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Let it snow, let it snow, let it snow ♪ - Lisbeth

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Daniel Aberline
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J'ai posté : 1985 messages et j'ai : 241 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Taron Egerton et pour finir je crédite : Schizophrenic.

Dim 30 Déc - 21:31

Let it snow, let it snow, let it snow
Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Des vacances sur un autre continent, ça ne s’improvise pas. Et pourtant, c’est presque à l’improviste que Lisbeth et moi avons décidé de partir dans un pays bien éloigné du nôtre, qui se trouve être la Finlande. J’avais laissé ma petite amie choisir la destination finale, il y a à peine plus d’un mois, et dès que nous avions réservé les billets d’avion, nous nous étions mis à la recherche d’un logement. Nous étions tous les deux d’accord sur un point : si nous partions, c’était pour être complètement dépaysé alors il était hors de question que nous allions nous enfermer dans un hôtel en plein centre-ville. Après de longues recherches, nous avions arrêté notre choix sur un charmant cottage, situé au bord d’un immense lac, à quarante minutes de voiture de la ville de Rovaniemi, perdu au beau milieu d’une forêt d’immenses sapins. Les photos, sur le site internet des propriétaires, vendaient du rêve et nous étions littéralement tombés sous le charme. En un clic, nous avions réservé le petit chalet pour notre semaine de vacances. Depuis lors, nous n’avions cessé de décompter les jours jusqu’au 26 décembre, jour de notre départ. Finalement, avec les derniers événements qui s’étaient déroulés dans nos vies, nous avions eu de quoi nous occuper et le temps était passé assez vite. Surtout que le 26, je n’avais pas laissé à Lisbeth une seule minute pour qu’elle puisse penser à l’attente qu’il restait avant notre vol, puisque je l’avais traînée hors de notre appartement pour lui faire visiter une maison. Cette visite immobilière n’était pas une visite quelconque, puisqu’elle nous concernait directement, et que le poids de son aval reposait lourdement sur mes épaules, encore plus qu’avec le plus exigeant des clients.

Mais nous n’avions pas pu véritablement profiter de l’euphorie de cette surprise, que je préparais depuis plus de deux semaines, puisque, dès que la visite fut terminée, j’avais ramené Lisbeth à l’appartement pour que nous vérifiions une dernière fois le contenu de nos bagages, avant de nous préparer à rejoindre l’aéroport JFK. Vacances obligent, il y avait énormément de monde dans les différents terminaux, si bien qu’il nous a fallu plus d’une heure rien que pour enregistrer nos bagages. Une fois cet interminable périple passé, nous avons pu rejoindre la porte d’embarquement afin d’attendre que notre avion soit enfin accessible. Vers 17h45, les hôtesses nous ont enfin invité à monter à bord, vérifiant une dernière fois nos passeports avant de nous laisser emprunter le couloir d’embarquement. Lisbeth et moi nous étions installés à l’arrière de l’appareil, afin qu’elle puisse avoir accès aux toilettes plus facilement, la luciole faisant souvent des siennes avec sa vessie. C’est seulement au bout de onze heures de vol, et une escale, que nous avons enfin atterri à l’aéroport de Rovaniemi, en Finlande. Après avoir récupéré nos valises, nous nous sommes dirigés vers l’un des stands de location de voiture situé à côté de l’aéroport et nous sommes montés à bord de notre véhicule pour nous mettre en route jusqu’au cottage. Après onze heures consécutives de vol, la fatigue commençait à se faire sentir. J’avais du mal à rester concentré. Même si nous avions tous les deux dormi dans l’avion, rien ne valait mieux qu’un lit douillet et une couette bien chaude. Au bout de quarante minutes de route, passant de l’asphalte impeccable aux chemins boueux de la forêt, nous avions fini par rejoindre le cottage que nous avions loué. Lisbeth et moi étions déçus de constater que pas le moindre flocon de neige n’était tombé sur la ville, le gris du ciel nous rappelant un peu trop celui de la grosse pomme.

Il était presque quatorze heures lorsque j’ai garé la voiture devant le petit chalet, sur le palier duquel nous attendaient deux personnes, que nous avons supposé être les propriétaires. Ceux-ci nous ont accueilli chaleureusement, dans un anglais parfaitement maîtrisé et intelligible, nous faisant rapidement visiter les lieux avant de nous remettre les clefs pour nous laisser nous installer à notre aise. La porte à peine refermée derrière eux, j’étais allé m’effondrer sur le lit, suppliant Lili de me laisser dormir ne serait-ce qu’une heure. Avec fermeté, ma petite amie n’avait pas cédé à mes supplications, parvenant à me convaincre de ranger nos affaires dans les armoires. Après avoir effectué cette tâche ingrate, nous avions tous les deux dû résister à l’envie dévorante de sombrer dans le plus profond des sommeils, afin de ne pas être complètement décalés pour aborder la journée du lendemain. Prenant notre courage à deux mains, nous étions même parvenus à reprendre le volant jusqu’au centre-ville pour faire quelques courses, avant de revenir au chalet une fois que nous avions rempli de le coffre de provisions. Une fois rentrés, nous avions tenu courageusement jusqu’à vingt-et-une heures environ, avant de nous effondrer dans les bras l’un de l’autre.

Le 28 décembre 2018. C’est l’agitation du corps étendu juste à côté du mien qui finit par me réveiller. Celui de Lili, qui semble toujours à moitié endormie. Je me redresse légèrement pour aller presser mes lèvres sur sa joue rosie puis, je remonte la couette sur son épaule avant de quitter les draps, torse nu. Aussitôt, je suis surpris par le froid de la pièce et je me mets à frissonner, rabattant soudainement mes bras contre mon torse pour tenter de me réchauffer. En passant à côté de la chaise où j’avais déposé mon pull de la veille hier soir, j’attrape le morceau de tissu et l’enfile aussitôt. Les propriétaires du cottage avaient fait un feu dans la cheminée, hier avant notre arrivée, et nous l’avions alimenté jusqu’au moment d’aller nous coucher, mais celui-ci avait fini par s’éteindre pendant la nuit. Enfonçant ma tête dans mes épaules, je m’approche doucement de la fenêtre de la chambre, en veillant à ne pas faire craquer le parquet sous mes pieds pour ne pas réveiller Lili. Avec délicatesse, j’écarte les pans de rideau pour pouvoir observer le paysage et aussitôt, des étoiles se mettent à scintiller dans mes yeux. De la neige. De la neige partout. Un épais manteau blanc couvre chaque centimètre carré de terre, si bien qu’on ne distingue presque plus les reliefs du paysage. Encore maintenant, quelques flocons continuent de tomber doucement, planant dans l’air quelques instants avant de se poser sur le sol. Je me mets à jubiler intérieurement, avant de revenir près de Lili en piétinant d’impatience. Je pose une main sur son épaule ainsi qu’un baiser sur son front, visant à la faire sortir doucement des bras de Morphée. 《Je vais préparer le p’tit dej’. Tu devrais jeter un coup d’oeil par la fenêtre avant de descendre.》 Je me redresse aussitôt pour aller prendre un épais pull en laine dans ses affaires, que je dépose juste à côté d’elle sur le lit. 《Enfile ça en sortant du lit, il fait un peu froid. Le feu a dû s’éteindre pendant la nuit, je le rallumerai tout à l’heure, quand on rentrera de notre balade, si ça te dit toujours d’y aller.》

Après avoir déposé un dernier baiser sur le front de Lili, je quitte la chambre pour descendre les escaliers en bois et rejoindre la cuisine au rez-de-chaussée. Je prépare de quoi proposer un petit déjeuner plus que copieux à ma petite amie, qui va sûrement encore m’accuser d’en faire trop, et qu’elle n’a pas besoin d’un buffet à chaque repas sous prétexte qu’elle est enceinte. Une fois que la principale concernée m’a rejoint, nous mangeons ensemble avant de nous préparer à partir à la conquête des bois environnants, qui dorment désormais sous une dizaine de centimètres de poudreuse. Nous enfilons suffisamment de couches pour pouvoir affronter le froid hivernal, bonnet enfoncé sur la tête et écharpe enroulée jusqu’en dessous des narines. Nous quittons ensemble ce petit cottage idyllique, qui semble tout droit sorti d’un décor de carte postale avec son épais manteau blanc. Sous chacun de nos pas qui s’enfoncent dans la poudreuse, on perçoit un léger crépitement, celui de la neige qui s’entasse sous notre poids. Nous avançons dans cette forêt de pins, qui devient de plus en plus dense à chaque fois que nous progressons de quelques mètres. 《Est-ce que t’as déjà vu quelque chose d’aussi beau ?》 demandé-je à Lili en levant le nez vers la cime blanche des arbres. Puis un léger rictus déforme les traits de mon visage au moment où je repense à la dernière fois où je me suis retrouvé seul dans la nature avec Lisbeth. Un léger frisson me parcourt l’échine puis je tourne la tête vers ma petite amie. 《Toi aussi t’es étonnée qu’on se soit pas encore fait kidnapper ?》 lui lancé-je avec un sourire timide, qui ne permet pas de cacher ma nervosité d’une quelconque manière. Mais il faut que j’arrête d’angoisser pour rien : tout va bien se passer. On ne peut quand même pas passer des vacances pourries deux fois sur la même année. Pas vrai ?
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Ven 4 Jan - 21:19
Let it snow, let it snow ♪
— with Daniel Aberline

