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Daniel Aberline
général
J'ai posté : 1985 messages et j'ai : 241 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Taron Egerton et pour finir je crédite : Schizophrenic.

Mer 5 Sep - 14:13

You'll never find something better if you stay in your comfort zone
Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le 25 août 2017, vers 2h du matin. J’ai la tête qui tourne de plus en plus et l’esprit un peu embrouillé. Je sais qu’il serait préférable que je rentre chez moi et que j’arrête les frais mais ça fait deux mois que j’ai plus aucune volonté et que je parviens plus à me faire violence pour retrouver le droit chemin. Le seul chemin que je suis capable de suivre depuis quelques semaines, c’est celui qui me mène jusqu’au bar. L’alcool est devenu mon seul réconfort et les inconnues qui défilent dans mon lit, la seule source de divertissement de mon existence morne et triste. À cette pensée, j’ai presque envie de me mettre à pleurnicher mais on est quand même dans les toilettes d’un bar, et un grand type m’observe d’un oeil étrange et vitreux. Pas envie de passer pour un fragile devant lui ! Mais je me rends rapidement compte qu’en fait, il attend surtout que je libère le lavabo, au dessus duquel je suis penché depuis au moins cinq bonnes minutes, à me laver les mains, encore et encore, dans une succession de gestes presque mécaniques, l’esprit complètement ailleurs. « Bon, tu t’bouges le nabot ? » J’arque un sourcil en m’offusquant un peu, quand même. C’est clair que j’suis pas très grand mais de là à me traiter de nabot... « Oui bah ça va hein, pas la peine de s’énerver ! » Ma voix est vaseuse, ma bouche pâteuse et mon air peu convaincant, mais on fera avec. Je me décale un peu pour me sécher les mains dans la serviette humide qui pend sur son crochet avant d’enfin quitter les toilettes. Je titube, pousse la porte, manque de percuter un monsieur muscles au bronzage impeccable et parviens à rejoindre la table de mon groupe d’amis, tant bien que mal. On me demande si j’ai croisé une belle inconnue sur le chemin, pour avoir mis autant de temps, et je me contente de rire niaisement en lâchant un hoquet bruyant. Je me hisse sur l’un des tabourets et me sens soulagé d’être enfin assis, sur un siège stable, qui ne va pas céder à tout moment sous mon poids, contrairement à mes jambes engourdies par l’alcool. Sans que j’aie le temps de dire quoi que ce soit, un nouveau verre se pose sous mes yeux. Le liquide a une couleur bizarre, un peu bleutée comme ça, qui ne présage rien de bon. Pourtant, même si je sais par avance que c’est une mauvaise idée, je l’attrape et le vide d’une traite. L’alcool m’enflamme la bouche, la gorge, le tube digestif puis l’estomac et une douleur vive vient envahir mon crâne pour laisser finalement place à la béatitude la plus absolue. Je me mets à rire bêtement, pour rien, parce que c’est drôôôôôle ! Je balaye la salle du regard, où se déhanchent des dizaines d’inconnus dans un état moins pitoyable que moi. Puis, mes yeux se posent sur une jolie blonde, à la chevelure de licorne et aux grands yeux océan de sirène. Ses lèvres sont si pulpeuses et ont l’air si douces que j’ai déjà envie de les embrasser ! Je me fais vite griller par mes potes à cause de mon regard trop insistant sur cette inconnue et bientôt, l'un d'eux me lance un défi : tenter d'obtenir son numéro malgré mon état d'ébriété plus qu'avancé. « Vous me d'vrez tous une bière si j'arrive à avoir son numéro ! » Des éclats de rire moqueurs s'envolent tandis que certains ont la présence d'esprit de me faire remarquer que je ferais mieux de décuver un peu avant de penser à siffler d'autres verres mais je suis déjà trop loin pour entendre leurs commentaires. Je m'avance dans la foule mouvante, évitant de justesse des danseurs un peu trop envahissants, les iris émeraudes rivés sur la silhouette au corps sculpturale qui se précise au fil de mes pas. Plus je m'approche et plus le visage de cette inconnue m'éblouit. Comment une telle créature peut-elle être simplement assise au comptoir, sans être entourée d'une dizaine de vautours tous prêts à lui offrir un verre ? Peut-être les a-t-elle déjà envoyé sur les roses, sans la moindre once de pitié ? Pas grave ! Qui ne tente rien n'a rien. Puis qui sait ? Peut-être que cette femme pourrait être la femme de ma vie ! Bon, là, j'avoue qu'il est un peu tôt pour s'avancer mais on peut rêver un peu, non ? Sans que j'ai eu le temps de m'en rendre compte, je suis déjà à sa hauteur et tout à coup, je perds un peu de mon aplomb habituel, troublé par les grandes opales qui se posent sur moi. Ma respiration se coupe instantanément et nerveusement, je fais glisser mes doigts sur les bords du col de ma veste de costume, costume que je n'ai pas pris le temps de retirer entre le boulot et mon naufrage dans ce lieu obscur et bruyant.

Sans que la jeune femme m'y ait invité, je m'installe sur le tabouret voisin sans la quitter du regard. Un sourire niais toujours plaqué sur les lèvres, je veux poser mon coude sur le bord du comptoir, qui se trouve plus loin que ce que j'avais estimé. Mon bras tombe dans le vide mais je l'arrête dans son élan, histoire de pas me fracasser sur le sol comme une merde et de perdre définitivement la face devant la demoiselle. Quel boulet je suis ! Je me mets à pouffer tout seul et je tente d'évaluer les chances qu'il me reste de décrocher le numéro de cette magnifique jeune femme après cette entrée en matière plus que foireuse, alors que je n'ai même pas encore ouvert la bouche. Bon, elle ne s'est pas encore enfuie après tout, alors il vaut mieux tenter le tout pour le tout ! Je tente d'afficher mon sourire le plus séduisant mais vu la quantité d'alcool qui coule dans mes veines, ça doit surtout me donner l'air encore plus inquiétant. « Bonsoir Raiponce. Flynn Rider, enchanté. Tu l'sais pas encore, mais d'après le dessin animé, on est censé finir ensemble, avoir une dizaine de magnifiques bambins et une licorne dans notre château magique. Mais j'te propose de commencer les choses simplement, avec un verre que tu me laisserais t'offrir par exemple. » J'ai presque du mal à croire qu'autant de mots soient sortis de ma bouche d'une seule traite, presque sans aucun bafouillages. Me dandinant un peu sur mon tabouret, le regard un peu brouillé par l'euphorie du moment, je lui pose une question dont la réponse déciderait de la suite de notre entretien : « Alors, t'en penses quoi ? T'acceptes ? »
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Lisbeth O. Edern
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Jeu 6 Sep - 23:14
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Lisbeth & Daniel



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tout ce que tu demandais, c’était une soirée typiquement clichée filles. Deux ou trois nanas, dans un salon, à manger de la glace dans ces pots si célèbres, devant un film comme Bridget Jones, le genre de comédie romantique faite pour les filles. Tu es loin de déprimer, car après tout, pourquoi tu le ferais ? Tu es officiellement diplômée, et d’ici quelques jours, tu vas commencer ton travail à Vogue, ce magazine que tu adores, que tu idéalises depuis que tu as le droit de te l’acheter toi-même. Certaines personnes pourraient dire que ta vie est parfaite, que la chance te sourit, mais ce n’est pas réellement ton avis, d’où cette envie de soirée assez tranquille, à se plaindre des mecs à cause de leur comportement idiot, par exemple. Mais non, c’était trop demander. À la dernière minute, l’un de tes amies a donné le ton : soirée dans un bar. Une nouvelle qui a provoqué ta joie, de façon sarcastique. Et c’est ainsi que tu te retrouves dans ce lieu, assises sur un haut tabouret, face au comptoir, avec un énième verre devant toi, sans la moindre idée de l’heure qu’il est. Tu es détendue, grâce à l’alcool qui circule dans tes veines, et aux discussions futiles que tu peux avoir avec tes amies. La soirée est légère, et même si elle ne se passe pas dans le fond de ton canapé, c’est pas si mal, tout compte fait. Tu n’es pas ivre, mais tu es loin d’être sobre, c’est indéniable. Au fond de toi, tu sais que la meilleure chose à faire est de quitter le bar, de savoir être raisonnable et retrouver la sécurité de ton appartement, sauf que la petite voix qui devrait te souffler ces mots n’est pas là. Le petit angelot s’est fait dégagé par le petit diablotin, présent que ton autre épaule, visiblement. Mais après tout, qui viendra te faire la morale à cause de ça ? Il n’y a personne qui t’attends, nul part, alors à quoi bon mettre des limites. C’est sur cette pensée que tu saisis le verre face à toi, que tu le portes à tes lèvres, pour le boire cul-sec, laissant l’alcool t’enivrer davantage.

