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One day I'll fly away - Aurore

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Hayden J. Barrow
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J'ai posté : 433 messages et j'ai : 71 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Billy Huxley et pour finir je crédite : Morphine (avatar) : Morphine (gifs signature) ; XynPapple (codage signature)

Ven 15 Mar - 18:39

One day I'll fly away
Aurore & Hayden

Puisque je n’ai pas vraiment fait bonne impression à Aurore lors de notre première rencontre - qui s’apparentait davantage à une rencontre forcée -, je décide de prouver à la jeune femme que je ne suis pas qu’un goujat macho et intéressé, mais que je dispose d’autres facettes qu’elle pourrait peut-être avoir envie de découvrir. De la manière la plus aimable possible, je lui propose d’aller manger un morceau avec moi. Presque sûr qu’elle allait refuser, je ne peux m’empêcher de laisser la surprise apparaître sur mon visage. Et une joie à peine voilée aussi, qu’Aurore doit percevoir instantanément. Tout guilleret, je lui emboîte le pas et, même si elle a repoussé sèchement la main que j’ai osé poser dans le bas de son dos, rien ne pourra atténuer le sentiment de satisfaction que je ressens à cet instant précis. Je la suis dans les rues, jusqu’à ce fameux endroit où nous sommes censés nous poser afin de casser la croûte, et je continue à lui faire la conversation pour éviter les silences malaisants. Je manque de suffoquer lorsque la jeune femme évoque la composition de son régime alimentaire. C’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de la dévisager. Ma naïveté m’empêche d’ailleurs de remettre en question la véracité de ses propos, que je prends au pied de la lettre sans me questionner davantage. « Ouai… Mais il faut savoir cuisiner un minimum pour manger ce genre de trucs, non ? » Clairement, c’est pas en achetant des plats préparés ou surgelés à moins de cinq dollars que j’risque de bouffer bio, local ou j’sais pas quoi. « Je vois… Heureusement, côté bourrelets disgracieux, j’ai pas trop à me plaindre non plus ! » déclaré-je avec un sourire amusé, saisissant entre mon index et mon pouce un pan de mon t-shirt pour l’agiter légèrement, montrant ainsi à Aurore que je flotte un peu dans mes vêtements. Peut-être l’avait-elle déjà remarqué auparavant mais là, elle en aura la preuve évidente.

Sur le ton de l’humour, j’avoue à la jolie blonde que ça ne me déplairait pas de m’incruster chez elle, un jour, pour pouvoir goûter à ses plats confectionnés avec amour. Sa réponse, positive - encore une fois - me surprend beaucoup. Je lâche un rire nerveux, me demandant si j’ai loupé l’ironie derrière cette phrase anodine, mais en détaillant le visage d’Aurore avec un peu plus d’attention, j’ai tout de même l’impression qu’elle est sincère. « T’es sérieuse ? » lui demandé-je de but en blanc, cette proposition semblant être bien trop belle pour être vraie. Nous arrivons enfin devant le snack au sein duquel Aurore a choisi de passer un moment avec moi. Y voyant là une occasion de gagner quelques points, je me précipite sur la porte pour l’ouvrir et laisser passer la jeune femme devant moi. Elle semble ravie, ce qui parvient à me faire décrocher un sourire fier et gorgé d’ego. La blonde passe devant moi et s’avance à l’intérieur de l’établissement, pour se diriger vers une table entourée de banquettes. Elle s’installe confortablement sur l’une d’entre elles et se met aussitôt à l’aise. J’ai à peine le temps de la rejoindre qu’une serveuse s’approche déjà de nous pour prendre notre commande. Je retire maladroitement mon blouson d’une main, et de l’autre, je tente de consulter le menu cartonné déposé sur la table. Aurore transmet sa commande… Et j’ai l’impression d’avoir, face à moi, une petite fille de sept ans. Mais je dois reconnaître que, moi aussi, j’adore les desserts et les boissons sucrées alors ma commande me trahit assez vite. « Un chocolat chaud avec de la chantilly et une crêpe au chocolat s’il vous plaît. » demandé-je poliment. La serveuse prend quelques notes sur son calepin avant de retourner vers le comptoir. Je parviens enfin à me débarrasser de ma veste et pose mes avant-bras sur la table, me penchant vers Aurore. « C’est marrant mais de loin, t’as l’air toute timide… J’aurais jamais pensé que danser sur une scène devant plein de gens, ce serait ton truc. » Mais en même temps, il s’agit là d’un a priori, basé sur le reflet d’une apparence. Aurore, finalement, je ne la connais pas tant que ça. « Ca fait longtemps que tu fais ça ? D’où ça t’est venu ? » lui demandé-je, sincèrement intéressé. Quelques instants plus tard, la serveuse revient vers nous pour nous apporter nos boissons et nous annoncer que nos desserts arrivent tout de suite. Je la remercie d’un signe de tête avant de me tourner à nouveau vers Aurore : « J’sais que tu vas détester cette question et t’es pas obligée d’y répondre si tu la trouves déplacée mais… T’es célibataire ? Et si c’est le cas, tu dois avoir une floppée d’admirateurs secrets qui viennent te voir au théâtre, non ? »
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Aurore V. Hamilton
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Mar 19 Mar - 12:15
One day I'll fly away
— with Hayden J. Barrow.

