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 falling on your knees (cass)

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MessageSujet: falling on your knees (cass)   Lun 17 Juil - 12:20

Falling
on your
knees




C’est le milieu de la nuit, et ils sont chez lui. Ils ont diné dehors. Y avait un sourire sur leurs lèvres quand ils sont rentrés, un peu tard, un peu alcoolisés. Y avait des regards complices qui s’échangeaient, des baisers explosifs et des souffles coupés. Mais il avait des cernes sous les yeux et la voix qui déraille. Une semaine un peu trop dure qui lui courbait les épaules. Alors ils sont allés se coucher. Quand il a fermé les yeux, y avait Cass contre son torse, ses doigts qui racontaient des histoires sur sa peau.
Tout va bien.  

Ils ont oublié de fermer la porte à clé. Ils s’en sont pas rendus compte. De toute façon, rien ne peut leur arriver. Quand ils sont ensemble, ils sont invincibles et le monde arrête d’exister. Il aurait dû le savoir, pourtant, que rien ne se passait jamais comme prévu. Que les fantômes finissent toujours par revenir au moment où on les attend le moins.  

C’est le milieu de la nuit et il y a des rêves fragiles sous ses paupières quand il est réveillé par les aboiements de son chien qui se transforment rapidement en couinements. Il se redresse. « Cass, tire toi. Vite. » Mais ils ont pas le temps de réagir. Pas le temps de s'enfuir. La porte s’ouvre quand il se lève. Ils sont cinq et il les connaît par cœur. Ils ont le même tatouage, la même éducation. Quand ils s’avancent vers Cass, il s’interpose. A ce moment-là, il sait qu’elle pourra pas s’échapper, mais il abandonne pas. Il se défend quand ils lui donnent le premier coup. Le deuxième est plus puissant et l’envoient valser contre la commode. Ils l’ont trop éloigné de Cassandra, il peut plus rien faire. Il se débat quand ils l’immobilisent. Mais c’est pas suffisant. Parce qu’ils sont cinq et qu’ils sont deux. Et qu’ils n’auront aucune pitié.




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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Lun 17 Juil - 14:08

Falling
on your
knees




Une soirée pour se détendre, une soirée pour profiter du temps ensemble. Quand ils ne sont que tous les deux, il n’y a rien d’autre qui compte. Ils oublient tout. Et ce soir, ils ont oublié les règles de base. « Cass, tire toi. Vite. » Elle ne comprend pas tout de suite. Le chien couine dans la pièce d’à côté. Elias se lève, elle se retrouve debout à côté du lit, sans trop savoir comment. L’esprit embrouillé et le cerveau endormi. Elle n’a pas l’habitude, la princesse, de vivre en s’attendant au pire. D’être réveillée au milieu de la nuit par des silhouettes qui entrent dans la chambre. « Qu’est ce qu’il se passe ? » Elle le sait, pourtant, ce qu’il se passe. Elle les a reconnu, ces tatouages sur leur peau. Elle l’a vu, leur regard meurtrier. Elias s’interpose entre elle et un des hommes, ils ne lui font pas de cadeau. Le premier coup part, le second suit aussitôt. Elle a un cri qui sort de sa gorge au moment où il se retrouve éjecté contre la commode. Ils ne sont pas venus pour elle. C’est une évidence. Elle profite d’une seconde d’inattention pour courir vers son téléphone. C’est inutile. On la rattrape par le bras, elle se retrouve prisonnière contre un torse. Juste à côté, il y a Elias seul contre quatre d’entre eux. Il a le regard fou et le visage déterminé. Il a les gestes précis et l’envie de tuer dans chacun de ses coups. Mais ça ne suffit pas. Rien ne suffit, ce soir.

