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Svetlana Maxwell | Smoke on the water, fire in the sky

GOOD MORNING AMERICA :: Once upon a time
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Svetlana Maxwell
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J'ai posté : 899 messages et j'ai : 13 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Lindsey Morgan et pour finir je crédite : BATTERY FOX (ava) + bat phanie (signa).

Dim 12 Aoû - 21:34

Svetlana Demetria Maxwell

I’ve had many addictions and they all came in different colors : blacked out drunk, crimson red flowing off my wrist, dark blue clouded by depression, and who could forget the rainbow swirls of bipolar ? --------------------- ✹

Informations personnage


Nom : Maxwell
Prénoms : Svetlana, Demetria
Date et lieu de naissance : 18 novembre 1991, Saint-Pétersbourg
Age : 26 ans
Nationalité : Russe
Origines : Russes (mère) et Mexicaines (père)
Orientation sexuelle : Bisexuelle. Ne se pose pas la question. En vérité, elle s’en fout, elle laisse la vie faire son travail. Et puis, aucun petit plaisir n’est de refus, n’est-ce pas ?
Statut civil : Célibataire
Vie sexuelle :  Fidèle, mais très encline aux relations sans complications et aux amitiés avec bénéfices.
Statut social : Moyenne, mais doit encore rembourser ses dettes d’école de médecine.
Etude(s) : Médecine
Année : Neuvième année de médecine, et première année de Residency pour se spécialiser en neurochirurgie.
Club et associations : Baseball et boxe
Quartier de résidence : Residential Colleges
Type de logement : grande colocation
Avec qui vis-tu ? ses colocataires
Date d'arrivée à NY : été 2014
Dans quelles villes as-tu déjà vécu ? Née à Saint-Pétersbourg, a vécu à Londres toute sa vie, s’est enfuie jusqu’à New York.
As-tu de la famille à NY ? : Non, ses parents adoptifs habitent à Londres.

Cinq défauts et cinq qualités


Ambitieuse. Dans un monde qui s’effondre, un monde où les étoiles s’éteignent, elle visera toujours la lune. Elle est incapable de se contenter de peu, et encore moins de « pas assez ». Svetlana, c’est quelqu’un qui a besoin de savoir qu’elle est capable de surpasser tous les espoirs que les gens placent en elle. Tu mises peu sur elle ? Elle deviendra reine, juste pour te montrer que tu avais tort.

Respectable. Non pas qu’elle laisse véritablement le choix aux gens qu’elle croise, ou qu’elle mérite véritablement ce respect. Ayant grandit dans un univers d’homme, elle a vite su que montrer ses faiblesses signait son arrêt de mort. Elle a appris très tôt à se battre, et encore plus tôt à montrer sa force autant physique que mentale. Autant dire qu’elle annonce la couleur dès le début, et qu’il est impossible de lui marcher sur les pieds sans se faire balayer. Tu veux la défier ? Essaie. Ou plutôt, ose.

Indépendante. Avoir besoin de quelqu’un pour vivre, c’est sa phobie. Elle supporte très bien d’être seule. La solitude, c’est son dada, sa corne d’abondance. Si elle vit, c’est déjà difficilement pour elle-même, alors ce sera encore moins pour quelqu’un d’autre. Elle est difficile à dompter, Lana. Parce que tout ce dont elle peut avoir besoin, elle ira le chercher. Seule.

Empathique. Elle sait ce que souffrir signifie, et souhaite que personne ne le vive à son tour. Elle n’a jamais renoncé à son rêve de devenir chirurgienne. Même lorsque ses démons l’emprisonnent. Elle brise parfois même ses barrières si c’est pour aider quelqu’un dans le besoin. Elle a cette propension à vouloir sauver les autres, et ainsi, à s’attirer des ennuis.

