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 « Il est bizarre ce sol, il est pas palpable. » pv. Aro.

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MessageSujet: « Il est bizarre ce sol, il est pas palpable. » pv. Aro.    Ven 14 Juil - 12:46


il est bizarre ce sol,
il est pas palpable
aro & aishwarya (& liya)

Environ un mois plus tôt | Juin 2017

« ARO !! AROO !! AROOOO !! » Le cri, strident et surexcité, se réverbéra dans tout l’immeuble. Autant dire que si certains locataires cherchaient un peu de quiétude, ou un instant pour se reposer, ce n’était même pas la peine d’y songer. Sautillant comme une puce de sable, une enveloppe brandie à bout de bas et secouée dans tous les sens comme un drapeau national, l’autre petite main tiraient comme un beau Diable la maman qui essayait vainement de réfréner les ardeurs de sa progéniture. Mais autant dire que c’était peine perdue. Durant tout le trajet entre la kermesse de l’école et le seuil de l’immeuble, Liya n’avait cessé de gigoter comme si des vers lui chatouillaient les fesses, riant aux éclats quand elle ne s’enthousiasmait pas de la nouvelle qu’elle voulait absolument annoncer à leur cher voisin. A croire qu’elle ne pouvait plus s’en passer, de ce grand gaillard. Ravie de la voir si enthousiaste, Aishwarya avait pourtant peur que cet attachement ne leur porte préjudice à toutes les deux. En un rien de temps, alors que cela n’avait pourtant pas débuté sous de bons augures, il était devenu une facette de leur quotidien à toutes les deux. Et même si l’indienne ne l’avouerait jamais, cela la rassurait un peu de le savoir à proximité, épaule rassurante su laquelle elle savait pouvoir compter en cas de pépin.

« AROOOOO ! » s’égosilla encore la petite fille en faisant des petits bonds sur place, trop impatiente pour attendre que sa mère ait récupéré le courrier. Déjà, elle commençait à tirer plus fort sur son bras, montant les marches à toute vitesse jusqu’à leur étage. « Non, Liya ! Attends ! Yahee kaaran hai ki sach nahin hai, to aap asahaneey ho ! (veux-tu arrêter, tu es insupportable) Non ! Liyaa ! Attends ici !! » Trop tard. Se hissant sur ses pointes de pieds, la petite avait déjà sonné à la porte du grand brun, une fois, puis deux. Et n’y tenant plus, elle s’était engouffrée à l’intérieur sans attendre qu’il lui ouvre (ce n’était pas rare qu’elle débarque souvent à l’improviste, trop jeune encore pour se dire qu’elle était intrusive). Autant dire que s’il avait décidé de jouer au naturiste dans son appartement, ou qu’il avait de la compagnie, pour l’intimité, c’était raté. Mais tous ces détails-là n’avaient aucune importance pour Liya qui n’aurait de toute façon rien vu, tant l’annonce qu’elle voulait lui faire était importante à ses yeux d’enfant. « AROOO ! REGAAAARDE ! » Vigoureusement elle secoua en l’air la petite enveloppe, dans laquelle se trouvait le fameux coupon qu’elle avait remporté à la tombola de la kermesse de l’école. « C’EST MOI QU’AI GAGNEEE !! » Toute essoufflée, elle s’arrêta enfin, les yeux brillants d’excitation, alors que sa mère pointait enfin le bout de son nez en arrière-plan, désespérée, une main sur le front. « Excuse-moi j’ai essayé de la retenir mais-. » - « J’ai gagné des vacaaaaaaaaaaaaaaaaances ! Hiiiii ! » la coupa la petite fille, frénétique dans son excitation, tenant le papier entre ses deux petites mains comme un trésor. « Des vacances, des vacances, des vacaaaaaances ! » Un petit rire s’échappa des lèvres d’Aishwarya, bien malgré elle. Autant dire que pour la calmer, le seul moyen serait de l’assommer. « Elle a gagné un voyage, à la tombola de la kermesse. » traduisit la jeune femme, manquant de se faire couper une fois de plus par Liya qui tirait sur le bas du tee-shirt d’Aro comme s’il s’agissait d’une sonnette. « Dis dis dis, tu vas venir avec nous pas vrai ?! Dis ouuuuui ! » Petite tique faciale de la mère, qui sur le coup, resta interdite. Elle venait bien de l’inviter là ? Ah oui. « Que ... Quoi ? ... Liya, mais … mais Aro a sans doutes mieux à faire tu sais … Ou … » Cherchant ses mots, elle ne savait même pas comment lui expliquer que, non, ça ne se faisait pas d’inviter comme ça le voisin d’en face à des « vacances en famille ». Même si elle passait bien trop de temps à ses côtés, et qu’il l’avait plus d’une fois dépannée. Bon sang, elle allait briser son cœur de petite fille si elle refusait de consentir. Elle voyait ça d’ici. Un torrent de larmes allait s’abattre sur leur appartement miniature. Non, sur l’immeuble tout entier.

