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 t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là | alexis & solal

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MessageSujet: t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là | alexis & solal   Sam 26 Mai - 18:49

t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là
ft. alexis
Le soleil filtre par les persiennes, s’égare sur les draps blancs, découpé en fines lamelles. Le soleil est haut dans le ciel, il n’est pas très tôt, dix heures passées, peut-être onze déjà, le jeune homme qui étire vaguement son corps ankylosé par le sommeil en râlant. Il n’a pas la nausée, un goût âcre sur la langue, pas plus que le sentiment que son crâne va exploser au moindre son ; sensation étrange pour lui que de se réveiller un samedi matin sans gueule de bois, il était juste trop fatigué hier soir pour sortir, sa semaine de boulot qui l’aura une fois de plus cassé en deux, seulement un peu plus que d’habitude, de toute évidence. Il se redresse, les yeux mi-clos, attrape le paquet de clopes et le briquet posés sur la table de chevet, le bâton de nicotine qu’il glisse entre ses lèvres, l’embrase déjà, plus par habitude que par réel manque ; à côté, sur le lit, git toujours le bouquin sur lequel il s’est endormi la veille.

La fin de matinée qui suit doucement son cours, le jeune homme qui va même faire un peu de sport, luxe qu’il ne s’octroie ordinairement que le dimanche, son état le lui permettant généralement peu le samedi. Mais aujourd’hui, pour une fois il se sent en forme, il commande un bon repas une fois rentré chez lui, occupe son début d’après-midi en écrivant, effaçant, réécrivant, réeffaçant quelques mots sur son ordinateur, l’écriture qui a toujours été difficile pour lui, peut-être car c’est trop important pour lui, pourtant il s’accroche encore aujourd’hui, justement car c’est important.

Il fait attention à garder Alexis dans un coin de sa tête, juste pour être sûr de ne pas laisser passer l’heure de leur rencontre, le jeune homme trop insouciant qui oublie trop souvent les rendez-vous, ne s’en rappelle que deux heures après, ou lorsqu’il reçoit un appel pour lui dire que merde, il est où, ça fait une heure qu’on l’attend ! Et quinze heures qui approchent, exilé à Staten Island il sait qu’il en a pour un moment en transports avant de pouvoir gagner Manhattan, aussi il enfile une paire de sneakers, se lave les dents rapidement et quitte l’appartement, ses clés au fond de sa poche.

Dehors, la chaleur est étouffante. Tout d’un coup on avoisine les trente degrés alors même que deux jours plus tôt il pleuvait à verse, la météo en dents de scie à New York, dans le monde tout entier sans doute. Il regrette de ne pas avoir pris de casquette, au moins a-t-il ses lunettes de soleil fidèlement posées sur le nez, et la cigarette qu’il allume comme pour se donner plus chaud encore, la logique Pettersen qui ne fait sens pour personne, lui le premier. Embarcation dans le ferry, les corps pressés dans le métro, changement de ligne, c’est toujours un joyeux bordel pour gagner les hauteurs de la ville et le brun qui se retrouve en apnée dans la mauvaise odeur du subway, les effluves corporels qui se décuplent toujours, exponentiels avec la chaleur au-dehors. Et enfin il retrouve l’air frais, l’atmosphère saturée de pots d’échappements toujours préférable à celle du métro ; le jeune homme qui ne s’est sans doute pas suffisamment pressé car son portable indique seize heures cinq, il est en retard, et deux minutes plus tard il pousse la porte du Callie’s Café, immédiatement plongé dans l’ambiance chaleureuse de l’enseigne, son regard sombre qui parcourt la salle avec attention, tente de reconnaître un visage aperçu le temps de quelques enchères seulement. Et c’est bon, il la repère rapidement, Alexis assise à une table, il s’avance, se laisse couler sur l’autre chaise.

- T’as pas eu trop de mal à trouver, alors ? Enfin, comme t’es là, je dois en déduire que tu te débrouilles au moins aussi bien que mes grand-parents avec un GPS.

Léger sourire qui s’esquisse, il pose son portable sur la table, ajoute, pour la forme :

- Désolé pour le retard.

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MessageSujet: Re: t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là | alexis & solal   Mar 29 Mai - 10:44


