi de mon porte-monnaie, celui de mes Gardiens ou de mes parents, à l'époque. Et toi, m'arrêtai-je de dévorer, posant ce qui restait du sandwich pour me préoccuper de la réponse de la plus jeune, frottant mes mains contre la serviette qui avait été posée sur notre plateau respectif, tu sais cuisiner ?

T'as beaucoup plus de qualités que moi, on dirait, affirmai-je en hochant la tête, acquiesçant à mes paroles comme si je ne pouvais que les confirmer, j'assisterai à ton mariage avant que tu n'assistes au mien, concédai-je à décréter à la jeune femme tout en ayant employé un ton taquin, encore faut-il que tu acceptes de m'y inviter, ajoutai-je en tournant mon faciès vers le sien, un sourire énorme sur les lèvres. Dis voir, t'es de quel genre de femmes, commençai-je avant de laisser mon regard glisser ailleurs, vers le hublot sans pour autant décortiquer les détails qui proliféraient sous mes yeux, celles qui planifient la chose un an à l'avance au minimum, soucieuses du moindre détail, faisant appel aux plus experts des spécialistes, invitant les gens qu'elles n'ont pas vu depuis des années rien que pour montrer à quel point elles sont heureuses d'avoir trouvé le bonheur ou, proposai-je à nouveau après avoir avalé ma salive et le restant de la bouchée que j'avais mâché, de celles qui seraient capables d'agencer tout à la dernière minute, demandant aux personnes les plus proches d'elles de créer une atmosphère familiale et chaleureuse, qui leur ressemble, invitant que les principaux acteurs de leurs vies en un petit comité qui se réjouiraient pour elles avec sincérité et enthousiasme, finis-je avant de brutalement poser mes pupilles dans les siennes que je rencontrai par hasard, à moins que tu sois un mixte des deux possibilités, terminai-je avant de lui offrir une ébauche rayonnante en élargissant les coins de mes lèvres. Ne me dis pas que tu n'as jamais rêvé de ce jour, j'te croirai pas, indiquai-je à la jeune femme, conscient que le mariage était tout ce dont désirait une fillette, dès son plus jeune âge, l'imaginant déjà avant même de savoir ce qu'était l'amour, le vrai, l'unique.
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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Jeu 20 Juil - 10:53

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J'aurais mieux fait de me taire, de rester la petite fille silencieuse que j'étais d'habitude. En voyant son visage se déformer, je soupirais, déçue de moi-même, prête à lui dire que ce n'était pas la peine de répondre. Je savais que l'argent était un sujet tabou, mais j'ignorais que c'était à ce point. J'aurais voulu du que ce n'était pas grave, que j'avais l'habitude qu'on ait ce genre de comportement à mon égard. Mais j'en fus totalement incapable. Je ne jalousais pas ceux qui étaient bien plus riches que moi, bien au contraire. Je me contentais de ce que nous avions et c'était parfait. Ma mère m'avait éduquée en me faisant comprendre que, même si nous n'avions pas l'argent, contrairement à d'autres qui en avaient plein les poches, nous avions le bonheur familial, et ce n'était pas donné à tout le monde. Alors oui, nous avions fait d'énormes sacrifices dont je ne pouvais parler à personne d'autre que mes propres parents, et encore, ce sujet-là était d'autant plus tabou que l'argent, mais j'acceptais ça. Je préférais largement être heureuse sans argent que malheureuse avec du fric plein les poches. Je hochais donc la tête à son explication, souriant un minimum poliment pour signifier que j'avais compris, et qu'au passage, je ne me risquerais pas à en parler de nouveau. D'ailleurs, je plongeais déjà mes lèvres à la coupe, savourant une nouvelle gorgée de ce champagne. Je posais ensuite celle-ci dans l'emplacement prévu pour, avec précaution, avant d'observer les assiettes devant moi, le sourire aux lèvres. Je haussais les épaules et attrapais mon assiette en attendant que mon ami ne récupère ses plats, haussant une nouvelle fois les épaules à ses paroles, comme si ma langue