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One day I'll fly away - Aurore

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Hayden J. Barrow
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J'ai posté : 433 messages et j'ai : 71 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Billy Huxley et pour finir je crédite : Morphine (avatar) : Morphine (gifs signature) ; XynPapple (codage signature)

Sam 10 Nov - 21:14

One day I'll fly away
Aurore & Hayden

Le samedi 3 novembre. Il y a deux semaines à peu près, j'ai rencontré une blondinette. Une jolie blonde aux grands yeux clairs, qui porte le même prénom que la princesse dans la Belle au bois dormant. D'ailleurs, elle lui ressemble un peu, sauf qu'elle est pas aussi candide et fragile que la nana décrite par Walt Disney. Elle a un peu de mordant - beaucoup, en fait - et auprès d'elle, j'ai dû passer pour le dernier des abrutis désespérés à la recherche d'un plan cul. En fait, c'était pas du tout mon intention. Moi, j'voulais juste discuter, la connaître un peu mieux, la traîner dans un café pour lui offrir une boisson chaude avec mon argent sale et admirer son visage qui doit être encore plus joli quand elle sourit. Des filles comme elle, y en a pas beaucoup dans le quartier où j'vis. C'est pas de leur faute, mais concrètement, les seules nanas que je croise dans mon bled, elles ont la peau sur les os, le teint gris, les bras ravagés par les injections d'héroïne. Quand elles doivent les cacher, pour le boulot ou devant les services sociaux, mais qu'elles sont incapables de se séparer de leurs précieuses doses, elles s'injectent leur poison ailleurs. Entre les orteils, souvent. C'est plus discret. Alors forcément, quand j'ai vu Aurore, j'ai été instantanément ébloui. Je pensais même pas que les filles comme ça, ça existait dans la vraie vie.

Sans trop savoir pourquoi, j'ai fait une petite fixette sur cette jeune femme croisée à bord d'un bus, et que j'ai fini par suivre jusque dans la rue, pour l'importuner et avoir le droit de lui parler. En même temps, si j'avais pas fait ça, j'aurais sans doute jamais eu droit à un regard de sa part. Elle appartient à la même espèce rare qu'Eleanor. C'est le genre de nana que tu dois te contenter d'admirer de loin, parce que tu pourras jamais espérer faire partie de leur cercle d'amis proches un jour. Alors j'avais eu envie de forcer le destin, celui qui se ligue toujours contre moi et qui ne veut jamais rien m'accorder de bien. Ce besoin de devoir toucher l'inaccessible m'a poussé à pister la jeune femme durant quelques jours, surveillant ses trajets dans les transports en commun, notant dans un calepin les heures et les endroits où elle circulait habituellement. Un petit exercice que j'avais déjà expérimenté avec Eleanor, pour des raisons qui réclamaient plus de sérieux, mais que je trouvais bien plus amusant quand il était appliqué à une jeune femme que je n'avais nullement l'intention d'enlever. Au terme d'une enquête minutieuse, j'ai fini par déterminer que Broadway est un quartier très fréquenté par Aurore, et que c'est sans mal que je finirais par l'y croiser, par le plus grand des hasards, bien évidemment.

Posté à proximité du théâtre où elle se rend régulièrement, j'attends patiemment qu'elle fasse son apparition au coin de la rue pour y entrer. Quand je reconnais enfin sa chevelure blonde ondulant au rythme de ses pas, je la suis du regard. J'hésite à l'interpeller, mais je m'abstiens. Elle a l'air tellement concentrée, que je suis presque certain de me faire rabrouer si je l'interromps maintenant dans ses réflexions. Au lieu de ça, je préfère la suivre à l'intérieur, me fondant dans la masse. J'étais jamais entré dans un théâtre auparavant. Je savais même pas à quoi ça pouvait bien ressembler, avant de m'immiscer dans cette salle et de m'installer, au hasard, sur l'un des fauteuils rouges réservés aux spectateurs. Je m'enfonce un peu dans mon siège, les mains croisées sur mon ventre, craignant de faire tache dans un pareil endroit. Mais je reste, malgré tout, puisque personne ne me demande de sortir. Je fixe la scène, toujours vide, quand une musique se fait soudainement entendre et que l'obscurité tombe sur la salle. Blondie s'enfuit des coulisses pour rejoindre les planches de la scène. Sur une mélodie rythmée, la jeune femme se met à danser avec les autres comédiens. Son corps est moulé dans un body noir et de toute évidence, elle sait le faire onduler à la perfection. Mon regard est rivé sur elle, accroché à ses hanches qui gondolent harmonieusement au rythme de la musique. À plusieurs reprises, ses yeux semblent se poser sur moi mais je suis incapable de savoir si elle m'a vu ou non. Le spectacle se poursuit et je suis littéralement bouche bée. Tout ce qui se déroule sous mes yeux est absolument fabuleux. Je me laisse transporter, je laisse ces inconnus me prendre par la main pour me conduire dans leur monde fait de strass, de paillettes et d'une beauté infinie. Je suis subjugué par tout, que ce soit les danses, les mimiques, l'ambiance, l'histoire... Puis le spectacle se finit, bien trop tôt à mon goût. Les lumières se rallument doucement, m'extirpant de ma torpeur. Je suis incapable de quitter la scène des yeux. J'ai envie de crier : encore ! Mais je sais que ce n'est pas permis. Quand je tourne la tête, une silhouette se dessine à côté de moi. Mes yeux se posent sur les longues jambes à peine couvertes de tissu, pour remonter sur ce body sombre et ces boucles blondes que je connais déjà par cœur. « Hey, Blondie. » lui lancé-je d'une voix enjouée, les yeux encore pétillants. « Je savais pas que tu faisais de la danse de salon sur ton temps libre. » Un compliment aurait été davantage de rigueur, mais j'ai envie de la charrier un peu, faisant mine de ne pas avoir saisi ce qu'il vient de se dérouler sous mes yeux. Et peut-être n'ai-je pas encore tout compris. « En tout cas, c'était cool, ton spectacle, là. J'ai bien aimé. » finis-je par lâcher, sur un ton plus que sincère et franc, lui faisant part d'une première impression à chaud, alors que je redescends peu à peu de mon petit nuage.
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Aurore V. Hamilton
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Lun 19 Nov - 15:35
One day I'll fly away
— with Hayden J. Barrow.