Solal & Alexis

T'iras jamais nul part si tu traînes avec ce type là


La vie est comparable à des montagnes russes. Elle ne peut être constamment monotone, non, elle doit être rythmée par des périodes joyeuses, bien trop régulièrement suivies par des crasses que vous tombent sur la tête, sans prévenir. C’est ce qui t’arrive la plupart du temps Alexis. Une bonne journée, sans la moindre ombre dans le tableau, ne peut se solder autrement que par un soucis ou une altercation dans la soirée. Tu as eu la preuve, deux jours de suite. Jeudi, après une journée parfaite aux côtés de Maximilian, pour honorer la journée qu’il a gagné aux enchères, tu as subi une dispute avec ton frère jumeau. Fort heureusement, tu n’étais pas seule pour terminer la journée, tu as pu compter sur la présence du même garçon pour penser à autre chose, devant une série choisie un peu au hasard. Le lendemain, rebelote. Une matinée agréable, commençant le plus légèrement possible, un avant goût des vacances qui approchent, mais se soldant par une dispute avec ton meilleur ami dans l’après-midi. Pour équilibrer la balance, il faut du plus et du moins dans une journée visiblement, et tu n’es pas certaine d’apprécier cette tendance. Jamais deux sans trois, c’est ce qu’on dit. Est-ce que tu auras également le même schéma pour ce premier jour de week-end ? Tu ne l’espères pas, au contraire, tu voudrais te tromper. La matinée fut studieuse pour toi Alexis, tu as trouvé un peu de courage pour mettre un réveil, même en ce samedi, pour travailler tes cours. Tu n’as pas été très ponctuelle en cours durant la fin de la semaine, ce qui ne te ressemble pas, mais tu as su rattraper ton retard avec ces quelques heures seule, sur ton bureau, face à tes cours. Des heures passées rapidement, sans les voir réellement. Une sensation identique pour le début de l’après-midi, que tu as passé en ville, afin de sortir de cette chambre étudiante. Cette promenade en solitaire à flâner dans les rues de la ville, observant par moment des devantures de magasins un peu trop près, assez pour te donner envie d’y rentrer, t’a permis d’être en avance au Callie’s Café, lieu pour ton rendez-vous avec Solal. C’est presque une première pour toi, qui est plus connue pour tes nombreux retards que ta ponctualité. Ta main posée sur la porte que tu pousses vers l’intérieur te permet d’entrer dans l’établissement, et d’accueillir la fraîcheur qui contraste avec l’extérieur. Le temps est changeant depuis quelques temps. Le soleil ne semble pas décidé à poser ses valises pendant plusieurs mois, hésitant à repartir pour laisser la place aux nuages et à la pluie. Tu ne connais pas les lieux, c’est la première fois que tu y mets les pieds, mais ça ne t’empêche pas d’aller t’installer à l’une table, proche des baies vitrées. Tu tires légèrement sur le bas de ta robe pour la remettre en place, une manie que seules les filles connaissent. Alors que ton regard se tourne vers l’extérieur, vers la circulation abondante new-yorkaise, tu repenses à hier, à l’échange que tu as eu avec Ulysse. Ses mots tournent en boucle dans ton esprit, et tu détestes ça. Tu détestes qu’il puisse te faire douter, te faire mal aussi facilement. Tu es vexée, et blessée aussi, car il est l’une des personnes te connaissant le mieux. C’est pour cela que tu es aussi affectée par votre échange de la veille. Tu as vu son sms, mais tu as préféré l’ignorer. Ton humeur est changeante en ce moment, et tu ne voudrais pas écrire des mots que tu pourrais regretter plus tard. Parfois, le silence est préférable, bien qu’il soit blessant, presque autant que des mots. Tes pensées sont loin d’être agréables pour instaurer une bonne ambiance, mais par chance, la voix qui s’adresse à toi te permet d’en sortir, de les effacer d’un revers de la main pour revenir à la réalité. Et celle-ci, elle se passe dans le Callie’s Café, avec le jeune homme qui s’est matérialisé devant toi. Petit sourire amusé qui glisse sur tes lèvres, en même temps que tu tournes la tête vers lui. « Il faut croire qu’une blonde est capable de se servir d’un gps, ou de lire les panneaux de signalisation. » Toujours avoir un brin de dérision pour soi-même, afin d’accepter les clichés sur ta personne. « Il n’y a pas d’mal. Je suis une spécialiste en ce qui concerne le retard. Quand j’ai commencé le mannequinat, j’arrivais avec au minimum une heure de retard sur les lieux, si bien qu’avec le temps, on a commencé à me donner des heures fictives, pour que j’arrive à l’heure. Du coup maintenant, je ne sais jamais si c’est une bonne heure ou non, alors j’essaie vraiment de m’y tenir, pour ne pas me faire taper sur les doigts. » Car malheureusement, être la fille de l’une des patronnes n’aide en rien pour avoir des privilèges. C’est plutôt le contraire, on est beaucoup plus sévère avec toi, on te demande la perfection, sans arrêt. Un milieu assez oppressant, mais tu n’y es pas tout le temps. Tu compenses avec tes cours, qui sont en quelque sorte un échappatoire. D’un geste de la main, tu lui indiques la place libre devant toi, pour l’inviter à s’asseoir, car il faut le reconnaître, c’est un peu plus agréable de discuter avec quelqu’un si elle est assise, avec toi, que debout à tes côtés. Tu prends le temps, même si ce n’est quelques secondes, de l’observer, le détailler, avec un peu de discrétion quand même. C’est un peu la première fois que tu l’as devant toi, que tu peux mettre un visage derrière un nom car, à la soirée des enchères, tu n’as pas eu le temps de vraiment le voir, c’est allé bien trop vite pour toi. Tu n’es pas déçue, tu ne saurais dire pourquoi, mais c’est une bonne chose, non ? « Ainsi, je dois me sentir honorée, voir privilégiée d’avoir une petite place dans ton emploi du temps si… surbooké ? » Tu reviens sur ce point, car il a été abordé dans vos sms, mais c’est avec un sourire malicieux que tu prononces cette question, pour montrer que ce n’est pas un reproche ou autre.

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MessageSujet: Re: t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là | alexis & solal   Mar 26 Juin - 23:31

t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là
ft. alexis
Rictus amusé qui s’esquisse à ses mots, première phrase prononcée et déjà elle fait preuve d’auto-dérision, c’est un bon début. Il se glisse sur la chaise face à elle, pose machinalement son cellulaire sur la table, répond, les relents taquins en arrière-fond :