Le temps se fige, les secondes pèsent lourd. Elle se débat, tente de se libérer. Elle hurle aussi, elle n’est pas bien certaine. Tout est flou, tout va trop vite. Les coups tombent, implacables. Elias s’effondre, il a le visage en sang et du mal à respirer. Eux, ils rient. Elle ne comprend pas ce qu’ils lui disent, elle a le sang qui bat trop fort contre ses tempes. Le coeur qui explose et la peur qui la rend folle. Ils vont le tuer. Là, cette nuit, sous ses yeux, ils vont le cogner jusqu’à ce que son corps lâche. Des choix qui le rattrapent, il paye le prix fort. Mais ça, elle refuse de l’accepter. Elle refuse de céder. On lui tord le poignet lorsqu’elle arrive à se dégager de quelques centimètres, elle continue. Elle refuse de d’abandonner. Une lame qui brille dans la nuit, un reflet qui attire son regard. Son souffle qui se bloque dans la gorge, son coeur qui s’arrête. Elle sait ce qui va suivre. Elle sait comment ils règlent leurs comptes, dans leur monde.  « Je vous ferai tuer. Je vous jure que je vous ferai tuer. » Sa menace se perd, ils savent déjà ce qui les attend s’ils se font attraper. La mort ne pas dire grand chose, pour des gars comme ça. La prise sur son bras qui se relâche. Deux pas en avant, pour se précipiter vers Elias. Faux espoir. Un des types qui se retourne vers elle, un revers qui l’atteint en plein sur le visage. Black out.



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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Lun 17 Juil - 15:08

Falling
on your
knees




Y a un coup. Puis deux. Puis dix. Puis la douleur qui se propage. De son crâne explosé à ses côtes martelées. Son souffle qui se coupe à chaque fois qu’il respire. Il peut pas se défendre. Il essaye, pourtant, mais on le tient, les bras bloqués dans le dos. Sur son visage, y a des larmes et du sang. Dans ses yeux, y a de la colère et de la peur. Dans sa tête, y a des prières qu’il répète, en boucle. Pitié, faites qu’ils la touchent pas. Pitié, faites que ça s’arrête. Pitié. Mais le ciel est sourd ce soir.

Un coup de plus, et il tombe à genoux, à genoux devant eux. Echine courbée, la douleur se répand comme un poison. Mais du moment qu’il a mal, tout va bien. Du moment qu’il a mal, ça veut dire qu’il est pas mort. Y a son cœur qui bat à tout rompre. Sa respiration qui s’accélère. Ses sanglots qui la coupent. Il tente de reprendre ses esprits, mais un coup de pied vient lui briser les côtes. Des os craquelés, qui se mettent à rouiller. Des menaces dûment exécutées. C’est quand il voit la lame qu’il est sûr qu’il va mourir. Il lui suffit d’un coup d’œil à Cassandra pour comprendre qu’elle l’a vue aussi. Et quand elle s’élance vers lui, elle est coupée net dans son élan. Un coup porté. Un coup qu’il aimerait pouvoir venger. Il relève la tête vers son bourreau, avec des éclairs dans les yeux et un sourire provocateur. « Vas-y, qu’est-ce que t’attends ? » Il attend pas. La lame s’engouffre dans son abdomen et ça lui coupe le souffle. C’est pas la première fois qu’il se prend un coup de couteau, mais il s’est jamais habitué à ce genre de douleur. Ya tout qui s’arrête. Ya sa vision qui se trouble. Ya les illusions qui prennent le pas sur la réalité. Lame retirée, un râle qui s’échappe de sa gorge, le contact chaud du sang contre sa peau. On le relâche et il s’effondre. Là, à ce moment-là, il pense que c’est fini. Il pense qu’ils vont partir. Il pense qu’il est sauvé. Et puis, la lame s’enfonce dans sa jambe. Cette fois-ci, ça lui arrache un cri.  Mais le ciel est sourd ce soir.

Et lui aussi. Il entend plus les rires. Il entend plus les menaces. Il entend plus les pas qui se dirigent vers la sortie. Du sang sur ses mains, du sang sur le plancher. Ya les mirages qui s’invitent dans ses mirettes écorchées. Y a des images de Gabriel, de ce qu’il était avant de sombrer. Puis il y a des images de Cassandra. De son sourire. De ses cheveux qui suivent le rythme du vent. Ya Budapest à l’horizon. Y a sa voix qui s’invite dans sa boîte crânienne. Des mots qu’il a enregistré aussi vite qu’ils étaient dits. Des conversations absurdes à trois heures du matin. Des promesses assassinées. Il ferme les yeux.





