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 You can leave your hat on ♪ // Ft. Quinn-Rose Walsh

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MessageSujet: You can leave your hat on ♪ // Ft. Quinn-Rose Walsh   Ven 28 Sep - 1:48


Elle était maquillée, comme une star de ciné, accoudée au Jukebox, elle rêvait qu’elle posait, juste pour un bout d’essai, à la Century fox. Elle semblait bien dans sa peau. Ses yeux couleur menthe à l’eau, cherchaient du regard un sport, le dieu projecteur.
Et moi je n’en pouvais plus, bien sûr elle ne m’a pas vu, perdue dans sa mégalo, moi j’étais de trop.
Elle marchait comme un chat, qui méprise sa proie, où frôlant le flipper, la chanson qui couvrait, tous les mots qu’elle mimait, semblait briser son cœur. Elle en faisait un peu trop, la fille aux yeux menthe à l’eau, Hollywood est dans sa tête, tout’ seule elle répète.
Son entrée dans un studio, le décore couleur menthe à l’eau, perdue dans sa mégalo, moi je suis de trop. Et moi je n’en pouvais plus, elle n’en a jamais rien su, ma plus jolie des mythos, couleur menthe à l’eau…

Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, j’ai toujours cette vieille chanson dans la tête lorsque j’arrive ici. Évidemment, ce soir ne déroge pas à la règle. D’une part, ce côté romantique à la française me déculpabilise. Je ne fais rien de mal, tout va bien. De l’autre, elle traduit le fond de ma pensée. Je me sens un peu comme ce jeune homme, perdu et invisible près de cette femme qu’il regarde avec envie mais qui, elle, ne l’aperçoit même pas. Sauf que dans mon cas, il y a des dizaines de femmes.
Ah oui. Autant vous le dire tout de suite, j’ai pour sale petite manie de me rendre régulièrement dans un club de striptease. Oh je sais parfaitement ce que vous pensez mais contrairement à ce que qui vous passe par la tête, il n’y a aucune perversité là-dedans. Simplement de l’avidité. Celle d’un homme de vingt-cinq ans qui ne connait pas ce que ceux de parfois dix ans plus jeunes, ont déjà pu voir et toucher depuis longtemps. Et l’avidité de la découverte est encore plus présente lorsque votre virginité n’est absolument pas désirée !

La première fois que je suis rentré dans un club de strip-tease, j’ai pris le temps de regarder tous ceux qui étaient également présents. La deuxième, déjà moins. Et aujourd’hui je peux vous dire exactement qui est là, les yeux fermés. De gauche à droite : Barman, mec, mec, mec, stripteaseuse, mec, stripteaseuse, mec, mec, stripteaseuse, stripteaseuse sur mec, mec près du podium de stripteaseuses, mec, billets, billets, billets, mec, stripteaseuse.
Je n’essaye pas de réduire la personnalité de chacun mais il faut bien reconnaitre que dans n’importe quel club, on retrouve toujours le même genre de scène et de personne. Parfois un peu plus d’infidèles que d’alcooliques, d’autres de jeunes majeurs plus que vieux banquiers, mais l’idée est toujours présente. Et puis toujours des stripteaseuses, plus ou moins vêtues, qui sont l’essence même du club.

Pour elles, c’est une toute autre histoire. Elles ne sont pas comme les autres, partout ailleurs. Chacune dégage et représente quelque chose. Je ne les connais pas par leur prénom mais par leurs caractéristiques physiques. Je reconnais ce grain de beauté entre les seins, ce tatouage sur le mollet ou ce regard. Ce regard… Jusqu’alors, une seule fille ici a réussi à rendre ses yeux plus intéressants que son corps, pour moi du moins. Bien sûr, je ne pourrais pas vous donner son nom puisque je ne le connais pas. Mais elle dégage quelque chose de différent, d’exotique. Quelque chose de plus classe, de moins sexuel mais beaucoup plus érotique. Elle semble avoir le même âge que moi, mais être beaucoup plus sauvage. C’est d’ailleurs ce côté indomptable qui m’attire sans cesse vers elle. Depuis quelques temps, je ne viens d’ailleurs que pour ces yeux qui nous regardent sans nous voir, nous tiennent en haleine par leur ignorance.

Une fois encore je viens m’asseoir devant son podium, au premier rang, pour être certain de ne rien louper du spectacle qu’elle se prépare à m’offrir. Les petites coupures que j’ai dans la main me ramènent au temps où nous allions à la fête foraine, mon frère, ma sœur et moi. Même si leur usage n’est pas exactement le même, les sensations, quant à elles, se rapprochent étrangement de tous ces grands huit et autres manèges du genre. Le whisky que j’ai dans l’autre main lui aussi m’offre toutes sortes de sensations différentes.
Ah oui. Le whisky. Peut-être la seule particularité virile d’un puceau imberbe d’un quart de siècle. Vous pensez vraiment que si le barman me demande ma carte d’identité à chaque fois, c’est parce qu’il espère retenir mon nom pour la prochaine fois ? Non. C’est simplement que je parais plus jeune que les élèves de l’école primaire d’à côté. J’en ai même vu un avec plus de barbe que moi, vous voulez que je vous dise quoi ? Alors tout ce qu’il me reste pour paraitre plus vieux, c’est le whisky, qui me permet par la même occasion de noyer mon chagrin dans l’alcool. Et comme je ne suis pas particulièrement chagriné, je bois juste pour boire. Ce qui a un côté un peu triste aussi finalement.

La musique commence et je ne pense plus à rien. Je me contente simplement d’être captivé par cette beauté blonde qui s’effeuille face à moi. Le scénario n’a rien d’original : une infirmière sexy, une barre de pole dance et le tour est joué. Et pourtant, un rien embarque mon esprit dans une aventure beaucoup plus longue et romancée que celle qu’on nous impose. Une ombre vient alors me sortir de ma rêverie, me privant en même temps d’un dégrafage de soutien-gorge en bonne et due forme. Je me renfrogne un peu et me tourne vers l’ombre qui est en fait une autre stripteaseuse. Je ne comprends pas tout de suite ce qu’elle me veut. À croire qu’on ne peut pas être tranquille, même dans un club de striptease. Ah mais... Je viens de comprendre. Dans un club de striptease, il y a aussi des salons privés dans lesquels les stripteaseuses proposent des danses où le client remplace la barre de pole dance. Rien de trop déplacé mais quelque chose de forcément plus intime qu’aux yeux de tous. Mais non pas pour moi. Je fais signe à la demoiselle que je ne suis pas intéressé et me reconcentre vers… Mais… Elle est passée où ? J’ai à peine tourné la tête quelques secondes et il n’y a plus personne sur le podium ! Et en plus j’ai rien vu ! L’arnaque, mais alors !