- Tu parviendrais presque à me faire revoir ma vision des blondes, dis-moi…

Insinuation peu élégante, mais c’est Solal et on ne se refait pas, le jeune homme qui sous-entend qu’il n’a pas la vision la plus glorieuse des filles à crinière d’or, et pourtant c’est faux, il n’est pas plus cruel avec une blonde qu’avec une brune, a juste un peu trop pris le pli de taquiner sa collègue de travail, d’exploiter le cliché vu et revu selon lequel les blondes seraient bêtes à manger du foin. Mais, en soit, il n’y croit pas vraiment ; il fait juste semblant, comme trop souvent. Et elle semble bavarde la gamine, la perche tendue qu’elle saisit à pleines mains pour lui exposer ses habitudes de retardataires, en profite pour annoncer qu’elle est mannequin. Et là, il tique. Tout d’un coup ça coince dans l’esprit du garçon, l’esprit pollué par les stéréotypes, cela l’étonne qu’elle exerce une telle activité car elle ne lui semblait tout de même pas assez sotte, pas assez superficielle pour ça. Faut croire qu’il s’est trompé. Il est un peu con Solal quand il s’y met, lui qui prône la tolérance à tout bout de champ et qui pourtant s’arrête un peu trop aux apparences, jamais il n’aurait soupçonné qu’elle pose, elle est pourtant mignonne Alexis, ça se tient, en soi. Et pourtant il tente de mettre tout ceci de côté, de se focaliser sur ce qu’elle dit pour mieux oublier cette information décevante, parce qu’il ne faut pas oublier que leurs premiers échanges par messages interposés se sont bien passés, que là elle était intéressante, sympathique, qu’elle n’est peut-être pas à rayer d’office de la carte.

- Hum, ça ne doit pas être simple, en effet… Faut croire que t’as commencé à te bâtir une petite réputation de fille en retard pour qu’on te fasse le coup aussi souvent.


Un rictus amusé qui s’étire en coin, personnellement ça le saoulerait un peu de ne jamais savoir si l’heure à laquelle on le convoque est la bonne ou non ; si on a un problème avec son retard on le lui dit et il s’arrange pour y remédier, mais il n’apprécie pas vraiment ce genre de procédé par derrière, les coups qui se font en douce, comme si on était trop bête pour ne s’apercevoir de rien. Et la question qu’elle pose, elle l’interroge sur son emploi du temps de ministre, si elle savait, la demoiselle… Quatre mois désormais qu’il a été embauché dans cette boîte d’évènementiel, quatre mois qu’il court à droite à gauche, ne compte plus ses heures, doit parfois même sacrifier ses précieuses heures de week-end pour avancer son travail pour la semaine suivante. Il ne chôme pas, clairement pas, ne sait même pas pourquoi il s’escrime à garder cet emploi lorsque ce n’est pas sa vocation première, qu’il n’est pas non plus du genre à se constituer des parachutes et autres plans de secours ; lui il vit sa vie au jour le jour et c’est bien là le cœur du problème, ce poste c’est une opportunité qu’on lui a donnée et lui il dit oui à tout, oui à l’embauche, oui pour rester, aujourd’hui il attend juste le jour où ça va capoter, le jour où il va se faire virer. Et en attendant il met de côté, l’argent qui s’amasse joliment sur son compte en banque, il dépense peu sans être radin, a simplement appris à se contenter de peu, cet argent il le garde pour les voyages, les découvertes et l’aventure, sans doute que lorsqu’il en aura terminé avec ce job il s’offrira plusieurs mois à l’étranger, sans être obligé de bosser.

- Ah, mais t’as pas idée… Privilégiée est un bien faible mot !, qu’il rétorque, le sourire arrogant au bord des lèvres. C’est une fleur que je ne te ferais peut-être pas deux fois, j’ai dû tout bousculer lorsque t’as demandé à avancer le rendez-vous d’une journée…

Faux. Il en fait des caisses et ça se voit, il ne cherche même pas à s’en cacher ; le jeune homme qui fait prendre à son temps une dimension exagérément rare, il n’a rien bousculé du tout en réalité, ce week-end était supposé être un week-end à la cool et c’est bien ce qu’il est. Et d’ajouter, car sa question à elle pourrait tout aussi bien lui être renvoyée :

- Et toi, alors ? Comment ça se fait que t’aies réussi à me caser dans ton emploi du temps ? Tu dois être tellement occupée entre tes shootings, puis cette personne que tu disais avoir achetée, celle qui t’a acheté, aussi… C’était assez marrant de le voir surenchérir à chaque fois, d’ailleurs.

Une lueur amusée dans les yeux du beau diable, ouais, tout ça a commencé très bêtement en réalité, Solal qui s’embêtait à cette soirée, cherchait à faire une bonne action, n’a rien trouvé de mieux pour cela que de surenchérir encore et encore sur une jeune femme ayant un potentiel acquéreur des plus tenaces. Il n’avait même pas été déçu de perdre l’enchère ; à vrai dire, il se serait sans doute senti coupable s’il l’avait remportée, s’il avait arraché la demoiselle à un garçon qui semblait avoir un joli béguin pour elle, pour s’acharner à ce point. Alors oui, les choses s’étaient passées au mieux, à n’en point douter. Et ses coudes dénudés qu’il vient poser sur la table, les mains jointes devant son visage, il regarde la jeune femme sans rien dire quelques secondes, les yeux plissés, finit par lâcher avec un sourire gentiment moqueur :

- J’parie que t’es le genre de fille à prendre un diabolo grenadine, ce genre de bails.

Il se moque un peu, oui, il est vrai, car il ne sait faire que ça, car il faut déjà réfléchir à ce qu’ils vont commander, les serveurs qu’il voit butiner de table en table, s’arrêteront probablement à la leur sans tarder.

