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 You're more beautiful when you're not angry - Angie

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MessageSujet: You're more beautiful when you're not angry - Angie   Mer 9 Aoû - 22:52


Angie & Rémi

You're more beautiful when you're not angry.



Mercredi 6 septembre 2017.

Ces deux semaines en Grèce t’ont fait beaucoup de bien. Plus que tu ne l’avais espéré. Tu ne pensais pas, avant de partir, avoir autant besoin de te reposer. Dans l'année, tu es pris dans le rythme effréné que tes cours t’imposent, et surtout par les méthodes que tu dois apprendre. Les années passent, et tu passes moins de temps dans une salle de cours que dans un bloc. Tu n’es pas encore sur le point de décrocher ton diplôme, mais tu t’en rapproches. Tu peux presque toucher du bout des doigts ton rêve, celui de devenir un neurochirurgien. Au début, c'était une obligation, imposée par tes parents. Maintenant, c’est le but le plus important de ta vie. Et grâce à ces vacances, tu es plus en forme que jamais pour débuter une nouvelle année au Lenox Hill.

Tes bagages dans les mains, tu passes les portes de ton appartement. Il est silencieux. Pas un seul bruit. Le calme, une notion que tu apprécies par moment. Encore plus après les heures d’avion que tu viens d’endurer. Heureusement, tu n'étais pas seul dans ce voyage. Tu avais Judith, ta meilleure amie pour rendre le trajet moins long. D’ailleurs, tel un gentleman, tu as tenu à l’accompagner jusqu'à chez elle, pour être sûr qu’elle soit bien rentrée. C’est seulement après que tu avais pu faire le trajet jusqu'à ton appartement, sur Manhattan. Tu ne dois reprendre le chemin de l'hôpital que demain, ce qui te laisse toute une journée pour te remettre à l’heure new-yorkaise. Là, tu pourrais simplement sombrer dans un profond sommeil, retrouver le confort de ton lit, mais tu ne dois pas céder. Tu trouves le courage de te rendre dans ta chambre pour y déposer tes affaires, et même commencer à les ranger dans les armoires. Ce qui a besoin d'être lavé se retrouve dans le panier à linge situé dans la buanderie. Le reste, ça peut attendre. Tu fais un rapide passage dans la cuisine pour mettre en route la cafetière. Le temps que le café se fasse, tu as le temps d’aller prendre une douche, pour espérer éloigner la fatigue que tu commences à ressentir.

Une dernière minute pour profiter de l’eau chaude qui ruisselle sur ton corps, avant de l'éteindre. Tu sors de la douche, et attrapes une serviette pour te sécher. Lorsque c’est chose faite, tu passes un boxer suivi d’un pantalon. En voyant ton reflet dans le miroir, tu te fais la réflexion qu’il faudrait que tu te débarrasses de cette barbe naissante avant de retourner travailler. Mais pas tout de suite. À la place, un sourire se dessine sur le coin de tes lèvres lorsque tu vois le bronzage que tu arbores. Un peu plus de deux semaines en Europe, et on pourrait croire que tu reviens des îles. Comme quoi, il n’y a aucunement besoin d’aller sur une île paradisiaque du Pacifique pour s’habiller d’un bronzage à faire jalouser un albino. Ta main se pose sur la poignée de porte, que tu ouvres naturellement, prêt à te rendre dans la cuisine pour te servir une tasse de café, fraîchement coulé. Du moins, c’est ce que tu pensais faire. Tu n’avais nullement prévu d’entrer en collision à cet instant avec Angelica qui, si tu ne te trompais pas, n’était pas là lorsque tu étais arrivé. " Merde… pardon Angie, je ne savais pas que tu étais là. " Tu es confus, encore sous l’émotion de cette bousculade imprévue. Ton regard quitte ses yeux, dans lesquels tu trouves des traces de fatigue, pour descendre sur son corps, et remarquer qu’il lui manque quelques vêtements. " Euh… " C’est tout ce que tu parviens à lui dire. Rien de bien cohérent. Tu ne sais pas combien de temps tu restes bloqué comme ça, mais lorsque tu parviens à te défaire de cette vision de la jeune femme bien différente de ce que tu as l’habitude de voir, c’est un autre détail qui te saute aux yeux. La présence des mains de la jeune femme, sur ton torse nu.

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MessageSujet: Re: You're more beautiful when you're not angry - Angie   Jeu 10 Aoû - 0:41



You're more beautiful when you're not angry

Rémi + Angie

Une nuit à courir, à stresser, à être appelée toutes les dix minutes dans des endroits différents, pour des choses différentes. Une nuit à apprendre, à sauver des vies, à en mettre au monde. C’est ce genre de nuit que tu viens de passer et tu en as aimé chaque seconde. Tu ne peux pas nier que ces gardes là ne sont pas toujours drôles, qu’elles sont extrêmement fatigantes et qu’elles te mettent à bout. Pourtant, tu es contente de les vivre ces soirées-là, parce qu’elles font de toi une meilleure personne, une meilleure médecin. Quand elles arrivent à un terme cependant, même toi tu dois admettre qu’il est bon de quitter les couloirs de l’hôpital, pour quelques heures au moins, et retrouver son lit et le confort de son chez soi. C’est justement dans cette direction là que tu marches, appréciant les rues presque vide de Manhattan. Tu as décidé de rentrer à pieds, parce que le soleil de septembre pointe son nez et il faut déjà doux dans les rues. Il est encore tôt, les habitants de la grosse pomme sont encore endormis pour la plupart, et tu as hâte de pouvoir faire de même. Ce n’est peut-être pas ton lit à proprement parler que tu vas rejoindre mais cela fait maintenant deux semaines que tu occupes ses draps, et tu commences à t’y sentir à l’aise. Plus tu y penses, plus tu te rends compte de la fatigue qui pèse sur tes épaules. Peut-être que tu aurais dû prendre un taxi finalement, ou le bus, mais le trajet entre l’hôpital et l’appartement ne t’as pas semblé assez long pour ça.

