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You saved me from the dark - Charlen

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Hayden J. Barrow
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J'ai posté : 433 messages et j'ai : 71 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Billy Huxley et pour finir je crédite : Morphine (avatar) : Morphine (gifs signature) ; XynPapple (codage signature)

Mar 16 Oct - 17:13

You saved me from the dark
Charlen & Hayden

Un verre s’envole pour traverser toute la salle à une vitesse étonnante et s’écrase dans un bruit d’éclats contre le mur en face. Je l’évite de justesse, mais le type derrière moi a reçu un bout de verre dans le visage. C’est assez pour le faire sortir de ses gonds. Il se lève d’un bond, attrape sa bouteille de bière, la brise sur le bord d’une table et menace de sa voix tonitruante l’enfant de catin qui vient de lui faire cet affront innommable. Comme personne ne se dénonce, il se jette sur un type au hasard et une bagarre générale se déclenche dans le bar. La cause de tout ce beau bordel ? Ma prodigieuse capacité à me foutre dans les emmerdes. Essayer de piquer à ce type son portefeuille, en comptant sur son taux d’alcoolémie particulièrement élevé, qui aurait sans doute dû rendre ses réflexes moins rapides, c’était sûrement pas l’idée du siècle, mais j’avais pas pu m’en empêcher. Chassez le naturel et voilà qu’il revient au galop, comme on dit. Pourtant, ce soir, visiblement, je peux encore compter sur la chance pour me sortir de ces sales draps et me faufiler discrètement hors du bar, où règne désormais le chahut et le désordre les plus absolus.

Je m’enfonce dans l’obscurité de la nuit. Il est à peine vingt-et-une heure mais la lune a déjà remplacé le soleil, là-haut, dans le ciel, où brillent des dizaines d’étoiles scintillantes. J’avance dans la rue déserte, où l’on entend encore au loin les sourdes sonorités de la musique du bar dont je viens de m’échapper. Je pense être débarrassé du type que j’ai voulu dépouiller, un peu plus tôt, quand j’entends une voix grave et cassée dans mon dos. « C’est lui ! » Je jette un rapide coup d’oeil par dessus mon épaule pour constater qu’une ombre me poursuit d’un pas rapide. Je me mets à courir, préférant ne pas prendre de risques, et bifurque dans la ruelle suivante pour tenter d’échapper à mon poursuivant. Je tourne encore à droite, ralentissant doucement l’allure, ayant le sentiment que j’ai fini par le semer quand mon corps percute une masse non identifiée. Je tourne la tête et baisse les yeux sur une jeune femme. Je pense d’abord qu’il s’agit d’une simple passante quand je me rends compte que son visage ne m’est pas inconnu. Charlen. J’écarquille les yeux avant de lui demander, un peu naïvement : « Charlen ? Qu’est-ce que tu fais là ? » Pourtant, il n’y a rien de très étonnant à ce que je croise la jeune femme au beau milieu d’une rue de Broadway. Elle a parfaitement le droit de déambuler à l’extérieur à cette heure. Puis, dans mon dos, j’entends quelques éclats de voix qui me ramènent brutalement à la dure réalité : « J’pense que j’l’ai vu tourner par là ! » Je pose un regard un peu inquiet, voire même suppliant, sur Charlen. « Des types louches me cherchent des emmerdes. Tu sais pas où j’pourrais me planquer ? » Le débit de ma voix est particulièrement rapide, de quoi convaincre la jeune femme que je me trouve dans l’urgence la plus totale.
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Charlen A. Dale
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Mar 6 Nov - 13:06