Sportive. Aux grands maux les grands remèdes. Svetlana s’est mise au sport sous les conseils de son psychiatre qu’elle avait enfin accepté d’écouter. Se dépenser, se vider temporairement de toute agressivité ou animosité, étaient les raisons d’origine. La vérité, c’est qu’elle y a pris goût, et qu’elle consacre désormais beaucoup de son temps libre au sport. Le base-ball est un sport qu’elle affectionne particulièrement, mais elle touche également à d’autres sports d’équipe et à la boxe.
//
Instable. En l’espace de quelques secondes, un sourire peut se transformer en crise de rire, et une anxiété en profonde déprime. On a diagnostiqué à Svetlana un trouble de la personnalité borderline. Elle a souvent du mal à maîtriser ses émotions exacerbées, ses sautes d’humeur, et ses pensées qui l’assaillent nuit et jour. Elle suit un traitement, mais se laisse très vite dépasser.

Orgueilleuse. A l’écouter, elle est capable de tout, et elle n’a aucun problème. Elle n’a pas besoin d’aide, elle n’a jamais de faiblesses, et les psychiatres ne sont que des escrocs qui lui inventent des pathologies. En effet, elle n’accepte pas vraiment son diagnostic.

Méfiante. Obtenir sa confiance, c’est comme apercevoir Nessie, le monstre du Loch Ness. Tu la cherches pendant un moment si long qu’au moindre tressautement de la surface de l’eau, tu pourrais jurer l’avoir vue. Mais ce n’est que de l’eau.

Pessimiste. Certains disent que son comportement résulte de ses expériences passées. Elle, elle appelle plutôt ça une vie de merde. Le verre à moitié vide, l’espoir vu comme un mensonge à soi-même… Svetlana, ce n’est pas vraiment celle qui va vous rassurer. S’il y a quelque chose qui va mal, elle ne va pas vous dire qu’il suffit d’y croire, que ça va passer, que la vie est belle. N’importe quoi. La vie, c’est un ramassis de merde. Voilà, c’est dit. Et si on veut s’en sortir, si on veut de nouvelles choses, on doit faire quelque chose qu’on n’avait jamais fait auparavant. C’est presque mathématique. Sauf que là, t’as beau faire n’importe quoi, les équations ne vont pas se retourner contre toi et t’attaquer ; le résultat, c’est le résultat. Or, dans la vraie vie, le monde peut te mettre à genoux que tu n’aurais plus que tes vieux calculs pour pleurer.

Addict. Sa grande faiblesse. Souvent, elle se bat, et parfois, elle commence à remonter la pente. Mais c’est là, toute l’ironie d’une addiction quand on est orgueilleux. Elle est persuadée qu’elle pourra se sortir seule de cet enfer dans lequel elle s’est jetée. Alors, les phases de rechutes, elles s’enchaînent. Les rails sur le parquet, la poudre sur le nez, les injections sur le carrelage froid, la fumée dans la nuit noire. A chaque fois, elle sombre. Mais hors de question que les gens sobres soient au courant. Sa faiblesse, c’est son jardin secret rempli de ronces qui agrippent ses pieds. Il y a une pancarte marquée « privé », en enfer. Si tu es au courant de ses addictions, c’est que tu y es aussi.

Autres signes particuliers

Svetlana, c’est long et souvent pas évident à prononcer, alors tout le monde la surnomme Lana ~ Son prénom signifie « Lumineuse », ce qui convient à son sourire omniprésent ~ Elle a été diagnostiquée borderline et suit un traitement, qu’il lui arrive parfois d’oublier de prendre ~ Elle a été adoptée par un couple de deux hommes qu’elle aime sans limites ~ Ses pères ont souhaité lui laisser les prénoms pensés par ses parents biologiques pour qu’elle garde une trace de ses origines ~ Svetlana fait référence aux origines russes de sa génitrice, et Demetria, aux origines mexicaines de son géniteur ~ A peur de l’engagement ~ Très ouverte d’esprit ~ Amoureuse du beurre de cacahuète ~ A une petite cicatrice dans le bas du dos causée par une arme blanche ~ Fait de très bonnes lasagnes


