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 Two fucking seconds | Peter

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MessageSujet: Two fucking seconds | Peter   Mer 31 Oct - 0:41

Two Fucking Seconds
Δ Ft. Peter E. Barnes

Avant d’arriver à New York, je n’avais jamais connu le sport et cette sensation de devoir se surpasser pour mettre un pied devant l’autre. À l’école, on ne nous en enseignait pas, ils étaient bien trop occupés à nous faire réciter des poèmes chrétiens. Néanmoins, les autres enfants de mon âge faisaient du sport en dehors des cours, comme par exemple du football, du ski ou encore du hockey sur glace. Mais moi, je n’avais évidemment pas cette chance, après les cours je m’affairais directement à mes devoirs, et ce jusqu’à tard le soir. Les activités jugées futiles par mon père comme le sport ou les sorties n’avaient pas leur place dans ma vie.
Au début, ça ne me posait pas vraiment problème, mais lorsque je suis arrivé à l’adolescence et que les autres garçons développaient une certaine musculature, à laquelle je ne me privais pas de jeter un coup d’œil, tandis que je ressemblais à une brindille, j’ai rencontré quelque chose que je ne connaissais pas avant : le regard des autres. Aussi stupide que cela puisse paraître, je n’y accordais que trop d’importance, tant le superficialité régnait chez la noblesse. Alors, je ne me sentais pas bien dans mon corps frèle, et je comblais ce mal-être en réussissant à toujours être le meilleur dans chaque disciplines scolaires. C’est pour cela qu’en arrivant à Columbia, je me suis directement inscris au club d’athlétisme ainsi qu’à la salle de musculation. Lorsque je ne révisais pas, je suais à la salle ou sur la piste. Depuis, j’ai arrêté la musculation pure et dure pour la remplacer par des exercices chez moi et me consacrer pleinement au sprint, discipline pour laquelle j’ai développé une réelle passion. Courir de toutes ses forces, pour allez plus vite, toujours plus vite, et ressentir ce sentiment de liberté qui vous caresse le visage.

«  C’est fini pour aujourd’hui, vous avez bien bossés tous. Utilisez les vestiaires du stade de soccer pour vous changez, les nôtres sont en rénovation.  »

À deux secondes près je battais le temps de celui qui m’a devancé et à cause duquel je suis arrivé en deuxième place à la dernière compétition. À deux secondes près, je m’assurais une chance de pouvoir rivaliser avec lui la prochaine fois. Mais non, encore fois, j’ai merdé. Fier et impulsif comme je suis, accepter ce genre de défaites personnelles est très difficile, ce pourquoi j’ai tendance à très rapidement m’emporter pour finalement pas grand chose.

Arrivés dans les vestiaires, les membres du club d'athlétisme saluent ceux du soccer, étape que j’ai délibéremment sauté, affichant une mine dégoûtée et dédaigneuse. En arrivant près d’un banc j’ôte mon t-shirt et le jette violemment dessus, frôlant un joueur de soccer aux cheveux bouclés auquel je ne prête guère attention. Je m’assois à côté de lui en laissant mes fesses tombées sur le banc, et glisse un léger « fais chier ...  » dans un soupire. Je pose mes coudes sur mes genoux sautillant nerveusement, ma tête sur mes poings serrés, me répétant en boucle dans ma tête deux putain de secondes... . Je laisse mon regard se perdre dans le vide, surchauffant intèrieurement, jusqu’à ce moment fatidique où il faut choisir entre frapper le casier ou frapper le voisin pour exterioriser cette colère noire. Par chance pour le bouclé, je jette mon dévolu sur le casier, auquel je donne soudainement un coup de poing violent et sec en laissant échapper un juron d’entre mes lèvres. Heureusement pour moi, il ne restait plus que deux ou trois sportifs dans les vestiaires. Me laissant retomber sur le banc, d’un coup épuisé par cet acte de libération, je remarque que mes phalanges sont en sang, ayant frapper indélibéremment le cadenas du casier. Je lâche un soupire de fatigue, et commence à sentir une vive douleur émanant de ma main. Me rappelant que le bouclé est toujours à côté de moi, j’ai l’impression de sentir son regard aux lueurs marrons se poser sur moi. Toujours à moitié énervé, je me tourne vivement vers lui et lui lance d’un ton sec et hautain qui ne me ressemble pas : « Qu’est-ce qu’il y a ? Tu veux me donner un pansement ? ».
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MessageSujet: Re: Two fucking seconds | Peter   Mer 31 Oct - 16:56