Une heure, ou deux heures du matin, qu’est-ce que t’en sais. Tes pensées ne sont pas tournées vers l’heure que ton téléphone indique, mais par la conversation que tu tentes péniblement de suivre. Il faut dire que tu écoutes qu’à moitié des mots de ton amie, tellement ce qu’elle te raconte est ennuyeux. Mais genre mortellement ennuyeux. Heureusement que l’alcool que tu ingurgites te maintient éveillé, sinon, ça ferait un bon moment que tu dormirais grâce à ses histoires. Pourtant, certains mots réussissent à capter ton attention. Une histoire de gars, qui s’approche de toi, avec beaucoup trop d'aplomb pour passer sans s’arrêter. Et là voilà qui se lève de son tabouret, soit disant pour te laisser tranquille, un sourire bien trop mesquin sur tes lèvres pour te plaire. Des tiennes, tu es déjà en train de lui mimer un “traîtresse”, sans qu’aucun mot ne filtre. Tu laisses l’air sortir de tes poumons, dans un délicieux soupir, celui qui doit te donner un peu de courage pour ce qui va suivre. Tu connais la chanson, les phrases clichées, que l’on trouve dans des livres comme “la drague pour les nuls”, et une invitation à boire un verre, puis un second, et pour finir, une proposition à finir la soirée ailleurs, ou autrement dit : coucher ensemble. Ce n’est pas la première fois que ça t’arrive, il suffit d’être dans un bar pour se faire aborder, mais à chaque fois, c’est la même chose, tu utilises ton franc parler pour les remettre à leur place. Et c’est probablement ce qu’il va se passer, d’ici quelques minutes, pour le pauvre malheureux qui s’est décidé à venir vers toi. C’est d’ailleurs vers lui que tu tournes la tête, que tu poses ton regard. Tu l’observes, autant que tes sens te le permettent, sans prononcer le moindre mot. Ils sont assez rares, dans un bar, les hommes en costume d’un prestige supérieur. Et puis, tu le vois s’installer, sur le tabouret à côté du tien, avec une maladresse touchante. La quantité d’alcool dans ton sang doit être assez élevée, mais très timide en comparaison de la sienne, s’il arrive à manquer le comptoir à quelques centimètres. Une vision qui te tire un rire discret, que tu ne contrôles pas vraiment. Ça pourrait s’arrêter là, à un simple échange de regard, mais finalement, il ouvre la bouche, et te sort une réplique à mourir de rire. C’est bien la première fois que tu entends ça, cette allusion à l’un des Disney, juste pour justifier sa présence à tes côtés. « Lisbeth. Moi c’est Lisbeth, et pas Raiponce. Je crois que tu t’es trompée de fille. » Lui dis-tu, avec un petit haussement d’épaule, comme si tu étais désolée, alors que tu t’en moques royalement. Comme d’habitude, c’est cette manie de parler sans réfléchir, qui prend le dessus. Le franc parler qu’on te reproche, dans certaines situations, et qui dans le cas de ce soir, pourrait déjà mettre un terme à cette discussion, à peine commencée. Mais tu es de bonne humeur ce soir, meilleure qu’elle ne l’était à son début, et c’est bien grâce à ça que tu reprends, avant qu’il ne décide de s’en aller. « Mais en attendant que ton grand amour débarque dans le bar, j’accepte le verre. Peut-être même deux, car vu la chevelure, elle risque de mettre du temps pour arriver. » Un sourire amusé par ta connerie étire tes lèvres, que déjà, tu fais signe au barman de ramener deux autres verres sur le comptoir. Il ne faut pas longtemps pour les avoir d’ailleurs, et encore moins de temps pour que du dos de ton doigt, tu en fasses glisser un vers cet inconnu. « Il ne faut pas me demander ce que c’est, ça fait longtemps que je ne pose plus la question. De toute façon, à partir d’un nombre de verre, tous les alcools ont le même goût, non ? »

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Daniel Aberline
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Jeu 13 Sep - 0:51

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Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le cœur battant à toute allure, maintenant que je suis installé sur le tabouret à quelques centimètres de la jeune femme convoitée, j'ai presque du mal à laisser sortir des mots de ma bouche. Je ne dois pas me tromper, je le sais. Il ne faut rien dire de complètement déplacé pour ne pas passer pour le pervers de service, ni de trop ordinaire, pour ne pas être placé définitivement dans la case quelconque et sans étoffe. L'exercice est intéressant mais extrêmement compliqué quand on a plus d'une dizaine de verres de bières et d'alcools en tous genres au compteur. En plus, les grands yeux bleus de la jeune femme me troublent plus que je le souhaiterais, ce qui ne m'aide pas franchement à rassembler mon courage pour l'aborder. Est-ce que c'est légal d'avoir des yeux aussi beaux, aussi grands ? Si grands qu'ils semblent pouvoir sonder les profondeurs de mon âme en moins d'une seconde. Cette pensée infondée et complètement loufoque me rend nerveux. Il semblerait que Daniel Aberline, le coureur de ses dames, perde tout à coup ses moyens devant cette belle inconnue. Qu'a-t-elle donc de si spécial ? Puis, après avoir loupé le comptoir de plusieurs centimètres en lâchant un rire des plus niais, je finis par ouvrir la bouche, scellant sans doute mon sort pour les prochaines minutes. J'ai l'impression que mes mots ont au moins le don d'arracher un sourire à la jolie blonde, et je suppose que c'est un bon point. Mais rien n'est gagné pour autant. J'attends la suite avec une certaine appréhension, posant mes yeux vert d'eau sur l'inconnue, sans plus être capable de détacher mon regard de son visage qui dégage une douceur inouïe. Les lèvres divinement ourlées de la princesse du comptoir s'ouvrent enfin et je suis littéralement suspendu aux paroles qui s'échappent de sa bouche. Sa voix est douce, un peu suave avec des intonations presque sensuelles. Mais la réponse n'est pas exactement celle que j'attendais. Elle est trop floue, trop évasive pour mon cerveau embrumé par l'alcool. Pas franchement indulgente pour un pauvre type dans mon état, cette Lisbeth. Qu'est-ce que je suis censé comprendre, au juste ? C'est un oui timide ou un non déguisé ? Incapable de trancher, je fronce les sourcils, l'air hébété. « Oh. » est la seule onomatopée que je parviens à articuler. Une syllabe, une seule, extrêmement brève, pour exprimer toute l'incompréhension qui me submerge alors. Je m'apprête à reposer la question à la jeune femme, d'une manière paraphrasée, mais elle prend les devants, mon esprit étant quelque peu ralenti par l'éthanol et nettement moins vif qu'en temps ordinaire. « Je te remercie, c'est extrêmement généreux de ta part. J'espère juste que ta décision n'est pas uniquement motivée par la pitié. Quoi qu'il en soit, je crois que c'est pas si mal, finalement, si Raiponce se pointe avec du retard. Voire même si elle vient pas du tout. » Un sourire séducteur s'empare de mes lèvres tandis que je me tourne prudemment vers le comptoir - faudrait pas tomber maintenant du tabouret, ce serait tellement gênant - pour y appuyer mes avant-bras et retrouver la sécurité d'une stabilité plus étendue.

Lisbeth prend les devants, fait signe au barman de poser deux verres devant nous et je tends immédiatement un billet à ce dernier pour régler les deux boissons. L'adrénaline de la nouvelle rencontre m'a remis un peu les esprits en place et mon cerveau semble retrouver petit à petit le chemin de la cohérence. Mais plus pour très longtemps, puisque la jeune femme fait déjà glisser du bout des doigts le verre sur le comptoir jusqu'à moi. Mes yeux suivent la course du contenant transparent, jusqu'à ce qu'il atterrisse entre mes paumes brûlantes. Je jette un rapide coup d’œil dans la direction de Lisbeth, réalisant soudainement que je ne lui avais toujours pas livré mon prénom. « Au fait, moi, c'est Daniel. Enfin, tout le monde m'appelle Dani. » lancé-je sur un ton détaché en replongeant mon regard dans le liquide légèrement visqueux qui lèche doucement les parois du verre, suivant les mouvements circulaires que je lui appliquais. « Oh, je pense que tu t'y connais mieux que moi à ce sujet alors je te fais confiance. Je suis pas vraiment du genre à boire de l'alcool à outrance... » soufflé-je sur un ton un brin sarcastique, portant déjà à ma bouche le verre d'alcool, pour servir de cerise sur le gâteau de l'ironie. Les saveurs ne me disent rien et leurs subtilités sont en partie masquées par l'important volume d'alcool qui compose la boisson. « Maintenant qu'on est un peu plus intimes toi et moi, unis par la dégustation de ce breuvage mystérieux, je suppose que je peux me permettre une question plus personnelle ! » En vérité, je ne laisse pas vraiment le choix à la jeune femme puisque je ne compte absolument pas attendre son autorisation pour entamer mon interrogatoire en bonne et due forme. « Est-ce que ton cœur appartient déjà à un heureux élu ou un veinard qui s'ignore encore, ou est-ce que je peux encore nourrir le maigre espoir que tu affoles le mien d'ici quelques semaines ? » Après tout, Lisbeth devait bien se douter que je ne l'avais pas abordée uniquement pour parler de la pluie et du beau temps ou pour la complimenter sur l'éclat de sa chevelure d'or. Et si elle avait accepté le verre que je lui offrais, je pouvais encore espérer qu'elle soit célibataire, ce qui, au vu de sa beauté, relevait presque du miracle.
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Lisbeth O. Edern
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Jeu 13 Sep - 22:36
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Lisbeth & Daniel



