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 The sweetness of reunion is the joy of heaven (Rémi & Ugo)

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MessageSujet: The sweetness of reunion is the joy of heaven (Rémi & Ugo)   Lun 7 Aoû - 14:05

The sweetness of reunion is the joy of heaven

Ft. Rémi S. Deschamps & Ugo O. Gianelli

Tu affiches un large sourire en envoyant ton sms à ton meilleur ami. Il s'inquiète, beaucoup trop, pour toi et si ça te fait plaisir, tu ne peux pas t’empêcher de te sentir mal et de te dire qu’il a bien mieux à faire que de penser à toi en continue. Tu aimes qu’il prenne soin de toi, c’est indéniable mais ici, à l’hôpital, il y a les médecins pour ça, tes médecins. Tu sais pourtant que tu n’échappera pas à sa visite, il ne te laissera pas repartir sans que tu ne le vois. Elle est comme ça votre relation, incapable de passer trop de temps sans vous voir, ça ne peut pas aller. Constamment en train de prendre des nouvelles de l’autre, certains trouveraient votre relation néfaste, étouffante. Pour vous, c’est simplement normal et ça vous convient à la perfection. Tu soupires légèrement sans pour autant perdre ton sourire et finis par ranger ton téléphone dans ton sac pour reprendre ta lecture déambulant dans ces couloirs que tu connais si bien. T’as passé tes années fac ici en tant que membres, puis présidente du bénévolat hospitalier. Tu connais les lieux, les couloirs comme si c’était ta propre maison, et pourtant, ça ne t’empêche pas de percuter quelqu’un alors que tu te retrouves plongée dans ta lecture. Ton regard se lève et presque aussitôt, on peut voir des étoiles dans tes yeux. Il est là. Lui, cet homme que tu as rencontré à l’aéroport et que tu ne pensais jamais revoir. Il est devant toi et tu peux presque lire la surprise sur son visage en te voyant ici toi aussi. Doucement, tu te mets à rire en reprenant tes esprits et tu fermes ton livre pour le ranger une nouvelle fois dans ton sac. Il faut croire que nous ne savons pas faire autre chose que nous rentrer dedans. Parce que c’est simplement comme ça que vous vous êtes rencontrés, une collision, et les choses se sont accélérés. Ton coeur battait la chamade, c’est encore le cas aujourd’hui alors que plusieurs semaines ont passé et que tu t’étais fait une raison. Pour toi, c’était simplement une rencontre d’un jour mais il est là, et l’espoir revient au galop. Comment vas-tu Ugo ? Tu n’as pas oublié son prénom, c’est impossible, pas avec ce regard si bleu rivé sur toi. Tu t’en ai souvenu à de nombreuses reprise de sa manière de te regarder durant ton voyage en Grèce. Ton meilleur ami ne s’est pas gêné pour te taquiner quant à tes rêveries mais rien ne pouvait t’atteindre, tu étais bien trop pensive pour cela. J’allais aller prendre un café. Tu te joins à moi ? Parce qu’à l’aéroport, vous n’avez simplement pas eu le temps de vraiment discuter. A l’aéroport, tout était bien trop rapide alors aujourd’hui, tu comptes le prendre ton temps pour faire sa connaissance. Tu lui souris, tu prends sa main dans la tienne, un geste qui te fait frissonner alors que tu viens te mordre avec délicatesse la lèvre. Tu te rappelles la première fois où c’est arrivé, c’était il y a peu mai ça te semble si loin pourtant. Tes doigts se resserrent avec légèreté autour des tiens et tu l’attires à ta suite non sans lui adresser un timide sourire. Tu sais où aller. Si ton idée premiere était de te rendre à la cafétéria de l’hôpital, maintenant que tu l’as retrouvé, tes plans ont bien changé. Tu ouvres finalement une porte, tu vérifies qu’il n’y a personne et t’y engouffre, finalement contrainte de lâcher sa main. On sera tranquille ici. Tu ne fais plus partit du bénévolat hospitalier, tu as encore cependant quelques droits ici, grâce à la présence de ton meilleur ami mais aussi pour tout ce que tu as fait ici depuis de nombreuses années. Ici, tu es un peu comme chez toi bien que ça ne soit sans doutes pas le meilleur lieu pour le revoir.
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MessageSujet: Re: The sweetness of reunion is the joy of heaven (Rémi & Ugo)   Mar 8 Aoû - 10:46