avait fini par se coller à mon palais pour m'éviter une nouvelle gourde. Il était vrai qu'il mangeait beaucoup plus que ce que j'avais pu imaginer jusqu'alors, mais les sportifs étaient réputés pour avoir besoin de leur dose de protéines, alors je respectais au moins cela. Je savais ce que c'était, puisque, moi-même, à l'époque où je faisais du sport, j'aurais pu manger un poulet entier à chaque repas. Je reposais finalement mon assiette et m'emparais de mes couverts, afin de les planter dans les pâtes que je me mis à manger, prenant le temps pour ne pas frôler l'indigestion. Mon cerveau réclamait le sucre du petit déjeuner, et je le nourrissais avec du salé alors je faisais attention, sans parler que je n'avais pas pris un vrai repas depuis des lustres. J'aurais sûrement envie d'un bon dessert, mais je m'en passerais, par principe, et aussi parce que j'étais habituée à contrôler mon appétit pour ne pas faire exploser les dépenses familiales. J'allais d'ailleurs ne pas manger à tous les repas pendant les vacances, pour éviter d’écœurer mon estomac et de prendre une mauvaise habitude, mais surtout, pour éviter de prendre dix kilogrammes dans les hanches, me retrouvant incapable d'avancer un pied devant l'autre. On m'avait souvent trouvée trop maigre à l'école, parfois se demandant si je ne faisais pas de l'anorexie, mais la vérité était tout autre. Seulement, j'avais pris l'habitude de ne rien dire, et je laissais les médecins m'ausculter à l'école, se plaindre qu'on ne voit mes côtes, jugeant s'il était bon ou non de me laisser faire le sport de la journée avec mes camarades. Je m'étais habituée à tout cela, alors je n'y faisais plus attention, et je ne supporterais sûrement pas de ressembler à autre chose que ce que je suis aujourd'hui. Je relevais donc la tête vers Joshua, légèrement déçue qu'il m'annonce qu'il ne cuisinait pas. C'était mauvais pour mon estomac et pour ma ligne, de manger au restaurant tous les jours. Mais je ne relevais pas, n'ayant pas envie de le vexer ni de le décevoir. Je hochais une fois de plus la tête, avant de continuer à manger silencieusement, jusqu'à ce qu'il me retourne la question. Essuyant mes lèvres avec la serviette en papier qui était livrée avec le repas, je souriais doucement à son égard, haussant les épaules d'un air à peu près désintéressé, juste pour le rendre plus curieux, les yeux plein de malice. « Hum, ça dépend pour qui. » Je pouvais très bien faire des efforts pour régaler ma famille, et mes amis, tout comme j'étais capable de cuisiner des catastrophes pour ceux que je ne voulais pas servir. Je me souviens encore de ce noël là, où des amis de mes parents étaient venus, et j'avais tellement perdu mes moyens que je les avais presque empoisonnés. Ils s'étaient plaint et n'avaient jamais remis les pieds chez nous. Autant dire que ma mère n'avait pas apprécié, mais elle avait compris que ce n'était pas voulu, j'avais juste eu beaucoup trop de pression sur mes épaules à ce moment-là. C'était sans compter sur le compliment de Joshua, qui parvint trop vite à mon petit cœur, qui s'emballa un instant, faisant affluer beaucoup trop de sang d'un coup à mes joues, qui rosirent à la vitesse de l'éclair. Je baissais les yeux sur mon assiette, visiblement gênée de la situation, n'y croyant pas trop. Disons que mes qualités ne dépassaient pas vraiment ce que j'appelais l'esprit, puisque l'art y naissait, et que mes mains suivaient. Il y avait bien des choses que j'étais incapable de faire, mais je préférais ne pas les énumérer de suite. Et il ne valait mieux pas, de toute façon, sa nouvelle phrase me fit l'effet d'une bombe et je tournais la tête vers lui, comme un écureuil, avec les yeux grands ouverts de surprise. Il fallait dire que le mariage n'était pas ce que j'avais prévu de si tôt. Un jour, j'aimerais évidemment me marier, avoir une belle et grande famille, mais il me fallait d'abord travailler, et surtout, trouver l'homme qui voudrait de moi pour la vie. Puis, je rougissais de