Sa question te fait sourire, doucement rire en fait, tellement tu ne comprends pas qu’il puisse douter de tes propos. Tu ne penses pas avoir utilisé le ton de l’ironie pourtant. Le tien était parfaitement sérieux, bien qu’un peu évasif car tu ne sais pas comment va se dérouler ce “rendez-vous”. Oui, des guillemets, car ce n’est définitivement pas un rencard, mais tu n’as pas de mot pour décrire ce qu’il est en train de se produire. Un tête à tête ? C’est mieux, cela sonne moins comme un moment qui, selon comment il se passe, pourrait faire découler une potentielle relation. Tu n’es pas prête à ça, pas encore. Enfin, ton coeur ne saigne plus à la pensée de cet ex petit ami que tu as largué, mais de là à envisager de le remplacer, c’est impensable. Tu l’as quitté alors que tu l’aimais, pour trouver de la liberté. Tu serais la pire des hypocrites si deux mois après, tu trouvais un homme pour le remplacer. Tu sais bien que cela fait parti des expériences que tu souhaites mener, pour ne pas t’en tenir à une seule personne pour le restant de tes jours, mais cela sonne comme trop tôt, pour l’instant. Tu ne sais pas ce que l’avenir te réserve, tu vas peut-être céder aux charmes d’un bel inconnu d’ici la semaine prochaine, mais là, pour Hayden, ce n’est pas avec cette intention que tu as accepté de passer un moment avec lui. « Bien sûr que je suis sérieuse. En quoi est-ce si surprenant ? Tu n’as donc que des amis qui parlent en utilisant l’ironie autour de toi, si bien que maintenant, même les propositions sérieuses te semblent à double sens ? » Cette fois-ci, c’est un véritable rire qui résonne dans ta gorge. Ce n’est pas de la moquerie, simplement une façon de lui faire comprendre une bonne fois pour toute que tu n’es pas quelqu’un de rancunier. Tu as mieux à faire dans la vie que t’arrêter sur des détails. Il a merdé la première fois qu’il a voulu t’aborder, et alors ? Est-ce que ça justifie de le mettre dans une case, sans lui laisser la chance d’en changer ? Si tout le monde réagissait de la sorte, le monde serait pire qu’il ne l’est aujourd’hui. Vous arrivez très rapidement à l’endroit que tu as proposé. Il n’y a pas trop de monde, mais ça ne t’empêche pas d’aller à un endroit en particulier dans l’établissement. Sans attendre un certain délai, tu te mets déjà à l’aise, retirant ta veste que tu venais à peine de passer en sortant du théâtre. Ton sac l’a rejoint sur la banquette, tandis qu’une serveuse arrive pour prendre vos commandes. Tu t’autorises à exprimer ce que tu souhaites en premier, afin de laisser le temps à Hayden de consulter la carte, et une fois son choix donné à la serveuse, tu t’empresses de dire sur un ton amusé : « Même pas un supplément de chantilly avec la crêpe ? Petit joueur. » Tu affiches un sourire, avant de jeter un coup d’oeil à la serveuse qui termine d’inscrire votre commande sur son calepin, avant de filer vers le comptoir. Tu glisses tes doigts dans tes cheveux, pour les remettre en forme. La remarque d’Hayden est intéressante, bien qu’elle soit l’occasion de lancer un débat, et tu n’es pas la bonne personne avec qui faire ça. Non pas car tu ne sais pas répondre, mais au contraire, car tu pourrais parler pendant des heures d’un sujet, s’il te passionne. « On ne t’a jamais dit de te méfier des apparences ? Ce n’est pas parce qu’on a une tête d’ange qu’on l’est en réalité. Comme toi, c’est pas parce que tu as une apparence de voyou que tu l’es. Je suis presque sûre que c’est juste une image, et qu’à l’intérieur se cache une personne bien plus inoffensive que tu ne laisses croire. » Et voilà le retour de la Aurore psychanalyste. Tu n’as fait aucune étude pour te proclamer comme tel, mais avec le temps, tu as développé un bon sens de l’orientation. Probablement le résultat de vingt-deux années de cohabitation avec un père travaillant à la New York Police Department. Tu pousses un léger soupir, afin de rassembler tes pensées, et pouvoir lui donner une réponse correcte, au sujet de ton métier de comédienne. « Pas du tout. J’ai décroché une audition dans le courant du mois de juillet, par un concours de circonstance. J’ai commencé les répétitions au mois d’août, et j’ai eu ma première mi septembre. C’est assez nouveau pour moi, mais cette passion remonte à loin. J’ai toujours été fasciné par cet univers, ce quartier si célèbre. Il a juste fallu un petit coup d’pouce pour que je passe des sièges à la scène. » Un coup d’pouce qui se présente sous la forme de ton ex petit ami, qui a eu la bonne idée de te mettre au défi, à la suite d’une répétition pour la série dans laquelle il joue depuis plusieurs mois. Si tu ne l’avais pas aidé à répéter, il n’aurait pas vu le talent que tu possèdes, il n’aurait pas demandé à ce que tu passes une audition, et tu ne serais pas là où tu en es aujourd’hui. En fait, peut-être que s’il ne t’avait pas poussé, tu serais toujours en couple avec lui. Assez ironique comme point de vue. Il t’a aidé à percer, mais ça lui a valu la relation qu’il avait avec toi. Pas sûr qu’il fasse le même choix s’il avait la possibilité de remonter dans le temps, pour changer. La serveuse arrive déjà avec vos boissons chaudes. Tu la gratifies d’un sourire, ainsi que d’un remerciement. Déjà, tu poses tes mains autour de la tasse pour en absorber la chaleur. Quand Hayden reprend la parole, tu fronces légèrement les sourcils. Ce n’est jamais bon signe quand quelqu’un anticipe une réaction, mais quand il te demande si tu es célibataire, tu ne peux que rire face à cette question. « Tu ne perds pas le Nord toi ? » Dis-tu en roulant des yeux, sans forcément attendre de réponse. « Je suis célibataire, et ça va te surprendre mais non, il n’y a pas d’admirateurs qui viennent me voir. Je ne me vante pas d’être au théâtre, je ne fais pas ça pour la célébrité mais par passion. De toute façon, on ne s’est jamais intéressé à moi, je ne vois pas pourquoi ça changerait aujourd’hui. » Pour t’atteindre, il faut de la persévérance, car tu es plus souvent dans la lune que dans cette réalité. Or, c’est une qualité qui se perd aujourd’hui. Les jeunes souhaitent tout avoir en claquant des doigts, alors tomber sur une fille qui demande un peu d’effort, c’est un mauvais plan. « Pourquoi cette question ? Tu veux savoir si tu dois craindre qu’un mec vienne te voir pour te demander gentiment d’arrêter d’embêter sa copine ? Tu peux dormir sur tes deux oreilles, ça ne va pas arriver. La seule personne que je pourrais t’envoyer est un chien, une véritable crème qui si tu lui donnes deux ou trois papouilles, tu deviendras son nouvel meilleur ami donc… comme moyen d’intimidation, il y a mieux. » Lucky ne ferait pas de mal à une mouche, et c’est tant mieux. Ce n’est pas un chien de garde, mais un ami. Il est tout ce qui te reste de ton père, autant dire que tu es heureuse de l’avoir avec toi. Doucement, tu approches la tasse de chocolat chaud de tes lèvres, mais avant de les atteindre, tu arrêtes ton geste. Un regard soupçonneux vers la boisson, avant que tu ne t’exclames. « Je crois que c’est à toi. Il manque définitivement de la cannelle dans cette boisson. » Tu es tellement accro à cette épice quand tu bois un chocolat chaud que tu sais reconnaître une boisson qui n’en a pas, même sans la goûter, seulement à l’odeur. Tu peux ainsi reposer la tasse sur la table, et la faire doucement glisser vers Hayden, pour faire un échange.




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Hayden J. Barrow
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Dim 7 Avr - 19:01

One day I'll fly away
Aurore & Hayden

Aurore emploie un mot que je ne comprends pas. C'est quelque chose qui m'arrive vraiment souvent et franchement, ça me saoule. J'ai pas l'impression d'être stupide, pourtant, juste de manquer de vocabulaire, mais je me dis que les gens doivent s'imaginer plein de trucs sur moi quand je leur avoue que j'ai pas saisi tout ce qu'ils m'ont dit. Parfois, l'incompréhension n'est pas incommodante, et je peux parvenir à passer au-dessus sans avoir à m'adonner à l'exercice gênant qui consiste à demander à l'autre une explication. Mais dans ces circonstances, je ne peux tout simplement pas répondre à la jeune femme sans saisir ce mot, central. « Nan, j'crois que t'es la seule qui fait ça. » Une incertitude évidente, puisque le sens de la phrase reste en grande partie obscur. « C'est quoi l'ironie, en fait ? » demandé-je sur un ton un peu gêné, embarrassé, l'ignorance n'étant pas toujours bonne à dire. Peut-être qu'Aurore va me rire au nez, s'esclaffer tant ma question lui semblera débile. Auquel cas je pense que je pourrai définitivement tirer un trait sur la perspective d'envisager un semblant de relation avec elle : je ne supporterais tout simplement pas d'être le bouffon de quelqu'un d'autre.

Installés à la table choisie par Aurore, une serveuse ne perd pas de temps pour s'approcher de nous et prendre notre commande. Dès que la jeune femme a tourné les talons pour rejoindre le comptoir, la danseuse ne se gêne pas pour faire une remarque sur mon choix. « Que veux-tu ? J'ai un corps d'athlète à entretenir ! » lancé-je sur un ton peu pédant, passant une main arrogante dans mes cheveux en bataille. « Puis moi, je fais pas dix heures de danse par jour pour éliminer toutes ces calories, alors je dois faire attention à ma ligne. » finis-je par avouer en levant les yeux au ciel. Je ne peux alors m'empêcher de faire une remarque à Aurore sur son apparence, ou plutôt sur ce qu'elle dégage : beaucoup de douceur, voire presque un peu de timidité. Comment une jeune femme qui semble aussi introvertie et discrète peut trouver le courage de monter sur les planches ? Mais Aurore a raison : l'habit ne fait pas le moine. Et de toute évidence, je me suis trompé sur son compte. « C'est vrai, t'as pas tort... » soupiré-je d'abord. « Du coup, tu trouves que j'ai l'air d'un voyou ? Qu'est-ce qui te fait dire ça ? Les tatouages ? » Déjà à l'école, j'ai subi à de nombreuses reprises les inconvénients du délit de sale gueule, sans savoir pourquoi. Encore aujourd'hui, il semblerait que j'en fasse toujours les frais, même si c'est nettement plus justifié, lorsqu'on connait mes activités illégales.

