Flashnews
C'est l'été !! Regardez une dernière fois votre Yearbook 2019 et venez chanter danser profiter tout l'été dans un festival de folie ! Et n'oubliez pas votre nouveau MAG SOS ♥️

Fiches de liens

Saoirse, Mercy, Riley et Lily ont besoin de vous alors n'hésitez pas à aller leur proposer des liens !
Samuel, Isaac, Thomas et Gabriel veulent des amis alors allez jeter un coup d'oeil à leurs recherches ♥️




 
Newsletter numéro 44
Venez découvrir toutes les nouveautés du forum dans ce sujet et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire love2
Un vote toutes les deux heures, ICI & ICI & ICI & ICI !
Une fois que c'est fait, venez poster dans ce sujet pour gagner 15$ I'm in space, wheee ! - Svetlana  1529876038
GMA recrute un animateur !
Si vous êtes intéressé, rendez-vous dans ce sujet love2
Scent of Scandals #35
SOS fait peau neuve ! Allez voir le nouveau Mag !
Intrigues de l'été
La nouvelle intrigue vous attend par icilove2

Partagez

I'm in space, wheee ! - Svetlana

GOOD MORNING AMERICA :: New York City
 :: Manhattan :: Upper Manhattan :: Harlem
Voir le profil de l'utilisateur
Clay McSky
général
J'ai posté : 198 messages et j'ai : 377 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Chris Hemsworth et pour finir je crédite : Dam'

Dim 20 Jan 2019 - 17:47
I'm in space, wheee ! - [PV Svetlanaine.]



Le week-end, moment de la semaine qu'attendait impatiemment toute personne normalement constituée souhaitant souffler un peu suite à une semaine de boulot éprouvant. Puis il y avait moi, Clay McSky, un homme que l'ennui allait finir par terrasser, mais réellement. Je suis sûr et certain que ce n'est pas une balle en pleine tête qui finira par me stopper, mais bel et bien cette saloperie qui avait tendance à m’insupporter. Et dire que certaines personnes aspiraient à une vie tranquille... bande de tarés va ! Jamais, pas même ne serais-ce une seule seconde, ce genre de pensée m'est venue à l'esprit, car de toutes façons, c'était tout bonnement impossible pour moi. Non pas que je manquais de bonne volonté à ce sujet, au contraire, j'aurais beau mettre toute la bonne volonté du monde que cela ne changerait rien. Si je m’éloignais de l'action, mon état se détériorerait au point de devenir une loque humaine au bout de même pas une semaine. J'étais un homme d'action et l'action était une femme à Clay... même si je suis pas trop certain de cette tournure de phrase...

Mentalement, je repassais dans ma tête tout ce que je pouvais faire pour ne pas finir par fusionner avec le canapé dans lequel j'étais installé depuis bien trop longtemps désormais. Cambrioler une maison ? Bof, pas ma spécialité du tout, le passé ne l'a que trop démontrer. Braquer une banque ? Hum... flemme. Prendre ma moto et battre mon record de vitesse ? Ça commence à être tentant, mais vu que je me suis tapé un délit de fuite la dernière fois, vaut mieux que ma bécane reste au chaud pendant un petit moment.

Ne restait donc que l'option d'aller dans la rue vendre la came qu'il me restait : simple, efficace et ça faisait toujours de l'argent en plus qui rentrait assez rapidement dans mes poches. Ce n'était peut-être pas l'activité que je préférais, me considérant comme étant au dessus d'un simple dealer, mais bon... parfois, il fallait faire le sous travail sois-même. Levant enfin mon séant du divan, ce qui eu pour effet de réveiller Rocky qui dormait paisiblement à mes pieds, je me rendis dans le bordel organisé qui me servait de piaule, esquivant les obstacles en tout genre pour finalement attraper un petit coffre se trouvant sous mon lit.

Après avoir rentrer la combinaison de mon cadenas - combinaison relativement simple à retenir, étant donné qu'il s'agissait tout simplement de "666", à croire que je pensais à Lana à ce moment-là. - j’extirpai le contenu du coffre avant de le ranger à sa place. Hum... il ne me restait que ça ? Un simple petit sachet remplis de buvard de LSD ? Je ne voyais que deux explications logique. Soit ma russe favorite avait fouillée là-dedans et si tel était le cas, j'allais la monter en l'air, soit ma mémoire commençait à flancher et j'avais déjà écouler tout le reste... et malheureusement pour moi, chacune des versions étaient parfaitement plausibles.

Un peu déçu, je sortais de la pièce, dévisageant ce que je venais de récupérer. Et si au lieu de vendre ça... nan. Je n'étais pas trop branché came, même s'il m'arrivait d'en consommer de temps à autres, jamais je n'avais basculé dans les drogues dures. Préférant un bon whisky à une injection de saloperie. Mais peut-être qu'essayer, ne serais-ce qu'un peu... nan ! Comme dirait un personnage de South Park : "la drogue c'est mal, m'voyez".

