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Daniel Aberline
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J'ai posté : 1985 messages et j'ai : 241 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Taron Egerton et pour finir je crédite : Schizophrenic.

Lun 12 Nov - 12:22

You'll never find something better if you stay in your comfort zone
Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Quand mes doigts effleurent doucement le plastique de la pochette du dvd que j'ai acheté cet après-midi, j'ai un moment d'hésitation. Qu'est-ce que Lisbeth va penser de ce geste peut-être un peu trop enfantin pour être digne d'un jeune homme de vingt-six ans ? Mais tant pis. Il est trop tard pour reculer, pour faire machine arrière et renoncer, alors que je viens d'enfoncer ma main dans ma sacoche de travail pour en sortir autre chose que mon ordinateur portable pour une fois. Je sonde sa réaction avec une certaine appréhension quand je tends l'objet vers elle, craignant de voir apparaître sur son visage une grimace moqueuse. Mais c'est plutôt un rire amusé qui s'échappe de ses lèvres quand elle découvre le titre du dessin animé, ce qui a le don de me rassurer immédiatement. « C'est normal, tu as beaucoup de talent quand il s'agit de convaincre. » Je lui rends son sourire éclatant et avant que l'enthousiasme passager ne s'éteigne dans de nouvelles paroles, je saute sur l'occasion pour lui faire une proposition peut-être un peu osée. Sans doute encore plus que cette idée de deuxième rendez-vous dans la même journée. Je crains de me prendre un refus ferme, qui serait parfaitement compréhensible, mais qui ne parviendrait qu'à me décevoir. Je n'ai pas envie que la soirée se termine maintenant. Tout se passe trop bien, et je ne veux pas renoncer à cette entente parfaite. J'aimerais qu'elle perdure encore, ne serait-ce qu'une heure ou deux. Je serais l'homme le plus comblé si Lisbeth acceptait de m'accorder ce privilège, me permettant de troquer mon éternelle solitude contre son agréable compagnie. Contre toute attente, elle acquiesce. Durant quelques secondes, j'ai presque du mal à y croire mais non, c'est bien vrai. Elle vient tout juste d'accepter de me rejoindre à mon appartement pour conclure cette soirée en beauté. « Tu m'en vois ravi ! » J'ai du mal à cacher mon excitation, à simuler une certaine réserve qui serait sans doute plus adéquate dans ces circonstances. Je me demande si elle devine les dizaines de petites étoiles qui scintillent dans mes yeux à cet instant précis. « D'accord, on fait comme ça ! » Sur cet accord échangé, nous quittons ensemble notre table et nos chemins se séparent à la sortie du restaurant. D'un pas un peu trop sautillant, je rejoins ma voiture et en une vingtaine de minutes, j'ai déjà retrouvé les murs rassurants de mon grand appartement, au dernier étage d'un magnifique immeuble de Manhattan.

Comme Lisbeth me l'a demandé, je lui envoie mon adresse par texto et dès que j'ai abandonné mon téléphone portable sur le plan de travail de la cuisine, c'est avec une pointe de stress que je me demande ce que je vais bien pouvoir faire du temps qu'il me reste avant l'arrivée de la jeune femme. Sans attendre, je me précipite vers ma chambre pour me débarrasser de mon costume et enfiler une tenue beaucoup plus décontractée. Un jean et une chemise noire, ce sera déjà un peu moins solennel que le costume trois pièces que j'ai porté toute la journée. Mais j'ai l'impression qu'il manque quelque chose, ce je-ne-sais-quoi qui pourrait me permettre de poser la cerise sur le gâteau. Mon cerveau fatigué commence à galérer à trouver des solutions, alors je préfère me tourner vers une valeur sûre, celle qui se montre toujours de bons conseils quand il s'agit de séduire avec subtilité : ma mère. « Allô, m'man ? Bah oui c'est Dano, qui veux-tu que ce soit... Ça va ? Oui, merci. Dis, j'ai une petite question à te poser. Je... Je vois quelqu'un ce soir et j'aurais besoin de tes précieux conseils pour la touche finale... Du parfum ? Ah oui, d'accord, j'y avais pas pensé. Lequel ? L'Acqua di Gio ? Bon bah ça marche. Si elle déteste, ce sera de ta faute, hein ! » La conversation se prolonge durant quelques minutes, durant lesquelles Inga tente de me soudoyer des informations sur la mystérieuse jeune femme que je cherche à séduire et qui a le privilège que je passe un coup de fil à ma mère pour parfaire mon plan. Je reste évasif, parce que je la connais bien et que je sais parfaitement que la moindre explication l'emballerait directement. Elle serait capable de déjà s'imaginer grand-mère alors que je n'ai échangé qu'un chaste baiser avec Lisbeth... Je raccroche, me rend dans la salle de bain pour déposer deux projections de parfum - dont l'efficacité serait semblable à celle d'un philtre d'amour selon Inga, sans la moindre exagération (toujours selon elle) - sur le col de ma chemise avant de retourner vers le salon pour y allumer la télévision, brancher le lecteur de dvd et y pousser celui que j'ai acheté cet après-midi. Je m'installe dans le canapé, fixant inlassablement l'horloge accrochée au mur. Sa trotteuse avance doucement, produisant à chaque fois un tac sonore. L'attente est interminable. J'ai la boule au ventre, et l'impression que Lisbeth ne viendra jamais, après avoir soudainement réalisé la folie qu'impliquait cet ultime rendez-vous dans un endroit beaucoup plus intimiste. C'est au moment où cette pensée me traverse l'esprit que la sonnerie de l'interphone retentit. Je me lève, parcours rapidement la distance qui me sépare du combiné pour décrocher et indiquer à Lisbeth qu'elle doit monter au dernier étage. J'appuie sur le bouton qui permet de déverrouiller la porte d'entrée et j'ouvre aussitôt celle de l'appartement pour accueillir la jeune femme qui devrait apparaître d'un instant à l'autre derrière les portes métalliques de la cabine de l'ascenseur. Quand celle-ci arrive enfin au dernier étage, et que je vois cette silhouette élancée s'avancer vers moi, un large sourire étire presque inconsciemment mes lèvres. Je ne peux m'empêcher de la dévorer du regard, avec beaucoup moins de pudeur qu'au restaurant, comme si cette soudaine intimité levait beaucoup plus d'interdits. « Tu as trouvé facilement ? » lui demandé-je poliment, d'une voix douce, jetant un furtif coup d’œil vers le bas de sa robe noire, qui en dévoile un peu trop pour me retirer l'envie d'admirer ses jolies jambes galbées. Je referme la porte derrière elle et crois bon d'ajouter : « Fais comme chez toi, surtout. Tu peux déposer ton sac à main où tu veux pour être plus à l'aise. » Je laisse la jeune femme découvrir mon appartement, à la décoration épurée et au mobilier luxueux. Ici et là sur les murs, quelques cadres avec des papillons épinglés, des tableaux et l'une ou l'autre photo avec des membres de ma famille. Spontanément, je me dirige vers le frigo en lui lançant : « Tu veux boire quelque chose ? » En balayant l'intérieur du frigidaire du regard, mes yeux s'arrêtent sur les bouteilles de bière que j'y ai entreposé et que j'ai acheté récemment. J'en sors une et retourne vers Lisbeth pour la lui montrer. « J'ai ça, si tu veux. C'est de la bière au citron. C'est super rafraîchissant, surtout par des températures pareilles... Ça te dit ? » Je me tourne doucement pour lui laisser découvrir le salon, où se trouvent un grand sofa, deux fauteuils, une table basse et une immense télé à écran plat. « J'ai déjà tout installé... Et si tu veux vraiment avoir l'impression d'être au cinéma, j'ai du pop-corn. » D'un signe du menton, je lui montre le contenant en carton qui trône sur le plan de travail, rempli de grains de maïs éclatés d'un blanc laiteux.
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Lisbeth O. Edern
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Ven 14 Déc - 14:20
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— with Daniel Aberline