Comme tu le fais si bien depuis deux semaines, tu prends la clé qui se trouve dans ta poche pour la tourner rapidement dans la serrure. Tu ne penses plus qu’à une seule chose alors que tu pénètres à l’intérieur de cet appartement qui n’est pas le tien : prendre une douche chaude et te mettre au lit, le plus rapidement possible. Pour bien faire les choses il faudrait peut-être que tu manges quelque chose, un dîner ou un petit-déjeuné, tu ne sais même plus exactement. Mais tu n’as pas le temps pour ça, ton cerveau te crie déjà qu’il ne tiendra plus très longtemps. Tu refermes la porte derrière toi, habitude que tu as pris depuis que tu es seule ici et tu enlèves rapidement tes chaussures. Malgré la fatigue, tu prends la peine de les ranger soigneusement près du paillasson, pour être certaine de les retrouver quand tu en auras de nouveau besoin. Sans même réfléchir à ce que tu fais, tu commences à déboutonner le chemisier que tu as pris la peine d’enfiler en sortant de l’hôpital. Tu aurais pu rester en tenue de médecin, garder cette blouse bleuté trop large pour toi pour gagner quelques minutes de sommeil. Mais tu n’es pas comme ça, en sortant en public, tu dois t’assurer que ta tenue est impeccable, tout comme tes cheveux. En cet instant précis, si tu pouvais te voir avec une vision plus fraîche et réveillée, tu trouverais sans doute cent défauts à rectifier, mais ce n’est pas maintenant que tu vas t’en inquiéter. Après tout tu es seule dans cet appartement, et c’est sans doute pour cela que tu marches rapidement vers la salle de bain, sans faire attention à la moindre chose qui se trouve autour de toi. Ta main se tends pour saisir la poignée de la porte, mais tu ne réalises que trop tard que la pièce s’ouvre d’elle-même, sans que tu aies besoin d’appliquer la moindre pression. Tu ne fais qu’à peine un pas avant de heurter un corps de plein fouet. La collision est inévitable et sans même y réfléchir tu laisses tes deux mains à plats sur la personne que viens de heurter. Si tu n’étais pas si fatiguée, tu lâcherais sûrement un léger cri de stupeur. Dire que tu es surprise serait un euphémisme et tu es à peine soulagée en voyant le visage familier de Rémi face à toi.Tu entends sa voix, mais il te faut un moment pour comprendre ses mots, pour comprendre que c’est à toi qu’il s’adresse. « Je… Je viens de rentrer. » Tu fronces les sourcils, tu ne comprends pas tout ce qu’il se passe. Il est rare que tu ne saches pas quoi dire, que tu sois dépassée par la situation et tu détestes cette sensation. Ne pas comprendre, ne pas savoir est sans doute ton pire ennemi, la pire impression que tu puisses ressentir. Sans réfléchir à ce que tu fais, tu commences à faire bouger tes doigts sur la peau de Rémi. Ce n’est qu’un doux frôlement, presque imperceptible et pourtant bien réel. Tu continues de regarder son visage, cherchant son regard, mais tu peux facilement dire qu’il est intéressé par quelque chose plus au sud que tes yeux. C’est de nouveau sa voix qui te ramène à la réalité et tu ne rends compte qu’au bout de quelques longues secondes que tu te tiens devant lui, chemise ouverte, exposant avec grâce la dentelle de ton soutien-gorge noir. Le rouge te montant bien trop rapidement aux joues, tu te recules d’un ou deux pas, mettant un peu d’espace entre vous. Tu saisies précipitamment les bords de ton chemisier ouvert, les passant maladroitement l’un sur l’autre pour cacher ton décolleté un peu trop exposé. Tu n’arrives pas à te concentrer sur autre chose que Rémi alors que tes yeux voyagent inlassablement de son visage à son torse nu, comme s’ils étaient aimantés vers sa peau dénudée. « Je ne savais pas que tu rentrais aujourd’hui. » Tu essaies de te donner une certaine contenance, passant une main dans tes cheveux, faisant du mieux que tu peux pour te concentrer sur ses yeux à lui. On peut pourtant lire sur ton visage l’étonnement, la stupeur et la fatigue qui t’habitent encore. Tu ne sais pas quoi dire, tu ne sais pas quoi faire pour te sortir de cette situation embarrassante. Tout ce que tu voudrais c’est entrer dans la salle de bain pour prendre une longue douche chaude, mais cela voudrait dire arrêter d’admirer la vue charnelle qui s’étale devant toi, et tu n’es pas certaine d’y être prête.

Ton esprit fonctionne au ralenti et tu es incapable de réfléchir, de trouver ce que tu devrais faire. Alors tu ouvres la bouche parce que parler, tu sais toujours le faire, quelque soit la situation. « J’allais prendre une douche, comme tu dois t’en douter. Tu as finis dans la salle de bain ? » Tu fais mine de vouloir t’avancer, mais tu réalises rapidement que pour pénétrer dans la pièce, tu devrais passer près de lui et de son corps si… Tu tentes de regarder ailleurs, de te concentrer sur d’autres détails de l’appartement, mais tout semble te ramener à lui, et à ses muscles finement dessinés. Par réflexe, dans l’espoir insensé de te changer les idées, tu passes tes deux mains dans tes cheveux, laissant ton haut s’ouvrir une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: You're more beautiful when you're not angry - Angie   Jeu 10 Aoû - 9:57


Angie & Rémi

You're more beautiful when you're not angry.


