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 This is how we do (Eve)





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Peter E. Barnes
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MessageSujet: This is how we do (Eve)   Ven 26 Oct - 18:31


this is how we do@Eve Simeone

Aucune des journées de Peter Barnes ne se ressemblent, surtout pas lorsque ce dernier est pompier volontaire. La misère humaine et les histoires sont toutes uniques. Souvent, le jeune homme a plutôt affaire à des destins brisés, des vies difficiles. Aujourd’hui notamment avec son équipe, il a été appelé dans un foyer afin de secourir une femme prête à se jeter dans le vide. Cette dernière ne pouvant plus supporter la violence de son époux, la mort lui paraît être la seule échappatoire à ce cauchemar. Une tragédie, une existence malheureuse que le juvénile doit affronter, avec toute sa bonne volonté et son courage. Loin de refuser de mettre la main à la patte, il sait faire preuve de compassion, ce pourquoi exercer cette activité lui est apparût comme une évidence. Aider son prochain est un acte tellement enrichissant à ses yeux, cela permet de se sentir réellement utile. Cet élan de bonté totalement désintéressé n’a pas que des bons côtés. Les missions sont épuisantes physiquement mais aussi psychologiquement, malgré le fait que les pompiers expérimentés tentent de l’épargner le plus possible. Mais parfois, des situations inédites exigent de déployer des moyens exceptionnels. C’est ainsi et pas autrement. Peter ne changerait cela pour rien au monde, dans cette caserne, il se transforme et peut-être son bénévolat ne sera que le début d’une vocation au sein des soldats du feu.

En attendant, le brun reste un étudiant comme les autres en dehors de ses quelques heures de bénévolat. Les études ne sont pas à prendre à la légère ni à mettre de côté au profit du reste. Membre de l’association de soccer de la faculté, il a un évidemment un emploi du temps très chargé ! Le combo parfait pour oublier les idées noires trônant encore dans son esprit. La fatigue et le fait qu’il soit tout le temps occupé est donc parfait pour s’en éloigner. Pénétrant dans les vestiaires afin d’enfiler sa tenue de sport, il part ensuite pour l’entrainement. Heureusement que le soleil est au rendez-vous, bien que la fraîcheur de l’automne soit là. Les arbres arborent des couleurs assez belles, spectacle dont ne se lasse pas l’étudiant en soins infirmiers. « Salut les gars. » Dit-il à tous les coéquipiers présents en ce beau jour. Puis débute les hostilités. Ils n’y vont pas de main morte, les entraînements ne sont pas un moment pour rêvasser, le coach les suit avec attention du regard. Les chutes s’enchaînent ainsi que les plaquages. Le soccer est un sport violent qui nécessite une très bonne forme physique, une rapidité, une dextérité aussi. Ces qualités ne manquent clairement pas au sein de l’équipe. Les moments d’inattention ne pardonnent cependant pas. En détournant son regard sur les gradins, il repère une tête connue ; Eve. Sa voisine, amie. Ils ont énormément de points communs ; souvent ils se croisent et s’échangent quelques mots, toujours avec sympathie. Durant ce laps de temps d’observation, le jeune Barnes se fait violemment secouer, tombant lourdement au sol dans un fracas conséquent, l’assommant presque. Néanmoins, plus de peur que de mal, il se relève. « Barnes, tu en as assez fait pour aujourd’hui, dehors. » Cela signifie que l’entraînement est terminé pour lui. Quelque peu sonné, le concerné hoche la tête, sortant du terrain, retirant son casque, le visage transpirant, les cheveux en pétard, preuve de l’effort que requière cette discipline. Il s’approche alors de la jeune femme, venue pour lui. La pauvre doit être déçue d’avoir assisté à une telle scène. « Salut Eve. Je m'attendais pas à te voir ici ! » Un grand sourire sincère avant d’afficher une mine désolée. « J’ai pas été très bon. »
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Dernière édition par Peter E. Barnes le Mar 6 Nov - 14:53, édité 1 fois
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Eve Simeone
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MessageSujet: Re: This is how we do (Eve)   Ven 26 Oct - 20:41