You saved me from the dark
Hayden & Charlen
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« On se voit demain. » Tu glisses la bretelle de ton sac sur ton épaule et tu tournes déjà le dos à tes collègues pour prendre la direction de ton appartement. Il y a des soirs comme ceux-ci où tu détestes diriger une école de danse, aussi célèbre soit-elle. Tu détestes parce que ça veut dire faire des heures supplémentaires sans pouvoir y échapper. ce soir n’a pas fait exception, tu étais là, tu écoutais ce que chacun avait à dire, mettant parfois ton grain de sel. Les choses ont changé pour toi et si au départ, c’était bien loin d’être évitant pour toi d’être directrice, tu as finis par t’y faire, ils ont finit par s’y faire aussi. Tu es jeune Charlen, trop parfois et c’est ce qu’on t’a reproché, ta jeunesse. Tu n’avais pas les connaissances, tu n’avais pas le savoir nécessaire pour être à la tête d’une telle école et toi, tu n’as jamais contredit ces propos, te contentant bien souvent de sourire. Encore aujourd’hui, pour toi, c’est étrange de te dire que tout ça t’appartient, que tu fais ce que tu aimes indirectement, que le monde de la danse t’a laissé une seconde chance quand tout laissait penser que c’était foutu. Tu ne danses pas, tu ne peux pas, tu ne veux pas prendre le risque mais enseigner, c’est une autre liberté, différente et pourtant agréable. Une liberté qui t’a permis de voir le monde différemment, qui t’a montré que tout n’est pas perdu, jamais. Tu tournes dans la rue qui mène à ton immeuble et brusquement, tu es bousculée. Tes yeux se ferment, il te faut quelques secondes pour reprendre tes esprits et réaliser ce qu’il vient de se passer. Tu ne jures, pas tu gardes ton calme et c’est quelque chose de bien surprenant venant de toi. Tu entends ton prénom, tu relèves la tête pour voir de qui il s’agit et tu te figes. Hayden. Ca faisant bien longtemps que tu ne l’avais pas vu, tu ne t’y attendais pas vraiment, c’est si soudain. Pourtant, une partie de toi se sent soulagé qu’il ne s’agisse pas d’un cinglé qui pourrait t’agresser pour te voler ton sac. Enfin, tu ne sais pas, tu espères que ce ne soit pas devenu le cas. « Hayden, je... » Tu n’as pas le temps de terminer ta phrase que tu es coupée par une voix un peu plus lointaine. Tu comprends cependant de quoi il s’agit et aussitôt après avoir regardé derrière Hayden, tu le regardes lui, comprenant que quelque chose ne tourne pas rond. Il vient te le confirmer rapidement par quelques mots. Tu soupires et après un regard à droite et à gauche, tu viens prendre sa main dans la tienne pour l’attirer à ta suite. « Viens, suis moi. » Quelques enjambées, quelques mètres seulement vous sépare de l’immeuble où tu vis et il ne vous faut pas longtemps pour rejoindre l’entrée, pour que tu tapes le code et que tu le pousses à l’intérieur, dans l’ombre. Toi, tu prends ton temps, tout ton temps en réalité comme si rien ne pouvait t’atteindre, comme si jouer avec le danger était quelque chose d’attrayant. Tu poses ton doigt sur tes lèvres en regardant Hayden, lui faisant comprendre qu’il doit se taire et tu fais celle qui fouilles dans son sac, le temps que ces hommes passent devant l’entrée sans se douter de rien, qu’ils soient à une bonne distance, suffisante en tout cas pour que vous n’ayez plus rien à craindre. La porte est refermée derrière toi et tu t’avances vers Hayden. Tu es bien plus petite que lui et pour toute personnes extérieure, cette scène serait sans doutes des plus amusante à voir, parce qu’il te faut lever la tête, c’en est ridicule. « Tu vas m’expliquer ce que c’est que tout ça et dans quel bordel tu t’es fourrée cette fois-ci ? » Tu n’as pas vraiment le droit de lui parler ainsi mais en te demandant ton aide ce soir, il t’a mêlé à ses affaires sans le vouloir vraiment et tu ne peux pas passer à côté, tu ne peux pas rester sans savoir.


 
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Hayden J. Barrow
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Mer 14 Nov - 13:53

You saved me from the dark
Charlen & Hayden

Un regard furtif constamment jeté par dessus mon épaule, je ne prête pas attention aux rares passants qui circulent encore dans les rues sombres de New York à cette heure. Ma distraction, tout à fait justifiée au vu des circonstances, me fait heurter ce que je pense d'abord être une inconnue, mais dont le visage m'est, en réalité, très familier. J'observe la jeune femme à nouveau, avec deux fois plus d'attention, pour m'assurer qu'il n'y a pas erreur sur la personne mais non, c'est bien Charlen qui se tient devant moi. Avec mes deux têtes de plus qu'elle, je ne l'ai même pas aperçue au moment où mon corps l'a percutée, sans trop de violence, heureusement pour elle. J'ignore si je peux véritablement être soulagé d'être tombé, par le plus grand des hasards, sur une tête connue, alors que je viens d'être pris en chasse par la bande du type à qui j'ai volé le portefeuille. À vrai dire, je ne sais pas vraiment comment Charlen va réagir en me voyant empêtré dans les embrouilles : va-t-elle tenter de m'en sortir ou m'y enfoncer davantage ? La seule réponse qu'elle me donne, c'est le murmure de mon prénom, alors qu'elle interrompt sa phrase en entendant cette voix lointaine qui doit lui permettre de comprendre un peu mieux ce qui se passe. Elle glisse sa main dans la mienne et m'intime de la suivre, ce que je fais, sans rechigner.

Je me laisse guider jusqu'à l'un des immeubles de la rue. Lorsque nous arrivons enfin devant la porte d'entrée, Charlen l'ouvre et me pousse à l'intérieur. C'est seulement une fois planqué dans l'obscurité que je m'autorise à pousser un soupir de soulagement, désormais convaincu que la jeune femme a davantage l'intention de m'aider que de me laisser me démerder tout seul. Elle pose son index sur ses lèvres pour m'inviter à ne faire aucun bruit, en attendant que mes poursuivants passent leur chemin. Je pousse le vice au point de retenir ma respiration quand les pas se rapprochent, afin d'être certain de ne pas me trahir. Charlen fait semblant de fouiller dans son sac d'une main distraite, parade qui semble fonctionner à merveille puisque les bruits de pas et les éclats de voix s'éloignent soudainement, au point de disparaître définitivement au terme de longues secondes interminables. Je me permets enfin d'expulser tout l'air que je gardais jusque là dans mes poumons. Charlen me rejoint dans l'entrée, plantant son regard dans le mien en devant faire l'effort de relever le menton. Sur un ton ferme et presque un peu maternel, Charlen me réclame les explications que je lui dois après l'avoir mêlée à cette fuite par la faute du hasard, sans vraiment l'avoir cherché. 《 Quoi ? Moi, me fourrer dans les emmerdes ?! Tu sais bien que ce n'est absolument pas mon genre ! Je ne suis qu'une malheureuse victime dans cette histoire, un dommage collatéral... 》 Je lui sers ce pitoyable mensonge à ma meilleure sauce, celle du sarcasme, avec un sourire hypocrite accroché aux lèvres et que l'on devine à peine sous mon épaisse barbe. Mais Charlen n'est pas du genre naïve, à croire aux premières belles paroles que l'on lui sert, alors en haussant doucement les épaules, je finis par avouer : 《 Bon, d'accord... Peut-être que je l'ai un peu cherché cette fois-ci. Je crois que ce type a pas apprécié que je lui emprunte son portefeuille... Mais je comptais lui rendre, hein ! 》 Rien n'est jamais grave, si bien que je me sens toujours obligé de minimiser chacun de mes actes, comme s'ils étaient complètement anodins et sans impact dans la vie des personnes au sein de laquelle je m'imisce. 《 C'est ton immeuble, ici, je suppose ? Tu m'inviterais bien chez toi en attendant que ça se calme dehors, non ? 》 Toujours aussi sans gêne, si je savais où se trouve l'appartement de Charlen, ça ferait longtemps que je m'y serais invité sans lui demander son avis.
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Charlen A. Dale
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Ven 21 Déc - 14:55