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La question tourne en boucle dans ton esprit, alors que tu es derrière le volant de ta voiture fraîchement retrouvée : comment en es-tu arrivée là ? Ça ne devait pas se passer ainsi, ça ne devait pas être le programme d’une partie de ton weekend, et pourtant, tout porte à croire que c’est bien le cas. Il y a moins de vingt quatre heures, tu faisais une rencontre surprenante dans un bar de la ville, alors qu’initialement, tu ne devais pas y être, et maintenant, tu es en chemin pour aller jusqu’à chez lui. Ça ne te ressemble pas ça Lisbeth, rien ne te ressemble, ça te surprend. Le hic, c’est que tu ne sais pas si c’est en bien, ou en mal. Il n’y avait pas de sous entendus lors du repas, aucun mot dans ton discours laissait entendre qu’il pourrait se passer quelque chose ce soir, non ? À mesure que tu te rapproches de l’adresse indiquée par le jeune homme, le stress s’infiltre un peu plus dans ton être. Pourquoi ? Peut-être car tu n’as plus l’habitude de tout ça, que les rendez-vous, les fins de soirée chez quelqu’un… c’était il y a longtemps pour toi. Tu ne devrais pas, après tout, ce midi comme ce soir ont été deux moments agréables. Il n’y a pas eu un silence gênant, pas de phrase ayant mis l’autre mal à l’aise. Pourquoi ce prolongement de la soirée serait différent ? Ne dit-on pas jamais deux sans trois ? Il faut que tu te détendes jeune fille, ou tu risques de ne pas terminer la soirée. Tu dois seulement trouver le moment adéquate pour mettre les choses aux claires, rappeler que tu n’es pas le genre de fille à accepter de coucher dès le premier soir, avec quelqu’un que tu ne connais pas. Enfin, cette dernière partie est un peu erronée, car après trois moments passés avec Daniel, tu commences peu à peu à le connaître, à savoir des informations à son sujet, et réciproquement, mais ça ne change rien à tes convictions. Tu t’entends bien avec lui, il y a comme une connection, tu ne peux pas le nier, mais ça ne fait pas tout. Il faut plus pour que tu cèdes. Le GPS de ton véhicule t’indique que tu es arrivée à bon port, ce qui donne un coup de fouet à ton rythme cardiaque. Tout va bien se passer. Tu trouves une place non loin du bon immeuble, puis t’extrais de l’habitacle. En bas de ce dernier, tu hésites. C’est le dernier moment pour changer d’avis, pour écouter cette petite voix intérieure. Fais-tu le bon choix ? Tu le penses. La place du passé est, comme son nom l’indique, dans le passé. Il te faut tourner la page, réellement, complètement, et recommencer à vivre, sans garder le moindre espoir, sans écouter le murmure qui dit “Et s’il revenait ?”. C’est trop tard. Ça l’est depuis plusieurs années, même si tu t’es toujours voilé la face. Pour te donner un petit coup aux fesses, tu recherches le nom de Daniel pour sonner dans son appartement. Les quelques secondes d’attente sont interminables, mais quand sa voix retentit pour t’indiquer l’étage où aller, c’est comme si une petite dose d’angoisse s’envolait. Tu pénètres dans le hall de l’immeuble, constatant que ça ressemble un peu à l’endroit où tu vis, mais tu te doutes que tous les immeubles du quartier doivent avoir le même mode de fonctionnement. Devant l’une des nombreuses glaces du hall, tu en profites pour réajuster la robe que tu portes. Le doute flirte avec ton esprit : n’est-elle pas trop courte ? Non, elle est parfaite. Dans l'ascenseur, tu fais taire les dernières voix, définitivement, afin de pouvoir afficher un sourire sincère quand tu sors de la cabine, fais les quelques pas dans le couloir, et te retrouves au bon endroit. « Le GPS a trouvé facilement en tout cas. » Il ne faut pas retirer à César ce qui lui revient, car honnêtement, tu n’as rien fait pour arriver ici, à part suivre bêtement les indications qui s'élevait dans l’habitacle de ton auto. Tu fais quelques pas vers l’intérieur de l’appartement, afin de laisser le jeune homme refermer derrière toi. Ici, c’est comme si ton assurance avait un peu fait la malle. Ce n’est plus un lieu public, mais son appartement. Un terrain conquis pour lui, inconnu pour toi. Aux mots de Daniel, tu lui adresses un léger hochement de tête avant de le prendre à ses derniers, et poser ton sac. Ce sera déjà plus simple si tu as les mains libres. Le bruit de tes talons qui claquent sur le sol à chaque pas se fait entendre, tandis que tu observes les lieux, avec une certaine curiosité. Simple, épuré, et high-tech. Et puis, tes yeux se posent sur quelques cadres accrochés sur le mur. « Tu ne plaisantais pas quand tu disais aimer les insectes, hier soir. » Tu jettes un rapide regard en direction de la cuisine, vers Daniel. « C’est cool. » Dis-tu en hochant de la tête pour appuyer tes propos. Original aurait pu être employé aussi, car ça l’est. C’est la première fois que tu rencontres quelqu’un qui semble se passionner pour l’art des insectes accrochés au mur, dans des cadres. Tu poursuis ta visite de la pièce, tout en gardant une oreille attentive aux interventions de l’agent immobilier, ce qui te permet de lui répondre presque spontanément. « Tout ce que tu veux, tant que c’est pas le cocktail immonde d’hier. Rien que d’y penser, j’en ai la nausée. Ils doivent le proposer à partir d’un certain degrés d’alcool dans le sang, afin de ne pas sentir le goût, c’est pas possible autrement. » Un rire léger se fait entendre de tes lèvres, amusée par tes propres mots. Il n’y a pas à dire, la soirée de la veille va te rester un moment en mémoire. Que ce soit le moment où tu étais avec tes deux copines, que la partie où tu as pu discuter avec Daniel, que la suite. Doucement, tu t’avances vers le salon, qui est tout aussi chaleureux que le restant de l’appartement, du moins, ce que tu as pu voir, et c’est sur le bord du sofa -qui doit faire le double du tien- que tu prends place. « Hm, peut-être un peu plus tard. Le repas était délicieux, pour ne pas donner envie de grignoter dans l’immédiat. Mais ne te prive pas pour moi ! » Pour prouver la sincérité de tes mots, tu adresses un sourire au jeune homme. Ton regard ne se détourne pas de lui, le temps qu’il passe de la cuisine au salon, et te rejoigne sur le canapé. « Est-ce que tu as prévu de voir le film maintenant, ou tu pousses le vice encore plus loin en mettant le moment de publicités avant le visionnage ? » Le ton employé est clair : tu plaisantes. C’est une façon de détendre l’atmosphère, ou te détendre tout simplement. Ce n’est qu’une histoire de quelques minutes, le temps de retrouver le feeling qui passe entre vous, depuis la première minute, sans vouloir vous quitter.  