The sweetness of reunion is the joy of heaven

Rémi + Judith + Ugo

Cet endroit, tu ne l’aimes pas, c’est le moins qu’on puisse dire. Tu n’aimes pas l’odeur, tu n’aimes pas les couleurs, tu n’aimes pas ce qu’on y fait. Tu ne l’as jamais aimé. Ici tu as sûrement vécu le meilleur et les pires moments de ta vie, la naissance de ton fils et tout ce qui a suivi. C’est pour lui que tu es ici en ce moment même, pour son rendez-vous hebdomadaire. Tu n’en peux plus de venir ici aussi souvent, tu n’en peux plus des factures médicales qui s’accumulent. Mais tu sais bien qu’Elio n’ont plus n’a pas envie d’être là, de faire tout cela. Aucun enfant de cinq ans n’aurait envie de passer son temps à l’hôpital. Alors tu fais du mieux que tu peux pour rendre les choses un peu plus amusantes, un peu plus divertissantes. Parce que pour lui, tu pourrais déplacer des montagnes. Tu pourrais tout faire, sauf t’asseoir dans la salle d’examen avec lui, face à face avec son médecin traitant. Josie, cette femme qui s’occupe à merveille de lui depuis plusieurs fois, cette femme qui est venue dans ta librairie pour chercher livre sur un cas médical précis, cette femme avec qui tu as couché sans vraiment y réfléchir. Ce n’est pas vraiment ton genre de faire ça, des coups d’un soir tu en as, évidemment, mais tu t’arranges souvent pour que ce soit des inconnus ou des gens que tu connais très bien. Mais pas Josie, pas la femme que tu vois une fois par semaine pour vérifier l’état de santé de ton fils. Fils qui avait bien des questions à poser en vous trouvant tous les deux nus dans ton lit au petit matin. Et c’est pour cela que tu te défiles. Tu lui serres la main, tu échanges quelques répliques polies et tu t’enfuies, loin. Tes dernières paroles sont pour Elio, pour le rassurer, lui dire que tu seras dans la salle d’attente, un café à la main. Tu peux voir dans ses yeux qu’il aurait préféré que tu restes, mais il y a aussi une lueur de fierté. Il est fier Elio, de pouvoir rester seul avec le médecin, de faire son examen tout seul, comme un grand. Et dans son hochement de tête et le baiser qu’il te laisse sur la joue, tu es toi-même le père le plus fier du monde.