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MessageSujet: Re: t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là | alexis & solal   Dim 8 Juil - 22:18


Solal & Alexis

T'iras jamais nul part si tu traînes avec ce type là


Un sourire amusé qui étire tes lèvres, sans qu’aucune réponse n’en sorte. Elles sont nombreuses les fois où tu as dû faire avec le cliché que l’on accorde aux jeunes femmes blondes : des filles sans cervelles, qui ne savent pas réfléchir, à l'intelligence limitée. C’est bien à cause de ce cliché si peu flatteur que tu apprécies moyennement cette carrière de mannequin, si bien que l’on puisse appeler cette activité ainsi. Ce n’est pas ton métier, ni même ta vocation future, c’est seulement pour aider tes parents dans un sens, et aussi appartenir à l’entreprise que tes parents possèdent, qui reviendra un jour à ton frère aîné, à moins que tu réussisses à faire tes preuves, à montrer à tes parents que tu peux être plus qu’une image, que la jolie fille que l’on met sur le devant de la scène. Tu as les connaissances pour être derrière, pour tenir les rênes, pour peut-être diriger tout un département, mais ça, faudrait-il encore qu’ils s’en aperçoivent. Perte de temps que d’essayer de casser les clichés, tu préfères ne pas y apporter ton attention, et passer à autre chose. Celle-ci s’impose, avec la notion du retard, une notion que tu connais par coeur, dans le monde de la mode. C’est presque ton mode opératoire, arriver bien plus tard que l’heure que l’on te donne. On pourrait croire que tu le fais exprès à force, mais non, c’est seulement ton côté tête en l’air, à penser à plusieurs choses à la fois, sans réussir à te focaliser sur une. Depuis les quelques années que tu poses pour tes parents, tu n’y fais plus attention. Tu prends les choses comme elles viennent, et si ça ne plait pas, tu hausses les épaules, et détournes le regard. « On ne m’a pas demandé mon avis, on m’a imposé de faire ça. Il faut bien que je montre mon mécontentement, d’une façon ou d’une autre. Le retard, c’est assez parlant, je trouve. » Il est là l’avantage que tu as, celui d’être la fille de ceux qui tiennent les rênes. Cela te procure un statut de privilégiée, de la fille intouchable, qui peut se permettre des retards, des caprices également. Évidemment, tu n’en abuses pas, car tu sais que ça finirait par te retomber dessus, et quitte à choisir, tu préfères te résigner à faire ce qu’on te demande, que d’assister à des remontrances de tes paternels. Tu les apprécies, du moins, tu penses le devoir, car ils sont tes parents, même si c’est seulement sur le papier. Dans la vraie vie, c’est toute autre chose. Ils sont deux personnes obsédées par le travail, qui ont prit le temps de faire un enfant - la chance ou non a fait qu’ils ont eu des jumeaux - afin d’assurer l’avenir de l’entreprise. Deux enfants élevés par des domestiques, où le manque d’amour et d’affection est compensé par des cadeaux à outrances, ainsi qu’un compte en banque plein à craquer. La belle image que l’on voit dans les magazines est fausse. La famille Dawson est loin d’être parfaite. Ce n’est qu’une illusion, pour faire vendre. Derrière le rideau, ce sont les parents d’un côté, et les enfants de l’autre. Ta question fuse, sans préavis, pour revenir à quelque chose aborder dans les messages échangés. Tu peines à croire que son emploi du temps soit aussi chargé qu’il le disait, mais le bénéfice du doute est toujours là, car tu sais toi-même que tu peux courir partout, si ta mère décide de te mettre sur plusieurs séances photo en une journée, et un événement mondain le soir. « Pauvre petit chat, qu’est-ce que je ne t’ai pas fait faire. Mais si c’est une fleur que tu me fais, j’espère bien savourer ce rendez-vous pleinement. Il risque d’être le seul, si j’en juge par tes mots… » Tu peux aussi exagéré, c’est un jeu auquel tu peux jouer sans qu’on te le propose, même s’il y a une part de vérité dans tes mots. Tu ignores si c’est un rendez-vous unique, ou si ça donnera sur quelque chose par la suite. Dans le doute, il est préférable de savourer l’instant présent, comme s’il ne devait pas se reproduire.  « Je ne suis pas si occupée que ça. Les shootings sont occasionnels, à la demande de mes parents, je suis étudiante sinon. La personne que j’ai acheté n’est autre que mon frère jumeau. J’ai eu envie de jouer les sœurs possessives, et jalouses, pour montrer qu’on ne touche pas à mon jumeau. Et aussi pour le faire redescendre sur terre, il n’aurait plus pu passer à travers les portes sinon, tellement son égo aurait été surdimensionné. Quant à la personne qui m’a acheté, le rendez-vous est déjà passé, et c’est l’un de mes amis. Mais je dois reconnaître que c’était amusant d’assister à cette bataille jusqu’à la dernière seconde. Un vrai combat de coq, ma parole. » Sourire amusé sur les lèvres. Tu n’as pas été déçu du résultat, qui le serait d’ailleurs, de voir un tel acharnement pour t’obtenir. C’est flatteur, et ça permet de gonfler un peu ton égo personnel. Celui-ci a été au top de son niveau pendant plusieurs jours, grâce à cette soirée. Tu n’es quand même pas mécontente que ce soit terminé. Sur le moment, c’était agréable de donner de ton temps pour la bonne cause, mais ça cause aussi pas mal de petits ennuis sur les côtés. Ainsi, retrouver un semblant de normalité est loin d’être déplaisant. Dans une position certaine, son regard est tourné vers toi, comme s’il était en train de t’analyser. C’est définitivement pas agréable, mais tu gardes contenance, comme on te l’a toujours enseigné, tu gardes ce sourire discret à tes lèvres.  Sourire qui s’élargit dans un premier temps, pour ensuite faire place à ce qui ressemble être un affront sur ton visage. « Un diabolo grenadine ? Wow, je suis choquée. Tant que tu y es, tu ne veux pas proposer un lait fraise aussi, avec une brochette de bonbon style banane, fraise et marshmallow ? » Tu surjoues légèrement Alexis, car tu ne prends pas sa supposition comme une insulte, ou tu-ne-sais-quoi. Tu as bien perçu que les plaisanteries sont nombreuses chez lui, et que pour le supporter, il va te falloir faire preuve d’un grand sens d’auto-dérision aujourd’hui. « Au risque de te surprendre, je ne consomme pas cette boisson pour enfant. Juste pour t’embêter, j’aurai pu te rétorquer que non, car je préfère un diabolo menthe, mais ce n’est pas le cas. Je prendrai un latte, car on se trouve dans un café. Ce serait presque insultant de ne pas en commander. C’est comme demander une salade composée, dans une pizzeria. Ça n’a aucun sens. » Tu aimes chercher le détail, la petite bête, ce n’est pas nouveau, et tu as la nette impression que ça risque d’être marrant aujourd’hui, que tu as en face de toi un adversaire à ta taille.