Mais alors que l'hésitation se faisait grandissante, un bruit de porte me fit sursauter. Merde ! Le plus rapidement possible, je plaquais mes deux mains derrière mon crâne, masquant ainsi le sachet que j'avais récupérer. Svetlana venait d'apparaitre et il était hors de question qu'elle voit ce que je dissimulais... même si le fait que je sois les mains derrière la tête, collé contre un mur dans une posture absolument pas naturelle n'aidant sans doute en rien.


« CLAY MCSKY »  
Lanaaaaaa ! Comment ça va ?

... D'accord. Désormais, j'avais l'air louche à 200 pourcent ! Et si on couplait à ça le fait qu'elle pouvait m'analyser encore mieux qu'un Terminator, j'allais définitivement me faire avoir. Voilà comment passer pour un camé auprès d'une personne importante en quelques étapes seulement !


CLAY MCSKY
Voir le profil de l'utilisateur
Svetlana Maxwell
général
J'ai posté : 875 messages et j'ai : 116 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Lindsey Morgan et pour finir je crédite : delreys. (ava) + bat phanie (signa).

Mar 19 Fév 2019 - 1:37

I'm in space, wheee !

Les dernières heures s'étaient écoulées avec une lenteur incontrôlée, regard sans pudeur braqué sur les aiguilles de l'horloge de l'hôpital. A compter les heures, les minutes, les secondes. Espérer que cela accélère l'approche du week-end, et la fin de ma garde de vint-quatre heures, accessoirement. Pouvoir enfin relâcher la pression de façon officielle, ces tensions dans le corps médical, les crises des patients, les évènements imprévus au bloc, puisque l'habitude n'éteint jamais ce genre d'émotions, trop fortes pour ne pas nous frapper. Pourtant, je ne suis pas d'humeur exécrable, ce qui, je dois l'avouer, est plutôt exceptionnel. Miracle réalisé par quelques heures de sommeil volées entre deux opérations, et d'instenses séances de contact charnel avec l'un de mes collègues dans les salles de repos, puisque ce métier m'a appris à ne jamais négliger la moindre minutes qui nous est donnée de vivre.

Voiture garée en bas de l'immeuble et vrombissement qui toussotte avant de laisser place au bruit ambiant d'Harlem, je rentre enfin chez moi. J'ai besoin d'un café. La porte de l'appartement cède lorsque j'y exerce une pression, signe qu'elle n'a pas été verrouillée et que Clay est toujours là. Ce qui m'étonne, d'ailleurs, lui qui a pour habitude de partir vadrouiller. Si ce crétin est parti sans fermer la porte à clef, je promet de le... Mes pensées sont interrompues par un husky qui fonce vers moi, et que je salue avec un grand sourire tandis que mes mains caressent sa fourrure douce. Un bruit caractéristique émane de la chambre du grand imbécile, signe que son espérance de vie pourrait bien s’être rallongée de quelques mois au moins. Sans y prêter plus d’attention que cela, je me dirige vers la cafetière et me prépare ce breuvage chaud, en manque de caféine depuis de trop longues heures déjà. Après avoir vécu des rebondissements, trop intenses et trop fréquents, tout au long de ma garde, l’ennui me frappe beaucoup plus rapidement que d’usage. Je me dirige alors vers sa chambre et pousse la porte entrouverte sans frapper, l’envie de le faire ne m’ayant pas traversé l’esprit ni particulièrement bouleversée. Je m’apprête à le saluer lorsque je le vois se retourner, visiblement coupable de quelque chose. Son corps se tend sous mon regard acéré. Il s’est collé contre le mur, bras cachés derrière sa tête, et son grand sourire d’imposteur qui reprend le dessus, suivi d’une voix étrangement jubilante. Mon visage se détend, trop vite, réaction blasée. Qu’est-ce que ce petit con a encore fait...

« Sérieusement, Clay ? Ecoute, on va passer l’étape où je fais semblant d’aller dans ton sens pour voir jusqu’où t’es prêt à aller, j’ai encore jamais vu tes limites. Alors on va faire simple. Tu as dix secondes pour me dire c’que t’essaies de cacher derrière ta tête d’imbécile. »