« Mais c'est quoi ta passion initiale ? La danse ou la comédie ? » demandé-je, toujours sur un ton aussi intéressé, m'abreuvant des paroles d'Aurore comme un assoiffé boit à la source d'une fontaine d'eau fraîche. Cet univers m'est tellement étranger que je suis complètement fasciné. Je suis alors tenté de poser une question beaucoup plus indiscrète à la jeune femme, et vu à quel point sa répartie peut se montrer cinglante, j'hésite quelques instants à formuler la question qui me taraude. Au bout de quelques secondes de réflexion, je finis par me jeter à l'eau et, contre toute attente, la blonde ne me rembarre pas complètement. Je suppose que je peux m'estimer heureux. « Jamais. » réponds-je à la jeune femme avec aplomb, un petit sourire malicieux plaqué sur les lèvres. « Pourquoi tu dis qu'on s'est jamais intéressé à toi ? Moi, j'te trouve super intéressante. Quand j't'ai vue dans le bus la dernière fois, j'ai été ébloui par ce que tu dégageais. Si y a des gens qui s'intéressent pas à toi, c'est qu'ils sont débiles. » avoué-je le plus sincèrement du monde, sans la moindre gêne. La blonde se demande alors pourquoi je lui ai posé cette question précise, et il y a sans doute de quoi s'interroger vu à quel point l'interrogation peut paraître intéressée. « Euh non... J'avais pas réfléchi aussi loin, en fait. » Aurore, elle, elle raisonne de manière complexe. Moi, ma pensée est bien plus simple et limitée. Je ne cherche pas midi à quatorze heures, ni les complications. Et pour être parfaitement honnête, je ne sais même pas pourquoi je lui ai posé cette question. Je peux pas prétendre que je ne suis pas intéressé, donc c'est sans doute une manière de tâter le terrain, mais on est tellement différents, elle et moi. « Alors toi aussi, t'as un chien ? Il s'appelle comment ? J'ai un chien aussi, moi. Il s'appelle Kiki. Par contre, il est vraiment moche. » Pour prouver mes dires, je sors mon téléphone portable de la poche de mon blouson et je cherche, dans la galerie, une photo du clébard borgne et boiteux, que je montre à Aurore. « Regarde. Bon, après, il est super gentil. » soufflé-je en riant légèrement. « Et ça fait longtemps que t'es célibataire ? Enfin, t'as peut-être pas envie d'en parler... » bafouillé-je lorsque la serveuse nous apporte nos boissons fumantes. Aurore trempe ses lèvres dans sa tasse et ne tarde pas à la faire glisser vers moi, commentant qu'il ne s'agit pas de ce qu'elle a commandé. « T'as d'la chance que j'suis pas ce genre de personne prout-prout qui veut plus toucher à sa boisson ou à sa bouffe dès que quelqu'un d'autre y a touché ! » m'exclamé-je en attrapant ma tasse pour y tremper précautionneusement mes lèvres et éviter de les brûler au contact du liquide chaud.
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Aurore V. Hamilton
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Jeu 11 Avr - 8:10
One day I'll fly away
— with Hayden J. Barrow.

C’est bien la première fois que l’on te pose une telle question, si bien que tu te demandes si Hayden est sérieux ou si c’est seulement pour se moquer de toi. Ça ne serait pas la première fois qu’on te fasse une blague de la sorte, juste pour mettre en avant le cliché de la blonde qui ne sait pas grand chose. Pourtant, quelque chose dans l’expression sur son visage te pousse à croire qu’il est sérieux, alors tu t’emploies à lui donner une réponse la plus précise possible, sans aller dans des termes trop compliqués. « C’est une figure de style. C’est quand on dit à quelqu’un le contraire de ce qu’on pense pour se moquer de la personne. Le plus souvent, pour différencier un mensonge d’une ironie, on ajoute un rire sarcastique, pour faire comprendre à la personne qu’on se paye sa tête. Ce que je n’ai pas fait, donc oui, j’étais sérieuse. » Tu espères avoir été claire, tout en n’étant pas trop “théorique”. C’est bête, tu fais des études pour enseigner à de jeunes enfants, alors ce serait bien si tu pouvais réussir à faire comprendre une notion sans perdre la personne au bout de trois mots. Bon, normalement, les élèves que tu auras seront bien plus jeunes qu’Hayden, à peine le début de la parole, donc ça te semble peu probable que tu doives expliquer des figures de style, mais sait-on jamais. Il faut voir ça comme un exercice pratique.

Désormais à l’aise, et installés, tu peux reprendre la conversation dès que la serveuse s’est éloignée. Cela consiste à faire un commentaire sur le choix du jeune homme, concernant le menu. Il y répond aussitôt, toujours de la même façon. S’il s’était arrêté au premier commentaire, tu n’aurais rien dit, mais tu ne peux définitivement pas laisser passer la suite. « Moi non plus. Je suis étudiante à la base, je passe la plupart de mon temps sur le campus. Je n’ai pas dix heures à consacrer par jour aux répétitions. J’ai naturellement une ligne de guêpe, sans faire le moindre effort. » C’est à ton tour d’user d’un ton trop snob pour te rassembler, juste pour fanfaronner durant un quart de seconde. C’est bien la dernière chose que tu aimes faire : te vanter. Oui, tu as de la chance de n’avoir pas un gramme de graisse, sans forcément faire beaucoup de sport. Cela se résume aux cours de sport à Columbia, et aux séances de courses que tu fais par toi-même, souvent accompagnée par ton chien. C’est pas faute de manger des cochonneries quand tu en as l’occasion, bien que tu fasses attention désormais. Entre ton meilleur ami qui fait très attention à ce qu’il mange, et ta colocataire qui est végétarienne, ils ont réussi à faire naître un élan de bonne conscience en toi. Ça n’empêche pas, qu’une fois de temps en temps, comme aujourd’hui, tu te fais plaisir. En vient alors une discussion intéressante, sur les apparences. Comme beaucoup de personne, Hayden a jugé la tienne, et t’a placé dans une catégorie sans apprendre à te connaître. Tu ne comptes pas lui en tenir rigueur, c’est normal. Le monde est ainsi fait. Mais tu ne tardes pas à lui faire comprendre que ça ne fonctionne pas toujours. « J’ai pas besoin des tatouages pour dire ça. Tu pourrais être dans un élégant costume que j’aurai le même discours. Je me base seulement sur notre rencontre. Tu m’as volé mon portefeuille, et tu m’as embrassé, alors qu’on ne se connait pas. C’est le comportement d’un voyou. Tatouage ou non. Tu vas me faire croire que c’est la nouvelle façon d’aborder quelqu’un ? On lui vole un truc, on raye sa voiture, voir on prend son identité ? Il va falloir m’expliquer ce concept. » dis-tu en laissant entendre un rire discret. Tu n’y crois pas une seule seconde, mais bon, peut-être qu’il va te trouver les bons arguments pour te faire changer d’avis.