Tu t’éloignes. Pour la première fois tu n’as pas peur de le laisser seul, parce que tu sais qu’ici, il ne peut rien lui arriver. Tu as confiance en Josie, tu sais qu’elle s’occupera de lui comme si rien ne s’était passé entre vous. Elle est assez professionnelle pour mettre la nuit que vous avez passé ensemble de côté. Alors tu empruntes les dédales de l’hôpital, tu cherches une cafétéria, une machine à café, n’importe quoi qui pourrait t’aider à rendre vrai ce que tu viens de dire à ton fils. Mais ces couloirs, tu ne les connais pas. Tu viens ici depuis cinq ans et, pourtant, tu as l’impression que jamais tu ne pourras te repérer dans Lenox Hill. Tu as la sensation que les couloirs changent chaque semaine, que des chambres apparaissent là où il y avait des escaliers, et que les toilettes remplace les boutiques de souvenirs. Tes yeux scrutent donc les murs, à la recherche d’une indication, d’un panneau, t’aidant à trouver ce que tu cherches. Tu ne regardes pas devant toi et, évidemment, le choc est inévitable. Lorsque tu relèves les yeux vers la personne en face de toi, ton souffle est coupé. Tu as l’impression de revenir des semaines en arrière, de changer complètement de lieu. Tu as l’impression de rêver. Pourtant le rire qui sort des lèvres de Judith est bien réel et l’entendre fait naître un sourire sur ton visage. Pour toute réponse à sa remarque, tu ne fais que laisser sortir un rire légèrement nerveux. Tu ne sais pas quoi faire, comment réagir. La joie inespérée de la revoir est bien présente, c’est indéniable, mais tu ne comprends pas ce qu’elle fait ici. Après tout tu ne connais presque rien d’elle, elle pourrait avoir toutes les raisons du monde de se trouver dans le même hôpital que toi. Mais tout semble bien trop réel soudainement. Elle te pose une question et sa voix a pour effet de te soulager légèrement, de détendre quelque peu la tension naissante. « Je vais bien et… toi ? » Tu fronces légèrement les sourcils, détaillant son visage, sa tenue, tout ce qui pourrait te donner une indication. Mais tu réalises bien vite que tes mots pourraient porter à confusion. L’hésitation qui était présente dans ta voix pourrait sûrement lui faire croire que tu l’as oublié, que tu ne peux pas te souvenir des circonstances de votre première rencontre. Ce qui est totalement faux. Pourtant elle continue, elle te fait une autre proposition et c’est avec un sourire sincère que tu acquiesces, te tournant légèrement pour suivre la direction qu’elle prendra. « J’étais en recherche de café aussi. » C’est sûrement une très bonne chose que la personne mettant fin à ton errance soit la même que celle à qui tu as pensé plus d’une fois ces dernières semaines. Sans que tu t’y attendes, Judith s’empare de ta main et la surprise que tu ressens est bien visible sur ton visage. Ce contact procure des lancées d’électricité le long de ton bras et tu sais que tu pourrais vite devenir dépendant de cette sensation. Elle n’est pas la même qu’avec d’autre personne, différente de celle que tu as eu avec Josie, de celle que tu retrouves dans les bras de Kayden. La même pourtant que celle que tu as connu quelques semaines plus tôt, en saisissant les doigts de Judith dans ta main. Tu ne fais même pas attention au chemin que vous emprunter, tu suis la jeune femme sans y réfléchir, comme si c’était la chose la plus naturelle à faire. Tu ne te réveille qu’une fois qu’elle ouvre une porte, une porte que tu n’as jamais remarqué avant. Ce n’est pas celle de la cafétéria, ça tu pourrais y mettre ta main à couper. Elle semble pourtant savoir ce qu’elle fait et alors qu’elle lâche ta main pour entrer dans la pièce, tu la suis, allant même jusque fermer la porte derrière vous. « Où est ce qu’on est ? » Ton sourire amusé traduit bien la joie que tu ressens à ce moment même. L’excitation de l’interdit, bien sûr, mais aussi celui des retrouvailles avec l’inconnue. Inconnue qui a tout de même bien marqué ton esprit. Ton regard quitte son corps frêle pour balayer la pièce. Une table, des chaises, des fauteuils, de quoi manger et boire. Tes sourcils se froncent légèrement alors que tu te concentre de nouveau sur elle. « Qu’est ce que tu fais ici Judith ? » Tu as un sourire aux lèvres, parce que tu ne sais absolument pas ce qu’elle peut bien te répondre. Elle n’est pas habillée comme un médecin ou une infirmière et, pourtant, tu ne peux pas imaginer que quelque chose n’aille pas chez elle. Elle te semble bien trop parfaite pour tomber malade. Sans y penser tu t’approches d’elle, tu réduis la distance de quelques pas. Tu ne sais pas pourquoi et alors tu t’arrêtes en route, réalisant que tu n’as aucun but, aucune raison de t’approcher de la jeune femme. Si ce n’est l’irrémédiable envie d’être proche d’elle.
©LittleJuice


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MessageSujet: Re: The sweetness of reunion is the joy of heaven (Rémi & Ugo)   Sam 12 Aoû - 23:27