❝ Ma vie, mes choix

❝ Derrière mon écran


Prénom : Lisa
Pseudo : chocopanda sur bazzart
Age : 20 ans
Pays /région : France
Etudes/Travail :  Université de droit
Avatar choisi : Lindsey Morgan
Type de personnage : Inventé
Comment es-tu arrivé là ? : Bouche à oreille !
Avis sur le forum :  Super design et concept, il a l’air vraiment dynamique !  
Code à remplir :
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<pris>Lindsey Morgan</pris> <a href="http://www.good-morning-america.org/u3341" class="COLO">✖️</a> Svetlana D. Maxwell
Réserver votre nom et prénom OBLIGATOIREMENT
Code:
<center><div class="LESCODES">[b]PRÉNOM[/b] : Svetlana
[b]NOM[/b] : Maxwell
</div></center>


Il est maintenant temps pour vous de choisir un groupe. Nous vous donnons rendez-vous sur l'annexe des groupes  pour en apprendre plus sur les groupes disponible sur GMA.

Vous avez le choix entre deux groupes.


Choix n°1 :  Beta Theta Pi
Pourquoi pensez-vous que votre personnage correspond à ce groupe ? Lana, elle déteste qu’on lui impose quelque chose. Il n’existe aucun destin, aucune personne pouvant décider à sa place de qui elle deviendrait. Et si quelqu’un essayait de lui dicter son avenir, il y a fort à parier qu’il se retrouverait avec son poing dans la figure. Lana n’a pas vraiment eu de début conventionnel dans la vie. Abandonnée, adoptée, balotée de pays en pays. Et lorsque de tels enfants présentent souvent des traumatismes, elle, était parfaitement heureuse. Pendant un temps. Ses mauvais choix l’ont amené à plonger dans les pratiques illégales, et les manifestations de son trouble mental ont été d’autant plus difficiles à gérer. Alors, des choses, on peut aisément lui en reprocher : elle n’a rien d’une enfant de coeur. Le respect des règles n’est qu’un ensemble de lettres sans sens particulier, puisque très difficilement compatible avec son passé, sa propension à dire les choses sans filtre, et à agir sans réfléchir. Le plus important, pour elle, c’est qu’on la laisse vivre en toute indépendance. Elle est physiquement entourée, mais psychologiquement seule.

Choix n°2 : Lambda Phi Epsilon
Pourquoi pensez-vous que votre personnage correspond à ce groupe ? S’il y a une chose qui n’a jamais quitté son esprit, c’est que la douleur est réelle. Elle peut supporter énormément de choses, mais refuse que les gens aient à les subir également. Son rêve de devenir chirurgienne la suit depuis son plus jeune âge et, à travers la tempête, ne s’est jamais démantelé. Si elle refuse catégoriquement d’être aidée, au contraire, Lana sera la première à venir en aide à celui qui croise son chemin. Son caractère plutôt explosif l’amène alors plutôt aisément à taper du poing sur la table en cas de mécontentement – quitte à soulever la table et l’envoyer valser à travers la pièce jusqu’à faire connaissance avec le visage du « problème », mais ça, c’est encore autre chose. Elle aimerait un monde aussi beau que celui qu’on lui avait vendue, lorsqu’elle était petite, même si elle a conscience de ne pas faire partie des personnes à prendre en exemple.



smoke and mirrors
Your bottle’s almost empty, you know this can’t go on. The needle’s breaking your skin, the scar is sinking in. And now your trip begins. But it’s all over for you.  ▬ When you’re on the edge and falling off, it’s all over for you.
Svetlana Maxwell | Smoke on the water, fire in the sky Yxzjj8e3
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Dim 12 Aoû - 21:34


❝ Bref, vie de merde.



She had the face of an angel, smiling with sin’