« De base, la comédie. Sans le chant, ou la danse. Mais l’occasion était trop belle pour refuser. Bon, les premiers cours de tango fut un désastre, mais je dois pas trop mal m’en sortir, comme ils me gardent. » Enfin, c’est ce que tu te forces à croire. Tu as toujours un peu de mal à réaliser que tu es dans une comédie musicale célèbre. Certes, tu n’as pas le premier rôle, et tant mieux. Tu es novice, tu ne te verrais pas briller sur le devant de la scène dès la première fois. Petit à petit, l’oiseau fait son nid. C’est ce qu’on entends parfois, et c’est ce que tu comptes faire. Prendre tes marques dans Chicago, et saisir une nouvelle occasion si elle se présente. Tu es encore jeune Aurore, tu as le temps pour voir les choses venir. Que ce soit dans une carrière professionnelle que dans ta vie amoureuse. Car c’est sur ce dernier point que Hayden te pose une question. Ça devrait te surprendre, et pourtant, tu ne l’es pas. Après tout, c’est une question comme une autre. « J’sais pas. Je crois que je fais trop peur. Je suis souvent dans ma bulle, ce qui laisse croire que je suis la fille timide et discrète, comme tu as pu croire. Donc quand on découvre que c’est pas forcément le cas, que j’ai du répondant, ça fait fuir. Mais ça me dérange pas. Je préfère la solitude à l’hypocrisie. » dis-tu en ponctuant ta phrase par un haussement d’épaules. Tu as toujours aimé rester seule Aurore, depuis toute petite. Probablement l’une des répercussions de la mort de ta mère, alors que tu étais petite. Tu ne sais pas trop. Après tout, c’est peut-être qu’un comportement humain. Y a t-il vraiment quelqu’un qui préfère avoir une dizaine d’amis, en sachant pertinemment que l’amitié est fausse, plutôt que deux ou trois personnes sincères ? Bon, en fait, c’est un mauvais exemple. Il suffit de voir les réseaux sociaux. Des centaines d’amis, sans s’adresser la parole une seule fois. L’exemple type d’un cercle d’hypocrites. S'ensuit alors ton interrogation sur la nature de sa question. Craint-il de voir quelqu’un venir lui dire de prendre ses distances avec toi ? Non, ça ne va pas arriver d’aussitôt. Il pourrait bien y avoir ton meilleur ami, que tu considères comme ton frère, mais ce n’est pas quelque chose qu’il fait. Il est là si tu lui demandes, mais sinon, il n’interfère pas dans tes amitiés, comme tu ne le fais pas dans les siennes. Hayden t’assure - ou non - que ce n’est pas pour ça, qu’il n’avait pas été aussi loin dans la réflexion. Oups, c’est encore toi qui est quatre mètres devant au lieu d’être au bon endroit. C’est ça quand on réfléchit un peu trop. « Ouais, il s’appelle Lucky, et il n’est pas moche. C’est le genre de peluche qu’on pourrait acheter dans un magasin. » Tu pourrais même ajouter le fait de ne pouvoir résister à lui faire des câlins. Son poil est tellement soyeux aussi. Tu te penches un peu par dessus la table pour regarder l’écran du téléphone de Hayden. Il n’avait pas tort, ce chien est extrêmement moche, mais super attachant en fait. Encore un côté bizarre chez toi, même si c’est moche, tu trouves ça mignon. « Avoues que tu as eu pitié de lui, que tu l’as trouvé dans la rue ? » dis-tu en lui lançant un regard interrogateur. C’est impossible qu’un magasin puisse vendre un tel animal. Pas avec les diktats de la beauté. Il faut que ce soit beau pour être vendu. C’est comme ça, et ça touche tous les secteurs. Les animaux, les fruits et légumes, les vêtements… donc si c’est pas dans la rue, il l’a adopté dans un centre d’accueil, tel que la SPA. Tu te replaces correctement sur la banquette quand Hayden te demande si ton célibat est récent ou non. « Si ça va, c’est pas un sujet tabou. Ça fait quelques mois, et je suis à l’origine de la rupture. Ma vie a radicalement changé en peu de temps, et j’avais pas envie de l’attirer avec moi. J’ai préféré lui rendre sa liberté. Oui, je sais, je suis poétique. » Tu préfères voir les choses comme ça. C’est moins douloureux. Il va falloir un peu de temps pour oublier complètement Spencer. Enfin, tu ne pourras même jamais l’oublier, il représente un tournant dans ta vie. La serveuse arrive alors, et donne les boissons chaudes. Tu ne mets pas longtemps avant de tremper tes lèvres dans celle qui t’est destinée, avant de te rendre compte que ce n’est pas la tienne. Même si vous avez commandé la même chose, il manque un ingrédient dans ta tasse : la cannelle. Tu fais alors glisser la tasse sur la table, pour la rendre à son propriétaire. « Encore heureux. De toute façon, tu m’as embrassé et t’es pas mort non ? Au pire, tu tournes la tasse, et la question est réglée. » À chaque problème, une solution. Et là, le problème était simple. Tu attrapes la seconde tasse, que tu portes à tes lèvres. Tu les trempes avec précaution, pour ne pas te brûler, et la petite gorgée que tu peux boire confirme que cette fois-ci, c’est la bonne. « Bon, c’est donnant donnant avec moi. Tu m’as demandé si j’étais célibataire, j’ai répondu. À ton tour. »




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Ven 26 Avr - 17:53

One day I'll fly away
Aurore & Hayden

Je hoche sagement la tête en écoutant avec attention l'explication d'Aurore au sujet de cette nouvelle notion qu'elle vient tout juste de m'apprendre : l'i-ro-nie. Je me surprends presque à être aussi studieux, moi qui n'ai jamais été capable d'être attentif plus de dix minutes en classe, à l'époque où j'étais encore scolarisé. Aujourd'hui, il me semble que ça fait une éternité que je n'ai pas posé mes fesses sur le banc d'une classe. « Ah d'accord, merci. » dis-je sur un ton un peu gêné en entourant ma tasse fumante - ou plutôt celle d'Aurore - de mes mains. « T'es vachement intelligente quand même. Mais du coup, je crois que je vais devenir parano quand je vais voir des gens ricaner après m'avoir dit un truc. » expliqué-je en haussant mollement les épaules, ayant soudainement l'impression que plus d'une fois, une personne s'est moquée de moi sans que je le sache en fait. « C'est ça, vante-toi, Aurore. T'es le genre de personne détestable qui peut s'empiffrer sans jamais prendre un gramme, c'est ça ? » lui demandé-je avec un petit rire moqueur, laissant mes yeux balayer son corps de bas en haut, comme pour vérifier que ses dires sont vrais, alors que c'est évident qu'Aurore a vraiment un corps de déesse. « Tu marques un point. » admis-je en baissant les yeux sur ma boisson chaude, un peu gêné. Aurore m'a donc catégorisé à partir de mes actes, et non en se basant sur mon apparence. J'avais presque oublié, l'espace d'un instant, les circonstances inédites de notre rencontre. Mais cette manière de penser, c'est quand même une première. D'habitude, les gens me disent que j'ai une sale tête et se contentent de cette première impression pour ne plus me fréquenter. Aurore, elle, a su passer au-delà des apparences et de ma grande maladresse. Elle mériterait presque une médaille pour cette raison. « Non mais t'as raison, c'était vraiment pas cool... » En tout cas, à sa place, j'aurais vraiment pas apprécié l'approche. « Mais j'y peux rien, je sais pas comment on aborde quelqu'un comme une personne normale, moi. On m'a jamais appris. » expliqué-je en tentant de me dédouaner tant bien que mal.

« J'confirme. Tu t'en sors même plutôt bien j'trouve. Il remonte à quand ton premier cours de tango ? » demandé-je à Aurore, intrigué de savoir en combien de temps elle était passée du désastre - comme elle dit - à une performance presque sans imperfection - pour un novice, en tout cas. « Moi, tu m'fais pas peur. » précisé-je comme une nécessité. Parce que moi, j'ai peur de rien. Même la mort, j'la crains pas, parce que c'est moi qui l'amène là où j'veux qu'elle soit. « Mais genre ça te pèse jamais la solitude ? Moi j'sais pas rester tout seul. Mais du coup, je m'entoure souvent des mauvais personnes et ça, clairement, ça fait chier. » Je ne compte plus les fois où l'on a profité de moi et de ma gentillesse, puis on m'a jeté comme un moins que rien, tel un mouchoir usager qu'on balancerait dans une poubelle publique. « C'est quoi comme chien pour qu'il ressemble à une peluche ? Une espèce de bichon ? » Dans la foulée, je dégaine mon téléphone portable pour montrer à Aurore une photo de Kiki, mon chien, qui n'a pas une tête des plus faciles à afficher au quotidien. À la question de la jeune femme, je pose un regard suspicieux sur elle avant de la questionner : « Bah comment tu sais que je l'ai trouvé dans la rue ? » Je ne pense pas lui avoir parlé de Kiki précédemment alors non, vraiment, je ne vois pas comment elle a pu parvenir toute seule à cette conclusion. « Et lui, il était ravi à l'idée que tu le libères ? » Une rupture, même nécessaire, n'est que rarement accueillie à bras ouverts alors je m'interroge, par simple curiosité. Personnellement, quand j'ai rompu avec Svetlana, je n'ai absolument pas pris les choses avec philosophie, alors que nous étions en train de nous détruire l'un l'autre à petits feux. Je lâche un rire nerveux quand Aurore me recommande de tourner la tasse si ça me gêne d'avoir un contact indirect avec ses lèvres via le bord du récipient, mais ce n'est pas le cas. D'ailleurs, c'est sans la moindre hésitation ni chicanerie que je bois une petite gorgée. La question que me retourne Aurore me surprend un peu, parce que je ne sais pas vraiment pourquoi ça l'intéresse. Mais peut-être que ça ne l'intéresse pas du tout et qu'elle se contente simplement de faire la conversation, pour être polie. « Oui, j'suis célibataire, et ça fait un moment maintenant. J'tombe que sur des briseuses de cœur donc j'crois que j'devrais peut-être arrêter les frais. » Mes deux précédentes relations, les plus sérieuses, ont été de véritables désastres pour moi. Après ce genre d'échec, c'est compliqué de se relever et de retrouver foi en l'amour. « T'as déjà vécu des déceptions amoureuses, toi ? » Je suppose que sa dernière rupture en est une, mais quand on reste en bons termes avec la personne que l'on quitte, et qu'il s'agit d'une séparation à l'amiable, c'est tout de suite beaucoup plus simple à vivre qu'une rupture que l'on nous impose.
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Aurore V. Hamilton
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Mer 8 Mai - 8:27
One day I'll fly away
— with Hayden J. Barrow.