You saved me from the dark
Hayden & Charlen
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Tu perds pas une seconde pour glisser ta main dans la sienne et l’entraîner à ta suite. Tu n’as pas que des bons souvenirs avec lui, une majorité tout de même mais là, tu ne peux pas le laisser de côté, c’est ton côté coeur tendre bien trop rare qui refait surface au moment opportun. Il peut se rassurer, tu n’es pas un démon, tu ne joues pas un jeu, prête à le livrer à la moindre occasion. Tu le pousses plutôt à l’intérieur du hall de l’immeuble, lui fais comprendre qu’il ferait mieux de se taire s’il ne veut pas avoir plus de problèmes qu’il ne semble en avoir déjà. Tu fais celle qui n’a rien vu, fouillant dans ton sac à la recherche d’on ne sait quoi réellement. Et quand tout est passé, la pression retombe pour faire place à de la colère. Il t’a mêlé malgré toi à ses emmerdes et tu as du mal à encaisser, à supporter ça, toi qui est pourtant si bien parti pour remonter la pente. Tu aurais dû, pu le laisse se débrouiller, le laisser là, dans ce hall et remonter chez toi sans le moindre regard. D’ailleurs, tu ne sais même pas pourquoi c’est aussi compliqué. Tu ne crois pas une seconde à ce qu’il te dit. C’est typiquement son genre de se mettre dans les emmerdes et il a plutôt intérêt à avoir une bonne explication s’il ne veut pas que tu le mettes à la porte dès maintenant, voire que tu ne rappelles pas ces hommes qui visiblement le cherchaient. « C’est vrai que tu as la réputation d’un ange, suis-je bête. » T’as toujours la même posture, celle que tu as l’habitude de prendre face à tes élèves quand ils ne sont pas enclins à faire ce que tu demandes. Il n’est pas l’un de tes élèves mais tu ne te gênes pas pour lui montrer tout l’agacement qu’il produit en toi. « Hayden… sérieusement ? » Tu sais qu’il l’est, il n’a pas besoin de t’approuver non. Un portefeuille, le connaissant, c’est sans doutes pas grand chose et il faudrait que tu te réjouisses qu’il n’ait pas tué quelqu’un. C’est certain que tu ne l’aurais pas aider à cacher un cadavre. Ca faisait peut-être longtemps que tu ne l’avais pas vu mais il y a des choses qui n’ont pas changé, il minimise toujours, fait comme si rien n’avait de l’importance et que voler un portefeuille, c’était juste normal. T’es là à le regarder quand il te pose une question pourtant simple. Ton chez toi, oui il est dans cet immeuble mais tu n’avais pas prévu de rentrer accompagnée. Tu te fiches un peu de ce qu’on peut penser de toi ici, tu connais la vérité, c’est ce qui compte. Et puis ça donnera une raison à ta voisine de regarder par sa porte qu’elle a toujours d’entrouverte, comme si c’était normal. « Ai-je vraiment le choix ? » tu fais celle que ça dérange, c’est le cas oui mais t’es aussi un peu contente de le revoir, de savoir qu’il va bien et déjà, tu appelles l’ascenseur et tu entres dedans quand il arrive. L’étage est choisis, tu vis certes sur Broadway, tu as un bel appartement mais tu n’as pas non plus tout cet argent qu’on pourrait croire. Tu gardes le silence, tu n’es même plus certaine de vouloir lui montrer où tu vis en fait. Un dilemne se tient en toi, dilemne auquel tu ne peux mettre réellement ou pas vraiment de la manière espérée. Vous êtes arrivés, tu soupires et sans un regard te voilà déjà à ouvrir la porte et à ne pas te gêner pour passer devant lui. Tu as eu une longue journée et elle est loin d’être terminée si Hayden est chez toi. « Tu me ferais plaisir en ne touchant rien et en ne volant rien, cela va de soi. » Tu as l’impression que c’est quelque chose d’évident qu’il faut pourtant souligner. Tu apprécierais vraiment de retrouver toutes tes affaires et si possible à leur place initiale. « Tu veux boire quelque chose ? Profites-en, je suis dans un moment d’extrême gentillesse. »


 
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Hayden J. Barrow
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Ven 28 Déc - 17:45