Tu n’avais pas prévu un retour aussi mouvementé à New-York. Comme si le destin avait décidé de te remettre dans le bain dès ton arrivée, pour que tu puisses reprendre le rythme infernal d’un claquement de doigts. Si cette technique est efficace en temps normal, tu aurais préféré que ça se passe avec une autre personne que ta fausse fiancée, que tu n’as pas vu depuis plus de deux semaines. Tu connais son caractère, presque par coeur depuis le temps. Tu sais qu’elle peut réagir au ¼ de tour, et tu redoutes presque sa réaction. Tu l’entends déjà te hurler dessus, et te sommer de faire attention à l’endroit où tu mets tes pieds. Ce serait bien son genre. Sauf que cette situation est complètement imaginaire. A mille lieux de la réalité, qui est toute autre. Au lieu de l’entendre monter sur ses grands chevaux comme elle sait si bien le faire, c’est une jeune femme fatiguée, et surprise que tu as devant les yeux. Tout comme toi, elle ne semblait pas prête à tomber sur toi, encore moins à la sortie de la salle de bain dans ton cas, et pour y entrer dans le sien. Elle vient tout juste de rentrer. Ça explique son absence dans l’appartement à cette heure aussi matinale, mais également pourquoi tu es aussi étonné de la voir devant toi. Tu es tenté de lui demander d’où elle vient, mais votre domaine d’étude en commun t’apporte la réponse que tu t’attends à recevoir si la question franchit tes lèvres. Elle a probablement passé la soirée de la veille, et toute la nuit à l’hôpital, pour une garde. Tu sais que bientôt, tu seras dans le même cas que la jeune femme. Pas dès ce soir, mais tu n’y couperas pas d’ici la fin de la semaine. Tu es à la fois ravi de cette perspective, et déprimé. La seconde émotion est probablement dûe à ce retour de vacances. Ton esprit est encore sur les plages grecques, à profiter du calme et de la beauté des lieux. Mais tu sais qu’il te suffit de poser un pied dans les couloirs, d’aller dans les vestiaires et de passer cette blouse de futur médecin pour reprendre le rythme, et l’envie de travailler dur pour obtenir le précieux sésame que tous les futurs médecins espèrent avoir. Pour le moment, ton attention n’est pas encore dans un bloc opératoire, mais sur la jeune femme que tu as devant les yeux. Sur ses mains posées sur ton torse nu. Sur les mouvements presque imperceptibles de ses doigts sur ta peau. Tu ne sais pas trop quoi en penser, ni ce que tu dois faire. Devrais-tu lui signaler, lui faire remarquer ses gestes. Certainement, mais tes yeux sont attirés plus au sud de son visage, sur la chemise qu’elle a ouverte, et qui dévoile la lingerie délicate qui habille à la perfection sa poitrine. C’est la première fois que tu la vois ainsi, et tu peux aisément dire que tu n’es pas déçu de la vision qui s’offre à tes yeux. Tu n’as jamais considéré Angelica autrement qu’une fille comme une autre, comme celles que tu peux côtoyer au quotidien, mais ça ne t’empêche pas d’apprécier les courbes de son corps qu’elle dévoile aujourd’hui, même si c’est involontaire de sa part. La nature t’a donné des yeux. Ce serait un crime de ne pas s’en servir. Elle se rend compte de ce qu’il se passe, et d’un geste brusque, elle s’éloigne de toi, retire ses douces mains de ta peau pour couvrir son corps. Tu dois réprimer un rire, car tu trouves la situation comique. Et pour ne pas embarrasser la jeune femme davantage, tu détournes le regard sur le côté. Machinalement, tu passes l’une de tes mains dans ta nuque, comme si ce simple geste allait retirer le malaise de cette scène. “ Je devais rentrer plus tard dans la journée mais… je voulais avoir le temps de me remettre à l’heure new-yorkaise. ” Oui, c’est ça. Tu voulais avoir un comportement sérieux, pour être en pleine forme pour ton jour de reprise.

Tu retires ta main de ta nuque, et tu relèves la tête pour croiser le regard de la jeune femme. Tu as toujours trouvé que ses yeux étaient magnifiques, mais tu ne pourras jamais lui dire à haute voix. Elle viendrait gâcher ce compliment avec une réplique à la « Angie ». Tu préfères garder cette gentille parole pour toi, et la laisser précieusement dans ton esprit. “ Oui, j’ai terminé. Tu peux y aller. ” Tu la vois s’avancer légèrement, ce qui t’incite à te décaler sur le côté pour lui laisser le passage. Mais elle se ravise au dernier moment. Tu sembles percevoir de la gêne, ou quelque chose qui s’en rapproche dans son attitude. C’est une vision dont tu n’as pas l’habitude. Elle qui est toujours aussi parfaite, à chaque heure du jour, et sûrement de la nuit. Angie, c’est le genre de fille à faire attention à son apparence. Un comportement que tu ne comprends pas, mais tu préfères ne pas lui en parler. Aucun mot n’a le temps de franchir la barrière de tes lèvres, elle passe ses deux mains dans ses cheveux, et à nouveau, t’offre une vision agréable de son décolleté. Bien que tu ne sois pas contre de pouvoir admirer les courbes de son corps, tu restes un homme avec une bonne éducation. Par respect, tu détournes le regard pour lui laisser son intimité, même si tu ne peux, cette fois-ci, contrôler un sourire amusé qui se place sur tes lèvres. “ Tu devrais aller prendre ta douche, j’ai l’impression que ton chemisier ne souhaite pas rester en place. ” C’est plus fort que toi. La réflexion a réussi à sortir de tes lèvres, même si le ton adopté pour lui dire n’est en rien vexant ou sarcastique. Tu pourrais simplement rester là, pour être sûr qu’elle se dirige vers la salle de bain au lieu de rester dans le couloir. Mais au lieu de ça, tu es celui qui quitte le premier sa place, qui décolle tes pieds du sol. Tu avances vers elle, l’observe un instant, avant de passer à côté d’elle pour aller vers la cuisine. Mais à mi chemin, tu te retournes vers Angie. “ Tu veux manger quelque chose après ta douche, ou tu souhaites simplement aller dormir ? ” Même si la seconde option est celle que tu aimerais adopter pour ton être, tu es prêt à être un gentleman, et lui préparer quelque chose, pendant qu’elle sera dans la salle de bain.