Il est absolument hors de question que je sois venu pour rien. Je me lève et me dirige d’un pas décidé vers les loges des danseuses. Alors que je m’apprête à toucher la poignée de la porte, un colosse se dresse devant moi. Malaise. Le mec fait facile deux mètres, de haut comme de large et peut cacher trois modèles Jacob, juste derrière son biceps. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Je ne vais pas lui glisser entre les jambes quand même. Oh quoi que… Ça se tente après tout. Alors, si je prends par l’angle à 90 degrés en partant de…
Comme une révélation, la porte s’ouvre sur la blonde que j’ai quitté des yeux quelques minutes auparavant. Elle est désormais habillée tout à fait normalement, un sac à main sur l’épaule, signe qu’elle s’apprête à partir. Ok, c’est ma chance. Je contourne Goliath et profite d’un instant d'inattention pour aborder la demoiselle.

- Hé ! Excuse-moi. Je... Je peux t'inviter à prendre un verre ?

Ok, Jacob, bien joué garçon, elle va forcément te dire non avant que t'aies le temps de t'expliquer. Maintenant tu vas passer pour un de ces ploucs bien lourd qui drague tout ce qui bouge. Quitte à être recalé, essaye de le faire pour de bonnes raisons au moins.
J'aurais pu réfléchir avant d'ouvrir la bouche, bien sûr. J'ai eu des semaines pour me préparer à cette option. Mais non. Comme toujours.
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MessageSujet: Re: You can leave your hat on ♪ // Ft. Quinn-Rose Walsh   Ven 28 Sep - 14:09

Une couche de rouge à lèvres pétant, un petit regard furtif à la glace, les doigts enfoncés dans tes cheveux pour leur donner un peu de volume et tu recules. Tu es prête. Non pas pour aller conquérir le monde ou pour laisser une trace sur cette terre. Non, juste pour aller danser, à moitié dénudée, sur la scène. En réalité, tu rends service à l’humanité à ta façon. Combien de femmes sont violées chaque jour à cause d’une frustration masculine insurmontable ? Combien de femmes sont agressées dans la rue à cause de cette envie grandissante et inachevée ? Incalculable. Tu n’as pas besoin de lire les journaux ou regarder les infos à la télé pour le savoir. Tu en es consciente puisque tu vois des cas similaires là où tu vas. A la rue, au café du coin et même à l’université. L’Homme est de nature insatiable, muni d’une faim incontrôlable. Toi, tu as su dompter cette famine corporelle. Tu sais la manipuler à ta guise en donnant un peu de ta personne. Tu n’es pas une prostitué. Malgré les apparences, si tu prêtes ton corps, c’est seulement parce que tu en as envie. Non, toi tu es une danseuse exotique. Une stripteaseuse dans le langage commun. Une condition qui te va à merveille puisque tu l’as choisis de ton plein gré. Tu n’en as pas été obligée. Tu ne fais pas partie de cette catégorie de femme qui, à défaut de trouver un travail de serveuse, s’est tournée vers la facilité. Déjà que tu ne considères pas cela comme un travail facile. Il faut de l’audace pour charmer, pour se dénuder sans tomber dans la vulgarité. Pour attiser en donnant le maximum sur la scène. Toi, tu ne donnes que ce que tu veux donner. Tu n’accordes pas de bonus, tu restes naturelle malgré les circonstances. Ton tour arrive et tu ne fais pas dans l’originalité. Du moins, le contexte ne l’est pas, c’est ta danse qui l’est. Sportive, adoratrice de danse, tu sais ce qu’il faut faire pour attirer les regards sur toi. Tu connais par coeur les gestes qu’il faut arborer pour donner l’eau à la bouche. Tu connais les goûts des habitués. Il faut pas trop en faire, ce qui compte c’est la sensualité innée et émanant de ton être. A chaque pas, des billets volent sur la scène. A chaque regard sourire voluptueux, des sifflements appréciateurs sont lancés dans la salle. Rien de bien révélateur, tout est ordinaire. Ce soir est hier. Hier est demain. Les soirs se succèdent et se ressemblent. Et pourtant, tu es loin d’être automate Quinn-Rose ou Rosie, ton pseudo de petite stripteaseuse. Tes mouvements d'acrobate attirent et puis vint le dernier morceau qui glisse sur ton corps comme une rose épineuse. Elle pique mais elle fait pas de mal. Non, cette vision que tu offres, ne te fais pas de mal. Elle fait partie de ton quotidien. La musique s’arrête et tu te remets sur tes pieds. Des applaudissements, un dernier sourire et tu disparais derrière les rideaux. Directement tu te retrouves dans la loge. Directement, tu te démaquilles et tu remets tes habits constitués de jean, t-shirt et baskets. Il faut que tu rentres. Tu as cours dans quelques heures et tu as aucune envie de le rater. Alors que tu ouvres la porte, le nez plongé dans ton téléphone, tu te heurtes à  Jerry ? Ou le grand baraqué devant la porte. Malgré les apparences, cet homme est un vrai amour similaire à un grand frère protecteur. Tu suis son regard alors que tu te penches sur ta droite pour voir la personne de laquelle il essaie de te protéger. Un jeune homme. Très, très jeune du moins, c’est ce que son apparence physique révèle. Tu l’as déjà aperçu dans la salle. Vu la fréquence avec laquelle il passe ses soirées dans ce club, son visage est devenu familier. Et puis, tout à l’heure, quand t’étais sur la scène, une de tes collègues l’avaient accosté. Il a refusé. Il refuse à chaque fois les danses qu’on lui offre, te poussant à croire qu’il n’est pas ce qu’il prétend être. La normalité veut qu’un homme hétérosexuel accepte les avances des danseuses exotiques. Parce qu’elles sont plus faciles d’accès. Parce qu’elles ne rechignent pas quand on essaie de les toucher. Tous les signes sont là. Les signes qui prouvent son … Hé ! Excuse-moi. Je... Je peux t'inviter à prendre un verre ? Sourcil haussé, tu analyses la situation. Un verre ? Pourquoi pas. Peut-être a-t-il envie de s’ouvrir à toi voire même te confier son secret. Après tout, c’est plus facile de parler à une inconnue qui plus est, baigne dans un monde où les tabous n’ont pas de place. Tu lèves alors la tête vers Jerry pour lui sourire non sans taper délicatement sur son avant bras. Tu quittes ton emplacement, faisant quelques pas. Tu t’arrêtes. Tournant ton visage vers le jeune homme. Bah alors tu viens ? Demandes-tu avant de reprendre ta marche vers les grandes portes que le videur pousse pour toi contre un sourire amusé de ta part. A l’extérieur, tu humes l’air frais. Tu es loin de l’odeur du tabac mélangé avec de la sueur et la senteur caractéristique de la luxure. J’ai faim. Suis-moi Tu coupes la route, tu marches vite, peut-être est-ce l’habitude ou ta nature frileuse. Tu regardes à peine le jeune homme après tout, tu auras tout le temps nécessaire pour l’observer et ainsi pouvoir confirmer tes doutes ou les démentir. Arrivés devant un fast-food, tu t’attables et lèves enfin le regard sur le brun. Il a suivi la pile électrique que tu es. Un bon point pour lui. Ce n’est pas le verre que tu as proposé mais, tu invites. Tes lèvres commencent petit à petit à s’étirer jusqu’à former un grand sourire. Un sourire qui vire vers un petit rire. Relax, je te fais peur ? La sonorité s’estompe au moment où tu tends ta main vers lui. Quinn-Rose mais tu peux m’appeler Rosie si tu préfères. Tu ignores si tu le mets à l’aise. On va dire que tu le découvriras, dans pas très longtemps.