two fucking seconds@Ace Van Leidanov

Ce matin, les yeux du juvénile peinent à s’ouvrir, à cause de la nuit très courte qu’il a pu passer. Le juvénile a été de garde à la caserne de pompier pendant des heures. Particulièrement éprouvantes les missions l’ont épuisé. Il s’est littéralement effondré dans son lit, sans prendre la peine de se déshabiller, s’endormant tout habillé. Alors se réveiller dans cet état n’a rien d’agréable. Peter a la sensation de ne pas s’être correctement reposé. A dire vrai, pour rattraper toutes les nuits comme celles-ci il lui faudrait sûrement dormir toute une semaine. Il faut avouer que parfois, il se maudit d’avoir un rythme de vie aussi soutenu. Mais ce dernier a l’avantage de l’empêcher de ressasser le passé, de l’éloigner de ses idées noires. Son esprit est sans cesse occupé, ce qui l’évite de se poser les bonnes questions, mais aussi de vivre tout simplement comme les autres étudiants. Il a mûrement réfléchit pour devenir pompier volontaire. Grâce à cela, Peter se sent réellement utile à la société, protégeant des gens qui ne peuvent se défendre seuls. Lui n’a pas eu cette chance, ce n’est pas pour cela qu’il faut tourner le dos aux plus démunis aujourd’hui. Ce n’est pas parce qu’il a subit la perversion de l’humanité que tous les Hommes sont les mêmes. Bien au contraire. Les plus machiavéliques ne sont qu’une minorité, certes plus bruyante que le reste. Peter Barnes a foi en l’humanité, en dépit de ses mésaventures vécues par le passé.

Une longue journée de cours se terminant par le soccer, permettant ainsi à toute l’équipe de se défouler. Après être resté des heures assis, le besoin de se dégourdir les jambes se fait ressentir. Le juvénile se doit de garder la forme afin d’être à la hauteur et d’aider au mieux les pompiers sur le terrain. Courant à vive allure, le jeu se passe aujourd’hui sans chute, contrairement à la veille où Peter avait manqué de se briser le crâne. Heureusement que son casque avait résisté au choc.

[…] L’entraînement s’achève, l’équipe rejoint les vestiaires, dans les douches qui se vident peu à peu. Barnes apprécie plus que jamais le contact de l’eau chaude sur ses muscles endoloris par l’effort intense fourni il y a quelques minutes. Les entraînements sont toujours faits à 100%. Le coach y tient particulièrement afin que l’équipe ne baisse pas en niveau. Celui-ci exige l’exigence à ses étudiants. Il les tire vers le haut. Dans la quiétude des vestiaires, Peter s’y sent bien. Serviette autour du corps, il salue les membres du club d’athlétisme débarquer, sauf un qui visiblement n’en n’a pas le cœur. Assis à ses côtés, il remarque bien l’état d’énervement de ce dernier. Il ne fait rien, fouillant dans son sac ses affaires pour s’habiller. Soudain, un bruit sourd le fait sursauter. Son voisin a violemment frappé un casier, dans un geste de rage. Les opales du brun se posent sur le blond dont les phalanges saignent, le liquide carmin se répandant par terre par gouttes. Restant silencieux, il sait que dans ce genre de situation où la victime est énervée, il vaut mieux attendre un peu, histoire que sa pression artérielle ne redescende. Sauf que même en ne disant rien, l’étudiant laisse encore parler sa haine dans ses mots à son égard. Peter respire un bon coup pour ne pas s’énerver, à garder son sang-froid. « Tu t’es fait mal. Tu devrais aller à l’infirmerie si tu veux éviter que ça n’empire. » Dit-il en croisant ses bras sur son torse, gardant un ton tout à fait calme. Pas sûr que son interlocuteur daigne se calmer après ça, mais qu’importe, au moins il lui a dit la vérité.
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MessageSujet: Re: Two fucking seconds | Peter   Jeu 1 Nov - 1:21