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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Lun 17 Juil - 17:41

Falling
on your
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Le silence. Il n’y a rien. Rien d’autre que le vide. C’est calme. Beaucoup trop. Quelque chose contre son visage qui lui écorche la peau. Une fraction de seconde, un battement de cils, un souffle qui s’échappe de ses poumons. Puis, tout lui revient. La douleur éclate dans son crâne et la panique explose dans son coeur. Elle a du mal à se redresser. Son monde vacille, elle retombe à terre à deux reprises. Elle ne sait pas combien de temps elle est restée inconsciente. Mais quand elle arrive à se redresser, il y a Elias juste à côté. Tête contre le sol, une marre de sang autour de lui, yeux fermés. « Elias ? » Sa voix qui déraille, un sanglot qui l’étouffe. Il ne peut pas être mort. Il ne peut pas l’avoir laissée, juste là. Au milieu de ce carnage, alors qu’ils ont encore des promesses à tenir et des rêves à pourchasser. Seule dans un monde qui n’est pas fait pour elle et qu’elle ne comprend même pas. Trois pas pour le rejoindre, genoux qui s’effondrent comme elle se laisse tomber à côté. Elle n’ose pas toucher sa peau. Elle n’ose pas toucher ses blessures. Elle a bien trop peur de la réponse. « S’il te plait, réponds moi. » Une supplication qui meurt sur ses lèvres, ses mains tremblantes qui viennent effleurer son visage. Il a le teint gris et il respire à peine. Mais il respire. C’est tout ce qu’il compte, à cet instant. C’est ce qu’elle essaye de se dire. C’est ce qu’elle se répète pour se convaincre de s’éloigner. Parce que là, de suite, elle n’a pas le temps pour avoir peur. Pas le temps de s’effondrer. Pas le temps d’être celle qui se repose sur les autres lorsque le sang se met à couler. Parce que c’est Elias qui est en train de crever devant elle. C’est Elias qui a un trou dans le ventre et un autre dans la jambe. C’est Elias.

Elle va vers la table de nuit, glisse sur le sang. Il y en a partout. Téléphone portable attrapé, numéro composé à la vitesse de la lumière. Ce n’est pas une ambulance qu’elle appelle. Parce que pour les gars comme lui, l’hôpital n’est pas une option. Trop de questions, trop de flics. Elle a bien appris sa leçon. De l’autre côté du fil, une voix endormie. « Karl, ramène toi chez Elias. Des types ont débarqué et l’ont poignardé. J’ai pas assez de force pour le bouger. » Les mots sortent entrecoupés par ses larmes, mais sortent quand même. Cela suffit. Un « ok » et il raccroche sans aucune autre forme de cérémonie. Lui non plus, n’a pas de temps à perdre. Lui aussi, il sait que les secondes coutent chères.

Retour à côté d’Elias, cette fois-ci, elle n’hésite pas. Un tee-shirt qui traine et qu’elle noue autour de sa jambe. Une serviette qu’elle attrape pour appuyer contre son ventre. Elle se glisse sous lui pour le caler contre elle. Sa main libre qui vient se glisser dans ses cheveux, ses lèvres qui viennent se poser contre son front. Le seul endroit qu’elle ose toucher sans craindre de lui faire encore plus mal. « Ne me laisse pas. S’il te plait, ne me laisse pas. » Un cri qui sort dans un murmure, sa voix qui se brise sous les sanglots qui ne parviennent pas à s’échapper. « T’as promis que tu me laisserais pas. Tu l’as promis putain. » Croix de bois, croix de fer. Leurs promesses sont de celles qui ne peuvent pas être brisées. Parce que l’enfer, il est déjà là.




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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Lun 17 Juil - 19:35

Falling
on your
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Il l’entend pas. Il entend rien. Il a pas froid. Il sent plus rien. Y a ses poumons qui fonctionnent, à peine. Son cœur aussi. Le reste, c’est flou. Le reste, c’est vide. Il a du mal à respirer. Il arrive pas à parler, et encore moins à crier. Elias, il est ailleurs et il sait plus à quoi se raccrocher. Les battements de son cœur, ils sont de plus en plus lointains et son âme est lascive. Autour de lui, le monde est éteint. Autour de lui, crève le silence. Silence brisé par une voix. La sienne. C’est juste un écho, mais il lui en faut pas plus pour revenir à la réalité. « Ne me laisse pas. S’il te plait, ne me laisse pas. » . Il veut pas partir. Il veut pas les laisser gagner. Pas comme ça. Il est pas lâche, Elias. Pas pour ce genre de choses, en tout cas.  « T’as promis que tu me laisserais pas. Tu l’as promis putain. » Il la sent, compresser ses blessures. Il les sent, ses lèvres sur son front. Il les sent, les promesses qui revivent. « J’suis là. » C’est un murmure, à peine perceptible, entre ses lèvres grises. Le seul qui pourra passer le barrage de sa gorge.