Et avant qu’il ait le temps de respirer, me voilà qui enchaine en clamant un « neuf. », net et tonnant, ne laissant la place pour aucune hésitation. Un sourire mesquin étirant mes lèvres, et un sourcil haussé en guise de défi. Je scrute les alentours tandis que résonne fièrement un « huit », et mon regard se fixe sur un petit coffre ouvert, et apparemment vide. Je le reconnais instantanément et laisse passer une expression d’incompréhension sur mon visage. De quoi est-ce qu’il a peur, au juste ? Il connaît parfaitement mon attrait pour ce que la plupart des gens déplorent, tant au niveau de l’alcool que des drogues. Tellement habituée à celles qui revêtent un caractère de douceur qu’elles me font autant d’effet qu’un doliprane pendant une forte fièvre. Cette soudaine pudeur sur le domaine de la drogue alors qu’il s’adresse à moi ne peut légitimement pas être justifiée par quoi que ce soit de valable, si ce n’est une profonde connerie ayant mené à un cerveau encrassé. En quelques enjambées, je me suis rapprochée de lui et ma main s’est emparée du sachet qu’il cachait derrière sa tête. J’observe les buvards avec une certaine stupéfaction, rapidement remplacée par de la curiosité. Il me semble n’avoir encore jamais testé le LSD, ce qui signifie beaucoup pour moi et ma vie tourmentée.

« T’as cru que j’étais qui ? Mère Theresa ? Non mais sérieux, tu m’as prise pour une pucelle bourge de l’Upper East Side, pour être choquée par ces trucs ?, demandé-je avec incrédulité. Ou alors tu comptais te défoncer tout seul… c’est quand même triste, ça, McSky »

Je retourne le sachets entre mes doigts, la curiosité prenant le dessus. La pression de l'hôpital est redescendue, ma vie a pris un tournant déplorable ces dernières semaines, j'ai bien besoin d'un échappatoire.

« Tu fais quelque chose, ce soir ? Ça te tente ? ... A moins que ça ne te fasse peur ? »

Air mutin qui me rendrait presque plus enfantine, et léger sourire en coin, je le défie avec beaucoup plus d'amusement que de véritable mesquinerie. Ne dit-on pas que la vie est un jeu ?
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr




smoke and mirrors
Your bottle’s almost empty, you know this can’t go on. The needle’s breaking your skin, the scar is sinking in. And now your trip begins. But it’s all over for you.  ▬ When you’re on the edge and falling off, it’s all over for you.
I'm in space, wheee ! - Svetlana  Yxzjj8e3
Voir le profil de l'utilisateur
Clay McSky
général
J'ai posté : 198 messages et j'ai : 377 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Chris Hemsworth et pour finir je crédite : Dam'

Sam 2 Mar 2019 - 4:42
I'm in space, wheee ! - [PV Svetlanaine.]



Et voilà. Je me trouvais pile dans la situation que je voulais à tout pris éviter. Décidément, la chance était une catin qui se faisait passer dessus par tout le monde, sauf moi. Svetlana était rentrée et m'avait directement grillé. Déjà parce que j'avais l'air suspect et ensuite, con comme un McSky, j'avais raté ma tentative de rattrapage en empirant encore plus la situation. Elle savait que je cachais un truc derrière "ma tête d'imbécile" comme elle venait de le dire. Mais hors de question de lui céder ! Pendant des années et des années, je m'étais toujours montré bien trop faible lorsqu'il s'agissait d'elle, la laissant prendre un peu trop ses aises avec moi en lui permettant de faire et dire des choses que je ne permettait à personne et les rares qui avaient l'audace de tenter devaient généralement se trouver rapidement un rendez-vous avec un dentiste... et ça c'était dans le meilleur des cas. Mais cette nouvelle résolution tenue aussi longtemps que celles que l'on pouvait prendre à chaque nouvelle année : approximativement deux minutes.

La cause ? Un simple échange de regard cumulé avec son décompte qui me faisait étrangement penser à celui de ma mère lorsque j'étais gamin. Généralement quand elle arrivait à la fin de ce décompte - et c'était à chaque fois le cas - je prenais une claque presque capable de m'envoyer sur orbite. J'y avais sans doute égarer quelques neurones d'ailleurs, ça expliquerait un tas de choses ! Mais je doute que Lana fonctionne de la même façon. Enfin... sa violence n'était plus à prouver, mais de là à m'en foutre une comme ça, de façon totalement gratuite... ouais, non, elle en est CARRÉMENT capable ! Mais qu'elle essaie. Mon bras était prêt à bouger pour parer le coup en cas d'attaque sur ma personne.

Sauf que les choses ne se passèrent absolument pas comme prévue. Au lieu de me balancer une claque communiste - fallait bien que je trouve un nom qui "claque" - elle avait très simplement attraper le petit sachet qui se cachait derrière ma tête. Mission échoué McSky ! Alors que mon cerveau turbine pour trouver une excuse débutant par  "C'est pas ce que tu crois...", mon amie prend la parole, semblant être intriguée par les buvards de LSD. Bon... effectivement, je ne pensais pas qu'elle serait choquée par ça. Mais j'avais deux très bonnes raisons de ne pas vouloir me faire griller par elle.


