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Daniel Aberline
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Dim 14 Oct - 0:25

You'll never find something better if you stay in your comfort zone
Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Lisbeth attrape le téléphone que je lui tends et ses doigts se mettent à pianoter sur le clavier tactile de l'écran. Elle me rend mon cellulaire avec un sourire, insistant une nouvelle fois sur le fait que mon envie de la revoir pourrait se dissiper en même temps que mon taux d'alcoolémie chuterait, mais je suis convaincu, tout au fond de moi, que mon désir sera toujours aussi présent et aussi fort d'ici quelques heures, après une courte nuit de sommeil. Je récupère mon téléphone et le remets à sa place, au fond de ma poche de pantalon. Je n'ai pas le temps de répondre à la jeune femme qu'une voix féminine l'interpelle, par le biais d'un nom de famille qui ne m'est pas inconnu : Edern. Il me faut plusieurs longues secondes de réflexion, qui me permettent de brasser les informations conservées au fond de ma mémoire, pour remettre le doigt sur ce que je connais de ce fameux nom de famille. C'est celui d'un joueur de basket, il me semble. Un certain Gabriel, si mes souvenirs sont bons. Le nom est assez peu courant pour me laisser envisager que Lisbeth et lui soient de la même famille mais cette hypothèse restera un mystère jusqu'à la prochaine fois. La jeune femme qui s'approche de nous réclame l'aide de Lisbeth pour ramener l'une de leurs amies chez elle mais ma voisine de tabouret prend la raisonnable décision d'appeler un taxi. C'est sans surprise qu'elle m'annonce qu'elle est contrainte de s'en aller à présent. 《 Merci. A bientôt, Lisbeth. 》 Je la regarde descendre de son tabouret et me tourner le dos pour s'évaporer dans la foule, disparaîssant tel un fantôme dans la nuit. Je presse doucement mes lèvres l'une contre l'autre, y passant ma langue pour espérer retrouver le goût du baiser que nous venons d'échanger, mais la sensation n'est pas aussi intense. Le coeur en émoi, je retourne vers mon groupe de potes, les joues encore en feu. Par le sourire qu'ils affichent tous, je conclus qu'ils ont pu assister au baiser, bien qu'ils aient l'air étonnés que je n'ai pas quitté le bar avec Lisbeth à mon bras. À vrai dire, moi aussi je suis surpris. Peut-être que cet été est celui de la sagesse, après tout. Je salue mes amis, préférant ne pas m'attarder plus longtemps et retrouver la chaleur de mon lit assez vite. Je quitte le bar, m'engouffre dans le premier taxi qui s'arrête à ma hauteur et, une fois descendu du véhicule, je rejoins mon appartement au dernier étage d'un magnifique immeuble planté à quelques minutes du centre de Manhattan. Je retire mon costume, pièce après pièce, et le dépose simplement sur le bord du lit, après avoir jeté mon téléphone portable sur les draps. Je m'effondre sur le matelas et instantanément, le sommeil m'emporte, en déposant un sourire niais sur mes lèvres.

Le 25 août 2017, vers sept heures du matin. C'est la sonnerie de mon réveil qui m'extirpe brutalement du sommeil profond dans lequel j'étais plongé. Ma main s'écrase sur le petit appareil qui me hurle de quitter mon lit, afin de le faire taire défintivement. Mes yeux brûlent atrocement, mon crâne me fait mal comme jamais et j'ai la nausée. Pourtant, il va falloir que j'assume mes excès de la veille et que je me rende au boulot, quoi qu'il arrive. Je m'extirpe de mes draps avec la plus grande des peines, refais mon lit tant bien que mal et me dirige vers la salle de bain avec une main posée sur mon front, comme si ça allait m'aider à supporter la douleur. J'avale une aspirine et fonce sous la douche pour tenter de me désembrumer l'esprit en douceur. Une fois sorti de la cabine, je constate que l'image que me renvoie le miroir est beaucoup moins effrayante que ce que j'avais imaginé. En dehors de ces deux cernes violacés sous les yeux, pas de mauvaise surprise à signaler. Je retourne vers ma chambre pour fouiller mon dressing. Mon choix s'arrête sur un [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], que j'enfile rapidement. Au moment de partir, je me rends compte que j'ai oublié mon téléphone portable sur mon lit. Je reviens vers la chambre, attrape le cellulaire et quitte enfin mon appartement. Les portes de l'ascenseur se referment sur moi quand mes yeux glissent jusqu'à l'écran du téléphone, que je n'ai visiblement pas vérrouillé sur le menu principal mais sur l'un des onglets de mon répertoire, celui via lequel je passe pour encoder un numéro. Quand mon cerveau déchiffre les lettres qui s'affichent, les unes après les autres, pour former le prénom Lisbeth, mon coeur manque un battement. Une floppée de souvenirs me percute brutalement l'esprit : la jolie blonde au comptoir, Raiponce, l'alcool écoeurant, Vogue, le baiser,... Un sourire un peu idiot se pose sur mes lèvres tandis que les portes mécaniques s'ouvrent à nouveau. Il ne s'agit là que de bribes de souvenirs, des flash, mais ceux-ci sont suffisants pour me ramener quelques heures en arrière, sur ce tabouret sur lequel j'ai attérri en manquant de me vautrer. Vu l'heure à laquelle nous nous sommes quittés cette nuit, Lisbeth doit encore dormir à cette heure. Il serait tout bonnement inutile de tenter de l'appeler. Je dois donc effacer son visage, quoi qu'un peu flou, de mon esprit, pour me concentrer sur mes tâches de la matinée une fois que j'arrive à l'agence.

Vers dix heures, je m'octroie une pause bien méritée. Assis à mon bureau, je fixe obstinément le prénom féminin qui s'affiche sur mon écran de portable, dont la luminosité m'éclate les pupilles. Je passe une main nerveuse sur mon visage. J'ai peur de l'appeler. Pour la deuxième fois de ma vie, j'ai le trac avec une femme. Des milliers de questions me traversent l'esprit et m'empêchent de prendre mon courage à deux mains, si bien que c'est l'effleurement involontaire de mon pouce sur le bouton d'appel qui prend les devants. Quand je réalise que l'appel est en cours, une voix féminine s'adresse déjà à moi, prononçant le fameux allô, qui permettait de vérifier, en un temps reculé, que la communication était opérationnelle. Il me faut quelques secondes pour parvenir à ouvrir la bouche, ma voix un peu rauque trahissant le manque de sommeil et la gueule de bois qui m'accablent. 《 Euh... Oui, euh Lisbeth, je suppose ? C'est Daniel. Nous nous sommes rencontrés hier... enfin, tout à l'heure. Mh... Je te dérange pas, j'espère ? 》 Tenir un discours cohérent avec encore un peu d'alcool dans le sang, c'est un exercice difficile. Pourtant, je dois m'y adonner sans la moindre préparation et contre toute attente, je décroche un dîner. Lorsque je raccroche, je ne peux contenir un petit cri de jubilation intense. Ma seule déception : devoir attendre jusque midi pour la revoir. Dans la foulée, j'en profite pour appeler le petit restaurant que j'ai indiqué à Lisbeth pour réserver une table en terrasse, au vu du soleil qui rayonne dehors. Les minutes s'écoulent atrocement lentement et me semblent interminables. Quand l'horloge de mon bureau affiche enfin 11h59, je n'y tiens plus et me précipe hors de la pièce. La secretaire me demande pourquoi je cours aussi vite à travers l'agence mais je ne lui réponds même pas. Je suis déjà dans l'ascenseur et en un temps record, j'arrive au restaurant. Lisbeth n'est pas encore là, évidemment, alors le serveur m'invite à m'asseoir à la table qui a été réservée pour nous. Je m'installe, observant tous les passants qui circulent à proximité, espérant reconnaître dans la foule le visage de Lisbeth. Plusieurs minutes s'écoulent quand une jeune femme s'avance enfin vers moi, le visage rayonnant, de grands yeux d'un bleu intense, une magnifique chevelure blonde et des jambes interminables. Du moins, c'est ce que laisse entrevoir ce short particulièrement court. Je devine immédiatement qu'il s'agit de Lisbeth, bien trop physionomiste pour oublier cette silhouette et ce visage de poupée. Je reste un moment bouche bée, incapable de l'admirer avec plus de discrétion. Puis je réalise que la jeune femme m'attend alors je me lève d'un bond, avant de complètement oublier mes bonnes manières dans ce moment d'admiration pas très subtile. Je m'avance vers elle, un grand sourire sur les lèvres et les joues teintées de rose. 《 Tu es... Tu es encore plus ravissante que dans mes souvenirs... Un peu flous, je dois l'admettre. 》 Un rire nerveux m'échappe. Quand je me retrouve enfin à quelques centimètres de la jeune femme, je tique spontanément sur sa taille. 《 Et tu es... Plus grande aussi. 》 Sur un tabouret, il est difficile d'estimer la taille de quelqu'un mais pour le coup, c'est la première chose qui me saute aux yeux. Je me penche enfin vers elle pour lui faire la bise, geste presque chaste à côté de baiser échangé quelques heures plus tôt. Je me recule légèrement pour désigner d'un geste de la main la table à laquelle j'étais installé, invitant Lisbeth à se joindre à moi. 《 J'ai réservé une table. Assieds-toi, je t'en prie. 》 Je rejoins mon siège, avec moins de difficultés que tout à l'heure, mes yeux suivant irrésistiblement la silhouette de Lisbeth sans pouvir s'en décrocher une seule seconde. 《 Alors, comment s'est passée cette courte nuit ? Le réveil n'a pas été trop douloureux ? 》 En tout cas, sûrement pas aussi douloureux que le mien, même si les traits de mon visage trahissent finalement assez peu l'état lamentable dans lequel j'étais à une heure moins raisonnable de la nuit.
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Lisbeth O. Edern
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Lun 15 Oct - 14:47
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— with Daniel Aberline