Jour 1 | Départ pour l’Egypte | Louxor | 12 juillet 2017

Aéroport de Louxor, immense. Des terminaux à perte de vue. Ils venaient d’enchaîner plusieurs heures de vol, durant lesquelles Liya n’avait que peu cessé de papoter. Pas seulement avec eux, avec tous les passagers alentours aussi. Impossible de réfréner son excitation à l’idée de prendre l’avion pour la première fois, et surtout de partir en vacances. Si étrange cela puisse paraître, c’était la première fois qu’elle quittait le sol américain. Aishwarya, depuis son divorce, n’avait jamais eu le temps ou les moyens de leur payer un séjour comme celui-ci. C’était une chance, une aubaine même, qu’elles aient pu gagner ce séjour. Le plus dur pour l’indienne avait été de négocier des « vacances ». Autant dire qu’elle avait joué sur le fait que depuis presque deux ans, elle n’avait quasiment pas pris un seul jour. Si elle était absente une petite semaine, le monde continuerait de tourner. De mauvaise grâce son patron avait pourtant fini par lui concéder six jours (sept, c’était trop demander). Six jours dont elle comptait bien profiter, épuisée qu’elle commençait à être par toutes les heures de boulot qu’elle enchaînait depuis des mois.  « Tu as toutes tes affaires ? » demanda-t-elle, accroupie en face de Liya qui réajustait son sac à dos en forme de coccinelle (oui, son sac était une coccinelle) sur ses épaules, tout en enfonçant un bob bleu pastel sur sa tête, et de minuscules lunettes de soleil toutes rondes rose bonbon sur son nez. « Ouii, c’est bon ! » Se relevant, Aishwarya mit son sac à main sur son épaule, prenant la main de sa fille pour qu’elles se dirigent vers le point d’arrivée de leurs valises où devait déjà se trouver Aro. Vêtue d’un short en jean, d’un chemisier couleur ocre, d’une ceinture en cuir marron soulignant sa taille et de spartiates toutes simples,  au moins son teint hâlé lui permettait de se fondre dans la masse sans problème. Plus que ce groupe d’écossais en sandales de compétition, blancs comme des culs, qui s’agglutinait autour des valises comme une fourmilière. Elle n’en revenait toujours pas qu’il ait accepté de venir. Et qu’elle ait consentit à ce qu’il vienne. Bon sang. Quelle inconscience. Enfin après tout, des vacances gratuites, cela ne se refusait pas.


© FRIMELDA



@Aro K. Nohea


samay kee raat
mais il serait peut-être bon, il serait peut-être temps de se demander si la perfection n'est pas dans l'enfance, si l'adulte n'est pas qu'un enfant qui a déjà commencé à pourrir. @renébarjavel ≈ la nuit des temps©️ alaska.  

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MessageSujet: Re: « Il est bizarre ce sol, il est pas palpable. » pv. Aro.    Ven 14 Juil - 17:54