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Daniel Aberline
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Mer 2 Jan - 21:32

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L’attente entre le moment où j’ai tout préparé dans l’appartement et celui où Lisbeth appuie sur la sonnette de l’interphone pour m’annoncer qu’elle se trouve en bas de l’immeuble et que je n’ai plus qu’à la laisser entrer pour qu’elle puisse me rejoindre, est interminable. Impatient, je l’attends sur le pas de la porte et, dès que la cabine de l’ascenseur s’ouvre sur elle, un grand sourire se dessine sur mes lèvres. C’est vraiment difficile de garder les yeux rivés sur le visage de la jeune femme, plutôt que sur ses jambes interminables, au bout desquelles deux pieds délicats sont perchés au sommet de haut talons à la cambrure vertigineuse. Je lâche un rire sincère quand Lisbeth m’avoue que si elle ne s’est pas perdue en cours de route, c’est grâce à son fidèle GPS. Je la laisse s’aventurer dans mon vaste appartement pendant que je fouille mon frigo à la recherche d’une boisson fraîche à lui servir. Sur les murs sont suspendus des dizaines de cadres avec des insectes épinglés, notamment des papillons, sur lesquels j’ai travaillé pendant des heures pour ne pas briser leurs ailes en les étirant afin qu’elles soient parfaitement ouvertes au moment du séchage. Lisbeth s’arrête d’ailleurs devant certains de ceux-ci, les observant avec attention. Je me demande ce qu’elle peut bien en penser, et la première remarque qu’elle formule ne m’aide pas à déterminer si elle trouve ça étrange ou fascinant. 《Non, non, c’était la vérité. J’ai même un diplôme d’entomologie accroché dans mon bureau.》 Un vulgaire bout de papier placé dans un cadre, lui aussi, et protégé par une fine vitre transparente, qui me donne le droit de faire importer certaines espèces d’insectes et d’utiliser des produits très toxiques dans le cadre de mon activité. Une information qui ne doit pas intéresser Lisbeth outre mesure, mais que je lui transmets pour ponctuer notre conversation.

Je sors deux bouteilles de bière aux agrumes de mon immense frigo et les pose sur le plan de travail. La jeune femme, qui est toujours occupée à faire le tour de mon antre, commente de façon succincte cette passion étonnante. 《Ça ne t’effraie pas trop alors ? Pas au point de te passer l’envie de revenir ici un jour ?》 soufflé-je avec un sourire espiègle étirant mes lèvres, supposant qu’il se pourrait bien que la jolie blonde revienne un jour dans mon appartement. Du moins, c’est ce que j’espère mais pour ça, il ne faudrait pas que je commette la moindre erreur ce soir, qui pourrait suffire à la faire fuir définitivement. Je referme le frigo et j’ose enfin m’avancer vers elle pour lui présenter la boisson que je lui propose de goûter. Une bière peu alcoolisée, qui est surtout très rafraîchissante par ces chaleurs ardentes. Elle accepte de s’y risquer, à condition que cette boisson n’ait rien en commun avec celle que nous avons partagé cette nuit. Un cocktail infecte, qui semble pourtant nous avoir servi de philtre d’amour, au vu de la tournure qu’avait pris la soirée. 《Non, ne t’en fais pas, je ne compte rien nous faire boire d’aussi fort et d’aussi mauvais. Je me souviens encore de mon mal de crâne de ce matin et ça me suffit amplement…》 expliqué-je à Lisbeth en affichant une grimace de dégoût, suivie d’un sourire amusé. C’est vrai que ce cocktail était vraiment immonde… Rien qu’en y repensant, sa saveur écoeurante et mentholée me revient en mémoire et me colle des frissons de dégoût jusque dans la nuque.

Je suis Lisbeth du regard lorsqu’elle s’avance vers le salon. Poliment, je lui demande si elle souhaite avoir l’impression d’être comme au cinéma, en agrémentant notre visionnage de quelques popcorns, mais elle refuse poliment, avançant que le dîner avait été suffisamment satisfaisant pour la combler d’une sensation de satiété pendant un moment. 《Non, ça va, je vais attendre un peu aussi.》 Optant plutôt pour une décision plus raisonnable, je m’éloigne du plan de travail de la cuisine pour m’approcher de la table basse, sur laquelle je dépose les deux bouteilles de bière décapsulée. Avant d’aller m’asseoir à côté de Lisbeth sur le canapé, je me dirige vers l’un de murs de la pièce, sur lequel se trouve deux interrupteurs. J’appuie sur le premier assez longtemps pour que les volets commencent à se fermer, plongeant de plus en plus l’intégralité de l’appartement dans une obscurité qui se fait plus dévorante au fil des secondes qui passent. Puis, j’actionne le deuxième, qui règle l’intensité de la lumière diffusée par les luminaires du salon. Je règle celle-ci de façon à ce que l’ambiance soit douce et tamisée. 《Tu sais bien que si on passe d’abord par l’étape des publicités, qui est généralement très ennuyeuse, je vais vraiment avoir du mal à me concentrer sur l’écran et à ne pas te dévorer du regard. Pendant le film, je pourrais au moins espérer que tu sois suffisamment captivée par l’histoire pour que tu ne puisses pas me griller.》 lancé-je à Lisbeth avec un sourire charmeur, la couvant d’un regard tendre et complice, auquel mes conquêtes habituelles n’ont généralement pas droit. Une fois que la luminosité de la pièce me semble suffisamment agréable, je m’avance vers le canapé, contournant la table basse pour venir m’installer entre l’accoudoir et Lisbeth. J’attrape la télécommande du lecteur de dvd et appuie sur le bouton “play”. Je repose celle-ci sur la table avant de m’enfoncer un peu dans le canapé, collant mon dos au dossier. Je tourne la tête vers la jeune femme, me demandant ce qu'il serait approprié de faire ou non dans la mesure où cela ne fait que moins de vingt-quatre heures que l’on se connaît, et qu’en dehors du baiser échangé dans le bar cette nuit, nous n’avons pas vraiment eu l’occasion d’avoir d’autres contacts physiques. À tout hasard, en tendant mes bras vers elle, je tente : 《Tu veux venir dans mes bras ?》 avec un petit sourire gêné et les joues empourprées. Je sais que si elle accepte, elle risque d’entendre les battements de mon coeur affolé en posant sa tête contre ma poitrine, et cette idée m’embarrasse quelque peu, car je ne me suis jamais mis dans de tels états à la simple idée d’enlacer quelqu’un.
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Lisbeth O. Edern
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Jeu 14 Fév - 17:53
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C’est étrange comme passion, mais tu ne pourrais dire si c’est dans le bon ou dans le mauvais sens. On dit souvent que l’inconnu est effrayant, et que justement, le fait de ne pas connaître pousse à y voir quelque chose de mauvais. En suivant ce raisonnement, tu devrais y voir un point négatif chez le jeune homme, une raison pour prendre tes jambes à ton cou et quitter cet appartement. Tu pourrais, si tu étais une personne étroite d’esprit, vivant à un ancien siècle. Or ce n’est pas le cas, alors grâce à ça, tu peux aisément répondre à Daniel que : « Disons que je trouve ça intriguant, alors il va m’en falloir un peu plus pour m’effrayer. » Il ne faut pas y voir un défi, loin de là. Tu aimerais quand même passer une fin de soirée délicieuse avec lui, sans devoir découvrir qu’il s’agit d’un psychopathe, et qu’il y a des bouts de cadavre humain dans son congélateur. Une pensée absurde, un peu trop orientée par les films d’horreur, qui te fait doucement sourire. Tu acceptes ce qu’il te propose à boire, même si tu n’as jamais eu le plaisir d’y goûter. Il faut dire qu’après la soirée de la veille, la barre est haute en matière de boisson infecte. Tu ne sais d’ailleurs toujours pas comment tu as fait pour boire plusieurs verres de cette chose. Le niveau d’alcool dans ton sang devait être à un point assez élevé pour avoir réussi à anesthésier ta langue et ton palais. « Je suis toujours aussi impressionnée. Il devait être sacrément carabiné, alors réussir à te lever pour aller bosser, entre le manque de sommeil, le mal de crâne et la gueule de bois… c’est un exploit. » Tu l’avoues toi-même, tu n’aurais pas pu parvenir à te lever ce matin, te préparer et aller travailler. Il faudra que tu le fasses, d’ici deux jours, mais tu ne comptes pas boire plus que de raison la veille. Au contraire, tu espères être aussi fraîche qu’une fleur dans la rosée du matin, et faire bonne impression auprès des personnes avec qui tu vas passer le plus clair de ton temps sous peu, dans les bureaux de Vogue.