Soudain, ils sont plus seuls. Y a une autre voix. C’est celle de Karl. Il vient d’arriver. Il est pas seul. Avec lui, il y a quatre autres Farkas. « Il respire ? » Une main sur son cou, pour vérifier son pouls. « Cass, bouge. » On le tire. Il a mal. Il a envie de crier, mais y a rien qui sort de sa gorge. « T’as vu qui c’était ? » Il entend pas la question. Il entend pas la réponse. Il a mal, c’est tout ce qu’il sait. « Réveille-toi, Elias, bordel. » Il ouvre un peu les yeux, mais tout est flou. Noir. Alors, il abandonne. « Merde. » Il sent qu’on le porte. Chaque mouvement le tue. Il a des trous dans la peau. « On l’emmène. Tu viens ? » Karl aide Cassandra à se lever. Y a du sang partout, et ça sent la mort. « Quelqu’un viendra nettoyer. » Ils le foutent dans une voiture, voiture qui fonce à travers les rues de New York. « T’en fais pas. Il va s’en sortir. »

Il va s’en sortir.

***

Il était dans un état critique lorsqu'il est arrivé chez le médecin. Il a perdu beaucoup de sang. Trop, même. Y avait son cœur qui menaçait de lâcher à chaque seconde qui passait. Y a eu une course contre le temps. Et c'est Elias qui a gagné. Ses yeux s’ouvrent sur une chambre qui ne lui appartient pas. Y a des bandages aseptisés sur son corps, qui couvrent ses nouvelles plaies. Sa vision est encore trouble. Sa respiration est douloureuse. Il tente de se redresser : mauvaise idée, il se ravise immédiatement. Il sait pas où il est. Il sait pas où elle est. Pendant un instant, il a peur d'être le seul à avoir survécu à cette nuit, d'avoir halluciné la partie où elle le suppliait de ne pas partir. Il se méfie de son cerveau, des illusions qu'il fabrique. Mais y a une main sur la sienne et c’est celle de Cass. Il la serre. « Cass ? »





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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Lun 17 Juil - 21:53

Falling
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La nuit, elle est floue. La nuit, elle recouvre tout. Les repères s’effacent et Cassandra, elle est prisonnière de ce moment où plus rien n’a de sens. Tout ce qu’elle voit, c’est le sang sur ses mains, le sang sur ses fringues. Tout ce qu’elle voit, c’est le corps inerte d’Elias qu’ils ont amené et le trou dans sa poitrine que ça a laissé. L’attente, c’est ce qui a failli la tuer. Des heures passées à tourner en rond dans une salle d’attente trop vide. Des heures à lancer des prières au hasard, que personne n’entend. Des heures enfermée dans un silence qui l’abime chaque seconde un peu plus. A un moment, on lui a amené de quoi se changer. Elle n’a pas fait attention, elle s’est exécutée sans un mot. Les mots, elle les a perdu quand l’attente a commencé. Les mots, ils ne sont pas revenus quand on l’a autorisée à le rejoindre.

Chambre aseptisée à l’odeur qui lui retourne l’estomac, corps inerte sur un lit d’hôpital. Il a des bleus sur la peau et des bandages sur le corps. De nouvelles cicatrices qui viendront s’ajouter à sa collection. Elle tire une chaise pour s’approcher, ose à peine lui prendre la main. Ose à peine le toucher. Il est tiré d’affaire, qu’on lui dit. Il s’en remettra, qu’on lui promet. Elle n’en croit rien. Elle attend qu’il ouvre les yeux et qu’il lui parle, pour se remettre à espérer. Elle vire celui qui sert de docteur officieux aux Farkas, refuse qu’on lui fasse des examens. Elle s’en fout, de son hématome sur le visage et de son crâne qui explose. Ce n’est pas elle, qui failli crever. Mais ça aurait du.