Environ un mois plus tôt | Juin 2017

GOD. Encore heureux que j'ai eu le temps d'enfiler mon pantalon en vitesse avant que la gamine n'arrive. Ses cris stridents dans les couloirs, épelant mon nom haut et fort m'avait mis la puce à l'oreille pour tout dire. Du coup, j'avais couru jusqu'à ma chambre, attrapé le premier truc qui me tombait sous la main pouvant faire office de bas, avant de remonter la fermeture éclair. Les cheveux totalement en foutoir, des mèches rebelles ici et là, décolorées pour la plupart sur leurs pointes, une singularité de naissance. Fuck, je viens de me rendre compte que si mes jambes elles ont trouvé un abri sûr, ce n'est pas le cas de mon torse. Dommage, quelques poils m'auraient été bien utiles pour cacher mes nombreux tatouages et les quelques cicatrices qui ornent mon tour de taille. Tant pis, je l'entends cavaler, plus le temps de chercher. Refermant la porte derrière moi, j'ai tout juste le temps d'attraper un vieux tee-shirt pour le hisser à hauteur des pectoraux. Je devais être ridicule à bien y songer mais tant pis, c'était ça ou rien du tout. « Ouais j'ar.... » ...rive. Laisse tomber vieux, la p'tite est déjà entrée, faut croire que la vitesse c'est vraiment pas ton truc. « Bonjour Liya. » la saluais-je avec un sourire sincèrement affectueux. Malgré un début plutôt tumultueux, il faut dire que je m'attachais de plus en plus à cette gosse orpheline de père. Peut-être son côté énergique surpassant mon flegme naturel qui me donnait la pêche, va savoir. Et puis non, elle était trop mignonne aussi ! « C'est vrai ? T'as gagné ? Mais c'est génial ça, félicitations princesse ! » m'exclamais-je en lui faisant une pichenette sur le bout du nez. Ah oui, autre détail insignifiant mais qui plombait tout mon charisme et la réputation de bad boy que je me traînais depuis que j'étais dans cette ville : le fait de lui donner des surnoms. Ca arrivait comme ça en plus, sans prévenir. Suffisait que je sois un peu heureux de la voir – bref, tout le temps en fait – pour que la magie opère. En attendant, je devais la féliciter pour quoi déjà ? Elle avait gagné quoi ? Pas compris. « C'est bon, pas grave. » eus-je tout juste le temps de répondre à sa mère qui venait d'apparaître dans l'embrasure de la porte, visiblement gênée par l'enthousiasme débordant de sa progéniture, alors que celle-ci m'annonçait la grande nouvelle. « Ouahhh des vacances, trop cool ! Et comment t'as fait dis-moi ? J'croyais qu'à ton âge on était un peu jeune pour jouer à la loterie ! » la taquinais-je en avisant d'un clin d'oeil sa mère juste derrière. La tombola, tout s'explique. Ainsi donc ça existe encore ces trucs-là. Et plutôt pas mal le cadeau soit dit en passant. « Euh... » Excuse, moi pas avoir compris. Moi ? Allez avec...vous ? En vacances ? T'es sérieuse là gamine ? Bon passe encore d'y aller avec Liya, c'était qu'un bout de chou innocent quoiqu'épuisant, mais sa mère...Comment dire, ok j'apprécie maman mais tu sais parfois entre les hommes et les femmes c'est un peu compliqué hein. Du style, maman est jolie et donc le monsieur il pourrait sur un malentendu avoir envie de se la faire. Tu comprends gamine ? Non franchement, vaut mieux que je me taise sur ce coup-là. « Ouais, c'est clair Liya, ta mère a raison. J'ai mon atelier de menuiserie et j'peux pas lâcher le boulot comme ça et ... » Sauf que j'avais eu beau donner toutes les raisons, les meilleures du monde, devant cette mini bouille menaçant de verser toutes les larmes possibles et imaginables, je n'avais pas pu résister. J'avais dit oui. Non sans jeter un œil gêné à Arya, sa mère au passage. Qu'elle se rassure, je comptais bien lui rembourser le billet. Je sais pas encore avec quel argent, et ça risquait de prendre du temps, mais hors de question que j'accepte un cadeau pareil sans contrepartie.


Jour 1 | Départ pour l’Egypte | Louxor | 12 juillet 2017


Merde, je les ai perdues. Comment on fait pour perdre une gamine haute comme trois pommes et excitée comme une puce et une femme aux longues jambes de velours ? Franchement, chapeau Aro, t'as fait fort là.