« CLAY MCSKY »  
Bon... ça m'a p'tete traverser l'esprit de vouloir tester. J'avoue tout. Et du coup j'ai planquer cette merde pour ne pas que tu te fasses de fausses idées.

... Et surtout pour qu'elle évite de m'en demander ! Que je teste moi était une chose, mais elle, avec tout les problèmes que je lui connais et que je lui ai connu... c'était clairement une mauvaise chose de la pousser dans ce genre de délire juste pour faire passer le temps. Et c'est là qu'on arrivait à mon paradoxe : je voulais ce qu'il y avait de mieux pour elle, mais lui refuser quoi que ce soit était compliqué. Même tenter de montrer l'exemple n'était pas la chose la plus aisée qui soit et il était clair qu'avec mon mode de vie, je ne poussait personne à devenir Mère Thérésa.

Mais soudain, toutes mes pensées se figèrent. Je venais d'entendre quelque chose, quelque chose qui avait particulièrement capté mon attention. Un défi. Venant d'elle. Elle pensait que j'avais peur, moi, Clay McSky ? En une fraction de seconde, mon expression changea du tout au tout, passant de l'incertitude à la détermination. Dans mon regard, on pouvait sans doute à cet instant voir l'ancien Clay, le jeune crétin prêt à tout au passé sulfureux et non pas la version bien plus assagis que j'incarnais à ce jour.


« CLAY MCSKY »  
Peur de tester ça ? Moi ? Balance cette merde, j'vais te montrer qui j'suis.

Ni une ni deux, j'arrachais le sachet des mains de ma russe préférée, mon regard plongé dans le sien sans même prendre la peine de regarder ce que je faisais. Après avoir lancé un sourire en coin à la brune, je plaçais un buvard sur ma langue. Ce n'était pas des plus recommandé étant donné qu'en théorie, il était plus prudent de le diviser en deux voir plus. Mais le danger, ça me connait et le risque, ça m'excite. Désormais, je n'avais plus qu'à attendre que ça fonde et dieu sait que ça allait durer un bon moment, d'après les infos que j'avais dessus.

« CLAY MCSKY »  
A ton tour maintenant. A moins que tu ne sois qu'une pucelle bourge de l'Upper East Side...

Un petit air narquois ponctuait ma phrase, me laissant emporter par ce petit jeu. Moi qui cherchais à tuer le temps, on dirait que mon but allait être atteint, quand bien même je n'imaginais pas que les choses se passeraient comme ça. Mais c'était là tout le charme de la vie : me surprendre au jour le jour et m'empêcher de sombrer dans la routine.


CLAY MCSKY
Voir le profil de l'utilisateur
Svetlana Maxwell
général
J'ai posté : 875 messages et j'ai : 116 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Lindsey Morgan et pour finir je crédite : delreys. (ava) + bat phanie (signa).

Lun 18 Mar 2019 - 0:25

I'm in space, wheee !

Il a failli m'opposer un refus, tout du moins, tenté de le faire. Peut être s'était-il fait pousser un quelconque sens de la morale, depuis ces dernières années, puisqu'il est désormais admis que les gens peuvent nous surprendre. Et il est vrai qu'effectivement, je n'ai pas toujours attendu les gens là où j'aurais dû. Mais j'ai surtout pu constater qu'au delà de me surprendre, ils m'ont surtout déçue. Ce n'est pas le cas de Clay dont le visage s'est éclairé de détermination, connaissant son attrait pour les défis, et le concours imposé par nos deux égos, la victoire appartenant à celui qui garderait son intégrité. Comme escompté, il m'arrache le sachet des mains, et je lui rend ce sourire compétitif. Au loin, on pourrait presque distinguer le son de barrières qui s'effondrent, notre responsabilité qui s'envole. L'impression puérile que rien ne pourrait nous arrêter, et que rien ne le devrait. La liberté qui s'insuffle jusqu'au fond de nos poumons à l'unisson, le sentiment de dominer ce monde qui nous écrase, propulsés dans les tréfonds de l'humanité par une simple addiction à l'adrénaline. Il me provoque, comme pour s'assurer que je suivrai le mouvement, alors que ma décision était déjà toute prise à peine avais-je aperçu son regard faussement coupable. Une pucelle bourge de l’Upper East Side. Et puis quoi, encore ? On m’appellerait la chaudasse fauchée de Harlem que cela me surprendrait beaucoup moins. Mais c’est un jeu. Tout cela. Tout en est un, tentative vaine de reprendre le dessus sur une vie qui, en réalité, se joue de nous, et de s’en amuser pour renverser la situation à notre avantage, à défaut de réellement y changer quoi que ce soit.