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J'vais te laisser réviser pour les partiels, prévins-je ma meilleure amie de mon départ, sur le vif. Un seul coup d’œil à l'arrière de la table où nous étions installées lui mit la puce à l'oreille et elle sourit, timidement. Nous avions pour habitude de nous retrouver quelques jours de la semaine, après ses cours, et notre rendez-vous était toujours à la bibliothèque, là où nous étions sûres de ne pas croiser la blonde aux cheveux soyeux qui prenaient tout le monde de haut. Après tout, avec un corps aussi magnifiquement sculpté et des parents plein aux as, nul doute qu'elle n'était pas née avec un cerveau, celle-là. Du coup, nous prenions la même table, toujours, et elle pouvait plancher sur ses cours alors que je lisais les commentaires qui s'ajoutaient sur mon compte Facebook. Elle pouvait compter sur moi pour aller lui chercher quelques bouquins et je pouvais avoir son avis sur les diverses propositions de partenariats que l'on me proposait en messages privés. Si ce n'était pas à la bibliothèque de l'université de Columbia, alors nous nous rendions à la cafétéria pour manger un bout, toutes deux membres du "foodporn club". Mais il y avait de ces jours où nos retrouvailles s'écourtaient bien vite. Elle avait vu sur un étudiant quelques années plus vieux qu'elle; enfin, de quel étudiant n'était-elle pas tombée sous le charme, d'ailleurs..., et je préférais lui donner la chance de pouvoir discuter avec lui. On s'appelle, dis-je en imitant un téléphone à côté de mon oreille de mes doigts avant de quitter l'assise où je m'étais posée, agrippant mon sac à dos pour enfiler les lanières jusqu'à mes épaules et sortir de l'établissement silencieux. Dehors, je me mis à flâner. Les arbres commençaient à prendre ses diverses couleurs d'Automne et ça me donnait énormément d'idées de shooting pour les nouvelles collections que j'allais recevoir prochainement à la maison. Rêveuse, quelques sautillements accompagnèrent mon départ, prête à quitter les allées de la faculté, quand j'entendis des voix provenir des terrains d'entraînement. Curieuse, et peu décidée à retourner à Gravesend pour m'enfermer dans ma chambre par ce temps encore peu pluvieux, je m'approchai des gradins, posant mon fessier sur l'un des bancs, mon sac toujours contre ma colonne vertébrale et je me mis à observer la partie de soccer. Je n'étais pas très douée à ce type de jeu, et j'étais loin d'être bâtie pour ne serait-ce qu'essayer, mais j'appréciais énormément m'accorder un peu de temps sans avoir à penser ou réfléchir, une pause dans le temps. A la vue d'un joueur qui se stoppa en plein milieu du terrain, je souris d'une ravageuse esquisse, sincère et immense puis, mon coude sur le genou, ma paume se tourna vers lui pour lui adresser un signe. Je n'aurais pas cru que ce moment d'inattention de sa part aurait pu provoquer ce qui suivit. Il se fit bousculer, sévèrement, et sa tête aurait pu exploser contre le sol si elle n'avait pas été protégée par le casque qu'il portait tellement le choc avait été violent. Mes doigts vinrent s'écraser sur ma bouche grimaçante, mon corps totalement raidit et mes yeux cherchant le moindre indice qui pourrait être rassurant. Décidément, même à regarder, ce sport restait horrible à regarder pour mon petit coeur émotif. Heureusement, il se releva et fut exempté de continuer l'exercice. Si l'entraîneur n'avait pas fait cette démarche, j'aurais d'ailleurs pu moins même venir le chercher sur le gazon pour l'emmener avec moi, de force. Il s'approcha et je me levai du banc pour descendre les escaliers et m'appuyer sur la rambarde, histoire de pouvoir lui faire face. Surprise, m'exclamai-je, même s'il fallait avouer que ma présence ici n'avait pas été calculée. Ça n'a rien à voir avec le fait d'être bon ou mauvais. D'ailleurs, j'tends à croire que ça n'veut rien dire "être mauvais", le rassurai-je en lui adressant un sourire réconfortant, disons plutôt que ce n'était pas ton jour, supposai-je la phrase bien plus représentative des circonstances. Peter Barnes, l'un des mecs ultra canons de l'université de Columbia qui s'avérait être aussi l'un des pratiquants catholiques de mon église. S'il restait humble quant à sa côte de popularité, les commentaires féminins ne tarissaient pas d'éloges à son égard, peut-être dans le plus grand silence, si bien que cela ne lui arrivait pas forcément jusqu'aux oreilles mais, mais c'était le cas. Même ma meilleure amie se tenait à penser que c'était trop bête qu'il soit un fervent protecteur des règles du ô grand Seigneur. Tu t'es pris un sacré coup, est-ce que ça va, m'inquiétai-je en laissant quelques traits se tordre de douleur pour lui. Allez, je t'emmène boire un chocolat chaud, tapotai-je mes phalanges sur la barre de la barrière qui me séparait du terrain, et donc de Peter, va te changer, lui soumis-je en passant ma paume dans ses cheveux mouillés par la transpiration, tu n'vas pas pouvoir m'accompagner comme ça, j'vais t'attendre de l'autre côté des vestiaires, le prévins-je en posant tout de même un bisou amical sur sa joue, là où les gouttes salées avaient perlé et dessiné différents brins semblables à une rivière sauvage, avant de tourner les talons et d'aller l'attendre en bas, dans l'espace réservé au public.


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Peter E. Barnes
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MessageSujet: Re: This is how we do (Eve)   Mer 31 Oct - 16:12


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Devenir bénévole au sein des pompiers a été une décision mûrement réfléchie. Il sait que cette activité nécessite une motivation sans faille, et que surtout qu’il faut avoir tout de même le cœur bien accroché pour faire face à certaines situations. La misère humaine se présente face à lui, il n’a alors aucun filtre, personne pour le protéger. Ça ne change pas de d’habitude d’ailleurs pour l’intéressé. Beaucoup de conditions doivent être respectées pour avoir la chance d’intégrer les pompiers en tant que volontaire. Après plusieurs mois d’efforts, le voilà désormais affublé de ce poste depuis le mois de septembre. Allier sa vie d’étudiant à son activité n’a rien d’évident, il faut savoir s’organiser, un emploi du temps tenu aux heures près. Une rigueur nécessaire pour ne pas perdre la tête et où les fêtes n’ont pas leur place. Avec une vie aussi bien remplie, Peter n’a pas réellement le temps de souffler, son existence est bien différente de beaucoup d’étudiants, plus insouciants. Une innocence rapidement oubliée pour le jeune écossais, et ce, dès le plus jeune âge. Il a probablement grandit trop vite et n’a pas réellement profité de sa jeunesse comme il se doit. Mais pour lui, ça suffit amplement, il n’aspire pas à se dépraver comme les autres peuvent le faire. Ce n’est pas quelque chose plaisant à ses yeux.