Aha. Détestable, peut-être pas, mais il n’a pas tort Hayden. Tu es bien l’une de ces personnes qu’on aime détester sous prétexte qu’elles peuvent manger tout et n’importe quoi, sans devoir compter le nombre de calories. C’est comme ça, tu n’as pas choisi d’être ainsi. Par ailleurs, depuis plusieurs mois déjà, tu fais relativement attention à ton alimentation. En premier lieu, pour ne pas prendre de risques vis à vis de ta “carrière artistique”. Même si tu as une nature privilégiée, ça ne signifie pas que tu ne prendras jamais rien. Mais il n’y a pas que ça, il y a la cohabitation avec Deborah qui fait que tu regardes plus facilement ce que tu manges, sans compter l’influence de ton meilleur ami qui scrute la moindre étiquette. À force, ça finit par t’atteindre, et entrer dans tes habitudes. Tu expliques alors au jeune homme que ton avis sur sa personne n’est pas basé sur son apparence, mais sur ses actes, sur votre première rencontre. Tu te moques du physique des gens. Grand, petit, gras, maigre, gothique, punk, émo… ce ne sont que des adjectifs, ils ne reflètent en rien la personnalité intérieure de quelqu’un. Sachant que la plupart du temps, le style vestimentaire n’est qu’une solution pour cacher son “vrai moi”. Tu lui lances alors un regard sceptique, quand il te dit ne pas savoir comment aborder quelqu’un. Ça te semble être une base de savoir vivre, qui ne nécessite aucun apprentissage, mais visiblement, tu te goures complètement. « Généralement, on dit bonjour à la personne, pour engager la conversation. Tu devrais essayer, ça fonctionne plutôt bien. » Tu ne souhaites pas te moquer, il n’y a pas une once d’ironie dans ta phrase.

« Hum, j’ai d’abord demandé de l’aide à mon meilleur ami, avant de prendre réellement des cours, et ça remonte à cet été. Durant le mois d’août. Ça fait trois mois ! » dis-tu après avoir cherché dans ta petite tête blonde les informations. Tu n’as pas vraiment la notion du temps, surtout depuis que tu es seule à te gérer, à choisir ce que tu souhaites faire de tes journées, et plus généralement de ta vie. Un sourire discret habille tes lèvres. S’il n’a pas peur de toi, c’est qu’il ne te connaît pas encore. Tu es prête à mettre ta main à couper que d’ici quelques semaines, si vous avez l’occasion de vous revoir, il aura changer d’avis. Tout le monde fini par changer d’avis, et s’éloigner. Seul Drystan, ton meilleur ami, est resté à tes côtés, toutes ces années. « Pas du tout. Je suis fille unique, j’ai l’habitude d’être seule, de me débrouiller par moi-même. J’ai jamais aimé le contact avec les autres. Je préfère de loin deux ou trois amis, qu’un réseau entier de personnes hypocrites. » Référence à Facebook, Instagram, Twitter et tu en penses. Des endroits où il est possible d’être une personne ultra populaire, alors qu’on ne connaît réellement qu’un pourcent des personnes, et encore. Tout ça pour quoi ? Avoir l’impression d’être aimé, admiré… pathétique à tes yeux. « Non ! Les bichons, c’est pour les petites vieilles, ste plait. Tiens, regarde. » Aussitôt, tu dégaines ton téléphone de ta poche, pour aller chercher une photographie de ton animal dans la galerie. Une fois trouvée, tu tends le téléphone à Hayden pour qu’il puisse voir. Par la même occasion, tu peux voir sur son propre téléphone à quoi ressemble Kiki, et il n’y a pas à dire, ce n’est pas le chien le plus mignon qu’on pourrait choisir. Immédiatement, tu fais une plaisanterie sur le fait qu’il a trouvé l’animal dans la rue, mais ce que tu n’as pas vu venir, c’est le fait que ce soit la vérité. « Simple supposition. Il n’a pas le physique de ceux qu’on trouve dans les animaleries. » Les diktats de la beauté sont partout, même chez les animaux. Pendant que tu ranges ton téléphone, tu dois répondre à une question qui pourrait être embarrassante à tes yeux, mais tu rassures Hayden, ça ne l’est pas. Tu n’as pas de mal à parler de ta récente rupture, cela ne provoque pas chez toi un torrent de larmes et une envie soudaine de manger de la glace. « Pas vraiment… » Non, tu ne peux pas dire que Spencer ait été ravi de cette rupture, mais ça te semblait être la meilleure solution, pour tout le monde. Ça l’est encore à tes yeux aujourd’hui, après plusieurs mois. Le soucis de tasse réglée, tu prends une gorgée de ton chocolat chaud, avant de t’intéresser à la vie sentimentale du jeune homme. Il n’y a pas d’arrière pensée, seulement le désir d’être aussi curieuse qu’il peut l’être avec toi. « Toutes les femmes ne sont pas comme ça. Tu ne devrais pas toutes les mettre dans le même panier, sous prétexte qu’il y a un ou deux fruits pourris dans le lot. » Tu ne parles pas spécialement de toi. Non en fait, ça ne te vient pas à l’esprit. Tu trouves ça un peu expéditif de tirer un trait sur quelque chose à cause d’une mauvaise expérience. Avec cet état d’esprit, on ne ferait pas grand chose. Une chute, et on arrête d’apprendre à faire du vélo ? C’est moyen. « Aucune. » dis-tu avec un petit sourire gêné. La serveuse arrive à ce moment là, avec vos commandes. Sauvée par le gong, comme on dit souvent. Tu la laisses déposer les assiettes sur la table, avant de lui gratifier un sourire en guise de remerciement. Elle s’éloigne déjà, précisant que si vous avez besoin de quoique ce soit, il suffit de l’appeler. Ça a l’air appétissant, comme à chaque fois, mais avant de manger, tu préfères répondre à la question de Hayden, avant qu’il n’en pose davantage. « Je suis issue d’une famille croyante et pratiquante, si bien qu’à l’âge de quatorze ans, j’ai commencé à porter une bague pureté. Le symbole de ma virginité jusqu’au mariage. Ça ne signifie pas qu’il m’était interdit de sortir avec quelqu’un, mais ce n’était pas ma priorité. Et puis, je ne t’apprends rien, à cet âge, les mecs n’ont qu’une chose en tête, alors être avec une fille qui ne fera rien, ça n’enchante pas. Du coup, non, je n’ai eu aucune déception amoureuse dans ma vie, car mon ex et la première personne avec qui je sois sortie, et je suis celle qui a rompu donc… » Donc ça ne compte pas comme une déception amoureuse, à proprement parlé.