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MessageSujet: Re: You're more beautiful when you're not angry - Angie   Jeu 10 Aoû - 11:17



You're more beautiful when you're not angry

Rémi + Angie

L’état de fatigue que tu ressens actuellement est inhabituel. Il te déchire de l’intérieur, de fais faire des choses que tu ne ferais pas en étant plus réveillée et, étonnement, il te coupe ton envie de parler. Tu es le genre de personne à toujours avoir quelque chose à dire, quelle que soit la situation, quelle que soit la personne, tu as un mot ou deux dans ta poche, toujours. Pourtant ce matin, tu te réjouirais de ne pas avoir à parler, de pouvoir rentrer dans l’appartement que tu occupes depuis une quinzaine de jours, de vaquer aux quelques occupations que tu dois nécessairement faire avant d’aller te coucher. Tout cela, le plus silencieusement possible. Finalement peut-être que tu t’es habituée à une certaine solitude au cours des derniers jours, une solitude que pourtant tu n’aimes pas d’ordinaire. Mais c’est bien dans l’optique d’être seule que tu rentres dans cet appartement qui n’est pas le tien, sans faire attention aux changements qui ont eu lieu depuis que tu l’as quitté la veille au soir. Tu n’y penses pas, tu ne les vois pas. Tu te débarrasses rapidement de tes affaires inutiles, sac, chaussures, foulard, toutes ces choses qui ne te seront d’aucune utilité dans la salle de bain. La pièce dont tu rêves actuellement, avec son eau chaude et ses savons, tu n’attends même pas avant de commencer à te déshabiller. Mais peut-être que tu aurais dû, juste aujourd’hui. Pendant deux semaines tu avais cette opportunité, ce droit de te balader en petite tenue dans tout l’appartement si tu le voulais. Tu n’avais juste pas anticipé que cette chance t’était ôtée aujourd’hui.

Tu ne réalises pas tout de suite ce qu’il se passe. Il y a le choc, la découverte du visage de Rémi, lui aussi surpris. Puis la sensation de sa peau nue sous tes doigts, sa peau douce, sa peau bien plus bronzée que tu ne l’imaginais. Tu tentes de chercher son regard, de trouver une raison plausible de sa présence ici mais, dans ton esprit embrumée par la fatigue, tu n’arrives pas à en trouver une seule. La situation entière te semble tellement irréelle que tu commences à te demander si tu n’es pas déjà en train de dormir, en train de rêver de lui. Ce serait certainement un rêve étrange, un rêve qui semble bien trop vrai, mais après tout, la fatigue que tu ressens est telle que ton cerveau ne connais sûrement plus aucune limite. Mais le son de sa voix te parvient une nouvelle fois et elle l’effet d’une piqûre mal faite. Tu t’éloignes, les yeux ébahis, le rouge au joue, la gêne palpable dans tout ton être. Alors tu demandes, d’une voix mal assurée qui ne te ressemble pas, une voix que tu n’aimes pas entendre chez toi. Ce n’est pas vraiment une question, parce que ça ne te ressemble pas tellement d’en poser. C’est une phrase, une remarque, que tu tentes de faire en te concentrant sur ses yeux. Ses yeux qui, en ce moment même, ne valent pas la splendeur qui s’étale plus bas. Tu luttes, du mieux que tu peux, tu essaies de ne pas faire voyager des yeux vers le sud, toujours plus au sud. Mais ses abdominaux semblent t’envoûter, te forcer à leur accorder ton regard. Tu écoutes son explication, d’une seule oreille. Ses mots ne sont pas ce qu’il y a de plus intéressants dans la pièce. Tu prends une inspiration, tu passes une main nerveusement dans tes cheveux, gardant l’autre le plus fermement possible sur ta chemise. Vos regards se croisent et tu fais de ton mieux pour reprendre le sérieux qui t’habitent habituellement, le sérieux qui te caractérise si bien. Tu lui demandes s’il est prêt à te laisser la salle de bain et dans une précipitation stupide tu t’approches de lui. Tu le vois se décaler et si son mouvement aurait pu t’aider à entrer sans difficulté dans la pièce, il te freine, sans que tu saches réellement pourquoi. Ou sans que tu veuilles en admettre la vraie raison. Ton regards balaie ce que tu peux voir du reste de l’appartement, tu sens tes joues prendre une nouvelle teinte rosée et tu détestes ça. Tu détestes ces sensations, le fait que tu ne saches pas quoi dire ou où te mettre. Tu le détestes pour te faire sentir toutes ses choses. Quand il reprend la parole tu ne peux faire autrement que de replongé ton regard dans le sien mais tu peux déjà sentir que son petit sourire amusé est mal placé. Il s’amuse de ta gêne, de ton embarras, de ta fatigue, et sa réplique te fait ouvrir des yeux un peu trop grand. Ses mots sont un retour à la réalité, un pincement qui te fait redevenir toi et lui n’est plus que Rémi, sur le corps d’un dieu grec. Un air des plus sérieux sur le visage, tu t’approches de lui et mettant le plus de force dont tu es capable avec la fatigue qui enserre tes muscles, tu le frappes sur l’épaule. « Ça t’amuse, hein ? » C’est loin d’être ta meilleure réplique, ton moment de gloire dans le domaine de la répartie. Mais il fallait que tu dises quelque chose, et ce sont les premiers mots qui ont trouvé leur route hors de ta bouche. Tu sers de nouveau ta chemise contre toi, bien que tu ne sois plus certaine que cela serve à quelque chose. Alors que Rémi commence à bouger, s’approchant de toi, tu sens tous les muscles de ton corps se tendre. Vos regards se mêlent, se cherchent, jusqu’au moment où il te dépasse, montrant bien qu’il te laisse toute la place dans la pièce que tu convoitais. Tu restes là, à fixer le vide pendant quelques secondes, ne sachant plus exactement comment faire usage de tes jambes. C’est une nouvelle fois le ton de sa voix qui te ramène à la réalité, et tu te tournes vers lui, un air interrogateur sur le visage. Sa question te fait sourire et pourtant tu prends quelques secondes pour réfléchir à ce que tu pourrais bien lui dire. Tu voudrais aller te coucher, plonger dans les draps et ne te réveiller que dans quelques heures mais, alors que tu penses à cela, ton estomac émet un gargouillement plus qu’audible, te poussant à poser une main sur ton ventre, pour le faire taire. « Manger, c’est une bonne idée. Merci. » Tu le remercies, une chose quelque peu inhabituelle et pourtant tu le penses sincèrement. Durant tous l’été, Rémi t’a simplifié la vie et tu dois bien avouer que ce sera sûrement étrange de t’éloigner quelque peu de lui quand les cours reprendront. Sans attendre une réponse de sa part, tu pénètres finalement dans la salle de bain, fermant la porte derrière toi. Le miroir est encore légèrement embué à cause de la douche que Rémi vient de prendre mais tu n’y fais attention. Tu sais que la fatigue déforme sûrement tes traits et tu n’as pas besoin de te voir dans un tel état. Alors rapidement tu enlèves tes vêtements et grimpe dans la douche. L’eau chaude qui passe sur ton corps te fait du bien, elle détend tous tes muscles. Tu essaies de te concentrer sur la chaleur qui t’entoure, sur le bruit des gouttes d’eau contre le carrelage froid. N’importe quoi pour oublier la scène qui vient de se passer. Tu vas même jusque fermer les yeux alors que tu rejettes ta tête en arrière, passant tes doigts fins dans les cheveux pour mieux les mouiller. Tu coupes l’eau, tends ta main pour attraper ta bouteille de shampooing. Mais tu ne la sens pas et en ouvrant finalement les yeux, tu te rends compte qu’elle n’est pas là où tu l’avais laissé. Tu jettes un regard à l’étagère sur laquelle tu avais disposé tes affaires de toilettes, et ton sang n’en fait qu’un tour. Tes affaires, que tu avais disposé impeccablement ces derniers jours sont sens dessus dessous, mélangées, renversées, désordonnées. Sans prendre le temps de finir ta douche, tu noues une serviette autour de ta poitrine, laissant tes cheveux mouillés se plaquer à ton visage. Tu ouvres rapidement la porte, prenant le chemin que tu avais vu Rémi emprunté quelques minutes plus tôt. « Rémi ? » Tu l’appelles avant même d’être dans la cuisine, pour qu’il puisse lui-même se préparer à ce qui l’attend. Tu te postes face à lui, croisant les bras sous ta poitrine, le fixant d’un air des plus sérieux. « Je sais que c’est ton appartement mais ça te tuerai de laisser les choses rangées ? » Tu attends quelques secondes, une réaction, une réponse, n’importe quoi. Mais la fatigue et la frustration sont bien trop puissantes pour que tu te taises trop longtemps. « Enfin sérieusement, tu reviens cinq minutes et mes affaires sont introuvable. C’est quoi ton problème ? » Tu croises les bras sous ta poitrine, lui lançant un regard noir.
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MessageSujet: Re: You're more beautiful when you're not angry - Angie   Jeu 10 Aoû - 14:49