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MessageSujet: Re: t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là | alexis & solal   Mer 11 Juil - 16:47

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ft. alexis
Le sujet des emplois du temps qui entre dans la conversation, comme pour reprendre, bien des jours après, l’une de leurs discussions par messages interposés. Il joue la carte de l’arrogance Solal, la vanité qu’il sait interpréter en parfait faussaire lorsque, en réalité, il n’est pas si prétentieux que cela. Alors oui, y a bien son côté Monsieur Je-sais-tout qui ressort un peu trop aisément – c’est sans doute la raison pour laquelle certaines personnes semblent croire à ses grands numéros de fausse prétention – mais au-delà de ça, il a beau se savoir pas désagréable à regarder, il ne prend pas spécialement la grosse tête non plus. Et la jolie blonde qui entre dans son jeu, fait mine de croire à ses paroles, de croire à l’image qu’il s’efforce de lui renvoyer, l’image d’un homme trop demandé. Alors oui, il a un emploi du temps chargé Solal, des journées interminables et des semaines de travail qui débordent parfois sur le début de week-end. Mais en dehors du travail, il n’est pas si demandé, fidèle à lui-même il se laisse plutôt vivre, avise de ses occupations au jour le jour et tout fonctionne très bien ainsi. Et le sourire en coin qui s’agrandit sensiblement lorsque lui répond son interlocutrice, il est ravi d’avoir trouvé une adversaire à sa taille, capable d’échanger sur le même ton que lui, répond :

- Je compte sur toi pour en profiter oui, des dizaines de filles rêveraient d’être à ta place, tu le sais ça ?

Solal qui insiste sur le mot « dizaines », il en fait des caisses le garçon, adopte un rôle qui n’est pas le sien mais cela l’amuse de se donner une importance qu’il n’a pas, puis elle doit se douter que tout cela est faux alors tout va bien. C’est n’est guère plus qu’un jeu. Et à chaque question qu’il pose est donnée une réponse, à toutes, sans exception, la jeune femme qui s’applique à lui fournir les informations qu’il réclame, le Norvégien qui s’intéresse à elle à sa manière, la mention de la personne qui l’a achetée et celle qu’elle a acheté qu’il fait plus pour la blague qu’autre chose, et pourtant à cela aussi elle répond sagement. Les sourcils qui se froncent, il entrouvre déjà la bouche pour lui demander pourquoi elle fait ces shootings pour ses parents, et non pas de son plein gré, mais il est coupé dans son élan, les mots qui meurent sur ses lèvres, non pas car la demoiselle continue de parler mais bien à cause de ce qu’elle vient de dire. Son frère jumeau. Ça lui fait un coup à Solal, comme chaque fois qu’il entend parler de gémellité, il devrait être passé à autre chose depuis le temps – ça va faire six ans – mais il paraît qu’il est des deuils qui ne se font jamais vraiment. Et la réponse qu’il n’écoute pas vraiment, d’une oreille distraite seulement, quelques secondes qui lui suffisent pour repasser le film de sa vie en accéléré – le film de leur vie, pour être exact – les images qui se succèdent, son premier souvenir avec Julien, la Norvège et Amsterdam, école collège lycée et cette nuit, le goût de la bile sur la langue et du sang sous les yeux. Quelques secondes, c’est suffisant pour se perdre dans des limbes mortifères de son esprit, la voix d’Alexis qui parvient à le ramener à la réalité, dans ce café, l’odeur forte du kawa tout autour et le doux brouhaha des conversations, « vrai combat de coq, ma parole », qu’il entend. Et elle sourit, alors lui aussi sourit, pour mieux donner le change, car ce qu’elle dit était supposé être drôle sans doute, il le saurait s’il n’avait pas complètement décroché. Il prend une petite inspiration, se force à relancer la conversation, rebondir sur ses mots et, pour cela, se raccroche à la question qu’il s’apprêtait à poser quelques instants plus tôt :

- Mais tu dis que c’est pour tes parents que tu fais du mannequinat… Ce n’est pas pour toi ? Ne me dis pas que t’es un de ces enfants que les parents poussent chez un photographe à peine sorti du ventre de maman pour essayer d’en faire des bébés mannequins ?