You saved me from the dark
Charlen & Hayden

En son infinie bonté, Charlen accepte de me planquer en attendant que mes poursuivants passent leur chemin. Peut-être qu’elle s’en doute quand même un peu, mais elle vient de me sauver les fesses, là. Pourtant, quand mon regard a croisé le sien pendant ma course, j’ai bien douté qu’elle accepte de m’aider. L’espace d’un instant, j’ai même pensé qu’elle allait plutôt essayer d’attirer l’attention des gorilles qui me pourchassaient, par sadisme gratuit et délibéré. Mais je m’étais trompé sur le compte de Charlen, qui avait fait preuve de bien plus d’altruisme - ou qui avait peut-être eu pitié de moi, que sais-je ? - que je ne l’aurais espéré. Une fois que les bruits de pas se sont évaporés dans le silence de la nuit, Charlen peut mettre fin à son subtile jeu d’actrice, qui consistait à faire croire au premier benêt venu qu’elle était à la recherche d’un objet pour le moins essentiel dans son sac à main. Comme je devais m’y attendre, la jeune femme s’interroge sur les raisons qui m’ont conduit à me coller aux trousses deux types pas franchement aimables. J’essaye de la baratiner un peu, mais Charlen est vaccinée depuis longtemps contre les mensonges que je peux lui servir comme du pain béni, sans la moindre once de culpabilité. 《Tu devrais pas te fier aux rumeurs, Charlen. Ce n’est souvent qu’un ramassis de mensonges !》 lui lancé-je avec cet air résolu qui pourrait bien la convaincre si elle ne m’avait pas aussi bien cerné depuis le début.

La jeune femme adopte ensuite cette posture de mère qui fait la morale à son fils lorsque celui-ci a fait une bêtise. Même pas peur ! Il en faut plus que ça pour me déstabiliser. 《Mais j’te jure que j’comptais lui rendre son portefeuille de merde ! Il m’en a juste pas laissé le temps ! 》 Je mens encore, avec toujours aussi peu de crédibilité. À présent, ça fait désormais plusieurs longues minutes que les deux gars qui me poursuivaient sont partis. Par conséquent, je pourrais tout simplement foutre la paix à Charlen, la remercier poliment et m’en aller mais ce serait beaucoup trop simple. Et surtout, ce serait mal me connaître ! Par un subtile stratagème, je parviens à m’inviter de force chez elle. Je sens bien que ça la dérange mais elle est incapable de résister à ce grand sourire de bienheureux que j’affiche. 《Me dis pas ça, je vais finir par croire que j’te dérange !》 Sauf que c’est exactement ce que doit se dire Charlen à cet instant précis. Mais je m’en fiche ! Je la suis jusqu’à l’ascenseur, qui monte de quelques étages avant de s’arrêter à nouveau. Elle me conduit à contre coeur jusqu’à son appartement, où elle m’accueille sans grand enthousiasme. À peine ai-je fait quelques pas à l’intérieur que la jeune femme me met déjà en garde. 《Pff ! Mais pour qui tu me prends ? Promis, je ne touche qu’avec les yeux.》 Déjà, je commence à déambuler dans le salon, observant la décoration autour de moi, la détaillant avec attention. Je ne relève même pas la tête quand elle me demande ce que je souhaite boire. 《Si t’as du sirop de grenadine, j’veux bien ! J’aime bien le sirop de grenadine ! C’est joli chez toi. Ça fait longtemps que tu vis ici ?》 lui demandé-je en m’approchant de ce qui ressemble à un trophée, perché sur l’une des armoires. 《C’est quoi ?》 m’enquis-je en pointant l’objet du doigt, sans le toucher, comme Charlen me l’avait demandé.
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Charlen A. Dale
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Mar 8 Jan - 8:10