Toute mauvaise histoire débute par un soir enneigé.
Saint-Pétersbourg s’était couverte d’un manteau blanc pour survivre aux températures négatives. Le ciel aussi, était blanc. Les toits blancs, les maisons blanches, les jardins blancs, la brume blanche, un hôpital blanc aux murs blancs, des blouses blanches, et, ce soir là, une nuit blanche. Une jeune fille âgée d’à peine seize ans avait passé sa nuit à mettre au monde son enfant. Elle était seule, sans trace de ses parents qui l’avaient mis à la porte à la découverte de sa grossesse. A ses côtés, un jeune homme du même âge, et empreint des mêmes crises d’angoisse. Pleine de rêves et d’idéaux, la jeune fille n’avait pas pu se résigner à interrompre la grossesse. Ni à garder son enfant, et à le propulser dans une vie d’incertitudes avec comme mère, une gamine sans revenus, déjà incapable de subvenir à ses propres besoins. Elle avait passé des nuits, des mois, à trouver la parfaite famille adoptive. Svetlana avait donc été adoptée par un couple adorable de deux hommes, l’un était gérant d’une petite entreprise prometteuse, et l’autre était peintre amateur. Ils vivaient à Londres, dans une petite maison chaleureuse dont le jardin était recouvert de fleurs. Sa mère l’avait maintes fois imaginée grandir au milieu des lilas. Peut être aura-t-elle hérité de son sourire. Svetlana a reçu tout l’amour qu’elle méritait de recevoir, et qu’elle était ainsi prête à redonner sans compter. Malheureusement, pas toujours aux bonnes personnes.
       
Into the distance, a ribbon of black stretched to the point of no turning back. A flight of fancy on a windswept field, standing alone my senses reeled. A fatal attraction is holding me fast; how can I escape this irresistible grasp?

Mes bottes claquent contre le bitume. Frénétiques. J’enfonce au fond de mon sac le t-shirt à l’effigie du petit café dans lequel je travaille depuis peu. Mes pères ont décrété que, ma majorité étant fraîchement atteinte, je devais faire quelque chose de mon été. De préférence, quelque chose qui me permettrait d’épargner pour l’université. Ils n’ont de cesse de raconter à qui veut l’entendre que leur fille deviendra une grande chirurgienne, et qu’elle sera acceptée dans la meilleure université de Londres. Ils ont l’air très fiers. Je noue mes cheveux bruns en une couette haute, soupire, et active le pas. Je bifurque, et mes pieds soulèvent un nuage de poussière sur mon passage. J’enfile ma veste en cuir noire brodée dans le dos, et me dirige vers le vrombissement familier des motos. A mon approche, j’ai droit à des signes de tête cordiaux, et parfois même à des sourires. Je me dirige instinctivement vers Aaron qui m’embrasse au coin des lèvres et passe un bras sur mes épaules.
« Eh, Lana, t’es en retard, on t’attendra pas toujours comme ça
- J’ai eu des trucs à régler,
je lâche avec assurance sans m’attendre à ce qu’il laisse passer ce mensonge aussi facilement.
- Bon, t’sais quoi, c’est pas grave, poupée. Parce que ce soir, on va avoir besoin de toi.
Son bras sur mes épaules se fait plus lourd, et son sourire, beaucoup plus intéressé. Je regarde tous les membres du gang de bikers. Ce que je lis sur le visage de certains me donne des sueurs froides : certains ne semblent pas approuver. Pourtant, ils restent silencieux.
- Écoute, y a un type sorti d’nul part qui commence à m’voler ma clientèle. Il sait pas encore qu’faut pas toucher au quartier d’un McSky. J’sais peut être qui c’est, mais j’dois pas m’contenter de « peut être » dans c’monde d’tarrés, tu saisis ?
- Ouais,
j’hausse les épaules, imaginant très bien les sommes qu’il a dû perdre, et la colère que ça déchaînerait si ça venait à trop durer. Et c’est quoi le rapport avec moi, au juste ?
- Lana…, sourit-il en attrapant mon visage entre son pouce et son index. Tu sais qu’t’as une bouille d’ange, on penserait jamais qu’tu traines dans tout ça.
Ça, pour le savoir, je le sais. Ce ne serait pas la première fois que j’accepterais de rendre service à mon petit ami pour lui éviter de prendre perpet’, cette fois-ci. Un jour, il m’avait demandé d’assurer une vente. Il s’agissait d’un gros client. Le quartier dans lequel vendait Aaron était particulièrement assailli de flics, pendant cette période-là. J’avais pour plus de trois mille livres sterling d’héroïne sur moi. J’ai failli me faire prendre, mais il a raison : je n’ai pas une tête à dealer, et c’est un sérieux avantage dans ce milieu.
- Qu’est-ce que tu veux, Aaron ? Je soupire, consciente que je ne pourrai pas y échapper.
- Qu’tu joues les infiltrées.
Je fronce les sourcils, dans l’attente d’explications. Il sourit. J’aime son sourire, presque autant que je m’en méfie.
     