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Hayden J. Barrow
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Dim 19 Mai - 11:57

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Aurore & Hayden

Je bois les conseils et les indications d'Aurore en matière de sociabilité comme si elle était un vieux sage d'une centaine d'années plein de ressources sur les sujets qu'un petit jeune - tel que moi - ne maîtrise absolument pas. Mais sa première recommandation me fait hausser un sourcil. La blonde vient tout juste de m'apprendre le concept d'ironie mais je le maîtrise encore assez mal pour ne pas être certain de la reconnaître quand elle se présente à moi. « C'est ironique ? » lui demandé-je en haussant un sourcil sceptique. « Nan mais un bonjour, c'est bien joli, mais c'est un peu banal, non ? Ça retient l'attention de personne, un bonjour. » Fronçant les sourcils et passant une main pensive dans ma barbe, je me demande bien comment on peut être original en saluant simplement quelqu'un, mais peut-être qu'Aurore a également des conseils à me prodiguer à ce sujet. Timidement, je trempe mes lèvres dans ma boisson chaude quand la jolie blonde me dit que son premier cours de tango remonte à... cet été. J'avale de travers, manque de m'étouffer, tousse en tapotant ma cage thoracique de la paume de ma main, tentant l'impossible pour ne pas recracher tout mon chocolat liquide sur la table, devant les yeux ébahis d'Aurore. « Seulement trois mois ?! Mais comment tu fais pour progresser aussi vite ? Tu t'entraînes pendant la nuit aussi, c'est ça ? Avoue... » Je reprends peu à peu mon souffle après avoir failli m'étouffer. Ça aurait été dommage d'écourter ce rendez-vous en aussi bon chemin, alors que ma relation avec Aurore prend enfin une autre tournure.

« Ah mince, t'aimes pas trop les contacts... J'espère quand même que ce rendez-vous est moins pénible que notre rencontre autour d'un contact forcé, du coup ? » Je suppose que si Aurore a accepté de me suivre jusqu'ici - ou plutôt, si elle a accepté que je l'accompagne -, c'est qu'elle envisage malgré tout de me donner une seconde chance, même si rien ne l'y oblige. Un fin sourire se dessine sur mes lèvres au moment où Aurore défend son petit chien bec et ongles, m'assurant qu'il ne s'agit pas d'un bichon, race que l'on associe généralement aux mamies. Pour preuve, elle dégaine son téléphone portable et me montre un cliché sur lequel on peut voir un chien qui a, comme elle me l'avait dit, bel et bien des airs de peluche. « Une vraie peluche vivante, j'avoue ! » soufflé-je avec un petit sourire. « Ouai, bah c'est vrai, t'as visé juste. Je l'ai trouvé dans la rue, un soir, en rentrant du boulot. Il boitait et il était borgne, alors j'me suis dit que personne d'autre le recueillerait, et qu'il ferait jamais long feu tout seul, dehors... Comme il était pas craintif, je l'ai embarqué. » Et depuis lors, Kiki avait rejoint mon appartement et faisait partie des meubles. Je n'ai jamais eu aucun regret après avoir pris cette décision, au contraire. Je ne sais pas si Kiki est heureux désormais mais en tout cas, il en a l'air, et c'est le plus important.

J'affiche une petite moue désolée quand Aurore m'explique que son ex petit ami, celui qu'elle a quitté, n'a pas accueilli cette nouvelle avec le plus grand des sourires. C'était prévisible, en même temps. Aussitôt, je me sens un peu bête d'avoir posé la question. Je m'enfonce un peu plus sur la banquette, entourant la tasse de mes mains et me pinçant les lèvres. « Ouai, j'imagine... Ça devait pas être simple à prendre comme décision... » De mon côté, en ce qui concerne les amours, ça n'a rien de très joyeux. À mon compteur, il n'y a que des désastres. « Ah mais j'ai pas dit que toutes les femmes étaient comme ça. Mais moi, j'attire que les filles instables qui savent pas ce qu'elles veulent... » expliqué-je en haussant les épaules, le regard soudainement perdu sur la table en repensant à ma dernière relation, sans doute la plus destructrice, que j'associe inévitablement à Svetlana. Je suis d'ailleurs assez surpris quand Aurore m'explique qu'elle n'a jamais connu de déception amoureuse. Elle est jeune, certes, mais qui n'a jamais été déçu par quelqu'un en matière d'amour ? Même pendant l'adolescence ? Elle prend tout de même la peine de m'expliquer la raison de cette absence de déceptions dans sa vie et tout de suite, je comprends mieux. « Je crois que t'es la seule personne que je connaisse qui porte une bague de pureté. » Et en même temps, au vu de mes fréquentations, c'est normal. « Je sais que c'est super personnel comme question mais du coup... Tu comptes garder ta virginité jusqu'au mariage ? Et c'est un choix personnel ou c'est ta famille qui fait pression ? » Pas que je remette en question le fait qu'Aurore ait pu faire ce choix comme une grande fille, mais je sais à quel point la famille peut faire pression sur certains sujets parfois. « Bon, je passe du coq à l'âne mais... Est-ce que tu serais d'accord pour qu'on échange nos numéros ? » lui demandé-je d'une voix hésitante. Puis j'ajoute : « C'est bon, je l'ai demandé correctement cette fois ? » J'affiche un petit sourire espiègle en attendant son approbation.
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Aurore V. Hamilton
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Mar 28 Mai - 8:51
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— with Hayden J. Barrow.

Non, tu n’es pas une surdouée en danse, notamment pour le tango. Tu es seulement une fille qui a des facilités d’apprentissage, que ce soit au niveau de la théorie que pour la pratique. Ton degré de concentration est tel que tu peux facilement retenir les choses. C’est ce qu’il s’est passé avec les cours de danse imposés par la compagnie. Attention, tu avais déjà quelques bases, pour avoir fait de la danse classique plus jeune, mais ce n’était pas suffisant. Par ailleurs, ton apprentissage n’est pas terminé, loin de là. Tu apprends tous les jours, à chaque répétition. Car c’est bien connu, chaque représentation est différente de la précédente, et de la suivante. C’est impossible de jouer à l’identique chaque soir, et tant mieux. Ce serait mortellement ennuyant pour un spectateur désirant revenir une seconde fois, d’assister au même show.

« Ce n’est pas ça. Je ne suis pas une asociale. Je préfère la qualité que la quantité, c’est différent. Et je te rassure, ce rendez-vous n’a rien de pénible. Si c’était le cas, je serais déjà partie. Je n’aime pas perdre mon temps. » Tu es le genre de fille à avoir assez de culot pour dire ce qu’elle pense, sans forcément prendre des pincettes. Une fille avec du caractère quoi, pas de celles qui se sont écraser par la société. Un débat qui n’est pas au programme, contrairement à cette discussion autour de vos chiens. C’est un point que vous avez en commun, que vous découvrez à peine. À la différence près que tu possèdes une version mignonne de la race canine, quand lui est à l’exact opposé. « C’est qu’il y a une âme de bon samaritain là dessous. » dis-tu en désignant rapidement sa personne, avec un fin sourire sur tes lèvres. Au premier abord, on ne penserait pas ça de la part de Hayden, mais là encore, c’est la preuve qu’il ne faut pas juger dès la première rencontre, que les apparences peuvent être trompeuses, dans le bon comme le mauvais sens. Si tu l’avais fait, jamais tu n’aurais accepté de passer ce moment avec lui. Tu aurais perdu une occasion pour apprendre à le connaître, et découvrir qu’il n’est pas un ptit voyou qu’on trouve dans la rue. Qu’il y a plus que ça à l’intérieur, si on prend la peine d’explorer.