The sweetness of reunion is the joy of heaven

Ft. Rémi S. Deschamps & Ugo O. Gianelli

Tu souris. T’es bien trop heureuse de le revoir pour qu’il n’en soit pas autrement en réalité. Ton sourire se transforme rapidement en rire, réalisant que vous vous retrouvez  de la même manière que vous vous êtes rencontrés. Tu te souviens, tu te rappelles de tout ce que tu as ressentis quand ton regard a croisé le sien pour la première fois. Tu te remémores sa voix, les frissons qui ont parcouru tout ton corps quand il a pris ta main, ne voulant plus la lâcher. Pendant tout ton séjour en Grèce, t’as pas arrêté de penser à lui, tu n’as pas réussi à te le sortir de la tête au grand damn de ton meilleur ami. Tu ne fais presque pas attention à l’hésitation dans sa voix quand il te retourne ta question, ta politesse. Tu te dis simplement que comme toi, il est perturbé par ces retrouvailles, par le lieu où elles ont lieu. Je vais bien aussi. Comment pourrait-il en être autrement alors que tu le retrouves ? Lui, cet homme qui t’a volé ton coeur en un simple regard et que tu pensais ne jamais revoir. T’es un peu trop fleur bleue, tu crois un peu trop au prince charmant mais là tu n’arrives pas à faire autrement, à détourner ton regard de lui. Tu mords doucement ta lèvre en affichant toujours ton sourire. Ta proposition, tu ne sais pas si c’est bien de la faire, si c’est une bonne idée de lui demander de se joindre à toi. Après tout, un café n’engage à rien, c’est ce que tu essayes de garder à l’esprit quand tu te saisis de sa main. La même chaleur que la première fois t’envahis. Tu jettes un bref regard à vos mains jointes avant de sans un bruit, l'entraîner à ta suite dans les couloirs qui paraissent sans fin. Tu ne réfléchis pas vraiment à la destination, tu as simplement l’envie que ce voyage dur encore et encore. T’ouvres une porte, celle de ton lieu préféré dans cet hôpital. C’est ici que tu as souvent passé ton temps quand tu étais bénévole dans cet hôpital. ca te semble loin désormais, ça te semble être une autre vie, tout simplement. Alors quand tu entends de nouveau sa voix, tu sursautes en revenant à toi, constatant qu’il a fermé la porte, vous laissant seul. On est dans une des nombreuses salles de pause de cet hôpital. Je me suis dis que ça serait plus… privé pour discuter. Tu as un sourire timide sur les lèvres alors que tu te déplaces dans la pièce pour aller lancer le café. Tu connais les lieux, tes gestes sont machinaux. Ton téléphone vibre, tu jettes un coup d’oeil et te mets à rire en voyant qu’il s’agit de Rémi. Une simple réponse, tu lui dis où tu te trouves et tu sais d’avance qu’il va te rejoindre. Dos à Ugo, il ne peut pas voir ton sourire bien présent sur tes lèvres, tu ne réagis pour te retourner que lorsque tu entends sa question. J’avais quelques examens à passer, ça n’est pas important… et toi ? T’es pas certaine que ça te regarde mais tu veux t’assurer qu’il aille bien. C’est comme un besoin que tu ressens à cet instant. Tu le vois s’approcher de toi, tu sens ton coeur s’accélérer bien malgré toi alors qu’à ton tour, tu fais un pas en avant pour le rejoindre, pour poser ta main sur son épaule. J’ai beaucoup pensé à toi tu sais… je me demandais sans cesse si je te reverrais.Un aveux à demi-mots alors que tu baisses le regard, gênée de lui dire ça, perturbée par la proximité entre vos deux corps.
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MessageSujet: Re: The sweetness of reunion is the joy of heaven (Rémi & Ugo)   Sam 19 Aoû - 16:35