nouveau, n'osant même plus le regarder droit dans les yeux. S'il savait ce que je pensais à cet instant... Que si j'avais eu le cran, je l'aurais volontiers regardé dans les yeux, un sourire charmeur aux lèvres, et je me serais approchée avec délicatesse, mon souffle se mêlant aux siens jusqu'à ce que nos lèvres se lient. Je n'avais pas envie de m'imaginer à l'instant avec un autre homme que lui, mais je feignais le contraire, lançant un « Promis. » à sa requête. Puis il enchaîna avec une nouvelle question qui me fit lever les yeux au plafond, me mordillant la lèvre en y réfléchissant. Je pouvais d'ors et déjà affirmer quelque chose, aucune de ses deux propositions ne me convenaient totalement. Je reposais donc mon regard bleuté sur son visage qui m'inspirait toute la confiance du monde, je m'humectais les lèvres en me rappelant ce que j'avais voulu faire quelques secondes auparavant, et je lançais la réponse la plus romantique qui ne puisse exister. « Je rêve d'un mariage intime. Moi et le marié, sur une plage privée, ou une petite île solitaire, profitant d'un beau coucher de soleil pour se dire oui pour la vie. » En effet, j'y avais déjà rêvé tant de fois, quand j'étais plus jeune, mais aussi de nos jours. J'avais la certitude que cette fois, je pourrais aimer un homme jusqu'à la fin de mes jours, entretenant cette flamme du mieux que je le pouvais. J'ignorais si l'amour éternel pouvait durer, mais je l'espérais et je ferais tout pour l'obtenir. Je souriais donc, presque en rêvant encore de cette scène si magnifique, puis je me décidais de lui retourner la question, pour savoir quel genre d'homme, lui, il était. S'il pouvait un jour me convenir, si je pouvais continuer à espérer quelque chose de magique avec lui. Je n'avais jamais été aussi certaine de moi qu'aujourd'hui. « Et toi, de quel genre de mariage rêves-tu ? Je sens que tu as l'âme d'un grand romantique. » Et ce, depuis que l'on s'était rencontré. Il avait tout pour plaire, je ne lui avais trouvé, pour le moment, aucun défaut.
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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Jeu 20 Juil - 20:46



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Alors là, tu vas être déçue, répondis-je uniquement en prenant une mine confuse, détournant le regard un instant avant de tordre mes lèvres. Je pouvais paraître romantique, passionné, mystérieux et idéaliste, mais le mariage ne faisait pas partie des sujets qui me faisaient rêver et que je trouvais poétiques. Peut-être qu'à l'époque de mes parents j'aurais pu être friand de ce genre d'événements, mais notre génération a perdu ces nombreuses valeurs que représentait l'union, déclarai-je en ayant pris un air sérieux pour expliquer mes pensées, grimaçant après ces derniers mots comme désenchanté de cette triste réalité. Bien évidemment, je n'étais pas né le jour où mes parents avaient décidé de ne former qu'un, mais il restait des vidéos qui ne pouvaient cacher leur tendresse, l'émotion et la sincérité. Tellement de sentiments réels et purs qui se dégageaient des images qui s'emboutaient l'une après l'autre et qui me firent songer que je pourrais, moi aussi, avoir un sourire identique à celui de mon père quand le moment, le mien, arriverait. Mais, au fil des années, j'avais bien compris que, à notre époque, il était difficile de trouver une personne assez authentique pour me suivre, pour pousser l'avenir à ne jamais vouloir nous séparer, pour aimer aussi fort qu'il était possible d'aimer, et ce pour le restant de notre existence. Oui, ça avait existé. Le pardon avait même été une valeur naturelle qui, aujourd'hui, n'était plus possible sans une vengeance accrue, parfois même plus grande. Les couples se déchirent aussi vite qu'ils ne se forment. Les soi-disant amoureux ne prennent plus le temps à la conversation pour résoudre leur problème, le divorce est instantanément demandé. C'est tellement plus simple d'inscrire son nom au bas d'une page que de se remettre en question.