Two Fucking Seconds
Δ Ft. Peter E. Barnes

« Ah bon je me suis fais mal ? Sans déconner, j’avais pas remarqué, merci. Oh et puis tiens, maintenant qu’on est copains tu pourrais m’accompagner à l’infirmerie pour que j’aille pleurer ces égratinures à la con. »

Cette ironie, cette vulgarité, ce dévergondage envers quelqu’un qui ne cherche qu’à m’aider alors que je dois appaître comme un gars hautain à souhaits, m’aurait valu plus de claques que je ne m’en suis jamais pris en Norvège. La désinvolture dont je faisais preuve là-bas a pris ses aises en Amérique pour presque se transformer en arrogance, chose qui ne me plaît pas du tout. Dans des moments comme celui-là, je ne peux m’empêcher de ne penser qu’à moi en m’énervant sur tout, une impulsivité que je n’arrive pas à canaliser et qui me fait culpabiliser.
En temps normal je déteste ceux qui se donnent en spectacle, or c’est exactement ce que je viens de faire en frappant ce casier tout en déblatérant des jurons. De plus, contrairement au bouclé qui a réussi à garder un calme olympien, je lui parle mal alors qu’il fait juste preuve d’un peu de compassion. Un pauvre con qui ne pense qu’à sa gueule, voilà de quoi il va se souvenir en sortant de ces vestiaires.

Mon rythme cardique délérant tout autant que ma nervosité, je me rends compte que mon poing est réellement ensanglanté et que la douleur est encore vive. Il aurait évidemment été plus judicieux de suivre les conseils du brun, mais fier que je suis, il est bien trop tard pour que je revienne sur ce que je lui ai dis, alors je vais faire avec ce que j’ai. Je décide d’allez rincer ma main en prenant ma douche. Je me lève, ignorant la présence du joueur de soccer probablement sur le point de sortir, et me dirige, concentré sur ma main, vers les douches. Lorsque mon poing entre en contact avec l’eau, je réprime un crispement de douleur que le bouclé a sûrement pu remarquer, du moins si il daigne encore accorder de l’importance à l’abruti que j’ai été. Par réflexe je secoue ma main, et c’est alors que je remarque que, tant concentré sur ce poing, j’en ai oublié d’ôter mon short est mes chaussures, me retrouvant simplement torse nu sous l’eau chaude. Je me dégage rapidement de la douche pour en sortir, et me dirige vers un miroir dans lequel je regarde fixement mon reflet en murmurant : « Calme-toi, calme-toi ... ». Je pousse un grand soupir et me retourne vers le banc où le brun est encore assis pour y prendre mon t-shirt. Une fois en main, je l’uilise pour me fabriquer un garrot de fortune, puis je prends ma serviette et me déshabille sans gêne ni pudeur, comme je n’ai jamais connu de vestiaires à l’école je n’ai jamais eu besoin de ressentir de la pudeur, et je m’entoure la taille avec afin de mettre mes vêtements trempés à sécher sur le banc d’à côté.