Mes gestes s’exercèrent en mimétisme, du buvard placé sur ma langue jusqu’au sourire narquois. Le LSD se diffuse, laissant un goût amer, semblable à la voix qui murmure des paroles grinçantes dans ma tête. Elle me réprimande, constatant la folie de prendre un buvard entier alors qu’un quart permet déjà d’avoir de profondes hallucinations, et que le choix que nous venons de faire nous plongera assurément dans un état de profonde perdition. Je ne sais pas après quoi je cours, ou ce que je recherche, peut être qu’il n’y a pas de réponse, et je n’en perçois aucune non plus au fond des pupilles de McSky. Une vingtaine de minutes nous séparent des premiers effets, temps pouvant sembler incroyablement long, alors je me dirige vers le salon.

« Je ne sais pas toi, mais je ne compte pas me taper un trip dans le bordel qui te sert de chambre, lui fais-je savoir, d’ailleurs, sans manquer d’en rire. Tu veux un thé, le temps que ça fasse effet ? »

Une vingtaine de minutes, tout au plus, avant que les premiers effets ne se fassent ressentir, c’est un temps clairement négligeable. Je reviens près de lui avec deux tasses fumantes et m’assois sur le canapé en lui tendant la sienne. Le cliché anglais nous habite, même à des milliers de kilomètres de l’endroit que l’on considérait comme notre maison. Je me perds dans mes divagations, à imaginer quelle aurait été ma vie si j’étais restée là bas, aux côtés de mes pères, le liquide au goût de souvenirs réchauffant ma gorge qui aurait pu se serrer si je l’avais laissée faire. Les minutes passent et les mots nous manquent, au point que le sujet lui-même de la conversation m’échappe, et que je décroche de son regard. Mes doigts jouent avec le fil au bout duquel pend le sachet de thé dans ma tasse vide, tournoyant, puis s’élevant à la hauteur de mes yeux, comme s’il s’agissait de la chose la plus intéressante qu’il m’ait jamais été donnée de voir de toute ma vie. A quelques centimètres de mes iris, le sachet brun me paraît incroyable, unique. Ma main est dressée, levée haut dans les airs, afin que le sachet se trouve à la bonne hauteur pour le dévisager – je pourrais jurer qu’il a un visage, d’ailleurs, son nez ressemble étrangement à celui de Clay. Ou de Rocky. Celui de Rocky, plutôt. D’un mouvement ample, je lance le sachet par terre, quelques mètres plus loin. Il atterrit dans un son qualificatif sur le parquet, et mes sourcils se haussent, comme s’il m’avait murmuré les secrets de l’univers. Les couleurs dansent sous mes yeux, resplendissent. Mes yeux ne quittent pas le sachet écrasé sur le sol.

« Wow. Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi beau de toute ma vie. T’as vu ça ? C’est … tombé. »

Chaque image du lancer du sachet semble s’être imprimée sur ma rétine, et apparaissent encore dans mon champ de vision, comme un schéma que l’on aurait mal effacé et superposé à d’autres, et bordel que c’est beau. Ce lancer est spectaculaire. Je me retourne vers l’imbécile de criminel et passe ma main devant ses yeux, mes tapotements sur son épaule n’ayant pas porté leurs fruits.

« Clay ? Claaay ? Qu’est-ce que tu vois ? Tu l’as vu, le sachet ? Ou est-ce que …. wow, elle a toujours été là cette plante ? »

C’est un éclat de rire qui me prend toute entière, certaine de l’avoir déjà vue quelque part, faute de l’avoir achetée le matin même et de trouver cela spectaculaire. La vie est spectaculaire. Pourquoi était-ce si difficile à admettre, avant ? Pourquoi ai-je autant été pessimiste, alors que tant de merveilles se cachaient, attendant de simples aventuriers pour les découvrir ? Je cesse de rire.

« Il faut qu’on parte à la recherche du trésor », clamé-je avec sérieux, mon regard planté dans le sien, me sentant subitement l’âme d’une pirate.

Je me lève d’un seul coup et intime à mon moussaillon de faire de même. Ce soir, je suis la capitaine d’un navire majestueux, et au loin, j’entends mon trésor. Il m’appelle, comme il l’a toujours fait durant toute mon enfance, alors que je voguais sur de simples voiliers, et que je rêvais naïvement de conquérir le monde. Ce soir, je mettrai la main sur mon trésor. Je réaliserai ma destinée.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr




smoke and mirrors
Your bottle’s almost empty, you know this can’t go on. The needle’s breaking your skin, the scar is sinking in. And now your trip begins. But it’s all over for you.  ▬ When you’re on the edge and falling off, it’s all over for you.
I'm in space, wheee ! - Svetlana  Yxzjj8e3
Voir le profil de l'utilisateur
Clay McSky
général
J'ai posté : 198 messages et j'ai : 377 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Chris Hemsworth et pour finir je crédite : Dam'

Sam 23 Mar 2019 - 16:09
I'm in space, wheee ! - [PV Svetlanaine.]