The sweetness of reunion is the joy of heaven

Rémi + Judith + Ugo

Un rencontre, un bousculement, un choc. C’était arrivé une fois par le plus grand des hasards et tu as du mal à croire que l’univers ne veut pas te faire passer un message en le faisant arrivé une seconde fois. Le même visage angélique, les mêmes yeux captivant, la même jeune femme. Malgré la confusion tu arrives à sourire, au moins un peu. Quand elle est là, face à toi, ce sourire merveilleux pendant à ses lèvres, il est dur de ne pas faire la même chose. Peut-être que que le plus magique dans tout cela est le fait que vous arrivez à vous reconnaître, en un regard. Tu sais ce que c’est elle et tu n’hésites même pas une seconde lorsque tu sens sa main s’emparer de la tienne. Ce touché, tu l’as imaginé des dizaines de fois pendant ces dernières semaines, tu en as rêvé, tu as espéré le sentir de nouveau. Et maintenant il est bien là, cette sensation électrisante dont tu ne veux pas te passer, cette brûlure tellement apaisante. Tu ne fais plus attention qu’à vos mains jointes et tu donnes toute la liberté à Judith de t’emmener où elle le désire. Une liberté que tu ne pensais même pas posséder toi-même. Les choses se passent ensuite beaucoup trop vite, l’arrivée dans la salle, la porte que tu fermes toi-même une fois qu’elle a lâché ta main. Elle s’éloigne, elle se tourne, et tu réalises rapidement que tu n’es pas dans la cafétéria. Tu lui poses la question, évidemment, des mots incertains qui échappent tes lèvres alors que toute ton attention est concentrée sur elle, toujours sur elle. Un léger sourire passe en ombre sur ton visage en entendant son hésitation. Son choix de mot t’amuse évidemment, cette gène palpable entre vous est exquise et elle te plaît. Une gêne confortable, qui vous pousse à parler, à vous rapprocher. Tu hoches doucement la tête en entendant ses mots, montrant que tu comprends ce qu’elle essaie de te dire. Pourtant une autre question s’impose à toi, une question plus importante, plus nécessaire, qui découle de ce qu’elle vient de dire. Tu veux savoir la raison de sa présence, une raison qui t’inquiète, qui réveille en toi une peur que tu ne connais que trop bien. La question passe alors tes lèvres, et la réponse est loin de te convenir. Elle change rapidement le sujet, elle te retourne la question. Tu ne sais pas à quel point te dévoiler alors qu’elle reste si secrète. « J’espère que tu vas bien. » Tu marques une pause avant de répondre à sa question, parce que tu penses réellement tes mots. Tu espères du fond du cœur qu’elle va bien, qu’elle est heureuse et en bonne santé. Ce dernier point, tu sais bien qu’il n’est pas aussi important, que l’on peut se débrouiller sans une excellente santé. Mais Judith, tu ne peux pas l’imaginer malade. « Mon fils a une visite médicale aujourd’hui, rien de bien extraordinaire. » Tu lui lances un sourire, pour lui montrer que ça non plus ce n’est pas bien important. Pour toi ça l’est, évidemment. La santé de ton fils est un des enjeux majeurs de ta vie, un sujet qui te garde éveillé la nuit, qui te remue les entrailles la journée. Mais des visites médicales, tu en as presque toutes les semaines. Presque toutes les semaines tu rencontres son médecin qui exécute des tests plus élaborés que les précédents. Et en cet instant précis, alors que tu la retrouves elle, que tu reposes tes yeux sur Judith, tout cela ne te semble pas aussi important que d’habitude. Tu t’approches d’elle, sentant l’irrémédiable besoin d’être proche d’elle, de la sentir. Sentir son souffle, sa chaleur. Mais tu t’arrêtes, parce que peut-être que tu n’as pas le droit de vouloir tout cela, peut-être que tu n’as pas le droit de vouloir en savoir plus sur elle, peut-être qu’elle ne te veut pas toi. Pourtant elle fait à son tour quelques pas vers toi jusqu’à venir mettre sa main sur ton épaule. Tu voudrais la rapprocher un peu plus de ton corps, cette inconnue dont tu ne sais quasiment rien. Tu voudrais la toucher, peut-être même l’embrasser. Mais son contact te freine, ses mots t’hypnotisent et la connexion entre vous semble trop forte pour que tu puisses faire quoi que ce soit. Elle baisse son regard, brisant le lien qui s’était installés entre vos yeux, un lien que tu voudrais restaurer immédiatement. Ta main monte alors doucement jusque son menton que tes doigts fins entourent délicatement. Tu lui fais relever la tête, lentement, alors que tu rapproches légèrement ton visage du sien en cherchant de nouveau son regard. Sur tes lèvres, on ne peut voir qu’un sourire tendre, un sourire doux. Parce que cette situation, cette scène que tu es en train de vivre, elle te dépasse complètement. Une nouvelle fois tu te sens complètement déconnecté de la réalité, dans un monde parallèle, une bulle que personne ne peut percer. Tu te dis que peut-être c’est simplement ce qu’elle fait Judith, qui elle est au plus profond de son âme. Elle a le pouvoir de faire disparaître le monde entier, de construire un havre de paix en un regard, en un souffle. « Moi aussi j’ai pensé à toi. » Ce n’est rien de plus qu’un chuchotement mais de là où vous vous tenez, vous n’avez pas besoin de parler plus fort. Tes doigts enveloppent toujours son visage, ton pouce caresse doucement sa joue. Son souffle, tu peux le sentir sur ton visage, bien trop proche du sien. « Je suis là maintenant. » Tu te perds dans le moment, dans ses yeux, dans son souffle. Comme deux aimants vos corps se rapprochent irrésistiblement l’un vers l’autre. Ta deuxième main fait son chemin vers la hanche de Judith et tu ne réfléchis même pas à ce qui est sur le point de se passer. Mais tes doigts ont à peine le temps d’effleurer sa peau couverte de vêtements qu’un bruit derrière la porte te fais sursauter. Tu t’éloignes brusquement d’elle, passant une main nerveuse sur ta nuque. Ton corps ressent bien trop vite l’absence déchirante de sa chaleur contre toi et pourtant tu ne fais rien pour la retrouver. « Je suis désolée. Je ne sais pas… » Tu ne finis pas ta phrase parce que déjà tu es de nouveau perdu dans ses yeux. Tu te sens étranger de ton propre corps et tu pourrais détester cela, si ce n’était pas aussi bon.
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MessageSujet: Re: The sweetness of reunion is the joy of heaven (Rémi & Ugo)   Lun 21 Aoû - 22:31