Parler de ton ancienne relation amoureuse n’est pas simple, mais tu te prêtes au jeu des questions quand même. De toute façon, tu n’as nullement honte de ce que tu as fait. On peut te traiter d’égoïste, te reprocher d’avoir prit une décision alors que vous étiez deux, mais honnêtement, ça te passe au dessus de la tête. Ta vie ne regarde que toi, et personne d’autre. Les gens peuvent gâcher du temps libre pour parler de ta vie, c’est leur droit. Toi, tu préfères la vivre. Et tu y arrives à merveille. Tu as su rebondir, et poursuivre ton chemin. « Après, à partir de quand peut-on affirmer savoir ce qu’on veut ? À un âge, j’avais envie de ce qu’on fait miroiter aux petites filles, à savoir le prince charmant, le mariage de princesse, et les enfants parfaits. Avec les années, j’ai compris que le prince charmant n’existe pas, qu’il faut viser moins haut, mais je croyais encore à l’institution du mariage. Et puis maintenant, j’avoue que c’est l’bordel. J’en suis arrivée au stade qu’avoir une personne qui m’apprécie comme je suis, c’est déjà bien. Mais je ne vais pas affirmer que mon opinion va rester ainsi. Peut-être que d’ici un an, deux, voir plus, je vais retourner à mes rêves de petite fille. » Tout ça pour dire qu’il ne doit pas tirer un trait à cause d’une ou plusieurs mauvaises expériences. Les avis changent sans arrêt, ils évoluent en fonction de la vie des personnes, des épreuves. De toute façon, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. C’est la preuve que l’homme doit évoluer avec les années. Les épreuves de la vie sont faites pour ça, même si elles sont parfois douloureuses. Dans ton cas, tu ne peux pas trop t’appuyer sur les échecs sentimentaux. Dans ce domaine, tu es novice, ce qui semble surprendre Hayden. Tu pourrais balayer le sujet d’un geste de la main, mais tu choisis d’être honnête, et de lui expliquer le pourquoi du comment. Cela se résume à un petit accessoire, inoffensif en le voyant, mais pourtant très puissant : une bague de pureté. Tu t’attends à des moqueries, de la part du jeune homme, mais non, il n’en fait rien. Au contraire, il s’intéresse. Ça doit être l’une des rares fois qu’on ne te rit pas au nez. Pour réponse, tu lèves doucement ta main gauche, faisant bouger des doigts. Ce geste a pour but de lui montrer que tu ne portes plus rien à ton annulaire gauche. « J’ai offert ma virginité à mon ex petit ami, ce que je ne regrette pas. Mes convictions pour le mariage ne sont plus trop ce qu’elles étaient, alors j’avais envie que la première fois soit avec une personne de confiance, et il l’était. Il m’a jamais forcé, à aucun moment. Ce n’est pas pour autant que j’ai changé, que je suis passée d’une petite prude à une Marie couche toi là. Mais maintenant, c’est moi qui décide. À la base, c’était une pression familiale, qui est entrée dans mes habitudes, donc ça ne me dérangeait pas plus que ça. Aujourd’hui, je pense avoir l’âge et l’expérience pour faire mes propres choix. » De toute façon, tu ne saurais le faire autrement. Tu es majeure, sans parent. Tu n’as personne pour prendre les décisions à ta place, tu dois le faire par toi-même, comme une grande fille. Il y a bien encore des membres de ta famille ici et là, entre un oncle et une tante, ou même ton parrain, mais ils ne sont pas très présent pour toi. Tu ne peux compter que sur toi, et sur tes amis. Un sourire, suivi rapidement par un rire résonne dans ta gorge. La raison de cette réaction n’est autre que la question posée par Hayden. Sans perdre le Nord, il te demande alors ton numéro de téléphone. Tu n’as pas le temps de répondre, qu’il met en lumière ses bonnes manières, de quoi te couper l’herbe sous le pied. « Tu as raison, je ne peux rien dire sur la manière de faire. Il y a eu la conversation, les confidences, et tu me demandes mon avis, tu n’imposes pas. C’est un gros progrès. » Difficile de retenir ce sourire amusé sur tes lèvres. Tu as l’impression de faire la classe à un élève, de mettre en pratique les cours que tu suis à l’université de Columbia. Contre toute attente, tu ressors ton téléphone portable de ta poche. Une petite manip, pour dévérouiller l’écran, et aller dans les contacts, puis tu donnes ton téléphone à Hayden. « Tu peux mettre ton numéro, et ensuite je t’appelle pour que tu aies le mien. Mais attention, interdiction de me harceler. Je ne veux pas cinquante messages par jour. C’est bien clair ? » Une menace qui pourrait réellement faire peur, si tu n’avais pas cet air faux sur le visage, celui qui ne laisse pas place au doute : tu plaisantes.




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Mar 25 Juin - 16:43

One day I'll fly away
Aurore & Hayden

Je ne fais pas perdre à Aurore son précieux temps. Je suppose que je dois m'estimer heureux d'une telle évolution, quand on connaît les circonstances dans lesquelles nous nous sommes rencontrés. Quand on y pense, j'avais quand même peu de chances de rattraper le coup avec cette fille. Comme quoi, tout arrive. « Est-ce que je m'avance trop si je vais jusqu'à dire que ce rendez-vous pourrait même avoir quelque chose... D'agréable ? » Peut-être qu'Aurore va me foudroyer du regard, parce qu'elle va trouver ce commentaire trop prétentieux ou un peu trop prématuré, mais je ne peux pas m'en empêcher. Moi, j'ai jamais su sonder dans l'âme des gens. Certaines personnes peuvent se contenter de regarder dans les yeux des autres pour savoir ce qu'ils pensent mais ce n'est pas mon cas. En fait, j'ai même toujours été un peu gauche pour ce genre de gymnastique de l'esprit. En rangeant mon téléphone portable, j'explique ensuite à Aurore comment j'ai été amené à adopter un chien aussi laid que Kiki. La question est légitime : dans un centre d'adoption, face à une flopée de canidés tous aussi mignons les uns que les autres, à quel moment un être humain peut-il poser, en toute logique, son regard sur une créature à l'apparence aussi repoussante ? Il n'y a pas de logique à ça. La seule explication, c'est que Kiki, il me rappelle un peu ce que je suis moi-même : il a pas fière allure, personne veut de lui mais il a quand même un bon fond. « Tu vois, j'suis pas qu'un gros lourd qui emmerde les filles dans la rue tard le soir. » déclaré-je fièrement avec un sourire carnassier. Mais ça, c'est le genre d'information qu'elle ne peut pas deviner si je ne lui donne pas. Après tout, Aurore ne me connaît pas vraiment. Elle ne peut pas se baser sur des anecdotes qu'elle connaîtrait à mon sujet, puisqu'elles sont inexistantes. Elle peut uniquement se baser sur des impressions, un feeling,... Bref, rien de très fiable.

« Ah mais j'dis pas que c'est une mauvaise chose de changer d'avis, voire de changer tout court! précisé-je à la jeune femme qui se tient en face de moi. Mais j'aime pas les gens qui profitent des sentiments des autres alors qu'ils sont eux-mêmes paumés dans leur vie et qu'ils savent pertinemment qu'ils vont faire souffrir quelqu'un... » admis-je en haussant doucement les épaules, les yeux rivés vers le liquide sombre et chaud de ma tasse. Je ne peux m'empêcher de repenser à Svetlana, elle qui n'a jamais été en mesure de savoir si elle restait avec moi parce que ça lui donnait un accès facile à sa dose vitale d'héroïne ou si elle avait un semblant de sentiments pour moi. C'est le genre de doutes dont je préférerais largement me passer, surtout quand ils me concernent directement. « T'as jamais fait souffrir quelqu'un parce que tu savais pas ce que tu voulais, toi ? » Les exemples sont nombreux, entre les questionnements qui concernent un choix de vie, une orientation sexuelle, des doutes concernant les sentiments que l'on peut ressentir à l'égard de l'autre,... Il y a toujours matière à faire souffrir les autres, même involontairement. En plus, Aurore m'a confié juste avant que, la seule rupture qu'elle avait connu, c'était elle qui l'avait provoquée. Peut-être que celle-ci s'était déroulée sereinement, mais c'est possible aussi que ce ne soit pas le cas.