Comme je m'y était attendu, il n'en fallait pas beaucoup pour pousser Svetlana à agir comme moi. Une petite pique et hop ! C'était dans la boite. Dommage que ce ne soit pas aussi facile pour tout ce qui la concernait... mais j'ai la vague impression de m'égarer pour le coup. Au fond de moi, j'entends une petite voix me dire que JAMAIS je n'aurais du prendre cette merde et encore moins en refiler à Lana, surtout connaissant son passif avec la drogue. Alors oui, j'avais sans doute merdé, mais... mais... non, je n'ai pas d'excuses cette fois-ci. J'ai déconné. Mais il était un peu tard pour que ma morale se décide à revenir, à croire qu'elle se faisait toujours un malin plaisir d'être en retard et de pointer le bout de son nez quand je n'avais plus besoin d'elle. De toutes façons, sa voix n'aurait pas eu la portée nécessaire, étouffée par les nombreux démons qui m'habitaient, m'ordonnant sans cesse de faire des tas de choses insensées pour tuer l'ennui.

Tuer l'ennui... cette simple phrase dictait ma vie depuis des années. Combien de fois ne m'étais-je pas retrouver dans des situations dangereuses juste pour étancher ma soif d'action ? Cela faisait bien trop longtemps que je n'étais plus réellement maitre de mon destin. Après tout, j'avais voulu une rédemption en venant ici, à New-York et me voilà aujourd'hui en train de prendre un buvard de LSD. Et si ce n'était que ça...

Mais bon. Ce qui est fait est fait, non ? Impossible de revenir en arrière, alors autant "profiter" de ce qui va suivre même si je n'ai aucune idée de la puissance du trip qu'on va se taper. Ni même de la durée d'ailleurs. Enfin... du moment qu'aucun de nous deux n'avait la magnifique idée de se défenestrer, tout irait bien... non ? La russe se décida enfin à bouger, m'expliquant, non sans en rire, qu'elle ne comptait pas rester dans, je cite "le bordel qui te sert de chambre". Regardant rapidement par dessus mon épaule, j'observais les lieux pour voir si la description était cohérente et... autant dire que c'était le cas. Donnant un discret coup de pied en arrière pour éjecter un dessous féminin d'une précédente "conquête", j'imitais Lana, quittant ce qui était effectivement un bordel.


« CLAY MCSKY »  
Va pour un thé.

Cliché anglais numéro 1 : check. D'autant plus que je n'avais clairement pas besoin de ça pour montrer mes origines, mon accent n'arrivant à tromper personne à ce sujet-là. Je n'avais de toutes façons pas l'intention de me faire passer pour un américain pur souche, n'ayant aucun problème avec l'endroit d'où je venais. La vérité était même que je n'aurais sans doute jamais quitté mon pays natal si je n'en avais pas été forcé. Mais bon, pour ça, il aurait fallu que ma vie soit entièrement différente et ça, c'était bien trop demandé. Mais je ne me plaignais pas trop, car après tout, les États-Unis, ce n'était pas si mal... surtout qu'il y avait plein de riches dans les quartiers que je fréquentais et ça, c'était parfait pour le business ! Lentement, je me mets à boire mon thé contenu dans la tasse que la brune m'a amenée, caressant la tête de mon chien de mon autre main, lui qui est venu se blottir contre ma jambe, une habitude qu'il avait prit dès que je me trouvais assis, peut importe si c'était sur une chaise ou bien dans le canapé.

Les minutes s'écoulaient sans que le silence ne soit brisé par Lana ou par moi. En vérité, ce n'était pas les sujets de conversations qui me manquait, d'autant plus que c'était peut-être le moment pour enfin tenter quelque chose, mais... non, autant ramener ça à plus tard ! Mais bientôt, mes pensées n'étaient plus importantes pour moi. Car face à moi se passait quelque chose de relativement étrange. La télévision qui, jusque là, était parfaitement normale, était en train de se distordre devant mes yeux. Sans cligner des yeux, j'observais ce spectacle se dérouler, intrigué par tout ceci. Ça n'avait aucun sens, mais pourtant... c'était à la fois hypnotisant et beau.

C'était donc ça ce qu'on appelait "art" ? Et dire que je m'étais plus d'une fois moqué de ceux qui utilisaient ce terme à tord et à travers alors qu'ils avaient raisons. Maintenant je les comprenais. Cette distorsion était de toute beauté. Observant la scène, un sourire béat aux bouts des lèvres, quelqu'un me coupa dans ce moment de contemplation. J'entendais mon nom être prononcé par Lana, tournant lentement la tête vers elle, ne comprenant pas pourquoi elle me parlait de sachet et de plante alors qu'une œuvre d'art se trouvait face à nous.