* * *

Je porte un jean troué et un t-shirt décolleté. Aaron dit aussi que mon attitude doit faire penser que j’ai besoin d’une dose. J’ai ébouriffé mes cheveux, j’ai suivi leurs conseils. Il a obtenu le probable point de vente de son probable usurpateur, selon lui. Cela fait tout de même beaucoup de probabilités pour beaucoup de risques, et très peu de certitudes. S’il me vend quelque chose, Aaron aura la preuve qu’on a marché sur son territoire. La suite, il s’en chargera. De l’extérieur, j’ai l’air d’avoir une assurance inébranlable. La vérité, c’est que j’ai effectivement une assurance inébranlable. Je m’apprête à partir lorsqu’Aaron me retient.
- Svetlana, attend. T’as l’air trop clean, il va croire qu’t’es une indic. Prend ça.
J’ai froncé les sourcils et observé ce qu’il venait de placer dans le creux de ma main. Jusque là, j’avais toujours été du côté de ceux qui vendaient, pas de ceux qui consommaient. Excepté les drogues douces qui ne me procuraient plus que difficilement des effets notables. Par contre, je n’avais jamais touché aux drogues dures. Aaron m’a regardé avec insistance avant d’embrasser mes lèvres. J’ai haussé les épaules. Ce n’est pas ça qui va me tuer. Je dispose l’héroïne sur la feuille d’aluminium que je commence à chauffer par le dessous avec le briquet qu’il vient de me donner. Puis, j’inhale la fumée. Aaron m’incite à inhaler plus fort. Je m’exécute.
S’enchaîne une valse viennoise d’émotions. Le monde tournoie, doucement. Un soupir lascif s’échappe de mes lèvres. La dopamine prend possession de mes sens. Ma résistance s’effrite, réduite à l’état de cendres. J’expire de plaisir. L’air semble se raréfier. L’ambiance tombe, lourde comme un colosse de quiétude. Mes membres s’engourdissent, je ne suis plus à l’initiative de mes mouvements. Plus rien ne m’écoute. Je ne m’écoute plus moi-même. Aaron se penche sur moi. Je me jette sur lui. Je rejetterai bien mes actes sur le compte de la phase de rush, mais ce serait mentir. Notre relation a toujours été fondamentalement physique et passionnelle, avec son lot de complications et de détachement. Très vite, les choses se sont engrenées et, très vite, j’ai perdu pied. Enivrée dans une relation toxique, comme si l’air sain m’empêchait de respirer.
Je suis sortie dans la rue en finissant de remettre mon débardeur. Je pensais que tout se passerait sans anicroche, mais j’avais quand même pris un couteau sur moi. Juste au cas où. Ce cas qui, justement, s’est présenté. Je n’ai jamais su qui m’avait balancé, ni si ça avait vraiment été le cas. Pourtant, avec les effets secondaires, j’avais tout l’air d’une camée. J’ai été traînée dans l’appartement d’un de ses gars. Ils étaient trois à vouloir me soutirer des informations. « File ma dose et arrête de te prendre pour le parrain, gamin. Laisse ça à d’autres », c’est ce que j’ai dit, et c’est aussi ce qu’ils n’ont pas apprécié. Je n’ai pas vraiment compris ce qu’ils avaient répondu. J’avais l’impression d’avoir plongé sous l’eau, dans l’obscurité, et que quelqu’un me parlait depuis la surface. Je ne t’entend pas, je sombre. C’est sûrement là, que j’ai sorti mon couteau. Quand ils se sont mis dans l’idée de m’attacher à un radiateur. Je me souviens que l’un d’eux est tombé sur le parquet comme un pantin désarticulé. C’est fou ce que c’est fragile comme espèce, le « petit con ». Bien sûr, je n’ai pas gagné la bagarre, seule contre deux types, et high comme l’Empire State Building. Dans la lutte, j’ai soudainement senti une douleur horrible dans le bas de mon dos. Mon sang a laissé une tâche indélébile sur le parquet, et une haine éternelle dans mon cœur. J’ai laissé mes souvenirs, sur ce parquet ensanglanté. On me rapportera plus tard que quand les gars ont débarqué pour me sortir de là, j’avais beau être en sang et rougie par les coups, je me jetais encore sur mes agresseurs pour leur faire manger les coins de table. Non, je ne suis pas très commode, comme fille. Et ce n’est pas un mauvais jeu de mot avec le mobilier.
De toute façon, la drogue, j’arrête quand je veux.
     