Si je devais me marier, c'est que ma mère aurait mis son nez dans mes affaires, confessai-je en ne pouvant retenir un léger rire, portant mes yeux sur la personne qui venait de dépasser notre rangée de sièges avant de retourner contempler les deux burgers qui me restaient sur le plateau. Je pense qu'elle continue de croire que je quitterai New-York pour revenir à la maison, que j'épouserai une fille du village et que j'établirai ma famille dans la maison familiale, comme elle et mon père l'ont fait, déclarai-je d'une voix nauséeuse, parce que ce n'était pas le genre d'histoires auxquelles on pouvait s'imaginer prétendre. Mon père avait trouvé son âme soeur de cette façon, ils s'étaient unis pour des raisons éthiques de bonnes familles, ma maternelle voulait à tout prix que je suive le chemin que mon paternel avait choisi, quitte à faire de nombreux sacrifices. Tu peux aimer une personne qui tente, elle aussi, de t'aimer en retour m'avait-elle dit, une fois, un jour après que ma première copine taïwanaise m'avait planté, vivant beaucoup trop loin de moi pour que la flamme continue de s'étendre perpétuellement, et ce après quatre ans de relations. Ça paraissait si simple lorsque je les admirais tous deux. Et puis, il y avait eu ma partenaire de danse, aussi, qui m'avait fait, pendant un bout de temps, croire que ce n'était pas infaisable. Elle avait compris à quel point il était primordial de discuter même si nous ressentions de la colère, de la tristesse, du dégoût. Elle avait compris qu'un couple qui réussit est un couple qui s'écoute. A croire que la malchance ne lâche pas si aisément les proies qu'elle a choisi. Je voulais sauter le pas, je n'y connaissais absolument rien, mais je me sentais de m'engager avec elle et, juste après la représentation que nous avions faite en-dehors de New-York, je m'étais rendu à une bijouterie dans le simple but de lui demander d'accepter d'arrêter de nous cacher, parce que je me sentais confiant quant à notre relation. Le soir-même, avant que je n'eus la chance de pouvoir lui adresser ces quelques mots, je me retrouvais dans un hôpital.

Si ça devait arriver, j'aimerais beaucoup convaincre ma mère d'accepter un petit mariage à New-York dans un mini parc, ou tout du moins un lieu assez intime, un endroit où il me serait facile de kidnapper la mariée et de me barrer avec elle en laissant les gens stoïques , dis-je en osant exprimer un rire franc après un court instant de silence, ayant croqué une ou deux bouchées dans le deuxième sandwich, parce que je me doute qu'à Taïwan, je n'échapperai pas au mariage traditionnel, fis-je d'un air assez traumatisé sans pour autant utiliser un ton triste et morose, préférant en rire qu'en pleurer, ils sont restaurateurs alors je suppose que la grande majorité des invités me seraient inconnus, avouai-je ensuite à la demoiselle en tournant mon regard vers elle. Si tu choisis un mariage où tu n'es accompagnée que de ton futur homme, tu peux m'expliquer comment tu es sensée m'inviter, questionnai-je la jeune femme après avoir émis une très furtive réflexion personnelle, entre moi et mon moi. Je ne te le pardonnerai pas, tu le sais au moins, insistai-je avant de lui adresser un magnifique sourire, laissant apparaître mes dents blanches avant de froncer mon nez. Quoi qu'il en soit, pour l'instant nous sommes tranquilles, la question ne se pose pas, ajoutai-je, ravi tout de même d'avoir appris un peu plus sur sa personne, sur ses goûts et sa façon de voir les choses. Il me semblait primordial d'apprendre à connaître mes amis par cœur, c'était ce qui me semblait logique si nous voulions continuer de faire vivre une relation amicale sereine, loin de tout possible conflit.