Il y a quelques mois encore, ta vie ne ressemblait pas à ça. Il n’y avait pas d’aller retour régulier jusqu’à Broadway, jusqu’à l’un des nombreux théâtres du quartier pour répéter sans relâche les différents tableaux que tu interprètes. Il n’y avait pas de chant, il n’y avait pas de danse, ni même de théâtre. Il n’y avait rien, seulement tes cours à l’université, les messes à l’église, et ton père. Un quotidien assez maussade, mais qui était le tien. Désormais, c’est le jour et la nuit. Le feu et l’eau. Le soleil et la lune. Ta vie a connu un virage à cent quatre vingt degrés, et ne ressemble plus du tout à celle que tu avais avant. Tu mènes une vie indépendante, même si ce n’est pas de ton propre chef que tu as décidé cela. Tu mènes ta vie comme tu l’entends, sans devoir rendre de compte à personne. Et même si ça te pèse parfois, que le manque de tes parents se fait ressentir, tu gardes la tête haute, un sourire sur tes lèvres, et tu continues d’avancer. Ton esprit est souvent occupé maintenant, ce qui te permet de ne pas trop y penser.

Aujourd’hui samedi, pas de cours à Columbia, mais quelques heures de répétition avec des membres de la troupe. Les mots de ton meilleur ami sont encore dans ta tête, comme quoi bientôt, tu connaîtras les enchaînements par coeur, sur le bout des pieds. Tu n’auras plus à venir aussi souvent, seulement une fois de temps en temps, et pour les représentations. Tu es dans tes pensées Aurore quand tu arrives au théâtre, tu ne vois pas le danger tapis dans l’ombre, qui surveille. Tu entres dans les lieux que tu connais, sans demander ton chemin. C’est vers les loges que tu te diriges, pour te séparer de tes affaires, ainsi qu’une bonne partie de tes vêtements pour en passer d’autres, plus confortables pour la répétition de danse que tu t’apprêtes à faire. C’est dans un body noir à manche longue, de longues chaussettes qui remontent jusqu’aux genoux, et une paire de chaussures adaptée que tu arrives sur scène. Pas de grand spectacle ce soir, seulement de l’acharnement sur les pas de danse, afin de corriger des erreurs. Par chance, la magie du spectacle fait que les spectateurs ne voient rien, pour eux, c’est normal, et le jeu de lumière accompagné de la musique donne une illusion parfaite, mais toi, tu sais que ce n’est pas ça. Alors tu t’appliques, tu fais les pas plusieurs fois, tu laisses le chorégraphe corriger tes erreurs. Tu es concentrée, focalisée sur ce qu’il se passe sur la scène, pourtant, plusieurs fois, ton regard se perd dans la salle, vide à cette heure. Plusieurs fois, tu as l’impression de voir quelqu’un que tu connais, mais la distance fait que tu n’en es pas certaine, à cent pour cent. Tu tentes de mettre cette impression de côté, afin de ne pas risquer une chute inutile, et une blessure qui te mettrait sur la touche pendant plusieurs semaines. Tu parviens à attendre la fin de la répétition, mais dès qu’on te donne le feu vert pour quitter la scène, tu te presses d’en descendre, pour en avoir le coeur net. Au passage, tu récupères une bouteille d’eau pour te désaltérer, histoire de ne pas faire un malaise suite à l’effort. Tu circules dans l’allée centrale, cherchant du regard une personne bien précise, et quand tes yeux tombent sur lui, tu ne peux retenir un soupir. « C’est pas vrai… » Un murmure pour toi même, quand tu vois ce gars qui t’a “agressé” il y a deux semaines, il te semble, sur l’un des sièges. Tu oses croire aux coïncidences dans la vie, mais là, c’est trop pour que ce soit ça. Tu hésites, un court instant, mais finalement, tu fais les derniers pas pour te rapprocher de lui. C’est lui qui prend la parole en premier, qui te salue à sa façon en usant de ce surnom qui te fait lever les yeux au ciel. « Ouais, c’est en alternance avec les cours de tricot, et le club de mots croisés. » Dommage pour lui - ou pas - tu as toujours ta répartie. D’autant plus que tu as la fâcheuse tendance à accepter une perche quand on t’en donne une. En tout cas, la suite te surprend, car même si tu ne connais pas vraiment ce gars, tu as bien remarqué son habitude à parler en sarcasme et taquinerie, hors ses mots te semblent sincères. « Merci… » Dis-tu avec un peu moins d’assurance que ta réplique précédente. « Si tu as aimé cette simple répétition, tu devrais venir voir le spectacle en entier. » Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu lui dis ça, car il n’a pas l’air d’avoir la tête d’une personne qui va au théâtre le weekend, pour voir une comédie musicale. Reprenant un peu ton assurance, tu croises tes bras sous ta poitrine, la bouteille d’eau toujours entre tes doigts, et braques ton regard sur lui. « Qu’est-ce que tu fais là ? Tu m’as suivi ? »




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Dim 2 Déc - 18:03

One day I'll fly away
Aurore & Hayden

C'est qu'ils sont confortables, ces sièges rouges en tissu. Moelleux, agréables au toucher, épais... Je me mets à observer les boulons qui fixent les fauteuils dans le sol, pour voir si ce serait pas possible d'en démonter un pour l'embarquer... Mais là, comme ça, je vois pas trop comment je pourrais emporter un siège avec moi sans que personne ne le remarque. J'abandonne rapidement cette idée saugrenue pour me tourner vers la scène, sur laquelle des silhouettes commencent à s'agiter pour se mettre harmonieusement en mouvement sur la musique. Il me faut une ou deux secondes pour reconnaître Aurore et ses belles boucles blondes. Je la regarde danser, effectuer sa chorégraphie avec fluidité. À plusieurs reprises, nos regards se croisent et j'ai l'impression qu'elle m'a repéré dans la salle, malgré la profonde obscurité dans laquelle les sièges sont plongés. En tout cas, si elle m'a vu, elle ne laisse rien paraître et reste concentrée. La répétition prend fin et les lumières se rallument, illuminant une scène à nouveau désertée. Aurore a disparu, sans doute pour aller trouver refuge dans les coulisses.