Le soccer est un sport difficile demandant une condition physique exemplaire. Mais aussi une très bonne concentration. Une erreur ne pardonne pas, une seule seconde d’inattention peut alors coûter chère. C’est ce qui lui arrive à cet instant, en remarquant Eve, dans les gradins, détournant son regard du terrain pendant une seconde, fatidique. Heureusement que le casque prend tout le choc, évitant ainsi le pire. Tout de même, la chute l’assomme pendant quelques secondes où il en a le soufflé coupé, les yeux écarquillés. Pendant ce laps de temps, il a pensé mourir, voyant presque toute sa vie défiler. L’on s’affaire autour de lui, ses camarades l’aident à se relever, Peter parvient ensuite à marcher seul, un soulagement pour les quelques spectateurs présents ainsi que l’équipe. Exempté d’entraînement pour aujourd’hui, le juvénile s’écarte, retirant son casque, dévoilant son visage transpirant et ses cheveux en pagaille. L’air frais fait un bien fou, il retrouve ses esprits et s’empresse de rejoindre Eve qu’il est heureux de voir. « C’est vraiment cool de te voir ici. » Un grand sourire, bien sûr qu’il se doute qu’elle n’est pas venue exprès pour lui. Heureusement d’ailleurs, car elle aurait déçue d’avoir fait un si long chemin pour si peu. Ses mots rassurants lui font hocher la tête. « Tu as raison, ça arrive à tout le monde. » Souffle-t-il, les mauvais jours. Il n’en n’a jamais réellement eu. C’est sûrement son premier. Mais avec Eve, la tendance va peut-être s’inverser. Ils partagent beaucoup de points communs, bien plus qu’ils ne le pensent. La jeune femme sait souvent trouver les mots justes. Leurs discussions sont souvent passionnantes. Bref, Peter aime discuter avec la jeune femme qu’il croise souvent, car en plus d’être proche de la religion, elle est aussi sa voisine. Une oreille attentive et des paroles souvent sages. Hochant la tête « Oui, t’inquiètes, c’était juste sur le coup. » Un fin sourire lorsqu’elle passe sa main dans ses épais cheveux bouclés mouillés par l’effort, ainsi que sa figure. « Un bon chocolat chaud ne me fera pas de mal. J’arrive. » Un dernier sourire et le voilà qui s’engouffre dans les vestiaires presque en courant. Il prend une douche chaude, qui fait un bien fou à ses muscles endoloris. Quelques minutes plus tard, c’est habillé qu’il rejoint Eve. « On va le boire ce chocolat chaud ? » Ils commencent alors à marcher en direction du café. « Qu’est-ce-qui t’amènes à Columbia alors ? »







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Eve Simeone
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MessageSujet: Re: This is how we do (Eve)   Mer 31 Oct - 19:44


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Juste sur le coup. Ce fut en longeant l'allée qui menait à l'extérieur des gradins que je me rappelais de ce qu'avait dit Peter concernant la chute dont il avait eu le droit, à cause de moi. Ils étaient pénibles, les garçons, à vouloir faire les durs. Il avait eu mal, juste sur le coup. C'était déjà bien assez selon moi. Je descendis les marches et contournai l'immense bâtisse pour me diriger vers la sortie arrière des vestiaires. Il n'y avait pas grand-monde aujourd'hui, dans les parages. Habituellement, cet endroit était pris en chasse par les copines des joueurs de soccer, ou les fangirls multiples qui s'imaginaient déjà dans les bras de leur numéro favori à la fin de l'année, au bal, et pourquoi pas avant. Mes bras se croisèrent sous ma poitrine et mon dos s'invita sur le mur, non loin de la sortie, là où l'étudiant devait me rejoindre. Mes yeux se levèrent vers le ciel, malgré les risques que le temps ne change, il restait encore quelques rayons lumineux de soleil qui n'attendirent pas pour réchauffer mon épiderme et dessiner un sourire heureux sur mes lèvres. C'était évident qu'il fallait en profiter, nous tendions inévitablement à passer aux saisons les plus fraîches. Mes yeux vagabondèrent sur les allers-retours des studieux, et de ceux qui faisaient tout pour s'éloigner des bâtiments d'études le plus rapidement possible, aussi. Il y avait toujours quelques situations pour divertir l'attente, quelle qu'elle était. Des couples qui se formaient, qui se défaisaient, des amitiés incassables et d'autres hypocrites. Des révisions stressantes, mais bientôt les vacances, et la fin de l'interminable session de partiels de mi-semestre. Les minutes passaient vite, lorsqu'on était une fine observatrice du paysage, et curieuse de voyager dans la vie des autres, un peu. La porte s'ouvrit et Peter apparut, plus propre que jamais. Je lui souris, plissant les yeux : je ne reviens jamais sur ma décision, Peter, dis-je avant de pointer du doigt en remarquant ses cheveux, encore trempés, mal séchés. Et ça, c'est quoi, l'interrogeai-je, on m'avait dit que le sèche-cheveux commun des mecs avait été volé, mais j'pensais qu'ils en avaient au moins acheté un nouveau, commentai-je. T'as de la chance qu'il n'y ait pas encore de vent, t'aurais chopé la crève sinon, supposai-je. Résignée à tout de même récupérer l'allée centrale de l'Université pour en sortir et rejoindre la rue, sortant Peter de son monde étudiant et sportif. J'suis venue voir ma meilleure amie, elle était en pleine révision pour son examen à la bibliothèque, répondis-je à la question de Peter, plantant mes phalanges dans mes poches arrière du jeans. Du coup, j'me suis assise sur une chaise et je l'ai aidée à apprendre, ou à chercher d'autres informations dans les livres, enfin... Tous ces trucs qui ne me manquent pas trop, ris-je. Cela faisait déjà pas mal de temps que j'avais quitté l'école. Quinze ans. J'avais presque quinze ans lorsqu'à cause de ma maladie -ou plutôt parce que j'avais été dans une période extrêmement épuisante- j'avais décidé de renoncer à accueillir un diplôme et de viser les études supérieures. Parfois je me demandais, si j'avais continué, j'aurais réussi, comme mes camarades, à gagner des niveaux dans une école aussi prestigieuse que Columbia, mais aussitôt j'aimais regarder la vie que je menais, cette liberté de vivre comme je le sentais. Indépendante et heureuse. Ça me convenait. Je gagnais déjà de l'argent en étant qu'influenceuse, passant quelques castings pour être modèle de quelques marques de fringues aussi, et ça me suffisait. Le salaire que je me faisais me suffisait amplement. Et puis, je n'en avais pas pour des années, à respirer l'air terrestre, je voulais en profiter. Bon. Faut que j'te parle sérieusement, Peter, commençai-je, prenant un faciès des plus sérieux, les yeux fixés droit devant, elle me bassine avec ça depuis la rentrée alors... J'peux passer ton numéro à une fille, tournai-je la tête vers lui, reprenant aussitôt, ça t'engage strictement à rien, juste tu lui réponds poliment au début et tu pourras arrêter s'tu le souhaites, mais j'aurais au moins fait ma part du contrat et elle me lâchera, moi. La fameuse demoiselle qui n'arrêtait pas de me dire que Peter était son numéro préféré. Son joueur préféré. Si bien qu'elle inscrivait le chiffre partout où elle le pouvait dans ses cours, si bien qu'à chaque fois que je recevais un S.M.S. de sa part, elle me parlait de lui. Fallait que je m'en débarrasse, et je n'avais d'autre choix que de demander à Peter de se sacrifier. T'avais qu'à pas être sportif à Columbia, mon pote, dis-je en enlevant une main de ma poche, formant un poing avant de frapper, gentiment, de ce dernier, sur le biceps le plus proche. Tiens, nous sommes arrivés, montrai-je du menton le café, par contre, j'aimerais qu'on prenne à emporter s'te plaît, j'me suis assise pendant plus de deux heures, j'ai les fesses aplaties comme des crêpes. Parler aussi naturellement que de respirer. Avec les hommes et les femmes, de la même façon, sans retenue.