Angie & Rémi

You're more beautiful when you're not angry.


Tu n’aurais pas dû sortir cette réplique à propos de sa tenue vestimentaire. De ce chemisier qu’elle a déboutonné dans l’optique de prendre sa douche. De celui-ci même qui refuse de rester en place, et qui par la même occasion te permet d’admirer la naissance de sa poitrine couverte par un simple sous vêtement en dentelle noire. Malgré la fatigue, et l’empressement de la situation, tu sais au fond de toi que tu es en train de jouer avec le feu. Tu viens créer un étincelle qui va mener vers un feu dévastateur, dont tu te plaindras, et nieras d’en être à l’origine. La réaction d’Angelica est immédiate. En une seule seconde, c’est comme si la fatigue qu’elle ressentait venir de disparaître. Tu la vois ouvrir grand les yeux, et tu sais déjà que tu viens de faire une grosse connerie. Elle s’approche de toi, un air menaçant sur le visage. Tu serais tenté d’en rire, car entre son petit gabarit et le tien, tu ne cours aucun risque. Et pourtant. Elle parvient à venir frapper ton épaule, pour montrer son mécontentement. Il y a diverses répliques qui te viennent en tête, mais toutes viendraient mettre de l’huile sur ce départ de feu. Tu estimes en avoir déjà assez fait pour ne pas continuer davantage sur ce chemin là. Tu ne réponds pas à sa question. Tu préfères seulement lever les yeux au ciel, et la laisser penser ce qu’elle désire. Tu t’approches d’elle. Tu cherches son regard. Tu te perds dans ses yeux. Et puis tu la dépasses, pour lui laisser l’exclusivité de la salle d’eau. Tu es déjà en train de faire quelques pas dans ce couloir, pour retrouver le chemin de la cuisine, mais à mi chemin, tu te retournes vers elle pour savoir si elle désire déjeuner avant d’aller se coucher. Elle réfléchit. Tu le vois dans ses yeux. Mais avant qu’elle ne te réponde, son estomac le fait à sa place. Un simple sourire sur tes lèvres, avant d’acquiescer d’un signe de tête. Tu ne dis rien. C’est préférable.

