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You saved me from the dark - Charlen

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Hayden J. Barrow
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Lun 22 Avr - 19:15

You saved me from the dark
Charlen & Hayden

Un frottement sourd accompagne le glissement de Charlen le long du mur, jusqu'à ce qu'elle atterrisse sur le sol, recroquevillée comme un animal sur lequel on viendrait tout juste de tirer. Je la regarde s'effondrer, sans dire un mot, me demandant ce que j'ai bien pu lui dire pour déclencher une pareille bombe. Trop immature pour gérer ce genre de situations, je tente de trouver les mots juste pour rassurer Charlen, mais ils sonnent tous extrêmement maladroits. J'ai jamais été doué avec le blabla, peu habile avec le verbe, défaut que je préfère compenser par des actes concrets, même s'ils n'ont pas toujours la même portée qu'une parole réconfortante posée au bon moment je trouve. Je m'accroupis doucement, lentement, dans un mouvement presque ralenti, mais fluide, pour me retrouver à la même hauteur que la jeune femme, qui me confesse qu'elle ne peut plus danser. Mon souffle s'arrête, parce que je ne sais pas quoi lui dire. Je pourrais lui demander pourquoi, mais est-ce véritablement la question la plus importante ? Non, le pourquoi n'est très certainement qu'un détail dans l'évanouissement d'un rêve. Mais j'ai peur de perdre Charlen dans un torrent de larmes, alors pour m'assurer qu'elle ne s'étouffe pas dans un hoquet larmoyant, je lui pose une autre question, sans doute inutile : « Mais comment c'est arrivé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Puis vient le sujet douloureux des trophées, qui ornent toujours les étagères de Charlen, tels des fantômes qui hanteraient perpétuellement le même lieu, sans jamais pouvoir trouver le repos. Après quelques secondes d'hésitation, j'ose poser une main légère sur l'avant-bras de Charlen. Je ne sais absolument pas si ce geste aura quelque chose de réconfortant, mais ça vaut peut-être la peine d'essayer. « Personne n'aime souffrir, Charlen. » lui dis-je d'une voix basse et sourde, descendant de quelques octaves pour ne pas risquer de faire imploser la tension qui règne dans ce lieu. « J'y connais absolument rien en danse, je vais pas essayer de te berner là-dessus, mais pourquoi tu n'as jamais réessayé ? Et me dis pas que ça sert à rien. Si t'es mal à ce point-là, au point d'être au bout du rouleau, au point d'être au fond du gouffre, ça servira pas à rien. » Mis à part à se brûler les ailes encore plus ? Peut-être. Mais Charlen ne peut pas en être sûre tant qu'elle n'a pas essayé. Et visiblement, quelque chose l'a retenue, l'a empêché de tenter ce qui lui insufflait, autrefois, toute son énergie vitale. La question que me pose alors la jeune femme me fait suffoquer. Je baisse les yeux vers le sol avant de répondre un faible : « Oui. » Brièvement, je repense à Svetlana. « Mais c'était pas une passion, c'était une personne. » Mais peut-être que c'est à peu près pareil quand on aime démesurément, de façon presque destructrice. Quand Charlen se met à s'agiter, je me recule légèrement et me relève, imitant la jeune femme, qui semble avoir quelque peu retrouvé ses esprits. « Tu me déranges pas, hein. Et non, j'ai rien de mieux à faire que de t'écouter. La preuve : avant de tomber sur toi, je m'ennuyais tellement que j'en étais rendu à voler un portefeuille. » lui réponds-je avec un léger sourire, dans l'espoir de l'amuser, ne serait-ce qu'un peu. « Est-ce que je peux faire quelque chose pour te changer les idées ? Je te dois bien ça, non ? »
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Charlen A. Dale
Charlen
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Lun 6 Mai - 0:46