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Peter E. Barnes
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MessageSujet: Re: This is how we do (Eve)   Lun 5 Nov - 14:27


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De toute évidence, la douleur est bien moindre après la chute. Même s’il doit avouer que sur le coup, il a cru perdre conscience. Peter n’est pas quelqu’un qui aime se plaindre et encore moins devant les autres. Le besoin d’extérioriser sa douleur ou sa peine, il ne le ressent pas. Il aura probablement un beau bleu après cet incident doublé d’une remontrance de son coach pour ne pas s’être concentré à ce moment-là. Qu’importe, plus de peur que de mal car au final, le juvénile s’est levé et n’a pas présenté d’autres symptômes. En tant que pompier volontaire, il sait détecter les signes d’un traumatisme crânien ou autre. C’est pour cela qu’être alarmiste n’est pas utile, encore moins avec son amie qu’il ne veut pas faire paniquer. La jeune femme a fait un détour pour le voir, ce n’est pas pour l’entendre gindre. La douche chaude a un effet salutaire sur ses muscles endoloris par le soccer, mais aussi par son rythme de vie assez drastique. Le futur infirmier doit avouer avoir besoin de vacances, le manque de sommeil et le stress maltraitant ses tripes. Les examens ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez, s’il a déjà commencé à réviser, la nervosité et la peur de l’échec ne le quittent jamais. Peter est un perfectionniste mais aussi un homme organisé. Pour mêler sa vie d’étudiant bien remplie et celle de pompier volontaire, c’est plus que nécessaire. Son emploi du temps est déterminé à la minute près. Sauf quelques exceptions. Rares sont les après-midis libérées. Une existence plus que remplie mais qui lui plaît. Il n’aspire pas à autre chose. En vitesse, le juvénile s’habille et le voilà tout propre, rejoignant Eve. Ses cheveux sont évidemment mouillés et bien moins coiffés qu’à l’accoutumée. Quoique. Esquissant un grand sourire à l’égard de la jeune femme, il vient passer une main dans sa tignasse mouillée. « J’utilise jamais le sèche-cheveux. » Dit-il en haussant les épaules, d’un air un peu désolé, avant de se mettre un peu à rire à sa remarque. « T’es mignonne quand tu t’inquiètes. » Une blague amusante accompagnée d’un petit coup de coude léger. Les deux jeunes gens commencent alors à marcher en direction de l’allée centrale de la faculté. Les mains dans les poches de sa veste, Peter l’écoute attentivement. Il sait qu’elle a arrêté les études assez tôt, venir ici doit être assez étrange. « Tu m’étonnes que ça te manque pas. Mais ta meilleure amie devait être contente que tu sois là pour la soutenir. » Un sourire sincère, il aurait bien aimé avoir ce soutien, Eve est une personne loyale, prête à tout pour ses amis, un peu comme lui. C’est l’une des raisons qui fait qu’ils s’entendent si bien. Soudain, elle arbore un visage sérieux. Peter s’attend à quelque chose de grave, le palpitant s’emballant. Heureusement, en l’écoutant il se détend un peu, ce n’est qu’une fille qui veut son numéro. Visiblement, celle-ci semble avoir craquée sur lui. Barnes n’ignore pas sa réputation grandissante auprès de la gente féminine. Contrairement à beaucoup, il n’en joue pas et préfère même s’en éloigner. « Oui, passe-lui mon numéro, je verrais ce que je pourrais faire… » Il avale difficilement sa salive, craignant de faire du mal à cette jeune femme. « J’ai pas envie qu’elle souffre par ma faute tu sais. » Une moue alors qu’il soupire, riant légèrement au petit coup de poing de son amie. « Peut-être ouais, j’aurais dû m’inscrire au club informatique. » Il est vrai que les informaticiens font beaucoup moins rêver, voire pas du tout. Ils sont immunisés contre toute tentative de drague des filles. Les voilà arrivés devant le café, Peter tourne alors la tête vers Eve. « Bien sûr. » Il lui ouvre la porte, la laissant entrer la première pour la suivre. « Prends ce que tu veux, je te l’offre ! » 






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Eve Simeone
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MessageSujet: Re: This is how we do (Eve)   Lun 5 Nov - 23:40