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il faut dire ce qui est, ce gars est dans son jour de chance. D’ordinaire, tu détestes ce genre de comportements. En fait, depuis toujours, tu n’aimes pas être abordée dans un bar, avoir la sensation de n’être qu’un morceau de viande, que l’on choisit dans la foule, et qui devient la cible de la soirée. Il faut dire que les comportements de drague te mettent de mauvaise humeur, toi qui est assez réfractaire à l’engagement, et à toutes ces histoires à l’eau de rose. Les voir sur l’écran de ta télévision passe comme une lettre à la poste, tu adores regarder des comédies romantiques, c’est même ce que tu voulais faire de ta soirée, à la base, mais les vivre… trop peu pour toi. Pourtant, il y a un petit quelque chose chez cet homme qui te pousse à revoir ton jugement, à lui accorder l’exception à ta règle. Tu ne sais trop dire si c’est son culot, sa technique de drague assez lourde pour être efficace, ou bien cette maladresse qu’il peine à dissimuler, mais il y a quelque chose qui fait que tu es prête à passer un bout de soirée en sa compagnie. De toute façon, tes copines t’ont lâchement abandonné pour aller… pour aller où tiens ? Le plus sage serait d’aller chercher la réponse par toi même, en déambulant dans le bar, au cas où elles auraient des ennuis, mais ton esprit ralenti par l’alcool ne t’y fait pas penser. Et puis, tu es occupée à présent. Occupée à donner ton prénom à ce jeune homme, car sincèrement, as-tu une tête de princesse Disney ? Non, en fait, même si c’était le cas, tu refuserais le rôle sans la moindre hésitation. Est-ce donc cela que l’on apprend aux petites filles de nos jours, qu’elles vont tomber sur un prince charmant, vivre une belle vie, avoir un mariage digne d’un roi et d’une reine, et avoir pleins d’enfants ? À quel moment dans l’histoire place t-on les problèmes d’argent, le loyer à payer, la routine d’un travail qui peut ne pas être plaisant pour l’un ou l’autre, la dépression causée par les enfants, ou les infidélités du mari ? Car c’est bien beau de faire miroiter un monde parfait, alors que la vraie vie est bien plus sordide que ça. Tu préfères largement être Lisbeth Edern, future assistante à Vogue, fièrement célibataire, que la Princesse Lisbeth, promise à un homme qui ne fera rien de sa vie, à part avoir le titre de Prince. Quoi qu’il en soit, tu reprends assez rapidement la parole, car ta réponse n’était pas bien claire. Tu acceptes sa compagnie, ainsi que de partager un verre, sous prétexte de faire passer le temps, avant que sa dulcinée n’arrive. « De la pitié ? Si j’avais pitié de vous, j’aurai proposé de vous offrir un verre. Or ce n’est pas le cas. De plus, je trouve que Raiponce ne mérite pas Flynn Rider. Après tout, leur rencontre repose sur le hasard, sur le fait qu’il soit accidentellement tombé sur le passage menant à la tour. Quelques centimètres sur le côté, et il n’avait jamais connaissance du passage. Raiponce serait toujours dans sa tour. Et Flynn Rider… avec une autre femme. » C’est officiel, tu as dépassé le nombre de verres limites pour ton organisme, car quelle personne saine d’esprit ose débuter un débat sur un Disney. C’est un peu comme vouloir griller ses chances, dès les premières minutes de discussion. À ce rythme, autant lui parler de ta vie amoureuse catastrophique, ou t’inventer une maladie incurable, tant que tu y es.

Mais tu ne dis rien de tout ça, tu préfères empirer ton taux d’alcoolémie, en commandant deux nouveaux verres de ce que tu avais devant les yeux. Tu ne sais même pas ce que c’est, car tu n’es pas à l’origine du choix. Tu aurais pu demander à ta copine, mais comme elle n’est pas là, tu vas devoir faire avec, et poursuivre cette dégustation à l’aveugle. Les verres sur le comptoir, tu déplaces délicatement l’un d’eux vers ton inconnu, qui ne le reste pas très longtemps, car déjà, il se présente sous le prénom de Daniel, surnommé Dani par son entourage. « Enchantée, Daniel. » Tu fais exprès d’accentuer sur son prénom, juste pour montrer que tu n’es pas comme tout le monde, que tu n’es pas une petite brebis qui suit bêtement le troupeau. Et oui, tu les vois venir les “mais tu fais quoi là, Lisbeth ?”. Tu es peut-être en train de flirter, effectivement, mais quitte à faire une exception, autant jouer le jeu jusqu’au bout, non ? « Et tu as raison. Je suis une spécialiste en la matière. Je travaille ici en plus, mais c’est mon jour de repos, alors j’en profite pour passer de l’autre côté du bar. » Lui dis-tu, sur un ton aussi sarcastique que le sien. Toi, en barmaid, on aura tout entendu. L’ambiance ne te déplairait pas, c’est certain, mais alors avec tes deux mains gauches, il y aurait plus de verres au sol qu’entre les mains des clients. Autant dire que tu n’es pas une bonne affaire, dans ce milieu. Tes doigts resserrent le verre, que tu portes à tes lèvres pour avaler son contenu d’un cul sec, avant de reposer le verre sur le comptoir. Ce n’est pas le premier que tu ingurgites ce soir, mais à force de les multiplier, tu trouves le goût immonde. Il faudrait vraiment songer à changer de boisson, si tu ne veux pas être malade dans la nuit, quoique, on dit aussi que les mélanges d’alcool sont mauvais pour le réveil, à part si on souhaite une bonne gueule de bois. Mauvaise nuit, ou tête dans le cul toute la matinée ? Choix cornélien. Tes doigts se détachent du verre pour venir plonger dans ta chevelure, glissant dedans pour les recoiffer, d’un geste sûr, tout en tournant la tête vers Daniel, qui semble retrouver l’assurance du début. Il est direct dans sa question, mais étrangement ce soir, ça ne te dérange pas. « La seule personne à détenir mon coeur, c’est moi. Je n’ai pas de mari, pas d’amant, pas de petit ami, de sexfriends ou tout ce que tu veux. Si tu souhaites nourrir l’espoir que je puisse être à l’origine d’une accélération de ton rythme cardiaque dans plusieurs semaines, fais donc, mais je dois te prévenir que je ne suis pas une fille facile à dompter, faut s’accrocher. » Tu ne sais même pas pourquoi tu lui sors ce discours, car il est loin de refléter la vérité. Il y a bien un petit caractère de feu, niché à l’intérieur de toi, mais tu n’es pas cette femme si sûre d’elle quand on aborde les sentiments. Tu es plutôt peureuse de l’amour, de l’engagement, de la proximité. Tu as été blessé une fois, et tu as désormais peur de ressentir cette même douleur, à nouveau. « Alors, qu’est-ce que tu décides. Tu relèves le défi, ou tu déclares forfait ? »

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Daniel Aberline
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Mer 19 Sep - 19:45

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Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Cette soirée est, semble-t-il, la soirée de tous les miracles. En effet, mon atterrissage sans encombres sur le tabouret voisin de cette jolie blonde et cette conversation que j'étais parvenu à entamer, l'air de rien, avec plus de deux grammes d'alcool dans le sang relèvent presque du prodige, et j'en suis pas peu fier ! Mais même si Lisbeth a quelques verres en moins au compteur, son attitude me laisse penser qu'elle est un peu saoule. Ou, au minimum, pompette ! Moi, je l'avoue, ça fait quand même un peu mes affaires. L'état d'ébriété avancé de la jeune femme augmente sûrement mes chances d'obtenir le précieux graal : son numéro de téléphone. Quelques chiffres griffonnés sur un bout de papier et je serai l'homme le plus heureux du monde mais je suis encore loin de l'objectif final. Avant d'y accéder, il me faudra passer par une série d'épreuves extrêmement complexes, dont un débat - qui s'annonce déjà interminable - sur le bien fondé de la rencontre de Flynn et Raiponce dans le Disney centré sur la princesse à la chevelure infinie. « Tu sais, moi, j'crois pas au hasard. Si Flynn se trouvait au bon endroit, au bon moment, c'est peut-être parce que le destin en a décidé ainsi. Qu'en savons-nous, au juste ? Peut-être que c'était écrit, depuis la création de l'univers, qu'il rencontrerait Raiponce parce que c'est elle, la femme de sa vie ! D'ailleurs, je ne pense pas avoir atterri non plus par hasard sur ce tabouret... » Je jette un coup d’œil vers le sol, qui me paraît extrêmement éloigné. J'ai tout à coup le vertige, comme si j'avais l'impression d'être suspendu dans le vide, alors qu'il me suffirait de retirer mes pompes hors de prix des repose-pieds et d'étendre les jambes pour toucher le parquet huileux. « Puis... Tu trouves pas que notre société est trop basée sur le mérite ? Il faut toujours mériter les bonnes choses qui nous arrivent, parce qu'on aurait fait des trucs extraordinaires comme... sauver des bébés phoques. Et les gens qui ont fait des erreurs par le passé, alors ? Ils ont pas droit à une seconde chance et ne méritent rien ? Peut-être que Flynn a pas besoin de mériter Raiponce pour croiser sa route et avoir envie de l'aimer ! » Cette discussion un peu trop philosophique, partie de rien, me fait comprendre que... j'ai vraiment beaucoup trop bu. Je jette un rapide coup d'oeil dans la direction de Lisbeth, pour m'assurer qu'elle ne s'est pas endormie entre temps. « Ah, ça va, t'es toujours vivante, ça me rassure. J'avais peur que tu sois morte d'ennui. Je parle trop, parfois. » Aveu de l'un de mes défauts les plus visibles, que je fais en me dandinant sur mon tabouret, incapable de rester en place plus de deux secondes.