You saved me from the dark
Hayden & Charlen
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Des rumeurs, des conneries. Ca, tu n’y crois pas une seconde, il te suffit de le regarder, d’en savoir un peu plus sur lui pour savoir qu’il n’est pas question de rumeur dans le cas présent, juste d’une vérité qui n’est pas des plus glorieuse. Tu le saurais s’il était un enfant de choeur, irréprochable et bien trop naïf. L’opposé de ce qui lui correspond réellement mais avec le temps, tu as juste appris à ne pas t’en formaliser plus que ça. Tu n’y crois simplement pas à ce qu’il te dit, tu sais qu’il ne l’aurait pas rendu, pourquoi l’aurait-il pris sinon ? C’est juste insensé, sans réel fondement mais tu t’en contentes parce que tu n’auras que ça pour te satisfaire. L’honnêteté est quelque chose à revoir. Tic Tac, le temps pas et tu aimerais juste retrouver le calme de ton appartement, juste aller te coucher sans avoir à te demander si tu as pris la bonne décision en l’aidant ce soir. Au fond de toi, tu sais que oui, si tu ne l’avais pas fait, tu te le serais sans doutes reprochée jusqu’à avoir de ses nouvelles. Là, au moins, tu sais qu’il va bien même si ce n’est pas une satisfaction suffisante. Ton programme, dormir, est à remettre à plus tard car Hayden, il ne compte pas partir. Il est là, face à toi, ce sourire que tu aimerais lui faire avaler qui t’agace. Et tu te retrouves avec lui dans l’ascenseur sans avoir vraiment eu l’opportunité de dire quoique ce soit. La liberté de penser et de prendre ses propres décisions, un truc qui visiblement lui échappe à cet homme que tu observes, appuyées contre le fond de l’ascenseur. Tu n’es pas enchantée, tu revois sous tes yeux ton passé et tu aurais préféré y échapper. Mais encore aujourd’hui, tu n’as pas ton mot à dire. Tu te rends à l’évidence quand vous arrivez à ton étage, que tu lui jettes un regard avant de t’avancer jusqu’à la porte et de l’ouvrir, de le laisser entrer dans ton appartement. Tu choisis d’abord de l’ignorer, de faire comme dans tes habitudes pour retirer ta veste, poser ton sac ou encore ôter tes bottines. Est-ce que tu as suffisamment confiance pour le laisser déambuler dans ton appartement ? Sûrement pas et pourtant, en bonne hôtesse, tu lui proposes à boire, ne manquant pas avant ça de sourire à ses paroles. Toucher avec les yeux, tu attends de voir s’il en est réellement capable ou si ça non plus il n’est pas capable de le tenir. Il t’amuse, un peu trop peut-être alors que tu es censée lui reprocher ses actions, quand bien même ce n’est pas à toi de le faire. De la grenadine qu’il te demande, pire qu’un enfant mais ça te fait sourire et tu gagnes la cuisine. Tu n’as pas ça, il devra s’en passer et faire avec. Tu sors plutôt deux bières du frigo, les ouvres et le rejoins dans le salon pour lui donner la sienne quand tu gardes la tienne entre tes doigts. Ton regard se perds sur ce qu’il te montre et appuyée contre la table, face à ce meuble fait de tes réussites, tu repenses, tu te souviens de ce passé déjà bien trop loin. « Ca c’est la première place d’un concours de danse au Texas je crois celui-ci. Ou en Alabama, je ne sais plus exactement. Je devais avoir huit ans. » Un voile de tristesse passe dans ton regard alors que tu détournes ton regard pour fixer un point imaginaire. Tu ne parles jamais de la danse, tu n’en ai pas capable et garder tout ça chez toi, c’est une perte de temps, tu n’as juste jamais eu le courage de tout abandonner, de tout jeter. « Ca prend de la place pour rien ici, mais je n’ai pas vraiment le temps de m’en occuper et de tout mettre en carton pour y jeter. » Du temps, tu prétends que c’est ce qui te manque alors qu’il est là question de courage. Un courage bien vite enterré, enfoui au plus profond de toi et ça se ressent dans ta voix, pressée de clore le sujet, de passer à autre chose.


 
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Dim 20 Jan - 16:12

You saved me from the dark
Charlen & Hayden

Contre toute attente, Charlen me laisse accéder à l’intimité de son nid douillet, où elle vit chaque jour de son existence, quand elle n’est pas ailleurs. Je n’aurais jamais pensé qu’elle serait allée jusqu’à accepter de me faire monter dans son appartement. Certes, je le lui avais demandé, mais elle aurait très bien pu m’abandonner dans le hall de son immeuble, pour que je puisse attendre tranquillement que ça se calme dehors, et remonter chez elle sans demander son reste. Mais non, Charlen, elle peut pas résister à mon regard de petit chaton égaré visiblement, alors elle m’invite à la suivre et moi, je ne me fais pas prier. À l’intérieur de l’appartement, au lieu de m’installer sagement sur le canapé, comme n’importe quel invité bien éduqué le ferait, je préfère me mettre à déambuler dans la pièce, observant chaque meuble et chaque élément de la décoration. Charlen rompt le silence pour me demander ce que je souhaite boire et mes exigences d’enfant de sept ans réclament un verre de sirop de grenadine dilué dans de l’eau. Une envie soudaine et inexpliquée, qui me vient comme ça, mais lorsque je me retourne, je suis déçu de constater que c’est une bouteille de bière qu’elle m’apporte. Je fronce les sourcils, et saisit quand même la boisson, n’ayant sans doute pas d’autres choix que de l’accepter. « Elle est bizarre, ta grenadine. » commenté-je en regardant bizarrement la bouteille. « T’essayes de me saoûler, avoue ? Espère même pas Charlen, j’te laisserais pas abuser d’moi, même ivre mort ! » m’exclamé-je, comme s’il y avait la moindre chance que la jeune femme veuille faire des folies avec mon corps.

Je bois une première gorgée de bière et m’approche des étagères, sur lesquelles sont disposées des coupes et des trophées. Il ne m’en faut pas plus pour m’interroger à ce sujet. Je pose une première question à Charlen à ce sujet. Une question directe, franche, sans détour, à laquelle elle répond d’une manière assez claire et concise. Quand elle m’apprend qu’elle a gagné un concours de danse alors qu’elle était encore une gamine, je manque de m’étouffer avec la gorgée de bière que j’étais sur le point d’avaler. Après avoir toussoté pendant quelques secondes, je parviens à déglutir, me raclant la gorge pour retrouver l’usage de la parole. « Huit ans ?! Tu déconnes ? » Ca me paraît invraisemblable qu’on puisse gagner des prix aussi jeune. Depuis quand est-ce qu’elle dansait alors ? « Bordel, moi j’faisais rien de spécial de ma vie à huit ans… J’allais à l’école, quoi, comme n’importe quel môme de mon âge. T’as commencé la danse à quel âge, du coup ? » Mais c’est à ce moment-là que je vois le regard de Charlen s’éteindre instantanément, comme si j’avais réveillé de vieux souvenirs un peu sombres. Pourtant, quand on a une belle collection comme ça, y a de quoi être fier et avoir le sourire… Je crains que la raison de son mal être m’échappe. « Bah pourquoi tu voudrais les jeter ? T’as remporté plein de prix, t’as du te donner du mal pour les remporter, pourquoi tu voudrais foutre tout ça à la poubelle ? » demandé-je en la dévisageant, interloqué. « Ca va pas..? » m’enquis-je en voyant son visage s’assombrir peu à peu.
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Mar 29 Jan - 10:11