Regard hagard, perdu dans le vide. Le soleil a fait disparaitre la nuit, elle n’a pas bougé. Elle a arrêté de pleurer depuis des heures, elle a arrêté de compter les minutes. Dans cette chambre, tout se ressemble. Un mouvement sur le lit, elle croit à une hallucination. Et, enfin, sa voix. Silence brisé, coeur qui s'emballe. Juste comme ça. « Cass ? » Elle se redresse, a sa main qui vient caresser ses cheveux. Elle ne sait pas quoi dire. Elle a trop de choses à dire. « Salut. » Mot qui sort dans un murmure, elle n’a plus la force de parler à haute voix. Elle a trop peur que ça ne soit pas réel. Elle l’observe un moment, sent les larmes qui lui montent aux yeux. Les arrête, de justesse. « Comment tu te sens ? »




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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Lun 17 Juil - 22:51

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Une main dans ses cheveux, sa vision qui s’éclaircit. Quand il réussit à fixer ses yeux sur elle, il aperçoit l’hématome sur son visage. La fatigue. Les vestiges de leur nuit. A cet instant, il sait pas si c’est réel, ou s’il est encore dans un de ces rêves qui s’enchaînent sous ses paupières. Mais elle a les yeux qui brillent, Cassandra, et il déteste ça. « Salut. » Un murmure, comme si elle osait pas briser le silence. Comme si elle avait aussi peur que lui qu’ils perdent tout ce qu’ils ont, encore une fois. « Comment tu te sens ? » Il y a sa main qui s’échoue contre sa joue. Le besoin de la toucher. De s’assurer qu’elle existe. Qu’elle est toujours là. Un sourire étire ses lèvres. Ca lui fait mal, mais il s’en fout. Elle est là, et il peut rien retenir. « J'suis à poil dans une robe. » Il laisse sa main retomber sur le lit pour prendre la sienne. « Pas top. »




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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Lun 17 Juil - 23:54

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Sa respiration devient plus facile, quand il a sa main sur sa joue. La pression se relâche, quand il lui sourit comme ça. « J'suis à poil dans une robe. » Il tente un trait d’humour, elle secoue la tête, par réflexe. Elle a un sourire qui s’étire sur ses lèvres, elle a des larmes qui coulent sur ses joues. Elle ne peut pas les arrêter, cette fois. « Pas top. » Elle hoche la tête et tend le bras, pour appuyer sur la sonnette à côté du lit. De quoi appeler une infirmière. « Désolée. » Désolée de ne pas être assez forte. Désolée de ne pas savoir gérer la situation sans avoir à appeler des renforts. Désolée de ne rien avoir pu faire. Désolée qu’il se retrouve là, dans ce lit d’hôpital. Larmes effacées, une profonde inspiration pour se convaincre que tout va bien. « Il faut que tu te reposes. Ils vont venir te donner des calmants. » Elle dépose un baiser sur sa main, a ses doigts qui se perdent sur son visage. Sentir sa peau chaude, sentir les battements de son coeur contre son torse. S’assurer qu’il est là, avec elle. Qu’il n’a pas abandonné. « T’as failli y rester, Elias. » Dans ses yeux, il y a des images qui se jouent en boucle. Il y a des souvenirs qui prennent la couleur du sang. Il y a une nuit qui ne s’effacera jamais. « Karl est dans le couloir, il surveille la porte avec je sais pas qui. Il veut savoir qui a fait ça. Mon père est passé aussi, ce matin. » Une nouvelle inspiration, pour calmer son coeur qui s’affole de nouveau. Elle ne veut plus penser à tout ça. Elle veut faire ce qu’elle sait faire de mieux : oublier et fuir. Mais cette fois-ci, ce n’est pas possible. Cette fois-ci, il est temps d’affronter la réalité. « Je les ai reconnu, c’était des Farkas. Pourquoi ils ont fait ça ? »




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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Mar 18 Juil - 15:22