Un verre entre les mains, j'observe le liquide liquoreux et suspect pendant quelques secondes, comme si je découvrais l'alcool le soir-même, ce qui est très loin d'être le cas. Ça fait bien des années que ce breuvage n'a plus aucun secret pour moi. « De même, Lisbeth. » réponds-je simplement à la formule de politesse énoncée un instant plus tôt par la jeune femme, qui avait pris soin de prononcer mon prénom complet, contrairement à la coutume adoptée par mon entourage. Ce choix délibéré a le don de me faire hausser un sourcil mais je m'abstiens de tout commentaire. Je découvre, avec une certaine joie, que Lisbeth est une jeune femme pleine d'esprit et d'humour qui ne manque pas de répartie. J'ai l'impression qu'elle pourrait rendre n'importe quel sujet ennuyeux intéressant et ça, c'est plutôt un très bon point. Je lui réponds sans accorder le moindre crédit à ses paroles : « Une barmaid ? T'es un peu la dealeuse d'une drogue légale, en quelque sorte. Une bad girl. C'en est presque excitant. » Le regard brillant, accroché à celui de la jeune femme, je l'observe de longues secondes jusqu'à ce qu'elle porte son verre à ses lèvres pour le vider d'une seule traite, sans broncher. Je la dévisage avec un air faussement offusqué avant d'avouer, à contre cœur : « T'as une sacrée descente, bordel ! Bon, allez, j'te suis. » Ni une, ni deux, je siffle le liquide à mon tour, en grimaçant quand l'alcool me brûle l’œsophage au passage. Je savais que j'allais amèrement regretter cette décision au petit matin mais pas grave ! J'aime vivre dangereusement. « Si j'suis pas en état d'aller au boulot demain matin, tu seras la seule responsable ! » lancé-je en commandant deux nouveaux verres. Mon regard ne quitte plus Lisbeth quand elle glisse avec grâce ses fins doigts dans sa chevelure, faisant voler quelques mèches derrière elle. Complètement fasciné par cette fille, mais sans trop comprendre pourquoi, je ne peux m'empêcher de laisser mes yeux lécher sa peau satinée, qui semble être d'une douceur incomparable. Je laisse échapper un rire amusé à la description que Lisbeth livre d'elle-même, tant elle invite au défi et à la ténacité. Lorsqu'elle formule la question d'une façon plus directe, j'ose espérer pouvoir y déceler une pointe d'intérêt. Dois-je comprendre qu'elle flirte avec moi, désormais ? Pour la faire languir un peu, je fais mine de réfléchir sérieusement à la proposition, passant ma main dans mes cheveux en grimaçant d'incertitude. Puis, je me tourne enfin vers Lisbeth en poussant un long soupir décisif. « Lisbeth, sache que je ne suis pas le genre d'homme à reculer devant les défis, aussi grands soient-ils. Alors prépare-toi déjà à l'idée de me revoir bientôt. Enfin, si t'es toujours partante ? » Sait-on jamais, la jolie blonde pourrait s'être dégonflée à la seconde où ma réponse avait passé le pas de mes lèvres. Je descends précautionneusement de mon tabouret, pour éviter de m'étaler devant tout le monde - et, surtout, devant Lisbeth - et rapproche mon siège de celui de la jeune femme. Je m'y installe de nouveau et je me rends compte que seuls quelques centimètres me sépare de Lisbeth à présent, si bien que nos épaules se frôlent presque. Pour justifier ce rapprochement, je sors une excuse bidon qui ne doit pas être très crédible : « Cette musique va tellement fort ! On ne s'entend plus ! » C'est faux, bien évidemment. Complètement faux. Le volume de la musique était plus que respectable et a priori, je n'avais pas de problème d'audition. Le barman dépose enfin nos verres juste sous nos nez. J'attrape l'un d'eux et tend l'autre à Lisbeth, me tournant légèrement vers elle pour réduire encore la distance entre nos deux visages. « J'espère que cette proximité ne te dérange pas trop ? » Mon ton est innocent, mais pas mon regard qui, lui, en dit long. Je lève alors mon verre vers la jeune femme, un sourire au bord des lèvres : « On trinque ? Au hasard pour toi, et au destin pour moi. »
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Lisbeth O. Edern
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Jeu 20 Sep - 15:36
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Lisbeth & Daniel



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tu ne sais pas si tu dois le maudire d’être arrivé avec cette phrase d’accroche pathétique avec comme personnages centraux deux protagonistes de Disney, ou le remercier, car alors que ça aurait dû être qu’un détail, cette discussion prend une tournure plus… sérieuse. L’alcool dans vos organismes doit être en grande partie responsable, car en temps normal, jamais, mais ô jamais, tu ne lancerais un débat sur des personnages d’un dessin animé. Il y a des limites à la connerie, limites qui s’effacent avec un ou deux verres de trop. Si seulement tu pouvais t’en souvenir pour l’avenir, tu pourrais être préparée à cette honte, mais avec la chance que tu as, tu vas sûrement oublier ce détail après une nuit de sommeil. « Techniquement, c’était écrit, par les scénaristes du dessin animé, un peu comme pour tous les Disney, le prince doit finir avec la princesse, à quelques détails prêt. Ce qui est d’un ennui, franchement, heureusement qu’ils se sont améliorés avec les années, avec par exemple Merida, dans Rebelle, qui épouse personne, Elsa dans la Reine des Neiges, que l’on soupçonne d’être lesbienne mais il faudra attendre un potentiel deuxième film pour que ça se confirme ou non, ou même Vaiana, qui n’a aucune histoire amoureuse. » Il va falloir que quelqu’un te dise d’où tu tiens ces informations, et comment tu fais pour les retenir avec une facilité déconcertante. Il faudrait aussi que tu arrêtes ce genre de passe-temps, que tu t’orientes vers de vrais films, et non les programmes pour enfants, car là, c’est assez effrayant pour une jeune femme de vingt cinq ans, non ? Si tu as réussi à suivre le début de son raisonnement, assez pour y répondre, il faut avouer que pour la suite, tu décroches un peu. Tu te perds dans les notions de mérites, mélangés à cette histoire entre Flynn Rider et Raiponce, tellement que tu ne sais pas quoi lui répondre, que tu te retrouves à court de mot. Un silence qui semble être déjà inhabituel à ses yeux, et qui le pousse à reprendre la parole, sur un ton plaisantin. « Je suis toujours vivante, juste un peu larguée là... » Tu le dis sans mal, alors que dans un état normal, tu n’aurais probablement pas relevé cette information. C’est l’un des effets pervers de l’alcool, celui de délier les langues, comme si en buvant le premier verre, on se contraignait à un élixir de vérité. Et le pire ? C’est qu’on a beau avoir conscience de ça, on ne peut pas s’empêcher de recommencer la fois suivante !

Les présentations faites, et un verre d’alcool entre les doigts, tu te surprends à raconter n’importe quoi, à utiliser un petit détail pour créer une histoire, qui est loin d’être la vérité. Une barmaid, en voilà une idée saugrenue, surtout avec ta maladresse, qui où est le mal à imaginer une autre version de sa propre vie. Dans celle-ci, tu peux être adroite de tes mains, et prospérer dans le monde de la nuit, et des alcools divers et variés. Un sourire mutin étire tes lèvres en réaction des paroles de Daniel, sans pour autant dire quoique ce soit. Tu te contentes de vider d’une traite le verre qui était précédemment entre tes doigts, qui ne l’est plus, à présent face à toi, sur le comptoir, privé de son liquide transparent. Il est vrai que c’est rare de voir une femme aussi à l’aise avec l’alcool, mais c’est ça de vivre aux côtés d’un cousin du même âge, qui a une capacité à boire de l’alcool plus élevé que la tienne. Ça pousse au surpassement, sans aucun doute. « Car tu comptais aller travailler demain, dans cet état ? Tu as de l’espoir dit donc. » À moins d’avoir une excellente capacité à retrouver ses esprits, et à éliminer l’alcool de son organisme, le jeune homme risque d’avoir une sacrée gueule de bois demain matin, accompagnée d’un mal de tête bien placé. Si avec ça, il parvient à travailler, c’est qu’il doit pas faire un boulot très compliqué. Sans demander quoique ce soit, tu vois une seconde tournée se profiler, sur son ordre, et même si la raison te pousse à décliner, tu décides de l’ignorer. À la place, tu réponds à la question de Daniel avec une sincérité sans faille. Tu ne cherches pas à te vendre, à donner la meilleure image de toi, car à la base, tu ne venais pas ici pour draguer, tu n’avais aucune envie de finir la soirée avec quelqu’un. C’est peut-être pour ça que ton jeu se fait à l’envers, que tu oses parler de ton caractère, formulant tes mots sous la forme d’un défi, sans réellement t’en rendre compte. Sourire aux lèvres, fière de tes mots, tu attends avec impatience sa réaction. Sa grimace ne te dit rien qui vaille, aurais-tu été un peu trop loin, assez pour le faire fuir ? Tu aurais pu le croire, jusqu’à ce que ses mots sortent de ses lèvres, et agrandissent un peu plus ton sourire. « Je le suis, reste à savoir si avec moins d’alcool dans le sang, tu sois toujours aussi sûr de toi. » Lui dis-tu en appuyant tes mots d’un regard perçant vers lui. Suite à ça, tu le vois descendre de son tabouret, et pendant une seconde, tu te dis qu’il va s’en aller, comme ça, jusqu’à ce que tu comprennes que c’est tout le contraire qui se profile, qu’il se rapproche seulement de toi. Un rapprochement justifié par le volume de la musique trop élevé à son goût, qui empêche d’avoir une conversation agréable. Tu es loin d’être convaincue, mais fais mine de ne pas en tenir compte, car en vérité, ça ne te dérange pas. Tu détournes la tête un court instant, pour voir le barman déposer deux nouveaux verres sur le comptoir, dont un qui se retrouve entre tes doigts, par les soins de Daniel. La distance entre vous se réduit à vu d’oeil, ne laissant que quelques centimètres entre vos visages. « En aucunement. » Une réponse que tu lui donnes, à propos de cette proximité entre vous. Tu pourrais tout faire pour remettre de la distance, mais il semblerait que le poison dans ton sang te pousse à jouer avec le feu ce soir, par tous les moyens possibles. « Tant que tu ne trinques pas au mérite, tu peux trinquer à tout ce que tu veux. Mais au hasard alors. » Tu relèves ton verre, et viens le faire trinquer contre celui de Daniel. Ton regard ne quitte pas le sien, quand tu portes le verre à tes lèvres, bien que cette fois, tu ne fais pas la bêtise de le boire entièrement, mais seulement de moitié. Tu sais déjà reconnaître les premiers signes de son effet, et le meilleur moyen d’empirer ton cas serait d'enchaîner les shots, or ce n’est pas spécialement dans tes projets. Le verre de retour sur le comptoir, tu te tournes un peu plus dans sa direction, prenant appui sur le comptoir en posant ton coude dessus, et glissant ta tête dans le creux de ta main. « Alors dis-moi, Daniel, qu’est-ce que tu fais dans la vie, à part être dans un bar un soir de semaine, dans un costume hors de prix ? »  