Un sourire en coin, un peu plus vrai à mesure que s’estompe la douleur des souvenirs, Solal qui rebondit bien vite sur ses pattes, retrouve rapidement ses habitudes un peu trop taquines. Et le regard braqué sur la jeune femme qui lui fait face, il l’analyse rapidement avant de laisser tomber son verdict, s’appuie bêtement sur ses traits juvéniles pour suggérer une passion pour les diabolos-grenadine, le genre de boisson que prenait sa petite sœur lorsqu’elle avait huit ans. La demoiselle qui semble outrée sitôt les paroles prononcées, à croire qu’il vient de l’accuser de dormir encore avec une tétine dans la bouche et un éclat de rire qui franchit ses lèvres, il a réussi à la faire réagir au moins un peu et en est heureux, ne répond rien pour autant à ses mots, gardant cela pour plus tard. Et elle ne s’en rend pas encore compte la gamine, ne peut pas le deviner mais elle vient de lancer Solal sur un débat – ce qui doit être la pire idée qu’il soit car les débats il aime un peu trop ça, quoique non, ce n’est pas débattre qu’il préfère mais bien chercher la moindre incohérence dans le discours de l’autre, s’appuyer sur le moindre détail pour le contredire. Il est chiant, oui, on peut le dire, et le brun qui se met déjà au travail, rétorque à la jeune femme :

- Je ne suis pas d’accord. Si ça avait aussi peu de sens que ça, ce ne serait pas la carte, non ? Pourquoi un restaurateur s’embêterait-il à proposer un plat qu’il ne veut pas servir car ça ne colle pas précisément à l’étiquette de son établissement ? Je trouve ça bien au contraire, car ça permet aux gens qui n’aiment pas les pizzas de trouver plus facilement quelque chose qui leur ferait plaisir sur la carte. Pareil avec le café et les diabolos. Alors oui, je sais, tu vas me dire « mais pourquoi aller dans une pizzeria si on n’aime pas les pizzas ? ». Mais ça arrive plus souvent qu’on le croit ce genre de choses, il suffit d’un repas organisé par des amis ou même pour le travail… Il suffit d’être en minorité pour se retrouver embarqué dans un restaurant qui ne nous plaît pas. Puis je trouve ça un peu sectaire de dire qu’on ne pourrait manger que des pizzas dans les pizzerias, pourquoi chercher à toujours mettre les choses dans des cases, sans rien mélanger ? C’est un peu nul, on découvre rien comme ça.


Tirade bien trop longue de la part du jeune homme, il ne faut vraiment pas le lancer sur le sujet, d’autant plus qu’il fait lui-même les questions et les réponses, anticipe déjà les contre-arguments que pourrait lui opposer celle qui en un instant est devenue son adversaire. Et le serveur qui arrive à leur table, les coupant dans leur échange, Solal qui se tourne déjà vers l’employé.

- Alors, ce sera un latte pour mademoiselle, et un diabolo-grenadine pour moi.

Rapide coup d’œil adressé à Alexis, sourire en coin, c’est même pas un grand fan de cette boisson mais il la commande simplement pour envoyer valser ce cliché de boisson pour petites filles, toujours se montrer un peu plus chiant. Et de reprendre, alors que le serveur s’apprête à tourner les talons :

- Excusez-moi, je peux vous poser une question ? Voilà, cette jeune femme estime qu’il est insultant de ne pas commander de café dans un café… J’espère que vous ne vous sentez pas offensé par mon choix de boisson ?


Toujours plus casse-pieds, il demande plus pour la blague qu’autre chose et, sitôt le serveur reparti il se tourne de nouveau vers Alexis, son habituel air de petit con au creux du regard.

- Alors, où en étions-nous ?

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MessageSujet: Re: t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là | alexis & solal   Jeu 30 Aoû - 11:48