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Le 28 décembre 2018. À moitié éveillée, et encore un peu endormie. C’est dans l’entre deux que tu trouves, tout ça à cause de l’agitation qui règne dans ton ventre. La petite demoiselle que tu portes a décidé d’elle même qu’il était l’heure de gigoter, ou peut-être de faire son sport matinal. Franchement, tu n’as pas la moindre idée de ce qu’il se passe mais tout ce que tu sais, c’est qu’elle peut faire tout ce qu’elle veut, tu ne bougeras pas d’ici ! Ce lit dans lequel tu es est bien trop moelleux pour en sortir. Par ailleurs, les dernières vingt quatre heures (et même un peu plus) ont été compliqué. Voyager n’a jamais été un soucis pour toi, tu as toujours apprécié revenir sur ta terre natale, en Autriche, même si cela signifie prendre plusieurs heures d’avion, changer de continent, ainsi que de fuseau horaire. C’est bien ce dernier point qui est désagréable, encore aujourd’hui, et qui te force à profiter de quelques instants supplémentaires bien au chaud sous la couette. Entre New-York et ici, à Rovaniemi, il y a sept heures de différence, autant dire une éternité. Ainsi, la première journée a été sous le signe des trajets pour arriver jusqu’ici, entre l’avion et la voiture. Et pour le restant du temps, c’est simple, ce fut dodo. Dormir pour se remettre du voyage, mais aussi pour tenter de prendre le rythme des nouveaux horaires, apprendre à être éveillé quand New York dort paisiblement, et inversement. Heureusement, vous avez bien assez de temps devant vous pour vous y faire. Le jour du départ n’est pas pour tout de suite. Tu bouges dans le lit, sans pour autant en sortir, tentant de changer de position pour faire cesser les mouvements de ta fille. Tes propres mouvements doivent avoir raison du sommeil de ton petit ami, que tu sens bouger à côté de moi, rapidement suivi d’un baiser sur ta joue qui te fait légèrement sourire, avant qu’il ne replace la couverture sur toi. Tu ne sais trop comment interpréter ce geste, si c’est une façon de t’autoriser à poursuivre ton sommeil ou non, mais c’est comme ça que tu le vois. Du moins, ça l’est pendant une minute, tout au plus, jusqu’à ce que tu sentes de nouveau la présence de Daniel dans le lit, par de l’agitation sur le matelas. Une main sur ton épaule, un baiser sur ton front. Autant de gestes qui sont là pour te réveiller en douceur, comme il sait si bien le faire. Et si tu ne l’avais pas encore compris, les mots qu’il murmure à ton oreille apportent une confirmation. En guise de réponse, c’est un simple hochement de tête que tu fais, accompagné d’un bruit indescriptible. Une sorte de oui, sans ouvrir la bouche. Un oui de flemmard, tu veux bien l’accorder. Il descend du lit, à la suite de ça, pour récupérer quelque chose dans la pièce, qu’il dépose sur le lit. Tu supposes que c’est un vêtement, surtout quand il te parle de la température de la pièce. Le feu de cheminée que les propriétaires avaient allumé a eu le temps de s’éteindre durant la nuit. De ce fait, il fait plus froid dans la pièce qu’au moment de vous coucher. Autant dire que ça te donne encore moins envie de sortir des draps, mais comme tu ne comptes pas lui faire un remake du jour du départ, tu feras un petit effort. Après tout, tu as bien fait, car tu as pu découvrir une délicieuse surprise ce jour-là. « Oui, j’ai toujours envie, mais laisse moi juste quelques petites minutes pour émerger. » Tu te places dans la catégorie des personnes avec un sommeil léger, exactement comme Daniel, mais depuis que tu es enceinte, il faut avouer que tu peines à sortir du lit. Le soir, il te faut un temps fou pour t’endormir, alors le matin, quand il faut se réveiller, et bien tu es aux abonnés absent, tout simplement !

C’est au bout de plusieurs minutes que tu parviens à sortir du lit, après avoir eu un léger sursaut car tu allais te rendormir. Qu’est-ce que tu détestes cette réaction de ton corps. Tu n’es pas médecin, mais tu as déjà pu lire quelque part qu’il s’agit d’un message envoyé par le cerveau, qui pendant une fraction de seconde a cru que le corps dans lequel il se trouve était mort. Alors, il envoie ce signal, pour le réactiver. C’est fascinant, mais assez désagréable, il faut le reconnaître. Au moins, ça a le mérite de te secouer suffisamment pour sortir. Daniel n’avait pas menti, il fait assez froid dans la chambre, et le pull qu’il a déposé sur le lit est le bienvenu. En fait, tu décides même de t’habiller avant de quitter la chambre, afin d’être mieux couverte. Lorsque tu arrives dans le cuisine, tu découvres presque sans surprise un festin digne de plusieurs personnes. À force, tu vas finir par croire qu’il souhaite te faire prendre plus de kilos que de raisons, mais aujourd’hui, tu ne feras aucun commentaire. Le petit déjeuner se passe calmement, c’est même assez agréable de manger un vrai repas. Ceux dans l’avion sont acceptables, mais c’est tout. Et hier soir, la fatigue était trop présente pour cuisiner réellement quelque chose. Une fois le repas terminé, la table débarrassée, les affaires rangées, vous vous apprêtez pour sortir en extérieur. Comme tu as pu le constater en sortant du lit, il y a eu de la neige pendant la nuit, une épaisse couche de poudreuse qui donne un air féérique aux lieux. Vous aviez été déçus la veille d’arriver sans rien, mais ce n’était pas plus mal finalement. Vous avez la chance aujourd’hui de pouvoir profiter de ce paysage vierge, où personne n’est encore venu déposer des pas. Avant de sortir, vous n’oubliez pas de mettre plusieurs couches, et de vous parez de vos écharpes, gants et bonnets. Si à New-York il faisait déjà froid, ici, c’est pire. Les températures sont négatives, de jour comme de nuit. Les premiers mètres se font dans le silence, où seul le bruit de vos pas sur la neige vient le troubler. Ce petit crépitement a un effet magique, si bien que tu ne sais comment le décrire. Tu aimes, c’est tout. « J’ai bien une réponse toute trouvée à te donner, mais tu vas encore me dire que je suis fleur bleue donc je vais la garder pour moi. » Lui dis-tu avec un air faussement boudeur sur tes traits. La réponse à laquelle tu penses, tu es presque sûre qu’il pourrait te la sortir si les rôles étaient inversés. Tu pourrais lui dire que tu l’as sous les yeux, en faisant référence à lui, mais c’est peut-être un peu trop cliché, et prétentieux. Pourtant, ça reflète assez bien l’état d’esprit dans lequel tu es. Tu es détendue, relaxée, à mille lieues de penser aux soucis de la grande ville, du boulot ou du quotidien. Vous continuez d’avancer calmement, profitant de ce cadre si paisible, si rassurant. Mais pas assez au goût de ton petit ami, si tu en crois sa question. Tu ne peux que lever les yeux au ciel, tout en secouant la tête de droite à gauche, en signe de désaprouvement. « Tu es ridicule, tu le sais ça ? Il faut que tu te sortes ça de la tête si tu ne veux pas faire une crise cardiaque avant tes trente ans. SOS n’est pas là, et il ne va rien se passer. À part voir de la neige tomber d’un arbre, ou découvrir des empreintes d’animaux.. tu veux qu’il se passe quoi ici ? » Tu n’es pas méchante avec lui, tu veux seulement le rassurer, lui faire oublier ce qu’il s’est passé durant l’été. Il t’a fallu du temps pour tourner la page, bien plus que lui. Pendant presque deux mois, tu as eu beaucoup de mal pour sortir de votre appartement, pour te balader seule, mais désormais, ça va mieux. C’est une histoire qui appartient au passé, et tu préfères largement savourer ce cadeau de la vie que tu portes plutôt que tu vivres perpétuellement dans l’angoisse que ça recommence. Afin de le détendre un peu, une idée te traverse l’esprit. Sans qu’il ne s’en rende compte, tu ralentis tes pas, pour faire en sorte qu’il soit un peu plus loin de toi. Pas trop, juste assez pour ne plus être dans son champs de vision. Quand c’est fait, tu peux t’arrêter et te baisser vers le sol pour récupérer de la poudreuse, que tu façonnes en boule de neige. Elle ne reste pas bien longtemps dans tes mains, car très vite, tu lui donnes de l’impulsion pour la lancer sur son petit ami, directement dans son dos pour le surprendre. Bien évidemment, comme tu t’y attendais, il s’arrête et se retourne vers toi. La grande comédienne que tu es feint de ne pas comprendre : « Tu as vu ça ?! Ça devait être un de ces écureuils sauvages qui aiment lancer des boules de neige sur les touristes ! Je ne pensais pas avoir la chance d’en voir un de mes propres yeux. » Tu en rajoutes, un peu trop, tellement que ta propre connerie te fait rire. Mais tu es heureuse, c’est ce qui compte, et puis, ce serait un affront à la neige de ne pas profiter d’elle pour faire une petite bataille, franchement. Enfin, tu n’es pas certaine de vouloir la réplique en fait. « Oh je connais ce regard Daniel, et je me vois dans l’obligation de sortir une carte ! Je suis une femme, et on ne violente pas les femmes. D’autant plus, je porte ton enfant. Ta fille ! Tu ne vas quand même pas nous infliger ça… hein ? » Dans un monde idéal, ce discours pourrait fonctionner, ou même dans un autre contexte en fait, tu en es sûre ! Or là, ton instinct te dit que ta condition de femme enceinte ne va rien pouvoir faire pour toi. Que tu viens de déclencher une bataille, et qu’il va falloir assumer maintenant.