You saved me from the dark
Hayden & Charlen
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Un mot plus haut que l’autre, c’est définitivement pas la solution. Mais t’es nerfs lâchent, tu n’as plus rien à quoi te raccrocher si ce n’est ces mots qui s’échappent d’entre tes lèvres. Tu n’as pas envie de les prononcer mais c’est plus fort que toi, tu en as besoin pour ne pas définitivement céder et dire des choses qu’à ce moment là, tu regretteras. Hayden, c’est pas la personne idéale, pas celle à qui tu voudrais te confier en tout cas. Dans ta vie, depuis presque trente ans maintenant, elle n’a jamais existé cette personne idéale à laquelle te confier, il n’y a jamais eu cet ami à qui tu pourrais tout dire sans peur du jugement car même ton meilleur ami a finis par te tourner le dos, à croire que c’est tout ce que tu mérites, l’échec et l’abandon. Pauvre petite fille qui s'apitoie sur ton sort. Tu n’as plus rien aujourd’hui, tu n’as plus rien à quoi te raccrocher, aucun rêve, aucun avenir digne de ce nom alors à quoi bon continuer de faire semblant quand les pièces du puzzle refusent de s'emboîter convenablement. Tu n’en peux plus, tu craques simplement et aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est pas si désagréable ou effrayant que tu ne l’aurais imaginer. C’est vrai que Hayden, c’est pas la personne idéale devant laquelle tu imaginais perdre pied et pourtant c’est bien en train de se produire, en cet instant, en ce moment, tu ne sais juste plus où donner de la tête et tu déballes simplement ce que tu as sur le coeur, comme s’il pouvait te comprendre, comme si lui, il avait déjà pu vivre quelque chose de similaire. « Je voulais être la meilleure, je voulais être certaine qu’ils ne regretteraient pas leur choix de m’avoir choisis moi et pas une autre. Une tournée mondiale, une troupe connue et reconnue c’était la chance de ma vie. Alors j’ai trop forcé sur mon corps, j’en ai trop fait et je me suis blessée. » L’histoire presque trop banale, celle qu’on ne pense voir que dans les films et pourtant, tu es là, à subir, à avoir vécu ce qu’on ne croit possible que pour les autres. Victime de ton talent peut-être, ou simple de tes ambitions, plus probable. Et puis y’a ces trophées qui te rappelle combien tu aurais pu faire une grande carrière, être quelqu’un avec un nom qu’on connaît, une personne qu’on reconnait sans le moindre doute dans la rue. Cette personne, ça aurait pu être toi et pourtant, tu es là, à regretter le passé, à regretter la personne que tu étais pour simplement devoir vivre avec celle que tu es devenue. La souffrance, tu dois l’aimer pour garder tout ça plutôt que de te décider à tout enfermer dans des cartons mais lui n’est pas d’accord, ça serait tellement facile s’il pouvait l’être avec toi, pour une fois. Mais il a raison sur une chose au moins, tu n’as jamais réessayé, tu n’as jamais voulu remettre tes chaussons pour te laisser entraîner par la musique sur un parquet vernis. « Parce que j’avais peur, j’ai toujours peur. Je me suis faites à l’idée que c’était impossible alors aujourd’hui, vaincre ça, ça me paraît simplement impossible et insurmontable. » Tu ne t’es jamais laissé dicter ta conduite par tes émotions et pourtant, quand il est question de la danse, ce sont elles qui régissent absolument tout, comme si tu n’avais plus d’autre choix que d’assumer, de faire face et affronter chacune de tes décisions pour te dire que tu fais les bons choix, aujourd’hui, à défauts de les avoir fait des années plus tôt. Tu relèves finalement le regard sur lui, tu l’observes un instant avant de lui poser une question en apparence simple. Tu veux qu’il comprenne à quel point ça fait mal, à quel point c’est douloureux de vivre enfermée dans ce passé. Et sa réponse te surprend d’autant plus. Tu ne t’attendais pas à une telle sincérité de sa part, tu ne pensais pas que la réponse serait positive, encore moins à l’égard d’une personne. Lui qui semble si froid, sans coeur, inébranlable, il faut croire que tu t’es trompée là-dessus. Un soupir s’échappe de tes lèvres et tu finis par te relèves, te ressaisissant du mieux possible. Tu ne sais pas où ça va vous mener tout ça, vos vies un peu trop chaotique mais tu ne veux pas le déranger plus que ça avec tes problèmes alors que oui, même s’il ne te le dira jamais, il a probablement mieux à faire. Mais s’il y a bien une chose que tu ne peux pas lui enlever, c’est ce don qu’il peut avoir pour te faire sourire. C’est vrai que s’il n’avait pas fait le con, il ne serait probablement pas chez toi en cet instant, vous ne seriez pas en train de vous parler comme deux personnes civilisées. « Oui d’ailleurs cette histoire de portefeuille… crois pas que je vais te foutre la paix avec ça. » Tu agites le doigt sous son nez comme si tu étais en train de gronder un enfant. Il fait ce qu’il veut de sa vie, il est grand mais ça t’embêterait quand même qu’il lui arrive quelque chose. « Ne t’en fais pas, ça ira… mais si jamais tu veux faire quelque chose, je te dirais bien qu’il y a un balai là-bas et que mon appartement ne dirait pas non à un peu nettoyage. Je te regarde faire ? » Tu plaisantes, preuve avec le sourire que tu affiches le rire qui suit finalement. Ca fait du bien de lâcher un peu prise, de ne pas te poser trop de questions et d’arrêter de penser à cette vie que tu aurais pu avoir. « Tu veux rester cette nuit ? » Tu prends finalement conscience de tes mots et tu te retournes vivement vers lui avec un regard qui lui conseille vivement de se taire. « Rester et prendre le canapé ou la chambre d’amie si je suis de bonne humeur. » Tu n’es pas méchante, tu as même un sourire sur tes lèvres mais tu veux juste que les choses soient claires entre vous, elle le sont pour toi en tout cas.