Des enfants, interrogeai-je brutalement la jeune femme, tu voudrais des enfants ou avoir vécu avec ton frère t'a suffi pour le restant de tes jours, détaillai-je pour savoir quel lien elle entretenait avec les plus jeunes, si elle arrivait à les apprécier ou si ils l'insupportaient au point d'avoir fait une croix dessus, définitivement. C'était intéressant de connaître ce genre de choses, bien que ça pouvait paraître étrange venant d'un ami, ça me permettait de mettre certains traits de caractère sur sa personne. Et puis, sincèrement, nous allions, elle et moi, passer encore plusieurs heures assis l'un à côté de l'autre à avoir les fesses aplaties sur le siège d'un avion, alors toutes conversations étaient bonnes à prendre, ça nous permettrait de nous concentrer sur les excursion une fois arrivés à destination. Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir été fils unique mais ça me tenterait, répondis-je après qu'elle m'eût donné son ressenti, posant l'arrière de mon crâne contre le dossier de l'assise après avoir remis le sandwich sur son support, mes yeux vagabondant sur le repose-tête qui me faisait face. On est d'accord que ça piaille, pleure, hurle, et que ça sent pas forcément toujours bon mais... Je trouve que c'est une belle réalisation, la suite logique de l'histoire, affirmai-je avant de pincer furtivement mes lèvres et plisser mes yeux, cherchant les bons mots pour dire ce qui me semblait important. C'est probablement fatiguant, le couple s'en voit tout retourner parfois suivant les besoins du bambin mais ça conforte encore mieux la force qu'ils ont à ne pas succomber aux difficultés, sortis-je avant de passer ma langue sur ma lèvre inférieure pour l'humidifier, et puis ça doit être un bonheur immense de voir une partie de toi et de ton âme-soeur gambader joyeusement, osai-je imaginer avant de reposer mes pupilles sur le visage de la demoiselle. Nous ne sommes pas forcés d'être d'accord, mais j'ai l'expérience d'être le Tonton de substitut d'enfants adorables et je ne m'en lasse pas, terminai-je avant de sourire.

 (c) Meimei


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Dernière édition par Joshua Ling le Sam 22 Juil - 19:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy   Ven 21 Juil - 11:20

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Joshua Ling
Alors comme ça, il ne comptait pas se marier ? En effet, il y avait une pointe de déception sur mon visage, mais je pouvais le comprendre. Si je me rappelais bien ce qu'il avait dit, il avait eu des relations longues, mais il ne m'avait pas parlé de mariage. J'étais déçue parce que, moi aussi, ça n'avait pas duré. Comme si l'amour était un sentiment éphémère de nos jours, et que nos parents étaient les seuls à avoir le secret pour être restés si longtemps ensemble. J'aurais voulu vivre le même genre de relations avec quelqu'un, mais visiblement, notre jeunesse était différente de la leur. Ma première histoire, que j'avais évoqué avec Joshua avait bien duré deux ans, et encore aujourd'hui, j'avais des nouvelles de lui. Et puis, une deuxième histoire, que j'avais préféré laisser sous silence parce que j'avais eu le cœur brisé. Nous étions fous amoureux, avec de beaux projets pour l'avenir, mais j'ai déménagé, et il a tenté de me faire regretter ce choix. Aujourd'hui, je n'en gardais qu'un vague souvenir amer, que je n'évoquais devant personne, de peur de ressentir toutes ces mauvaises émotions m'envahir, et me faire perdre les pédales. J'ai eu une période où j'avais eu envie de me venger, puisque c'était encore récent, mais ça avait fini par passer. A quoi bon, de toute façon, puisque je me sentais bientôt guérie. La simple présence de Joshua me rappelait que ça ne me servait à rien de repenser à cet imbécile, qui ne vivrait plus jamais une telle