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Je souris. Peter, faire mal à une fille ? Décidément, ces deux choses ne s'accordaient absolument pas dans une même phrase. Il était loin d'être de ces gars qui profitaient de la naïveté des gamines amoureuses, loin d'être de ceux qui allaient abuser des sentiments naissants d'un crush totalement physique d'une demoiselle au cœur fragile et aux pleurs faciles. Jamais je ne lui aurais demandé la possibilité de passer son numéro à mon amie s'il avait été aussi irrespectueux. Alors oui, je souris. Moqueuse un peu qu'il puisse se penser capable d'une telle ignominie. Je côtoyais assez Peter pour savoir qu'il était un homme bien. Merci, le remerciai-je en passant sous son bras, celui qui maintenait la porte pour que je puisse passer en première dans le café. J'ouvris la marche, très sûre de moi, suivie de Peter. Quoi, m'exclamai-je en m'arrêtant en plein milieu de l'allée principale, laissant un couple nous dépasser, tournant mon regard vers lui. J'viens te chercher, j'te propose de t'offrir un chocolat chaud et... Tu voudrais payer, l'interrogeai-je. Ne devais-je pas être celle qui prenne la commande à ma charge ? T'es bien trop galant Peter, tapotai-je son torse plusieurs fois avant de porter mes deux index sur ma lèvre inférieure, pincée elle-même par mes dents supérieures, les yeux levés sur la carte géante accrochée sur le mur face à nous. Je laissais mes pulpes mouver de manière rythmique sur ma lippe, montrant une certaine indécision. Y'a toujours autant de choix ici, plaisantai-je. Quand certains avaient du mal à choisir entre un scotch et un whisky, je peinais à trouver mon type de chocolat chaud favori. Je sais, fis-je après quelques dizaines de secondes à me trémousser, sautiller légèrement en relisant plusieurs fois la carte. Je m'avançai alors vers l'une des caisses libres et montrai du bout du doigt, presque discrètement, l'intitulé : un chocolat chaud guimauves et chocolat blanc s'il vous plaît, demandai-je avant de laisser Peter articuler son choix. A emporter, ajoutai-je après mon ami. De suite, fit le serveur en enregistrant nos envies dans sa machine. Je pinçai mes lèvres tout en m'accrochant sur le meuble en bois en face de nous, dans l'attente de nos verres en carton. Je me balançai, d'avant en arrière, toujours énergique, toujours obligée de bouger, qu'importait comment; notamment lorsqu'il y avait de la musique, comme à l'intérieur de cet établissement. Le serveur indiqua à Peter le prix à payer pour nos consommations, moment où elles arrivèrent à nous. Lui et sa courtoisie légendaire. Ma tête se tourna vers lui et, à mots chuchotés : merci beaucoup. Il ne pleuvait pas, mais les vingt degrés s'étaient envolés depuis bien longtemps malgré tout, la boisson chaude ferait ainsi un bien fou pendant que nous nous promènerons à l'extérieur. Mes doigts manucurés entourèrent le carton et j'emportai le mien en le serrant contre moi, espérant qu'il puisse réchauffer. Nous nous tournâmes pour faire marche arrière, sortant du café. Vous avez bientôt un match avec l'équipe, demandai-je à Peter, portant mes lèvres tout près de l'ouverture située sur le couvercle pour souffler dedans. T'oublieras pas de me prévenir, un peu avant, que je puisse venir te soutenir, le prévins-je d'avance de ma présence certaine. Avais-je d'ailleurs raté une fois une rencontre ? Peut-être. Mais pour des raisons médicales. Ça ne comptait pas vraiment, pas vrai ? Tu vas à la messe, ce dimanche, l'interrogeai-je, parce que ma tante ne peut pas s'y rendre. Diego est malade, alors..., informai-je le sportif. Diego était mon petit cousin de quatre ans, petit bonhomme qui comptait énormément pour moi. Il était un peu le chouchou de la famille et il était couvé comme le Messie. Tu penses que tu pourrais venir me chercher ? Je n'aime pas m'y rendre toute seule, lui rappelai-je. Tous ces yeux fixés sur la fille des meurtriers, ceux qui n'avaient eu aucun scrupule à tuer leur propre garçon de douze ans. Cela me faisait sentir si petite dans un lieu de culte comme l'église. J'avais beau être une gamine très pratiquante, très croyante, très respectueuse des règles évangéliques, tout ce qui restait en leur mémoire avait été l'affront qu'avaient eu mes parents envers notre Seigneur tout puissant. Et ça continuait. Toujours et encore. En ces instants, je me sentais plus forte lorsque j'étais accompagnée de quelqu'un. Peter en était l'un d'eux. Il m'avait longtemps et immensément soutenu face aux critiques, ouvertes ou fermées, et n'avait aucune peur de réagir sur le tas pour les contrer. Il était un peu la force que je perdais. Les Chrétiens formaient une famille, logiquement, et se devaient d'être solidaires entre eux, encore plus qu'ils ne l'étaient envers tous les Hommes du monde. Le traitement semblait être différent pour moi, parfois. Ce n'était pas pour autant que j'allais renoncer à ma profession, à ma croyance pour une infime partie qui oubliait d'aimer leur prochain sans jugements. Ça fait longtemps qu'nous ne sommes pas sortis nous poser dans le quartier, j'imagine que ça doit être dû à la rentrée, souris-je en repensant à l'été, aux moments où ça nous prenait de nous voir avec quelques autres pour se caler au skatepark situé à une bonne quinzaine de minutes de chez nous. Vivement le retour du printemps, m'exclamai-je, volontaire à retrouver ce même petit groupe. Le beau temps, je l'appréciais d'autant plus que je pouvais surfer librement sur les vagues, les rencontrer à nouveau et les dompter de ma planche. Tout comme Peter adorait le sport qu'il pratiquait, cette sensation de liberté me manquait lorsque le froid prenait possession de New-York.