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Mer 16 Jan - 23:34

Let it snow, let it snow, let it snow
Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Nos deux mains gantées sont liées l’une à l’autre, comme soudées, pour nous convaincre que le décor enchanteur qui se dresse devant nous appartient bien à la réalité et n’est pas simplement un mirage, ou le produit de notre imagination. La température extérieure est bien trop basse pour que nous puissions nous permettre de dévoiler trop de bouts de peau. C’est la raison pour laquelle seuls nos visages sont apparents sous toutes ces épaisseurs. Complètement sous le charme de l’environnement, je l’observe avec ce sourire béat pendu aux lèvres et les yeux étincelants. Chaque pas que nous posons dans l’épais manteau blanc provoque un doux craquement que je n’avais plus entendu depuis des années. J’ai l’impression que ça fait des siècles que je n’ai pas vu la ville de New York endormie sous une neige immaculée. Rien ne peut briser la magie de cet instant. Rien, à part le son de nos voix, qui nous font prendre conscience que le temps ne s’est pas arrêté, alors que ce serait sans doute notre souhait le plus cher à tous les deux. « Que tu es médisante ! J’aime bien quand t’es fleur bleue, surtout si c’est pour me dire des mots tendres… » avoué-je à Lisbeth avec ce sourire amusé sur les lèvres, les joues devenues roses à cause de l’émotion qui s’empare de moi. C’est que ce cadre époustouflant m’aurait presque rendu un peu… Niais ? Mais même s’il n’a rien à voir avec celui de nos dernières vacances - si on peut les appeler ainsi -, je ne peux m’empêcher d’y repenser. Ce n’est pas une obsession qui gangrène constamment mes pensées, mais ça me vient quand même à l’esprit de temps à autre, par la force des choses. J’enfonce la tête dans mon écharpe quand je vois que Lili désapprouve cette pensée plus sombre, par un simple signe de tête, avant de confirmer ce que j’avais imaginé avec des mots. Elle a sans doute raison : je deviens parano. Ou peut-être que c’est elle qui ne l’est pas assez. Je prends une grande inspiration, fronçant le nez : « Mais moi je croyais que tu serais contente que je devienne cardiaque. Maintenant que j’ai reçu l’immense héritage d’Edward, si je venais à mourir, tu serais à la tête d’une grande fortune. Et tu n’aurais même pas besoin de t’embarrasser d’un meurtre pour l’obtenir. C’est pas beau, ça ? » Parce que oui, c’est bien connu, Lili et moi, on ne s’aime pas. On n’a jamais voulu s’embarrasser de sentiments superflus parce que de toute façon, d’après les dires de cette même SOS, Lisbeth n’a d’yeux que pour Aaron, son patron au charme enivrant et qui a plus que trois poils sur la mâchoire, lui. Cette pensée me fait lever les yeux au ciel, sans que Lili doive comprendre pourquoi.

Soudainement, Lili lâche ma main mais je n’y prête pas plus attention que ça, continuant d’avancer en profitant d’avoir récupéré mon membre pour croiser les bras sur ma poitrine et conserver un peu plus de chaleur contre moi. Je suppose que ma petite amie a repéré quelque chose : peut-être une empreinte, ou quelque chose comme ça. Moi, je suis bien trop occupé à lever le nez vers la cime des arbres enneigés pour tenter d’apercevoir un écureuil, ou un oiseau que l’on n’aurait pas l’habitude de rencontrer à New York. Et c’est dans ce grand moment de rêverie que je sens l’impact de quelque chose de poudreux dans mon dos. Immédiatement, je m’arrête, la bouche entrouverte, ne parvenant pas à croire ce qu’il vient de se passer. Je plisse les yeux de contrariété, pivotant sur moi-même jusqu’à me retrouver face à Lisbeth, avec quelques mètres d’écart entre nous. Je la défie du regard, mais elle n’a pas l’air franchement impressionnée, ni apeurée. En même temps, j’ai jamais été capable de faire peur à qui que ce soit, avec ma tête de chérubin. Mais quand même ! « C’est ça Lili, paye-toi ma tête, comme si j’allais croire un traître mot de ce que tu viens de dire… On me l’a fait pas à moi, le coup de l’écureuil-lanceur-de-boules-de-neige, c’est un peu trop gros ! » Et déjà, je me penche en avant pour rassembler un peu de neige entre mes mains, prêt à me venger de cet affront. Mais évidemment, cette perspective plaît nettement moins à Lili, qui préfèrerait profiter encore quelques instants de sa fourberie avant de devoir en subir les conséquences. « T’as raison, t’es une femme et t’es enceinte, alors je veux bien t’accorder une petite faveur… » Un sourire espiègle se dessine sur mes lèvres tandis que je donne au petit tas de neige la forme d’une boule entre mes doigts. « J’te laisse trois secondes d’avance pour aller te planquer ! Un… Deux… Trois ! » décompté-je avant de balancer la boule de neige dans sa direction. Aussitôt, je me précipite derrière le tronc d’un sapin pour me protéger du prochain assaut. « Alors, tu t’avoues vaincue ? Tu peux encore te rendre, Lili. Ca m’évitera de rendre ta défaite publique. » m’écrié-je suffisamment fort dans la direction de Lili afin d’être certain qu’elle m’entende. « T’as aucune chance. Abandonne avant de te prendre la raclée de ta vie. » Je me place alors face au tronc d’arbre, les deux mains posées sur l’écorce, me décalant légèrement pour tenter de repérer Lili dans la direction opposée, me risquant à pencher la tête sur le côté pour y voir plus clair, au risque d’être à découvert pour recevoir une boule de neige ennemie en pleine face.
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Lun 28 Jan - 14:34
Let it snow, let it snow ♪
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Le cadre est juste paradisiaque. Non, ce n’est pas le bon mot. C’est magique. Presque féérique. Le décor idéal pour une production Disney, comme la Reine des Neiges tiens. Il ne manque qu’un château de glace pour compléter le tableau, et se croire réellement dans un conte de fée. Être ici, à la fin de l’année, à cette période, ça reste une grand chance. Ce n’est pas à New-York qu’il va y avoir une couche de neige comme celle de Finlande, et heureusement d’ailleurs. À New-York, comme dans plusieurs grandes villes du globe d’ailleurs, à peine quelques centimètres de neige, et la ville se retrouve paralysée. Alors plusieurs centimètre, des dizaines même dans les rues new-yorkaise, ce serait l'apocalypse avant l’heure. Dommage que ce cadre si majestueux soit terni par les propos de ton petit ami. Tu peux parfaitement le comprendre, à cause de l’été passé, il y a toujours une appréhension qui plane. Scent of Scandals. Ce n’est pas la première fois qu’elle agit dans l’ombre, et ce n’est malheureusement pas la dernière. C’est facile de croire qu’elle va recommencer, trouver une idée pour vous pourrir un peu plus la vie, mais il ne faut pas que cela devienne une obsession. La dernière chose que tu souhaites est de retrouver la peur ressentie en revenant de l’île, celle de sortir, d’être seule en extérieur, et même en intérieur en fait. Tu as envie de vivre ta vie, comme avant, sans devoir regarder par dessus ton épaule constamment, au cas où quelqu’un te suivrait. Le comportement de Daniel pourrait vite te taper sur le système, mais fort heureusement, tu es de bonne humeur, contente d’être ici. Tu te contentes de secouer de la tête, une nouvelle fois, signe que ça ne te fait pas plus rire que ça. « Non, car ce n’est pas un sujet avec lequel je souhaite plaisanter. Je t’aime, et j’ai besoin de toi pour élever notre bébé. Sans toi, je n’y arriverais pas. Alors je te préviens, si tu te décides à mourir, je trouve le moyen de te ressusciter pour te tuer de mes propres mains par la suite. C’est bien clair ? » Ton regard reste soutenu un moment, dans celui de ton petit ami. Même si tu as trouvé le moyen de glisser une plaisanterie à la fin de ta phrase pour alléger l’atmosphère, cela reste un sujet sérieux à tes yeux. Tu te moques de l’argent, tu as ce qu’il faut sur ton compte en banque, grâce à tes parents. Et puis, pour le stéréotype de la croqueuse de diamant, il faudra repasser. Tu n’as pas le profil pour jouer ce rôle.