Les lunettes solaires sur le sommet du crâne, un chignon d'où s'échappait volontiers de nombreuses mèches rebelles, notamment un atébas composé de plusieurs perles colorées et une tresse indienne, j'enchaînais les aller-retour visuel de la porte de sortie de l'avion, histoire de vérifier qu'elles étaient pas derrière moi, sait-on jamais, ou devant, soupirant d'impatience et d'agaçement. Et si c'était pas ici ? Et si j'avais mal compris ? Quoiqu'il y avait pas grand chose à comprendre. L'avion se pose, tu sors de l'avion et tu suis le troupeau, point barre. Ok, on se détend et on respire. Jolies jambes au passage. Mouais la tête par contre bof, les blondes c'est pas mon truc. Tiens, lui il est pas mal. Un peu trop guindé p'têt mais joli p'tit... « Heyy, vous êtes là ! Pas trop tôt, je commençais à me demander si je m'étais pas trompé de file dans la descente de ce foutu zing. » Y'en a qu'un qui vient de se poser vous pensez ? Un regard chaleureux vers Liya à qui je fais un clin d'oeil discret en me déplaçant sans aucune discrétion au vu de ma taille gigantesque comparée à celle du reste de la populasse, avant d'aviser Arya. Elle était habillée comme ça quand on a embarqué ? Comment ça se fait que j'ai rien remarqué ? Oui en même temps, j'étais bien trop occupé à dormir et manger tout ce qui me passait sous la main pour m'intéresser à autre chose. Bref, sitôt je la regarde et mon sourire disparaît tandis que je la détaille sans gêne de la tête aux pieds. Okey, je pensais pas qu'elle était aussi...enfin disons que d'habitude elle est plus... « Bon, on y va ? » La ferme Aro, t'as pas l'air con la bouche grande ouverte là. Contrairement à la jeune femme, dont les jambes sublimes se miroitaient dans mes yeux ébènes, j'avais opté pour une sorte de pantalon militaire de couleur marron, un simple débardeur blanc et une chemise rouge bordeaux en guise de par-dessus, retroussée jusqu'aux coudes. Quant à mes chaussures, des rangers qui montaient jusqu'aux chevilles et que j'avais dû porter une fois de toute ma vie. Un sac à dos sur l'épaule, pas grand chose à l'intérieur juste un tee-shirt supplémentaire, un deuxième pantalon, quelques sous-vêtements et deux trois babioles en plus. « Tu sais où on doit s'rendre maintenant ? » lui demandais-je, en taquinant la joue de Liya de l'index et du pouce.





@Aishwarya Narayanin
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MessageSujet: Re: « Il est bizarre ce sol, il est pas palpable. » pv. Aro.    Sam 15 Juil - 11:46


il est bizarre ce sol,
il est pas palpable
aro & aishwarya (& liya)

Jour 1 | Départ pour l’Egypte | Louxor | 12 juillet 2017

Regard à droite. Puis à gauche. Toujours le groupe d’écossais à cinq heures mais pas de traces du grand brun. Une carrure comme la sienne se repérait de loin pourtant, normalement. Où était-il passé encore ? Pour sûr si elle le trouvait en train de faire le joli cœur auprès d’une minette, il allait se prendre sa chaussure sur l’arrière du crâne. Pourquoi ? Oh juste comme ça. Déjà qu’Aaliya commençait à lui poser des questions existentielles sur le genre masculin (elle soupçonnait que le temps passé avec Aro en son absence lui triturait un peu trop ses petites méninges). Et Aro par ci, et Aro par-là, et pourquoi Aro ceci, et pourquoi Aro cela ? Non franchement bientôt elle se demandait si la petite n’allait pas demander à l’épouser quand elle serait plus grande, tant elle lui vouait une admiration candide sans bornes, et sans limites. D’accord, il avait un charme à lui. Et un charisme singulier qu’elle n’avait rencontré nulle part ailleurs. Quant à son physique, deviné sous les « vêtements » la plupart du temps (ce pantalon militaire, dont elle l’avait vu affublé en arrivant, franchement, ce n’était pas possible), était-il possible d’être à ce point tout en … Muscles ? Elle avait fréquenté des danseurs pendant longtemps mais jamais elle n’avait vu pareille carrure, avec autant de … Ah tiens, quand on parle du loup, il montre ses griffes. Etait-il vraiment en train de reluquer les fesses moulées dans un bermuda d’un spécimen bon chic bon genre dans toute sa splendeur ? Oui, elle avait remarqué. Et inutile de faire semblant, les penchants et regards des hommes n’avaient plus de secret pour elle. Surtout depuis qu’elle dansait à moitié nue (parfois – bon d’accord, souvent - agrippée à une rampe), devant des dizaines d’entre eux. Mais ça, heureusement qu’il l’ignorait. Mieux valait que cela reste ainsi. Le plus longtemps possible. « Écoute joli cœur, les dames ont toujours besoin de plus de temps pour s’apprêter. Il faudra t’y faire. » répondit-elle en haussant un sourcil, espiègle et sérieuse à la fois, une main posée sur la courbure de sa hanche. Position que Liya venait d’imiter, ce qui donnait lieu à un tableau tout à fait comique. « Ouais, nous on est des dames ! » avait d’ailleurs surenchérit la petite fille en battant des cils derrière ses lunettes roses.