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La sonnerie du téléphone qui te sort un peu trop brutalement d’un sommeil profond. L’esprit un peu dans le vague, tu tentes désespérément de l’éteindre, pensant qu’il s’agit de ton réveil qui indique la nécessité de sortir du lit, mais après une bonne poignée de secondes, tu comprends qu’il n’en est rien, que c’est une personne qui t’appelle. Non sans difficulté, tu décroches, après avoir vu une série de chiffres que tu ne connais pas s’afficher sur l’écran, et apportes le téléphone à ton oreille. Tu ne sais pas si c’est à cause de l’alcool d’hier, ou le fait que tu sois encore plus ou moins dans ton sommeil, mais les secondes te paraissent très longues entre le moment où tu prononces l’universel allo, et la réponse de ton interlocuteur, mais dans le fond, ce n’est pas plus mal, ça te laisse le temps de réarranger tes idées, pour tenir un discours cohérent. Dès la première phrase, tu parviens à te souvenir. Il est vrai que tu as un peu abusé de l’alcool hier, mais pas assez pour effacer tes souvenirs. Le bar, un moment de solitude après que tes copines se soient volatilisées, cet homme qui t’aborde, la chance que tu lui accordes sans le remballer, une discussion assez hors du commun, et ce baiser. Tu te souviens de tout, et c’est bien pour ça qu’un sourire habille tes lèvres, de si bon matin. Quoique, il est déjà tard, c’est ton regard qui dévie vers le réveil qui te fait prendre conscience de ça. Tu parviens à lui répondre, à avoir des propos plus ou moins cohérent, et sans trop savoir comment, ni pourquoi, tu acceptes de déjeuner avec lui, le jour même. C’est complètement dingue, mais honnêtement, tu ne pensais pas avoir de ses nouvelles, alors autant voir ce que ça donne en journée, et sans alcool. Lorsque tu raccroches, tu te laisses retomber quelques minutes dans les oreillers, afin d’analyser la situation. Tu as une gueule de bois, un manque de sommeil, et surtout, à peine deux heures pour effacer tout ça, te préparer, et être sur le lieu de rendez-vous. Tu as bien du courage ma fille.

Autant dire que ce n’était pas une mince affaire, mais tu as relevé le défi haut la main. En sortant de ton lit, tu as su prendre un cachet pour faire passer la migraine qui pointait le bout de son nez, et pour accélérer les effets du paracétamol, tu n’as pas perdu de temps pour aller sous la douche. L’eau chaude qui ruisselle sur ton corps est plus que bénéfique pour éveiller tes neurones, dégourdir tes muscles, et te redonner un air convenable. Fort heureusement, tu n’es pas une future spécialiste de la mode pour rien. En un rien de temps, tu parviens à faire un miracle, grâce à tes boucles naturelles qui ondulent sur tes épaules, un maquillage nude pour donner l’impression que c’est toi, sans voir que tu es maquillée, et surtout, une tenue estivale pour affronter les chaleurs new yorkaise. Celle ci se compose d’un [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Tu y ajoutes l’un des colliers que tu possèdes pour accessoiriser ta tenue, ainsi qu’un chapeau noir sur ta tête. Tu ne sais pas d’où te vient cette passion pour les chapeaux, mais elle ne date pas d’hier, car ce n’est pas rare de trouver des photographies de toi avec un couvre chef sur la tête. Au moment de choisir des chaussures, ça se complique, mais tu parviens à faire ton choix sur une paire plate, pour être à l’aise. Surtout, tu ne dois pas perdre de vue que c’est un déjeuner, pas un rendez-vous galant, non ? Après un dernier coup d’oeil vers le miroir, pour ajuster ta tenue, tu récupères tes affaires, et sors de ton appartement, pour rejoindre la rue, et ce taxi que tu dois emprunter, le temps de récupérer ta voiture, laissée au bar.

Par chance, il ne faut pas longtemps pour arriver à l’endroit que t’a indiqué Daniel. Il s’agit d’un restaurant que tu découvres pour la première fois, mais qui semble charmant. Ta main glisse dans tes cheveux, pour remettre une mèche derrière ton oreille, cherchant du regard l’homme avec qui tu dois passer un moment. Tu es prête à glisser ta main dans ton sac pour prendre ton téléphone, au cas où tu serais un peu en avance, mais déjà, tu le vois s’avancer vers toi, et instantanément, un sourire étire tes lèvres. Un rire s’échappe même, quand tu l’entends te faire un compliment, bien qu’il soit accompagné d’une précision. « Merci. Je suppose que je dois comprendre que tu n’es pas déçu alors… et je note d’éviter les talons avec toi, alors. » Enfin, dans l’hypothèse que tu le revois une nouvelle fois. Tu lui fais la bise également, quand il se penche vers toi, bien que ça te semble assez étrange, quand on repense à la fin de soirée que vous avez passé, mais ce n’est pas plus mal. Tu ne sais pas trop comment réagir, le contexte est complètement différent ici, comme si les cartes étaient redistribuées, pour une nouvelle partie. Un jeu qui te rend un poil nerveuse, et que tu dois dissimulée derrière un sourire, tout en allant dans la direction qu’il t’indique, pour rejoindre la table où il était. Tu t’installes sur la chaise, croises spontanément tes jambes, avant de poser ton regard sur Daniel. « À dire vrai, c’est toi mon réveil. » Lui dis-tu en laissant échapper un rire léger. « Je dormais quand tu m’as appelé, et il m’a fallu un peu de temps pour comprendre que c’était mon téléphone, et pas le réveil qui sonnait. Mais ça va, j’ai échappé à la corvée de babysitting de Mag, ce qui m’a offert une meilleure nuit. » Tu ne te souviens plus très bien comment tu as réussi à échapper à ça, mais tu ne vas pas t’en plaindre, car tu n’étais pas en état de veiller sur quelqu’un hier. Tu as été même ravie de retrouver ton lit. « Tu as réussi à te réveiller ce matin, et aller travailler comme si de rien n’était ? Avec toujours autant de classe, à ce que je vois. Je suis impressionnée. » Tu l’es, car tu n’es pas certaine de pouvoir faire la même chose. Il était tard quand tu es rentrée chez toi, alors tu n’oses pas imaginer l’heure à laquelle Daniel est rentré chez lui, ni même celle où son réveil à sonné.




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Daniel Aberline
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Jeu 18 Oct - 1:10

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Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Qu’est-ce qu’elle est belle, Lisbeth. Décidément, un rien lui va. Et pour le coup, le pronom rien est plutôt bien choisi puisque peu de tissu couvre son corps gracile et élancé. Pour le plus grand plaisir de mes yeux, je dois bien le reconnaître. J’espère avoir fait preuve de suffisamment de discrétion lorsque mon regard s’est attardé avec une légère insistance sur ses jambes interminables au galbe harmonieux et aux teintes nacrées mais peu importe. Cette interrogation a à peine le temps de me traverser l’esprit que je me penche déjà vers Lisbeth pour la saluer d’une simple bise et la gratifier d’un compliment, d’abord sur le critère purement superficiel qu’est l’apparence puis celui plus objectif de sa taille, qui est à peu près la même que la mienne visiblement. « Je ne suis pas déçu le moins du monde. Et quelle délicate attention, ma virilité te remercie. » Le ton est léger pour entamer cette conversation somme toute assez peu banale pour un premier rendez-vous. Dans un cadre plus conventionnel, on évite d’insister sur ses défauts - en partant du principe que ma taille puisse en être un - voire même d’en plaisanter mais avec Lisbeth, tout sort naturellement, comme si je la connaissais depuis autant d’années que ma meilleure amie. Mon autodérision ne semble pas faire tache avec elle et elle y serait même réceptive, d’après les paroles qu’elle prononce. Je conduis la jeune femme jusqu’à la table que j’ai réservée un peu plus tôt dans la matinée et l’invite à s’asseoir juste en face de moi. Mes yeux se perdent à nouveau furtivement sur ses jambes quand elle les croise sous la table mais je prends soin de ne pas trop m’attarder, cette fois, histoire de ne pas passer pour le pervers de service. Je tente de trouver une position plus ou moins confortable dans cette chaise en osier, m’agitant durant de longues secondes avant de m’immobiliser, un coude appuyé contre l’accoudoir.

À mieux observer la mine rayonnante de Lisbeth, j’ai presque du mal à croire que c’est elle-même qui était présente, quelques heures plus tôt, dans le même bar que moi, à siroter cet alcool infecte aux prodigieuses vertus assommantes. La magie du maquillage, sans doute, dont je ne peux malheureusement pas profiter alors que j’en aurais parfois bien besoin. Je ne manque pas d’exprimer ma surprise en interrogeant la jeune femme sur la rudesse de son réveil, peut-être un tantinet moins pénible que le mien, puisqu’elle a pu bénéficier de quelques heures de sommeil supplémentaires. Je porte ma main à ma bouche quand elle m’apprend que c’est moi qui l’ai extirpée des bras de Morphée. J’en suis un peu embarrassé, même si cette éventualité n’était pas si imprévisible quand on y pense. J’avais rappelé Lisbeth moins d’une demi-journée après avoir fait sa connaissance, ne lui laissant même pas vingt-quatre heures de réflexion pour mûrir l’idée d’un éventuel premier rendez-vous. Trop impatient, je n’avais pu résister à l’envie de l’appeler dès que son prénom s’était affiché sur l’écran de mon téléphone portable et que quelques bribes de souvenirs flous m’étaient revenus en mémoire. « Oh, excuse-moi, je ne pensais pas te réveiller… J’espère que le son de ma voix ne s’est pas avéré être le réveil le plus désagréable qui soit… Mais j’étais assez pressé de te revoir, pour tout te dire. » Le regard qui se détourne brièvement alors que cet aveu m’échappe. Je fais mine de guetter l’arrivée d’un serveur pour tenter de masquer mes joues qui s’empourprent dès que ma bouche se referme. Le rire qui s’envole de la gorge de Lisbeth ramène mon attention sur elle. « Mag ? C’est ta pote d’hier, c’est ça ? Elle avait l’air dans un état aussi lamentable que le mien… Enfin, je crois. Je n’ai que des bribes de souvenirs de cette nuit donc c’est encore un peu nébuleux pour moi. D’ailleurs, j’espère que je n’ai pas été trop lourd, au moins ? » Petite hantise qui me traverse l’esprit et que je formule à voix haute sans réfléchir. Je ne sais plus trop ce que j’ai pu dire à Lisbeth hier soir. Rien de trop déplacé ni de trop pénible pour la faire fuir, visiblement, puisqu’elle se tient là, devant moi, à cet instant précis. Pourtant, je suis parcouru d’un léger doute, notamment concernant ma technique d’approche. Au vu de la violence de ma gueule de bois au réveil, j’ose à peine imaginer l’état dans lequel je devais être hier. Je me demande encore comment mon charme a pu opérer sur la jeune femme. Un miracle, très certainement.