Sans rien demander, pour appliquer les recommandations données par Daniel il y a quelques minutes, tu t’avances vers le salon pour t’installer dans le canapé. D’ici, tu peux refuser poliment sa proposition d’agrémenter la soirée de pop corn à grignoter. S’il n’y avait pas eu le dîner juste avant, peut-être que tu aurais accepté, mais là, vous sortez à peine de table et il faut dire que c’était succulent. Tu as passé un excellent début de soirée en sa compagnie, et c’est grâce à ça que tu es ici maintenant, chez lui, au lieu d’être sagement rentrée à ton propre appartement. En attendant qu’il te rejoigne, tu lisses légèrement cette robe que tu portes, pour effacer un pli invisible que tes yeux auraient vu. C’est l’un de ces nombreux gestes pour occuper, pour meubler la situation. En quelques secondes, l’ambiance change. La vue sur New-York se brouille à cause des volets qui se ferment, et la lumière se tamise d’elle-même, à l’aide d’un simple interrupteur. Il se lésine pas sur les détails pour donner l’impression d’être au cinéma. Il ne manque que les fauteuils individuels et ça serait ça. Bon, c’est pas plus mal que ça en soit autrement, car même si c’est assez parlant, il faut reconnaître qu’ils sont loin d’être confortables ces fauteuils. Au bout d’un moment, on se retrouve toujours à gigoter sur le siège pour chercher désespérément une position confortable. La plupart du temps, elle est introuvable, et dans le meilleur des cas, c’est à quelques minutes de la fin du film. Un sourire charmé se glisse sur tes lips, en même temps que tes joues prennent une teinte supplémentaire. Heureusement que la lumière n’est plus aussi forte, tu as une chance que cela passe inaperçu. « Pour cela, il aurait été plus judicieux de ne pas me le dire. Maintenant, que je te grille ou non, je peux partir du principe que c’est ce que tu vas faire. » Un raisonnement plutôt bien tourné. Néanmoins, tu préfères mettre cette pensée de côté. Tu n’as plus l’habitude de tout ça. Ce côté rendez-vous, avec les sourires en coin, les regards furtifs… tu ne vas pas jusqu’à dire que tu as oublié mais presque. Depuis hier, c’est un peu un test, savoir si tu sais encore y faire, et pour tout avouer, ça t’angoisse un peu. Alors pour ne pas se poser mille et une question, tu vas oublier volontairement cette information pour profiter de la fin de soirée sans angoisse. Il ne faut pas longtemps pour que Daniel rejoigne le canapé, et s’installe sur celui-ci. La question sur les publicités réglée, il ne tarde pas à lancer le film, ou plutôt le dessin animé. Mais alors que le générique de début n’est pas encore apparu sur l’écran de la télévision, il te pose une question assez… surprenante. Tu n’arrives pas à savoir comment l’interpréter, si bien que tu tournes la tête vers lui, pour déceler des indices sur les traits de son visage. Il semble sérieux. C’est une idée sympathique, mais l’envie de jouer s’infiltre dans ton esprit alors : « J’aime bien me faire désirer, alors je vais décliner cette proposition. Pour le moment. » Une précision que tu ajoutes à la fin de ta phrase, non sans afficher un sourire joueur sur tes lèvres. C’est sur ces mots que tu t’installes à ton tour dans le canapé, les jambes qui se croisent par habitude, et le regard qui se repose sur l’écran de télévision.

Le film passe, sans beaucoup d’échanges entre Daniel et toi. Même si tu le connais par coeur, tu n’es jamais contre pour le revoir une énième fois. C’est seulement à la toute fin, que le générique se met à défiler, en même temps que la chanson phare du dessin se fait entendre une nouvelle fois, que tu tournes la tête vers le jeune homme pour recueillir ses impressions. « Alors, qu’est-ce que tu en as pensé ? C’est l’un de mes préférés, il est novateur sur ceux qui ont pu se faire avant. Les musiques sont toujours aussi intéressantes, c’est quand même ce qui fait la magie des Disney. Par contre, il y a juste cette scène que je ne comprends toujours pas, avec les kangourous et les pandas. Ça se passe principalement sur l’eau et des îles tropicales, alors pourquoi faire un clin d’oeil à l’Australie ? Tu as une idée ? » Okay, tu le reconnais c’est loin d’être fair-play. Mais il faut savoir que si tu as été silencieuse pendant le film, son regard sur toi ne t’a pas échappé, pendant presque tout le film. Tu sais pertinemment qu’il n’a pas dû en voir grand chose, et rien que pour lui faire avouer ça, tu es prête à inventer une scène dans le film pour voir s’il va tomber dans le piège ou non.




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Daniel Aberline
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Ven 22 Mar - 23:52

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Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Cette capacité étonnante qui me donne la force de sortir de mon lit, au petit matin, alors qu’une quantité considérable d’alcool circule encore dans mes veines, s’entremêlant à mon sang, n’a rien de très glorieux. Je n’en suis pas vraiment fier, même si ça m’a sauvé plus d’une fois la mise quand j’étais encore étudiant à Columbia, et que j’étais incapable de choisir entre une calme soirée de révision, parfaitement raisonnable, et une nuit blanche passée entre les murs d’un bar à l’ambiance endiablée. Me lancer dans la vie active m’avait poussé vers la voie de la raison. Surtout qu’Edward m’aurait tout simplement botté les fesses s’il m’avait surpris en train de faire une visite avec une gueule de bois de tous les diables. Mais certaines (mauvaises) habitudes ont la vie dure, et il m’arrive parfois d’y céder à nouveau de temps à autre, sans doute trop souvent. En plus, ces soirées ne m’apportent que peu de choses, finalement. L’espace de quelques heures, j’ai le sentiment de me sentir comblé et je cumule les verres d’alcool dans l’espoir d’oublier qu’une fois que je serai chez moi, je serai seul, dans mon immense appartement qui semble toujours immensément vide. Pourtant, hier soir, j’ai le sentiment d’avoir bien fait de m’être traîné jusqu’à ce bar. Même si je suis rentré dans un état lamentable - comme à chaque fois que je sors -, pour la première fois depuis longtemps, j’ai eu cette impression d’avoir fait une rencontre bien plus consistante que celles sur lesquelles je m’attarde habituellement. C’est sur cette pensée que je relève la tête vers Lisbeth, toujours plantée au milieu de mon salon, à observer les cadres accrochés aux murs. « C’est un de mes nombreux talents. » lancé-je sur un ton faussement gorgé d’orgueil, un sourire mutin pendu aux lèvres et un éclat de malice pétillant dans les yeux.