La situation clarifiée, tu te permets de lâcher la main de ton petit ami. Tu le laisses prendre un peu d’avance sur toi, juste assez pour ne plus être dans son champs de vision. Et c’est ainsi, de façon plus que sournoise, que tu lui envoies une boule de neige dans le dos. C’est puéril, mais avec le cadre, comment résister à l’envie. Que ce soit à cinq ans, qu’à soixante dix, tu es presque sûre que tout le monde doit avoir la même réaction. Neige égal bataille de boule de neige. C’est obligatoire. Quand il se retourne, avec un regard contrarié, tu peines à garder ton sérieux. Pourtant, tu arrives à lui pondre une histoire rocambolesque, avec un écureuil lanceur de boule de neige sur les touristes. Franchement, à ce niveau, il ne manque que la marmotte qui passe à côté pour se rendre à l’usine de chocolat, où elle pourra le mettre dans le papier d’alu. Bien évidemment, il ne croit pas à ton histoire, et tu le vois déjà se pencher pour récupérer de la neige. C’est alors que tu sors la carte de la femme enceinte, pour tenter de l’attendrir, et éviter de recevoir sa vengeance. Tu as espoir de réussir, quand il t’informe avoir une faveur à t’accorder, mais la joie est de courte durée quand tu comprends que c’est seulement une avance de trois secondes qu’il t’offre. C’est peu, mais tu prends quand même, et décides de courir vers le premier tronc d’arbre qui se dresse devant toi pour te protéger derrière. Tu ne sais pas comment tu parviens à échapper à sa boule de neige, mais c’était moins une. La voix de Daniel parvient jusqu’à toi, et ses mots provoquent un rire entre tes lèvres. « Je te trouve bien prétentieux. Et en quoi ma défaite serait publique ? Il n’y a personne ici, ce serait ta parole contre la mienne. » Ce qui n’est pas plus mal, en fin de compte. Tu as eu de la chance pour la première boule de neige, mais ce n’est pas dit que tu parviennes à renouveler l’exploit. Ou alors, il va te falloir jouer avec la subtilité. « D’accord. » Dis-tu assez fortement pour que Daniel puisse t’entendre, de là où il se trouve. Tu es prête à te rendre, ou à lui faire croire pendant un temps, en tout cas. Afin qu’il puisse te croire, tu lèves tes mains bien en l’air, et sors de ta cachette. Tu gardes cette position, pour qu’il puisse voir que tu n’as rien dans les mains, et que tu ne comptes pas le prendre en traître. « Je me rends. Comme tu peux le voir, je n’ai rien dans les mains… » Tu dis cela, tout en t’éloignant du tronc d’arbre, et te rapprochant de l’endroit où est ton petit ami. Ton regard reste planté dans le sien, aussi bien pour le surveiller que pour lui prouver ta bonne foi. C’est seulement près de lui que tu t’autorises à baisser tes mains, pour ne plus les avoir bêtement en l’air. « Je suis désolée, ça a été plus fort que moi… » Le retour de la petite moue qui se veut innocente. Ça pourrait être ta spécialité, tellement tu aimes jouer sur la corde sensible de ton petit ami. Tu continues de te rapprocher de lui, jusqu’à être assez près pour passer tes bras autour de son cou, et avoir ton visage près du sien. « Je suis sûre que je peux trouver un moyen de me faire pardonner, non ? » Tout en disant ces quelques mots, tu rapproches un peu plus ton visage du sien, jusqu’à pouvoir presque effleurer ses lèvres avec les tiennes. Mais avant d’aller au bout de ce geste, tu profites de l’instabilité de la neige pour faire perdre l’équilibre à Daniel, et le faire tomber. Tu l’accompagnes dans sa chute, afin de te retrouver au dessus de lui. Tu te moques complètement de la neige, du fait que vous allez certainement être trempés. C’est un tendre sourire que tu affiches sur ton visage, en disant le plus innocemment possible : « Encore un coup de l’écureuil lanceur de boule de neige, à tous les coups. » Et sans lui laisser le temps de dire quoique ce soit, tu poses tes lèvres sur les siennes.




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Daniel Aberline
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Ven 15 Fév - 21:43

Let it snow, let it snow, let it snow
Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ce cadre idyllique, qui semble tout droit sorti d’une carte postale, ne me permet pas de faire abstraction de certaines pensées plus moroses, plus déprimantes, qui me renvoient brutalement à l’été dernier, celui que j’ai passé avec Lisbeth sur cette île à cause d’une seule et même personne, cachée sous un pseudonyme afin de ne pas s’attirer les foudres des newyorkais sur lesquels elle s’acharne. Pensées que je crois bonnes de partager avec ma petite amie, mais celle-ci me fait rapidement comprendre qu’elles n’ont pas leur place au cours de ce séjour, qui devrait exclusivement être consacré à la détente. Elle a raison, mais je ne peux pas m’en empêcher. C’est plus fort que moi. Cette hantise est omniprésente dans mon esprit et, en bon bavard que je suis, ces tergiversations ne peuvent tout simplement pas rester secrètes et personnelles. Je regrette de les avoir formulées à voix haute dès que Lili pose son regard glacé et perçant sur moi, me sommant d’arrêter de raconter des bêtises et de plaisanter sur un sujet aussi peu amusant que ma propre mort. Je me pince les lèvres, sentant, malgré son trait d’humour, que j’ai un peu dépassé les bornes. Avec un air penaud, je me contente de lui répondre un faible : « D’accord, m’dame. » Je baisse vaguement les yeux vers le sol enneigé, avec cet air honteux qu’un enfant adopte lorsqu’il a été pris en flagrant délit.

Heureusement pour nous, la discussion prend rapidement un autre tournant et un autre ton, plus léger, plus agréable et plus propice à la décontraction et à la perte de contrôle. C’est peut-être pour cette raison que Lisbeth est amenée à me jouer un mauvais tour en fourbe, se penchant vers le sol pour ramasser un petit amas de neige et le transformer en boule sphérique, qu’elle envoie dans ma direction jusqu’à ce qu’elle atterrisse dans mon dos alors que j’avais pris quelques mètres d’avance, sans me douter de rien. Lorsque je sens l’impact derrière moi, je me retourne aussitôt et fusille du regard la blondinette qui se tient devant moi. Dans son regard, pas la moindre once de culpabilité. Juste un air amusé. Mais je ne compte pas me laisser faire comme ça, sans riposter. Déjà, les menaces commencent, mais Lili n’a pas l’air d’en avoir grand chose à faire. Au contraire, elle piétine les arguments que j’ose évoquer. « Il n’y a peut-être personne ici, mais rien ne m’empêche de filmer ! Que crois-tu ? Je suis un homme plein de ressources ! » Cachée derrière son arbre, Lili mise sur la prudence, restant à l’abri d’une nouvelle attaque que je pourrais lancer à son égard. Mais elle n’a plus aucune chance : ne pas le reconnaître, ce serait suicidaire. Je lui laisse une chance de se rendre et lui demande de sortir de sa cachette, ce qu’elle finit par faire, levant les mains en l’air, pour me prouver qu’elle ne cache pas une autre boule de neige dans son dos. Elle s’avance vers moi et d’un regard méfiant, je l’observe se rapprocher de plus en plus. Je me demande ce qu’elle prépare, parce qu’avec elle, je ne suis jamais à l’abri d’une surprise. « J’ai toujours su qu’une petite fille sommeillait en toi. » déclaré-je avec un petit sourire amusé sur les lèvres. Quand Lili arrive enfin à ma hauteur, elle passe ses bras autour de mon cou et spontanément, mes mains se posent sur sa taille. « Mh… Je sais pas trop… Tu sais, je suis quelqu’un d’assez rancunier… » lui susurré-je dans le silence de cet endroit vide de nuisances sonores, où les mots résonnent entre les immenses pins qui se dressent vers le ciel.