Enfin, je retourne m’asseoir à côté de lui sans le regarder. Je fais mine d'observer mon garrot sous toutes ses coutures alors que je jette de furtifs regards en sa direction, affichant une mine crispée par la culpabilité, triturant nerveusement les bouts de tissu et espérant secrètement qu’il m’adresse la parole, même si je sais que je lui répondrai sur un ton sec et hautain, m’obstinant à ne pas m’avouer vaincu. Alors qu’accepter de l’aide n’a rien d’une défaite, c’est absurde.
Fierté quand tu nous tiens.
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MessageSujet: Re: Two fucking seconds | Peter   Lun 5 Nov - 21:27


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Peter est un homme altruiste, il n’aime pas voir les autres souffrir, alors tout naturellement, il fait tout pour que ces derniers soient sur pied. Le bien-être de ses paires passe avant tout, même le sien. C’est probablement pour cela qu’il s’est engagé comme pompier volontaire. Se sentir utile, aider, des valeurs en corrélation avec celles qui subsistent en lui. La misère humaine, il a pu la voir ; des vies brisées, des familles détruites, des situations de pauvreté extrêmes. Tant de scènes difficiles pour l’étudiant qui, en dépit de tout cela garde son sang-froid. Lucidité nécessaire, notamment en cet instant où cet inconnu fait preuve d’une arrogance inattendue. De nature impulsive, le jeune Barnes ne cède cependant pas à ses basses pulsions, pour ne pas s’abaisser au niveau de son interlocuteur qui visiblement le trouve de trop. « Inutile de me répondre comme ça, je voulais juste t’aider. » Lâche-t-il en soupirant, ses opales se dirigeant vers le casier quelque abîmé, mais bien moins que les phalanges d’Ace. Le liquide carmin s’écoule au sol tandis que sa main commence à gonfler. Pour sûr qu’il faut s’en occuper avant que cela n’empire. Malgré toute la méchanceté dont a fait preuve ce dernier, Peter ne peut s’empêcher de s’inquiéter de son état. La compassion fait de toute évidence partie de son ADN. Son être tout entier transpire la bonté, ce qui parfois peut énerver. Sa compassion pouvant être considérée comme intrusive alors que ce n’est aucunement le cas. Il ne juge pas, tout ce qu’il veut, c’est soigner les blessures physiques. Lorsque les pompiers interviennent sur certaines situations, ils ne jugent pas et s’occupent des blessés pour leur prodiguer les premiers gestes de secours. Qu’importe que les victimes soient riches, pauvres, voleurs, gros ou stupides. Tous méritent de vivre car tous sont des êtres humains.

Le delta va ensuite sous l’eau afin de se soulager, l’eau nettoie la plaie, mais cela ne suffira pas. Ce que ne sait pas cet inconnu, c’est que Peter est têtu, il ne lâche pas, ne baisse pas les bras aussi facilement. Cela serait mal le connaître. Alors oui, même quand le protagoniste refuse son aide, il n’abandonne pas de sitôt. Tant qu’il le peut. Ses yeux marrons ne le quittent pas un seul instant, tandis qu’il revient s’asseoir à ses côtés, quelque peu gêné. Il se fabrique un garrot à l’aide de son t-shirt. Système D. Quelques regards dissimulés et Peter reprend la parole. « Tu ne veux toujours pas aller à l’infirmerie ? ça ne s’arrangera pas. Tu vas mal dormir, ça va s’infecter. » Un ton calme, calme olympien tandis qu’il pose son attention sur sa main, le sang s’imprégnant de son t-shirt, cela ne fait que prouver ses dires. Pas sûr que le jeune homme abandonne sa fierté si vite. Barnes craint déjà sa réaction face à ses quelques mots pourtant sans aucun jugement de valeur. Ce sont juste des faits. Le bouclé se lève ensuite pour s’éloigner un peu afin de s’habiller, très pudique de nature. Son passé compliqué n’arrange en rien cette pudeur. Il n’aime pas se montrer nu, et encore moins face à des inconnus. Dans ces vestiaires, il s’évertue à se cacher lorsqu’il s’habille, c’est plus fort que lui. Une fois vêtu, les cheveux encore mouillés, le voilà de retour dans le champ de vision du delta.
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MessageSujet: Re: Two fucking seconds | Peter   Jeu 8 Nov - 23:52