Le commentaire que Lisbeth me fait sur mon étonnante capacité à faire abstraction du manque de sommeil et d’une gueule de bois pour m’extirper de mon lit et me traîner jusqu’au boulot me flatte. Je pousse un soupir amusé, même si j’estime qu’il n’y a rien de très admirable dans cet exploit. Je commence peut-être à trop m’habituer à ce genre de rituel nuisible. « Merci ! Heureusement pour moi, je n’ai que de la paperasse prévue pour aujourd’hui donc je ne devrais pas quitter mon bureau de la journée. Je pense que je ne vais pas réitérer les folies de ce genre ce soir et m’octroyer une soirée plus tranquille… » Sur un ton presque parfaitement innocent, je rajoute : « Et toi, tu as prévu quelque chose pour ce soir ? » Je me penche en avant pour venir poser l’un de mes coudes sur la petite table qui me sépare de Lisbeth et ce simple mouvement m’en rappelle un autre, qui m’avait conduit à adopter la même position que la jeune femme contre le comptoir du bar pour me rapprocher un peu plus d’elle, mon nez venant effleurer le sien dans la continuité du geste. Un petit sourire se pose sur mes lèvres quand je repense à la succession des événements qui ont donné lieu à ce baiser qui me retourne encore les tripes là, maintenant, tout de suite. Mais je me rends compte que je ne suis plus tout à fait certain de la réaction de Lisbeth suite à ce contact aussi soudain qu’inattendu entre nos lèvres brûlantes. M’a-t-elle poliment repoussé ou, au contraire, a-t-elle répondu au baiser ? Je me dandine dans mon siège et pose mon menton dans la paume de ma main, les yeux rivés sur le visage de la jeune femme dont je commence à connaître parfaitement les traits. « Est-ce que… Est-ce que ça t’a embêté que je t’embrasse tout à l’heure ? J’veux dire… Tu n’as pas trouvé ça déplacé ? » Les mots sortent de ma bouche sans que je sois en mesure de les arrêter, subissant ma spontanéité avec un peu trop de passivité à mon goût.
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Lisbeth O. Edern
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Jeu 18 Oct - 14:31
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C’est assez bizarre d’être ici, assise à une table, en terrasse d’un restaurant, pour un rendez-vous. C’est bien ce terme qui rend la situation étrange à tes yeux : rendez-vous. Cela fait bien longtemps que tu as tiré un trait sur cette pratique, fermant les yeux aux relations plus qu’amicales, pour te concentrer sur les autres choses de ton quotidien, comme tes études, tes amis, ta famille même, et bientôt ton job. Pourtant, même si tu as perdu la main sur cette pratique, tu n’es pas le moins du monde gênée, ou déstabilisée. Sûrement dû en grande partie à Daniel, avec qui le courant est bien passé dans le bar, il y a quelques heures à peine. Tu ne pensais pas avoir de ses nouvelles si rapidement, peut-être dans quelques jours, dans le meilleur des cas, mais définitivement pas dès le lendemain, après à peine moins de sept heures de sommeil. Le challenge est compliqué, mais tu es décidée à le relever. Après tout, tu es déjà là, face à lui, dans une tenue convenable, une mine fatiguée, certes, mais dissimulée derrière des artifices à peine visible, et assez de réactivité pour tenir une conversation. Que demander de plus pour ce tête à tête en extérieur. Un sourire s’affiche sur tes lèvres, face à la mine gêné de Daniel, après que tu lui aies avoué avoir été réveillé par son appel. Doucement, tu secoues de droite à gauche ta tête, pour lui montrer qu’il ne doit pas s’en vouloir. « Absolument pas, le son de ta voix était même agréable après la sonnerie stridente du téléphone. Par ailleurs, comment t’en vouloir. » Si l’objet de son coup de téléphone était néfaste, oui, ça aurait pu être affreux de l’entendre dès ton réveil, mais là, c’était pour exprimer l’envie de te revoir. C’est assez pour passer outre le réveil en sursaut, et garder uniquement les bons côtés. Surtout qu’il a eu de la chance que tu sois dans ton lit, et non dans celui de ta copine. Si ça avait été le cas, pas sûr qu’il aurait eu une réponse. La chance était de son côté ce matin. « C’est ça. Son mec l’a largué dans la soirée, alors elle a un peu abusé sur la boisson. D’ici quelques jours, ça ira mieux, quand elle aura capté que ce n’était qu’un con, et qu’il ne mérite pas ses larmes. » Bon, ça, c’est ton point de vue, mais tu n’es pas certaine que Mag le partage, malheureusement. « Et pour te répondre, non, tu n’as pas été trop lourd. Un peu trop philosophique par moment pour que je comprenne bien le fond de ta pensée, mais pas lourd. » Tu ne te souviens pas de toute la conversation, seulement des morceaux, à propos du destin, du hasard, et d’autres notions que l’on voit en cours de philosophie, mais qui t’échappent complètement. Tu te souviens surtout de son approche, qui était assez originale pour te marquer, car tu ne pensais pas un jour voir un mec débarquer près de toi, et commencer son discours par une référence Disney. C’était une grande première pour toi, qui t’a beaucoup amusé sur le moment.

Il faut dire que cette soirée risque de rester gravée dans ton esprit pendant très longtemps, pour plusieurs raisons. Daniel y est pour beaucoup, mais il y a aussi cette bonne cuite prise, chose que tu n’avais plus eu depuis très longtemps. À la base, ça devait être une soirée tranquille, à ton appartement, et sans que tu ne vois les choses venir, c’est devenu comme une célébration de la fin des vacances, de l’été, avant d’entrer dans la vie active. Un comportement pas très raisonnable, mais qui ne risque pas de se reproduire de si tôt. Si sur le moment, l’alcool donne une impression de légèreté, le lendemain, c’est la douche froide. Tu affiches peut être un sourire radieux, mais à l’intérieur de ta tête, ça résonne encore un peu par moment. Il faut que tu gardes à l’esprit de reprendre une aspirine en début d’après-midi, après le repas, pour éviter d’être amorphe jusqu’à ce soir. Tes doigts entrelacés ensemble, posés sur le bord de la table, tu écoutes le jeune homme te parler de sa journée professionnelle, qui est relativement calme, ce qui va lui permettre de récupérer des folies de la veille, à son rythme. « On dit qu’il faut soigner le mal par le mal, mais ce n’est pas pour autant que je vais reproduire le même schéma ce soir. C’est un coup à passer la journée de demain à dormir. » Ce qui ne serait pas un problème en soi, mais comme tu commences ton nouveau travail lundi, il est préférable de commencer à avoir un rythme qui se trouve être en adéquation avec tes futurs horaires. À la question de Daniel, tu laisses un soupçon de surprise s’emparer des expressions de ton visage, avant de te reprendre, et répondre : « Non, je n’ai rien de prévu pour ce soir, pour le moment. » Une précision qu’il est bon de faire, pour laisser la porte ouverte à l’imprévu. Il n’est que midi, après tout, tout est encore possible. À peine tes mots prononcés à haute voix, tu détournes la tête pour observer votre environnement. Tu connais le quartier, depuis fort longtemps, mais ici, c’est nouveau à tes yeux. Tu n’as jamais eu l’occasion de déjeuner dans le coin, mais ce n’est pas surprenant, tes études se sont terminées il n’y a pas si longtemps. Dans tous les cas, tu n’es pas déçue. L’endroit est charmant, et comme souvent en période estivale, c’est impossible de ne pas apprécier un repas en terrasse, pour profiter des rayons du soleil. Tu finis par revenir sur le jeune homme, quand il fait référence au baiser que vous avez échangé, il y a quelques heures. Sa question te surprend, dans le bon sens, car tu ne pensais pas que quelqu’un pouvait poser ce genre de question. « On m’a souvent répété qu’il vaut mieux demander pardon, que la permission. Bon, ça ne s’applique pas à tous les domaines, il y a des failles, mais je suis assez d’accord avec ce dicton. Enfin, tout ça pour dire que non, je n’ai pas trouvé ça déplacé. Au contraire, je crois que j’aurai été déçu si tu ne l’avais pas fait. » Un aveu que tu lâches sans trop pouvoir le contrôler, et qui provoque une réaction spontanée, au niveau de tes joues qui doivent probablement se colorer d’une teinte de rose, signe de ton embarra. Tu ne pensais pas être aussi sincère, reproduire certains comportements de la veille. À ce moment, le responsable était l’alcool, comme s’il était devenu un sérum de vérité, mais là, vous n’avez encore rien commandé, et à part un verre d’eau et une aspirine, tu n’as rien consommé. Tu ne peux t’en vouloir qu’à toi-même d’être si directe. Fort heureusement pour toi, c’est à cet instant précis que ton téléphone décide de se manifester. Sauvée par le gong, penses-tu, tandis que tu plonges une main dans ton sac pour voir qui peut bien t’appeler à cette heure. Si ton intention première était de couper le son, en voyant le nom s’afficher sur l’écran, tu changes d’avis. « Je suis vraiment désolée, j’en ai pour à peine quelques petites minutes… vraiment. » Tu affiches déjà un air désolé sur ton visage, alors que ton doigt balaie l’écran pour accepter l’appel, avant que tu ne portes le téléphone à ton oreille. « Allo, ici la femme de ta vie, celle que tu aimes plus que quiconque au monde… Comment ça qu’est-ce que je veux ? C’est très insultant ce que tu insinues, comme si je ne pouvais pas faire de compliment sans arrière… oui bon d’accord, tu as gagné. » Un air boudeur passe brièvement sur ton visage, pendant qu’un soupir quitte tes lèvres. « Est-ce que tu pourrais me déposer cet après-midi, pour que je puisse récupérer ma voiture ? Je l’ai laissé au bar cette nuit, car entre boire ou conduire… S’il te plait… Merci, tu es le meilleur. J’peux te rappeler après, j’suis pas toute seule. Bye. » Le dernier mot prononcé, tu t’efforces de verrouiller l’écran, et ranger le téléphone dans ton sac, sans oublier de le mettre en silencieux, pour ne pas reproduire la même chose durant le repas. Tu adresses un sourire un peu désolé à Daniel, un peu honteuse d’avoir dû répondre face à lui, mais au moins, grâce à ce coup de téléphone, tu es certaine de retrouver ta voiture dans le courant de la journée, et de ne plus supporter les transports en commun, ou taxi. « Pardon pour ce petit contretemps. Où en étions-nous ? » Lui dis-tu, en posant tes coudes sur le bord de table, les doigts à nouveau entrelacés, afin de permettre à ton menton de se poser dessus, et d’avoir ton regard plongé dans celui du jeune homme, avec l’esquisse d’un sourire sur tes lèvres.