Sans faire de détour avant, tu entres dans la cuisine avec la ferme intention de t’occuper entièrement de faire le repas pour la jeune femme. Ce n’est pas dans tes habitudes, car durant l’été, il y avait des personnes pour se charger de cette tâche, chez tes parents. Néanmoins, ça ne signifie pas que tu n’en es pas capable. Avant de retrouver le chemin de la maison familiale pour entrer encore plus dans ce mensonge, tu vivais seul dans cet appartement, et jusqu’à maintenant, tu as su t’occuper de toi. Si tu connais Angie depuis un bon moment déjà, que votre fausse relation dure depuis quelques mois, tu as eu la chance - ou non - de pouvoir cohabiter avec elle. Plusieurs semaines où tu as pu apprendre à la connaître un peu plus que tu ne la connais déjà. Tu as eu sous les yeux ses habitudes, ses petites manies, ou même ses préférences culinaires. Tu ne t’es pas engagé à l’aveugle dans cette proposition de petit déjeuner. Dans un premier temps, tu fais chauffer de l’eau dans la bouilloire, avant d’aller récupérer quelques fruits frais dans la corbeille disposée sur l’îlot central. Il est inutile de te demander qui a fait les courses, tu le sais très bien, et ça te fait sourire. Tu t’affaires à éplucher plusieurs variétés de fruits frais, avant de les disposer élégamment dans une assiette. Avec Angie, il faut faire attention aux moindres détails. Avant d’être bon sur le palais, il faut que ce le soit visuellement. Satisfait, tu places le tout dans le frigidaire, pour que ça prenne un peu de fraîcheur. Tu tends l’oreille, et tu peux encore entendre l’eau de la douche couler dans la salle de bain. Ça te laisse encore un peu de répit et de temps pour une préparation alimentaire dans le but de faire des pancakes, ainsi que de presser des oranges. Tu ne sais pas d’où te vient toute cette énergie pour faire toutes ces choses, et tu ne comptes pas chercher. Tu disposes un verre de jus d’orange sur la table, en même temps que la tasse de thé qui est en train d’infuser. Tu retournes dans la cuisine, pour placer quelques pancakes dans une assiette, mais déjà, tu entends ton prénom résonner dans l’appartement. Il n’y a qu’une seule personne pour le faire de cette façon. Un soupir quitte tes lèvres, en prévision de la réflexion qu’elle va bien pouvoir te sortir. Lentement, très lentement, tu te tournes vers l’origine du bruit, mais déjà, tu écarquilles les yeux, devant la vision d’Angelica simplement vêtue d’une serviette, et complètement mouillée. Pour le coup, tu recules d’un pas, et t’arrête seulement en sentant le bord du plan de travail derrière toi. Tu fronces les sourcils légèrement, une réaction à l’incompréhension qui se développe en toi. De quoi est-elle en train de te parler. Heureusement, ce ne serait pas Angie si elle ne faisait pas la conversation toute seule. Évidemment. Elle ne pouvait parler que de son organisation presque militaire dans le rangement de ses affaires. Tu aurais dû t’y attendre. “ Angelica… ” Tu ne sais pas exactement ce que tu dois lui dire, tu sais seulement que tu n’es pas prêt à une confrontation. Pas maintenant. “ Malgré les onze heures d’avion, je peux te dire que je n’ai pas touché à tes affaires. Et quand bien même… c’était si urgent pour que tu sortes de la douche et que tu ne prennes même pas le temps de t’habiller ? ” Tu lui désignes sa tenue par un signe de tête. Tu ne souhaites pas alimenter cette animosité. Pas cette fois. Tu veux juste lui faire remarquer qu’il y a des choses plus importantes. Qu’à cet instant, elle a préféré écourter son moment de détente pour lui faire une réflexion. “ Tu devrais retourner dans la salle de bain avant de prendre froid. ” Tu veux juste être prévenant avec elle. Sans attendre une réponse de sa part, tu récupères l’assiette sur le plan de travail derrière toi, ainsi que celle dans le frigidaire avec les fruits, afin d’aller déposer le tout sur la table, avec son verre et la tasse. Tu jettes un dernier regard pour t’assurer qu’il ne manque rien, puis tournes la tête vers elle. “ Le petit déjeuner de mademoiselle est servi. ” La tentation d’employer un autre surnom est grande, mais tu estimes que la tension qui émane de la jeune femme est assez élevée pour ne pas en rajouter une couche. Maintenant que tout est prêt pour la jolie brune, tu peux retourner dans la cuisine, afin de récupérer une seconde tasse dans l’un des placards, et te servir du café qui, depuis que tu es arrivé, avait largement eu le temps de couler dans la cafetière. De retour près de la table, tu peux enfin prendre place sur l’une des chaises. Tu serais beaucoup mieux dans ton lit, mais avant de pouvoir retrouver l’agréable sensation des draps, et le confort du matelas, tu souhaites faire l’effort de rester, afin de partager un moment avec Angelica.

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MessageSujet: Re: You're more beautiful when you're not angry - Angie   Ven 11 Aoû - 0:02