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MessageSujet: Re: You can leave your hat on ♪ // Ft. Quinn-Rose Walsh   Ven 28 Sep - 19:25

Elle s’en va, bien évidemment. Cette fille respire l’assurance et la confiance en soi, il fallait bien que je me doute qu’elle n’allait pas se tourner vers quelqu’un comme moi. Franchement, qui s’intéresserait à un homme de vingt-cinq ans qui en fait quinze et qui en plus traîne dans les clubs de striptease. D’un point de vue extérieur je vois ça, je me dis tout de suite que le mec est un geek puceau et pervers, qui s’est fait faire une fausse carte d’identité pour tenter d’apercevoir un bout de sein ou de fesse. Ni plus, ni moins. En l’occurrence, dans mon cas une seule de ces caractéristiques est vrai.
C’est quand même terrible. Je suis plutôt quelqu’un de confiant en règle générale, assez extraverti, toujours prêt à aller parler à n’importe qui. Mais lorsqu’il s’agit d’aller aborder une belle femme, peu importe le but de la manœuvre, je laisse tout mon potentiel séduction derrière moi et j’y vais simplement nu de tout intérêt. Impossible à expliquer, que ce soit pour moi ou pour mes proches. Comme quoi, la drague c’est vraiment juste une question d’attitude. Il faut savoir doser parfaitement chacun de ses mouvements, chaque intonation, peser ses mots et ses regards. Tout l’inverse de ce que je fais, pour être plus bref.

- Bah alors tu viens ?

Je me retourne vers Goliath qui s’appelle en réalité Jerry. Beaucoup moins impressionnant que ce que je pensais. C’est drôle d’ailleurs, c’est le petit nom que j’avais donné à l’extra-terrestre qui poussait dans mon ventre -avant de savoir que j’avais l’appendicite et non un être venu d’ailleurs à l’intérieur de moi, du moins. Ba alors mon grand, t’attends quoi ? La superbe demoiselle s’apprête à partir et te demande si tu viens et toi, tu ne bouges pas ? Vraiment Jerry, moi à ta place j’aurais déjà bougé depuis longtemps et je ne la ferais pas attendre. Mais finalement, c’est peut-être ça qui fait craquer les filles : se faire désirer. Ça ou les quinze centimètres de muscles qui recouvrent ton corps. Toujours quinze de plus que moi.
Pourquoi il me regarde comme ça le colosse ? Il est télépathe ou quoi ? Oh la la, j’espère que non. Pardon m’sieur Jerry, je disais pas ça pour… Quoi ? Non c’est pas vrai ? C’est à moi qu’elle parlait ? Je vais vraiment finir par croire qu’avec plus ou moins deux religions a une utilité réelle ! C’est un miracle ! Un dernier grand sourire à Jerry, qui me regarde, amusé, et me voilà sur les talons de mon rencard du soir.

- J’ai faim. Suis-moi.

Et beh. Voilà une femme qui ne fait pas vraiment cas du reste. Quand je vous disais qu’elle respirer l’assurance. Pourtant quelque chose me dit que j’ai surement sous-estimé son caractère. C’est comme si… Oui voilà, comme si je n’étais qu’un jouet parmi tant d’autres. Elle ne me regarde même pas. Je ne suis qu’une simple occupation pour elle. Et vous voulez savoir le pire dans tout ça ? C’est que je n’en ai strictement rien à faire ! Je vais vous dire, il se peut même que j’aime ça. Normalement ce sont toujours les beaux mecs qui sont des jouets, pas nous, les mecs lambda ! Alors pourquoi je me priverais d’en profiter ?
Je ne sais même pas pourquoi j’essaye de me justifier, de toute façon, ce n’est pas comme si la jolie blonde m’avait laissé le choix de la suivre ou non. Son ton était assez clair. Et là, elle a visiblement décidé de passer la seconde. Quel rythme ! Coup de chance, je suis une vraie pile électrique moi aussi ! Marcher rapidement ne me pose absolument aucun souci, bien au contraire. L’avantage, c’est qu’en à peine quelques minutes nous nous retrouvons assis à la table d’un fast-food. Toujours sans avoir échangé un mot, ni un regard, soit dit en passant.
Visiblement, il n’y a pas que Jerry qui est télépathe. La danseuse vient à l’instant de lever les yeux vers moi, comme dans l’idée de me faire mentir.

-Ce n’est pas le verre que tu as proposé mais, tu invites.

Étrangement, ça aussi je l’avais bien compris. Au fond, ça ne change rien. Un verre ou un repas, le plus important pour moi reste encore de passer un moment avec la jeune femme. Au final qu’est-ce que ça change ? Dans un cas, je dois faire attention à ne pas renverser mon verre sur le tee-shirt de ma partenaire, dans l’autre il faut simplement que j’évite de lui mettre du ketchup dans l’œil. Autant vous dire que les deux possibilités sont faisables à parts égales, alors il n’est pas utile de se priver. Et puis maintenant qu’elle le dit, c’est vrai que je commence à avoir faim aussi.
Ah ! J’ai le droit à un sourire. Elle est quand même beaucoup plus rassurante quand elle me considère comme un être humain à part entière. Quoi que, ce petit rire ne l’est pas forcément. Visiblement, ma perplexité est palpable.

- Relax, je te fais peur ?

Voilà, manquait plus que ça. Maintenant je passe simplement pour un petit fils à maman qui se fait dessus dès qu’une femme montre un peu d’audace. Si elle savait, pourtant, toutes les femmes de caractère que j’ai pu côtoyer entre ma mère, ma sœur, mes amies, à commencer par Sidney… Quelle plaie celle-là quand j’y pense. Mes fesses s’en souvienne encore… Mais c’est une autre histoire. Une histoire qui peut paraitre très ambiguë quand je la présente comme ça. Sortez-vous ça de la tête, bande de pervers.
Je prends la main qu’elle me tend. Aussi douce que j’aurais l’imaginer, quoi qu’un peu froide. En espérant que ce soit lié à la température extérieure plus qu’à son caractère…

- Quinn-Rose mais tu peux m’appeler Rosie si tu préfères.

Finalement, maintenant qu’on est sorti du contexte du stripclub, je dois avouer qu’il n’est pas désagréable de pouvoir mettre un nom sur la danseuse que je matte plusieurs fois par semaine. Quinn-Rose. C’est un joli prénom. Assez doux, ce qui me surprend. Je me serais attendu à un prénom beaucoup plus rude à l’oreille. Enfin, pas rude comme Berta mais vous comprenez l’idée. Et puis les roses sont mes fleurs préférées, il n’y a pas de coïncidences. Oui bon, je devrais peut-être garder ça pour moi, histoire de ne pas enfoncer le clou de l’ado prépubère un peu geek et très fleur bleue.