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Lun 22 Oct - 2:29

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Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Est-ce que l'on peut considérer que ce rendez-vous est le premier rencard d'une longue série ? Pour répondre à cette question, il faudrait déjà que je sois en mesure d'affirmer que Lisbeth considère que ce moment passé au restaurant est un rencard. Pourtant, j'ai bien du mal à imaginer que ce rendez-vous puisse être complètement désintéressé après le baiser que nous avons échangé quelques heures auparavant. Si la jeune femme s'était rendue compte qu'elle avait commis une erreur entre temps, elle aurait tout simplement pu trouver un prétexte pour refuser poliment mon invitation ou, si son cerveau n'avait pas eu la rapidité de trouver un faux prétexte, elle aurait pu ne pas se présenter du tout au lieu du dit rendez-vous. Mais non, Lisbeth est bien là, assise devant moi, en chair et en os. Et elle a même l'air plutôt contente de me revoir. « Bon, eh bien, si tu as besoin d'un réveil à la voix suave la prochaine fois que tu auras passé une nuit plutôt courte, tu sais que tu pourras me faire signe. » Une proposition des plus innocentes lâchée sur un ton léger au milieu de la conversation, sans doute un poil plus subtile que celles que j'ai pu faire à Lisbeth dans ce bar de Manhattan. « Han non, la pauvre, elle doit être tellement mal. C'est jamais simple les ruptures, j'espère qu'elle trouvera rapidement de quoi s'occuper l'esprit. » Le regard emprunt d'empathie, je me sens sincèrement peiné pour cette Mag que je ne connais même pas. Pourtant, c'est ce châtiment un peu douloureux que j'ai dû infliger à Alice il y a un peu plus de deux mois. À l'époque, je ne voyais pas d'autres issues à la relation tumultueuse que j'entretenais avec la jeune femme mais je savais pertinemment qu'elle avait dû être effondrée, juste après mon départ. Mais c'est une simple supposition, puisque j'ai fait en sorte qu'Alice ne puisse plus me contacter par la suite, que ce soit par sms, messenger ni même par mail. Trop extrême ? Aucune décision n'est jamais trop extrême avec Alice. Je suis très bien placé pour le savoir. 

Lisbeth met fin au suspense concernant mon attitude de tout à l'heure et me précise que je ne me suis pas montré lourd. Je hausse un sourcil en affichant un sourire étrange. Expression indescriptible qui transmet simplement ma surprise. Je ne me souviens plus vraiment des mots que j'ai pu prononcer cette nuit mais j'ai parfaitement conscience que je n'étais pas dans les meilleures conditions pour ne pas faire subir, involontairement, à la jeune femme une drague un peu trop pesante. Par chance, d'après ce qu'elle en dit, tout n'était pas à jeter alors c'est un certain soulagement qui me fait soupirer, mais je ne réponds rien. Secrètement, j'admire Lisbeth, mes yeux léchant sa peau délicate que je rêverais d'effleurer du bout des doigts. J'oriente mon regard vers son visage, après qu'il se soit attardé inconsciemment de longues minutes sur ses fines mains. « Tu as raison, je pense qu'il serait plus sage pour nous deux de ne pas remettre ça dès ce soir. » Enfin, surtout pour moi. Je lève les yeux au ciel à cette pensée qui me fait sourire. Mais c'est une toute autre préoccupation qui me traverse l'esprit quand Lisbeth m'avoue qu'elle n'a encore rien de prévu pour ce soir. J'ai bien envie de lui proposer de passer sa soirée avec moi, quitte à n'avoir rien d'autre à faire, mais une légère crainte m'amène à penser que la jeune femme pourrait me trouver un peu étouffant. « Oh... On va donc devoir passer cette soirée chacun de notre côté, complètement seul, sans la moindre source de divertissement... C'est triste. » Petit sourire mi-désolé, mi-espiègle, alors que je tente d'amener Lisbeth à envisager l'idée d'un deuxième rendez-vous dans la même journée.