Les lèvres de Lili qui s’avancent doucement vers les miennes me coupent le souffle. J’attends de sentir le contact chaud de sa bouche sur la mienne, mes paupières se refermant peu à peu, mais il ne se passe rien. Juste mon corps qui se met à vaciller doucement, jusqu’à ce que je perde l’équilibre et m’effondre dans la neige vaporeuse, embarquant Lili avec moi sans le vouloir. Un bref gémissement m’échappe, tandis que je crains la brutalité de la chute, mais la neige amortit grandement le choc. J’ai à peine le temps de pousser un soupir que ma petite amie s’empresse déjà d’accuser encore et toujours ce pauvre écureuil. Je lève les yeux au ciel, prêt à protester, mais Lili me fait taire en écrasant ses lèvres sur les miennes. Je sens mes joues rosir, peut-être plus à cause de l’émotion que du froid, qui me gagne de plus en plus tandis que la neige commence à humidifier mes vêtements. Dès que le baiser prend fin, et que cet air béat a disparu de mon visage, un sourire mutin vient étirer mes lèvres. Reprenant le dessus, je repousse Lili jusqu’à la faire tomber dans la neige à son tour, la basculant sur le côté. « Il a bon dos cet écureuil lanceur de boules de neige… Mais je suis pas sûr que ce baiser ait suffi à apaiser mon désir de vengeance… » Dans le même mouvement, je retire mes gants à l’aide de mes dents, les jetant sur le côté sans plus y prêter attention. Mes mains effleurent vaguement la neige, afin d’en prendre la température, et une fois qu’elles ont assez refroidi à mon goût, je les approche du visage de Lili. « Après tous les sales coups que tu m’as fait, qu’est-ce qui me retient de venir glisser mes mains glacées dans ton cou, hein ? » demandé-je en ricanant, mes doigts se rapprochant dangereusement de la peau de porcelaine de ma petite amie, jusqu’à s’y poser dans l’espoir de lui arracher un cri de surprise et quelques supplications.
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Lisbeth O. Edern
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Mar 19 Mar - 13:37
Let it snow, let it snow ♪
— with Daniel Aberline

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Tu sais reconnaître quand tu es en position de faiblesse, or là, ce serait suicidaire de lancer une vraie bataille de boule de neige. Tu es enceinte, de plusieurs mois, ce qui t’empêche d’être au top de tes capacités. Tu as réussi à lui jouer un coup en douce, mais ça s’arrête là. Tu pourrais presque dire que tu as eu un coup de chance, et que ça ne pourra pas se reproduire une deuxième fois. Tu préfères battre en retraite, t’avouer vaincu et sortir de ta cachette. Il ne faut que quelques pas pour revenir vers Daniel, les mains levées en l’air pour prouver de ta bonne foi, lui montrer que tu ne caches rien derrière ton dos pour lui jouer un mauvais tour. Tu joues de tes charmes, tout simplement car tu es une femme, et que c’est ce que tu sais faire de mieux. Tu es grande, bien assez pour envisager une carrière dans le basket comme ton cousin, mais tu n’as pas pour autant une force herculéenne. Tu dois compter sur la fourberie pour gagner cette bataille. Alors lorsque tu arrives à sa hauteur, tu entoures son cou de tes bras, tandis qu’il pose ses mains sur tes hanches. Tu lui fais croire que tu vas l’embrasser, pour te faire pardonner de cette malheureuse boule de neige lancée dans son dos. Mais que nenni, tu utilises cette diversion pour lui faire perdre son équilibre, et le faire tomber au sol. Si tu ne pouvais pas faire le poids face au déclenchement d’une bataille, tu es encore maître de tes moyens pour être vicieuse. Immédiatement, tu t’empresses de mettre cette histoire sur le dos de cet pauvre écureuil que tu n’as même pas encore vu. Comme si un animal à peine plus grand que le bébé que tu portes en toi pouvait réussir à mettre à terre deux adultes comme vous. Le monde marcherait sur la tête si cela arrive. Ce serait le début de la fin. Tu imagines déjà les gros titres : invasion d’écureuils mutant dans le monde. Le jour où ça arrive, il faudra tester les eaux potables, savoir si une substance étrange ne s’y est pas glissée. Mais avant que ce jour arrive, c’est sur ton petit ami que tu te concentres. Tu le fais taire en posant tes lèvres sur les siennes, grâce à ce baiser que tu lui as fait miroiter, sans jamais lui donner. Tu peux être frustrante, tu le reconnais, mais dans le cas présent, tu serais également perdante, et ce n’est pas ce que tu veux. Dès que le baiser prend fin, tu l’observes quelques secondes, un sourire paisible sur tes lèvres. Cependant, il ne dure pas, car sans que tu ne le vois venir, Daniel reprend le dessus de la situation et inverse vos rôles, te mettant à ton tour dans la neige. Tu aurais dû t’en douter. Cette histoire d’écureuil n’était pas crédible, et ce baiser était bien trop maigre pour réussir à lui faire oublier les deux sales coups qui viennent de se produire. Avec une lueur d’inquiétude dans le regard, tu le vois retirer ses gants, puis mettre ses mains sur la neige. Tu vois où il souhaite aller, et ça ne te plaît guère. « Hum… parce que tu m’aimes, et que tu vas avoir un peu de clémence pour… » Vaine tentative de susciter de la pitié en lui. Tu n’as pas le temps de terminer ta phrase que ses doigts gelés par la neige se posent sur la peau de ton cou, t’arrachant un petit cri de surprise. Tu fais de ton mieux pour retirer ses mains de ta peau, mais il faut dire que la neige poudreuse sous ton corps n’aide en rien. « Stop, stop, stop ! C’est de la torture ! En plus je suis mouillée maintenant… » Tu uses de cette petite voix, comparable à celle d’un enfant qui veut amadouer ses parents. Pourtant, c’est la vérité. Tu sens que la neige fond sous ton corps, devient humide, et imprègne tes vêtements, ce qui risque de rendre cette balade beaucoup moins agréable. « Je te propose d’arrêter cette petite guerre enfantine, avant qu’on ne tombe malade. Et à la place, on pourrait retourner au chalet pour se changer et, je ne sais pas… aller visiter la ferme des rennes ? Qu’en dis-tu ? » Ce sera une activité bien moins risquée, à condition qu’aucun de vous deux ne décide d’envoyer une boule de neige à l’autre. Dans ce cas là, l’issue risque d’être identique à maintenant.

Vendredi 4 janvier 2019. La fin de ce séjour approche à grand pas. Cette semaine - et un peu plus même - en Finlande a été juste magique. Le dépaysement fait du bien. Le fait d’être ailleurs qu’à New-York pendant une période est vivifiant. Si tu avais la possibilité d’allonger tes vacances, tu le ferais sans hésitation, pour rester une semaine de plus dans ce cadre féérique. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. Et dans ton cas, elle est plutôt agréable cette fin. Aujourd’hui, c’est ton anniversaire. Tu passes le cap des vingt-sept ans. Tu es d’accord, ce n’est pas un chiffre impressionnant. Le discours sera différent dans trois ans, quand une dizaine sera atteinte. Pour cette journée, tu n’avais pas d’attente en particulier. Tu pensais passer la journée en compagnie de Daniel, que ce soit en faisant une activité à deux ou simplement en restant au chaud toute la journée dans ses bras. Néanmoins, il en a décidé autrement. Dans ton dos, il a eu l’idée de t’organiser un programme chargé, dans un spa non loin de là où vous séjournez. Tu n’as pas eu ton mot à dire, seulement l’obligation de quitter le chalet, et ne penser qu’à toi pendant de très longues heures. Si au début tu n’étais pas si emballée que ça, en marchant dans le couloir qui mène à l’entrée du spa, ton avis est bien différent. Tu te sens complètement détendue, et sereine. Il n’a pas lésiné sur les moyens, entre les différents soins du corps, massages et petites attentions. Tu peux le dire, tu as été traité comme une princesse aujourd’hui, de quoi rendre cet anniversaire inoubliable. « Je crois que le mot “merci” n’est pas assez fort pour exprimer ce que je ressens en cet instant. » Des mots que tu adresses à ton petit ami, qui avait prévu de te retrouver à la sortie de cette journée au spa. L’une de tes mains se pose dans sa nuque pour attirer son visage près du tien, et ainsi pouvoir poser un baiser sur ses lèvres. Une façon de le remercier, en quelque sorte. « J’ai l’impression d’être une créature fantastique, comme une licorne. Je crois même avoir des paillettes sur le corps, il me semble qu’il y en avait dans la dernière huile de massage qu’elle a appliqué. » Un soupçon qui se confirme quand ton regard se pose sur ta deuxième main. Si tu la bouges légèrement sous la lumière, tu peux voir plusieurs éclats qui scintillent. Cette vision te fait lâcher un petit rire, avant que tu ne reposes ton regard sur Daniel. « Est-ce que maintenant j’ai le droit de rentrer au chalet avec toi, ou tu vas m’annoncer qu’on va passer la soirée ailleurs ? » Lui dis-tu en lui lançant un regard pseudo soupçonneux.