- C’est un très joli prénom, Quinn-Rose. J’aime beaucoup. Moi c’est Jacob. Et je dirais que tu es plus impressionnante que terrifiante en fait…

Autant être honnête avec elle puisque je l’ai été avec vous. Et puis je doute que ce soit la première fois qu’on lui fait ce genre de remarque. Quand on a une attitude de ce genre avec les gens, on doit être familier de tout ça. Pour autant, je ne trouve pas ça déplaisant de m’éloigner de tous ces tons mielleux qui sonnent faux. L’avantage avec Quinn-Rose, c’est qu’au moins, vu l’endroit où nous nous sommes rencontrés, nous pouvons tout de suite éviter les faux-semblants. À quoi bon essayer de rendre la meilleure version de soi-même quand on mange un burger avec une strip-tease que l’on dévorait des yeux une demi-heure auparavant ?
La serveuse, une femme avec des formes et un sourire maternelle d’une cinquantaine d’années, arrive vers nous.

- … Mais entre nous, il m’en faut plus pour me faire fuir. Je vais prendre un cheeseburger, des frites et un café, s’il vous plait. Et toi ?

À quoi bon se laisser mourir de faim, après tout ?
Une fois la commande passée, la serveuse repart d’un air ravi. Je suis toujours amusé de voir à quel point les gens prennent leur boulot à cœur, au point parfois de trouver plus de satisfaction dans l’accomplissement de certaines tâches professionnelles que personnelles.
En parlant de métier, je suis actuellement en compagnie d’une strip-teaseuse incroyablement sexy et qui a accepté d’aller boire un verre -ou manger un morceau dans ce cas-, alors qu’elle aurait pu sortir avec un homme beaucoup plus attrayant que moi, dans un endroit beaucoup plus glamour que celui-ci.

- Pourquoi tu as accepté ? Pour ce soir je veux dire.
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MessageSujet: Re: You can leave your hat on ♪ // Ft. Quinn-Rose Walsh   Jeu 11 Oct - 16:38

Tu n’as pas prévu de sortir après ton numéro. Tes soirées se ressemblent toutes au point d’avoir l’impression de revivre exactement la même scène, encore et toujours. A part quelques détails, le changement d’accessoires et de musique, les événements importants sont similaires. Et peut-être que cette routine commence sérieusement à te déranger. Une vraie beta, adoratrice des boum boum incessants des clubs, tu détestes devenir “madame tout le monde”. Celle qui à peine a-t-elle terminé son boulot, rentre pioncer pour affronter une nouvelle journée de cours. Tu vaux mieux que ça Quinn-Rose et puis, avouons-le, tu ne refuses jamais de satisfaire ta curiosité. Et cette curiosité est focalisée cette fois, sur ce jeune homme. Tu connais une belle brochette en matière d’homme au point de les classer par catégories. En premier, il y a les pseudo Alphas. Ceux qui se pensent irrésistibles avec leurs airs charmeurs et leurs fringues hors de prix. Ceux qui pensent pouvoir s’acheter tout et n’importe quoi avec leur billet en masse. Ils oublient parfois leur incapacité de se procurer un peu d’intelligence. Il y a ensuite les indécis. Pour la majorité, ce sont des hommes mariés, qui tentent de fuir leurs responsabilités. Qui zieutent les filles en étant certains de pécher. Faibles, face aux vices. Les semi-coincés ou ceux qui viennent au club pour la première fois. Ceux à la recherche d’expérience afin de se donner du courage et ainsi inviter leur crush depuis des années à boire un verre. Sans jamais y arriver. Ce jeune homme, tu n’arrives pas encore à le classer. Il est loin d’être un alpha encore moins un semi-coincé. Ses passages au club sont fréquents et à part observer en silence, il ne fait rien d’autre. Tu as peut-être été hâtive en le considérant homosexuel. C’est peut-être pour cette raison que tu as accepté cette petite sortie improvisée. Pour satisfaire ta curiosité et en savoir plus sur lui. Comme quoi, malgré les apparences, ton boulot est très divertissant. Il complimente ton prénom et tu ne fais rien d’autre que d’incliner la tête sur le côté non sans lui offrir ce petit sourire énigmatique.Enchantée Jacob. C’est la suite qui te rend plus au moins perplexe au point d’avoir un léger rire. Impressionnante ? On te l’a jamais faite celle-là. Tu es un pot de colle. Une petite peste quand tu t’y mets. Une insouciante et sûrement une tête brûlée. Mais impressionnante … oui, c’est inhabituel. Hum, à cause de mes acrobaties ? Bien sûr, tu es consciente qu’il ne s’agit pas de ça. Tu fais juste un peu d’humour. Peut-être cherches-tu à le rassurer, d’une certaine manière. Tu ne relèves pas la suite, bien trop occupée à calmer les bruits incessants de ton ventre. Tellement pas glamour pour le coup. La même chose pour moi mais une double portion frites s’il te plait. A force de venir ici satisfaire ton ventre quelques fois par semaine, tu as appris à être familière avec le personnel. D’ailleurs, tu fais un petit coucou de la main à l’homme âgé derrière le comptoir. Il te gratifie toujours du meilleur morceau de tarte au pomme. Bien gentil et beaucouo plus paternel que ton propre père. Reposant ton regard sur ton “rencard” de la soirée, tu plisses des yeux. Tu réponds du tac au tac à sa question. Bah pourquoi pas ? Cela va de soit. Mais tu essaies tout de même d’élaborer ta pensée. Tu as un visage rassurant et tu n’as pas l’air méchant. Tu vas me dire que quelques tueurs en série dégage une certaine aura tranquillisante et ce n’est pas faux. Tu en connais pas mal pour le savoir. Déjà que ton père fait partie de cette liste, pas qu’il soit un tueur. Juste un criminel. Juste. Et toi ? Pourquoi m’avoir proposé ce verre ? Arborant une expression catastrophée comme si tu viens de te rendre compte d’une information capitale, tu penches la tête en avant, tes émeraudes grandes ouvertes, murmurant un petit Tu ne pensais pas m’amadouer avec ce petit repas pour que je danse pour toi, hein ? Difficile à dire si tu es sérieuse ou si tu te paies de sa tête. Du moins, pas avant de te mettre à rire, loin d’être méchante. Tu as juste, la blague facile Quinn-Rose. Tu sais d’ailleurs que ce trait de caractère peut en déranger certains. Toi, tu t’en fous. Tu ne te brides jamais pour faire plaisir à autrui. Tu as déjà été enfermée dans une cage en or. Tu as déjà respecté les règles sans grande conviction. Maintenant tu n’en fais qu’à ta tête. A prendre ou à laisser. Il n’y a pas de juste milieu, te concernant. La commande arrive rapidement après tout, vous êtes les seuls clients à cette heure tardive. Quand la vieille femme dépose la serviette devant toi, tu te frottes les mains, l’une contre l’autre. Oui on peut dire que tu as réellement faim. Bon alors Jacob, tu fais quoi dans la … oups ! Il faut dire que personne n’est à l’abri des mauvaises surprises. Et ce soir, tu as été la première à ouvrir les hostilités ; tu as peut-être un peu trop remué la bouteille de ketchup. Peut-être que tu as un peu trop appuyé dessus au point de faire des jets sur la table et le t-shirt du pauvre Jacob. Une main sur ta bouche, tu tentes une première expression sincèrement désolée. Mais les déformations de ton faciès changent rapidement quand tu te mets à rire. Vraiment désolée, attends je vais t’aider. Tu bondis de ton siège, munie d’un petit mouchoir afin de frotter la tache. Et cette tâche elle est tenace puisqu’elle ne part pas. Tu as même l’impression d’avoir aggravé la situation. Merde ! Bon, pour me faire pardonner tu peux me poser toutes les questions que tu veux et je payerai tout ça. Tu fais signe vers vos assiettes. D’ailleurs, tu te redresses pour aller rejoindre la tienne, piquant quelques frites pour les enfoncer dans ta bouche.