En attendant de la voir surgir d'un côté ou de l'autre de la scène, je reste enfoncé dans mon siège, les bras croisées sur le ventre et le menton baissé. Tout à coup, une silhouette fait son entrée dans la grande salle où j'ai patienté jusqu'à la fin, sans voir le temps passer. Je reconnais Aurore immédiatement, qui n'a pas pris la peine de retirer son body noir. Elle n'a pas l'air enchantée de me voir, ce que je peux comprendre après le mauvais coup que je lui ai fait la dernière fois. Pourtant, cette fois-ci, je n'ai pas l'intention de lui voler son portefeuille. Comme à son habitude, c'est avec sa réplique la plus sarcastique que la jeune femme me salue. « Je vois. T'es une femme d'action. » lui réponds-je du tac au tac, en passant ma main sur ma barbe. Pour tenter de mettre la jeune femme de meilleure humeur, je lui fais un compliment sur le spectacle auquel je viens d'assister mais bizarrement, ça ne semble pas lui plaire. Elle me remercie avec un air dubitatif, ce qui me fait hausser un sourcil. « Pas de quoi, c'est sincère ! » me sentis-je obligé d'ajouter pour tenter de la convaincre définitivement, bien que ce ne soit pas gagné, vu comment elle a l'air têtue, la blonde. « Bah moi j'veux bien mais ça doit coûter un bras de venir voir un spectacle comme ça, non ? » À vrai dire, j'en ai pas la moindre foutue idée. Je suis jamais venu au théâtre avant aujourd'hui alors s'il y a bien un truc que j'ignore, c'est le prix d'une place. « Puis tu vas quand même pas me dire que tu voudrais que je vienne te voir quand même... Si ? » Déjà qu'Aurore n'a pas l'air folle de joie à l'idée que j'assiste à l'une de ses répétitions, alors que je me rende à son vrai spectacle... Ça devrait encore plus la contrarier. Enfin, je crois. Puis, évidemment, vient le fameux qu'est-ce que tu fais là ? Question à laquelle j'aurais dû m'attendre, mais qui arrive un peu trop vite, puisque je me mets à bredouiller : « Moi ?! Te suivre ?! Mais... Mais non ! Jamais ! » Je m'étrangle presque en feintant d'être complètement sous le choc face à ces accusations, alors qu'Aurore n'est pas tant que ça dans le faux. C'est même exactement comme ça que je suis parvenu à la retrouver : en la suivant. Évidemment, je vais éviter d'aggraver mon cas en passant encore plus pour un psychopathe, en confirmant ce qu'elle suppose, même si mon mensonge n'a rien de très crédible. « Je passais tout simplement par là, et... Et je t'ai vue entrer ici donc... Enfin, la suite, tu la connais. » bredouillé-je en haussant les épaules, avant de me décider à quitter mon siège pour faire un pas vers Aurore. « Bon, t'as prévu quoi, là ? Tu dois encore répéter ou t'as fini ? » lui demandé-je en me plantant juste devant elle, espérant qu'elle me répondrait qu'elle n'avait plus rien de prévu pour le reste de la soirée, et qu'elle accepterait peut-être de venir boire un verre avec moi, une fois qu'elle se serait changée.
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Aurore V. Hamilton
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Mar 18 Déc - 14:23
One day I'll fly away
— with Hayden J. Barrow.

Ce compliment te surprend, alors que tu ne devrais pas. Après tout, tu ne le connais pas. Comment peut-on connaître quelqu’un après une rencontre, surtout quand celle-ci se résume à un vol de portefeuille. Il faut vraiment avoir une case en moins pour vouloir connaître son agresseur, ou bien être atteinte du syndrome de Stockholm, bien que dans ton cas, il n’y a aucune prise d’otage, et période de captivité. Ainsi, tu ne devrais pas être surprise de sa réaction, pourtant tu l’es. Tu ne sais pas si tu dois le croire, ou penser que c’est un énième sarcasme, dans la continuité de la première fois où vous vous êtes parlés. C’est vers la première option que tu penches, alors qu’il ajoute que ses mots sont sincères. Tu l’espères au fond de toi, tu ne voudrais pas te faire avoir une nouvelle fois. Tu es pourtant quelqu’un d’assez méfiante, il faut faire pas mal d’effort pour réussir à te convaincre, à obtenir ta confiance, mais là, il y a un petit truc, dont tu ne saurais pointer du doigt, qui te pousse à revoir ta façon de faire, de penser.

Il n’a pas tort le blond. Pour venir assister au spectacle, il faut acheter l’une des places si convoitées, qui ne sont pas données. C’est l’une des choses que tu regrettes dans ce milieu, le fait de devoir être une personne aisé dans sa vie pour se permettre d’aller au théâtre, ou voir une comédie musicale. C’est un loisir, un plaisir, certes, mais l’art ne devrait pas être réservé qu’à une petite partie de la population. Car il ne faut pas le nier, la vie est chère à New-York. Beaucoup trop chère. Si bien qu’il faut faire des sacrifices, des choix quant aux loisirs qu’on souhaite avoir. « En effet. À part si tu connais l’une des comédiennes. Dans ce cas, il se pourrait que cette jeune femme t’offre gracieusement l’une des places qui sont destinées à sa famille ou ses proches. » L’allusion est assez explicite. Tu parles de toi. Ça risque de le surprendre, comme il a pu te faire le même effet quelques minutes plus tôt, mais la vérité est que tu n’as pas énormément de personnes dans ton entourage susceptibles d’accepter des places. Tes deux parents sont décédés, tu n’as plus de petit ami, plus énormément de contact avec le restant de ta famille… autant dire que tu pourrais donner ces places gratuitement, à la sortie du théâtre, juste pour faire plaisir à quelqu’un. Elles ne te sont d’aucune utilité, alors autant qu’elles servent à quelqu’un. Un sourire un brin sarcastique glisse sur tes lèvres, une fraction de seconde. Il est vrai que tu pourrais taper un scandale si tu apprenais son intention de venir, mais ce n’est pas le cas. C’en est rien même. « Je ne contrôle pas l’accès au théâtre, et même si c’était le cas, tu as autant le droit qu’une autre personne de venir ici. Il est vrai que tu n’as pas fait grand chose pour me donner envie de te forcer à voir le show, mais je sais ne pas rester dans un rancune inutile. La vie est assez courte pour être dans un disque rayé, à toujours ressasser les mêmes choses. » Tu sais parfaitement de quoi tu parles. Si tu avais pu suivre tes propres conseils il y a quelques mois, tu ne vivrais pas aujourd’hui avec sur la conscience les mots durs adressés à ton père, la dernière fois où tu lui as adressé la parole. Si tu avais pu passer outre, tu pourrais avoir un délicieux souvenir, au lieu d’avoir une terrible dispute. Pour parer à cette fragilité passagère, tu adoptes une posture différente, plaçant tes bras sur ta poitrine, et lui demandant la raison de sa présence ici. De suite, tu l’accuses de t’avoir suivi jusqu’ici, sans lui laisser la moindre présomption d’innocence. En guise de réponse, tu as le droit à un grand spectacle, un peu trop surjoué pour paraître vrai, mais tu ne vas pas lui faire remarquer. Tu as déjà eu l’occasion de parler de son jeu d’acteur qui laisse à désirer, tu ne vas pas recommencer. Tes traits s’adoucissent lentement, même si on peut y déceler du scepticisme. « Huhum, le célèbre J’ai vu de la lumière, alors je suis entré. Bien sûr. » À ces mots, tu hoches de la tête, pour bien lui faire comprendre que tu n’y crois pas une seule seconde. Il finit par se lever, et faire un pas vers toi. Tu ne bouges pas, tu restes immobile, alors qu’il te demande les plans de la suite de ta journée, et soirée. « J’ai fini, et à part aller me changer, je n’ai rien de prévu. Pourquoi cette question, tu as décidé de me taxer autre chose. Mon téléphone peut-être, pour changer… » Cette fois-ci, c’est un rire discret que tu laisses entendre. Il n’est en rien sarcastique, ou méchant, mais sincère. En fait, c’est assez difficile à croire, mais c’est vraiment sur le ton de la plaisanterie que tu t’adresses à lui. Si c’est pas la preuve qu’il te manque une case. Tu es là, face à quelqu’un qui t’a volé il y a quelques temps, et au lieu d’appeler la police pour vol et harcèlement, tu papotes tranquillement. Le monde ne tourne plus très rond.