Je suis Lisbeth du regard lorsqu’elle s’avance d’un pas chaloupé vers le canapé, sur lequel elle s’installe comme si elle se sentait déjà chez elle. Mon sourire s’agrandit un peu plus. Intérieurement, je me demande si elle est véritablement détendue, ou si c’est son calme naturel qui lui confère une attitude aussi décontractée. Bientôt, je la rejoins, en me calant contre l’accoudoir du sofa. L’ambiance est chaleureuse et tamisée, de quoi nous mettre tous les deux à l’aise pour cette séance cinéma à domicile et improvisée. Je saisis la télécommande et lance le dvd acheté un peu plus tôt dans la journée. Vient alors l’inévitable moment des publicités, que l’on peut zapper en poussant simplement sur un bouton, mais qui constituent tout de même un bon prétexte pour détourner le regard de l’écran et le laisser plutôt se balader sur les longues jambes de Lisbeth. « Oups. » lâché-je en roulant des yeux, un faux sourire gêné posé sur les lèvres, avant de poser à nouveau mon regard sur l’écran. J’ai du mal à me concentrer, c’est plus qu’évident, mais je vais quand même éviter d’avoir l’air trop inquiétant en fixant sans arrêt la jeune femme. Je m’installe un peu plus confortablement dans le fond du canapé et tente une première approche, un peu timide, mais tout à fait innocente pour le coup - venant de moi, c’est assez rare pour être souligné. Lisbeth refuse, poliment, et avec un petit air suffisamment espiègle pour me titiller. Je ne peux m’empêcher de froncer le nez et les sourcils de contrariété. J’ai du mal à cacher ma déception. « Et tu y arrives parfaitement. » réponds-je sur un ton désabusé. Je n’ai pas l’habitude que l’on me dise non mais là, je n’ai pas d’autre choix que de faire avec. Je croise les bras sur mon torse et tente de garder les yeux rivés sur l’écran, même si ce n’est pas très fructueux.

Tandis que le dessin animé défile, je change toutes les cinq minutes de position, pour tenter de trouver une place plus ou moins confortable, mais je ne parviens pas à me concentrer sur les images. Je gigote un peu trop pour avoir l’air calme et complètement détaché. De toute façon, ce n’est absolument pas le cas. Je finis par replier mes jambes sur le canapé, appuyant mon coude contre le dossier et logeant ma joue dans la paume de ma main, la tête à moitié tournée vers la télévision. Dans cette position, je peux jeter des coups d’oeil furtifs dans la direction de Lisbeth, en espérant ne pas trop éveiller ses soupçons. Des milliers de questions me traversent alors l’esprit. Est-ce que le programme de cette soirée lui convient ? Est-ce qu’elle s’ennuie ? Pourquoi a-t-elle refusé de se lover dans mes bras le temps du film ? Est-ce que j’ai mis trop de parfum ? Le son de la voix de la jeune femme m’extirpe brutalement de mes pensées. Je tourne vivement la tête vers elle, la dévisageant tandis qu’elle s’attèle à composer une phrase affreusement longue et compliquée pour mon petit cerveau dissipé. Désarçonné par la question, je me mets à ciller rapidement, écarquillant les yeux en espérant trouver une réponse toute faite tout au fond de ma cervelle. « Les kangourous et les pandas ? » soufflé-je en faisant mine de me remémorer une scène qui ne me dit absolument rien, même après réflexion. Je me lève du canapé et en fais le tour, en espérant que le fait de dégourdir mes jambes suffirait à me remettre en mémoire cette séquence du dessin animé. « Tu sais, c’est un dessin animé, il ne faut pas trop chercher à comprendre… » balbutié-je en rejoignant l’autre côté du sofa, pour finir par m’y installer de nouveau. Les fesses au bord du canapé, je glisse mes mains entre mes cuisses en me dandinant, mes joues se mettant à rougir soudainement, parce que je sens bien que la jeune femme a compris que je n’avais pas trop suivi l’intrigue du film. « Bon… J’avoue que j’ai peut-être un peu décroché par moment… Mais c’est de ta faute, aussi. A-t-on idée d’être aussi belle ? » Je me dédouane de toute responsabilité concernant ma faible capacité de concentration. C’est tellement plus facile de l’accuser, aussi. À l’autre bout de l’appartement, une fenêtre sur laquelle je n’ai pas encore baissé les volets automatiques me permet d’entrevoir la couleur du ciel, qui se teinte peu à peu de violet et de pourpre. Un rapide coup d’oeil jeté dans la direction de l’horloge murale me permet de constater qu’il est déjà presque vingt-trois heures. Mes yeux se posent à nouveau sur le visage de Lisbeth, qui va peut-être bientôt devoir s’en aller. « Est-ce que tu avais l’intention de rentrer pour une certaine heure ? Parce que j’ai pas envie que tu partes. »
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Lisbeth O. Edern
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Lun 8 Avr - 14:46
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Tu le connais depuis la veille à peine, et pourtant, c’est comme si tu avais l’impression de le connaître depuis une éternité. Il y a des rencontres, comme ça, où dès la première seconde, une chose se produit. Difficile de lui trouver un nom pour l’expliquer, difficile de savoir si c’est physique ou psychique, mais ça arrive, plus souvent qu’on ne le croit. Mais évidemment, ce n’est pas parce que tu te sens bien en sa présence que tu es prête à dire oui à tout. Il ne faut pas se fier à une bonne impression, elle peut souvent cacher une belle désillusion. C’est ainsi que tu refuses poliment de venir te blottir dans ses bras. L’envie est présente, mais une petite voix en toi te souffle que cela reste prématuré. Certes, il y a eu ce baiser la soirée passée, mais il ne faut pas oublier que l’alcool ingéré les heures précédant ce baiser ont fortement orchestrées ce geste. Sobre, tu peux être sûre que ni l’un ni l’autre n’aurait eu le courage de passer à l’acte. Ce n’est que partie remise, penses-tu intérieurement. La soirée n’est pas encore terminée, le film débute à peine. Il y a encore du temps pour que tu puisses changer d’avis, ou simplement envoyer paitre ta bonne conscience pour qu’elle te laisser agir comme bon te semble. Dans tous les cas, tu ne manques pas d’afficher un sourire amusé quand tu l’entends répliquer. Oui, tu es passée maître dans l’art de te faire désirer, et pendant très longtemps. Souvent, les hommes se lassent avant que tu ne changes d’avis, et jusque là, ça ne t’a jamais déplu.