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MessageSujet: Re: You can leave your hat on ♪ // Ft. Quinn-Rose Walsh   Lun 15 Oct - 16:14

Intimidé à cause de ses acrobaties ? Oui, on peut dire ça, en partie ! Même si « intimidé par ce que les acrobaties laissent apparaître » fonctionne encore mieux. Si tu savais, ma chère Quinn, que tu es l’une des femmes que j’ai vu de plus près, tu te rendrais peut-être compte que les acrobaties, ça peut faire peur !
En l’occurrence l’intimidation ici vient plus du caractère bien imposant de la jeune femme. Bien trempé je dirais. On est loin de l’image de la petite fille blonde au visage angélique, avec une robe bien plissée et qui rougit quand un garçon lui parle. Nous avons ici, au contraire, un spécimen de très belle blonde, audacieuse et sûre d’elle. Le genre de femmes qui fait fuir les hommes qui ont besoin de sentir qu’ils sont virils. Ceux qui se disent qu’ils vont finir émasculer. Qui ont besoin de leurs parties pour exister en fait. Personnellement j’aime bien ce genre de caractère. Je trouve presque ça rassurant. Je ne prétends absolument pas valoir beaucoup plus que les types que je viens de décrire, mais entre nous, vous avez bien vu que j’ai d’autres qualités que la virilité quand même. À partir de là mon inquiétude ne va pas en ce sens. Et puis, il faut reconnaitre que c’est agréable une femme qui sait ce qu’elle veut et comment elle le veut. C’est quand même beaucoup plus agréable !
Double portion de frites. Et dire que je me suis retenu de ne pas prendre un double cheeseburger avec, aussi, une double portion de frites, pour ne pas avoir l’air d’un gros boudin. Si j’avais su ! En même temps comprenez-moi ? Vous non plus vous n’auriez pas fait ça en présence d’une fille aussi jolie qu’elle, hein ? Non mais, je vois déjà le coup se faire avec un double cheeseburger en fait. Je croque dedans ce qui donne une impulsion dans le pain qui se répercute dans le fromage qui lui-même vient faire vibrer le steak qui fait un vol plané jusque sur mon tee-shirt, trop clair pour supporter ce genre d’agression.

Elle trouve que j’ai un visage rassurant et une aura tranquillisante. High five à moi-même, c’est toujours mieux que la tête de quasimodo et l’aura d’un playmobil ! Oui je sais, j’entends seulement ce que je veux, on me le dit souvent. Elle n’a pas clairement dit que j’avais une aura tranquillisante, voilà, c’est bon ! Elle a même peut-être sous-entendu que je pouvais être un tueur en série si je voulais d’ailleurs. Mais elle a dit que j’avais un visage rassurant, victoire !
Pourquoi lui avoir proposé un verre. Bonne question. Je pense que si je réponds : « Parce qu’après plusieurs mois à mater ta poitrine, je me suis dit que j’aimerais bien la toucher », ça ne passera pas. Et je ne suis même pas certain que ce soit la vraie raison. Pour tester mon potentiel séduction ? J’aurais peut-être pris une cible plus abordable dans ce cas. Par plus abordable j’entends la fille ni moche, ni belle, qui accompagne ses copines absolument canons dans un bar et qui reste accoudée au comptoir à garder les sacs toute la soirée, pendant qu’elles dansent avec des mecs qui leur paient des verres. Voilà, ça c’est plus à mon niveau pour le moment.

- Ba... Parce que je suis un tueur en série voyons. Hormis ça, quelle autre raison d’inviter une fille vraiment très belle à boire un verre ? Mais si on peut quand même s’arranger pour la danse en échange d’un repas…

Le tout assorti d’un sourire taquin. Si elle a de l’humour, on risque de s’entendre au moins. Et après tout, question bête, réponse bête ! Elle doit se faire inviter un million de fois par jour, ne serait-ce que par les autres clients, je pense que la chose se passe de justification. Mais un repas contre une danse… À quoi ça sert de savoir cuisiner quand on n’est pas foutu d’avoir ce genre d’idées ? Sans parler de danse, tout est négociable quand on prend les gens par l’estomac ! Bien la peine de faire le malin derrière les fourneaux pour ne pas utiliser mes talents correctement.
Son rire me fait rire. Le gros avantage d’être bon public, c’est qu’au moins je ne me force jamais à avoir l’air heureux ou à rire ! Je vous avais dit que j’avais d’autres qualités que ma virilité.
Nos plats arrivent, enfin. Je crois que mes yeux lancent des cœurs à la serveuse qui dépose nos assiettes sur la table, tellement je commence à avoir faim. On ne dirait pas comme ça mais mine de rien, ça donne faim de rester assis dans un fauteuil, à boire du whisky en regardant de belles femmes. Comment ça, ça sonne faux ? Essayez, vous verrez !
Un peu de mayonnaise sur mes frites, voilà. Du ketchup maintenant. Ah, ba non, Quinn l’a déjà attrapé. Pas assez rapide.

Pas assez rapide non plus pour esquiver le jet de ketchup que la danseuse vient de m’envoyer. Argh, un homme blessé, un homme à terre. Je suis touché à la poitrine, c’est la fin. Dites-leur que je suis mort en héros, que je n’ai rien lâché.
Le rire de mon interlocutrice me fait relever la tête de mon tee-shirt. En une fraction de seconde, la voilà à côté de moi, mouchoir à la main, en train de tâter mon corps à travers le tissu pour tenter d’enlever la tâche. Mes oreilles brûlent de gêne et de tout un tas d’autres choses, mon visage doit être cramoisi. Pourvu qu’elle ne relève pas la tête pour se rendre compte de ça. J’imagine déjà ce qu’elle pourrait se dire : « Super, encore un geek/puceau/mec bizarre qui devient rouge d’excitation dès qu’il se fait tripoter et qui ne fait pour empêcher ça. Un vrai Howard de The Big Bang Theory. Je m’en vais. »

- Te faire pardonner de quoi ? De toute façon je l’aimais pas vraiment ce tee-shirt.