Solal & Alexis

T'iras jamais nul part si tu traînes avec ce type là


Ton regard flirt déjà vers le haut, quand tu entends la barratin énoncé par Solal. Tu n’es pas assez naïve pour le croire aveuglément. Des dizaines de filles, sincèrement, à qui d’autre. Ce n’est qu’une provocation, la continuité de ce jeu qui s’est installé par messages. Quand tu y repenses, c’était assez osé de ta part de demander aux organisateurs de la soirée le numéro de téléphone de Solal, sans le connaître, ni même lui demander son avis. Mais tu es comme ça Alexis, tu prends sans prendre la peine de demander. La faute à ta génitrice, qui t’a souvent dit : il vaut mieux demander pardon que permission. Ce n’est pas un mode de vie très sain, mais c’est entré dans tes habitudes, et il faudrait bien des efforts pour changer, des efforts que tu n’es pas prête à fournir, car personne ne t’a jamais demandé de changer. Cette soirée d’enchère, elle a été riche en surprises. Tu l’abordes avec facilité, sans te dire que la question de Solal était peut-être de façade, de politesse, à ne pas prendre au premier degré. Il est trop tard désormais, tu as avoué ce comportement de petite soeur jalouse et possessive, sans la moindre hésitation, car c’est ce que tu es, et tu n’as pas honte de le dire. Pour beaucoup de monde, le lien qu’il existe entre deux jumeaux est incompréhensible, surjoué, mais la réalité est toute autre. C’est un lien fort, qu’il est impossible de reproduire. Une proximité nécessaire, qu’on ne peut combattre ou ignorer. C’est comm un besoin vital, qui s’il venait à disparaître, pourrait faire pied aux deux personnes, les faire dépérir à petit feu. En tout cas, c’est ce que tu ressens envers Sebastian. Tu ne peux lui en vouloir très longtemps, tu es souvent la première de vous deux à craquer, celle qui se faufile dans sa chambre au milieu de la nuit pour dormir avec lui, et effacer d’une simple étreinte la colère passée. Sebastian, il n’est pas seulement ton frère, il est aussi ton pilier, ta bouée de sauvetage, un tout. Une réalité effrayante par moment, qui te laisse échapper un soupir discret, avant que les mots du jeune homme te fassent reprendre pied à la conversation. Mine triste qui s’efface, pour laisser un sourire léger aux coins des lèvres, alors que tu secoues la tête doucement. « Absolument pas. Enfin, c’est une volonté de mes parents, mais pas pour devenir une enfant star. Mes parents sont propriétaires d’une marque de prêt à porter et maroquinerie, célèbre aux États-Unis, ainsi qu’en Europe. Mon frère est né avec quatre minutes d’avance sur moi, ce qui fait de lui l’héritier principal, celui à qui on apprend tout, quand moi, pour servir également dans l’entreprise, je suis reléguée à l’image, comme égérie. » Au début, ça ne devait être que occasionnel, et encore, pour dépanner ta mère, lui empêcher de faire une crise cardiaque lors d’un shooting important, mais ce fut la fois de trop, celle qui a créé un déclic, qui t’a propulsé sur les devants des objectifs. Autant dire que ce jour-là, tu aurais bien fait de te casser une jambe, au lieu d’être dans le studio, tu n’en serais peut-être pas là aujourd’hui, si ça avait été le cas. Tes yeux se perdent un instant sur les traits de Solal. Cela pourrait paraître déstabilisant, si tu n’usais pas de discrétion. Avant ce rendez-vous, tu as dû faire fonctionner ta mémoire, et avoir recours à un travail d’imagination pour le jeune homme. Ce soir-là, tu n’as pas spécialement fait attention à lui, d’autant plus que la distance entre la scène et lui n’a aucunement aidé à discerner son apparence, mais il faut dire que tu n’es pas déçue. Loin de là l’idée d’entreprendre un jeu de séduction ou autre, ce n’était pas ton optique en venant ici, et même face à lui, celle-ci reste inchangée, mais il faut reconnaître qu’il n’est pas désagréable à regarder. Joli petit minois qui change, s’habille d’une nouvelle expression face à ses accusations. Tu sais qu’il n’y a rien de méchant, mais tu aimes jouer le jeu, faire la fille qui s’offusque à cette supposition, surtout que tu ne t’arrêtes pas là, tu pousses ton raisonnement un peu plus loin. Or, ce que tu n’avais pas vu venir, c’est le début que tu viens de déclencher, ce flot de paroles prononcées par Solal, en un rien de temps. Il t’a surprise, il te prend de cours, t’empêche d’exprimer ton avis, même si pour cela, il te faudrait un peu de temps. Temps que tu n’as pas, coupée par l’arrivée du serveur à votre table. Ta commande est passée par le jeune homme, qui pousse dans le jeu de la provocation en commandant cette boisson pour enfant que tu lui as refusé. Tu le vois son coup d’oeil, celui-là même qui provoque encore plus ta stupéfaction, que tu ne peux voiler, même si cette émotion est accompagnée d’un sourire amusé à tes lèvres. Si seulement ça s’arrêtait là, mais non, l’adversaire que tu as face à toi pousse le vice encore plus loin, jusqu’à t'embarrasser face à ce serveur en reprenant les mots que tu lui as donné. Lèvres entrouvertes, comme si tu allais dire quelque chose, alors qu’il n’en est rien. Tu es juste abasourdie devant le culot de Solal, qui dépasse ce que tu avais pu penser. « Tu es… je n’ai même pas de mot pour te décrire. » Il est difficile à retenir ce rire, celui qui montre que tu n’es aucunement vexée, mais bien amusée par toute cette situation. Tu avais bien saisi un aspect de sa personnalité, seulement par le biais des sms échangés, mais là, face à lui, c’est démultiplié, et il faut dire que tu ne sais quoi en penser, si tu apprécies cette répartie, ou si elle te déstabilise. « Tu sais que c’est loin d’être valorisant comme comportement, à un premier rendez-vous, de mettre la jeune femme dans une position comme celle que tu viens de me mettre ? Placée au pied du mur, sans me demander mon avis, avec ce comportement assez agaçant. Car je suppose que tu n’es pas un adorateur des diabolo grenadine, que si tu as commandé ça, c’était seulement pour me prouver que j’avais tort ? Tu attends peut-être que je le reconnaisse d’ailleurs, que je revienne sur mes paroles, et dises qu’en effet, c’est un peu trop étroit d’esprit de penser qu’il faut commander la spécialité des lieux, pour ne pas offusquer les gérants, ou serveurs qui sont en salle ? »

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MessageSujet: Re: t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là | alexis & solal   Sam 15 Sep - 20:20

t'iras jamais nulle part si tu traînes avec ce type-là
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En quelques phrases, Alexis vient de lui dresser le portrait de l’environnement dans lequel elle est née, celui dans lequel elle a grandi, évolue depuis ce qui doit être une petite vingtaine d’années. Un environnement qui lui semble bien morne, ne fait que le conforter dans sa croyance selon laquelle l’argent n’amène rien de bon, que les gamins nés avec une cuillère en argent dans la bouche sont plus malheureux que les autres et que les riches sont définitivement les gens les plus doués pour se créer des problèmes là où il n’y en a pas, ne pouvant se payer le luxe de devoir hypothéquer leur maison ou de craindre ne pas avoir de quoi nourrir leur marmaille jusqu’à la fin du mois. Ouais, les personnes un peu trop aisées elles ne tournent pas rond de son point de vue, le garçon qui n’a toujours connu qu’une vie modeste, ni à plaindre ni dorée ; tout juste confortable. L’enfance passée aux côtés de ses frères et sœurs trop nombreux, ceux qui auraient presque plus fait son éducation que leurs parents, trop souvent occupés à dispenser des cours du soir ou à corriger des paquets de copies plus hauts que l’Empire State Building. Alors oui, peut-être qu’elle fait pas rêver sa famille, elle est dysfonctionnelle à plusieurs niveaux mais parfaite dans ses imperfections, aux yeux de Solal en tout cas, ils sont toujours heureux de se retrouver lorsqu’il leur fait l’honneur de rentrer aux Pays-Bas, et ils ont tous ce qu’il considère comme de bonnes valeurs, ne vivent pas avec l’illusion que tout leur est dû, que l’argent achète le bonheur. Et c’est bien tout ce qui importe. Solal qui comme trop souvent se voit enfermé dans ses idées toutes faites et l’idée que lui et tout ce qui l’entoure surpassent le reste du monde ; malheureusement, les propos d’Alexis ne sont pas là pour le détromper, et c’est avec le manque de tact qui le caractérise qu’il lui répond, l’ironie au creux de la voix :