histoire. Je fourrais une nouvelle bouchée de pâtes dans la bouche, tout en continuant de l'écouter pour ne pas replonger dans mes sombres pensées. Je tirais une petite grimace en l'entendant évoquer sa mère. Visiblement, je n'étais pas la seule avec qui un parent avait du mal à couper les ponts. J'ignorais comment se déroulaient les mariages à Taïwan, mais si cela consistait seulement à épouser ses voisins, ça me dégoûtait, me rappelant affreusement l'ancienne époque où nous ne choisissions pas notre amour pour mari mais un parfait inconnu qui pouvait avoir bien trente ans de plus que vous, ce n'était pas important s'il vous faisait des enfants et vous léguait sa grande richesse. J'aurais été sûrement malheureuse à l'époque, et on m'aurait sûrement comparé à Jane Austen. Dans ses livres, refusant de se plier à la triste réalité. Je continuais donc à manger silencieusement, cette fois, baissant mon regard sur mon assiette déjà presque vide. Je ralentissais donc le rythme, et reposait ma fourchette le temps de faire une pause, me mettant à rire à ses nouveaux propos. « Kidnapper quelqu'un n'est pas très légal. » plaisantais-je, me doutant bien qu'il attendrait sûrement l'accord de la demoiselle pour le faire. Mais j'avais déjà entendu dans des documentaires français que les gitans, ou les gens du voyage, je ne savais plus, avaient également une tradition bien à eux : pour signifier leur engagement, le futur mari devait s'enfuir discrètement en plein milieu de la nuit, laissant la surprise d'une habitation vide le lendemain matin. Enfin, ma mémoire n'était pas infaillible, et il était possible que j'ai oublié la moitié de cette émission. Je me mis alors à réfléchir à ce que ma mère me souhaitait. Nous n'avions pas de traditions familiales, à part celles, chrétiennes, que ma mère aimait faire entretenir à la lettre. Elle était encore dans la période où le mariage s'effectuait à l'église, où on devait respecter les kermesses, où la mariée serait vierge jusqu'à sa nuit de noces. Parfois, je me demandais si ma mère n'aurait pas souhaité vivre en Europe à une certaine époque, au vu de ses convictions. Mais je ne disais rien. Elle avait compris assez tôt qu'à mes yeux ce n'étaient que des broutilles, et que j'étais trop vite devenue athée. Alors, je les laissais faire leurs petites affaires sans rien dire, sans même les contredire, et moi, de mon côté, je faisais les miennes. Du moment que tout le monde respectait les convictions des autres, c'était le principal. De toutes façons, nous avions tous déjà transgressé les règles, à cause de ces longs mois dans la rue à ne plus avoir aucun repère. Peut-être était-ce là, à ce jeune âge, que j'avais perdu leur foi. Et visiblement, j'avais aussi ébranlé la confiance de Joshua. Je levais lentement la tête vers lui, béate, me demandant ce que j'allais bien pouvoir répondre à ça. Quelle imbécile je faisais, il avait parfaitement raison, comment je m'y prendrais pour l'inviter à un mariage intime ? Je me mis alors à rougir, détournant le regard quand la première réponse me vint à l'esprit. Je haussais les épaules et tentais une réponse qui sonnait totalement faux à mes oreilles, à cause de ma voix qui était littéralement partie dans les aigus à cause de la panique qui s'était emparée de moi. « J'organiserais un cocktail avant de m'enfuir avec le futur marié ! » Pour cacher cette nervosité soudaine, je lâchais un petit rire, auquel je vins mettre fin en avalant une nouvelle bouchée de pâtes, la dernière de mon plat. Et mon ventre avait encore faim, alors, pour le satisfaire, je poussais l'assiette et j'attrapais ma coupe de champagne dans laquelle je trempais mes lèvres. Je levais ensuite les yeux au ciel d'un air faussement là avant de rire et de jeter un coup d'oeil insistant à Joshua. « Vraiment, tu m'en voudrais