Je trempe une frite dans le peu de ketchup non étalé qu’il reste, histoire de me donner un peu de contenance. Pour être honnête je l’aimais vraiment bien ce tee-shirt. À peine une semaine après l’avoir acheté et voilà qu’il est déjà sur la touche. Ce qui me rassure, c’est que pour une fois la maladresse ne vient pas de moi. Bien la preuve que finalement, j’aurais pu prendre mon double cheeseburger, mon pauvre haut n’est plus à un steak près maintenant.

- Et il est hors de question que tu payes, on a dit que je t’invitais, je t’invite. Et pour ce qui est des questions, j’avais pas prévu d’attendre ton accord pour les poser de toute façon.

Je pose ma main sur son bras pour qu’elle le baisse. Cramoisi pour cramoisi, autant que je la touche. Et puis que je reste un vrai gentleman. Comme si j’allais la laisser payer pour une tâche de ketchup. Les accidents ça arrive à tout le monde. Et à la vue des derniers mois, je pense que je lui en dois plus qu’elle ne m’en doit pour être honnête. Mais on pourrait peut-être reparler de cette danse par contre… C’est ça, fais le mec dans ta tête Jacob, vas-y. Ose lui dire en face maintenant !
Elle s’éloigne et retourne à sa place. Je sens déjà que mon visage retrouve une teinte beaucoup plus claire. Si seulement on pouvait contrôler les rougissements, j’aurais eu l’air moins con un paquet de fois. J’ai tendance à rougir assez facilement de base, alors imaginez lorsque ce genre de choses arrivent.

- Pour répondre à ta question, je suis assistant d’édition. Et t…

Non mais le con. J’ai failli lui demander son métier. On replace la situation rapidement : je vais dans un club de striptease depuis plusieurs mois, je regarde la même stripteaseuse à chaque fois, ce soir j’ai finalement la chance de l’approcher d’un peu plus près et je lui demande son métier. Applaudissement messieurs, dames, reconnaissez l’artiste ! Nous venons de vivre ensemble un grand moment de séduction.

- Et toi, ça fait longtemps que tu travailles là ?

Bien rattrapé, beau travail ! Question inintéressante, mais je m’en sors bien. Il me semble que j’ai toujours vu Quinn au Pussycat Lounge. Bon, après je ne suis pas client depuis l’ouverture non plus, mon décompte n’a pas grand intérêt, mais quand même. Pour autant, elle parait jeune, je serais surpris qu’elle me dise qu’elle a vingt ans de métier derrière elle. Vingt ans de métier, en considérant qu’elle a commencé à dix-huit ans, ça nous amène quand même à presque quarante ans. Je ne dis pas que quarante ans, c’est vieux, simplement qu’elle est vachement bien conservée pour une femme de cet âge. Et qu’elle tire sur la cougar aussi, mais c’est un débat que je ne peux malheureusement pas encore avoir au moment où je vous parle.

- T’as quel âge d’ailleurs ? Tu fais assez jeune.


Dernière édition par Jacob E. Peters le Sam 1 Déc - 11:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: You can leave your hat on ♪ // Ft. Quinn-Rose Walsh   Mer 14 Nov - 17:57

Son sourire taquin est contagieux puisque tu arbores le même étirement de lèvres. Tu ignores comment vous êtes arrivés à parler de tueurs en série. Ce n’est tellement pas glamour et pour dire la vérité, ça fait froid dans le dos. Tu es consciente qu’au USA, les détraqués de ce genre sont nombreux. Ce territoire a compté un record depuis la nuit des temps et rien n’a réellement changé. Le nombre ne cesse d’augmenter d’une année à une autre. Ce n’est définitivement pas le moment pour un tel sujet et tu n’as pas très très envie de te faire peur toute seule. Tu préfères plutôt saisir la perche qu’il te tend en répondant du tac au tac quant à sa remarque sur une potentielle danse. Si mon ventre est satisfait, ta demande sera étudiée. Ca te fait rire. Tu fais des rimes et tu ne craches pas sur de l’humour. D’ailleurs, tu as remarqué qu’il en connaît un rayon lui aussi. Ca te fait du bien Quinn-Rose de ne pas être entourée d’un homme qui ne pense qu’à te mettre dans son lit. Ce n’est pas comme si tu es une fille extrêmement difficile qui s’offusque face à ce genre de pulsion purement humaine. Disons plutôt que tu aimes bien avoir le contrôle sur ta vie. Si tu choisis de suivre quelqu’un jusqu’à chez lui, tu dois en être à cent pour cent convaincue. Après tout, satisfaire les envies des autres en dépit des tiennes … non, tu as appris à ne plus le faire. Tu es devenue égoïste et tu l’assumes totalement. Après tout, il faut bien prendre soin de toi-même parce que personne ne le ferait à ta place non ?