The sweetness of reunion is the joy of heaven

Ft. Rémi S. Deschamps & Ugo O. Gianelli

Tu as pensé à lui. Sans doutes trop pour que ça passe inaperçu aux yeux du destin il faut croire puisqu’une nouvelle fois, Ugo se trouve être sur ta route. Tu souris, tu sais pas faire autre chose alors que ton regard est rivé dans le sien. Cette attraction, ce pouvoir qu’il a sur toi, ça devrait de faire peur et au lieu de ça, ça t’intrigue, tu demandes à en savoir et à en ressentir plus. Tu lui apportes une réponse simple à sa question. Vous êtes dans une des salles de pauses de l’hôpital, vous ne devriez pas vous trouver ici, tu n’en as plus le droit et encore moins avec quelqu’un d’externe à l‘établissement. Mais avec Ugo, plus rien n’a de l’importance. C’est comme si tout devenait futil et sans intérêt autour de toi pour qu’il ne reste plus que lui et lui seul. Tu souris à son interrogation. Ce que tu fais ici… tu pourrais lui donner des tonnes de réponses différentes. Tu pourrais lui dire que tu travailles ici, que tu venais voir quelqu’un et pourtant, aussi naturellement que ça puisse l’être, c’est la vérité qui s’impose. T’as pas envie de paraître pour ce que tu n’es pas, tu refuses de te cacher derrière une vérité qui n’est pas la tienne alors simplement, sans trop en dire, tu dévoiles une partie de ton histoire sans pour autant trop en dire. Tu fais planer le doute et le mystère bien que cela soit involontaire. Ton sourire revient à tes lèvres quand tu l’entends espérer. Aller bien, c’est une expression peut-être un peu grande dans ton état. Tu ne saurais toi même pas dire si tu vas bien ou non. Ca te dépasse sans doutes un peu trop cette maladie qui t’accable mais une chose est certaine, ça ne t’empêche pas de garder le sourire ainsi que ta joie de vivre. Si tel n’était pas le cas, tu ne serais plus Judith Abrahams, c’est une évidence. Sa question, tu lui as retourné. Il est toujours intriguant de croiser quelqu’un dans un hôpital, tu ne pouvais pas faire autrement que lui demander même si la crainte que la réponse te déplaise est grande. Pourtant elle est toute autre. Son fils. Tu grimaces. Les enfants malades, c’est peut-être encore pire. Tu n’oses pas demander, tu n’oses pas poser de questions sur ce qu’il se passe non, préférant resserrer tes doigts autour des siens avec une facilité déconcertante, simplement pour lui faire savoir que tu es là s’il en ressent le besoin. Vous ne vous connaissez pas, presque pas et pourtant, ça ne te semble être qu’un détail futil. Il n’y a que son regard qui compte à cet instant. Un regard dont tu te sépares pour servir du café. T ues interrompu dans ton élan par ton téléphone, le nom qui apparaît te fait sourire. Tu réponds, tu sais qu’il va te rejoindre et à cet instant, ça ne te semble pas être un problème, loin de là même. Tu ne sais pas dans quoi tu t’embarques, tu ne sais pas ce que tu dois faire à cet instant précis. T’es juste hypnotisé et quand tu le regardes de nouveau, que tu le vois faire un pas dans ta direction, tu n’es capable que de faire la même chose de ton côté. Tu es avec lui, tu as ta main qui se loge sur son épaule et ça fait partie de ces contacts