S'il y a bien un instant qui m'a marqué au cours de cette nuit, et que je ne risque pas d'oublier, c'est le baiser que j'ai échangé avec Lisbeth. Sur le moment, j'ai eu le sentiment que la jeune femme en avait envie aussi mais peut-être que ma perception des choses était complètement biaisée par l'alcool. La jeune femme m'assure que j'ai eu raison de sauter le pas. Mes joues s'empourprent immédiatement. « Et moi, j'aurais certainement eu des regrets si je ne l'avais pas fait... » Une esquisse de sourire légèrement embarrassé étire mes lèvres quand une sonnerie, sortie de nulle part, nous interrompt. Visiblement, il s'agit du téléphone portable de Lisbeth. Elle me présente poliment ses excuses. « Pas de problème, je t'en prie. » Elle décroche et, d'une oreille distraite, je ne peux m'empêcher d'écouter quelques bribes de conversation entre elle et son interlocuteur. En même temps, difficile de ne rien entendre en étant à peine à quelques centimètres d'elle. Certains mots qu'elle prononce activent ma mémoire, notamment en ce qui concerne une question que j'ai posé à la jeune femme, pour savoir, tout simplement, si elle était célibataire ou non. Je souffle un merci d'une voix étouffée à la serveuse qui s'approche de notre table pour nous donner le menu du restaurant. Je me mets à le feuilleter machinalement, sans vraiment lire les noms de plats inscrits sur les pages. Lisbeth met fin à l'appel et recentre toute son attention sur moi, me demandant où nous avions laissé notre conversation avant qu'elle soit interrompue. « Eh bien, je ne sais plus trop mais je me rends compte que tu m'as menti... » Je prends un air faussement vexé quand je relève la tête pour découvrir que le visage de Lisbeth est un peu plus proche, maintenant qu'elle s'est légèrement ravancée au dessus de la table. Un peu troublé par son regard perçant, je tente tout de même de garder mon sérieux, désireux de prolonger le suspense jusqu'à ce qu'il devienne intenable. « Tout à l'heure, il me semble que tu m'as dit que tu étais libre comme l'air mais je viens de découvrir assez brutalement que tu étais la femme de la vie de quelqu'un... Je ne suis pas certain de pouvoir m'en remettre. » Le faible sourire amusé qui se dessine sur mes lèvres laisse entendre que j'use, évidemment, de second degré. En temps ordinaire, mon naturel curieux m'aurait poussé à demander à Lisbeth l'identité de l'individu qui venait de l'appeler mais on ne se connait pas encore assez pour que je puisse me permettre une telle indiscrétion. Je me penche vers la table, avançant ma main sur celle-ci pour effleurer du bout des doigts le pied du verre à vin posé devant moi, faisant tourner la tige sur elle-même. Ce geste est une façon, un peu timide, de réduire la distance qui sépare mon corps de celui de Lisbeth, même si le premier contact qui pourrait s'envisager est celui, bien léger, de nos doigts. D'ailleurs, ce contact devient rapidement une petite obsession, qui se matérialise en de brefs regards que je jette en direction des mains croisées de la jeune femme. « Au fait, Lisbeth, tu as quel âge ? » Question anodine pour tenter d'oublier cette envie d'entrelacer mes doigts avec les siens. Je pose à mon tour mon autre coude sur la table, déposant mon menton dans la paume de la main qui n'est pas occupée à faire rouler le pied du verre à vin. « J'espère ne pas me montrer trop indiscret en te posant cette question mais... Ça fait longtemps que tu es célibataire ? » Question plus orientée, cette fois, visant à tâter le terrain et à en découvrir davantage sur la jolie blonde.
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Jeu 25 Oct - 16:40
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Tu es bien ici, à un rendez-vous, toi qui a passé les dernières années à fuir ce genre de situation. Et le pire ? C’est que tu ne regrettes absolument pas ce choix, bien au contraire. « Il ne faut pas me dire ça, sinon tu pourrais être mis à contribution dès lundi matin. Je pense que la nuit de dimanche risque d’être courte, à cause du stress lié au premier jour de boulot. » Si l’intention aurait pu paraître intéressée dans un premier temps, il n’empêche que le fond de ta parole est sérieux. Tu dois commencer ton nouveau travail d’ici deux jours, et même si ce n’est pas encore le travail qui t’a toujours fait rêvé, car avant de l’atteindre, il faut encore grimper plusieurs échelons, ça reste le premier pas dans cette grande industrie qui allie mode et journaliste, le célèbre magazine féminin Vogue. Tu n’es pas d’un naturel nerveuse, mais là, ce n’est pas rien, c’est ton avenir qui commence à se tracer, alors c’est sans doute normal d’avoir un peu peur, et d’anticiper tes réactions. Tu sais déjà que tu vas mettre des heures pour choisir ta tenue, que tu vas envisager toutes les critiques, tous les jugements qu’on pourra avoir dessus, car l’apparence est un premier renseignement sur la personne. Rien qu’en regardant quelqu’un, on peut en savoir beaucoup à son sujet, il suffit de savoir voir les petits détails. Mais tout ça, tu ne vas peut-être pas le confier à Daniel, car déjà, tu doutes que ça l’intéresse, et aussi car normalement, on est censé montrer une bonne image de soi lors d’un premier rendez-vous. Or tu doutes que l’image d’une fille anxieuse soit très flatteur. Par chance, la conversation se détourne d’elle-même, pour aborder le sujet de l’une des filles qui était avec toi la veille. Une rupture amoureuse, la raison cliché d’une sortie entres nanas dans un bar, mais bon, c’est loin de t’affecter. Attention, tu n’es pas insensible au malheur de tes amies, mais avec les bagages que tu traînes derrière toi, tu n’es plus si surprise d’entendre des histoires comme celle-ci. C’est presque inévitable. L’ironie du sort, c’est que tu as accepté de te faire draguer le même soir que celui de la rupture de ton amie. Un peu comme si c’était une balance qui s'équilibrent. Une célibataire en plus, il faut compenser en retirant une autre du marché. Bon, dit comme ça, c’est un peu étrange, surtout que tu es loin de changer de statut quand tu te retrouves dans l’obligation de le donner, pour des formulaires administratifs, par exemple, mais l’idée est là. Surtout qu’il faut dire la vérité, vu l’état de Daniel hier soir, tu aurais très bien pu abréger ce moment dès les premières minutes, mais tu as voulu lui donner une chance. C’était un soir de bonté. Une bonne décision, si tu juges le moment présent, en sa compagnie. Vous partagez certains points de vue, comme le fait d’être raisonnable, et pas retourner dans un bar d’ici quelques heures, pour reproduire le même scénario, bien qu’à vous entendre, vos soirées respectives risquent de se ressembler. « Maintenant que tu viens de le dire à haute voix, je confirme que c’est triste, pour un samedi soir. Il ne manque que les chats pour compléter le tableau, et atteindre le seuil du pathétique. » Encore un cliché, que voulez-vous. C’est tellement facile d’en trouver de nos jours, il y en a à chaque coin de rue. Tu réponds à son sourire, tout en remplaçant une mèche de cheveux derrière ton oreille. Un geste lourdement influencé par la question qu’il te pose, qui se trouve être un peu gênante. Il revient sur ce baiser échangé la veille, un geste que tu ne regrettes pas, mais à la différence d’hier, tu n’as plus vraiment d’alcool dans le sang, et c’est bien connu que l’alcool aide à lever quelques barrières, ainsi que les inhibitions. Il doit t’en rester encore un peu, pour lui répondre avec autant d’honnêteté et d’assurance. Un peu trop à ton goût, mais tu es sauvée, si on peut le dire, par la sonnerie de ton téléphone qui retentit. C’est tellement rare qu’on t’appelle que tu n’as pas pensé à le mettre en silencieux. Tu t’excuses sur le champ auprès de Daniel, avant de prendre cet appel. C’est ton cousin, l’une des personnes les plus proches de toi, et cet appel tombe à pic, c’est l’occasion pour toi de lui demander un service, afin de pouvoir espérer avoir ta voiture dans le courant de la journée. L’échange est rapide, tu fais tout pour l’abréger, et ne pas paraître impolie aux yeux du jeune homme. Une fois l’appel terminé, tu t’empresses de réinstaurer le dialogue, non sans t’excuser une nouvelle fois. Sa réponse te surprend, et ça se voit sur ton visage, à cette absence temporaire de sourire, alors que ton esprit cherche à quel moment tu as donné un mensonge à Daniel. Tu ne changes pas pour autant ta position, gardant cette légère proximité avec lui. Finalement, tu n’as pas besoin de poser de question pour obtenir des réponses, car il te les donne de lui-même. La raison ? Cette formulation que tu as employé pour t’adresser à Gabriel, et qui, tu le reconnais, d’un point de vue extérieur doit être assez révélateur de la nature de ton appel. Cette éclaircissement soudain s’accompagne du retour de ton sourire sur tes lèvres, avec une pointe d’amusement dans celui-ci. « Mince, je viens de te briser le coeur, c’est ça ? » Lui demandes-tu timidement, alors que tes dents capturent ta lèvre inférieure. « Je devrais pouvoir recoller les morceaux en disant que ce quelqu’un est mon cousin, et que cette formulation était seulement placée pour faire un peu de chantage, même si dans le cas présent, il m’a vu venir à des kilomètres. » La discrétion n’est pas ton fort, malheureusement, tu as plutôt tendance à mettre les deux pieds dans le plat, quand l’occasion se présente, mais on ne pourra pas te refaire, tu es ainsi fait. Tu fais de ton mieux pour que ce soit naturel, du moins, tu espères y parvenir, quand tu décroises tes mains pour venir en poser une sur la table, assez près de celle de Daniel, sans pour autant oser réduire entièrement la distance. Tu gardes l’autre comme moyen d’appuyer ta tête, ce qui te permet d’être parfaitement concentrée sur ses paroles, ce qui est le cas tu prends réellement plaisir à l’écouter, et passer ce moment avec lui. « Tu sais qu’on ne demande pas l’âge d’une femme, normalement ? Mais je vais faire abstraction à cet affront, et te répondre que j’ai eu vingt cinq ans au début de l’année. » En vérité, tu te moques de révéler ton âge, tu ne fais pas parti de ces personnes ayant un complexe avec ça. Tu ne comprends pas d’ailleurs cette obsession. Tout le monde prend un an supplémentaire chaque année, et ce n’est pas les différents caps qui vont y faire grand chose. Dans ton cas, tu n’as pas fait de crise quand tu as eu ton quart de siècle. Un sujet qui pourrait être intéressant pour lancer un débat, mais la question de Daniel au sujet de ton célibat oriente la conversation ailleurs. Tu ne peux pas cacher ta surprise, à part derrière ce léger toussotement. « Tu es assez direct comme garçon, mais d’accord. Ça fait plusieurs années que je suis célibataire, avec ma majorité même. Mais c’est un choix. Attention, je ne suis pas une catholique qui garde sa virginité jusqu’au mariage, je t’arrête tout de suite. Disons que la première personne pour laquelle je suis tombée amoureuse m’a énormément fait souffrir, dans le genre à prendre ton coeur, le réduire en miettes, et pour être sûr qu’il en reste rien, on marche dessus. » Un rire léger s’échappe de tes lèvres, même s’il y a aussi un peu d’embarras. Tu sais que ce n’est pas quelque chose à dire à un premier rendez-vous normalement, à part si on désire secrètement vouloir faire fuir la personne, mais là, tu ne sais pas, tu as la sensation de pouvoir lui faire confiance, que même si tu viens de lui révéler ça, il ne va pas se lever d’un coup, et partir. Peut-être que tu te trompes, tu vas vite le découvrir. « Alors, tu vas trouver ça très surprenant, mais suite à cet épisode, j’ai un peu de mal à faire confiance. Je me demande pourquoi ! » Tu décides de tourner cette réponse en sarcasme, car tu connais bien la réponse, que c’est parfaitement logique, et que, même si certains souvenirs de la soirée de la veille sont un peu flous, tu te souviens avoir eu un bon feeling avec Daniel, alors qui sait, ça va peut-être sauver ton trop plein d’honnêteté.




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Daniel Aberline
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Lun 29 Oct - 2:04

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Servir de réveil à Lisbeth, c'est une perspective tout à fait agréable, une proposition que je ne pourrais pas refuser si elle me la faisait sérieusement, en estompant cette pointe d'amusement perceptible dans son sourire. Ce qui serait encore plus agréable, ce serait de venir l'extirper des bras de Morphée en personne, mais je suppose que ça impliquerait de devoir passer la nuit avec elle... Cette pensée me fait rougir mystérieusement, peut-être un peu trop pour que la jeune femme puisse penser que c'est sa seule réponse qui a provoqué cet empourprement. « Avec grand plaisir ! C'est toujours très stressant le premier jour de boulot. Moi aussi je stressais comme un dingue avant ma première visite. Je crois que j'ai dû changer trois fois de costumes ce matin-là tellement j'étais anxieux... Mais je suis certain que tout se passera bien pour toi. C'est ce que tu as toujours voulu faire, non ? Alors prouve-le et ça ira. » S'il y a un domaine au sein duquel j'ai une longueur d'avance sur Lisbeth, c'est dans celui du monde du travail. J'y ai fait mes premiers pas il y a deux ans déjà, au sein de l'agence dirigée par mon père, et s'il y a bien quelque chose qui m'a manqué avant mon fameux premier jour, c'est le conseil d'un aîné. Mon père n'a jamais vraiment été du genre loquace alors ce n'était pas vers lui que j'allais pouvoir me tourner pour ce genre de choses anecdotiques. J'avais donc pris mon courage à deux mains - très moites - et je m'étais lancé, m'en sortant pas si mal que ça pour un débutant. Mais s'il y a un constat encore plus déprimant que la légendaire froideur d'Edward, c'est bien la perspective de cette soirée à passer chacun de notre côté, Lisbeth et moi. « Sinon... Quitte à être pathétiques, autant l'être à deux et passer cette soirée ensemble... T'en penses quoi ? » Je dirige ma main vers mon verre à vin, encore vide, pour déposer mes doigts sur son calice transparent. Geste purement nerveux qui succède naturellement à cette question spontanée qui, je l'espère, ne fera pas fuir Lisbeth par la précipitation qu'elle suggère.