à vie pour ça ? » me demandant s'il était vraiment sincère où s'il cherchait juste à éveiller quelque chose en moi. Heureusement pour moi et pour mon petit cœur déjà tout affolé, la conversation changea de sujet. Non, finalement, mon cœur ne voulait pas se taire. Après le mariage, nous étions en train de parler d'enfants. Un court instant, je ne percutais pas pourquoi il voulait savoir ça à mon sujet. Ce n'était pas quelque chose dont j'aimais parler, parce que j'avais cette impression d'être trop jeune pour y penser. Pour le moment, je voulais juste profiter de ma vie et ne pas y penser. « Je n'y ai pas réfléchi. Mais si j'ai une vie de couple assez stable pour ça, que je suis mariée et que j'ai un métier sûr me permettant de tenir une maison saine pour mon enfant... Pourquoi pas. » répondis-je simplement en me mordillant la lèvre, gênée de devoir répondre ça. Mais il avait trente ans, -j'avais dit vingt-cinq à ma mère, et que, si elle lui donnait plus, c'était parce qu'il avait mûri trop vite à cause de choses horribles qui s'étaient déroulées dans sa vie, sans en dire plus-, alors c'était parfaitement normal qu'il y songe sérieusement. Là, mes espoirs s'envolèrent un peu plus, et je commençais à croire que je m'étais imaginé tout un tas de choses à son sujet. Mais je ne désespérais pas pour autant car, bien que nous soyons peut-être, éventuellement, totalement incompatibles et qu'il ait quelqu'un d'autre en vue, moi aussi, je trouverais sûrement un homme qui veuille réellement de moi à ses côtés pour le restant de ses jours. Je devais juste être patiente, et saisir les opportunités qui s'offraient à moi. Il me faudrait juste un peu de temps pour redescendre de la bulle dans laquelle je m'étais plongée, et que j'accepte le fait qu'il n'y avait jamais eu de sentiments, même naissants, ou même d'attirance entre Joshua et moi, une pensée qui me tordait le cœur, me donnait envie de pleurer et de vomir en même temps. J'observais donc son visage, en essayant de lui trouver des défauts pour que je ne tombe pas de si haut quand j'aurais compris que ce n'est pas possible, mais j'en suis parfaitement incapable. J'ai beau détailler son visage, je trouve son regard captivant, ses fossettes charmantes, et puis ses lèvres beaucoup trop attirantes. Je me mords la lèvre inférieure, retenant mon souffle, avec la terrible envie de foncer dans le piège, surtout lorsqu'il humecte ses lèvres. Je serre la mâchoire, je me force à replonger mon regard dans le sien, surtout quand il me regarda, et comme une imbécile je restais muette, ayant carrément oublié ce qu'il venait de dire. Alors, je souriais, hochant la tête en espérant qu'il n'ait rien demandé en retour, et je terminais bien trop vite mon verre de champagne dont les bulles me montaient déjà à la tête. J'avais envie de parler d'autre chose, mais rien de correct ne me venait à l'esprit. Je décidais donc de saisir mon téléphone pour regarder le temps qu'il nous restait avant que l'on arrive, et je déprimais à l'idée que nous ne puissions pas toucher le sol plus tôt. Je ne le montrais cependant pas, déviant mon regard vers la tablette. « On pourrait pas lancer un film ? Celui que tu veux. Mais pas de film d'horreur, s'il te plait. » demandais-je finalement, n'ayant rien d'autre en tête, ayant surtout envie de ne pas m'étaler sur le sujet des relations de couple. Et puis, je voulais garder ma salive pour plus tard, au cas où, dans l'espoir d'avoir quelque chose de vraiment intéressant à partager. Si je me laissais parler, là, tout de suite, j'étais certaine de craquer et j'aurais probablement même pu contempler à voix haute la beauté de ses traits si singuliers.
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[ENDED]Welcome to Mummy's world w/ Joy
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