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Mer 26 Déc - 20:56

One day I'll fly away
Aurore & Hayden

Toujours confortablement installé dans mon siège à quelques mètres de la scène, les doigts entrelacés et les yeux posés sur le joli minois d’Aurore, encore vêtue de sa tenue de spectacle, j’espère secrètement faire bonne figure cette fois-ci. Pour ce faire, pas de vol de portefeuille, ni de réclamation de baisers. Juste une discussion bon enfant, qui n’est pas complètement désintéressée, mais quand même. Il y a du progrès, non ? La jolie blonde aux boucles d’or semble surprise que je puisse la complimenter sur sa performance, comme si j’étais dénué de gentillesse et de bonté. Pourtant, quand elle semble insinuer qu’elle pourrait m’offrir gracieusement l’une des places réservées aux membres de son entourage, j’ai moi aussi du mal à y croire. J’incline légèrement la tête sur le côté, plisse les yeux et affiche une moue dubitative. 《Pourquoi tu priverais l’un de tes proches pour un inconnu ?》 C’est au moment où la question traverse le pas de mes lèvres que je me rends compte qu’elle pourrait paraître indélicate, si Aurore n’a plus de famille. Mais je ne peux pas revenir sur ce que j’ai dit, alors je me contente de détourner la tête, observant cette scène désormais plongée dans une obscurité presque totale. Les paroles prononcées par la comédienne attirent à nouveau mon attention et me contraignent à relever les yeux vers elle. Elle a raison, elle ne peut pas m’empêcher d’entrer entre ces murs si je le désire. Mais en même temps, je ne conçois pas de lui infliger ma présence contre son gré. 《C’est vrai, tu ne peux pas faire en sorte que l’on me refuse l’entrée mais j’suis pas un sadique, non plus. J’irais pas jusqu’à venir te voir si ça te fout ta soirée en l’air. Après, tu dois quand même reconnaître que ce serait une belle occasion d’éduquer un abruti.》 En utilisant le même mot que celui qu’elle avait employé le soir de notre rencontre pour me qualifier, je lui adresse un petit sourire sarcastique, mais pas rancunier. Il m’en faut bien plus pour me froisser.

Vient alors sur le tapis la raison de ma présence dans ce théâtre alors que, de prime abord, je n’ai pas vraiment une tête à fréquenter ce genre d’endroits. Je prétexte que je suis passé devant l’établissement par le plus grand des hasards - un hasard très heureux, quand même - et que je me suis contenté de suivre la seule passante dont le visage m’était familier. C’est absolument faux, évidemment. Il s’agit là d’une vaine tentative pour ne pas passer pour un psychopathe aux yeux de la jolie blonde, mais je pense qu’elle m’a grillé dès le début. 《Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ? Mais j’ai pas de bol, avec toi… T’es beaucoup trop perspicace.》 Je feinte la déception avant de quitter mon siège pour me relever doucement et faire quelques pas en direction d’Aurore, me plantant devant elle pour savoir si elle a prévu quelque chose pour le reste de sa soirée. Cette question n’a, évidemment, rien d’innocent et ça, je suis certain qu’elle s’en doute. 《Je compte rien te chourrer cette fois. Croix de bois, croix de fer. Si j’mens, j’vais en enfer !》 juré-je en levant la main droite, à la manière de ceux qui prêtent serment au tribunal, avant de témoigner. J’ai vu ça dans une série télé policière. Je baisse ensuite la main et en viens enfin aux faits, à l’objectif premier de ma demande. 《En fait, j’voulais te proposer de prendre un verre avec moi. Ou de manger un bout, si t’as pas encore dîné. T’en dis quoi ?》 Presque certain que la jeune femme va me foutre un énorme vent et refuser poliment mon invitation, je m’apprête déjà à la saluer pour m’en aller et la laisser tranquille. Définitivement. Mais il y a peut-être un maigre espoir pour qu’Aurore ait pitié de moi et m’accorde ce petit privilège.
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Aurore V. Hamilton
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Dim 30 Déc - 15:05
One day I'll fly away
— with Hayden J. Barrow.

La proposition semble trop belle pour paraître authentique, sans éveiller le moindre doute. Si les rôles étaient inversés, tu penserais exactement la même chose, mais la réalité est que tu n’as pas besoin d’avoir autant de places réservées à ton nom. Si tu avais encore tes parents, des oncles et tantes à foisons dans la ville, et une dizaine d’amis sur qui compter, tu serais aux anges, mais ce n’est pas le cas. Et comme chaque membre de la compagnie bénéficie de ce privilège, tu auras beau proposer de les reprendre pour en faire profiter quelqu’un d’autre, ça ne changera rien. « Parce que je n’ai pas de proche qui puisse en profiter. Alors autant que ces places servent à quelqu’un, d’autant plus si cette personne n’a pas l’habitude de venir au théâtre, faute de temps ou de moyen. » Tu aurais pu lui sortir un mensonge, réécrire la vérité pour qu’elle te convienne, mais ce n’est pas dans tes habitudes. Tu n’as pas honte de la composition de ta famille, ni même de ce qu’il a pu arriver dans le passé. Ce n’est nullement dans le but de te faire plaindre, seulement pour répondre à sa question, avec une entière honnêteté. Un comportement que tu considères comme une qualité, perçu comme un défaut par d’autre, qui perdure dans cet échange. Tu ne contrôles pas les accès, ce n’est pas ton job, et même si tu en avais les pouvoirs, tu ne ferais rien contre lui. Pourtant, tu notes dans sa réponse une certaine délicatesse. Tu n’avais pas forcément pensé à l’aspect déconcentration. Est-ce que le savoir dans la salle pourrait te faire perdre le fil de ta représentation ? C’est un risque, mais après tout, la répétition qui vient de se jouer fut un succès, malgré le sentiment de l’avoir vu. En tout cas, tu ne peux réprimer ce léger sourire, tandis que tes yeux flirtent dans les airs, quand tu l’entends reprendre le mot pas très flatteur que tu as employé pour parler de lui, la première fois que vous vous êtes rencontrés.