Autre regard circulaire, pour repérer l’endroit où ils pourraient récupérer leurs valises (enfin, surtout la sienne et celle de Liya, vu qu’Aro semblait du genre à voyager léger). Ses deux prunelles ébènes se reposèrent sur sa silhouette, et d’emblée, ses deux sourcils se haussèrent. Allons bon, t’es vraiment entrain de reluquer mes jambes là ? Attends un peu que je roule des fesses, et tu verras de quel bois je me chauffe, songea-t-elle, si fort, qu’il aurait sans doutes pu l’entendre. Que des « clients » la détaillent sans gêne de la tête aux pieds, ça ne la dérangeait pas. En fait, c’était triste à dire, mais elle était payée pour ça. Et plus elle portait des tenues moulantes, plus vous pouviez être surs que les pourboires allaient être abondants. Forme de prostitution par l’image, mais on se passera de commentaires. Mais de sa part à lui, mieux valait qu'il fasse attention, au risque de devoir gérer une tornade brune. « Venez, c’est par là pour récupérer nos valises. »  leur intima-t-elle, la main de Liya dans la sienne, alors qu’ils s’avançaient jusqu’au point de chute où s’agglutinaient les passagers qui attendaient tous la même chose. Certains semblaient même avoir mis une stratégie en place à proximité du tapis roulant. « Bon Liya, tu me dis si tu aperçois la tienne. » En même temps, une mini valise, rouge carmin, avec une grosse fraise dessinée dessus, ils ne risquaient pas de la louper. « Elle est lààà ! » la pointa-t-elle du doigt alors qu’elle apparaissait sur le tapis roulant, encombrée par d’autres plus imposantes. D’emblée, elle avait lâché la main de sa mère pour se saisir de deux doigts de la main d’Aro. Il lui fallait au moins sa paire de biceps en renfort pour l’aider à soulever son immeeeense valise Charlotte aux fraises. Ni une ni deux, la petite fille partit en expédition. « Hey dis donc quand t’étais petit, est-ce que toi aussi t’avais une petite valise ?! » l’interrogea Liya qui d’ores et déjà, commençait – ou continuait plutôt – de faire la conversation.