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Daniel Aberline
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Dim 7 Avr - 22:12

Let it snow, let it snow, let it snow
Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]C’est sur quelques éclats de rire que la bataille de boules de neige improvisée se termine. Mes doigts glacés se faufilent sous l’écharpe de Lisbeth pour entrer en contact avec sa peau encore chaude et lui arracher un petit cri aigu qui m’amuse beaucoup. L’entendre me supplier d’éloigner mes mains me fait ricaner légèrement et je me décide enfin, au bout de quelques minutes, à me redresser pour la laisser tranquille. « De la torture… Comme tu exagères. Puis je te signale que c’est de ta faute si on est trempés. » lui susurré-je sur un ton espiègle et un peu moqueur. Au final, ce n’est pas de ma faute si nous sommes tous les deux avachis dans la neige, les vêtements imprégnés d’humidité. « Ca m’va, même si je suis un peu déçu que tu ne déclares pas clairement forfait… » soupiré-je en roulant des yeux et en affichant une petite moue déçue, me redressant peu à peu pour me remettre debout sur mes deux pieds, je tends une main ferme à ma petite amie pour l’aider à se relever à son tour. La visite d’une ferme à rennes, c’est une activité nettement plus calme et reposante que celle que nous venons d’avoir à l’instant.

Vendredi 4 janvier 2019. Je viens tout juste de déposer Lisbeth au spa au sein duquel elle est censée se laisser dorloter pendant quelques heures avant que je ne passe la récupérer. La perspective de passer une partie de sa journée d’anniversaire seule ne semblait pas franchement l’enchanter, donc j’ai dû user d’une part de malice et de mon bagout légendaire pour la convaincre, mais elle a tout de même fini par céder. Comme quoi avoir un esprit commercial, ça a parfois du bon. Une fois rentré au chalet, c’est seul face à l’immensité du travail à abattre que je me retrouve. Après avoir fait quelques courses pour trouver de quoi donner à cet intérieur boisé des airs un peu plus festifs, je atèle à la partie « décoration ». Je dépose quelques rubans écrus ici et là, accompagnés de pétales de fleurs dispersés sur le sol. En me plaçant à quelques mètres de mon oeuvre, je me demande si toute cette préparation n’est pas trop cucul la praline, si ça va vraiment plaire à Lili, si ce n’est pas… Un peu trop, finalement. Mais après mûre réflexion, je réalise que je n’ai aucune certitude claire concernant cette demande en mariage et des tonnes de questions me traversent l’esprit à cet instant précis. N’est-ce pas prématuré ? Ne suis-je pas en train de me lancer à grande vitesse tout droit dans un mur ? Ne vais-je pas recevoir la claque de ma vie ce soir ? Je pousse un long soupir anxieux. Je n’ai pas peur de demander Lisbeth en mariage, j’ai simplement peur de la perdre en précipitant les choses. La bague a été confectionnée, l'intérieur du chalet aménagé pour accueillir cette demande particulière... Il est peut-être un peu tard pour se poser la question. Je passe deux doigts fébriles et tremblants sur le bord du col de ma chemise et m'installe dans le sofa, face au doux feu de cheminée qui crépite doucement dans l'âtre, seul bruit rompant le silence, si l'on fait abstraction du souffle du vent qui vient mourir contre les façades. Arrive alors l'heure d'aller récupérer Lisbeth au spa, car il n'était pas prévu qu'elle passe la nuit là-bas, de prime abord.

Le cœur qui palpite nerveusement dans ma poitrine, je quitte mon siège et enfile mon épais manteau avant de me résoudre à rejoindre le froid glacial qui règne à l'extérieur pour me mettre en route vers le spa où m'attend toujours ma petite amie. Mes mains, posées sur le volant, deviennent légèrement moites, et je dois faire un grand effort pour tenter de respirer normalement, sans paniquer. Je tente de caler le rythme de ma respiration sur un bruit parasite produit par le moteur de la voiture, qui ronronne bien davantage que sur le bitume d'une grande ville purement citadine, la neige n'était pas le terrain le plus facilement praticable. C'est au terme d'un trajet qui me semble interminable que je gare enfin le véhicule devant le spa. Je quitte l'habitacle chauffé pour m'avancer vers l'entrée, chacun de mes pas craquant doucement dans la neige. Comme convenu, Lisbeth m'attend, la mine qui semble un peu plus reposée qu'au tout début de notre voyage sur ce continent étranger. Je tente de garder une attitude naturelle, même si j'ai bien du mal à faire semblant et à cacher mon inquiétude vis-à-vis de sa réaction quand elle découvrira la surprise que je lui réserve. « Dois-je comprendre que ça t'a plu ? » lui demandé-je avec un large sourire en faisant un pas de plus dans sa direction. C'est avec délectation que je reçois le baiser qu'elle m'offre lorsque je me retrouve suffisamment proche d'elle. Je jette un coup d’œil à la main qu'elle fait légèrement tourner pour faire ressortir l'aspect scintillant des paillettes qui composaient l'une des huiles utilisées pour la masser. « Tu dois briller comme une petite boule à facettes. » lâché-je sur un rire amusé, avant de m'emparer de sa main pour la guider jusqu'à la voiture. « Ne t'en fais pas, on rentre tous les deux au chalet. À moins que tu aies envie d'aller quelque part ? » demandé-je à Lili en me faufilant à l'intérieur de l'habitacle. Partir ailleurs, ce serait une occasion de retarder le moment de la demande, qui commence à m'angoisser de plus en plus, mais en même temps, je ne vois pas trop quelles autres activités nous pourrions avoir ici, perdus au beau milieu d'une forêt enneigée. Tous les bons plans touristiques dont nous pouvions profiter, nous avons fait en sorte d'y participer, alors à part entamer une randonnée en pleine forêt - alors que Lili n'est clairement pas en état de s'adonner à ce genre de péripéties -, je ne vois pas trop ce que la jeune femme pourrait me proposer. « En fait, j'ai peut-être encore une surprise pour toi, au chalet. » avoué-je sur un ton quelque peu amusé, mes joues s'empourprant doucement. J'ai parfaitement conscience que je viens de lâcher une bombe, au moment où j'insère la clef dans le contact pour mettre le moteur en marche. Ça me fait jubiler, mais en même temps, je vais peut-être vivre une grande désillusion au moment de poser mon genou à terre, au sein du chalet. Le trajet pour rejoindre notre logement est assez long, si bien que je tente de faire patienter Lisbeth comme je peux en lui faisant la conversation, et en tentant de détourner son attention de la fameuse surprise annoncée un peu plus tôt. « Et sinon, qu'est-ce que tu as le plus apprécié au spa ? » Vaine tentative qui se soldera sans doute par un échec. Heureusement, au loin, grâce à la lumière projetée par les phares de la voiture, nous commençons à distinguer les contours du chalet, qui trône toujours au milieu d'un manteau blanc. Je coupe le contact et sors de la voiture pour en faire le tour et proposer ma main à Lisbeth, afin de l'aider à sortir à son tour. « Alors, t'es prête ? » demandé-je d'une voix tremblante, à la fois de stress et d'impatience. Je suis à la fois surexcité et nerveux. Je guide Lili jusqu'à l'entrée, comme si c'était la première fois qu'elle venait en ce lieu, et avec un sourire, je lui demande : « Tu veux bien fermer les yeux ? Je tiens à mon petit effet de surprise jusqu'au bout. » De toute façon, elle n'a pas d'autres choix que d'accéder à ma requête si elle souhaite pouvoir découvrir ce qui l'attend à l'intérieur. Et dès qu'elle m'a donné satisfaction, j'ouvre la porte pour lui permettre d'observer cet intérieur qu'elle connait déjà, simplement illuminé par la lumière dégagée par le feu de bois, et décoré d'une manière qui laisse penser que quelque chose de spécial se prépare. Avec impatience, j'attends sa réaction : une expression faciale, un mot, une onomatopée. N'importe quoi. Tout sauf le silence.
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Lisbeth O. Edern
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Mer 24 Avr - 14:09
Let it snow, let it snow ♪
— with Daniel Aberline