Mais cesse de plaisanteries. La question évidente sort de tes lèvres, car tu souhaites connaître la réponse. Une coïncidence est bien trop belle pour justifier sa présence dans les lieux. Tu le soupçonnes de t’avoir suivi, et tu n’hésites pas à formuler tes soupçons à haute voix. Bien évidemment, il ne te fera pas l’honneur de te dire la vérité, mais à la place, il désire savoir si tu as terminé ta répétition ou non. La méfiance est toujours de mise quand tu lui donnes ta réponse, et ça te pousse à faire une plaisanterie - assez limite - pour l’embêter un peu plus. Il se rapproche de toi, pour te faire apprécier à une plus courte distance ce numéro digne d’une série policière, ou bien une réplique que l’on pourrait entendre dans une cours de récréation. Cela t’amuse, t’aide à te détendre, ce qui n’est pas plus mal, vu la question qu’il te pose par la suite. Une proposition assez surprenante, à laquelle tu ne t’attendais pas, si bien que le doute persiste. Est-il en train de se moquer de toi ? Il n’en a pas l’air, ou bien il est meilleur acteur que tu ne le pensais. Il te faut un petit temps de réflexion, pour peser le pour et le contre donc : « J’en dis que je vais y réfléchir… pendant que je vais dans les loges pour me changer. » Sur ces mots, tu lui adresses un sourire satisfait, fière de cette réplique, avant de tourner les talons pour retourner d’où tu venais, à savoir la scène pour emprunter le passage qui se trouve sur le côté de cette dernière, et accéder à l’espace des comédiens.

C’est au bout d’une dizaine de minutes que tu réapparais, dans une toute autre tenue. Le justaucorps noir et les longues chaussettes ont laissé la place à une tenue un peu plus city, à savoir un jean surmonté d’un pull léger un peu long. Ton manteau est encore sur ton bras, ainsi que ton sac de sport, pour ne pas avoir trop chaud dans l’enceinte du théâtre. Tu n’as pas de mal à retrouver Hayden dans la salle, sachant que le théâtre est presque vide à cette heure. À part un ou deux comédiens dans les loges, et du personnel pour mettre en ordre la salle en prévision des représentations, il n’y a pas âme qui vive. En arrivant près de lui, tu lui tends doucement l’une de tes mains, celle qui n’est pas prise par ton sac, afin de lui donner une enveloppe. « Deux places pour voir la comédie musicale, si tu veux y aller avec quelqu’un. » Ça te semble plus judicieux, car dans la plupart des cas, on vient au théâtre avec quelqu’un, pour partager un moment. Une fois la main débarrassée des billets, tu l’utilises pour remettre une mèche de cheveux derrière ton oreille, et enchaîné assez rapidement. « J’accepte. Principalement car je ne serais pas contre de manger un morceau, mais pas d’entourloupe hein ? J’ai décidé de te faire confiance, mais ça ne va pas se reproduire à chaque fois… » Tu connais le dicton : “trop bonne trop conne”. Et s’il y a bien une expression à laquelle tu ne veux pas te référer, c’est bien celle-ci. On peut t’avoir une fois, mais pas deux. C’est peut-être une erreur de faire confiance à Hayden ce soir, mais pour le savoir, il va te falloir passer un petit bout d’temps avec lui. La première impression est la bonne, il paraît, mais c’est aussi possible de se tromper, non ?    




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Hayden J. Barrow
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Sam 5 Jan - 0:07

One day I'll fly away
Aurore & Hayden

L’aveu d’Aurore au sujet de ses proches me met suffisamment mal à l’aise pour que je ne sache pas quoi répondre tout de suite. Mes doigts se crispent sur les accoudoirs du siège, le temps que je trouve les mots les plus adéquats. Mais en réalité, il n’y en a pas. 《Bon bah… Si tu ne prives personne pour moi, et que tu n’y vois aucun inconvénient… Je veux bien.》 opiné-je simplement à ce que venait de me dire la jeune femme. Je quitte alors mon siège pour faire un pas vers elle et lui faire cette proposition qu’elle risque bien plus de refuser que d’accepter, mais j’aime vivre dangereusement. Pourtant, je ne lui demande pas la mer à boire : un simple verre ou un repas partagé, ce n’est que bien peu de choses. Mais au vu de la première impression que je lui avais laissée, il aurait été plus probable qu’Aurore s’offusque que j’espère encore recevoir la moindre preuve d’attention de sa part. D’ailleurs, j’ai l’impression qu’elle prend un malin plaisir à laisser planer le doute, quand elle m’annonce fièrement qu’elle préfère se laisser un temps de réflexion, pendant qu’elle se change. Je n’ai d’autres choix que de poireauter devant la scène, en espérant que la jeune femme ne prenne pas la fuite en s’évaporant par l’une des portes de secours du théâtre.