Mon autre main libre sert de reposoir à mon menton, ce qui me permet de plonger mon regard dans celui de Lisbeth pour l'écouter parler avec la plus grande attention. En fonction de ce qu'elle me dit, je hoche doucement la tête, j'élargis mon sourire ou je cille, devenant beaucoup plus expressif une fois que la personne en face de moi suscite un intérêt particulier. Notre conversation est soudainement interrompue par la sonnerie d'un téléphone. Son téléphone. Elle me présente ses excuses, décroche, s'entretient brièvement avec son interlocuteur puis met fin à l'appel. Je ne manque pas cette occasion pour rebondir sur les bribes de conversation que j'ai pu saisir. Si elle m'a brisé le cœur ? Évidemment ! Pour toute réponse, je hoche doucement la tête en affichant une petite moue triste, qui a pour unique but de faire fondre un peu le cœur de Lisbeth, en espérant qu'il soit plutôt fait de guimauve que de pierre. « Tu as l'air très proche de ton cousin, je me trompe ? » Ce qui constituerait une coïncidence assez étonnante puisque c'est également mon cas. Accumuler les points communs, je sais que ça peut être une bonne chose quand on souhaite établir une relation durable avec quelqu'un... Durable ? J'ai un coup de chaud à cette pensée, mais je tente de ne rien laisser paraître. Qu'est-ce que je suis en train de m'imaginer, là ? La main de Lisbeth, posée sur la table, se rapproche dangereusement de la mienne. Elle a le don de me déconcentrer un peu mais l'information que la jeune femme me livre sur son âge parvient quand même jusqu'à mon cerveau. « Je sais que ça ne se fait pas, mais je crois que les bonnes mœurs voudraient également que l'on s'abstienne d'embrasser une jeune femme au premier rendez-vous... Je n'y peux rien si tu me donnes envie de braver des interdits... » Sur ce dernier mot, j'avance un peu plus mon coude pour réduire suffisamment la distance entre ma main et celle de Lisbeth. Mes doigts viennent délicatement s'emparer des siens, les pressant avec douceur. Mon pouce se met à caresser spontanément le revers de sa main, avec une tendresse que je ne me connaissais pas. Mes yeux, qui ont suivi cette avancée depuis le début, se relèvent soudainement vers le visage de la jeune femme, croisant, au passage, son regard océan toujours aussi troublant que cette nuit. Je me pince les lèvres, comme si je venais de prendre conscience de ce que je viens de faire. C'est juste un contact physique anodin, pourtant... Pas de quoi s'emballer... Enfin, je crois.

C'est avec une question beaucoup plus franche que je laisse la conversation aborder un nouveau tournant. Lisbeth pourrait parfaitement choisir de ne pas assouvir ma curiosité mais si elle ne le faisait pas, je pense que je serais extrêmement déçu. Et en réalité, c'est avec la même franchise qu'elle me dévoile un pan douloureux de son passé. Ma main se resserre doucement sur la sienne quand arrive la chute de son récit. Je m'attendais à tout, sauf à ça. Je m'attendais à tout, sauf à ce que la jeune femme se confie à moi à ce point en moins de vingt-quatre heures. J'ignore si je dois être flatté ou effrayé par son aveu. C'est un mélange de ces deux émotions qui m'envahit à cet instant, en tout cas. « Oh. Désolé. » Réponse brève qui trahit mon étonnement, mais sincère aussi, parce que je suis vraiment désolé que les premiers espoirs que la jeune femme a placé dans l'amour se soient évanouis dès qu'ils sont apparus. « Je comprends parfaitement... Mais du coup, qu'est-ce que tu recherches exactement ? Tu aimerais quand même retenter quelque chose de sérieux ou tu préfères les relations plus... légères ? » D'après la tournure du discours de Lisbeth, j'aurais plutôt penché pour la deuxième option même si je savais qu'elle me décevrait. J'ignore encore quel mauvais sort elle m'a lancé mais c'est bien la première fois que je me donne autant de mal avec une jeune femme sans espérer qu'elle finisse assez rapidement dans mon lit. Est-ce que j'ai fini par comprendre que les plans d'un soir, ça réconforte le temps d'une soirée mais que c'est pire qu'une gueule de bois le lendemain ? Ou est-ce qu'il y a véritablement quelque chose de spécial qui s'est installé entre nous ? Je penche légèrement la tête sur le côté, quand mon cerveau choisit cet instant précis pour me renvoyer un flashback de la soirée. Une bribe de conversation plus précisément, autour de dessins animés. Je fronce les sourcils, me demandant s'il s'agit là d'un véritable souvenir ou d'un simple produit de mon imagination. Il n'y qu'un seul moyen de le savoir. « Au fait, j'ai en tête qu'on a parlé de Disney cette nuit... J'ai halluciné ou c'est bien vrai ? Comment est-ce qu'on est arrivé là ? »
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Lisbeth O. Edern
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Mar 30 Oct - 20:49
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Cela te rassure un peu d’entendre Daniel te dire que son premier jour de travail a été une épreuve stressante également pour lui. Ça te semble tellement bête de stresser pour si peu, que ce n’est qu’un étape obligatoire de la vue, une étape comme une autre, un peu comme le premier jour d’école, ou bien celui où il faut passer son permis. Il existe une multitude d’exemples, et c’est bien pour ça que tu trouves ton comportement un peu idiot. Surtout que, comme pour la plupart de ces situations, l’angoisse va se compter en minute sur le moment, pour ensuite laisser la place à la concentration, au moment présent, et au final, la journée va passer si rapidement que tu ne la verras pas. Ça se passe toujours ainsi, alors pourquoi ce jour-là serait différent ? En tout cas, une chose est sûre, c’est que tu ne vas pas reproduire ton comportement de la veille ce week-end. C’était exceptionnel, pour suivre les envies de ta bande d’amies, mais pour mettre toutes les chances de ton côté pour ce premier jour, tu vas opter pour la sagesse, et des soirées calmes, à ton appartement. Du moins, c’est ce que tu pensais, mais la rencontre de Daniel risque de changer tes plans sur le court terme, visiblement. « Tu es en train de m’inviter à un second rendez-vous, dans la même journée, ou je me trompe ? Si mon jugement est encore bon, alors… ça mérite réflexion. » Le mystère dans ta réponse est un comportement volontaire, dans le cas où tu aurais mal interprété les paroles de l’agent immobilier, et que tu aurais besoin d’une porte de sortie pour t’en sortir, justement. Mais dans le cas contraire, serait-ce une bonne idée d’accepter cette demande, et se voir une troisième fois en moins de vingt quatre heures ? La réponse te paraît évidente, mais est-elle seulement raisonnable.

La conversation est fluide, sans silence gênant, et c’est assez rassurant. Même le coup de téléphone passé avec ton cousin n’a rien changé à cette rythmique, à cet échange sans fausses notes, à part peut-être une formulation employée par tes soins, qui peut prêter à confusion, et te donner l’image d’une femme en couple, alors qu’il en est rien. L’occasion est trop belle pour ne pas en jouer un peu, dramatiser légèrement les choses, et oser dire à haute voix que tu viens de lui briser le coeur. Sa réaction te prouve que tu as bien fait, car il entre dans ton jeu, comme si cela faisait des années que vous vous connaissez, alors que non, c’était il y a moins de huit heures. Le jeu pourrait durer longtemps, mais tu préfères être honnête, et le rassurer. Tu n’es pas une menteuse compulsive, seulement une jeune femme proche de sa famille, dont son cousin adoré. « On est nés le même jour, presque à la même heure, alors oui, je suis assez proche de lui. » La pointe d’amusement est risible dans le sourire que tu affiches à l’agent immobilier, alors que tu laisses volontairement l’une de tes mains se placer sur la table, près de la sienne. Il ne suffit d’un rien pour que le contact se fasse, mais au lieu de te focaliser sur ça, tu préfères répondre à sa question, au sujet de ton âge. Une question qu’on dit interdite si elle est adressée à une jeune femme, mais tant pis, tu en fais abstraction. Après tout, en quoi est-ce un affront de demander cette information, ce n’est pas comme s’il te demandait ton code de carte bancaire, ou une autre information privée. Sa réponse provoque en toi une sensation que tu ne comprends pas vraiment, que tu peines à analyser, et le fait de sentir sa main sur la tienne n’aide en rien. Pourtant, tu ne mets pas longtemps à répondre à son geste, à nouer tes doigts avec les siens, jusqu’à même te surprendre à apprécier la caresse délicate de son pouce sur ta peau.

Ce geste est peut-être ce qui te pousse à être sincère, à confier ce que d’ordinaire tu ne veux pas aborder, tu ne sais pas. Quoiqu’il en soit, tu lui avoues être célibataire depuis assez longtemps, presque toute ta vie, si tu prends les choses avec un peu de recul, et que cette décision est la cause d’un échec sentimental assez douloureux. Désolé, il n’a pas à l’être, c’était il y a très longtemps, assez pour tourner la page normalement, mais ça, c’est une autre histoire. Tu es assez surprise qu’il persiste sur le sujet, car c’est bien la première fois que ça t’arrive, et ta façon de t’exprimer risque de te trahir pour ce point. « Je ne recherche rien, pour la simple et bonne raison que… les hommes sont rarement persévérant. Ils prennent un non pour réponse définitive, et ne cherchent pas plus loin. Bon, dans un sens, ça veut seulement dire qu’ils veulent un plan cul, et ça s’arrête là, mais… je ne suis pas comme ça. Je ne suis pas à aller dans un bar, choisir un mec dans le lot, coucher avec et on en parle plus. Ça donne trop la sensation d’être… une prostitué, mais sans l’argent en compensation. Alors je ne sais pas Daniel, je ne suis pas encore tombée sur quelqu’un qui a envie de persévérer, afin de comprendre la complexité qu’est Lisbeth Edern. » Et ce n’est pas plus mal, à ton avis. Grâce à ça, ça t’a laissé plusieurs années pour t’en remettre, pour accepter que ton ex petit ami n’allait pas revenir, que c’est une décision définitive, et que tu peux désormais tirer un trait sur cette histoire, et même sur l’éventualité d’avoir des nouvelles, ou ne serait-ce qu’un début d’explication pour justifier sa fuite. Cependant, c’est bien un sujet que tu ne comptes pas aborder plus en détail. C’est déjà beaucoup d’avoir osé admettre les choses à haute voix, alors il faudra attendre un petit moment pour avoir la version longue, car rien que de l’aborder fait remonter des souvenirs en toi, qui ternissent un peu ton humeur. Surtout que cette honnêteté risque bien d’écourter ce rendez-vous avec Daniel, ce que tu comprendrais d’ailleurs, car l’image que tu décris ne donne pas forcément envie d’aller plus loin, mais avant, tu as au moins la chance d’aborder un point un peu plus léger, qui te redonne un peu le sourire. « Ce n’est pas une hallucination, je le crains. Tu es venu m’aborder en faisant référence à Raiponce et Flynn Rider, et je ne sais plus trop comment, ça a tourné en débat sur les relations amoureuses prévisibles dans les Disney, excepté dans les derniers où il n’y a pas forcément d’histoire. » Tu ne te souviens pas de l’intégralité de la discussion, il faut dire que tu avais déjà une bonne dose d’alcool dans le sang, mais tu as encore les grandes lignes en tête, notamment un détail. « Tu m’as d’ailleurs confié que tu n’avais jamais vu Vaiana. C’est une chose qu’il va falloir corriger, car même si je ne suis pas une fan hystérique, je dois reconnaître qu’il mérite d’être vu. »