You're more beautiful when you're not angry

Rémi + Angie

Tu laisses l’eau couler sur ton corps, appréciant la chaleur qui t’entoure, t’englobe. Tu fermes les yeux, appréciant tout simplement de sentir tes muscles se détendre, un à un. La nuit a été longue, fatigante et tu es heureuse qu’elle ait pris fin, elle a laissé ses marques sur ton état. Pourtant ce n’est pas ce qui te traquasses, ce n’est pas ce qui continues de te garder éveiller malgré la chaleur soporifique qui t’entoure. Tu fais de ton mieux pour chasser Rémi de tes pensées, ne pas réfléchir à son retour que tu n’attendais pas, à son visage surpris en voyant ta tenue, à son torse. Peut-être est-ce les deux semaines que vous avez passés séparés, ces quinze jours où tu n’as pas vu Rémi mais aujourd’hui, c’est comme si tu l’avais vu pour la première fois. C’est un autre homme qui se dressait devant toi quelques minutes plus tôt, le torse complètement nu. Cette sensation n’a pourtant duré que peu de temps et très vite, les choses sont revenues à la normale. Très vite, vous êtes redevenus les personnes que vous avez toujours été, Angie et Rémi. Le Rémi qui t’agace, qui a la manie de toujours dire ce qu’il ne faut pas, quand il ne faut pas, dans le seul but de se moquer de toi. Tentant une nouvelle fois de le chasser de ton esprit, tu tends la main vers l’endroit où tu avais laissé ta bouteille de shampooing. Au moins en sortant d’ici tu seras toute propre, prête à manger un rapide petit déjeuné et profiter d’une nuit dans un lit confortable. Mais quand tu te rends compte que ton produit n’est plus là, tu sens une nouvelle vague d’agacement monter en toi. Tu sors précipitamment, te dirigeant vers la cuisine, vers Rémi, pour trouver une explication. Tu appelles son nom, tu déclares haut et fort ton problème. Tu ne fais pas attention au mouvement de recul qu’il a en te voyant, tu essaies de montrer que ça ne te vexe pas encore plus, que ça ne te blesse pas. Tu le regardes avec un air d’incompréhension sur le visage. Tu le regardes comme s’il était le dernier des idiots. « Je ne me suis pas habillée parce que je n’ai pas fini sous la douche Rémi. Je voulais me laver les cheveux, je n’ai plus de shampooing. » On peut réellement lire sur ton visage à quel point tu trouves tout cela évident. Tu n’aimes pas sa façon de te parler, comme si c’était toi qui était complètement hors de la réalité, loin, très loin de la vérité. Tu sens la colère monter en toi, ce n’est plus qu’un simple agacement à présent. Alors quand il te donne ce conseil, quand il essaie de prendre soin de toi, tu chasses sa remarque d’un signe de la main. Non, il n’a pas le droit d’être gentil, d’être prévenant. Il n’a pas le droit de faire semblant de s’inquiéter pour toi et de vouloir ton bien quand tu essaies de t’énerver contre lui. Parce que c’est ce que tu veux faire, peut-être même que tu en as besoin. Mais Rémi semble patient, paisible. Il se retourne et s’active, retournant aux activités qu’il avait probablement avant que tu ne l’interrompes. Tu ne bouges pas, tu restes là, à le regarder bouger et disposer différentes assiettes sur la table. Quand tu comprends ce qu’il fait, ton visage se détend, tes traits redeviennent normaux et si l’on te regardait attentivement, on pourrait presque y voir un sourire naître, un sourire que tu essaies du mieux que tu peux de cacher. « Merci. » Tu le regardes, un air presque attendris sur le visage, pour quelques secondes seulement. Pour le petit déjeuné, tu le remercieras plus tard, quand tu seras réellement en train de le manger. Tu ne prends même pas la peine de détailler entièrement les victuailles sur la table parce qu’au fond, ta mauvaise humeur n’est pas encore totalement passée. Un air accusateur brillant dans tes yeux, tu t’avances vers lui, rapidement. Tu fais en sorte qu’il n’ait pas le temps de s’échapper, pas le temps de réagir ou d’anticiper tes prochains mouvements. Tu t’arrêtes proche de lui, presque trop, vos corps se frôlant immanquablement. Tu vas jusque t’appuyer sur ses épaules nues pour te hisser sur la pointe de tes pieds. Rémi est grand, plus que toi et si tu veux atteindre le haut de sa tête, tu sais qu’il va falloir l’atteindre par la force. Tu plonges une de tes mains dans ses cheveux, entremêlant tes doigts à ses mèches d’un blond foncé. Il ne te faut pas longtemps pour avoir la preuve que tu cherchais et tu retires alors la main du haut de son crâne. L’air suspicieux toujours figé sur ton visage, tu te recules légèrement, d’un pas ou deux. « Tu t’es lavé les cheveux Rémi, quel shampooing est ce que tu as utilisé ? » Le regard que tu lui lances montre bien que tu connais déjà la réponse. Il a utilisé le tien, tu pourrais y mettre ta main au feu. Tu laisses ton regard se plonger dans le sien, ne voulant pas perdre une nouvelle fois ta concentration à cause de son corps d’Apollon. « C’était mon shampooing Rémi et je n’en avais plus beaucoup. » Tu lui lances l’évidence en pleine figure et le fait de dire ces mots à voix haute te font sentir légèrement stupide. Oui, tu es en train de t’énerver contre l’homme qui vient de te préparer ton petit déjeuné et oui, tu t’énerves pour une histoire de produit de toilette. Mais maintenant que tu es lancée, tu ne peux plus t’arrêter. Tu sais que c’est la fatigue qui parle, qui te pousse à bout. Peut-être que c’est aussi le fait de le retrouver, tout simplement, et de savoir que tu ne seras plus seule dans cet appartement. Tu n’aimes pas être seule, mais contre ça, tu ne peux pas lutter. Alors que tu sais que tu devrais faire demi-tour et aller te changer, tu restes là, face à lui, à le regarder. Peut-être que tu attends un aveux, peut-être que tu attends qu’il s’énerve à son tour. Mais finalement tu ne lui en laisses pas le temps. Tu relèves un peu la tête, essayant de le regarder de haut malgré ta taille plus petite que lui. « La conversation n’est pas finie, tu restes là. Je vais finir de me doucher, je reviens. » Il est clair que tu ne lui laisses aucun choix. Tes pas reprennent la route de la salle de bain et tu t’enfermes de nouveau dans la pièce, bien décidée à finir de te laver et enfiler une tenue pour relaxante. Tu laisses tomber ta serviette et retrouve avec bonheur la chaleur de l’eau. Rémi avait raison, tu aurais pu attraper froid si tu étais restée quelques minutes de plus vêtue ainsi dans la cuisine. Rémi. Tu essaies de ne pas penser à lui, parce que tu sens encore la colère et la frustration en toi. Tu voudrais te calmer, parce que tu sens que ton corps n’a pas assez d’énergie pour mener une bataille comme celle-ci et pourtant, c’est pour cette même raison que tu te dois de continuer. Tu restes sous l’eau coulante quelques minutes seulement, avant de sortir de nouveau et de te sécher grâce à la même serviette qui t’a servie de robe un peu plus tôt. Tu enfiles ton pyjama, avant de nouer tes cheveux humides dans une tresse lâche. Tu plies impeccablement tes vêtements dans un coin avant de ressortir, chaussons aux pieds. Tu te diriges vers la cuisine, attirée par l’odeur de pancakes régnant toujours sur la table. Tu lances un petit sourire à Rémi, pour lui montrer que tu es passée à autre chose, ou que du moins, tu essaies. Tu analyses discrètement le menu qu’il t’a composé, avant de prendre place sur la chaise face à la sienne. Tu relèves les yeux vers lui, un air interrogateur sur le visage. « Où est ton assiette ? »
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MessageSujet: Re: You're more beautiful when you're not angry - Angie   Mer 16 Aoû - 21:26


Angie & Rémi

You're more beautiful when you're not angry.