Pendant ce temps-là, Aishwarya avait avisé à son tour le tapis roulant, pour apercevoir sa propre valise à l’opposé. S’étant frayée un chemin entre les corps, la malheureuse était en vrac, à moitié de guingois sur une autre plus rigide. Sans attendre, elle s’était penchée en avant, courbant le dos, donnant une vue tout à fait imprenable sur son postérieur au passage pour se saisir de la hanse de sa valise. Mais ça, c’était sans compter l’aide d’un charmant trentenaire, qui tout de suite avait vu là une occasion de jouer les chevaliers servants. « Attendez, je vais vous aider. » Brun, d’une taille moyenne, joli sourire. Sans être athlétique il avait une silhouette fine, et élancée. Un jean, une chemise en lin, si bien coiffé que l’on se demandait comment c’était possible. Plutôt pas mal.  Et comme il était toujours appréciable de voir que la « galanterie » existait toujours dans ce bas monde, elle l’avait remercié d’un charmant sourire, presque enjôleur en vérité. Pas autant que le sien en revanche, alors qu’il l’observait au-dessus des lunettes de soleil qu’il avait sur le nez. « Merci beaucoup … Monsieur. » - « Franck. » la coupa-t-il, tendant une main pour se présenter. « Je vous ai vue dans l’avion tout à l’heure. Où descendez-vous ? » Au moins, il avait le mérite d’être direct, on ne pouvait pas lui retirer ça. « Au Pavillon Winter Luxor. Nous faisons partie du petit séjour organisé … » - « Nous … ? Vous n’êtes pas seule ? » Il n’allait pas être déçu du voyage celui-là, elle en riait d’avance. En son for intérieur bien entendu. « Non, nous sommes trois. Je suis avec ma fille et mon ... hmm ... Fiancé ? » En même temps, elle avait fait un petit coucou de la main aux principaux intéressés, l'air de rien, sourire innocent aux lèvres, ignorant la mine déconfite de l’homme qui visiblement ne s’attendait pas à voir une gosse, et surtout, un immense baroudeur de dix pieds de longs se profiler au-devant de son tableau de chasse. Aro ne lui en voudrait pas d'avoir mentit, juste un peu ? C'est qu'elle voulait être tranquille, pendant ces petites vacances. De toute façon, ce qu'il ignorait ne lui ferait pas de mal. Ils auraient juste à éviter de croiser le fameux "Franck" et toute sa clique. « Je vois … Peut-être aurais-je le plaisir de vous croiser de nouveau, vous et vos … Votre charmant (regard vers l'intéressé, de bas en haut) ... Enfin bref, je suis avec des amis, nous descendons au même hôtel. » Il désigna du regard un petit groupe plus loin qui s’impatientait. Deux autres hommes, probablement un couple. Et une petite brune, avec laquelle il avait un vague air de famille. La frangine peut-être. Allez savoir. « Sans doutes oui. Un bon séjour à vous également. Et merci encore pour la valise. » Dernier regard amusé, et Aishwarya rejoignait Aro et Liya, toute pimpante, comme si de rien n’était.  « D’après le « programme », il y a une navette qui peut nous emmener de l’aéroport jusqu’à l’hôtel. On y va ? C’est par là. » lança t-elle en avisant le fameux programme d’un œil attentif, juste après l’avoir sorti de son sac à main. Et voilà leur petit trio atypique lancé, contraste des genres, métissage incarné. « Même que dans l’hôtel y’a une pisciine ! » fit Liya en sautillant, chose qu’elle avait déjà dû répéter environ 14 000 fois depuis qu’ils étaient partis. Autant dire qu’elle avait prévu d’user son minuscule bikinis à froufrous fleuris et sa bouée jusqu’à ce que mort s’en suive. Quoiqu’il en soit, alors qu’ils marchaient, et qu’Aishwarya tentait de suivre avec sa main le rythme de Liya qui sautillait à moitié, elle avisa Aro d’un regard en biais, et lui dit avec calme : « Si tu n’as pas envie de rester avec nous tous les jours, et que des activités te plaisent davantage, n’hésite pas. C’est l’occasion. Tout est compris dans le voyage … Elle t’en voudra un peu sur le coup de nous laisser, mais, tu seras vite pardonné, à mon avis.   » Elle pensait par exemple à cette longue randonnée d’exploration qui était prévue le troisième jour sur le programme. Elle l’aurait bien faite, mais avait peur que Liya ne suive pas le rythme toute la journée. Trois heures, elle aurait pu tenir, mais toute une journée, quelqu’un risquait de devoir se dévouer pour la porter sur son dos au bout d’un moment. Quant à Aishwarya, elle avait peur que son genou, toujours sensible parfois lors d’efforts trop prolongés, ne lui permette pas de suivre la cadence. Mais ce n’était pas pour autant qu’elles se priveraient de certaines découvertes. Elles n’étaient pas venues juste pour lézarder au soleil et rester cloîtrées à l’hôtel, ça non. « Je t’en voudrais un peu aussi c’est sûr. Mais j’imagine que ça te chagrinera moins que de briser pour un jour le cœur d’une petite fille. » le taquina-t-elle, tout à fait sérieuse malgré un sourire énigmatique, et un regard en biais.



©️ FRIMELDA





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