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Daniel Aberline
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Lun 5 Nov - 13:58

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Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Un deuxième rendez-vous dans la même journée, c’est peut-être trop rapide, voire même précipité. À ce rythme-là, Lisbeth sera lassée de moi au bout de quelques jours, car j’aurai épuisé toutes mes cartes pour tenter de la surprendre. Mais la revoir, c’est presque un besoin irrésistible. Je m’emballe peut-être un peu mais ça ne m’était jamais arrivé auparavant, si bien que je ne peux tout simplement pas contenir mon enthousiasme. J’ai l’impression d’être un enfant devant un nouveau jouet. L’envie de déchirer l’emballage cadeau est plus fort que tout, et c’est avec une vigueur étonnante que le bambin déchire les bouts de papier avec presque autant de délectation que lorsqu’il découvre ce que le paquet cache à l’intérieur. C’est exactement cette impression que j’ai à chaque fois que je découvre quelque chose de nouveau à propos de Lisbeth, que ce soit la douceur de son sourire, son angoisse touchante avant le premier jour de travail ou la saveur épicée de ses lèvres. « C’est exactement ce que je suis en train de faire, oui… Mais je comprendrais que tu préfères ne pas précipiter les choses et refuser… » J’aurais eu bien du mal à cacher ma déception si Lisbeth déclinait ma proposition, même si c’était uniquement pour la repousser à plus tard. Pour la première fois de ma vie, je ne ressens pas cette impression d’ennui presque inévitable quand je rencontre une nouvelle personne, une future conquête plus précisément. Les femmes que je convoite, en temps ordinaire, me barbent en quelques paroles seulement. Je ne leur trouve que peu d’intérêt, tant leur conversation est banale et dénuée de profondeur, et elles ont rapidement fait de réduire ma capacité d’écoute à zéro. Pourtant, je persiste, jusqu’à obtenir ce pour quoi je suis venu prendre la peine de leur parler : un écartement suffisant des cuisses pour laisser passer mon bassin. Dès que les soupirs brûlants et les baisers forcés se sont éteints dans le silence, je trouve rapidement une excuse pour les obliger à quitter mes draps et mon appartement. Je leur file un faux numéro, accompagné d’un espoir qu’elles pourront me recontacter, par la suite, pour transformer cet ébat sans grands sentiments en une relation durable. Leurs espérances se fracassent toutes sur un Le numéro que vous avez composé n’est pas attribué, prononcé par une voix monocorde et mécanique, qui se charge de leur annoncer à ma place que je les ai leurrées. Un sort cruel que je n’ai pas prévu de réserver à Lisbeth, parce que quelque chose de latent et de mystérieux a su me captiver chez elle.

Mes doigts qui se nouent avec les siens au moment où elle reprend la parole, telles des racines d’arbre qui s'entrelacent sous l’humus, pour s’enfoncer dans les profondeurs inaccessibles de la terre. L’union est presque indissociable tant elle est forte et solide et pourtant, elle ne tient qu’à la pliure des phalanges qui se cramponnent les unes aux autres. « Et vous êtes nés la même année ? » Les probabilités pour que deux enfants de la même famille naissent le même jour et vers la même heure, avec plusieurs années d’écart, sont déjà relativement faibles, mais alors si ces deux enfants sont également nés la même année, cette coïncidence relève pratiquement du miracle. Je n’avais jamais entendu une chose pareille auparavant mais il faut croire que la vie est pleine de surprises et de rebondissements, et qu’il ne faut jamais penser avoir tout vu. Je me surprends à caresser inconsciemment le revers de la main de Lisbeth, avec une douceur naturelle. Un geste affectueux que j’octroie rarement à une presque inconnue, et que je prends pourtant un certain plaisir à offrir. J’ai d’ailleurs le sentiment que cette caresse a le don de mettre la jeune femme en confiance, au vu des confidences qu’elle accepte de me faire. Confidences qui me plongent soudainement dans la gêne, car quand elle parle de ces hommes peu persévérants qui attendent uniquement d’elle une nuit sans lendemain, c’est mon portrait qu’elle dépeint sans le savoir. Peut-être s’en est-elle doutée, quand je suis venu l’aborder ce soir, ou peut-être a-t-elle pensé que l’alcool me rendait plus entreprenant, mais que mes intentions étaient tout de même honorables. Rien, dans les mots qu’elle emploie, ne peut m’aider à pencher d’un côté ou de l’autre. Tout ce que je sais, c’est que l’idée de m’éloigner de mon éternelle habitude qui consiste à enchaîner les plans d’un soir, m’angoisse quelque peu. Est-ce que ne pas coucher avec Lisbeth dans les vingt-quatre premières heures, ça veut dire s’engager ? Et si ça ne veut pas dire ça, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire d’autre ? « Je vois… Alors si je me montre assez persévérant, est-ce que je peux espérer avoir la moindre chance avec toi ? » Question que je pose de but en blanc, sans détour, en plantant mon regard dans le sien, pour la convaincre que je suis absolument déterminé à la séduire. Mon enthousiasme me désarçonne moi-même, parce que je la connais à peine, cette fille. Je suis peut-être complètement sous le charme de ce que je viens de découvrir, mais je ne connais pas encore tous les pans de la personnalité de la jeune femme. Peut-être a-t-elle des défauts plutôt invivables, qui ne font surface qu’au bout d’un certain temps, comme c’était le cas avec Alice. Mais qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ?

Mes préoccupations passagères sont rapidement effacées par un autre sujet de conversation, bien plus léger et amusant : les dessins animés Disney que nous sommes parvenus à intégrer dans notre tout premier échange, aussi étonnant que cela puisse paraître. J’ai un vague souvenir de cette discussion, bien qu’il soit particulièrement flou, mais Lisbeth a la délicate attention de me rafraîchir la mémoire, en me proposant un bref résumé de ce dont je ne suis plus certain. Je me mets à rire à l’évocation de cette conversation qui me paraît déjà si lointaine, et qui semble complètement inattendue, une fois sortie de son contexte. « Oui, c’est vrai que je ne l’ai pas vu… Mais je suppose que je peux compter sur toi pour corriger cette erreur ? » lui demandé-je avec un sourire espiègle, ma question ressemblant davantage à une invitation. Peut-être que cette remise à jour sera l’opportunité de trouver un prétexte pour proposer un nouveau rencard à Lisbeth par la suite… Une serveuse s’approche de nous, ce qui nous contraint à délier nos doigts, par pudeur. Elle prend notre commande avant de se tourner vers une autre table. Le repas se déroule au mieux, entre les allers et retours du personnel du restaurant, qui se succède pour nous servir nos plats ou nos boissons. Quand vient le moment de payer l’addition, je la règle moi-même, sans demander quoi que ce soit à Lisbeth, ce qui me semble parfaitement normal. Je jette un rapide coup d’oeil à ma montre, qui m’indique qu’il est déjà l’heure d’abandonner la jeune femme pour retourner dans les bureaux de l’agence. J’aurais préféré rester avec elle plutôt que d’aller m’enfermer entre les quatres murs de la pièce qui me sert de lieu de travail. Je me lève de ma chaise et tends la main à la jeune femme pour la guider hors de la terrasse, loin des autres clients qui sont encore en train de déjeuner. « Merci d’avoir accepté mon invitation… Je te dis à tout à l’heure, alors ? » J’ai un moment d’hésitation quand mon visage s’approche du sien. J’ai bien envie de laisser mes lèvres atterrir sur les siennes, mais peut-être qu’elle n’apprécierait pas que ce geste soit soudainement devenu familier, comme si je l’avais déjà acquise. Par pudeur, je me contente de déposer un baiser appuyé sur sa joue, avant de m’en aller en lui adressant un dernier sourire.