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Daniel Aberline
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Mar 25 Sep - 15:06

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Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les yeux rivés sur les lèvres de Lisbeth qui se meuvent pour me faire profiter de sa théorie sur les histoires d'amour ennuyeuses contées dans les dessins animés, je fronce les sourcils, faisant mine de m'offusquer avec elle devant tant de clichés. Je hausse doucement les épaules, finissant par abandonner ce débat qui s'éparpille un peu trop pour moi et que je ne suis pas certain de pouvoir gagner face aux arguments en béton de la jeune femme. « Tu as raison. En revanche, je dois t'avouer quelque chose et j'espère ne pas ruiner toutes mes chances en faisant ça mais... Je n'ai jamais vu Vaiana. » Mes connaissances en matière de dessins animés semblent pourtant plus que louable pour un jeune homme de vingt-six ans, qui n'est même pas encore père de famille ou parrain. Je me demande d'ailleurs quelle image je dois bien renvoyer à Lisbeth. Pas trop négative, de toute évidence, puisqu'elle n'a pas encore fui. Mais l'alcool me fait bientôt divaguer, parler plus que de raison et je manque presque d'assommer la jolie blonde avec mon discours un peu trop philosophique pour cette heure avancée de la nuit. « T'es pas larguée, juste un peu troublée. Mon charme commence à opérer, si tu veux mon avis... » Un petit sourire à la fois satisfait et insolent sur les lèvres, je porte mon verre à ma bouche pour en boire une nouvelle gorgée avant de le reposer sur le comptoir. J'ai bien du mal à cacher la fierté qui m'anime alors que je viens de sortir ma réplique la plus arrogante, et sans doute pas la plus fine. 

Quand je vois Lisbeth vider son verre d'alcool d'une seule traite, sans réfléchir et avec un naturel presque déconcertant, je me sens obligé de la suivre, quitte à le regretter le lendemain. Mon estomac qui se contracte après réception du liquide me laisse déjà comprendre que la gueule de bois qui va m'achever d'ici quelques heures sera des plus mémorables. Pourtant, il faudra que je fasse avec quand je devrai me rendre dans les bureaux de l'agence immobilière pour recevoir mes clients et effectuer quelques visites, ce qui semble beaucoup étonner ma partenaire de soirée. « J'y compte bien, en effet. Mais ce sera pas la première fois. C'est même presque devenu habituel, ces derniers temps... » Un léger haussement d'épaules pendant que je détourne le regard, observant les dizaines de bouteilles d'alcool rangées sur l'étagère derrière le barman qui s'affaire pour servir tous les clients du bar. Depuis ma rupture avec Alice, j'avais plongé dans une décadence dont je ne voyais plus le bout, enchaînant les soirées pour tenter de les oublier, elle et nos disputes interminables qui m'avaient anéanti en quelques mois. Mais je n'ai pas envie de m'attarder sur ce mauvais souvenir et je le balaye déjà en quelques mots : « Puis ce n'est pas comme si une magnifique jeune femme allait essayer de me convaincre, au petit matin, de ne pas quitter le lit dans lequel nous avons passé la nuit et de me retenir en me promettant mille baisers... » Un regard en coin jeté dans la direction de Lisbeth, sur ces paroles qui sonnent presque comme une invitation. Mon numéro de charme devient plus franc mais je prends soin de conserver ce ton léger qui m'évite de tomber dans l'indécence.

Un nouveau verre atterrit entre mes paumes quand Lisbeth me lance un défi qui me laisse entendre qu'elle commence à entrer petit à petit dans mon jeu de séduction et bientôt, j'ai l'impression que c'est elle qui flirte avec moi. Déjà sous le charme de ses traits d'esprit, je ne peux réprimer un sourire attendri lorsqu'elle m'avoue qu'elle n'est pas certaine que je puisse me montrer toujours aussi intéressé quand mon taux d'alcoolémie redeviendra proche de zéro. « Pourquoi je changerais d'avis ? Tu es drôle, vive, intéressante,... Et magnifique, aussi, ce qui ne gâche rien. Tu as un défaut inavouable, c'est ça..? » Un éclat brillant dans les yeux qui vise à faire avouer à la jeune femme ce qui pourrait me faire reculer, une fois la sobriété retrouvée, mais au fond de moi, j'ai le sentiment que Lisbeth n'a pas de défaut suffisamment oppressant pour occulter toutes ses qualités. Évidemment, je la connais à peine alors il s'agit davantage d'une impression que d'un véritable constat basé sur des faits vérifiables. Sur ces paroles, je ne résiste pas à l'envie de me rapprocher un peu plus de la jeune femme. Je descends de mon tabouret pour le faire glisser vers le sien et je me hisse à nouveau dessus, réduisant considérablement la distance qui me séparait de Lisbeth jusqu'ici. J'ai tout de même la délicatesse de demander à la jeune femme si cette proximité ne la dérange pas et elle m'assure que non. Je ne peux m'empêcher de jubiler intérieurement, convaincu qu'elle est sur le point de céder et que je la reverrai sans doute très bientôt. Je lui propose de trinquer et nos deux verres tintent l'un contre l'autre. Cette fois, la jeune femme a la présence d'esprit de ne pas vider l'intégralité de son verre, faisant preuve de plus de raison. Son regard perçant a le don de me troubler quelque peu et j'ai presque du mal à le soutenir. Lisbeth pose alors son coude sur le comptoir, logeant son visage dans sa main en me fixant intensément. La remarque qu'elle fait sur le prix de mon costume m'arrache un sourire réjoui. « Je suis content de voir qu'il existe encore des personnes capables d'apprécier des costumes de qualité tels que celui-ci. Je vois que tu es une femme de goût. » Un rire léger s'échappe de mes lèvres, tandis que j'adopte exactement la même position que Lisbeth, le coude posé sur le comptoir et la joue calée dans ma paume, mon visage ne se trouvant plus qu'à quatre ou cinq centimètres du sien, tout au plus. « Rien de très palpitant... J'suis agent immobilier. Je travaille au sein de l'agence Aberline. Tu connais peut-être de nom. » réponds-je simplement sur un ton détaché, attrapant mon verre laissé sur le comptoir pour le poser sur ma cuisse. Mon pied quitte le repose-pied de mon tabouret pour aller se poser sur celui du siège de Lisbeth, mon genou effleurant doucement la cuisse de la jeune femme. « Et toi, alors ? T'es pas vraiment barmaid, pas vrai ? Une jeune femme aussi éblouissante que toi, ça peut pas appartenir au monde de la nuit. Ce serait comme enfermer un magnifique papillon dans une boîte. » Un compliment un peu plus direct que je lance à Lisbeth avec un sourire rayonnant. Notre proximité physique commence à faire dérailler mon cœur, qui bat de plus en plus fort dans ma poitrine, au point que je l'entend tambouriner dans mes tempes. Spontanément mais avec délicatesse, je me penche en avant et approche dangereusement mon visage de celui de la jeune femme. Le bout de mon nez effleure celui de Lisbeth et suit doucement son arête dans un geste presque affectueux, qu'on aurait plutôt à l'égard d'une personne proche plutôt que d'une simple inconnue. Mes dents pincent ma lèvre inférieure avant que je ne parvienne à murmurer : « Tes lèvres ont l'air tellement douces. Ça me donne envie de t'embrasser... » La demande dissimulée derrière la formulation orale d'un simple désir semble trop rapide et brutale. Je m'en rends compte dès que ma bouche se referme mais il est trop tard. Les choses sont dites et il n'est désormais plus possible de revenir dessus. J'affiche une moue embarrassée, attendant que la jeune femme s'offusque et me rembarre définitivement, mettant un terme à cette rencontre, qui n'aura finalement que peu duré.
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Lisbeth O. Edern
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Ven 5 Oct - 23:03
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Lisbeth & Daniel