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Même avec de l’aide, la drogue, j’arrête jamais plus d’un mois.
Je dis à qui veut l’entendre que c’est un choix, que personne n’a à me dire ce que j’ai à faire. Que j’suis une grande fille, hein ? La vérité, c’est que je suis surtout paumée. Une fille perdue dans un labyrinthe qui n’existe que dans sa tête, et qui prétend ne pas le voir. Alors, si personne ne le voit, et même pas elle, existe-t-il vraiment ? Nier empêcherait donc de se heurter aux murs ? Les murs, je m’y heurte. Je m’enfonce dans les haies jusqu’à perdre haleine, jusqu’à perdre pied. Deux ans depuis cet événement, deux ans sans lâcher. Aujourd’hui, c’est l’une des semaines pendant laquelle j’ignore les appels d’Aaron. Nous avons encore rompu. Et, comme à chaque fois, il me fait chanter. Il pourrait détruire ma vie en une seule seconde, sans ciller. L’autre jour, je lui ai offert une gifle à l’en décoller les gencives. Il n’a pas trop apprécié. Il a essayé de riposter, et a hérité d’un beau coup de genou bien placé. Il n’a vraiment pas apprécié.
Je noue mes lacets, ajuste mon short, et relève les yeux. Je souris, comme toujours. Aujourd’hui, mon équipe et moi disputons une finale très importante. Si nous voulons être qualifiées pour les championnats de baseball, nous devons nous entraîner. Il s’agit d’une équipe mixte, et l’entraide est à son apogée. Au début, certains gars sous-entendaient que l’équipe serait plus efficace si elle était non-mixte. J’ai ri à gorge déployée, puis, j’ai battu le record de vitesse de celui qui le détenait. A plates coutures. Il ne l’a plus jamais ramené. Et puis, s’il l’avais fait, il serait reparti avec un œil plus sombre que son avenir.
Le sport, c’est ce qui m’aide à décrocher. Chasser mes vieux démons, penser à autre chose qu’à la drogue. Respirer. Sourire sans avoir peur d’avoir l’air faible. Souffrir sans avoir peur d’en mourir.
     
Lose your dreams and you may lose your mind. Ain't life unkind?

Aux aurores, les couloirs de l’hôpital sont presque désertiques. Il y règne une ambiance d’apaisement, le calme avant la tempête. Je lisse ma blouse blanche et me dirige vers mon premier patient de la journée, premier sur la liste des visites matinales à effectuer. La vérité, c’est que j’ai encore la tête de la veille. J’ai passé une partie de la nuit à réaliser des tâches ingrates – qui aurait cru qu’il était mal vu de la part d’une simple interne de remettre à sa place son supérieur hiérarchique misogyne ? Je n’ai pas eu envie de rentrer chez moi, pour le peu d’heures qu’il me restait. Je les ai passées aux côtés d’une patiente en proie à des terreurs nocturnes. Personne n’est encore passé lui rendre visite alors, depuis une semaine, je ramène des jeux de société.
Avec un grand sourire et tout en douceur, je réveille ce patient. Je suis en dernière année d’internat, et je l’ai déjà vu revenir plusieurs fois pour un problème neurologique récalcitrant. Son visage s’illumine quand il me voit.
* * *