Le 25 août 2017, vers vingt-et-une heures. J’étais finalement parvenu à décrocher un second rendez-vous avec Lisbeth, en moins de vingt-quatre heures. Un véritable exploit, voire même un marathon, dans la mesure où notre rencontre remonte à la nuit dernière. Dans l’après-midi, je lui avais envoyé quelques sms pour que nous puissions nous mettre d’accord sur un lieu de rendez-vous. Notre choix s’était arrêté sur un restaurant, différent de celui au sein duquel nous avions déjeuné ensemble à midi. Un repas, une activité qui permet d’engager la conversation, contrairement à un cinéma par exemple. D’ailleurs, ce dîner s’était parfaitement déroulé, justement équilibré entre les éclats de rire, les sujets plus sérieux et les sous-entendus ambigus. Au moment où se clôture le repas, je vois là une opportunité de sortir ma dernière carte, pour que le rendez-vous se poursuive jusque dans mon appartement, à condition que Lisbeth accepte l’invitation. J’attrape mon sac, que j’avais posé contre l’un des pieds de ma chaise, et je le ramène sur mes cuisses pour l’ouvrir et laisser ma main se promener à l’intérieur. Je jette un regard complice vers Lisbeth, qui doit se demander ce que je peux bien chercher, puisque l’addition est déjà réglée et que je n’ai plus vraiment besoin de sortir mon portefeuille. « Tu vas me prendre pour un fou… » avoué-je sur un ton mystérieux, quand mes doigts entrent enfin en contact avec la pochette en plastique du dvd que je suis allé acheter en quittant le boulot. Je sors l’objet de mon sac et le tends à Lisbeth pour lui montrer de quoi il s’agit. Sur la couverture, des illustrations colorées et un titre : Vaiana. « Je suis allé le chercher tout à l’heure… Je me suis dit que c’était assez urgent que je le regarde et que ça ne pouvait tout bonnement pas attendre… » J’attends sa réaction avec une impatience voilée d’anxiété, craignant de passer pour le pauvre type qui se cherche juste une bonne excuse pour ramener la femme qu’il convoite chez lui. Je tente quand même : « Ca te dirait qu’on rentre chez moi pour le regarder ensemble..? »
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Lisbeth O. Edern
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Ven 9 Nov - 16:57
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Un simple hochement de tête pour acquiescer à ses paroles, accompagné d’un sourire sincère à tes lèvres. Ça paraît dingue, et pourtant, c’est la vérité, pas une invention de ton cru pour attirer l’attention. Franchement, les probabilités de naître le même jour, presque à la même heure, et surtout la même année qu’un membre de sa famille, elles s’élèvent à combien ? Tu ne pourrais même pas les calculer. Dans un premier temps, car tu n’en as strictement rien à foutre, et aussi car les chiffres, ce n’est pas ton domaine. Bon, comme une fille qui se respecte, tu es capable de calculer des montants dans un magasin, surtout en période de solde, pour savoir le prix final après remise d’un vêtement, mais s’il faut pousser dans les calculs, tu te couches sans hésitation. Fort heureusement, tu n’es pas face à un amoureux des chiffres, qui t’offre une conversation assommante. C’est même complètement différent. Tu te sens à l’aise avec Daniel, alors que tu ne le connais depuis quelques heures à peine. C’est le genre de personne avec qui il est possible d’avoir une relation forte dès les premiers instants, une personne à qui on peut confier la sensation de se connaître depuis toujours, alors que la vérité est loin. Tu ne saurais dire si ça provient de lui, ou si c’est son geste qui te pousse à avouer ce que tu ressens, avec beaucoup trop de sincérité pour qu’il en ressorte quelque chose de bon, mais tu le fais. Telle une enfant dans la maison du Seigneur qui se confesse, tu lui dis sans mal que tu n’es pas une personne à côtoyer, à cause de ta complexité. Un trait qui fait fuir tous tes prétendants, qui n’attendent qu’une seule chose de toi, à savoir le plaisir charnel. Dommage pour eux, tu n’es pas une fille facile qu’on aborde sur un trottoir, et qui écarte les cuisses en échange d’un sourire charmeur, et d’une drague lourde à cinq francs. Le monde est-il si différent maintenant, est-ce les nouvelles règles en matière de relation ? Tu ne l’espères pas, sinon, à quoi bon persévérer dans celui-ci. Tu peines à croire qu’il ne reste pas sur cette terre des personnes normales. Et comme si tes pensées avaient été dites à haute voix, Daniel te confirme à sa façon qu’il est possible de tomber sur des gens bien, sans forcément avoir une idée déplacée derrière la tête. Le rire discret qui s’échappe de tes lèvres suite à sa question est déjà une réponse, et aussi une indication sur ton ressenti. Tu ne t’y attendais pas, tu pensais le voir trouver une excuse à deux balles pour écourter ce moment, et ne plus avoir de ses nouvelles. Et non. Tu t’es trompée, royalement. « Tu es bien plus persévérant que la plupart des personnes, et tu as obtenu un second rendez-vous en moins de vingt quatre, qui peut même être considéré comme un troisième rendez-vous en tout. Est-ce que ça répond à ta question ? » C’est assez évident dans ton esprit en tout cas. Si tu n’avais aucune intention de le revoir, tu n’aurais même pas accepté de lui donner ton numéro de téléphone la veille, et encore moins accepté de venir ici pour partager un déjeuner. Ça te surprend d’ailleurs, tu ne sais pas trop ce qu’il t’arrive. C’est peut-être la perspective d’entrer dans le monde du travail sous peu, qui te force à prendre en maturité, arrêter de croire que se cacher est la bonne solution à adopter. Oui, il est peut-être temps de tourner la page, et te remettre en selle. Dans le pire des cas, tu auras le coeur brisé une nouvelle fois, mais au mieux, tu pourrais être heureuse. Or ça, il faut prendre le risque pour le savoir.

La conversation chavire ailleurs, sur un souvenir de la soirée précédente. Celui-ci te fait sourire, car il faut dire que l’approche du jeune homme a été innovante, que c’est la première fois que quelqu’un arrive avec des références à Disney pour t’aborder. Au moins, avec ça, tu ne risques pas de l’oublier, même dans l’hypothèse où vos chemins se séparent d’ici une période indéfinie encore. C’était bizarre comme façon de faire, mais tu préfères en rire, car tu préfères de loin cette façon de faire qu’une technique de drague assez lourde que l’on trouve dans les séries. « Tu peux compter sur moi. » lui dis-tu, avec un sourire charmeur. Cette réponse ressemble à un engagement, même si tu ne saurai dire à quoi. Celui de le revoir, d’une façon ou d’une autre, pour tenir ta parole, peut-être. Le temps de méditer sur cette question ne t’est pas accordé, il est écourté par l’arrivée de la serveuse qui souhaite faire son travail, et prendre vos commandes. Pendant un court instant, tu avais oublié où vous étiez, que la fonction première d’une restaurant est de servir des clients pour que ceux-ci puissent manger. Le repas se passe merveilleusement bien, le courant passe, c’est indéniable. Les conversations s'enchaînent, sans laisser de blanc qui pourraient alourdir l’atmosphère. Le moment de se quitter arrive, car contrairement à toi, Daniel doit retourner travailler, bien que ce soit le week-end. « Merci de m’avoir invité… Et oui, à tout à l’heure. » Aussi fou que cela puisse être, tu as accepté de le revoir, d’ici quelques heures, pour un autre repas. C’est probablement une mauvaise idée, un comportement imprudent, car à force de jouer avec le feu, on finit par se brûler, mais tant pis, tu veux prendre le risque. Ton instinct te pousse à croire que c’est impossible d’avoir un troisième moment aussi… parfait, mais tu comptes sur le dicton jamais deux sans trois.

Le 25 août 2017, vers vingt-et-une heures. Un second rendez-vous, en moins de vingt quatre heures. C’est complètement dingue, mais alors que la fin du repas se profile, tu peux dire sans mal que tu ne regrettes pas d’avoir accepté. À l’instar du repas du midi, celui-ci s’est délicieusement bien déroulé. Tu n’as aucune difficulté pour parler avec Daniel, qu’importe les sujets. Ils peuvent être sérieux, léger, avec un brin d’humour… rien ne change. Pas le moindre signe de malaise, ou d’embarra. Tu te surprends même à répondre aux sous entendus qui se placent dans le discours, comme si l’heure qui passait donnait envie de retourner vers l’humeur légère de la veille, dans ce bar, avec l’alcool en moins. L’addition réglée, une nouvelle fois par le jeune homme, tu t’attends à ce que vos chemins se séparent sous peu, pour que chacun retrouve son appartement, mais son comportement t’intrigue, et le regard qu’il te lance te pousse à sourire, sans comprendre ce qu’il se passe. Ses mots n’aident en rien pour la compréhension. Il faut que tu attendes quelques secondes supplémentaires pour qu’il sorte un objet de son sac, et te le montre. Un rire léger t’échappe en même temps que tu ramènes une main à ton visage. Il l’a fait. « Tu es complètement dingue. Mais je peux comprendre ce besoin d’assouvir ta curiosité, après tout ce que je t’ai dit à propos de ce dessin animé… » La vérité, c’est que tu n’as pas dit grand chose, tu as seulement surjoué ta réaction, et fais croire que c’était un crime de ne pas l’avoir vu, alors que tu t’en moques. C’est seulement la réaction normale, quand quelqu’un vous tend une perche, il faut la saisir, et en rajouter un peu, par la même occasion. Un peu comme il est en train de se produire sous tes yeux. Tu entends ses mots, tu les comprends, mais tu as surtout les sous entendus qui te viennent en tête. Tu n’es pas idiote, tu sais bien comment il est possible d'interpréter sa demande. C’est un moyen pour que tu viennes chez lui, et que potentiellement, cela dérape au cours de la soirée. Le classique dernier verre que l’on propose pour arriver à ses fins. C’est pour ça que tu hésites, que tu prends un peu de temps avant de lui donner une réponse. C’est le temps de faire la balance entre le pour et le contre dans ton esprit, mais finalement, tu préfères te dire que Daniel n’est pas exactement comme tous les types que tu as pu rencontrer, que sa proposition est sincère, sans arrière pensée. « Je ne vais pas refuser un cinéma pour terminer la soirée, surtout si c’est dans des conditions un peu plus confortable que dans une salle obscure… » Car il n’y a pas photo, entre être assise dans un siège de cinéma, ou sur un canapé, le choix est vite fait. Cependant, avant d’en arriver là, il y a un petit détail à régler. « Tu me textes ton adresse, et on se rejoint chez toi ? » C’est une information que tu n’as pas en ta possession, et comme tu es venue ici, dans ce restaurant, avec ta voiture, il faut bien que tu en repartes avec, pour ne pas avoir de soucis. Et puis, tu pourras toujours utiliser le temps de trajet pour méditer, et savoir si c’est vraiment une bonne idée d’accepter d’aller chez lui.




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