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MessageSujet: Re: This is how we do (Eve)   Mar 13 Nov - 21:26


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Contrairement à beaucoup d’étudiants, Peter n’est pas du genre à jouer avec les sentiments de jeunes filles entichées. Il respecte bien trop les femmes pour s’en amuser. En général, cela le dérange plus qu’autre chose. Le juvénile n’a aucunement besoin de cela pour flatter son égo. Ce n’est pas quelqu’un qui enchaîne les conquêtes. Parfois, dans les vestiaires, il entend des membres de l’équipe de soccer comparer leurs tableaux de chasse. Ils ne se gênent pas pour se moquer ouvertement de leurs victimes. Les pauvres qui finiront le cœur brisé, bafouées par des abrutis. L’amour prend une tournure inattendue avec les nouvelles générations. L’on zappe beaucoup trop vite, collectionnant les partenaires sans s’y attacher, sans prendre en compte les sentiments. Des choses saisissantes et déshumanisantes. Fort heureusement, le jeune Barnes n’en fait pas partie et cela ne sera jamais le cas. Il a trop souffert de la méchanceté des Hommes, ce n’est pas pour devenir l’un de ces monstres. Alors oui, il se fait des ennemis au sein des étudiants pour oser les remettre à leur place. Qu’importe les conséquences si cela sert la justice. Un doux sourire en guise de réponse à son merci, il songe déjà aux mots qu’il pourra trouver afin de ne pas être trop méchant avec cette énième prétendante. Rien de plaisant en sachant que la concernée va peut-être mal le prendre. Souffrir même. Tout ce que le jeune homme ne veut pas engendrer. Lui préfère aider les gens, leur apporter du bonheur, ce n’est aucunement le cas et c’est loin de lui plaire. Ils entrent alors dans le café, face à eux le grand tableau. Les produits sont toujours aussi diversifiés. Peter hausse les épaules aux dires de son amie. « C’est pas un chocolat de plus qui me ruinera. » L’argent ne coule pas à flot, mais il vit tout de même dignement pour se permettre quelques petits plaisirs. Elle tapote son torse, le brun éclate de rire. « Drôle de manière de me remercier. » Souffle-t-il d’un air faussement outré. Ensuite, il pose son attention sur les nombreux choix, réfléchissant quelques secondes avant d’émettre son souhait, un chocolat chaud normal. Cela lui fera un bien fou après le sport. Durant l’attente, Barnes observe l’adolescente, toujours en mouvement. Elle est un peu comme une pile électrique, ne s’arrêtant jamais, outre pendant la nuit. Comme dirait les vieux, mieux qu’en photo qu’à table. Le pompier volontaire paye les consommations, les deux amis quittent ensuite le café, leurs boissons chaudes à la main. Le chocolat chaud fumant réchauffe déjà le futur infirmier. Il esquisse un fin sourire, cette douceur est salutaire en cette fin de journée. En plus de la présence d’Eve. Il est détendu, l’entrevue impromptue est géniale. « Mais tu vas avoir froid, à me regarder pendant les matchs. » Les températures chutent dangereusement ces derniers temps. L’hiver pointe bientôt le bout de son nez, ainsi que les rhumes et autres maladies de la saison. Son sourire s’efface un peu à l’entente de l’église. Elle ne peut s’y rendre seule car les autres la condamnent. La jugent beaucoup trop. Elle n’est aucunement responsable des actes de son père, aussi fou soit-il. La solidarité enseignée par la foi semble ne plus exister. Ce n’est rien d’autre qu’un pugilat. Alors oui, Peter la défend contre ses remarques et regards acerbes. « Bien sûr, je t’y accompagnerais avec plaisir. » Il ne refuse jamais, surtout pour Eve qu’il considère comme sa propre sœur. Il aurait adoré avoir une petite sœur d’ailleurs. Alors oui, la défendre lui paraît naturel. L’union fait la force, elle est encore jeune pour répondre à ces abrutis. Mais un jour viendra où elle parviendra à les faire taire. Soufflant sur son chocolat, il en boit une gorgée qui brûle sa gorge, une agréable sensation. « Avec la rentrée, on a moins de temps. » Il soupire un peu, avant de sourire grandement. « J’ai hâte de voir New-York sous la neige ! » 






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Eve Simeone
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MessageSujet: Re: This is how we do (Eve)   Jeu 22 Nov - 9:20