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]C’est un pari risqué que d’accepter délibérément la présence de Daniel à tes côtés, car ça fait bien longtemps que tu ne t’intéresses plus à la gente masculine, tout ça à cause d’une seule et même personne, pourtant, tu n’es pas déçue de lui laisser cette chance jusqu’à là. Le début de conversation est assez atypique, entrer dans un débat au sujet des dessins animés de la firme Disney, mais c’est justement ça qui te donne envie de poursuivre la discussion, au lieu de l’interrompre brusquement. Pas le sujet en lui-même, mais le fait de pouvoir aborder ça avec autant de légèreté, mais également de sérieux, sans passer pour une technique de drague, ayant pour simple but de t’avoir dans son lit à la fin de la soirée. Tu te trompes peut-être lourdement Lisbeth, l’alcool présent dans ton sang y serait pour quelque chose, mais ça, il faudra attendre la fin de la soirée pour le savoir. Une chose est sûre, c’est que vous n’allez pas rester sur le même sujet de conversation. Les Disney de côté, à ton plus grand plaisir car tu commençais à perdre le fil, tu souris poliment à sa remarque. Il faudrait être extrêmement prude pour ne pas déceler sa drague, mais tu préfères ne pas relever, seulement répondre à son sourire, avant de le masquer derrière ton verre. Un verre vidé en une seule fois, un geste un peu inconscient, tu acceptes de le reconnaître, mais ce qui est fait ne peut être défait. Quoique, ça mérite réflexion ça, mais ce n’est pas le moment, ni les conditions idéales pour aller vers un tel débat. Tu ne crains pas les répercussions, car tu n’auras pas besoin de te lever demain matin. Tu vas pouvoir comater dans le fond de ton lit, à te maudire intérieurement de ne pas avoir arrêté ta consommation avant ton seuil de limite. Un programme différent de celui de Daniel, qui semble avoir des obligations professionnelles, à assurer dès la première heure. Une information qui t’étonne, au vu de l’état déjà bien avancé du jeune homme, en matière d’alcoolisation. « D’accord, c’est la première fois que quelqu’un m’avoue dans la première heure qu’il est dans une période d’alcoolisme. Entre ça, et le débat sur les dessins animés, je ne risque pas de t’oublier, c’est certain. » Un rire flirt avec tes lèvres, tellement tu trouves ça amusant. D’ordinaire, c’est toi la personne qui parle trop vite, qui donne trop d’information sans prendre le temps de réfléchir. C’est agréable d’échanger les rôles, pour une fois. Le numéro de charme de ton partenaire de soirée se poursuit, à travers cette réplique que tu accueilles d’un roulement d’yeux vers le haut. Difficile de ne pas saisir le message qui se cache derrière. « Je ne te connais pas assez pour savoir si quelqu’un, dans ton entourage, correspond à ce profil, mais il est certain que si c’est le cas, et qu’elle à connaissance de tes obligations professionnelles, elle sera raisonnable pour ne pas t’inviter à plonger vers l’absentéisme, que ce soit le week-end ou non. » Tu avais saisi son message, ses allusions, mais il doit savoir que tu aimes jouer avec les mots, taquiner ton interlocuteur, que ce soit quelqu’un que tu connais de longue date, qu’un inconnu rencontré dans un bar, à une heure indécente.

Un nouveau verre, et la conversation se poursuit. Tu ne sais pas si c’est lui, ou les effets de l’alcool, mais tu sens que tu te détends peu à peu, que tu fais tomber les barrières que tu as érigé autour de toi pour te protéger. Il est trop tôt pour dire si c’est définitif, ou si c’est seulement pour ce soir, mais dans tous les cas, ce n’est pas désagréable de se laisser aller au jeu de la séduction, comme pour t’assurer que tu es encore capable de le faire. Tu te laisses aller à une description de toi qui n’est pas très alléchante, mais c’est aussi une façon de voir s’il fait attention à ce que tu dis, ou s’il se moque du contenu de tes paroles, et qu’il s’intéresse seulement à la finalité des choses. Il te surprend à accepter ton défi, et quand tu lui évoques la possibilité qu’il change d’avis une fois l’alcool filtré de son sang, et la gueule de bois passée, il persiste, non sans glisser des compliments à ton sujet. Tu remercies l’obscurité des lieux qui l’empêche de voir que tes joues prennent une teinte de couleur en plus. « J’ai une passion pour les petits canards. » Lui dis-tu sans réfléchir, en tentant de garder ton sérieux. Un masque qui ne dure pas malheureusement, qui laisse la place à un rire nerveux, avant que tu ne reprennes : « Non, ce n’est pas vrai, c’est la première idiotie passée par mon cerveau, et je l’ai écouté. Ça aurait pu être pire, comme aimer collection les poupées vaudous, ou les petits cochons. J’ai jamais compris comment on pouvait aimer les petits cochons, au point de les collectionner sous toutes les formes. Tu n’as pas une collection de cochons chez toi, rassure moi ? » Okay, là c’est officiel, tu n’es plus complètement maîtresse de tes mots, et de tes moyens. Tu commences à divaguer un peu, et ce n’est pas la proximité que Daniel met en place qui va arranger ton état. Il prétexte une musique trop forte pour t’entendre correctement, un faux prétexte si on veut ton avis, mais tu ne relèves pas. Tu lui confies ne pas être dérangée par cette proximité nouvelle, puis acceptes de trinquer avec lui, tant qu’il ne revient pas sur l’un des premiers sujets que vous avez abordé, l’un de ceux qui t’ont un peu chamboulé l’esprit. Ton verre sonne contre le sien, avant que tu ne le portes à tes lèvres pour boire une partie de son contenu. Pour relancer la conversation, tu adoptes une position plus décontractée, comme si tu étais absorbée par cet échange, ce qui n’est pas faux. Tu lui parles alors de sa tenue, de ce costume qui ne passe pas inaperçu pour l’oeil d’une spécialiste en la matière comme toi. « C’est un costume Armani, de la collection de l’an passée. La qualité est impeccable, il est agréable à porter, et à toucher également. Il comporte néanmoins un défaut, ici. » Sans lui demander la permission, tu saisis l’une de ses mains pour la retourner, de sorte de voir placer sa paume vers le haut, et pouvoir désigner de ton autre main un point au niveau du poignet. « Impossible à expliquer pourquoi, mais tous les costumes de cette collection ont tendance à voir la couture se rompre, ce qui est fort dommage, vu le prix assez extravagant. Il n’y a rien à faire malheureusement, à part en racheter un quand cela arrive. » C’est que tu pourrais t’impressionner toi même, face à ta perspicacité d’esprit, même en ayant de l’alcool dans le sang. Tes connaissances sont toujours là, prête à ressortir dans une conversation, sans réfléchir. Tu laisses un sourire un peu gêné glisser sur tes lèvres, alors que tu libères sa main, et te replace sur le comptoir dans la même position que tu avais. Une position qu’il imite, comme si tu avais un miroir face à toi, et qui permet une proximité encore plus palpable. Là, il te dit être agent immobilier, une profession qui explique sa tenue si soignée. À sa question, qui n’en est pas vraiment une, tu secoues de la tête, car tu ne connais pas cette agence. Il faut dire que tu es allée qu’une seule fois dans ce genre d’endroit, lors de l’achat de ton appartement, et que depuis, tu n’as pas eu l’occasion d’y retourner. Ton regard dévie brièvement vers le bas, quand son genou effleure ta cuisse, mais tu n’y prête guère plus d’attention, préférant te concentrer sur lui pour répondre à sa question. « Non, je ne suis pas barmaid, et heureusement. Je suis tellement maladroite que je ne pourrais pas tenir plus d’une heure derrière un bar. Ce serait à moi de payer pour les verres cassés. » Un rire t’échappe, face à cette sincérité sur ta propre personne, avant que tu ne reprennes : « J’ai eu mon diplôme en juin dernier. Deux maîtrises, une en journalisme, et l’autre en stylisme. Et courant l’été, j’ai décroché un poste dans un magazine féminin, Vogue, si tu connais ne serait-ce que de nom. Je commence lundi, comme assistante pour l’un des rédacteurs en chef. C’est pour ça que je n’ai pas besoin de me lever demain, que je ne crains pas la gueule de bois. Je peux encore profiter de mes derniers jours de liberté avant d’entrer dans le monde du travail. » En vérité, tu as hâte d’y être, car c’est ton rêve depuis toujours de travailler pour ce magazine. Bien sûr, tu aurais accepté les concurrents, comme le Cosmopolitan, par exemple, ou même un journal qui ne traite pas de la mode, mais ce n’est pas le cas, tu as décroché le gros lot. Tu ne sais vraiment ce qui se passe, et sans y comprendre, tu constates que la distance entre ton visage et celui de Daniel a considérablement réduit, si bien que son nez effleure le tien, et que vos lèvres pourraient presque s’effleurer. Et comme si cette proximité n’était pas suffisante, c’est au tour du jeune homme de confesser son avis, qui parvient à te déstabiliser légèrement, tellement tu ne t’y attendais pas. « Je ne pourrais te le dire, je n’ai pas l’habitude de m’embrasser moi-même. Mais c’est donc qu’une envie, pas encore assez forte pour la concrétiser… il va falloir que je redouble d’effort pour faire opérer mon charme, dans ce cas. » Tu as du mal à le croire, mais il semblerait que la situation se soit inversée, que ce soit toi qui tente de le séduire, alors qu’à la base, tu voulais seulement lui laisser une chance, ne pas le remballer, comme tu as l’habitude de le faire, avec tous tes prétendants, depuis plusieurs années. Alors que tu te redresses légèrement, pour masquer ta gêne, ta main libre récupère ton verre pour boire une gorgée de l’alcool. Étrangement, son goût semble de pire en pire, il serait peut être temps d’opter pour quelque chose de moins… complexe en matière de mélange. Mais là n’est pas le sujet, tu préfères lui poser une question, pour ne pas céder au malaise que tu pourrais avoir provoqué, avec ton élan d’audace. « Si tu es agent immobilier, c’est que tu résides à New-York, tu n’es pas seulement de passage… » Bon, si tu avais envie de poser une question neutre, c’est loupé.  