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Il n’y a pas de mots suffisamment fort pour exprimer ce que tu ressens. Bien sûr que ce moment t’a plu. C’est plus que ça même. Cela fait bien longtemps que tu ne t’étais plus sentie aussi détendue qu’à cet instant. Rien que pour ça, tu es reconnaissante envers ton petit ami. Tu lui fais comprendre par un hochement de tête, avant de poser tes lèvres sur les siennes. C’est simple, c’est comme si tu étais sur un petit nuage, avec la légèreté d’une plume. D’accord, ça ressemble fortement à une personne en train de planer, mais qu’on se rassure, tu es clean, à part s’il quelqu’un a rajouté un supplément dans le thé qu’on t’a servi dans l’après-midi. Tu glisses l’une de tes mains pailletées dans celle de Daniel, pour le suivre jusqu’à la sortie du spa. En chemin jusqu’à la voiture, tu lui demandes s’il a prévu une autre surprise, qui nécessite d’aller ailleurs, ou si tu vas avoir la chance de pouvoir retourner au chalet. Tu ne sais pas trop ce que tu préfères comme option. Il est vrai que c’est ton anniversaire aujourd’hui, et qu’en plus de ça, vous êtes dans un pays étranger. Vous pourriez aller ailleurs, fêter l’évènement, mais avant, tu voudrais quand même avoir l’occasion de changer de vêtements. Tu es fringuée de façon assez simple, comme tu devais passer une partie de la journée au spa. Par chance, point de détour, la suite doit se dérouler au chalet. « Du tout. C’était seulement pour savoir. » dis-tu une fois entrée dans l’habitacle de la voiture. La ceinture bouclée, car la sécurité avant tout, tu observes vaguement le paysage qui s’anime à mesure que la voiture avance. Mais rapidement, tu dois tourner la tête vers ton petit ami. Il t’a assuré qu’il n’y avait plus rien de prévu, et là, il te parle d’une surprise. C’est à n’y rien y comprendre. Ou alors, peut-être qu’il n’a jamais dit ça, que tu l’as supposé seule. Qu’importe. Tu es partagée entre le fait de laisser ta curiosité prendre le dessus, ou patienter, mais étonnamment, c’est le côté raisonnable qui s’impose. L’intérêt d’une surprise est qu’elle le reste, jusqu’au dernier moment, alors point de question. « J’espère que c’est le bébé renne que l’on a vu à la ferme. Je suis certaine de pouvoir le caser dans un sac pour le ramener à New-York. » Un rire léger passe tes lèvres, tandis que tu détournes ton regard vers l’extérieur. Tu sais parfaitement que ladite surprise ne sera pas ça. Déjà car ça doit être illégal de faire entrer un tel animal en ville, mais aussi car ça serait étrange. Mais bon, tu es d’humeur légère, grâce à ces heures passées au spa, tu peux bien plaisanter sur cette surprise, en attendant de découvrir ce que c’est. C’est peut-être à cause de cette humeur que tu ne donnes pas de réponse à Daniel, quand il te demande ce que tu as préféré au spa. L’ignorer est involontaire de ta part, ton esprit est seulement ailleurs, si bien que tu n’entends pas sa question. Par chance, le trajet pour revenir au chalet prend fin. Le moteur de la voiture se coupe. Tu as à peine le temps de décrocher ta ceinture que tu reçois l’aide de ton petit ami pour sortir de la voiture. « Tu m’intrigues, et tu me stresses en même temps. » Tu laisses un rire à moitié nerveux filtrer en dehors de tes lèvres. Son attitude est de plus en plus étrange, et tu commences à te poser des questions. Ton esprit carbure pour essayer de deviner ce qui peut le mettre dans un tel état, mais rien ne s’impose à toi. Devant l’entrée, il t’oblige à t’arrêter, et te demande de fermer les yeux. C’est de plus en plus mystérieux, mais contre toute attente, tu finis par acquiescer, et fermer les yeux. Tu n’es pas adepte des surprises, mais pour lui, tu veux bien faire une exception. Tu sembles reconnaître le bruit de la clé dans la serrure, puis celui de la porte qui s’ouvre. Après quelques pas mal assurés pour entrer à l’intérieur, tu attends un quelconque signal pour enfin pouvoir ré-ouvrir les yeux. Il faut un certain temps pour t’habituer à la lumière, qui est relativement tamisée. Il n’y a que le feu qui crépite dans la cheminée, comme source de lumière. C’est la première chose que tu vois, avant que ton regard ne bouge dans la pièce pour y déceler des changements. Et il y en a. Des rubans. Et aussi des pétales de fleurs. C’est à la fois festif et romantique, une parfaite combinaison. Aucun mot ne sort de tes lèvres, que tu mordilles légèrement, tout en faisant quelques pas dans la pièce. Tu es touchée par cette délicate attention, par le travail fourni pour pouvoir rendre les lieux plus enclins à fêter un anniversaire. « C’est vraiment joli. Le cadre et la décoration… c’est comme si on pouvait continuer un peu plus les fêtes de Noël. » C’est un peu ce que vous êtes venus faire en Finlande. Vous avez réussi à poser des vacances en même temps, pour partir juste après les fêtes de Noël. C’était l’occasion de profiter, d’avoir un moment rien que tous les deux, avant que votre fille ne vienne se joindre à vous. « Merci beaucoup Daniel. » dis-tu en faisant quelques pas dans sa direction. « Par contre, j’ai un peu l’impression de faire tâche dans ce décor… tu penses que j’ai le droit d’aller me changer, ou bien tu avais prévu une sorte de pyjama party dans un décor chic ? » Tu as un gros doute sur cette dernière partie, mais comme il semble avoir une idée derrière la tête, autant le laisser décider, et te dicter ce qu’il souhaite.




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Daniel Aberline
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Sam 11 Mai - 22:46

Let it snow, let it snow, let it snow
Daniel & Lisbeth

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tentant de garder cette part de mystère le plus longtemps possible, je ne donne que des miettes d'informations à Lisbeth concernant la surprise qui l'attend au chalet. Se doute-t-elle de quelque chose ou n'a-t-elle pas la moindre idée de ce que je lui prépare ? J'éclate de rire lorsqu'elle émet cette supposition plus qu'attendrissante concernant le bébé renne que j'aurais enlevé pour lui offrir le bouquet final de ce voyage sur un autre continent. « Oui, bien sûr, et on le mettra sur le balcon en attendant de nous installer dans notre nouvelle maison, c'est ça ? » lui dis-je avec ce petit sourire malicieux qui ne s'efface qu'une fois que je coupe le contact dès que la voiture est arrêtée devant le chalet. Dès que j'ai glissé les clefs dans la poche de ma veste, je m'extirpe de l'habitacle et contourne la voiture pour aider Lili à sortir. Elle m'avoue alors qu'elle est à la fois intriguée et stressée par tout ce mystère. En même temps qu'elle, je lâche le même rire nerveux, sans rien expliquer de plus, me contentant de la guider vers l'entrée du chalet, avant de lui demander de fermer les yeux pour faire durer la surprise jusqu'au bout. Lisbeth coopère docilement et me suit à l'intérieur, les paupières closes, jusqu'à ce que je lui donne le signal de pouvoir les rouvrir.

Peu à peu, je la laisse découvrir toute la décoration que j'ai installé à l'intérieur pour rendre le chalet méconnaissable. Elle doit s'imaginer que je me suis donné autant de mal pour son anniversaire, et même si c'est en partie le cas, il y a quelque chose d'autre derrière cette ambiance tamisée et romantique. « Ce n'est pas nécessaire que tu te changes. » lui dis-je avec un petit sourire amusé. « La tenue que tu portes n'a pas beaucoup d'importance pour ce que j'ai à te dire. » ajouté-je sur un ton plus solennel, en me plaçant devant Lisbeth et en attrapant ses deux mains dans les miennes. « Tu t'en doutes, j'ai pas préparé tout ça pour rien. En fait, j'ai quelque chose à te demander... » commencé-je alors que mes yeux s'emplissent déjà d'une buée de larmes incontrôlables. « Je t'aime, Lili, du plus profond de mon âme. Tu es la personne qui compte le plus à mes yeux. Je n'ai jamais ressenti ce que je ressens pour toi auparavant. Je n'ai jamais été aussi certain de vouloir passer ma vie et de vieillir aux côtés de quelqu'un que depuis que je suis avec toi. Tu es la femme de ma vie, j'en suis convaincu, et je te remercierai jamais assez pour tout ce que tu fais pour moi au quotidien. » Je reprends peu à peu mon souffle, devenu haletant à cause de l'émotion. « Sur l'île, cet été, on s'était engagé, toi et moi, sans savoir où cette promesse nous mènerait. Et aujourd'hui, je voudrais réitérer cet engagement. » Je prends une profonde inspiration au moment où je glisse la main dans la poche de mon veston pour en sortir une petite boîte en velours noir. « Je crois que la tradition veut que je me mette à genoux alors... » Je lâche la deuxième main de Lili pour poser un genou à terre, devant elle. Précautionneusement, j'ouvre la petite boîte pour dévoiler la bague dans laquelle est incrusté un magnifique saphir taillé. « Je me suis permis de subtiliser l'une des pierres que tu avais ramené de l'île pour la faire tailler et l'intégrer à cette bague. » lui expliqué-je en espérant que cette attention lui ferait plaisir. « Lili, tu ferais de moi le plus heureux des hommes si tu acceptais de m'épouser alors... Est-ce que tu veux bien devenir ma femme ? » Ma voix devient tremblante, vacillante et empreinte d'une émotion évidente désormais. J'affiche un petit sourire crispé en attendant la réponse de Lili, qui se fait horriblement désirer.
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Lisbeth O. Edern
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J'ai posté : 2487 messages et j'ai : 605 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Freya Mavor et pour finir je crédite : kozmic blues. (avatar) Astra (sign)