Les poings enfoncés dans les poches avant de mon jean, je fais les cent pas devant la scène, tentant de faire des pronostics sur la réponse de la comédienne. Elle revient finalement vers moi, après avoir troqué sa tenue de scène dévoilant sa silhouette délicate contre un jean et un pull, vêtements plus simples mais qui lui vont tout aussi bien. Sur son bras, son manteau et la lanière de son sac de sport, qui doit contenir le costume dans lequel je viens de la voir onduler pendant une vingtaine de minutes juste sous mon nez. Je lui adresse un sourire, impatient de savoir ce qu’elle a décidé, lorsqu’elle me tend une enveloppe. Je fronce les sourcils, me demandant de quoi il peut s’agir, avant de la saisir malgré tout. Aurore m’explique enfin ce qui se cache à l’intérieur : deux places pour le spectacle. Mon sourire s’agrandit immédiatement. 《Merci beaucoup. Je sais pas encore qui je pourrais emmener avec moi mais je vais y réfléchir. C’est quand ton spectacle, d’ailleurs ?》 demandé-je sans avoir la présence d’esprit de consulter la date et l’heure imprimées sur les billets, n’en ayant jamais eu entre les mains auparavant et ignorant le genre d’informations qui peut bien y figurer. Puis je relève les yeux vers la jolie blonde, à qui j’adresse un sourire interrogateur et un regard suppliant, impatient de connaître sa réponse pour la proposition que je lui ai faite un peu plus tôt. Lorsqu’elle m’annonce enfin qu’elle accepte, je jubile intérieurement, mais évidemment, il y a une condition : pas de mauvais plan. 《Moi ? Des entourloupes ?! Uh ! Je ne sais pas d’où tu sors ça…》 m’offusqué-je en refermant la fermeture éclaire de mon blouson après avoir glissé l’enveloppe contenant les tickets dans la poche intérieure. 《Bon, d’accord, c’est promis, pas de mauvaise blague cette fois-ci.》 promets-je à contre coeur. Je pose délicatement ma main dans le dos d’Aurore pour la conduire jusqu’à la sortie du théâtre. 《Pour te prouver que j’suis de bonne volonté, j’veux bien t’offrir le repas. Par contre, j’suis pas Crésus hein, alors si t’avais des envies de cuisine gastronomique, j’pense que j’risque de manquer de tunes.》 avoué-je en haussant les épaules. 《Alors est-ce qu’il y a un repas de pauvre qui te ferait plaisir et que je serais en mesure de t’offrir ?》 demandé-je avec un grand sourire, tandis que nous nous dirigeons ensemble vers la sortie du théâtre.
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Aurore V. Hamilton
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Jeu 10 Jan - 22:15
One day I'll fly away
— with Hayden J. Barrow.

Tu aurais pu prendre plus de temps pour te changer, histoire de le faire poireauter pendant de longues minutes, mais tu n’es pas comme ça Aurore. Tu ne vois pas l'intérêt de le faire, à part pour lui faire perdre son temps, et le tien, par la même occasion. Non, à la place, c’est à peine en une dizaine de minutes que le changement s’opère. La petite danseuse dans sa tenue moulante noire redevient Aurore, l’étudiante à Columbia, assez quelconque pour se fondre dans la masse quand elle le désire. Tes affaires sur le bras, tu reviens dans la salle, et le trouve en train de faire les cent pas devant la scène. La scène est amusante, idéale pour faire un commentaire idiot, mais tu n’en fais rien. Sans annoncer quoique ce soit, sans faire la moindre transition, tu lui tends une enveloppe où tu as glissé deux billets pour venir voir la comédie musicale. « Plusieurs soirs par semaine. Il n’y a pas de date sur les billets, l’avantage d’être dans la troupe, tu peux y aller quand tu veux. Tu peux trouver les dates sur le site internet du théâtre. » On pourrait croire que tu ne souhaites pas faire d’effort, ne pas lui dire les dates du spectacle comme pour lui faire comprendre que tu ne désires pas sa présence, mais ce n’est pas le cas. C’est seulement que les dates sont multiples, dans le courant de la semaine ou le weekend. C’est plus simple qu’il regarde par lui-même, que de bêtement lui faire une liste qu’il aura tout le temps d’oublier entre maintenant et le moment où il sortira du théâtre. Doucement, tu remets une mèche blonde derrière ton oreille, tout en annonçant ta réponse, face à un regard presque suppliant de Hayden. Tu acceptes, aussi dingue que ça puisse l’être. Tu es humaine Aurore, avec des besoins primaires, comme tout le monde, à savoir celui de manger. Il est tard, tu viens d’effectuer une répétition qui creuse l’appétit, alors même si c’est complètement inconscient d’y aller avec lui, que ce serait plus sage de rentrer chez toi pour manger, il faut dire que tu as un peu la flemme de cuisiner, que la perspective de s’asseoir et attendre sagement qu’on place une assiette devant toi est alléchante. Pourtant, à ta réponse, tu ajoutes une précision. Tu acceptes de lui faire confiance, mais tu souhaites avoir la certitude qu’il ne va pas se jouer de toi une nouvelle fois. Tu veux bien être gentille Aurore, mais il y a des limites à ta gentillesse, et ta naïveté apparente. Il se moque, fait semblant de ne pas comprendre pourquoi tu imposes cette condition, alors tu lui lances un regard lourd de sens, posant une main sur ta hanche pour donner un effet. C’est assez pour avoir une réponse un peu plus sérieuse, ce qui te permet de te détendre. Tu laisses ta main retomber, tandis qu’il pose une main dans ton dos, pour t’inciter à aller vers la sortie. « J’ai accepté un repas seulement, pas ce genre de marque d’attention. Tu récupères ta main, illico presto. » Dis-tu en laissant un rire traversé tes lèvres. Ce n’est rien, juste une main posée dans ton dos, mais tu as le sentiment qu’avec lui, ça peut être amusant de jouer les filles qui savent ce qu’elles veulent, et qui contrôlent. Un jour, peut-être, s’il arrive à gagner ta confiance, mais pour l’instant, c’est niet. Il reprend la parole, et tu en profites pour passer ta veste sur le dos, tout en marchant vers la sortie, avant de passer ton sac sur ton épaule. « Tu crains, j’avais tellement envie d’une cuisine cinq étoiles, hors de prix, avec quedal dans l’assiette. » Le ton que tu emploies est évident : tu te moques de lui. Ce n’est pas une cuisine qui t’attire, déjà car tu n’as jamais été dans ce genre d’endroit, mais aussi car tu n’as pas les moyens pour te permettre de mettre un salaire dans un seul repas.  Il te demande alors s’il y a quelque chose qui te ferait plaisir, et qui serait dans ses moyens. Ca tombe bien, tu ne dois pas être plus riche que lui, donc c’est une question que tu maîtrises sur le bout des doigts. « Il y a un endroit pas très loin dans la rue où on peut petit déjeuner toute la journée. C’est excellent, et c’est vraiment pas cher. J’y vais assez souvent, pour rassasier le péché de gourmandise qui est le mien. » Avoues-tu en levant les yeux au ciel. Le sucre, c’est ton péché mignon, depuis que tu es toute petite. Tu pourrais manger que ça, faire un repas uniquement composé de dessert, mais malheureusement, ton père n’a jamais voulu. On se demande pourquoi. « T’en penses quoi ? Crêpes, pancakes, gaufres, milkshake… et j’en passe. C’est assez “pauvre” pour toi, ou il faut baisser encore plus ? Car si c’est ça, à ce rythme, je vais manger directement chez moi, ça sera gratuit. »