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Y a des larmes le long de ses joues, et ça lui troue le cœur. Il sait qu’ils vont être hantés par cette nuit comme ils sont hantés par les autres. Il sait qu’il pourra rien y changer. Entre eux, il y aura toujours l’heure où il a failli crever.  « Désolée. » Il secoue la tête, sans comprendre pourquoi elle s’excuse. Y a la douleur qui ressuscite entre ses côtes, un mal au crâne qui ne passe pas. « Il faut que tu te reposes. Ils vont venir te donner des calmants. » Sa main effleure son visage, ses doigts glissent contre sa peau raturée. Il sait pas à quoi il ressemble. Il sait pas si c’est grave. Il sait juste qu’il a mal. « T’as failli y rester, Elias. » Les yeux baissés, il sait. Lui aussi, il a cru qu’il y passerait. Quand le dernier coup a été porté, qu’il arrivait plus à garder les yeux ouverts. Quand sa respiration s’affaiblissait et que les secondes se tarissaient dans sa cage thoracique. Il serre sa main un peu plus fort. Il l’avouera pas. Mais hier soir, il a eu peur. « Karl est dans le couloir, il surveille la porte avec je sais pas qui. Il veut savoir qui a fait ça. Mon père est passé aussi, ce matin. » Karl, il comprend. Karl, c’est son meilleur pote. Entre eux, c’est à la vie à la mort. « Ton père ? » Son père, en revanche, il trouve ça bizarre. Konstantin, c’est pas l’genre à aller rendre visite à ses gars à l’hôpital. Encore moins à celui qui couche avec sa fille. « Je les ai reconnu, c’était des Farkas. Pourquoi ils ont fait ça ? » Y a ses yeux dans les siens. Cass et Elias, ils sont fatigués. Fatigués de survivre. Y a des choses qu’il lui a pas dites. Des rumeurs qu’il a ignorées. Des menaces dont il a ri. Y a des choses qu’il lui dira pas. Des choses qu’elle doit pas savoir. « C’est ton oncle. Il compte ses hommes. » Avec un peu d’effort et un grognement, il réussit à s’asseoir. Il a envie d’une cigarette. Une cigarette et beaucoup de vodka, pour faire passer la nuit. « J’crois que ça veut dire que j’en fais pas partie. » C’est là qu’il se rappelle qu’il est pas chez lui. Mais dans une chambre un peu trop blanche, beaucoup trop clean. « M’oblige pas à rester ici. » A ce moment là, y a un infirmier qui rentre. Première déception de la journée, il aura rien à reluquer. « Bonjour monsieur. Alors, on s'est réveillé ? » Il regarde d'un mauvais oeil le nouveau venu aux questions cons. « Perspicace... » L'infirmier a un sourire lorsqu'il s'adresse a Cassandra.  « Il est toujours aussi grognon ? » Il lève les yeux au ciel. « Il est là et il entend... »



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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Mar 18 Juil - 17:37