Tes réflexions se mettent en pose quand vos assiettes arrivent. Ca te rappelle à quel point tu as faim. A quel point tu aimes manger aussi. Et c’est assez déroutant puisque tu ne gagnes jamais des kilos supplémentaires. Peut-être est-ce dû à tes activités nocturnes. Il y a aucun sous-entendus dans cette phrase purement candide. Il s’agit simplement de ton boulot de stripteaseuse. Après tout, danser pendant des heures ça aide à brûler quelques calories. Sans oublier tes séances de marche quotidienne, écouteurs enfoncés dans tes oreilles et l’impression d’être totalement libre. Belle illusion. Des paroles se manifestent accompagnées d’une maladresse peu connue au bataillon. A dire vrai, tu es la première à être surprise puisque ce trait de caractère t’a toujours déserté. Fallait que ça arrive ce soir, avec ce jeune homme, avec son pauvre t-shirt qui n’a rien demandé. Tu essaies de rattraper le tir mais tu es face à un nouvel échec. Tu grimaces, tes traits se tortillent dans une expression purement désolée. D’ailleurs, quand tu lèves la tête vers le jeune homme tu t’interroges ; est-ce l’éclairage qui rend son visage si rouge ou est-ce qu’il rougit ? Tu l’ignores et pour être sincère tu ne préfères pas lui poser la question. Parce que si la deuxième option est correcte, tu ne ferais que le mettre davantage mal à l’aise. Je le trouve plutôt cool moi, ce t-shirt. Tu aimes bien surtout l’imprimé. Tu t’en fous d’ailleurs de ce qu’on dit sur ce genre d’habit. Comme quoi, ce n’est pas l’idéal pour draguer, donnant l’image d’un geek mal dans sa peau qu’un homme qui s’assume. De retour à ta place initiale face à Jacob, tu le regardes alors qu’il refuse catégoriquement que tu payes pour quoi que ce soit. C’est assez mignon de sa part mais, fidèle à toi-même, tu ne peux t’empêcher de placer un petit Je vois, tu tiens à ta danse on dirait. Tu es taquine et tu ne t’en caches pas. Ravalant un petit sourire, tu prends le hamburger entre tes doigts, le rapprochant de tes lèvres. Tes dents mordent dedans et tu jubiles. Délicieux, comme toujours. Tu récupères quelques frites supplémentaires pour mieux apprécier les textures. Les mots du jeune homme te rappellent à l’ordre et t’étonnent par la même occasion. A le voir, on aurait dit qu’il était toujours étudiant. Après tout, il a hérité d’un visage assez enfantin, de ceux qui ne vieillissent jamais. Tu ignores si c’est une bonne chose. Non pas du tout. Je danse depuis un an. Tu oublies parfois qu’en réalité, tu es là depuis un peu plus d’une année. Tu as d’ailleurs été très chanceuse d’avoir ce boulot vu ta carence d’expérience dans ce milieu. Comme quoi, ils se foutaient de savoir si tu maitrisais la danse ou pas. Tant que tu as un joli minois, un beau corps, un air aguicheur et le tour est joué. Alors que tu récupères un nouveau morceau de ton sandwich, Jacob te pose une question qui à priori, te fait sourire. Faut pas demander son âge à une dame. Peut-être que ta première hypothèse le concernant n’est pas si fausse après tout. Peut-être se cherche t-il réellement, sexuellement parlant au point de ne pas connaître les petits codes de séduction. T’auras largement le temps d’en savoir plus. Pour l’instant, après avoir lancé cette petite remarque loin d’être méchante, tu réponds à son interrogation. J’ai fêté mes 26 ans en août et j’entame aussi ma sixième année d’architecture à Columbia. Il ne te l’a pas demandé mais tu aimes bien surprendre. Ce n’est pas étonnant de voir des étudiants endosser des jobs pour arrondir leurs fins de mois. Mais toi, ce n’est pas forcément pour cette idée. Tu as juste envie de danser. Et non, je n’ai pas pris le premier travail qui s’est présenté à moi. Mon choix est calculé. Tu hausses les épaules, il y a un risque. Si tu expliques cette décision tu risques de te faire passer pour une jeune femme imbue de sa personne. Et les risques, tu les aimes bien. J’aime beaucoup danser et je n’ai pas de problème à montrer mes “attributs” disons. Alors voilà, j’en fais d’une pierre deux coups en faisant ce que j’aime faire contre quelques dollars supplémentaires. Et puis, tu aimes beaucoup voir du désir dans les yeux des autres. Ta pointe d’arrogance en est satisfaite. Sinon Jacob, tu as quelqu’un dans ta vie ? Tu ne dis pas s’il a une femme ou un homme dans sa vie, tu préfères lui laisser le choix de t’en parler s’il le désire. Tu n’es pas du genre à pousser les autres à faire ce qu’ils ne veulent pas le faire. Après tout, ce n’est pas si mal de se mettre parfois dans la peau d’autrui.

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MessageSujet: Re: You can leave your hat on ♪ // Ft. Quinn-Rose Walsh   Dim 2 Déc - 1:41

J’ai toujours entendu dire que l’estomac est le sol où germe la pensée et visiblement Quinn le prouve par sa réflexion. Si son ventre est satisfait, ma demande sera étudiée, bien. J’aurais certainement eu plus de chance si j’avais cuisiné moi-même. Quand j’y pense, c’est même sur cet axe là que j’aurais dû axer ma façon de draguer. Soyons honnête, je suis maladroit avec les mots mais loin d’être mauvais derrière les fourneaux, alors ça pourrait marcher. Oui bon, c’est vrai que c’est un peu dur d’attirer une femme que l’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam dans sa cuisine. Et si elle vous suit d’office, sans poser de question, vous pouvez être en droit de vous poser quelques questions, je vous l’accorde.
Quoi qu’il en soit, c’est Quinn-Rose qui m’a entrainé ici alors je peux penser que c’est un gage de qualité. Je doute que sa technique pour éliminer les mecs qui lui tournent autour soit l’empoisonnement, particulièrement quand elle commande exactement la même chose que le mec en question. À moins qu’elle soit de mèche avec les cuisines, ce dont je doute aussi. Donc si on part du principe qu’elle connait ce restaurant, donc qu’elle y a ses habitudes, qu’elle a pris un plat simple mais toujours très bon et que de toute façon elle a l’air d’avoir très faim donc que son ventre sera forcément rempli à la fin de ce repas, on peut penser que ma demande sera étudiée ! J’aimerais même dire qu’elle devrait déjà commencer à l’étudier mais je sens que ce serait aller trop loin. Et puis c’est un moment agréable, j’ai encore un peu de temps devant moi pour le gâcher.

Son visage désolé m’arrache quand même un léger sourire. Quand on y pense, cette scène est plutôt drôle, digne d’une comédie romantique même. Mais si, vous savez, ce moment où les deux personnages principaux, ceux qui finissent toujours par s’envoyer en l’air à la fin du film, ne se connaissent pas encore mais commencent à s’apprivoiser jusqu’à ce que l’un des deux fassent une boulette qui met tout le monde terriblement mal à l’aise mais les fait rire quand on les revoit plusieurs années après, au top de leur relation et tout le blabla. Je sais, c’est généralement une belle amitié que nous montre le flashforward et après seulement ils se rendent compte que finalement ils veulent être ensemble et tout le blabla mais ça se tente quand même !
Ah vous voyez, bon début, elle aime mon tee-shirt ! Pour moi qui ai l’habitude de porter majoritairement des chemises, je ne regrette pas d’avoir changé d’avis au dernier moment en enfilant autre chose avec pour la certitude que, de toute façon, je n’allais rencontrer personne ce soir. Comme quoi, on peut toujours être surpris. Je lâche un « merci » qui se veut assurer mais qui ne l’est finalement pas du tout. Si même mon intonation de voix me lâche, adieu. Elle n’a pas l’air plus perturbée que ça et enchaîne même sur une plaisanterie. Bien, je vois que la taquinerie est définitivement de mise pour ce repas. Tant mieux, je me sens plus confiant sur ce domaine.

- Je suis un grand défenseur de l’art tu sais, alors je ne peux que t’encourager à danser, tout simplement…

J’arque mon sourcil, sourire en coin. Si elle veut partir sur ce terrain-là, je n’y vois vraiment aucun inconvénient, bien au contraire. Puis après tout, je suis un vrai défenseur et diffuseur de l’art… à ma façon. Je suis le mouvement de la jolie blonde qui me fait fasse et croque dans mon burger. Oh la vache ! Si son estomac n’est pas satisfait avec ça, je ne sais pas ce qu’il lui faut ! Il est excellent, vraiment ! Je n’aurais jamais pensé manger quelque chose d’aussi bon dans un endroit qui ne paye pas de mine comme ça. Mais je ne vais pas m’en plaindre, bien au contraire. Nous sommes quasiment seuls dans le restaurant, il y a finalement quelque chose d’intimiste, non ? Non très bien.
Un an de danse seulement ? C’est relativement peu et une nouvelle surprise. Je vois bien que je ne suis pas le seul à être captivé par ses numéros et ce n’est pas seulement grâce à son corps très enviable. Non, il y a quelque chose de différent dans sa danse, que l’on ne retrouve pas chez ses collègues. Vous savez, un peu comme la musique de Kaa, dans le Livre de la Jungle, qui a quelque chose d’envoutant même s’il est impossible de dire pourquoi.