Aurore évoque alors sa bague de pureté et je me demande aussitôt – mais peut-être est-ce indiscret ? - si elle fait partie de ces personnes qui ont suffisamment de volonté pour renoncer à toute tentation avant le mariage. Moi, j'en ai été incapable, mais j'ai jamais cru en Dieu, ou à n'importe quelle instance qui pourrait exister quelque part, ailleurs, et qui nous serait supérieure. « Donc tu fais en fonction des nouvelles rencontres et de ce que tu ressens maintenant ? Et plus des principes qu'on t'a demandé de suivre à une époque ? » Je tente de comprendre le fonctionnement d'Aurore, mais moi je n'ai jamais porté une bague de pureté autour de l'un de mes doigts, ni accordé autant d'importance à ma virginité. Ce n'est pas le genre de choses autour desquelles ma famille a désiré faire peser des valeurs fondamentales, contrairement aux proches d'Aurore. Maintenant que j'ai l'impression d'un peu mieux connaître la jeune femme, j'ose lui demander son numéro de téléphone portable, la possibilité qu'elle puisse tout simplement refuser subsistant malgré tout. « Comme quoi... Rien n'est impossible ! » concédé-je avec un petit sourire malicieux. Elle doit sûrement penser qu'elle a une bonne influence sur moi, et peut-être que c'est un peu le cas. Elle finit par me tendre son téléphone afin de me laisser insérer mon numéro au sein de son répertoire. Je me saisis de l'appareil avec un sourire narquois : « Moi ?! Te harceler ? Tu sais bien que ce n'est pas mon genre ! » J'encode les différents chiffres qui composent mon numéro puis, je dépose le téléphone sur la table et le fais glisser jusqu'à Aurore. « Bon, tu m'appelles ? » la pressé-je sur un ton impatient.
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Sam 13 Juil - 8:41
One day I'll fly away
— with Hayden J. Barrow.

Tu fais mine de réfléchir, pour le faire mariner un petit peu, même si la réponse semble évidente. Tu n’es pas quelqu’un de faux, Aurore. Tu as du mal à cacher tes émotions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. La nature t’a fait ainsi, honnête, franche, parfois un peu trop directe quand il faut mettre un peu de tact. Du coup, si réellement tu passais un mauvais moment avec Hayden, tu ne pourrais pas le dissimuler. Tu serais absente, évasive, peut-être muette face à certaines questions, ce qui n’est pas le cas. Tu prends plaisir à lui répondre, à ne rien cacher, car tu ne vois pas de raison de le faire. Tant qu’il ne te demande pas le code de ta carte bancaire, ça reste innocent. « C’est un peu prétentieux, mais je te l’accorde. Ce rendez-vous est agréable. » Il y a pire comme rencard. Là, tu as une conversation, dans un cadre que tu affectionnes, avec de la nourriture que tu vénères presque, comme la petite gourmande que tu es. Il ne manque que le visionnage de l’un des Disney, ou une représentation d’une pièce classique que tu aimes, et ce moment pourrait se hisser à la première place de ton top 10 personnel.  Vous en venez à parler de tout et de rien, jusqu’à constater un point commun : la possession d’un animal de compagnie. Tous deux, vous avez un chien, même s’ils sont considérablement différent. Tu as déjà entendu le fait qu’un chien ressemble à son maître, une sorte de qui se ressemble s’assemble, et il faut dire qu’avec la comparaison de vos boules de poil, vous réussissez à confirmer cette théorie. Du moins, dans ton cas. La petite peluche vivante que tu as te ressemble clairement. Une apparence douce, mais avec un caractère hargneux si on l’embête de trop. Tu ne sais pas ce qu’il en est pour Hayden, c’est la seconde fois que tu le vois, dont la première où tu lui parles réellement, sans être sur tes gardes. Tu ne peux te baser sur rien, seulement des pressentiments, mais qui sait, vu comment ce rendez-vous se passe bien, peut-être qu’il y aura une troisième fois. Volontaire, cette fois. Pas lié à un hasard suspicieux.

« Car il existe vraiment des personnes aimant se faire baratiner ? » dis-tu avant de laisser un rire amusé franchir la barrière de tes lèvres. « Malheureusement, ça sera toujours comme ça. Enfin, jdis pas qu’on doit mettre tout le monde dans le même bateau mais être ce qu’il faut faire, ce qu’on voudrait faire et ce qu’on fait… il y a pas mal de différence. Et souvent, la personne principale n’est pas la mieux placée pour comprendre la situation. » Tu restes vague, mais ce n’est pas volontaire. En fait, tu n’as pas d’exemple précis sur lequel t’appuyer, pour faire comprendre ton point de vue au jeune homme. Cette conversation prend une tournure assez philosophique, sans que ce soit l’intention de base. Pour éviter d’entrer dans des détails qui risquent de le perdre, tu imposes ton propre silence en prenant une gorgée de cette boisson chaude que tu aimes. Tu pourrais en consommer toute l’année, en hiver pour se réchauffer qu’en été pour savourer. C’est ta boisson par excellence, quand tu es de bonne humeur, comme quand tu as besoin d’une dose de réconfort. Tout coeur meurtris peut se consoler grâce à un chocolat chaud, à ton avis. « Bien sûr que si, j’ai fait souffrir mon ex car je ne savais pas ce que je voulais. J’ai préféré mettre un terme à une relation dans laquelle je me plaisais pour… me découvrir ? Tester mes limites ? Je ne le sais même pas moi-même en fait. Après, tout dépends de quel point de vue on voit les choses. Certaines personnes diront que j’ai été égoïste d’imposer mon choix, d’autres que c’est tout à mon honneur car au lieu de lui mentir par omission, j’ai été honnête. » Une confession qui s’accompagne d’un petit haussement d’épaules innocent. En vérité, tu te moques de l’avis des autres. Tu n’allais pas rester dans une relation pour faire plaisir à quelqu’un. Un couple se compose de deux personnes, deux personnes ayant le droit de choisir, d’avoir un avis. Si l’une des deux est écrasée par l’autre, la relation devient néfaste, à sens unique. C’est loin de convenir à la vision que tu te fais d’une relation amoureuse.

Une chose en amenant une autre, t’en viens à évoquer ta bague de pureté. Un joli bijou, que tu as aimé porter à partir de tes quatorze ans, jusqu’à ce que tu décides de t’en séparer, pour faire tes propres choix, et non faire plaisir à ton père. Tu n’es pas forcément fière de la tournure de cette histoire, car à cette époque, tu étais dans un conflit évident avec lui. Toutes décisions étaient bonnes pour l’embêter, mais quand tu vois que sa mort est survenue peu de temps après, tu regrettes tes choix. Tu as agis comme une petite fille capricieuse, égoïste, au lieu de profiter des derniers instants. « C’est ça. Je ne me cache plus derrière un bijou pour justifier des choix. Après, ne plus l’avoir n’a pas changé ma vie. Je te l’ai dit, je n’ai pas une liste de prétendants de plusieurs kilomètres, elle est même inexistante, donc bague ou non… » Depuis Spencer, il n’y a eu personne, que ce soit dans ton viseur ou dans ton entourage. Il faut dire que tu ne cherches pas à faire une nouvelle rencontre. Spencer t’est tombé dessus, par le plus grand des hasards, quand tu t’y attendais le moins. Tu te dis que ça peut se reproduire à nouveau, que si tu dois retomber amoureuse, tu ne verras pas ce sentiment arriver. Il te percutera, sans prévenir. Mais avant que le grand Amour ne frappe à ta porte, c’est un échange de numéro qui se fait avec Hayden, après qu’il te l’ai demandé, avec beaucoup de politesse, pour changer. Tu lui confis ton téléphone, pour qu’il puisse entrer ton numéro, non sans faire une petite recommandation avant. « Du tout, seulement quarante neuf messages par jour, n’est-ce pas ? » Un sourire amusé persiste sur tes lèvres, tandis que tu récupères ton téléphone entre tes mains. Tu as à peine le temps de le reprendre qu’il est déjà en train de te presser de l’appeler, pour qu’il puisse avoir ton numéro. « Quel impatient. Tu as peur que je ne le fasse pas ? » Tu reconnais que c’est une possibilité, mais comme tu tiens toujours parole, tu appuies déjà sur le bouton d’appel, lié au numéro du jeune homme. Au bout de quelques secondes, vous pouvez entendre sa sonnerie résonner à votre table, jusqu’à ce que tu coupes l’appel pour rétablir le calme. « Satisfait ? » dis-tu, en récupérant les couverts sur la table, pour enfin attaquer aux mets apportés par la serveuse, un peu plus tôt.




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