Mais elle parvient à gagner mon intérêt en me parlant d'un trésor. Un trésor ? Où ça ? Si on le trouve, je pourrais enfin devenir riche et j'allais pouvoir faire un tas de choses avec cet or. Alors rien que pour ça, je devais mettre la main dessus ! Ni une, ni deux, je me levais d'un bond ce qui fit partir en toute hâte Rocky... non... ce n'était pas Rocky qui se trouvait à coté de moi pendant tout ce temps... c'était...


« CLAY MCSKY »  
Capitaine Vladoche ! La tortue de mer qui s'échappe là-bas, elle veut sans doute nous emmener au trésor !

Ma réputation d’œil de lynx n'était pas volée. Avec la découvre que je viens de faire, nul doute que nous allons réussir à débusquer ce trésor ! Sans réfléchir, je me mis à courir après la tortue, attrapant au passage mon bandana que j'essayais d'attacher durant ma course et mon sabre, au cas où. Finalement, j'arrivais dans une pièce étrange dans laquelle il était là... le fameux trésor... mais je ne pouvais pas m'en emparer facilement, de nombreux pièges m'en empêchaient. Mais la capitaine allait pouvoir régler ce problème et sans aucunes difficultés !



CLAY MCSKY

Voir le profil de l'utilisateur
Svetlana Maxwell
général
J'ai posté : 875 messages et j'ai : 116 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Lindsey Morgan et pour finir je crédite : delreys. (ava) + bat phanie (signa).

Dim 21 Avr 2019 - 1:06

I'm in space, wheee !

Mon trésor perdu avait vogué loin de mon esprit pendant tant d’années, et son souvenir s’était enfin imposé à moi, ce soir, accueilli comme un vieil ami. Heureusement, mon équipage est toujours présent, et mon moussaillon se lève avec hâte, motivé par les mêmes desseins que moi-même. Une équipe redoutable, sans nul doute, pour un tel trésor convoité par tous les pirates du pays, voire du monde entier, que dis-je, de l’univers. Clay se dresse sur ses jambes et pointe une forme mouvante du doigt, attirant l’intégralité de mon attention, jusque là éparpillée, incapable de se fixer.

Mon regard se braque sur la tortue de mer qui s’échappe, cible verrouillée. Je m’élance, à la suite de mon moussaillon, bousculant quelques meubles sans m’en formaliser le moins du monde. Nous débarquons dans une salle étrange. La cabine du capitaine. J’enjambe une sorte de marche et intime à mon second de faire de même. Je tourne sur moi-même, cherchant quelque chose, et jetant de petits objets par dessus bord. Il me semble avoir lu quelque part que pour le décollage, il fallait lester le navire. J’espère que le temps sera clément, pour notre voyage en haute mer en direction du trésor que nous avons recherché pendant toute notre vie.

« Levez l’ancre, moussaillon ! Nous suivons la tortue de mère jusqu’au trésor, dans notre fabuleux navire, le… le… C’est quoi son nom, déjà ? », demandé-je brusquement, effrayée à l’idée d’avoir oublié le sobriquet du navire de ma vie.

Peu importe, finalement, puisqu’il me faut absolument trouver ce butin avant notre ennemi juré. Avec cet or, je serai la capitaine la plus riche de la contrée, je croulerai sous l’or et me noierai dans l’opulence, je mépriserai les marchands, les fils de roturiers, ce bas-peuple qui ne me ressemblera en rien. Je ferai construire des statues à mon effigie dans tout le pays, et je voguerai sur mon magnifique bateau jusqu’à ce que la mort décide de m’accompagner vers les fonds marins.

Un capitaine ne quitte jamais son navire. Ce sera une tempête, qui m’emportera, j’en suis persuadée ; j’espère simplement qu’elle attendra avant de s’emparer de mon âme, il ne s’agirait pas de mourir pauvre. Sous mes yeux, l’image très claire d’un gouvernail se détache, et je le saisis à pleines mains, le pivotant dans tous les sens par de grands moulinets. La tempête fait rage, maintenant, et une vague vient se s’abattre sur le pont, succédé immédiatement par un orage. Persuadée de naviguer, je n’ai pas réalisé que mes doigts s’activaient en réalité sur le mitigeur de la douche, cette dernière confondue avec notre navire. Le jet nous éclate à la figure et je peine à respirer, hoquetant tandis que je cherche à nous sauver d’un naufrage inévitable. Je recule instinctivement, l’arrière de ma tête heurtant le torse de Clay.