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Hayden & Charlen
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« Evidemment qu’elle est bizarre ma grenadine puisque ce n’en est pas. » Un soupir las qui traverse tes lèvres, il ne va pas avoir le choix que de faire avec ce que tu lui sers de toute façon. Vous avez pas la même vie Hayden et toi, pas la même façon de voir les choses non plus mais vous êtes chez toi et il faudra faire avec. « Rassures-toi Hayden, j’ai de bien meilleurs goûts en matière d’homme alors tu ne crains rien. » Parce que s’il te cherche, autant dire qu’il finira par te trouver, c’est toujours plus fort que toi en réalité. Ton regard est vague, tu es dans tes pensées Charlen alors que lui, il a toujours ce sourire un peu trop agaçant sur les lèvres. Tu n’aimes pas ça, pas du tout même et pourtant, tu te contentes de hausser les épaules quand il t’interroge sur ces trophées que tu gardes. Non, tu ne les as pas volé, tu les as mérité et gagné au prix de nombreuses heures d’entraînements et d’effort. Quand on te regarde aujourd’hui, on a du mal  croire que tu as si facilement pu porter des chaussons de danseuse, que c’était ce qui te représentait le mieux en réalité. Tu as toujours vécu pour eux et au travers eux en réalité, même si aujourd’hui cela te semble bien loin. T’es quand même amusée de sa réaction alors que tu ne fais qu’être franche avec lui. C’était pas grand chose comme concours de toute façon, que tu l’ai gagné n’a pas changé ta vie, ça a juste flatté un peu plus ton égo qui en avait bien besoin à cette époque. Toi qui pensait ne pas valoir grand chose, que tu vivais chez ta tante et marraine parce que tes parents ne voulaient pas de toi, c’était appréciable de se dire que quelque chose dans ta vie pouvait changer la donne. « Non je suis sérieux, je t’assure. » Mais si tu gardes un sourire, aussi léger soit-il sur tes lèvres, tes mots ne sont en rien le reflet de celui-ci. On y entendrait presque la tristesse que tu ressens à repenser à tout ça, à cette période de ta vie que bien souvent tu as tenté d’oublier. « J’allais aussi à l’école comme n’importe quel enfant, même si je n’aimais pas ça. Je préférais l’école de danse, tu te doutes. » Tu te permets un rire en te souvenant des crises que tu as pu faire prendre à Adeline au nombre de fois où tu as juste disparu de l’école pour aller à Broadway, pour aller danser quand ce n’était pas ton heure, ni même ton jour. « J’avais sept ans quand j’ai eu ma première paire de chaussons. Autant dire que c’est vieux maintenant. » Tu ne les as d’ailleurs jamais jeté, incapable de dire adieu à ces chaussons qui t’ont permis de découvrir ce que tu aimais réellement. Tu n’as d’ailleurs jeté aucune paires, préférant avoir un souvenir et tu ne regrettes pas, même si souvent ça fait mal de les voir. Mais comme tu lui dis, tout ça, c’est la passé, tu le sais, tu en as pleinement conscience alors à quoi bon s’éterniser. Devant le meuble, tes mains qui en saisissent le rebord, tu prends le temps d’observer chaque statuette. Celles en couple sont rares, ça n’a jamais été ton truc de partager une danse avec quelqu’un, tu étais une solitaire dans la danse, comme tu l’étais dans ta vie.  « Plein de prix oui… mais ils ne servent à rien. » Un murmure, ta voix se fait plus basse et peut-être un peu plus sombre. C’était une mauvaise idée que de le faire venir chez toi, tu ne pouvais pas savoir qu’il demanderait, c’est vrai mais c’est toujours ce que les gens font quand ils voient ce qu’abrite ton appartement. des souvenirs, des vestiges d’un passé qu’aujourd’hui, il te faudrait oublier pour avancer mais personne ne te comprend, personne n’en est capable quand toi-même, tu ne sais pas mettre de mots sur ce mal être que tu ressens. « Non ça ne va pas Hayden, ça n’ira jamais tu comprends ? » La franchise fait mal, elle te fait mal c’est certain mais elle fait aussi du bien à prononcer. Entre tes doigts, tu tiens une des coupe, la dernière que tu as remporté, la dernière qui t’a été attribué, celle qui signait le début pour toi d’une grande carrière, de grande chose mais le destin, le karma, appelons ça n’importe comment en a décidé autrement contre ton gré, évidemment. Cette coupe, tu n’as aucune tendresse à la secouer en t’adressant de nouveau à lui. « Tu vois ça ? » Elle vole au travers de la pièce avant que tu ne te laisses tomber contre le mur le plus proche. Tu es faible Charlen, tu ne devrais pas te montrer ainsi, pas devant Hayden mais il a demandé, il a voulu savoir et toi, tu lui réponds. « Ca, ce ne sont que des souvenirs parce que je n’en gagnerais plus. Celui-ci, j’avais dix-sept ans, c’est le dernier qu’on m’a remis et après, plus rien. Alors à quoi bon se souvenir quand ça fait plus de mal que de bien. » Même être professeur de danse, ça fait mal mais c’est ce qui te rapproche de plus de ce que t u aimais, c’est ce qui te permets de ne pas devenir complètement dingue à te complaire dans un passé vers lequel tu ne pourras jamais plus revenir.