Le film passe, sans que tu ne dévies ton regard de l’écran. Tu n’as pas honte de dire que tu es une femme enfant, quand il s’agit de certains programmes. Le monde d’aujourd’hui est bien trop cruel pour ne pas apprécier un retour en enfance le temps d’un dessin animé. Il ne faut pas aller jusqu’au syndrome de Peter Pan, avec ce refus catégorique de grandir, mais l’espace d’une heure, deux maximum, c’est agréable de retrouver l’insouciance des enfants, où la seule préoccupation est de savoir si le prince et la princesse vont se marier à la fin. Ce n’est pas valable pour celui que tu regardes avec Daniel, car même s’il y a bien une princesse, comme presque à chaque fois, point de prince à l’horizon. Disney offre une femme indépendante pour les nouvelles générations. Cependant, même si ton attention est restée principalement sur l’écran de la télévision, tu n’as pas eu de mal à voir que le jeune homme assis à côté de toi avait les yeux plus souvent vers toi. Il t’avait prévenu, mais ce n’est pas raison suffisante pour ne pas le taquiner avec ça. Tu patientes avant de mettre ton plan en oeuvre, au moins jusqu’au moment où le générique de fin défile sur l’écran. C’est seulement à ce moment là que tu te tournes vers lui, et lui offres une phrase affreusement longue. Tu le comprends seulement après, quand les mots sont déjà sortis de tes lèvres, sans possibilité de revenir en arrière. Qu’importe, tu oses croire qu’il ne va pas t’en tenir rigueur, mais plutôt se concentrer sur la colle que tu viens de lui poser. Volontairement, tu l’induis en erreur pour qu’il se trahisse lui-même, et qu’il avoue de son propre chef n’avoir absolument pas suivi le programme de cette soirée. Alors qu’il se lève du canapé, tu t’installes un peu plus confortablement, en posant ton coude sur le dossier du canapé, afin de pouvoir nicher ton menton dans la paume de ta main. Ton regard ne le quitte pas, pendant qu’il contourne la table basse, pour s’installer à l’opposé de là où il se trouvait depuis un moment. « Huhum, un programme destiné aux enfants, donc pourquoi essayer de faire quelque chose de logique ? » Il t’est difficile de contrôler le sourire qui souhaite prendre possession de tes lèvres. Tu n’es pas dupe, son explication ne tient pas la route, et c’est ce que tu cherches à lui faire comprendre en prononçant une telle phrase. Cette façon de faire semble fonctionner, car il ne faut pas longtemps pour qu’il avoue son manque d’attention. Par contre, la justification qu’il te donne ne te laisse pas de marbre. En un rien de temps, tu te redresses dans le canapé, et affiche un air faussement outré. « Ça va être de ma faute maintenant ! Il ne fallait pas me demander de venir le voir avec toi dans ce cas, mais le visionner seul, sans distraction autour. » C’est ce qu’il aurait dû faire, mais tu n’es pas mécontente de son choix. Sans ça, tu n’aurais pas pu passer le restant de la soirée avec lui, tu aurais dû lui dire au revoir après le diner au restaurant, sans savoir quand serait la prochaine occasion pour se revoir. Tu sais bien que pour l’instant, vous êtes comme dans une sorte de bulle, mais que dès l’instant où elle va éclater, tout risque de changer. Une perspective à laquelle tu ne souhaites pas encore penser. Il faut se contenter de l’instant présent, et aviser le futur seulement au moment où il arrive, pas avant. D’autant plus que la confession qu’il te fait ne te donne en aucunement envie de retourner à la réalité. D’un coup d’oeil rapide vers l’une des fenêtres de l’appartement, tu constates que le beau ciel d’été a laissé sa place à celui de la fin de journée, voir même du début de la nuit. Nul besoin de regarder sur ton téléphone, ou chercher une pendule murale quelque part pour savoir que l’heure est déjà avancée. « Il n’y a personne chez moi, et je n’ai aucun impératif pour demain. Et puis, je doute que ma plante verte me fasse la tête si je rentre après minuit. » Cela fait plusieurs années que tu cohabites avec elle, et tu n’as pas souvenir avoir eu des soucis avec elle. Elle est plutôt indépendante, à part quand il s’agit de boire un peu d’eau. Et puis elle est vachement silencieuse, bien plus que si tu avais un animal de compagnie. Oups, tu délires un petit peu Lisbeth là, reprenons nos esprits. « Je ne suis pas obligée de partir dans l’immédiat, si tu veux que je reste encore un peu. » Une phrase presque murmurée par tes lèvres, alors que ton regard dévie brièvement vers les siennes.




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Daniel Aberline
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Mer 24 Avr - 23:17

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Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]C'est un exercice bien trop complexe que de garder les yeux rivés sur l'écran de la télévision alors que Lisbeth se trouve juste à côté de moi, et que mes rétines sont irrémédiablement attirées par le velouté de sa peau. Sans trop savoir pourquoi, ni être en mesure d'expliquer l'origine de cette attirance puissante, je ne peux que subir l'alchimie qui me fait graviter autour d'elle. Je pense d'abord que mon petit manège passe parfaitement inaperçu, Lisbeth semblant bien trop concentrée sur le déroulement de l'histoire du dessin animé pour remarquer les coups d’œil discrets que je lui lance. Pourtant, à plusieurs reprises, j'ai l'impression d'avoir croisé son regard, mais je n'en suis pas certain, alors je préfère me satisfaire des petites espérances que je nourris. Le dessin animé se termine bientôt, et c'est en battant nerveusement des cils que je tourne la tête vers Lisbeth. Le générique de fin défile sur l'écran et je crains qu'un silence gêné s'installe soudainement entre nous mais heureusement, la jeune femme reprend bientôt la parole. Pour commenter le film ? Me demander mon avis ? Non, j'ai plutôt l'impression qu'elle tente, avec une grande fourberie, de refermer un piège sur moi. Et l'astuce est tellement stratégique que je me fais prendre comme un débutant, affichant un petit sourire embarrassé en avouant mon crime.

Imitant les moindres gestes de la jeune femme, je me redresse vivement, me penchant légèrement vers elle avec un sourire espiègle posé sur les lèvres.« Oui mais j'aime bien les challenges, en fait. » lui dis-je d'une voix suave, avec ce haussement de sourcil qui en dit long. Les yeux pétillants d'un éclat particulier, je suis incapable de décrocher mon regard de celle qui m'a littéralement envoûté quelques heures plus tôt. Puis, même si j'ai loupé une grande partie du dessin animé, je ne regrette pas ces quelques instants de distraction parce que plus j'ai détaillé Lisbeth secrètement, plus je me retrouvais sous son emprise. Installé à quelques centimètres d'elle seulement, une idée un peu audacieuse me traverse l'esprit. Une idée que j'hésite à formuler à voix haute, tant elle me semble prématurée et déplacée. Pourtant, je me lance malgré tout, désireux de prendre la température et de tâter le terrain. Heureusement pour moi, la jeune femme ne comprend pas tout de suite où je veux en venir et peut-être que c'est l'occasion de faire machine arrière, de prétexter que j'aimerais seulement la garder auprès de moi une heure de plus, mais l'envie est plus pressante que la raison. La remarque de Lisbeth au sujet de la plante qui l'attendrait chez elle me décroche un rire amusé. « Tu... Tu vas peut-être trouver ça un peu dingue et refuser directement mais... » Je me mordille la lèvre inférieure, anxieux, hésitant soudainement à cracher le morceau. « En fait, je me demandais si tu serais d'accord de passer la nuit ici ? » Je passe une main nerveuse dans mes cheveux, détournant le regard pour fuir les pupilles félines de Lisbeth. « Promis, j'ai aucune idée derrière la tête et je ne m'imagine rien non plus, j'ai juste envie de passer du temps avec toi. J'ai une deuxième chambre donc on est même pas obligé de dormir ensemble, si ça te met mal à l'aise. » lui expliqué-je d'une voix douce et caressante, pour tenter de la rassurer, sans savoir si je viens complètement de griller mes chances ou pas. « Puis, on va pas se mentir, ce ne serait peut-être pas très prudent de te laisser rentrer seule, en voiture, à une heure aussi tardive. » ajouté-je avec une petite moue suppliante, dans l'unique espoir de faire fondre le cœur de Lisbeth et de la convaincre de passer la nuit entre les murs de mon appartement, alors que nous nous connaissons à peine et qu'elle aurait toutes les raisons de refuser.
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Ven 17 Mai - 15:25
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C’est complètement dingue, et insensé. Tu ne connais cet homme depuis quelques heures, et pourtant, c’est comme si ça faisait plusieurs années qu’il était dans ta vie. Il y a cette facilité pour parler avec lui, cette capacité à enchaîner les sujets sans laisser l’occasion à un silence gênant de s’installer. C’est déstabilisant, car tu ne te souviens plus quand tu as eu un aussi bon contact avec quelqu’un. Cela fait sûrement plusieurs années, lors de tes premières années à Columbia. Et encore, tu n’en mettrais pas ta main à couper. À cette époque, tu avais encore en travers de la gorge le départ précipité de ton ex petit ami, sans donner la moindre explication. Autant dire que tu aurais pu tomber sur ton âme soeur que tu aurais continuer ton chemin, sans t’arrêter. Tu avais de vraies oeillères au niveau des yeux. Le monde pouvait ne plus tourner rond, que ça te passait au dessus de la tête. Une vraie loque. Mais tu ne souhaites pas penser à cette version de toi ce soir. Tu te sens bien en présence de Daniel. Ça fait longtemps que tu n’avais pas été aussi bien, que ce soit avec quelqu’un que dans ta peau aussi. Tu ne veux pas tout gâcher à cause d’un souvenir du passé. La page est tournée, depuis longtemps.