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Lun 18 Fév - 21:51

One day I'll fly away
Aurore & Hayden

Plusieurs soirs par semaine. Je hausse un sourcil, un peu étonné d’apprendre qu’il n’y a pas de date fixe pour le spectacle de danse d’Aurore, qui semble se dérouler à l’infini, pendant plusieurs représentations. Moi, j’y connais rien en théâtre alors je ne peux que la croire et hocher niaisement la tête lorsqu’elle m’explique ce que je dois faire pour venir assister à l’un des spectacles. C’est sans doute une démarche assez simple pour quelqu’un qui a l’habitude d’aller dans ce genre d’endroits : consulter le site, choisir une date et se pointer, avec un sourire béat sur les lèvres. Mais pour moi, ce genre d’activités, c’est encore tout nouveau, alors il faut que je m’habitue un peu. Et les bêtes questions refont rapidement surface. « Ah ouai ? Vous faites pas ça qu’une seule fois ? J’savais pas. T’en as pas marre à la fin de la semaine ? » Moi, à la place d’Aurore, je finirais par avoir le vertige à force de danser toute la soirée, plusieurs soirs de suite. Je sais même pas comment elle fait pour tenir le rythme. Je suppose qu’elle doit avoir une espèce de super pouvoir. Ou qu’elle fait partie de ces personnes increvables, qui ont dix milles activités par jour, et qui sont à peine essoufflées lorsqu’elles rentrent chez elles le soir. C’est limite si elles sont pas encore partantes pour partir en soirée après ça. Après, j’sais pas trop si c’est le truc d’Aurore de sortir dans des bars. Peut-être que je finirais par le découvrir d’ici la fin de la soirée… Qui sait ? J’crois aux miracles.

Et c’est plutôt pas si mal parti pour le moment car, contre toute attente, Aurore a accepté ma proposition. Elle est tombée sur sa tête ? Elle a oublié comment s’est passée notre rencontre ? Elle a soudainement été prise de pitié ? Je ne préfère pas l’interroger pour en savoir davantage. Sait-on jamais, elle pourrait changer d’avis. Débordant de confiance, j’ose poser ma main dans son dos pour la guider vers la sortie, mais il semblerait que ce soit le geste de trop. Aussitôt, elle me fait comprendre qu’on en est pas encore à échanger ce genre de familiarités, elle et moi. Surpris par son ton ferme, je retire ma main sans demander mon reste. « Nan mais j’avais pas d’idées derrière la tête, cette fois ! J’te jure ! » mens-je en levant les mains en l’air, comme un malfrat qui viendrait de se faire prendre par la police. Je replace mes mains dans mes poches et suis la jeune femme jusqu’à l’extérieur. Je l’avertis quand même que je ne croule pas sous l’or et que ce repas risque d’être relativement modeste. Elle ironise. « Je sais… C’est écrit sur ton front que t’es une fille superficielle. » la taquiné-je avec un petit sourire espiègle. En fait, je la connais pas assez pour prétendre quoi que ce soit, mais y a des choses qui se sentent à des kilomètres. Et Aurore, ça se voit qu’elle est pas une gosse de riches pourrie gâtée qui attend toujours le meilleur de la vie. « Parce que t’es plutôt du genre gourmande, toi ? Tu dois danser pendant des heures pour éliminer toutes ces calories alors, parce que ça se voit absolument pas ! » Un compliment un peu maladroit, peut-être même un peu indélicat, mais si Aurore a l’intention de passer un petit moment avec moi, elle a plutôt intérêt à s’y habituer assez rapidement. Ou, si elle aime vivre dangereusement, elle peut espérer essayer de me faire changer mais c’est clairement pas gagné. « Nan, nan, t’inquiètes, je devrais pouvoir nous offrir ça. Après, si t’es prise d’une folle envie de jouer les chef cuisinier d’un soir, moi, j’dis jamais non ! » Grand enfant incapable de m’occuper de moi-même et pas foutu de faire cuire un oeuf, je ne manque pas une occasion de jouer les vautours, même avec une presque inconnue. Je suis la jeune femme jusqu’à l’établissement dont elle vient de me parler et, pour gagner quelques points, je m’empresse de passer devant elle pour lui ouvrir et tenir la porte. Je lui adresse un clin d’oeil en l’invitant à entrer : « T’as vu ? J’m’améliore, hein ! » Je referme la porte derrière nous et jette un furtif coup d’oeil au travers de la salle. « T’as une place de prédilection ou on s’installe au hasard ? »
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Aurore V. Hamilton
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Sam 23 Fév - 22:00
One day I'll fly away
— with Hayden J. Barrow.

Ce monde est le tien Aurore, depuis bien avant cet été. Si tu es officiellement une comédienne depuis quelques semaines seulement, ton coeur appartient au monde des Arts, et notamment celui du théâtre depuis que tu es gosse. Tu ne comptes plus le nombre de fois où tu as menti délibérément, disant aller à l’église le dimanche pour écouter les sermons, alors que tu n’y étais pas. Au lieu de ça, tu flânais dans les rues de la ville, à Broadway, pour rêver de ce monde. Les théâtres, les grandes affiches qui font rêver. Tout ça n’a plus de secret pour toi. Tu connais le fonctionnement par coeur, comme si tu étais née dedans. Mais ce n’est pas le cas pour le gars face à toi. Nul besoin de lui demander, ça se voit sur son visage comme on pourrait lire les phrases d’un livre ouvert. Tu ne diras pourtant rien douce Aurore, car ton éducation est ainsi faite. Se moquer ouvertement de l’ignorance des autres n’est pas une solution. Pour certains, c’est le meilleur moyen de se prendre une position de force, mais pour toi, ça ressemble plus à un signe de faiblesse. À quoi bon rabaisser l’autre, l’humanité est déjà assez cruelle pour en rajouter une couche supplémentaire. « Sachant qu’il faut plusieurs mois de préparation, entre les répétitions, la construction des décors, ou la confection des costumes, s’il n’y avait qu’une seule représentation, ça ne serait pas rentable. » Ce serait même une perte d’argent monumentale. En une seule soirée, c’est impossible de rentrer dans ses frais, à moins de mettre les billets en vente à un prix exorbitant. C’est l’une des raisons de la multitude de date, parfois pendant plusieurs mois, voir années même ! Mais pas seulement. Il faut aussi laisser la chance à un grand nombre de personne pour venir voir le show, ce qui n’est pas possible dans une seule salle. « Je ne le fais pas tous les jours non plus, je suis encore débutante dans le métier. Mais il faut savoir que chaque représentation est différente. C’est impossible de jouer exactement de la même façon à chaque fois. Il y a toujours un détail qui change donc… non, j’en ai pas marre. C’est ce que je voulais. » Il ne peut pas le savoir, mais c’est un rêve qui remonte à loin, à l’époque de la première pièce que tu as pu lire. Tu n’étais pas vieille, à peine haute comme trois pommes, mais ce jour-là, ce fut une révélation. Il a fallu plusieurs années pour en arriver là, une large partie de ton existence à dire vrai, mais l’attente valait le coup.  