Je sors de la dernière chambre quelques heures plus tard, et tire un trait sur le dernier nom de ma liste. En quelques enjambées rapides, je rejoins la salle de repos ; aussi bien pour donner mon compte rendu matinal au chirurgien référent que pour me servir une bonne tasse de café très largement méritée. Je me dirige donc vers le Saint Graal et attend que la machine me délivre mon café corsé dans lequel je vais me faire une joie de rajouter une tonne de sucre. Ma tasse dans une main, la fumée dans les yeux, je m’appuie contre un mur. Je vois mon chirurgien référent, et accessoirement supérieur hiérarchique, arriver et discuter à l’autre coin. D’un rapide coup d’œil sur ma montre, je réalise qu’il s’est accordé une bonne grasse matinée pendant que j’effectuais le sale boulot seule. Bon. Je m’en fiche, de toute façon, il m’a promis de l’assister pour l’une des plus importantes interventions neurochirurgicales de cette année. Assurée, je me rapproche rapidement de lui et lui tend mon compte rendu complet, détaillé, et assorti d’une fiche explicative pour tout détail superflu. Il ne se désintéresse que très peu de sa conversation avec le chef de la cardio, et me jauge d’un air supérieur. Il ne me remercie même pas.
« En ce qui concerne l’intervention de 15h, dois-je également préparer la patiente ?
- L’intervention de 15h, miss Maxwell ?
Lâche-t-il avec un rire mauvais. Je crains qu’il n’y ait eu un changement de dernière minute dont vous n’avez pas été informée.
- Pardon ?
Mon ton est froid, cassant.
- Miss Hobbes vous remplacera.
- PARDON?!

J’attire l’attention de tous les chirurgiens et internes de la salle. Mon sang n’a fait qu’un tour, et bouillonne tel un volcan. J’ai envie de ravager cette salle, cet homme, cette putain de planète. Ma respiration s’accélère, j’ai serré les poings à en faire blanchir les jointures. Ma collègue d’internat, Jess, me fait un signe de main désolé. Il veut se la faire, et je peux le comprendre, elle est vraiment canon. Mais il essaie de l’amadouer ainsi, comme il en a amadoué beaucoup d’autres. Et s’il peut se venger de moi de cette façon, en ruinant une opportunité majeure de ma carrière, il s’en donne à cœur joie. Je lui lance un sourire crispé. Dans ma tête, il se balance au bout d’une corde, et je me sers de son corps comme piñata. Je respire difficilement.
- Distribuer des opportunités ne vous crée en aucun cas un quelconque charisme, vous avez juste l’air d’un vieux con. Vous êtes qui pour utiliser les gens comme ça, hein ? Vous n’êtes rien d’autre qu’un sale type en quête d’une libido perdue et à ce jour jamais retrouvée. A ce stade, ça relève plutôt de fouilles archéolo-…
On me tire en arrière, m’empêchant de cracher mon venin. Andrew, un chirurgien en cours de spécialisation, me maintient fermement. C’est vraiment quelqu’un de bien, Andrew. Je crois avoir eu le temps de crier que sa connerie n’affectait pas mes aptitudes avant d’être tirée en arrière hors de la salle. Machinalement, mon ami me tend un verre d’eau. Non pas qu’il s’attende à ce que je boive tranquillement et que tout redevienne beau dans le meilleur des mondes. Il sait juste que je vais le balancer et que c’est cela qui m’apportera une once d’apaisement. Observant l’eau sur le sol, je respire frénétiquement. Lui, sourit légèrement. Andrew a été le premier à avoir appris pour mon diagnostic. Selon une dizaine de psychiatres et psychologues consultés à travers tout Londres, je serais atteinte du trouble de la personnalité borderline. Je soupire lourdement. J’ai besoin d’une dose. Non, je n’en ai pas besoin. Si ? Non, pas à l’hôpital. Pense aux vies que tu peux sauver. Je rassemble mes genoux contre moi et écoute Andrew qui me change les idées. Distraitement, je saisis mon téléphone. Je suis assaillie de messages de menace provenant d’Aaron. Le pire dans tout cela, c’est qu’il m’a déjà prouvé qu’il était capable de tout. Je ferme les yeux une seconde et continue de supprimer les messages.
Puis, l’accalmie. Une lueur d’espoir, sentiment que je n’ai jamais cherché à ressentir, et que j’ai toujours méprisé. L’espoir, c’est un mensonge qui procure un bonheur aussi faible qu’éphémère. On construit des montagnes sur un espoir qui va se briser en un clignement de paupière, entraînant dans sa chute celle de nos rêves inavoués. Sous mes yeux, un seul message dépourvu de haine. Il provient du frère d’Aaron ; il était l’un des membres du gang de bikers duquel je fais partie depuis quelques années, et que mon ex-petit ami préside en partie. Son frère a réussi l’impensable : fuir sans laisser de trace, quitter cette vie de chien. Et, sur ce message, quelques mots. Un simple amas de lettres, mais je compris très vite qu’une issue de secours s’ouvrait devant moi. J’allais m’en sortir. J’allais me sortir de cet enfer. J’ai regardé Andrew, puis, j’ai éclaté de rire. Je n’ai pas pu m’arrêter, et, même sans comprendre, il m’a imité.
J’ai quitté la ville. J’ai demandé mon transfert dans un hôpital de New York, aussitôt ma licence et mon autorisation de pratiquer la médecine obtenue. J’ai commencé ma spécialisation en neurochirurgie. Ironique, pour quelqu’un de moralement déglingué, n’est-ce pas ? Une nouvelle chance, et pourtant, toujours les mêmes erreurs. Je refoule mes démons, et parfois, je les enlace.