this is how we do@Peter E. Barnes


Peter Barnes, articulai-je tout à coup, m'apprêtant sur chaque syllabe, le regardant d'un air blasé à la fois, crois-tu sincèrement qu'il me suffise d'un peu de pluie ou de vent pour ne pas venir assister à l'un de tes matchs ? Il m'en faut bien plus pour avoir peur, souris-je. Une tornade, un ouragan, un tsunami ou un tremblement de terre. Peut-être même ces quatre catastrophes à la fois. Et c'était bien ça le problème, je n'avais peur de rien lorsque j'avais une idée en tête. Et c'était peu dire, puisqu'un simple rhume pouvait avoir des conséquences graves sur ma qualité respiratoire. Je n'étais déjà pas immunisée correctement contre les diverses maladies chroniques d'hiver, qu'elles avaient en plus un impact sur ma vie. Inconsciente, stupide. C'était ainsi qu'on me caractérisait la plupart du temps. C'était comme ça que les autres me voyaient quand je ne voulais que toucher la liberté du doigt. A en croire quelques proches, il me faudrait rester enfermée les jours de mauvais temps; tout l'hiver en fait, sans oublier une partie de l'automne. C'était impossible. Pour une demoiselle aussi active que moi, il était insensé de me garder au chaud plusieurs mois d'affilés. J'avais besoin de côtoyer l'extérieur, voir mes amis, m'affairer et... Et vivre. Vivre pendant qu'il était encore temps, pendant que ce mucus épais, qui prenait part dans chaque recoin interne de mon corps, n'était pas assez fort pour gagner le combat. Le froid, pour moi, n'était pas un ennemi. Je le voyais plutôt comme un allié qui, chaque jour, était un pense-bête pour me rappeler qu'il était indispensable que je m'habille correctement; que je ne copie les autres qui, à -10°C, sortaient encore en T-shirt. J'aimais cette sensation de glace sur mon visage, lorsque mes pores se rétractaient, comme pétrifiés. Cette jolie couleur rosée sur mes joues et le bout de mon nez rougit par les baisses températures. Oui, tu as raison, acquiesçai-je, finalement, lorsqu'il imposa son souhait de voir la neige arriver. Vivement que New-york s'habille de son manteau blanc, souris-je en approchant la boisson encore plus près pour réchauffer mon faciès, les mains bien entourées autour du gobelet. J'espère que nous n'allons pas attendre aussi longtemps que l'année dernière. J'ai trouvé que les flocons avaient eu du mal à tomber, me souvins-je. Le réchauffement climatique, tout ça; j'imaginais qu'il était dispensable que je ne le rappelle, on en parlait partout, à toutes les sauces. Tu as des vacances d'hiver, me risquai-je à poser après avoir posé mes lèvres contre le bec du couvercle pour me délecter d'une gorgée du chocolat chaud, je pensais que ça serait cool que l'on puisse se programmer un week-end avec quelques amis. S'il fût un temps, nous trouvions le temps de passer énormément d'après-midi et de soirées ensemble, aujourd'hui ce n'était plus le cas. Les seuls moments trouvés étaient les périodes de matchs, les visites imprévues comme maintenant, pour laquelle j'avais eu énormément de chance qu'il soit congédié du terrain, les messes hebdomadaires et festives à l'Eglise. Oui, ça n'avait rien de transcendant. Pourtant, j'appréciais passer du temps avec le "p'tit Barnes" comme ma tante avait eu l'habitude de l'appeler. Plus si petit que ça. Enfin, c'est une idée comme une autre, repris-je avant qu'il ne me réponde, si tu as prévu autre chose ou que t'es déjà pris, c'est pas grave. Peut-être qu'il n'aimait pas les week-ends ? Peut-être n'y avait-il pas le droit ? Peut-être était-il obligé de les passer en compagnie de sa famille ? Je me rappelais que mon père était très catégorique là-dessus : pas de week-end en-dehors du cercle familial. En fait, pas de sortie tout court, que ce fut en semaine ou le samedi et dimanche. Loin des repères de mon enfance, il était certain que je n'étais plus habituée aux traditions familiales. Même si ma tante était pratiquante, il n'en était pas de même pour Michal, son mari. Forcément, depuis que je logeais chez eux, j'avais pris part à ces divergences culturelles. Ils avaient respecté les engagements religieux -ou pas- de l'autre, et à la maison, rien n'était pratiqué selon les devoirs qui m'avaient été inculqués enfant. Au final, nous étions tous indépendants et agissions comme bon nous semblait. Je priais toujours, le soir, au pied de mon lit, comme une bonne catholique; j'étais sûre d'être la seule. Et les études, ça se passe comment de ton côté ? Ça fait un moment que tu ne m'as pas envoyé de notes par message, lui rappelai-je volontairement ses manquements; même si j'étais loin de lui en vouloir pour ça. Ma meilleure amie n'arrête pas de me dire que les professeurs lâchent prise plus facilement devant les étudiants qui ne veulent pas réussir à l'Université, c'est vrai, interrogeai-je Peter. Il semblerait que la Senior High School n'avait rien à envier à Columbia. Il n'y avait pas que du bon dans l'indépendance.


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MessageSujet: Re: This is how we do (Eve)   Mer 12 Déc - 15:29


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Eve est probablement comme une petite sœur pour le futur infirmier qui est prêt à beaucoup pour la protéger. Il sait à quel point sa santé peut être très vite fragilisée, notamment par un petit rhume anodin pour les gens normaux. Le brun est conscient des risques à venir en tant que spectateur lors de matchs. Observer sans bouger est le meilleur moyen d’attraper des microbes, surtout avec de telles températures. L’hiver amène peu à peu son manteau glacé, bientôt la neige risque de s’inviter à la fête et recouvrir New-York. Aux paroles de la jeune femme, il esquisse un fin sourire amusé, comprenant bien que son amie est décidée à se déplacer qu’importe le temps, qu’importe le vent ou la pluie. Ce côté têtu lui ressemble, il a la sensation parfois de se voir en elle. Cette même détermination qui l’anime et qu’il comprend. Ce ne sera sûrement pas lui qui critiquera cet aspect de sa personnalité. Les écossais ne sont pas réputés pour abandonner aisément, mais ils ne sont pas les seuls, loin de là. « Justement, je te connais, t’es aussi têtue que moi. J’aurais au moins essayé de t’en dissuader. » Un haussement d’épaules alors qu’il lève le nez au ciel qui se couvre. La neige va peut-être arriver plus tôt que prévu, ce qui ne serait pas une mauvaise chose, New-York gagnerait en beauté et tranquillité. La neige amoindrie les bruits, refait tomber la population en enfance pendant de quelques instants. Notamment Barnes qui adore la neige plus que de raison. Pour sûr que l’on risque de le voir souvent dehors si cela advient. A se rouler par terre, à faire des bonhommes. Tout ce qu’il n’a pas réellement pu faire dans son enfance, cette liberté qu’il cherche tant aujourd’hui. Un doux sourire étire ses lèvres en pensant à ce qui l’attend. Mais avec le réchauffement climatique, il faudra probablement attendre un moment avant d’espérer apercevoir un flocon. « Le réchauffement climatique n’arrange rien, surtout dans les grandes villes. » Soupir tandis qu’il boit une gorgée de sa boisson chaude qui réchauffe sa gorge. Un bien fou. La dure réalité le rattrape alors, il balaye alors l’utopie de voir la neige débarquer ici, parce que ça ne risque sûrement pas d’arriver. Ses opales se tournent vers la jeune fille à ses côtés, qui lui propose de passer les vacances ensembles. L’emploi du temps de l’étudiant est empli de toutes parts, du repos ne serait pas de refus. Les rares fois où il prend le temps de souffler, sont destinées aux cours. « Ce serait avec plaisir Eve ! » Sa famille, il ne souhaite aucunement la voir. Les plaies du passé ne sont pas oubliées, encore moins pardonnées. Plus les contacts sont rares, plus il se porte mieux. Peter hoche la tête, très enjoué quant à l’idée de passer des petites vacances avec Eve. Leur temps passé côte à côte n’a fait que s’amoindrir ces derniers temps. « J’ai rien de prévu, donc c’est vraiment une bonne idée. Tu sais que j’adore passer du temps avec toi P’tit tête. » Petite ? Pas si petite que ça, mais Eve reste et restera comme sa petite sœur. Fragile et qui grandit encore. Bientôt, elle n’aura plus besoin de lui et s’envolera de ses propres ailes. Mais pour l’heure, la protéger des autres est sa priorité. « Tu voudrais aller où ? A la montagne ? » Demande-t-il, curieux de connaître le programme de ces quelques jours loin de tout, loin de la ville et du brouhaha de celle-ci. C’est la promesse de bons moments tout ça. Abordant le sujet des études, Peter retrouve un peu de sérieux, hochant la tête. « Bah écoute ça va, je me débrouille, les examens arrivent bientôt. Je suis motivé alors les profs m’aident, mais c’est vrai que les professeurs n’iront pas vers toi si tu n’en n’as pas l’envie. » C’est ainsi que fonctionne l’université. Rares sont les étudiants qui ne sombrent pas. « On est trop nombreux pour qu’ils fassent du cas par cas. »