- Waouh, ça fait rêver tout ça, dis-moi… J’aurais presque envie d’être un riche héritier moi aussi, tout d’un coup… Tu le prends mal si je te dis que cela me fait penser à un vieux système monarchique ? Avec cette idée que le premier né doit reprendre les rênes du royaume, qu’il bénéficiera de l’éducation la plus complète lorsque l’on n’accorde finalement pas grand-chose aux enfants suivants… Ceci dit, c’est sans doute préférable d’être le second, non ? Tu dois avoir moins de pression sur tes épaules que ton frère, moins d’attentes à ton sujet, plus de libertés peut-être ?

Il s’intéresse, Solal. S’intéresse à la vie des gens, à leurs ressentis, même s’il n’en reste pas moins prisonnier de ses clichés, incapable neuf fois sur dix d’accepter une opinion différente de la sienne ; le jeune homme rapidement agaçant, et pourtant de loin dénué de mauvaises intentions. Mais même s’il a bon fond, il se sait agaçant, et plutôt que de se remettre en question et tenter de remédier à cela il en joue, un peu trop souvent, comme lorsqu’il démontre par A+B à son interlocutrice combien elle a tort de tourner ainsi le dos au diabolo grenadine, boisson préférée des gamines à robe rose et couettes hautes. Il est impossible le Norvégien, prend grand soin de ne surtout pas lui laisser le temps d’en placer une avant qu’il n’en ai terminé avec sa logorrhée, et par un heureux ou malheureux concours de circonstances, le serveur débarque avant même que la blonde n’ait pu répondre ne serait-ce qu’une syllabe. Tant pis, ils en resteront là, sauf si elle souhaite reprendre la conversation sitôt l’employé envolé, mais tant qu’ils y sont, tant que c’est le moment de prendre la commande il prend un malin plaisir à demander exactement la boisson que boude la jeune femme. Les mots griffonnés sur le calepin et le serveur qui déjà se volatilise, le brun qui tourne alors de nouveau la tête vers Alexis, se délecte du mélange de stupéfaction et d’amusement se peignant sur ses traits. La jolie blonde qui concède alors être à court de mots pour le qualifier, c’est avec un sourire goguenard qu’il lui répond, l’air comme trop souvent un brin trop confiant :

- C’est généralement l’effet que je fais, oui…

Comme s’il faisait ce coup à toutes les filles avec qui il partage un pot. Peut-être, peut-être pas, elle ne peut le savoir la demoiselle et il en joue sans aucun doute, joue sur son ignorance comme il aime tant le faire. La demoiselle qui s’enflamme alors, tout d’un coup, lui explique en long, en large et en travers qu’il ne se comporte pas comme il faut pour ce « premier rendez-vous », et le rictus amusé qu’il ne peut retenir, les sourcils haussés l’air de ne pas en croire ni ses yeux ni ses oreilles. Elle parle beaucoup Alexis, et pourtant c’est sur sa toute première phrase qu’il choisit dans un premier temps de rebondir, l’amour un peu trop grand pour l’art de chercher la petite bête.

- Ah, car c’est à moi de te valoriser ? Dois-je en déduire que tu ne fais pas partie de ces grands mouvements féministes qui aiment tant répéter que « men are trash », les femmes doivent vivre pour elles-mêmes et se valoriser elles-mêmes, « independant ass bitch », ce genre de choses ? Je suis profondément déçu, moi qui pensais être face à une femme puissante comme ça…


Le genre d’expressions que l’on peut retrouver à foison sur Twitter et qu’il cite sur un ton un peu moqueur, l’air désabusé lorsqu’en réalité, il respecte grandement ce mouvement et ses membres – les féministes mais pas les extrémistes, cependant, la nuance est importante. Et de reprendre, l’air à peine plus sérieux, comme souvent bien trop satisfait de lui-même :

- Et bien évidemment que j’attends cela de toi, je n’attends même que ça, et je dois avouer ne pas comprendre comme ça se fait que tu n’ai pas déjà reconnu t’être fourvoyée sur toute la ligne. Car, vois-tu, Alexis, tu apprendras bien vite que j’ai toujours raison. Toujours. Indubitablement.

Les coudes qu’il vient poser sur la table en croisant ses mains, l’air d’énoncer, présentement, l’une des règles élémentaires régissant ce monde. Les coudes qu’il en ôte bien vite cependant, car déjà le serveur revient avec leur commande ; les boissons à peine posées devant eux que Solal laisse passer une seconde, deux secondes de silence avant de se décider à demander à la jeune femme, sans une once de fierté excessive et un sourire dans la voix :

- Tu ne veux pas qu’on échange nos boissons ? Par le plus grand des hasards, sait-on jamais…

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