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Amara L. Cunningham
Wall
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Dim 12 Aoû - 21:36
Ohhhhhh joli avatar!
Bienvenue sur le forum :D Courage pour ta fiche, j'espère que tu vas te plaire avec nous :D


Anonymous
Invité
Dim 12 Aoû - 22:03
aaaah ♥️ je sens qu'Ailill va tellement l'aimer! bon courage pour ta fiche j'ai tellement hâte de la lire :**: Svetlana Maxwell | Smoke on the water, fire in the sky 1755252224
Anonymous
Invité
Dim 12 Aoû - 22:11
bienvenue parmi nous ma belle ! j'espère que tu te plairas ici love2
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Svetlana Maxwell
Beta
J'ai posté : 899 messages et j'ai : 13 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Lindsey Morgan et pour finir je crédite : BATTERY FOX (ava) + bat phanie (signa).

Dim 12 Aoû - 22:24
Amara : Merciiii ! C'est certain que je me plairai ici, ma fiche est rédigée depuis une semaine déjà ! J'attendais de revenir de vacances pour prendre le temps de gérer mon inscription Svetlana Maxwell | Smoke on the water, fire in the sky 1994072227

Ailill : Ooooh ! Trop adorable Svetlana Maxwell | Smoke on the water, fire in the sky 201132147 Svetlana Maxwell | Smoke on the water, fire in the sky 201132147

Landon: Merci beaucoup ! Vous avez tous l'air adorables, alors c'est forcé ! love2


smoke and mirrors
Your bottle’s almost empty, you know this can’t go on. The needle’s breaking your skin, the scar is sinking in. And now your trip begins. But it’s all over for you.  ▬ When you’re on the edge and falling off, it’s all over for you.
Svetlana Maxwell | Smoke on the water, fire in the sky Yxzjj8e3
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Amara L. Cunningham
Wall
J'ai posté : 4012 messages et j'ai : 62 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : emma stone et pour finir je crédite : signa by myself (lorelei sebasto cha | kusumitagraph') avat by TAG

Dim 12 Aoû - 23:21
@Svetlana Maxwell ohhhhh !! Je vois je vois. En tout cas contente de te voir parmi nous alors v ;)


Anonymous
Invité
Dim 12 Aoû - 23:38
Tiens, on se serait pas déjà croisés ? Svetlana Maxwell | Smoke on the water, fire in the sky 1994072227

Bienvenue avec ton adorable tarée qui distribue des pains par milliers ! Svetlana Maxwell | Smoke on the water, fire in the sky 3599277392
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Jayden Moore
wall admin
J'ai posté : 4370 messages et j'ai : 75 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Chris Wood et pour finir je crédite : psychotic bitch (vava)

Lun 13 Aoû - 0:59
Bienvenue parmi nous love2
Anonymous
Invité
Lun 13 Aoû - 9:08
Hello et bienvenue parmi nous avec cette demoiselle au caractère bien trempé. Bonne future validation et amuse-toi à nos côtés.
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Svetlana Maxwell | Smoke on the water, fire in the sky
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