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MessageSujet: Re: This is how we do (Eve)   Mar 18 Déc - 12:54


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La montagne, c'est un peu trop commun, non, m'enquis-je à réfléchir, lâchant d'une main mon gobelet en carton pour poser un index sur ma lèvre inférieure, pensive. En vacances d'hiver, tout le monde partait rejoindre les montagnes qui offraient sports sur glace ou sur poudre, chocolats chauds, verres de vin et chalets. D'ailleurs, les étudiants raffolaient de ces vacances pour lesquelles ils avaient facilement moitié prix sur des départs d'avant-fêtes. La glisse, moi, je la pratiquais déjà en été sur les vagues, je n'avais pas besoin d'user de ski pour m'amuser. Non, pour Peter, moi et d'autres, il fallait couper court aux habitudes et ne pas tenir compte de la période. D'ailleurs, Décembre était toujours voué à bien trop de coutumes pour l'étudiant et moi-même. Décembre, c'était le mois qui mêlait beaucoup de messes, beaucoup de réunions de famille, beaucoup de préparatifs, beaucoup, beaucoup, beaucoup. Alors ... Et si on partait plutôt dans une zone chaude, proposai-je, pour casser le train-train quotidien et s'évader de la Bonne Nouvelle ainsi que de la Naissance de Jésus-Christ, il faudrait vérifier nos passeports, mais je suis certaine qu'il y a, dans le Sud des Etats-Unis, un endroit que nous pourrions découvrir et qui nous émerveillerait tout autant que des montagnes vêtues de blanc. Le Sud des U.S. offrait de jolies contrées qui baignaient encore sous une température un peu moins glaciale. Pourquoi pas y camper ? Je n'ai jamais fait de camping. Ça serait cool de jouer les aventuriers, continuai-je à penser, rêvant d'un ailleurs; cassons le mythe des vacances d'hiver ! Cassons les codes et brandissons un semblant de révolution ! On pourrait aussi s'inscrire à un petit tour de l'Amérique latine en bateau, continuai-je, énormément d'idées vagabondant dans ma tête au même moment. Il faudrait que je pense à avoir les médicaments qui me sont nécessaires sur moi, et en grande quantité pour être sûre de ne pas en manquer, mais ça pourrait être chouette, réfléchis-je, comme si un week-end pouvait durer à l'infini. L'éternel, tout n'était qu'éternel en moi. Depuis que j'eus quitté l'hôpital, il y avait de ça deux ans maintenant, jamais, au grand jamais, je n'avais vécu comme une demoiselle qui s'apprêtait à mourir. J'épousais la vie, et repoussais la fin. Si d'autres ne pensaient qu'à ça, en me voyant, et s'attristaient, moi je gonflais à bloc mes poumons et je profitais de la magnificence, de la joie et de l'amour. Oui. J'avais beaucoup à donner aux autres, à moi-même. Certains disaient que je méritais le prénom Eve, qu'il ne m'avait pas été donné par le plus grand des hasards, tellement je m'auto-suffisais en affection, les uns pensaient que j'étais l'une de celles qui avaient reçu le baiser du Seigneur à la naissance tellement j'étais lumineuse, les autres pariaient sur les symptômes négatifs résultant d'une prise trop importante de médicaments, à intervalles réguliers, depuis trop longtemps; et ce n'était pas beau, de parier, selon l'Eglise. Est-ce que ça importait vraiment ? Ô, il m'arrivait d'être prise d'émotions négatives. Pleurer, m'énerver, cela n'était pas sentiments totalement inconnus; j'en avais versé des larmes, j'en avais froncé des sourcils, j'avais même articulé des phrases que je n'avais jamais pensé, blessantes parfois, mais ressenties réellement. Mes lèvres vinrent se réchauffer contre le rebord, mon nez rougi s'aventura dans la fumée chaude de la boisson et je bus quelques gorgées avant qu'une goutte de pluie ne vienne obstruer ma vue. La perle d'eau claire fut tombée sur mon œil, se pointant sur mes cils. Ce contact eut don de me faire fermer la paupière, devenant ainsi un pirate contemporain. Il eut fallu s'en douter. Nous devrions chercher un abri avant que le flot ne s'abatte sur nous, proposai-je à Peter, comptant sur lui pour qu'il nous trouve un endroit où nous cacher du ciel grisé par quelques nuages mécontents. La boisson à moitié terminée, je la collai contre mon manteau et mes doigts s'accrochèrent à la manche du sportif, histoire que, dans la foulée, je ne puisse le perdre.


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