 
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Hayden J. Barrow
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Dim 24 Fév - 14:53

You saved me from the dark
Charlen & Hayden

Un peu déçu de ne pas avoir eu droit à mon sirop de grenadine tant espéré, je me contente de la boisson servie par Charlen, à défaut de mieux. J’approche mes lèvres du goulot de la bouteille en écoutant sagement la jeune femme, qui m’assène déjà une nouvelle réplique cinglante, sans doute par pur sadisme, mais aussi pour me rappeler qu’elle ne m’accueille pas chez elle par gaieté de coeur. « Ce que tu peux être mesquine, Charlen ! Qu’est-ce que je t’ai fait pour mériter ça, hein ? » soupiré-je en adoptant cet air faussement offusqué que j’imite si bien. J’ai sans doute raté ma vocation en optant pour la voie de la criminalité. J’aurais peut-être dû me tourner vers le métier d’acteur. Au moins, si j’avais percé dans ce milieu, je vivrais sûrement déjà dans une belle villa à l’heure actuelle, et j’aurais pas dû me planquer chez Charlen, ce soir, pour échapper à la colère d’un type mécontent. Pour énerver encore plus la jeune femme - parce que, oui, je suppose que mon attitude va l’énerver -, je me mets à vagabonder dans son appartement, sirotant bruyamment ma bière, comme le ferait un enfant avec son jus de fruit. Je commence à observer les armoires qui composent la décoration et le mobilier de l’endroit, jusqu’à ce mes yeux s’arrêtent sur quelques trophées, disposés ça et là, négligemment, comme s’ils avaient perdu la valeur qu’on aurait pu leur attribuer autrefois. Je ne peux, dès lors, m’empêcher d’interroger Charlen à ce sujet, ma curiosité prenant rapidement le dessus sur les bonnes manières, qui supposeraient un minimum de discrétion. « En même temps, quel enfant normal pourrait aimer l’école ? Rester assis sur une chaise huit heures par jour, ça n’a rien de très stimulant. » Parce que, contrairement à Charlen, même si je ne faisais rien de particulier en dehors des cours, rien qui ne puisse me transporter ailleurs, ça ne m’a pas empêché de détester l’école pour autant et de trouver, rapidement, tous les prétextes pour pouvoir sécher. « Et c’est toi qui as voulu commencer la danse ? Ça t’est venu comment ? » Parce que, souvent, même si les enfants peuvent manifester des envies précises et bien particulières, les passions qu’ils finissent par exercer avec assiduité sont souvent le résultat d’une projection des parents sur leur précieuse progéniture.

Impressionné par l’ampleur de la collection de prix de Charlen, je la commente presque innocemment, sans me douter que ma remarque va créer un séisme dans le coeur de la jeune femme. Sa voix se brise soudainement, sans que je comprenne pourquoi. Je la regarde se décomposer en silence, me demandant ce que j’ai bien pu faire pour la mettre dans un pareil état. Je fronce les sourcils quand la brune me dit que ça ne va pas, et que ça n’ira d’ailleurs jamais. Je fronce les sourcils. Je ne comprends toujours pas. Je la connais pas tant que ça, Charlen, alors comment pourrais-je bien deviner ce qui ne tourne pas rond ? Je n’ai aucune information exploitable. Juste une peine soudaine qui surgit de nulle part et que je ne suis pas en mesure de déchiffrer. Je pose ma bouteille sur un meuble au hasard et fais un pas de plus vers la jeune femme. Je me demande ce que je suis censé faire : creuser ? Mettre fin à la conversation et m’en aller ? Mais je ne peux tout simplement partir sans un mot après l’avoir mise dans cet état, même si c’était complètement involontaire. Charlen se munit alors de l’une des coupes rangées sur l’étagère et l’agite dans ma direction, comme si elle me menaçait. Par réflexe, je fais un pas en arrière, la dévisageant avec des yeux ronds, me demandant ce qu’elle va bien pouvoir ajouter. Et là, tout à coup, elle propulse l’objet à l’autre bout de la pièce, avec une hargne et une brutalité qui m’effraient presque. Son dos heurte le mur derrière elle et moi, je ne bouge pas. Je reste figé. Je regrette d’avoir prononcé les paroles de trop sans le vouloir, mais c’est trop tard. Elle m’explique alors la raison de cette colère soudaine, même si celle-ci reste floue. « Pourquoi tu dis que t’en gagneras plus ? Je comprends pas. » Le rêve est brisé, visiblement et ce, depuis longtemps, mais j’ignore toujours pourquoi. Pourquoi ? Cette question qui revient inlassablement et qui se montre plus douloureuse que bienfaitrice. « Mais si ça te fait tant de mal, pourquoi tu laisses tous ces trophées sur tes étagères ? Pourquoi tu les ranges pas dans tes caisses en cartons pour les mettre hors de ta vue ? » Parce que oui, je me demande bien pourquoi Charlen s’inflige chaque jour cette torture quotidienne si elle ne peut tout simplement plus cohabiter paisiblement avec tous ces souvenirs.
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Charlen A. Dale
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Sam 6 Avr - 11:50