Cette fille est folle. C’est la seule explication possible qui est susceptible de justifier un tel comportement. Tu ne faisais rien, à part trouver, puiser, au fond de toi la force nécessaire pour lui concocter un petit déjeuner que l’on espère tous avoir, sans devoir lever le petit doigt. Ce n’est pas dans tes habitudes d'être aussi prévenant avec elle, car d'ordinaire, elle te sort par les yeux. Mais là, tu n’as pas eu sa présence à tes côtés depuis plus de deux semaines, grâce à ce séjour que tu as pu faire en Grèce avec votre amie commun, ta meilleure amie, pour fêter dignement son anniversaire. Elle est devant toi, en train de s’importer pour une simple histoire de shampoing. Tu dois être en train de rêver. Tu ne le sais pas, mais tu es déjà dans les bras de Morphée, pour récupérer le sommeil dont tu as tant besoin. C’est dommage d’avoir un tel rêve qui se matérialise devant toi. Finalement, c’est bien la réalité, bien qu’elle soit invraisemblable. Comment est-il possible de s’emporter pour si peu. La fatigue doit parler. Tu gardes dans un coin de ta tête que la jeune femme qui se tient devant toi sort d’une garde, qu’elle était debout une grande partie de la nuit. Son jugement est faussé par la fatigue de cette nuit sans sommeil. C'est grâce à cette pensée que tu parviens à garder ton calme, à l'éloigner le plus loin possible. Tu préfères lui conseiller de retourner dans la salle de bain, avant de prendre froid en restant avec une simple serviette sur le dos. Tu reprends tes actions, tu t’actives pour terminer cette table, ce repas pour la jeune femme, afin de pouvoir enfin t’asseoir également. Elle te remercie, mais tu n’y fais pas attention. Tu ne fais pas ça pour obtenir des remerciements. Tu ne sais même pas si tu souhaites lui faire plaisir, ou si tu le fais sans vraiment y réfléchir. Peut être bien la seconde option. Tu as à peine le temps de te retourner, avec la ferme intention de retourner dans la cuisine pour te servir une tasse de café, que tu te retrouves nez à nez avec la jeune femme. Elle est devant toi, proche de toi, son corps frôlant le tien. Tu ne comprends rien à ce qu’il se passe. À ses changements d’humeur constant. Ses mains sur tes épaules, tu hésites à poser une question, mais sa main dans tes cheveux t’en empêche. Tu l’observes faire. Tu restes silencieux. On dirait une inspectrice digne d'être une descendante de Sherlock Holmes. Et puis, cette histoire de shampoing revient sur le tapis. Tu ne peux que lever les yeux au ciel, en poussant un soupir. Elle t’agace. Tu essayes du mieux que tu peux de garder ton calme, mais tu as un adversaire coriace devant toi. Tu voudrais la faire taire, lui dire de changer de sujet, mais elle est ici chez elle, car tu es celui qui lui a proposé de venir vivre dans ton appartement pendant ton absence. Tu ne réponds rien à ses accusations, tu poses seulement ton regard sur elle, dans l’espoir que d’elle même se décide à enterrer la hache de guerre. Mais non. Elle est tenace comme petit bout de femme. Tu tiens bon. Tu gardes tes réflexions pour toi. Ça semble fonctionner, car elle te dit retourner dans la salle de bain pour terminer de prendre sa douche. Elle souhaite finir cette conversation, et t’ordonne presque de ne pas bouger. “ Bien madame. ” Tu aurais dû garder le silence, mais ces mots ont quitté tes lèvres sans que tu ne puisses y faire grand chose, avec ce petit sourire au coin.

Tu te retrouves à nouveau seul dans cette vaste pièce. Tu peux enfin retourner dans la cuisine pour te servir cette tasse de café que tu espères depuis bien trop longtemps. Tu la déposes sur la table, mais avant de prendre place sur l’une des chaises, tu te diriges vers l'entrée pour récupérer une pile de papier posée sur le meuble à côté de la porte. Une bonne partie du courrier, mais pas seulement. C’est avec cette paperasse que tu prends place à table. Tu portes machinalement la tasse à tes lèvres, pour en boire une première gorgée, sans quitter des yeux les papiers qui s'étalent devant toi. Tu prends le temps de trier : le courrier d’un côté, les dossiers médicaux de l'autre. Ces derniers, tu pourras remercier ta mère de te les fournir. C’est un avantage d’avoir ses deux parents à l'hôpital, pour ne jamais être en retard. D’ici demain, tu seras au courant de tout ce que tu as manqué en deux semaines. Tu es concentré dans ta tâche, et tu passes presque à côté du retour d’Angie dans la pièce. Presque. Tu ressens sa présence, quelques bruits à peine perceptibles. D’un coup d’œil, tu relèves les yeux vers elle, pour ne voir qu'une paire de jambes dénudées, à peine recouvertes par un short en coton. Il te faut quelques instants pour sortir de cette vision inédite, pour simplement te replonger dans la lecture d’un premier dossier. Un cas assez simple, mais pas pour autant moins passionnant. Si tu t’en sors bien, tu pourrais le récupérer dès ton retour, demain matin. Tu analyses les mots, tu retiens les termes, tu réfléchis à la procédure à suivre. Mais la voix de la jeune femme te sort de ta concentration. “ Dans le placard, avec les autres assiettes. ” Tu n’as pas prit la peine de relever la tête pour la regarder. Car la réponse te semble évidente. Tu retournes une feuille, pour commencer la lecture des écrits suivants, mais tu sens bien qu’il y a quelque chose qui contrarie la jeune femme. Ainsi, dans un geste lent, tu relèves ta tête, et viens trouver son regard avec tes yeux, prêt à entendre ses commentaires, car tu pourrais mettre ta main au feu qu’elle n’allait pas rester muette.

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