Mer 5 Juin - 13:27
Let it snow, let it snow ♪
— with Daniel Aberline

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Une idée comme une autre, pour faire passer le temps, avant que le mystère sur toute cette surprise ne soit levé. Une idée mignonne, dictée par les hormones présentes à haute dose dans ton organisme, depuis qu’un petit être s’y est logé, durant l’été dernier. Il faut dire que ce bébé renne était plus que mignon. On a l’habitude d’imaginer le modèle au dessus, un être majestueux et noble, tirant le traîneau du Père Noël, mais la version miniature est deux fois plus adorable. Une peluche dans son état naturel. Bien évidemment, tu sais que cette idée est incongrue. Que jamais Daniel n’aurait été chapardé l’un de ces animaux pour que vous puissiez rentrer avec à New-York. D’un, vous auriez des problèmes avec la douane, et de deux, d’ici quelques mois, vous serez bien assez occupés avec votre jolie fleur pour adopter un animal avant sa naissance. Au moins, ça aura eu le mérite de le faire rire, et toi de te détendre. Il ne reste plus longtemps à attendre avant de savoir, car déjà, le chalet se dresse devant vous. Vous êtes arrivés, mais ce n’est pas pour autant que les cachotteries s’estompent. Avant de pouvoir pénétrer dans ce chalet que tu commences à connaître pourtant, tu dois te prêter au jeu de Daniel. Pour cela, et si tu désires entrer, il te faut fermer les yeux, et découvrir au dernier moment ce qu’il a préparé. Que de mystères, encore et toujours, et pourtant, tu le fais, docilement. Le jeu en valait la peine, car en ouvrant les yeux, tu découvres une magnifique décoration. Pendant que tu étais au spa, à te faire chouchouter, Daniel a su donner un nouveau ton à l’ambiance des lieux. Du rustique confortable, c’est devenu quelque chose de festif, tamisé mais aussi romantique, grâce à des touches ici et là. Tu aimes ce que tu vois, c’est une attention qui te touche énormément. Il n’aurait pas dû se donner tellement de mal. Certes, c’est ton anniversaire aujourd’hui, mais vous êtes à des milliers de kilomètres de New-York. Vos amis et votre famille ne sont pas sur le continent. Personne ne doit venir célébrer cette occasion, à moins qu’il n’est déniché plusieurs tablettes pour faire de multiples call avec New-York. Ça serait original, mais un peu contraignant, surtout avec le décalage horaire entre ici et là bas.

Après plusieurs minutes de contemplation, tu finis par donner ton avis à Daniel. Il est positif, bien évidemment, ça ne pourrait en être autrement. Cependant, il y a quand même quelque chose qui te dérange. L’endroit est tel que tu te sens un peu fade dans cette tenue décontractée. Pour aller au spa, tu n’avais nul besoin d’être élégante, mais là, maintenant que tu as sous les yeux le résultat de sa surprise, il se peut que tu doives passer par la case chambre à coucher pour remédier à ce détail. C’est ce que tu demandes à ton petit ami, mais à ta grande surprise, il te dit que ça ne sera pas nécessaire. Tu pourrais t’arrêter à cette phrase, mais un détail te saute aux yeux : il doit te dire quelque chose. Parler n’est pas une nouveauté, vous le faites sans arrêt, mais d’ordinaire, il n’y a nul besoin de le préciser. C’est bien cet infime changement qui te met la puce à l’oreille, sans forcément savoir à l’avance de quoi va porter cette discussion. « D’accord.... » lui dis-tu, un sourire un peu nerveux sur tes lèvres. Tu le regardes s’approcher de toi, sans un mot. Il capture ensuite tes mains dans les siennes, plantant son regard le tien. « Jusque là, je pensais que c’était pour mon anniversaire mais finalement, je n’en suis plus très sûre. » Non, maintenant qu’il le dit, il y a beaucoup trop d’élément contradictoire, mais comme toujours, c’est seulement après qu’on remarque ce qui est pourtant visible, comme le nez au milieu de la figure. Tu sens l’émotion dans le timbre de sa voix, et sans pouvoir le contrôler, tu es prise à ton tour. Il faut dire que c’est une magnifique déclaration qu’il est en train de te faire. Elle n’a rien à envier à celles qu’on peut entendre dans les comédies romantiques, que tu aimes tant regarder. Avec Daniel, vous ne passez pas vos journées à scander votre affection mutuelle. Votre amour même, car cela fait déjà plusieurs semaines que les fameux mots ont été prononcé. Il en aura fallu du temps, mais il paraît que plus l’attente est longue, meilleur est le plaisir. Sur ce point, vous êtes assez semblables. Un brin pudique en matière de sentiments, sans que ça ne dérange l’un ou l’autre. Mais là, il y va sans modération, un peu comme lorsque vous étiez sur l’île, sans perspective de retour à la réalité. Les mots ne te laissent pas insensible, ils te vont droit au coeur, l’englobant d’une douce chaleur. Tu as trop peur de l’interrompre, alors tu te contentes de sourire, puisant dans tes forces pour ne pas céder à ce trop plein d’émotion. Il mentionne alors votre aventure sur l’île, et plus précisément cet engagement échangé à l’abri des regards, dans la plus stricte intimité, et c’est là que tout s’éclaire. Tu commences à comprendre, mais la confirmation ne vient que lorsque tu le vois lâcher l’une de tes mains pour récupérer quelque chose dans sa poche. Une petite boîte, un écrin, dont la taille ne laisse pas de place aux doutes concernant son contenu. Ton coeur manque un battement, d’autant plus quand il se délaisse de ta seconde main pour placer un genou à terre. Une main que tu approches de ton visage, pour dissimuler tes lèvres en partie, troublée sous le coup de l’émotion et de cette surprise. Un flot de pensées traverse ton esprit, mais rien ne sort de tes lèvres. Ton regard passe furtivement de Daniel à la bague qu’il dévoile. Elle est magnifique, sublime, et encore une série de synonymes pour vanter sa beauté,  surtout quand il t’explique sa provenance. Ce n’est pas un vulgaire bijou dans une bijouterie, elle a une histoire, toute une symbolique. Et alors que tu es déjà au bord du malaise, il prononce les mots magiques, ceux qui feraient chavirer n’importe quelle jeune femme.

Réfléchir n’est pas une option. Si la question avait été posé il y a plusieurs mois, tu aurais demandé un délai de réflexion, or là, à peine a t-il le temps de formuler la question que tu donnes une première réponse. Un hochement de tête, alors que ton sourire s’agrandit sur tes lèvres. C’est seulement au bout d’interminables secondes que tu retrouves enfin ta voix, utile pour dire : « Oui. » Un seul petit mot, et ton sourire se fait encore plus grand, tandis que tu te jettes dans ses bras. Tes lèvres trouvent les siennes, comme pour sceller une promesse, celle que dans un futur plus ou moins proche, vous serez officiellement mari et femme, avec des témoins pour en attester. Des personnes bien vivantes, à la place des babioles et de la poussière du temple ancien de Ruby’s Island. « Au cas où ça ne serait pas assez clair, oui je veux devenir ta femme Daniel ! Je t’aime aussi, énormément, plus que je ne pouvais me l’imaginer. Tu m’as ramené à la vie, à un moment où je pensais que ça ne serait plus possible. Tu m’apportes de l’amour, de la stabilité… une maison si je comprends bien, et d’ici quelques mois une jolie petite fleur. Je suis comblée avec toi, sur tous les plans de ma vie. Alors, ça serait un immense privilège que d’être ta femme, en plus de la mère de ta fille. » Des mots sincères, prononcés sans la moindre hésitation.




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