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Daniel Aberline
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Jeu 11 Oct - 14:13

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Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Quelles étaient les probabilités pour que cette jeune femme, dont je venais tout juste de faire la connaissance, accepte qu'un inconnu plus que pompette vienne s'asseoir juste à côté d'elle et lui offre un verre pour aider les langues à se délier ? Je serais bien incapable de donner un chiffre précis mais elles devaient très certainement être proches de zéro. Pourtant, ce soir, un miracle s'était produit, de toute évidence. Mais il semblerait que je ne me sois pas simplement contenté d'amuser Lisbeth le temps d'une soirée, qu'elle aurait oubliée dès l'aube. Non, d'après ses dires, je peux désormais me vanter d'avoir marqué son esprit d'une manière assez frappante. Y a plus qu'à espérer que son taux d'alcoolémie ne la rende pas amnésique d'ici son réveil. Un large sourire, presque enfantin, se dessine sur mes lèvres quand je m'exclame avec une certaine fierté : « Tu m'en vois ravi car c'est exactement le but que je poursuivais en venant te parler ! » Je dois avouer qu'il s'agit là d'un petit mensonge car, mon objectif initial, c'était juste de décrocher un numéro, à la base. Je suis pas du tout ce genre de type qui croit en des trucs débiles comme le coup de foudre mais je suis bien obligé d'admettre que j'ai le vague sentiment qu'il s'est produit quelque chose d'étrange entre Lisbeth et moi. Une sorte de connexion invisible qui me laisse cette impression particulière de la connaître depuis toujours. Le dialogue s'enclenche et se poursuit naturellement avec elle, mais peut-être fait-elle cet effet-là à tout le monde ? À chaque nouvelle phrase que Lisbeth formule, j'ai l'impression de découvrir une nouvelle information sur elle. Comme un enfant qui déballerait avec jubilation le cadeau qu'il vient de recevoir, j'écoute attentivement ses moindres mots. J'apprends assez rapidement que la jeune femme aime tourner autour du pot et faire semblant de ne pas comprendre. Ce côté faussement ingénu la rend encore plus séduisante, je trouve. « Non, malheureusement, personne n'a encore reçu l'honneur de passer toutes ses nuits avec moi. Enfin, pas encore. » Rapide coup d’œil jeté dans la direction de ma partenaire de soirée avant de masquer mon sourire derrière une gorgée que je prends dans mon verre. Puisque la jeune femme semble apprécier le terrain des allusions et de l'implicite, j'espère ne pas la décevoir en entrant avec elle dans son jeu.

Je repose mon verre sur le comptoir en bois ciré et les quelques gouttelettes de condensation qui perlent sur les parois transparentes glissent doucement de mes doigts jusqu'au meuble, y laissant l'empreinte d'une auréole humide. À bien y réfléchir, Lisbeth semble être bien trop parfaite pour être vraie. Drôle, avenante, souriante, séduisante,... Que lui manque-t-il ? Je lui demande, de but en blanc, si elle cache, sous cette apparence qui ferait vibrer le cœur de n'importe quel homme, un défaut inavouable ou un secret gênant. Elle me confesse une soit disant passion pour les petits canards. Je hausse un sourcil, un peu désarçonné par sa réponse, mais en scrutant son visage, qui se crispe pour tenter de garder un peu de sérieux, je devine immédiatement qu'elle se paye ma tête. La suite de ses paroles me le confirme. « Non, ne t'en fais pas, même si je t'avoue que je ne comprends pas trop d'où te vient cette répulsion pour les collectionneurs de cochons... En revanche, je collectionne les insectes. Enfin, les papillons. J'espère que ce n'est pas éliminatoire ? » Une question que je préfère poser sur le champ, en nourrissant l'espoir que Lisbeth ne soit pas une entomophobique maladive. De toute façon, je ne peux pas vraiment lui cacher ce détail éternellement car, si je parviens un jour à la convaincre de revenir à l'appartement avec moi, la première chose qu'elle verra, ce sont les dizaines de cadres suspendus aux murs et qui constituent les rares éléments de décoration de mon intérieur épuré. Quand Lisbeth me fait un compliment sur mon costume d'une très grande qualité, je ne peux m'empêcher de m'enorgueillir, comme si son commentaire ne visait pas que l'enveloppe mais également l'être humain qui l'a choisi avec bon goût. Néanmoins, la jeune femme ne me laisse pas jubiler indéfiniment et prolonge sa critique là où je ne l'attends pas. Lorsqu'elle saisit ma main, je dois presque réprimer un sursaut d'étonnement, tant le contact est soudain et inattendu. Pourtant, je la laisse faire, l'observant pointer du doigt la couture de ma manche. J'écoute son verdict tomber avec attention et je me demande d'où la jeune femme tient toutes ces informations si précises. « À moins que l'on connaisse personnellement le meilleur tailleur de New York. » Je récupère ma main après ce contact physique particulièrement bref, livrant à Lisbeth une nouvelle information sur mon statut social. Je laisse tout de même entendre que j'ai gardé, malgré ma fortune, la notion de la valeur des objets, dont je ne me sépare que difficilement. Un début de syllogomanie diront certains. Moi, je pense surtout que j'attache une importance particulière aux souvenirs.

Le désir d'en connaître encore davantage sur Lisbeth se fait à nouveau sentir. C'est clairement pas dans mes habitudes, pourtant. En temps ordinaire, je me montre toujours extrêmement cash. Je vais droit au but et expose sans détour à la femme que je convoite que le seul objectif de ma présence à ses côtés, c'est de la ramener chez moi dans la soirée, si elle est suffisamment séduite pour accepter. Je n'aime pas perdre mon temps avec une personne que je ne reverrai, de toute façon, plus jamais. Mon jeu de séduction tourne généralement autour de l'apparence : un regard insistant, un sourire séducteur et une main posée sur la taille dans les premières minutes de l'échange. Un jeu auquel je ne joue pas avec Lisbeth, un rituel que je choisis de ne pas lui imposer pour ne pas tout faire foirer dans la précipitation et risquer de ne pas avoir l'opportunité de la revoir deux fois au lieu d'une. Je l'écoute avec toujours autant d'attention quand elle m'explique ce qu'elle fait dans la vie, plutôt comme si elle était une amie qu'une simple convoitise. En réalité, elle n'avait plus rien d'une convoitise, dès l'instant où elle a ouvert la bouche. « Deux maîtrises ? Ton parcours est impressionnant. Profite bien de ta liberté tant qu'elle est là mais vu comment tu parles de ton futur boulot, je suis convaincu que tu seras comme un poisson dans l'eau là-bas. » Il m'a semblé percevoir un brin d'excitation dans la voix de la jeune femme quand elle a évoqué le nom du célèbre magazine alors, même si elle a encore cette chance de pouvoir profiter de ses soirées sans devoir penser au lendemain, contrairement à moi, j'ai l'intime conviction que ce petit sacrifice ne devrait pas être trop mal vécu.

La transition entre une conversation des plus sérieuses et un jeu de séduction plus qu'explicite s'opère sans que je ne comprenne trop pourquoi. L'alcool me fait divaguer, me rend encore plus tactile que lorsque je suis sobre, et bientôt, mon visage se retrouve presque contre celui de la jeune femme. Le bout de nos nez s'effleurent, bien trop subtilement, créant une tension imperceptible entre nous. Lisbeth articule alors des paroles qui ressemblent à une invitation. Est-ce qu'elle est en train de me suggérer de l'embrasser ? Je n'ai pas le temps de réfléchir davantage qu'elle détourne déjà la tête pour tremper ses lèvres, qui m'échappent, dans son verre. Je sens aussitôt un malaise s'installer et elle change immédiatement de sujet, comme si elle s'était soudainement aperçue que ses paroles avaient dépassé sa pensée. Je ne prête même pas attention à la question qu'elle pose ensuite, qui n'est peut-être même pas une question en fait. Je ne sais plus. Sans réfléchir, je vide la fin de mon verre d'une seule traite, sans doute pour me donner du courage. Je descends de mon tabouret, prudemment tout de même, et réajuste ma veste de costume sur mes épaules. « Il est inutile que tu redoubles d'efforts, Lisbeth. » soufflé-je sur un ton presque détaché, lui laissant sans doute croire que je vais m'en aller maintenant. Mais quand j'avance d'un pas, c'est dans sa direction que je me dirige, et pas vers le reste de la salle. Je porte mes mains à son visage, l'obligeant à tourner la tête vers moi. Nos regards se croisent avec une fébrilité foudroyante. Dans un soupir, je lui murmure : « Je suis déjà sous ton charme... » Et sans prévenir, je lui vole ce baiser que j'espérais tant recevoir depuis de longues minutes. Mes lèvres s'emparent des siennes, les pressant avec une ferveur que j'ai du mal à contrôler. L'espace de quelques instants, plus rien n'existe autour de nous : ni la musique, ni les gens, ni les yeux qui se braquent sur nous. Il n'y plus que Lisbeth, moi, nos lèvres unies dans un baiser intense et mon cœur qui tambourine si fort que je crains qu'elle puisse l'entendre. Quand mes lèvres menacent de céder pour s'entrouvrir et laisser ma langue aller caresser la sienne, je mets soudainement fin au baiser, m'arrachant à elle avec la plus grande des déceptions. Mes mains s'écartent de son visage et mes bras, ballants, retombent le long de mon corps. Maintenant, c'est moi qui suis mal à l'aise tandis que les grandes opales de Lisbeth sont braquées sur moi et que son esprit est traversé de je ne sais quelle pensée à mon sujet. Le meilleur moyen de parer l'angoisse ? L'humour. Pour expliquer la fin aussi surprenante que brutale de l'échange, je lance à Lisbeth sur un ton enjoué : « Cela dit, je ne suis pas un homme facile alors si tu veux la suite de ce baiser, tu vas être obligée de me revoir. » J'enfonce ma main dans la poche de mon pantalon de costume pour en sortir mon téléphone portable. Au vu de mon état, il me paraît plus sage de laisser à Lisbeth le soin d'encoder son propre numéro dans mon répertoire. Je lui tends le petit appareil après avoir déverrouillé l'écran avec mon empreinte digitale, un sourire un peu embarrassé posé sur les lèvres : « Du coup, tu accepterais de me donner ton numéro..? »
(c) DΛNDELION


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Lisbeth O. Edern
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Jeu 11 Oct - 22:34
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Lisbeth & Daniel