- Un an ce n’est pas beaucoup. Je vois bien le regard spécifique que nous avons sur toi, tes collègues doivent te détester parfois.

Nous, oui. Autant m’inclure, ce n’est pas avec elle que je vais cacher mon penchant pour les belles femmes et encore moins ma présence dans un club de strip-tease. Ce serait même plutôt malvenu de ma part quand on y pense. Même si je ne sors pas du lot, je suis certain qu’elle a déjà repéré ma tête. Quand vous voyez quelqu’un une à deux fois par quinzaine, pendant plus d’un an, vous finissez par enregistrer un peu sa tête j’imagine. Alors je ne vais pas faire comme si ce soir avait été la première fois que je venais la voir.
Je sens bien qu’elle marque un temps d’arrêt lorsque je lui donne mon âge. Je ne m’en offusque pas, j’ai l’habitude. Parfois j’ai l’impression que j’ai arrêté de vieillir autour de mes seize ans. Je vois bien que mon visage change un peu avec le temps mais j’ai toujours la même tête de bébé qu’avant au final. Et ce contraste est particulièrement visible quand je me retrouve dans la même pièce que mon frère et sa grosse barbe, ses gros muscles et sa grosse voix. Lui déchaine les foules et les passions, moi je ne suis que le gentil Jacob, mignon mais sur lequel on ne se retourne pas. On prend l’habitude à un moment, j’ai des atouts qui compensent, ne vous en faites pas.
Il ne faut pas demander son âge à une dame. Je suis d’accord avec l’idée mais quand on tourne autour de la vingtaine quand même, on peut se le permettre. Une fois que l’on a passé le cap de la première fraicheur, à la limite, je peux admettre mais là, elle en est encore loin ! Son sourire me fait comprendre qu’elle est plutôt de mon côté. Plus encore, elle me répond. Vingt-six ans ? Je lui aurais donné moins. Je la voyais même plus jeune que moi à vrai dire, autour des vingt-deux, vingt-trois ans peut-être. Mais je n’ai jamais été bon pour jauger l’âge des gens alors je ne m’étonne pas non plus du fait qu’elle ait vingt-six ans.
Architecte, vraiment ? Je me dois d’être franc avec vous en vous disant que lorsque vous rencontrez une danseuse du genre de Quinn-Rose, vous avez du mal à imaginer qu’elle puisse faire autre chose. Non pas que ce soit impossible mais les jobs étudiants tournent plus autour des cafés, des cinémas ou de ce genre de choses en général. Rares sont celles -et ceux- qui s’adonnent au strip-tease juste pour le plaisir.

- L’architecture vraiment ?

Quinn-Rose comprend tout de suite le sous-entendu qu’il y a dans ma question et elle prend le temps de l’éclaircir. Un choix calculé ? Je me demande en quoi. Loin de moi l’idée de critiquer ce choix, souvenez-vous de l’endroit où nous nous sommes rencontrés, mais je n’en suis pas moins intrigué. Mais bon, vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée... Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ça n’est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie... je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens aujourd’hui me disent « Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ? », et bien je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour ce goût donc qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être simplement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi...
Hein ? Comment ça je m’égare ? Quinn-Rose, quant à elle, suit le fil rouge de notre conversation et semble même lire dans mon esprit -pas ma tirade non, juste ma question vis-à-vis de ce choix calculé. Je reste bouche bée face à tant de franchise. Bien sûr nous savons tous les deux qu’elle gagne sa vie grâce à la danse et l’érotisme, mais le revendiquer de cette matière, c’est autre chose, qui n’est pas pour me déplaire pour autant. J’aime beaucoup les femmes de caractère, elles rendent toujours les choses plus… vivantes.

- Et je n’ai aucun problème pour apprécier ce que tu montres, je ne peux qu’encourager ce job étudiant… !

J’ai cru comprendre que la langue de bois n’avait pas sa place dans notre conversation alors autant lui dire que j’apprécie ses attributs, comme elles les nomment si bien. Je n’ai évidemment pas matière à faire de nombreuses comparaisons mais ici le sujet de ne se pose même pas. Nous avons évoqué, de loin je l’admets, le sujet de l’art. Et ba là, c’est pareil ! La beauté d’une œuvre ne se juge pas en étant comparé à une autre mais simplement en estimant le détail de chaque trait. Pour un corps, c’est pareil. C’est en appréciant la beauté de chaque courbe que l’on apprécie son ensemble. Et j’ai plus qu’eu le temps d’apprécier chaque courbe de Quinn-Rose, croyez-moi.
C’est d’ailleurs drôle quand on y pense. La nudité est quelque chose d’assez intime pour la plupart des gens alors il y a quelque chose de grisant à se dire que l’on transgresse les règles lorsqu’on voit d’abord quelqu’un nu avant de le rencontrer. C’est tout à fait ce qu’il se passe à cet instant. J’ai d’abord appris à connaitre l’enveloppe charnelle de mon interlocutrice et seulement maintenant je commence à découvrir le reste. La voix de la jolie blonde me sort de mes pensées. Est-ce que j’ai quelqu’un dans la vie. La question tant redoutée que ma mère ne cesse de me poser à chaque fois que je l’ai au téléphone. Pitié, arrêtez ça ! Il n’y a rien qui me mette plus mal à l’aise que cette question. Je sais que ça ne devrait pas, il n’y a rien d’anormal à être célibataire à vingt-cinq ans, mais moi, je sais tout ce que ça implique derrière. Et ça, ça c’est très gênant.

- Hm, non, je n’ai personne. Je ne me suis pas vraiment penché sur la question depuis que je suis arrivé à New-York en fait.

Ne va pas plus loin dans ton explication mon petit Jacob, tu vas t’enfoncer et elle va finir par te prendre pour un vrai boulet, si ce n’est pas déjà le cas. Je vais finir par croire que je vais passer ma soirée à rougir avec elle.

- Et toi, tu as quelqu’un ?

Il est important de savoir ça j’imagine, avant de continuer quoi que ce soit, dans quelque sens. Imaginez si elle me dit qu'elle est en couple depuis neuf ans et qu'elle lui fait des babas au rhum pour célébrer ça, je vais très rapidement me sentir con.

- Mais une fois que tu auras ton diplôme, tu continueras ?

Je ne parle pas de l'architecture, évidemment.

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 You can leave your hat on ♪ // Ft. Quinn-Rose Walsh

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