que tu te refuses de perdre. Celui de son regard, c’est différent. Tu sais pas faire autrement que de baisser ton regard à cet aveux que tu lui fais. Tu sens tes joues te brûler devant ces mots. Tu as pensé à lui oui, tu ne peux pas le nier et à chaque fois que c’était le cas, tu t’imaginais si tu le reverrais un jour. Si tu le reverrais oui et surtout de quelle manière. Et ce moment est arrivé. Loin d’être ce que tu imaginais, tu es pourtant loin d’être déçue. Tu ne peux simplement pas alors que cet homme qui hante tes pensées est face à toi. Quand tu sens ses doigts contre ta peau, tu suis son geste en relevant ton regard sur sa personne. Tes yeux sont ancrés dans les siens, tu mordilles avec timidité ta lèvre alors que tu sens son pouce caresser ta joue. T’es bien là. T’es bien face à son aveux. Lui aussi a pensé à toi, c’est tout ce qu’il te fallait entendre pour retrouver sur tes lèvres ce sourire tendre et sincère. Vous êtes proche, trop proche et pourtant, cette proximité ne te dérange pas, elle te rassure même. Il est là. Ca sonne comme une promesse plus que comme un aveux et tu sens tes joues te brûler légèrement en imaginant la portée que peuvent avoir ses mots. Est-ce qu’il en a conscience ? Tu es là... Tu hoches la tête en prononçant tes mots. C’est comme si en le disant, tu t’assurais que ça soit ben réel. Dans ta gorge, ta respiration se bloque quand tu sens sa main qui ne caresse pas ta joue longer le long de ton corps pour s’arrêter sur ta hanche. Tu as peur, tu appréhendes. Tu n’es pas naïve, tu sais ce qui peut suivre et ça te fait peur. Parce que le derniere homme que tu as embrassé, c’était ton colocataire et qu’il est partit, il t’as simplement abandonné et tu as peur que ce scénario recommence encore une fois. Pourtant, tu en as envie, plus que tout. Mais le temps, de combler cet infime espace entre vous, tu ne l’as pas. Il y a du bruit derrière la porte et ton coeur se serre quand il met de la distance entre vous. Il cherche à s’excuser, tu poses tes doigts sur ses lèvres alors que toi, tu mords les tiennes. Ne t’excuse pas s’il te plait. T’en as pas envie, parce que toi, tu n’es pas désolée, loin de là. Tu pousses un soupir en te tournant vers la porte et ton regard s’illumine presque aussitôt quand tu vois ton meilleur ami passer la porte. Tu te précipites vers lui, tu pars l’enlacer et pendant ces quelques secondes, c’est comme si Ugo n’existait simplement plus. Tu poses tes lèvres contre sa joue, tu te mets à rire quand ses bras se resserrent dans le bas de ton dos. Tu m’as manqué. Des mots que tu penses, que tu prononces avec sincérité. Mais tu te rappelles que vous n’êtes pas seuls et la peur te gagne presque aussitôt. Tu as peur de ce qu’il va penser. De toi, de qui tu es. Alors tu te détaches un peu trop brusquement de Rémi, tu restes pourtant dos à lui, contre son corps alors que tu ne lâches pas sa main. Je… Rémi, je te présente Ugo. Ugo… je te présente Rémi. Mon meilleur ami.  Une précision que tu te sens obligée d’apporter alors que tu mordilles ta lèvre, ton regard naviguant entre les deux hommes présents à tes côtés.
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