Mais en attendant, contre toute attente, tu acceptes la proposition d’Hayden. C’est complètement dingue, quelqu’un devrait te souffler que tu vas tout droit vers un scénario de film d’horreur, où à la fin de la soirée, tu finiras en plusieurs morceaux dans un coffre de voiture, avant d'atterrir dans l’une des rivières de la ville. Mais non, tu ne vois pas le danger, si danger il y a. Tu ne penses qu’à accorder une seconde chance à ce gars, car il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, à ce qu’il paraît. De toute façon, il est prévenu. C’est sa seule et unique chance. S’il grille ses cartouches, il peut tirer un trait sur toi, t’oublier définitivement. Tu te diriges vers la sortie du théâtre, mais avant d’arriver aux extérieurs, tu dois mettre les points sur les I avec lui. La main qu’il pose dans ton dos est en trop. Tu es d’accord pour passer un bout de temps avec lui, mais tu n’as jamais évoqué la possibilité d’être aussi proche. Tu n’es pas idiote Aurore, tu ne le connais pas, il ne te connait pas, donc autant ne pas griller certaines étapes. Quand il te répond, tu te dois de lui adresser un regard qui en dit long. Tu ne le crois pas une seule seconde, et il risque de vite le comprendre, même si tu ne prononces pas le moindre mot. Arrivés dehors, il te prévient que son compte en banque ne déborde pas, que tu ne dois pas choisir un endroit où il faut demander un crédit à la banque avant d’y aller. Comme à ton habitude, tu ironises sur la situation, te faisant passer pour quelqu’un que tu n’es pas. « Et tu n’as encore rien vu. Je ne mange que du bio, local, vegan et qui respecte la nature hein. » Une belle description de ce que tu n’es pas. Il est vrai que depuis que tu vis avec Debbie, ton régime alimentaire n’est plus le même. La reporter est végétarienne, alors à force de la côtoyer, tu as peu à peu pris ses habitudes, même si tu manges de la viande de temps en temps. On pourrait dire que tu es flexitarienne. Que tu t’adaptes à la personne en face de toi. Pour ce qui est du reste, oui, tu fais attention à prendre des choses bio quand c’est possible, à cause de l’influence de ton meilleur ami qui est super compliqué en matière de bouffe. En fait, c’est à cause de tes fréquentations que tu es bizarre en matière d’alimentation, et que tu en profites quand tu es seule. Tout s’explique ! Bon tout ça, tu ne vas peut-être pas lui expliquer dès aujourd’hui. À la place, tu lui parles d’un endroit sympa dans le coin, où on peut manger à toutes heures du jour et de la nuit. Tu souris à son compliment, car tu penses que c’est un compliment. « Je fais seulement partie de ces personnes détestables qui peuvent manger tout et n’importe quoi sans prendre le moindre gramme. Nuance. » Et qu’est-ce que tu aimes ça. Grâce à cette particularité, tu peux manger ce que tu veux, t’adonner au grignotage sans aucun regret. Une chance pour ton addiction aux choses sucrées. Tu prends le temps de demander confirmation à Hayden, savoir si ça reste dans sa gamme de prix. Après tout, tu ne connais pas ses limites, ni ses ressources. Ça semble lui aller, mais il ne dirait pas non à goûter à ta cuisine si l’envie te prend. « Pas aujourd’hui, mais qui sait, si ça se passe bien, tu auras peut-être cette chance. » Surtout que tu ne te débrouilles pas trop mal. C’était surtout toi qui gérait cette partie quand tu vivais avec ton père. Un talent hérité de ta mère, il paraît. Tu n’as pas la chance de t’en souvenir. Après tout, tu n’avais que cinq ans quand elle est partie pour les étoiles. Tu prends en charge la direction des opérations, à savoir pour mener ce mauvais garçon jusqu’au bon établissement. Tu n’avais pas menti, il n’est pas loin, et déjà après quelques minutes, vous êtes face aux portes. Tu es étonnée de voir qu’Hayden passe devant toi pour ouvrir la porte, et te laisser entrer. Son commentaire te fait rire, un rire discret mais bien présent. « Il y a peut-être encore un peu d’espoir pour faire quelque chose de toi ! » Ce n’est pas méchant, car tu ne le connais pas assez pour réellement l’être. Tu ne fais qu’entrer dans son jeu, car c’est visiblement l’une de ses spécialités. Ça tombe bien, tu connais les règles. Une fois à l’intérieur, il te demande si tu as un endroit en tête. Tu t’empresses d’hocher de la tête, avant d’avancer dans les allées pour t’installer à la dernière table, au fond de la pièce, à côté des immenses baies vitrées. Tu adores cet endroit, il donne l’impression d’un saut dans le temps avec la décoration kitch, ou ces banquettes en cuir. Tu t'assois sur l’une d’elles sans donner ton reste, posant tes affaires à côté de toi, avant de te séparer de ta veste pour te mettre à l’aise. Il a à peine le temps de faire la même chose qu’une serveuse s’approche de la table pour prendre la commande. Étant donné que tu connais l’endroit, tu le fais en premier, pour laisser le temps à Hayden de zieuter la carte déjà présente sur la table. « Un chocolat chaud à la cannelle, avec de la chantilly et des pancakes aux pépites de chocolat. » Dis-tu à la jeune femme, avant de poser ton regard sur Hayden, un sourire amusé sur tes lèvres. Tu es presque sûre qu’il ne s’attendait pas à ça. Mais il ne faut pas se fier à ton apparence. Tu sembles être une fille qui ne mange presque rien pour garder la ligne, mais en vérité, tu pourrais passer des heures dans un lieu comme celui-ci.




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