Dans sa réponse, tu sembles percevoir une technique de drague subtile, un sous entendu si léger que tu hésites encore à savoir si c’est le fruit de ton imagination ou si c’est bien présent. D’ailleurs, est-ce que tu voudrais que ça en soit un ? Étrangement, oui, mais tu ne sais pas si c’est une bonne chose. Le courant passe, le feeling aussi mais c’est limite trop beau pour être vrai. Il y a anguille sous roche, comme le disent si bien les amateurs d’expressions. Par chance, la question que te pose l’agent immobilier met un terme à tes questionnements intérieurs. Sans le savoir, tu ne saisis pas la portée de sa question, tu t’arrêtes au premier niveau. Tu es une grande fille, tu as la permission de minuit, et bien plus encore. Demain, c’est dimanche. Tu n’as aucun obligation, seulement celle d’être raisonnable pour ne pas gâcher ton premier jour de travail, qui arrive dans moins de quarante huit heures. Pour l’instant, Daniel t’intrigue. Il a le don de mettre du suspens dans une simple question, en ne la posant pas directement. Surtout quand il anticipe ta réponse, et prévoit que tu vas refuser sa demande. Rien ne te vient à l’esprit, et c’est bien ce qui est intriguant, mais tu te retiens de poser une question supplémentaire. Dans la vie, il faut savoir être patient, car tout vient à point à qui sait attendre. Encore un idiot qui a décrété cette façon de penser. « Quoi ? » Ce mot est sorti tout seul de tes lèvres, suite à ce que tu viens d’entendre. Oui, tu n’as pas rêvé, il vient de te proposer de passer la nuit chez lui. Déjà, tu te redresses un peu sur le canapé, mais tu ne dis rien, car ta question l’a incité à se justifier. Ce serait mentir que de dire que tu n’es pas soulagée d’apprendre qu’il n’a aucune idée en tête. Tu savais bien que toute la situation était trop belle, et là, il te servait la preuve sur un plateau d’argent. Attention, tu n’es pas encore rassurée à cent pour cent. Il en faut plus pour te convaincre de ses bonnes intentions, même s’il a de lui-même évoqué l’existence d’une deuxième chambre. Contre toute attente, il parvient à te faire décrocher un sourire quand il te dit que ce n’est pas prudent de prendre le volant à une telle heure. C’est vrai, dommage que tu détiens le moyen de contrer cet argument. « Effectivement. Même si j’habite pas très loin. Le destin a fait qu’on est presque voisin. » Une coïncidence assez marrante, il faut le reconnaître. Mais pour l’instant, c’est sur la demande qu’il t’a fait que tu souhaites te concentrer. C’est de la folie, pure et dure. Tu ne peux pas accepter sa proposition. Il n’y a rien qui te prouve que ce n’est pas un psychopathe, un serial killer sous ses airs d’homme parfait. Il va peut-être attendre que tu t’endormes paisiblement pour ensuite te découper en morceaux. Au lieu de travailler pour Vogue, tu seras dans les affaires du New-York Times, à la rubrique des meurtres. Non, tu délires complètement Lisbeth, il faut que tu arrêtes. Tout va bien se passer. Par contre, tu n’es toujours pas plus avancée. « J’en sais rien… c’est complètement dingue, comme tu l’as dit. » Un rire léger t’échappe. Ce n’est pas de la nervosité, plus de l’amusement. Une bataille avec toi-même, car aussi folle que cette idée soit, une part de toi a envie d’accepter, donc : « Qu’on soit d’accord, il ne se passera rien ? Ce n’était pas du vent ce que j’ai dit ce midi, je ne suis pas la fille qui couche avec le premier inconnu, et même si c’est en quelque sorte le second ou troisième rendez-vous… j’avoue que je me perds un peu là, c’est un peu tôt. » Le courant passe avec lui, merveilleusement bien. Tu pourrais facilement céder, faire voler en éclat tes principes pour lui, mais tu n’as pas envie de prendre le risque d’être déçue le lendemain matin, au réveil. Si vraiment il doit se passer un truc entre vous, ça se fera en temps voulu, pas avant.




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Daniel Aberline
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Lun 10 Juin - 23:11

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Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Est-ce une illusion ou suis-je vraiment en train de succomber à ce que le commun des mortels appelle coup de foudre ? J'ignore si je suis en train de m'emballer, comme envoûté bien trop vite par une jeune femme qui a l'air trop parfaite pour être réelle, ou si, pour une fois, le destin me guide sur la bonne voie. Tous ces instants que je viens de passer avec Lisbeth semblent tellement irréels tant ils sont beaux. Je ne savais même pas qu'une telle osmose pouvait se produire entre deux personnes qui se connaissent à peine. Je pensais que la complicité, c'était quelque chose qui se construisait avec le temps, et pas en l'espace d'une seule soirée. Mais il faut croire que Lisbeth est celle qui est en mesure de mettre à mal toutes mes croyances préconçues pour les remplacer par d'autres. Une idée un peu folle me traverse alors l'esprit et même si je suis poussé, par une témérité un peu trop spontanée, à poser la question à Lisbeth, je suis malgré tout convaincu qu'elle va refuser. Avec un peu de recul, la question sonne comme une proposition clairement orientée et intéressée, que je m'empresse de corriger en certifiant à Lisbeth que je n'ai aucune idée tordue derrière la tête. Pour lui prouver ma bonne foi, je lui parle de cette deuxième chambre, disponible au sein de mon appartement, et qui lui garantirait une nuit tranquille, sans la moindre tentative d'approche possible. Son quoi ? me fait presque regretter de m'être montré aussi franc. En l'espace de quelques mots, j'ai l'impression d'avoir anéanti toutes mes chances avec Lisbeth et l'éclat de mon sourire confiant s'estompe un peu. 《Tu sais, il a été prouvé qu'il est plus fréquent d'avoir un accident près de chez soi que dans un endroit que l'on ne connait pas, parce qu'on est trop confiant, et que l'on se base trop sur nos habitudes !》 Un mensonge ? Non. Il me semble avoir lu cette information il y a quelques semaines dans un magazine et franchement, l'occasion était trop belle pour ne pas ressortir l'argument en ces circonstances précises. Suffira-t-elle à convaincre Lisbeth ? Pas sûr. Elle a l'air têtue et clairement pas prête à passer une nuit chez moi, aussi tôt. Mais peut-être que c'est moi qui brûle les étapes ?