 
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Dim 19 Mai - 16:28

You saved me from the dark
Charlen & Hayden

Je n'ai pas pour habitude de jouer les oreilles attentives ni les psychologues de comptoir. Je crois que ma dégaine n'invite pas forcément les gens à se confier à moi, et j'ignore encore comment j'ai pu créer un tel chamboulement dans l'esprit de Charlen. En fait, à bien y réfléchir, je n'ai rien fait de particulier, à part m'interroger sur toutes ces coupes qui décoraient ses étagères. Peut-être que la question était fondamentalement indiscrète, et que n'importe qui aurait pu le deviner, mais moi, c'est typiquement le genre de choses qui m'échappe complètement. Ces trophées, disposés ici et là, ne sont pourtant pas que de simples objets sans histoire. Ils renferment tout ce qui semble rendre Charlen malheureuse aujourd'hui, tout ce qui semble la coincer dans un passé vis-à-vis duquel elle ne ressent que de douloureux regrets. « Je suis désolé, Charlen. » soufflé-je à demi-mot en écoutant son récit poignant concernant sa passion qu'est la danse et la blessure qu'elle s'est infligée en voulant pousser son corps au-delà de ses limites. Qu'est-ce que je pourrais bien lui dire de plus ? « Et on t'a dit que tu ne pourrais plus jamais danser après ça ? Ou du moins, plus comme avant ? » Voir ses rêves s'évanouir du jour au lendemain, tomber littéralement en poussière comme s'ils n'avaient jamais existé, ça doit être affreusement horrible. Tout ce en quoi Charlen croyait dur comme fer, et ce à travers quoi elle se projetait pour les années à venir, s'est évaporé en une fraction de secondes, la plongeant certainement dans une incertitude extrêmement stressante.

« Et personne ne t'a jamais aidé à surmonter cette peur ? Tu devais connaître plein de gens dans l'univers de la danse, des gens dont tu devais être proche et qui pouvaient te comprendre mieux que quiconque. Ils ne t'ont pas apporté du soutien quand tu en avais besoin ? » Je ne connais pas suffisamment Charlen pour être en mesure de savoir si elle était suffisamment entourée quand elle s'est blessée, mais j'ai du mal à croire qu'aucun de ses proches n'aient eu envie de l'aider à reprendre sa vie en main. Moi, ça me paraîtrait normal de faire ça pour l'une de mes amies, même si je pourrais parfaitement me sentir dépassé par moment. Heureusement, la conversation prend rapidement une tournure plus légère, plus supportable, plus à ma portée sans doute. « Prends pas cet air sévère, s'il te plaît... On dirait une maman de quarante-sept ans qui engueule son môme, c'est un peu gênant. » Simple supposition, car ma mère a toujours été aux abonnés absents et ne m'a jamais véritablement engueulé, même quand ça aurait été nécessaire. C'est peut-être un peu de sa faute, finalement, si j'ai aussi mal tourné. Je me mets alors à ricaner en levant les yeux au ciel lorsque Charlen me propose, sur le ton de l'humour, de passer un coup de balai dans son appartement. Je crois qu'elle a un peu pris ses rêves pour des réalités, elle... « Oui, bien sûr... Et tu veux pas que j'enfile mon costume de soubrette aussi tant qu'on y est ? » lui réponds-je du tac au tac en levant les yeux au ciel. Mais malgré ce moment de légèreté, je n'oublie pas pour autant ce que Charlen vient de me confier, et que je ne peux tout simplement pas la laisser dans cet état sans essayer de lui remonter un peu le moral. Néanmoins, sa réponse a le don de me surprendre. Rester la nuit ? Je fais les gros yeux, ne comprenant pas vraiment ce que la jeune femme insinue par là. « Mais je ne m'étais rien imaginé du tout, je t'arrête tout de suite ! Mon esprit n'est pas aussi tordu que le tien ! » m'offusqué-je quand elle s'empresse de rectifier le tir avant que j'en profite. Elle me connait vraiment trop bien ! « J'accepte, mais seulement si c'est gratuit, et que tu me nourris demain matin ! » Je suis très peu exigeant et je m'impose à peine, je sais. « Ça fait super longtemps que j'ai pas mangé des crêpes en plus, ce serait l'occasion ! » Et s'il y a quelque chose à préparer, c'est évident que c'est Charlen qui s'y collera, vu mes capacités pitoyables en cuisine. « Si tu veux, j'irai même faire les courses. » Proposition plus que généreuse quand on sait que la flemme s'empare de moi à peu près 90% du temps.
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Charlen A. Dale
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Jeu 20 Juin - 22:05