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« C’est ton oncle. Il compte ses hommes. » Il lui en avait parlé, il y a quelques semaines. De son père qui lui a demandé de jouer les espions pour lui. De son oncle qui faisait le tri dans ses troupes. Elle n’y avait pas vraiment prêté attention, il avait tenté de dédramatiser la situation. Comme à chaque fois. Elle n’est pas dupe. Elle sait qu’il ne lui parle pas de tout ça. Pour la protéger, pour ne pas l’effrayer. Qu’importe ses raisons. « J’crois que ça veut dire que j’en fais pas partie. » Il y a un règlement de compte qui se prépare, dans l’ombre. Cette nuit, ce n’était qu’un avant gout. Il est peut être temps pour elle de grandir. De ne plus chercher à fuir. « Reste tranquille. » Elle se redresse et réajuste l’oreiller dans son dos. Quoi qu’elle dise, elle sait qu’il n’en fera qu’à sa tête. Elle en a passé, des nuits à le soigner. A lui demander de rester avec elle, parce qu’il était trop amoché pour repartir. Mais Elias, il n’y a rien qui l’effraie. Elias, il n’y a rien qui peut l’arrêter. C’est ce qu’elle se disait, pour se rassurer. C’est ce qu’elle se répétait, pour tenter de s’en convaincre. « M’oblige pas à rester ici. » Bras croisés, elle secoue la tête. Elle ne cèdera pas, pas aujourd’hui. « N’y pense même pas. Tu t’enfuiras pas. » Il ne sait pas encore que de toute façon, il ne pourrait même pas marcher. Un infirmier qui entre dans la chambre, elle va de l’autre côté du lit pour lui laisser de l’espace. « Bonjour monsieur. Alors, on s'est réveillé ? » Elle réprime un sourire en voyant la tête d’Elias, choisit de s’amuser de la scène. Choisit de faire comme si tout allait bien, l’espace de quelques minutes. « Perspicace... » Il râle, comme toujours. Alors forcément, l’inconnu tente de la mettre de son côté. Un choix stratégique. « Il est toujours aussi grognon ? » Comme si elle avait une chance de le raisonner. « Il est là et il entend... » Comme si elle avait une chance de l’arrêter. Alors elle hausse les épaules, prend un air presque désolée. « Oh non, il est aimable là. » Sans doute parce qu’il ne sait pas ce qui l’attend. « Je m'affole pas, alors. Comment il va, à part ça ? » Elle hausse les épaules, tente de répondre de manière raisonnée. De ne pas céder à la panique qui lui noue la gorge. « Il a mal, mais il l'avouera pas. » Quelques pas en avant, sa main qui se glisse dans celle du hongrois. Elle n’arrive pas à le lâcher, c’est plus fort qu’elle. « Je vais devoir relever votre couverture et votre blouse pour examiner les plaies. Si vous voulez bien sortir mademoiselle, ça ne sera pas long. » Elle se mord la lèvre, jète un regard vers Elias. Elle tente de le cacher, que ça aussi, elle n’arrive pas à le faire. Que l’idée de le laisser seul une seconde la panique. Que la peur qu’il ne soit pas là à son retour la paralyse. Qu’elle est terrifiée à l’idée que cela ne soit qu’une illusion et que tout explose lorsqu’elle regardera ailleurs. Alors elle répond un peu trop vite, avec une voix un peu trop écorchée par la nuit qui vient de se jouer. « Non. Je vous gênerai pas. »


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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Mar 18 Juil - 18:20

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« Oh non, il est aimable là. » Regard dur lancé à l’infirmier dont il observe le moindre mouvement. Il a toujours été méfiant envers les médecins. En règle général, il se soigne seul et refuse qu’on le touche. Cass, c’est l’exception à la règle. Cass, c’est l’exception à tous ses principes, à toutes les lois qu’il s’est dictées lui-même. « Je m'affole pas, alors. Comment il va, à part ça ? » Il ne répond pas. De toute façon, ce n’est pas à lui qu’on s’adresse. Il détourne le regard, persuadé que s’il continue de l’ignorer, l’infirmier finira par partir. « Il a mal, mais il l'avouera pas. » Il ne peut pas le nier, qu’il a mal. Que la douleur se réveille et qu’il sent le moindre de ses hématomes. Qu’il a un trou dans l’abdomen qui se déchire à chaque fois qu’il respire un peu trop fort. « Je vais devoir relever votre couverture et votre blouse pour examiner les plaies. Si vous voulez bien sortir mademoiselle, ça ne sera pas long. » Il tourne la tête brusquement vers l’infirmier. « Quoi ?! » Puis vers Cassandra.  « Non. Je vous gênerai pas. » L'amertume d'une trahison quand il la regarde. Elle le sait, pourtant, qu'il n'aime pas ça. Qu'il ne veut pas se retrouver nu avec un autre homme, quand bien même celui-ci serait là pour le soigner. « Laissez-moi. » L’infirmier l'ignore complètement et relève la couverture. Elias proteste.  « Non mais ça va pas ? » L’infirmier s’amuse de la situation. Pas lui. Il déteste ça. Il déteste qu’on le touche. Il déteste sa présence. « J’en ai vu d’autres. » Il cherche à s’éloigner, mais ça lui fait trop mal.  « J’en doute pas. » Alors, il se ravise. L’infirmier relève sa blouse. Des bandages sur des plaies. Des hématomes violacés. Son corps ressemble à une zone de guerre et chaque fois qu’il le touche, il a mal.  « Prenez votre temps surtout. » Il râle pour la forme. Parce que le silence le gêne et que les souvenirs lui explosent au visage. Bandage retiré sur les vestiges d’un coup de couteau. Peau en charpie. Ca fait mal.  « J’ai bientôt fini, monsieur. » Effectivement, il ne s’éternise pas. Après lui avoir administré une nouvelle dose d’antidouleurs, l’infirmier s’enfuit. La porte s'entrouvre sur Karl. « Alors, tu nous présentes pas ton mec ? » Regard noir et doigt d'honneur alors que la porte se referme sur un éclat de rire. Il n'y a plus que Cassandra et lui dans la chambre et, sa panique, il peut la sentir d'ici. Il se rallonge et tourne la tête vers elle. « Cass, t'inquiète pas. Ca va. » Il lui fait un peu de place sur le lit pour qu'elle s'allonge à côté de lui. « Je sais qu't'as eu peur mais tout va bien maintenant, tu peux déstresser. J'te promets qu'il nous arrivera rien ici. »