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Te voilà rassurée, tu n’es pas face à un collectionneurs de cochons. En vérité, si ça avait été le cas, ton avis concernant Daniel n’aurait pas changé, car c’est bien une connerie que tu viens de lui servir, sur un plateau. La première bêtise qui a bien voulu passer dans ta tête, que tu as écouté, et évoqué à haute voix, sans l’analyser au préalable. Néanmoins, s’il n’est pas un fan absolu de ces petites bêtes roses avec une queue en tire-bouchon, il est bien collecteur. « Je n’ai aucune répulsion pour eux, je trouve ça seulement un peu trop kitch. Et puis, c’est surtout un truc de fille, ‘fin pour un mec, ça ne fait pas très viril de dire qu’il collectionne les cochons. » Mince, tu dérailles complètement Lisbeth, et tu vas vers un nouveau débat qui n’a absolument rien d’intéressant. Il faut rattraper le coup. « Et pour te répondre, ce n’est pas éliminatoire de collectionner les papillons. Juste intriguant. » Car c’est la première fois que tu entends quelqu’un te dire une telle chose. Tu ne pensais pas qu’au vingt et unième siècle, il était encore possible d’avoir une telle passion, mais visiblement, tu te trompais lourdement. Heureusement, un sujet que tu maîtrises sur le bout des doigts se présente à toi, bien qu’il soit orchestré par tes soins, grâce à un commentaire sur le costume qu’il porte sur le dos. Il ne passe pas inaperçu aux yeux d’une experte, comme celle que tu espères devenir un jour, avec toujours plus de travail et de recherche. Tu pousses tes connaissances avec Daniel jusqu’à te saisir de sa main pour lui montrer un point précis de son costume, un endroit réputé fragile dans le monde de la mode, sans véritable explication. L’alcool doit être responsable de cet élan d’assurance, que tu n’aurais pas en temps normal, et par chance, c’est aussi grâce à lui que tu ne te souviendras pas de ce moment. « À moins de connaître le meilleur tailleur de New-York pour avoir un travail impeccable, sans débourser le double du prix d’achat. » Car c’est bien ça le soucis dans l’histoire, c’est que la retouche coûte extrêmement cher, pour le peu qu’il y a à faire. Et pour quelle raison ? Car c’est une pièce de collection, d’un grand créateur. Mais avant d’entrer dans un énième débat, au sujet de cette arnaque monstrueuse, tu préfères rendre la main du jeune homme, et passer à autre chose.

La conversation passe du jeune homme à toi, à savoir ce que tu fais réellement dans la vie, car comme il était facile de le faire, il a deviné que tu n’es pas barmaid dans ce bar, que c’était une énième phrase de plaisanterie, dite sur le moment. Tu révèles la vérité, à savoir que tu es une jeune femme fraîchement diplômée de deux maîtrises, et que tu t’apprêtes à entrer dans la vie active, à la fin de ce weekend. « Quand on sait ce que l’on veut faire jeune, on fait tout ce qu’il faut pour y parvenir. » Lui dis-tu avec un sourire empli de fierté. Rare sont les personnes qui savent ce qu’elles veulent faire plus tard, et tu as eu la chance d’entrer dans ce lot, de tomber amoureuse de cet univers alors que tu n’étais pas bien grande, et ce rêve n’a jamais voulu te quitter, que ce soit avant d’entrer dans les études, pendant, ou même aujourd’hui, à l’aube de cette nouvelle vie qui t’attends.

Le courant passe avec l’agent immobilier, c’est incontestable, si bien que sans y comprendre, la distance s’efface entre vous, précisément au niveau de vos visages. C’est déstabilisant, nouveau pour toi, mais ce n’est pas pour autant que tu recules, que tu remets une distance réglementaire. Il souhaite t’embrasser, il ne faut pas avoir fait de longues études pour comprendre le sens caché sous ses mots, et si tu avais un peu de courage, tu pourras presque être celle qui saute le pas en premier. Mais ce n’est pas le cas, alors à la place, tu uses des mots, et des allusions pour lui faire comprendre inconsciemment que tu ne serais pas contre cette idée. Ça ne te ressemble pas Lisbeth, toi, celle qui a renoncé si longtemps aux rapprochements, de peur de revivre le même cauchemars. L’alcool serait-il le seul responsable ce soir ? Rien est moins sûr, tu as peut-être simplement envie de tourner la page, laisser le passé où il est, et enfin accueillir des perspectives d’avenir, même s’il est trop tôt pour utiliser cette expression, à l’heure actuelle. Soudain, tu sembles prendre la mesure des mots que tu as prononcé, et préfères remettre un peu de distance, juste le temps de saisir ton verre d’alcool, et de le porter à tes lèvres. La raison serait d’arrêter d’en consommer, mais elle semble aussi avoir quitté ton organisme, il y a plusieurs verres de cela déjà. Pour rattraper le coup, tu tentes une phrase comme une autre, qui sonne plus comme une hypothèse, sans y mettre le bon ton pour qu’elle devienne une question. Cependant, tu ne connaîtras jamais la réponse, du moins, pas ce soir, car déjà, il se lève de son tabouret. Ce comportement te surprend, t’effraie même dans un sens, car tu as le sentiment d’avoir été trop loin dans tes mots, surtout quand tu entends les siens. Un simple hochement de tête vers lui, pour lui signifier que tu as compris, la déception cachée derrière un sourire de façade. Tu détournes déjà la tête vers le bar, dans l’optique d’aborder cette fin de soirée avec une humeur assez maussade, mais sans voir venir, tu sens ses mains se poser sur ton visage, ce qui t’oblige à le regarder. L’incompréhension passagère doit se voir sur ton visage, mais elle s’évapore lorsque ses mots arrivent à tes oreilles. Tu n’as pas le temps d’afficher un sourire que tes lèvres sont déjà occupées à autre chose, capturées pour un baiser que tu as réclamé de façon inconsciente. Il est impossible pour toi de te souvenir de la dernière fois que tu as embrassé quelqu’un, mais cela remonte à tellement longtemps que tu redécouvres les sensations qui accompagnent ce geste. Le rythme cardiaque qui s’accélère, après avoir manqué l’un de ses battements, le sentiment de légèreté comme si plus rien n’avait d’importance, et aussi cette impression d’être dans un monde à part, pendant l’espace de quelques secondes. Des secondes qui semblent s’allonger sur le moment, mais affreusement courtes quand il s’arrête. Tu serais presque déçue qu’il ait arrêté, non, tu l’es, et s’il n’avait pas installé une distance entre vous, et brisé le silence qui s’installait, tu aurais pu trouver l’audace de l’embrasser à ton tour. Un rire discret, mais incontrôlable t’échappe, tandis que tu passes une main dans tes cheveux pour les décoiffer, détournant momentanément le regard pour contrôler ces émotions nouvelles. Lorsque tu reposes les yeux vers lui, ils glissent rapidement vers le téléphone qu’il te tend. Tu l’observes un instant sans comprendre, le temps d’avoir une explication, avant de t’en saisir. « Ainsi, tu n’as aucune pitié. Dès la rencontre, tu donnes le ton. J’espère que ce n’est pas une habitude de frustrer de la sorte… » Tout en disant cela, tu baisses le regard sur l’écran de son téléphone pour entrer ton prénom, ainsi que ton numéro de téléphone. Tu ne sais pas par quel miracle tu parviens à le faire, et surtout à voir clair ce que tu écris, mais c’est réussi. Le tout entré, tu peux redonner l’objet à son propriétaire, non sans un sourire amusé sur les lèvres. « On verra si tu tiens parole, et si sans alcool, tu as toujours envie de me revoir. » Le ton de défi est de retour, comme il a pu être un peu plus tôt dans la conversation. As-tu envie de le revoir ? Si tu devais donner une réponse dans l’immédiat, ce serait oui. Pourquoi ? Tu n’en sais rien. Car le courant est passé. Car il y a eu un tu-ne-sais-quoi entre vous, sans pouvoir l’expliquer. Que pour la première depuis bien longtemps, tu n’es plus si réticente que ça à l’idée de laisser la gente masculine s’approcher de toi. Tu t’apprêtes à ajouter quelque chose, quand une voix s’élève de la foule, non loin de vous. « Edern ! » Il ne doit pas y avoir beaucoup de monde dans ce bar avec le même nom de famille que toi, c’est bien pour ça que tu tournes la tête en direction de la voix, pour découvrir l’une de tes amies qui s’approche. Avec ce qu’il vient de se passer, tu avais presque oublié que tu n’étais pas seule à la base. « Mag est dans un sale état, on bouge. Tu peux conduire ? » Tu ne peux t’empêcher de pouffer aux mots de ta copine, car après le nombre de cocktail que tu as bu, tu n’es même pas certaine de pouvoir sortir ta voiture de la place de parking. « J’aurai pu si tu ne m’avais pas forcé à boire cet immonde cocktail toute la soirée. Au passage, plus jamais. Mais on va appeler un taxi, et je viendrais récupérer ma voiture demain demain. » Si ce soir tu n’as pas été très raisonnable sur bien des choses, comme l’alcool, ou ton comportement avec cet inconnu qui ne peut plus vraiment entrer dans cette catégorie à présent, tu vas l’être pour la sécurité, et celle des tes amies. Tu fais signe à la blonde de s’éloigner, que tu la rejoins d’ici quelques secondes, avant de poser ton regard sur Daniel. « Les douze coups de minuit sonnent pour moi. Il est temps de quitter les lieux. Mais j’ai été ravie de faire ta connaissance Daniel. Et ce sera un véritable plaisir de te revoir, si tu décides de me contacter. » Car là, c’est une autre histoire. « Bon courage pour demain matin. » Il risque d’en avoir besoin. Et c’est sur ces mots que tu descends de ton tabouret, termines ton verre d’une traite, et prends la direction empruntée par ton amie, pour ne pas risquer de la voir débarquer à nouveau. C’est qu’elle en serait capable.

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