You saved me from the dark
Hayden & Charlen
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La soirée devait être tranquille, sans histoire et te voilà avec celui que tu ne supportes qu’à moitié. Tu es là à lui sauver la mise, à l’emmener chez toi comme s’il était un ami de longue date et que, par conséquent, ce genre de geste était normal. Pourquoi te donner tout ce mal après tout ? Pourquoi faire ces efforts quand tu sais d’avance qu’ils sont vain. Au fond de toi, tu sais Charlen, tu sais que tu n’as pas envie d’être seule, que la solitude commence à être pesante et même si c’est pour te prendre la tête, t’as bien conscience que l’identité de ta compagnie n’a pas de grande importance. Hayden fait bien l’affaire. Un regard sur lui, une bière servit alors qu’il demandait de la grenadine, tu es chez toi, il ne va pas commencer à faire le difficile car malgré cette bonté d’âme que tu as eu de le faire venir, tu pourrais tout aussi rapidement le mettre à la porte. Tu ne sais pas exactement à quel moment ça dérape, à quel moment la conversation prend un tournant bien différent et tu n’es pas certaine que cela te plaise sincèrement. Mais ça fait du bien, c’est agréable de ne pas avoir peur d’un regard, d’un jugement et de juste pouvoir dire ce que tu as sur le coeur. Hayden est loin d’être la personne idéale à qui se confier mais ce soir, il fait bien l’affaire. « Je pouvais ne pas me faire opérer mais je ne danserais plus et je souffrirais. Je pouvais me faire opérer mais je ne danserais plus et je ne souffrirais pas. C’était ça l’avis des médecins. » Tout ou rien, c’est triste à dire mais tu n'avais pas vraiment le choix. Entre avoir mal ou non, le choix était rapidement fait même pour toi qui a toujours été une battante. « Tu parles, dans ce milieu, c’est chacun pour soi. A peine j’étais blessée que j’étais déjà remplacée et celle qui a pris ma place, crois moi, elle voulait tout sauf m’aider. » Tu ris mais c’est plus teinté d’ironie qu’autre chose. Tu détestes ça, tu détestes repenser à ça et pourtant, c’était ton monde, ça représentait qui tu étais et ce pendant longtemps. « Puis tu me connais, je ne voulais pas vraiment d’aide ou qu’on ait pitié de moi. » Les épaules que tu hausses, le regard que tu détournes de Hayden pour le poser sur ta bière. C’est triste vue de l’extérieur probablement mais ça fait des années maintenant et tu as appris à surmonter cette situation, tu as appris à vivre avec. Tu ne veux pas y penser plus que ça alors tu changes de sujet et tu l’engueules, plus ou moins. C’est pas réellement sérieux, c’est plus détendu qu’autre chose et toi, tu prends un air faussement outré quand il te parle d’être une mère de quarante-sept ans. « Bah c’est sympa de me donner vingt ans de plus hein. » T’avais peut-être besoin de ça ce soir, de te décontracter et de penser à autre chose, de juste te vider l’esprit, de vider ton sac. Le sérieux a clairement disparu de cette pièce pour laisser place à une ambiance bien différente. Toi tu parles, de faire de le ménage, lui fidèle à lui même, il ne se laisse pas faire. « T’as un costume de soubrette ? Je dois payer combien pour voir ça ? » Tu fais celle qui est sérieusement intéressée par cette offre qu’il te fait, celle qui n’attendait en réalité que ça alors que non, c’est loin d’être vrai mais son regard en vaut le détour, voilà tout. Un coup d’oeil à l’heure et tu prends une décision qui te surprend toi-même. Tu lui proposes de rester, tu lui proposes de passer la nuit chez toi et de repartir le lendemain, en tout bien tout honneur évidemment. « Bah bien sûr, ça va être moi la tordue maintenant, on aura tout vu... » Si tu étais le genre de personne qui ne tient pas sa parole, tu pourrais facilement lui dire que tu as changé d’avis et que tu n’as pas de place pour lui chez toi. « Gratuit oui mais je suis pas certaine d’avoir encore des trucs comestibles dans mes placards… je mange à l’école la plupart du temps. » Tu es presque désolée de devoir lui dire ça et de mettre en échec toutes ses possibles espérances. Des crêpes qu’il dit vouloir, tu n’es pas certaine d’avoir un seul des ingrédients nécessaire à leur conception et pourtant, tu gardes un sourire sur tes lèvres à sa nouvelle annonce. « Deal ? Tu fais les courses et je prépare le petit dej ? » Finalement, c’est peut-être toi qui a la plus belle place Charlen, toi au moins, tu devrais pouvoir dormir un peu plus longtemps.


 
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