Je comprends parfaitement toutes les inquiétudes de Lisbeth. En tant que femme, il n'est pas toujours bon de commettre l'imprudence d'accorder sa confiance à un homme, qu'on le connaisse très bien ou à peine d'ailleurs. Les journaux comptent bien trop d'histoires de femmes qui ont été retrouvées assassinées après être montée dans la voiture d'un inconnu ou après en avoir ramené un chez elles. C'est une histoire à se retrouver accusée, en tant que victime, d'imprudence et d'inconscience. J'aimerais prouver à Lisbeth que je ne suis pas l'un de ces psychopathes assoiffés de cadavres ni un manipulateur qui pourrait laver le cerveau de n'importe qui pour arriver à ses fins. Mais je n'ai aucun moyen de lui démontrer. Aucun. Elle peut juste se baser sur son feeling et ses instincts. 《C'est à peine un peu plus dingue que d'être venue jusqu'à chez moi pour regarder un dessin animé...》 lui soufflé-je pour tenter de la rassurer. Je lève alors la main droite, comme pour prêter serment, et répond très solennellement : 《Je te jure qu'il ne se passera absolument rien ! Je respecte entièrement ta décision.》 Je baisse la main pour la reposer sur ma cuisse. En temps ordinaire, si une femme m'avait clairement dit qu'elle ne souhaitait pas coucher avec moi, je lui aurais fait comprendre qu'elle pouvait rentrer chez elle, sans qu'il n'y ait rien de plus à espérer de mon côté. Mais avec Lisbeth, tout est clairement différent. 《Même si tu changes d'avis au cours de la soirée, et que tu me sautes dessus en m'arrachant mes vêtements, je te repousserai comme un véritable gentleman !》 précisé-je à la jeune femme sur le ton de l'humour, pour tenter de faire redescendre la pression de quelques crans. 《Plus sérieusement, si tu trouves que c'est trop tôt, tu peux parfaitement refuser, je comprendrais.》 En plus, je n'ai pas envie de passer pour le type impatient, incapable de se montrer compréhensif et qui se contente de forcer, comme si Lisbeth était incapable de prendre ses décisions toute seule, comme une adulte. 《Mais je peux aussi te faire un massage pour te convaincre définitivement !》 Des paroles en l'air, que je prononce avec la certitude que Lisbeth va refuser ma proposition, comme ultime et vaine tentative de la convaincre avant de finir par abandonner. Si elle hésite déjà à dormir ici par peur que j'essaye de profiter de la situation, il me paraît inconcevable qu'elle accepte un massage, aussi chaste soit-il.
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Dim 16 Juin - 15:52
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Est-ce que tu es sceptique face au commentaire de Daniel ? Complètement. Même si ses mots sonnent comme une citation d’un article féminin, comme ceux que l’on trouve dans les magazines des salles d’attentes, tu restes dubitative. Il y a même plusieurs exemples qui te viennent en tête, qui seraient parfaits pour contredire son argument, mais tu vas être sage, et ne pas lui casser tous ses espoirs dès maintenant. Par ailleurs, tu n’as pas la tête à entrer dans un débat. Ce serait un sujet idéal à poser aux étudiants en philosophie, le jour des examens : la confiance ressentie dans un lieu familier peut-elle être un danger ? Félicitations, vous avez deux heures pour traiter le sujet. En ce qui te concerne, tu vas passer ton tour. Tu as terminé tes études en juin dernier, dans une section qui était loin d’être littéraire. Par ailleurs, il y a plus important à méditer. La question du jeune homme est toujours sans réponse, tout simplement car tu ne sais pas quoi lui donner. Il y a un duel à l’intérieur de toi, entre la jeune femme raisonnable, ayant un esprit réfléchi, et celle qui veut profiter de sa jeunesse, des derniers jours avant d’entrer dans la vie active. Autant dire que le match est serré. Les deux femmes ont de très bons arguments pour remporter la manche. L’intervention de Daniel aide doucement à faire pencher la balance vers l’un des côtés. Il a raison, accepter de passer la nuit chez lui serait à peine plus dingue que les dernières vingt quatre heures, franchement. Tu as rencontré un inconnu dans un bar, à une heure déraisonnable. Tu l’as revu au bout de quelques heures, pour partager le déjeuner, alors que vous aviez encore tous les deux des traces d’une bonne gueule de temps. Sans alcool dans le sang, le feeling est à nouveau passé, ce qui a conduit à un dîner ensemble, dans la même journée. Et comme si ce n’était pas suffisant, comme si l’attraction entre vous était trop forte pour lui résister, la soirée a été prolongé d’une façon surprenante, à savoir le visionnage d’un dessin animé dans l’appartement du jeune homme. Après tout ça, accepter de passer la nuit chez lui, même en tout bien tout honneur, est-ce vraiment dingue ? Tandis que tu pousses ta réflexion sur ce sujet, tu le vois lever la main droite, comme s’il était dans un tribunal, et que le juge venait de lui demander de prêter serment sur la Bible. Cette vision te fait doucement sourire. Tu as même un peu de mal à retenir un rire, tellement c’est invraisemblable. « Si j’ai le droit d’être une tigresse avec toi, et d’avoir encore la certitude qu’il ne se passera rien… que demander de plus ! » Tu as du mal à croire que tu as cette discussion avec lui, mais c’est pourtant bien le cas. Il y a une part de toi qui est surprise. C’est très beau pour être vrai. Tu ne dis pas que tous les hommes pensent de la même façon, mais c’est souvent le cas. Dire que tu n’es pas surprise qu’il ne te jette pas dehors suite à ta condition serait un mensonge. Le contraire aurait été habituel. Mais tu ne comptes pas te plaindre pour ça. Tu gardes seulement des réserves. Tu ne veux pas voir en Daniel un prince charmant dès maintenant, ce serait prendre le risque d’être déçue dans le futur, à l’instar d’accepter de coucher avec lui dès ce soir, pour te faire larguer comme une vieille chaussette dès le lendemain. « Si tu parles du fait de coucher ensemble, oui, je trouve que c’est trop tôt. Je ne vais pas te cacher que tu m’attires énormément, mais je pense que si j’écoutais cette part de moi, je serais déçue de moi-même, car ce n’est pas moi. J’ai des principes, et je n’ai pas envie de les envoyer balader à la première occasion venue. » Tu es un peu gênée de lui avouer ça, et cela se voit par ta lèvres inférieure que tu mordilles légèrement, ton regard déviant du sien. Tu viens quand même de lui avouer ton attirance pour lui, sans la moindre goutte d’alcool dans le sang. Quand celui-ci brouille l’esprit, assez pour ne plus se préoccuper des répercussions, ou des conséquences, ça va. Mais à jeun, avec une totale possession des moyens, c’est différent. Tu ne sais pas si c’est pour dédramatiser la situation, ou s’il est véritablement sérieux, mais il te propose alors de te faire un massage, comme dernière carte à jouer pour te convaincre de passer la nuit entre les murs de son appartement. Tu te sens obligée de relever la tête vers lui, comme pour sonder son regard à la recherche d’une réponse. Non, ça doit être une parole en l’air, dite sur le moment. Et pourtant, tu as bien envie de le prendre à son propre jeu. Il est vrai que les dernières minutes entre vous ont été un peu tendue, à cause du sérieux de la situation, mais avant ça, ça a toujours été léger, sans prise de tête, depuis vos premiers mots échangés. Il est temps de revenir à cette atmosphère, qui vous correspond mieux. « D’accord. » dis-tu simplement, sans rien ajouter d’autre, avec pour seul indice, un sourire indéchiffrable sur tes lèvres. Au bout de quelques secondes, moins d’une minute, tu décides de lever le voile du mystère. « Je te laisse me faire un massage, et si celui-ci est exceptionnel, j’accepte de passer la nuit avec toi. Pas dans la seconde chambre, avec toi. » Tu as conscience de la portée de tes mots. C’est volontaire de mettre autant de pression sur ses épaules, c’est presque mesquin, mais pourtant, il n’y a rien de mauvais derrière. La vérité, c’est que tu es déjà presque convaincue, mais tu ne vas pas lui dire. Il a proposé de te faire un massage, tu vas le laisser assumer cette proposition.




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