Two Fucking Seconds
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Évidemment, que ça ne s’arrangera pas, que je dois aller à l’infirmerie. Évidemment, que cette nuit je dormirai mal avec cette blessure inutile. Tout ça je le sais, mais je ne l’avouerai pas, je ne m’autoriserai pas à le faire, pour garder mon semblant de fierté. En revanche ce que je ne sais pas, c’est pourquoi je culpabilise, pourquoi je m’en veux de lui avoir parler comme ça, alors que d’habitude je passe outre. Pourquoi sommes nous encore dans ce vestiaire, alors que cela fait vingt minutes que nous ne sommes plus que deux, deux inconnus acccompagnés d’une atmosphère froide agrémentée de quelque peu de compassion de la part du bouclé ? Pourquoi je me préoccupe de ce qu’il peut penser de moi, pourquoi s'obstine-t’il à vouloir m’aider alors que je ne le mérite pas ?
Pourquoi, lorsqu’il revient habillé et les boucles de ses cheveux bruns encore mouillées, je me permets de me perdre dans ses opales noires ? Pourquoi, d’un coup tout disparaît, je le regarde, surement d’un air hébété, puis un battement de cils, aile de papillon fouettant l’air, et ma douleur revient à la charge, la réalité avec ?
Que s’est-il passé ? À quelle genre de faiblesse me suis-je abandonné ? Trop de questions, il y a toujours trop de questions, pour aucunes réponses.

Je me ressaisis, ne sachant pas combien de temps je suis resté bêtement à le regarder, et secoue vivement la tête comme pour me sortir d’un mauvais rêve. Mon regard se pose à nouveau sur ma blessure, et comme après être sorti d’un cauchemar je replonge dans un nouveau, mon pouls accélérant à une vitesse folle. Le liquide rouge se répend sur le tissu blanc, comme ce soir-là. Ce flingue. Ce mec. Ce sang. Mon père. Tout se brouille dans mon esprit.
Déboussolé, je vais chercher mes affaires, encore humides, sur le banc d’en face, et les enfiles rapidement, tout en étant dos au joueur de soccer. À ce moment-là, je veux juste partir, je suis resté trop longtemps dans ce vestiaire a perdre mon temps. Idiot que je suis, je me suis laissé prendre à ... je ne sais pas à quoi, mais c’est à cause de lui. Normalement je ne suis pas comme ça, je n’ai jamais été comme ça, c’est lui qui m’a mis dans un etat pareil. Et puis ce sang qui coule lentement à travers mon garrot ne me rappelle que trop de choses, trop de choses sombres qui m’effraies un peu plus à chaque secondes qui passent.
Sans daigner le regarder, je lui adresse une dernière fois la parole : « Écoute, j’irai pas la voir ton infirmerie, donc lâche-moi maintenant. », un ton sec et froid, tout ce qu’il mérite. Enfin je crois, ou alors il ne le mérite pas, je n’en sais rien. Je ne me contrôle pas, ni moi, ni mes sentiments ou mes pensées, je me sens perdu et je n’aime pas ça. J’ai l’impression de me noyer dans un océan de brume, un océan dont lequel on ne voit pas la surface.

Après avoir enfilé mon sweat-shirt, je ferme mon sac, resserre rapidement mon garrot de fortune, enfile mes baskets et me prépare à sortir. Lorsque je serai parti, tout ce brouillard disparaîtra, et je pourrais enfin respirer.
Je suis enfin prêt, je passe devant le bouclé, faisant mine d’avoir la tête haute, et passe la porte, me convainquant que ce n’est que la douleur qui me fait tourner la tête.
Cependant, au plus profond de moi, j’ai l’impression qu’il m’a jeté une malédiction, m’obligeant à aller contre ma volonté. Alors qu’il ne m’a rien fait, c’est absurde, il me rend simplement fou.

Tellement fou, que je sais que quelque part dans ma tête, je brûle d’envie de me perdre une nouvelle fois dans ses pupilles noires.
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