You saved me from the dark
Hayden & Charlen
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Hayden et toi, c’est l’eau et le feu, c’est comme chien et chat et avec le temps, tu as réussi à te faire à cette idée. Alors lui lancer une petite pique, c’est pour toi la chose la plus naturelle qui soit. Tu as toujours été une personne qui dit ce qu’elle pense, un peu plus avec certaine personne que d’autre en réalité, lui par exemple. C’est vrai que pour toi, l’école n’était qu’une option mais il a raison. Quel enfant aime réellement ça au point de se lever chaque matin avec le sourire, d’être pressé de passer une journée entière assis sur une chaise à écouter des choses qui ne serviront pas à grand chose dans l’avenir ? Tu n’es pas une inculte, loin de là. Tu sais des choses que d’autres ignorent peut-être mais la danse, c’est différent, la danse c’est un autre monde, c’est le tien et c’est ce qui fait de toi qui tu es aujourd’hui. « Je ne sais plus exactement comment ça m’est venue. Je sais juste que j’ai demandé à ma tante, elle m’a promis d’en parler à mes parents car elle, elle ne pourrait pas me payer mes cours et c’est eux qui l’ont fait. » Encore un truc qui te rend unique. Tu avais des parents mais tu ne vivais pas avec eux, tu vivais avec ta tante et c’est elle qui t’a élevé comme si tu étais sa propre fille. Une famille un peu particulière c’est vrai mais c’était la tienne et tu ne l’aurais échangé pour rien au monde. Mais tout ça, ce que vous avez sous les yeux, ce n’est rien, ce n’est que le passé, un passé douloureux et qui te rappelle ce que tu ne seras plus jamais. Tu détestes ce que ça provoque en toi, ce tsunami de sentiments tous plus contradictoires les uns avec les autres et pourtant, tu assumes ce que tu es, tu assumes tes choix de vie aujourd’hui parce que tu n’as pas vraiment le choix, tu ne peux pas faire autrement. Tu détestes ce que tu es devenue, tu détestes ta faiblesse mais il te faut faire avec, tu n’as pas d’autre choix. Le trophé qui vole au travers de la pièce, ton dos qui vient heurter le mur derrière toi, tout ça de manière trop saccadé, trop peu naturel. Tu n’en fais pas trop, tes sentiments sont juste bien trop fort pour que tu puisses réfléchir correctement. Ta tête repose sur tes genoux et tu veux pleurer, tu veux arrêter de te demander si tu as encore une chance de réparer tes erreurs passées, tu sais que c’est très peu probable, tu sais bien que les chances sont infimes pour toi d’un jour retrouver cette vie que tu as tant aimé avoir. « Mais parce que je ne danse plus Hayden. Parce que je ne peux plus danser. » Ou parce qu’on t’a convaincu que jamais pu tu ne le pourrais, c’est compliqué en réalité de savoir ce qui est vrai comme formulation. Tu étais jeune, pleine de fougue et tout ce qui t’importait, c’était de pouvoir faire ce que tu aimes de ta vie. Mais il a fallu que tu en fasse trop et que tu te blesses, il a fallu que, pour une fois, tu obéisses à ce qu’on te disait et que tu acceptes cette fichue opération qui t’a définitivement condamnée. Tu étais jeune et imprudente et aujourd’hui, tu réalises que tu n’aurais probablement jamais dû accepter et jamais arrêter de danser pour les convaincre que tout irait bien. Tu ne supportes plus de les voir ces trophés mais ils sont toujours là pourtant, ils demeurent en place sans que tu n’ai jamais trouvé ton courage pour t’en débarrasser. Là, tu es juste faible, tu es juste une pauvre âme en peine qui tente de se reconstruire mais ce n’est pas en te berçant d’illusion et dans les souvenirs que tu y parviendras.« Il faut croire que j’aime souffrir. » Tu essayes de rire, un rire étranglé par les émotions qui mènent une lutte incessante en ton for intérieur. « Les garder ici, c’est un moyen, je ne sais pas, de me souvenir de ce que j’ai été, de ce que j’aurais pu être si je ne m’étais pas blessée, si on ne m’avait pas opéré, si on ne m’avait pas mis en tête que jamais plus je ne danserais. Avec des si, je pourrais refaire le monde, je le sais et ça fait mal, ça fait mal de me dire que ma vie aurait pu être différente si pour une fois dans ma vie, je n’avais pas été une docile gamine qui suit les ordres et les conseils. » Il ne te connaît pas comme ça Hayden. Avec lui, tu n’as jamais été ni docile, ni gentille, tu es le démon sur l’épaule qui ne donne que très rarement de bons conseils. « Tu as déjà aimé quelque chose au point de ne jamais vouloir y renoncer si ce n’est si tu n’as pas le choix ? » tu relèves ton regard sur lui, sans sourire, sans aucune expression. Tu voudrais juste voir si vous êtes aussi différent que tout le prétend. « Désolée de te déranger avec tout ça, tu as probablement bien mieux à faire que de m’entendre me plaindre. » Tu finis par trouver le courage de te relever du sol pour faire quelques pas. Tu passes à côté de lui, tu le dépasses jusqu’à te retrouver face à la table et t’appuyer dessus. Tu as besoin d’un moment de répit, tu as besoin d’un instant pour ne plus réfléchir, à rien.


 
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