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MessageSujet: Re: falling on your knees (cass)   Mar 18 Juil - 19:36

Falling
on your
knees



« Laissez-moi. » Il refuse. Il ne peut rien faire d’autre, il ne tolère personne quand il est dans un sale état. Mais cette fois-ci, ce n’est pas lui qui donne les ordres. Couvertures retirées, il proteste. « Non mais ça va pas ? » Mais l’infirmier est professionnel et il a surtout l’habitude, de soigner des gars comme lui. « J’en ai vu d’autres. » Il n’hésite ni dans ses gestes, ni dans ses mots. « J’en doute pas. » Blouse soulevée, elle a son souffle qui se coupe devant les dégâts. Sa peau est bleue et noire, ses plaies sont à vif. Il n’y a pas un endroit qui ne porte pas la marque de ce qu’il s’est passé. Il a le teint qui devient gris pendant les soins, elle finit par détourner le regard. Elle ne le supporte pas. « Prenez votre temps surtout. » Elle n’écoute pas les conversations, pas vraiment. Prisonnière de la nuit précédente, des images qui jouent en boucle derrières ses iris un peu trop brillantes. « J’ai bientôt fini, monsieur. » Elle tente de rester stoïque, de faire bonne figure. Elle se renferme dans ce silence qu’elle a gardé pendant des heures. Si elle ne parle pas, elle ne se trahit pas. C’est ce dont elle tente de se convaincre. Le bandage est refait, elle fait quelques pas vers la fenêtre. A son regard qui se perd sur les rues de New York. Là où tout va bien. « Alors, tu nous présentes pas ton mec ? » La voix de Karl la fait se retourner. Elle n’a pas entendu l’infirmier sortir. Un sourire forcé alors qu’il referme la porte, elle finit par croiser les bras et s’appuyer contre le mur. La vérité, c’est qu’elle veut qu’ils partent d’ici et qu’ils oublient ce qu’il s’est passé. La vérité, c’est qu’ils n’oublieront jamais. « Cass, t'inquiète pas. Ca va. » Elle le regarde, ne parvient pas à le croire. Pas lorsqu’elle observe les hématomes sur son visage. Il lui fait une place, mais elle ne bouge pas. « Je sais qu't'as eu peur mais tout va bien maintenant, tu peux déstresser. J'te promets qu'il nous arrivera rien ici. » Il ne peut pas le savoir. Les types de cette nuit, ils ont réussi à les surprendre dans leur chambre. Ils ont réussi à prendre l’avantage alors qu’ils ne s’y attendaient pas. « Tu peux pas savoir. » Elle a ses certitudes qui ont foutu le camp, tout ce qu’elle pensait savoir qui s’est effondré. Un soupir, elle se décide à s’approcher. Elle fait doucement, lorsqu’elle grimpe sur le lit pour s’allonger. Tête posée sur l’oreiller juste à côté, elle se force à garder une distance, même infime. Elle a trop peur de lui faire mal. « Je veux pas qu’on retourne chez toi. On doit trouver un appart le plus vite possible. » Elle ne veut même pas retourner chez elle. Elle ne supporte pas l’idée qu’ils reviennent finir le travail. « J'ai cru que j'allais te perdre. Pour de bon, cette fois-ci. »


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falling on your knees (cass)
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