« Ne reste pas là, imbécile ! Il faut sauver le navire ! Aide-moi à enlever l’eau du pont ! »

Je m’écrie, tout en prenant l’eau en coupe afin de la jeter par dessus-bord, sur le carrelage rapidement inondé. Mes vêtements sont lourds, renforçant la sensation d’urgence qui me saisit entièrement, la panique ayant remplacé toute autre émotion. Les images saccadent et se superposent, déformées par des stries de couleurs étranges. Elles grésillent, désormais, à la manière d’une vieille télévision, et je suis incapable de saisir le sens de ces bouleversements, ma peau est parcourue de frissons malgré l’eau incroyablement chaude qui me frappe. Je panique et titube, l’eau s’accumule sur le pont, je le sens, mais je suis incapable d’éviter ce naufrage. Comme toujours, finalement, à me sentir dépassée, crier sans pour autant réparer, aller de l’avant pour mieux tout oublier. N’ai-je finalement pas reproduit ce schéma durant toute mon existence ? Mes émotions s’amplifient, décuplées, répétées, modifiées. De l’extase à la désolation, et ce temps qui semble se précipiter, à m’en faire douter que les heures ne soient pas des secondes.

« Clay, on va se noyer ! Qu’est-ce qu’on fait ? Qu’est-ce qu’on fait, bordel ? Fais quelque chose ! », hurlé-je soudainement, en proie à un affolement incontrôlable.

L’état désastreux, tant par la peur que par les substances hallucinogènes, m’empêchent de prendre conscience de la réalité de la situation. En proie à un grand danger qui n’est en réalité présent qu’à l’intérieur de ma tête, dissimulant toute notion de logique ou de bonne conscience. Impossible de réaliser qu’il suffit de couper l’eau, tout simplement, impossible de comprendre que je ne suis pas sur le pont glissant d’un bateau de pirates. Une panique à m’en faire oublier jusqu’à mon prénom, il me semble, et à manipuler ma perception des choses. Le carrelage ; inondé, et parsemé de bouteilles de shampoing ou de gels douches, de savons, balancés nonchalamment alors que je confondais encore un bateau et une montgolfière. Mes vêtements, gorgés d’eau au point de freiner mes mouvements, et le champ de vision obstrué par des mèches de cheveux ruisselantes. Une véritable perdition, en soit, et les substances qui s’éprennent de moi davantage à chaque seconde. De grands gestes effectués pour une grande panique qui, il me semble, ne finira jamais, trop ancrée en moi. N’a-t-elle pas tout simplement toujours été là ?
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr




smoke and mirrors
Your bottle’s almost empty, you know this can’t go on. The needle’s breaking your skin, the scar is sinking in. And now your trip begins. But it’s all over for you.  ▬ When you’re on the edge and falling off, it’s all over for you.
I'm in space, wheee ! - Svetlana  Yxzjj8e3
Voir le profil de l'utilisateur
Clay McSky
général
J'ai posté : 198 messages et j'ai : 377 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Chris Hemsworth et pour finir je crédite : Dam'

Dim 5 Mai 2019 - 21:15
I'm in space, wheee ! - [PV Svetlanaine.]


Armé de mon sabre, j'étais désormais invincible ! Après tout, n'étais-je pas connu comme étant la meilleure lame des Caraïbes ? J'étais capable de défaire n'importe qui à une main, pouvant même me permettre de siroter un bon verre de rhum de l'autre. Du rhum... hum... je devais absolument m'en fournir, quitte à piquer un peu dans la réserve de la capitaine, même si je devais absolument éviter de me faire prendre, car si tel était le cas, j'allais subir le supplice de la planche ! Mais de toutes évidences, l'heure n'était pas à la beuverie, car la tortue de mer était en train de se faire la malle, malgré mes efforts pour la suivre.

Ce cloporte a carapace était étrangement vif d'ailleurs... moi qui avait toujours entendu dire que les tortues étaient du genre extrêmement lentes. A moins que... oh... peut-être était-ce la tortue légendaire ? La fameuse tortue ninja ? Ça devait être ça, oui, aucun doute là-dessus ! Nos efforts finissent par nous mener dans une salle où jamais encore je n'avais mis les pieds : la cabine du capitaine. Hum... alors ça ressemblait à ça ? Je me l'imaginais bien plus grande. Et flamboyante, même si je n'avais aucune foutue idée de ce que ce mot pouvait bien signifier. J'enjambe une marche étrange, ordre de ma capitaine et me mets à l'imiter en balançant quelques objets par dessus bord, prenant tout de même soin de mettre dans ma poche tout ce qui me semble avoir de la valeur.

Et autant dire que mes poches commençaient à être pleines. Peu de temps après, je reçu l'ordre de lever l'ancre. Le moment était donc venu, l'aventure nous appelait et cette tortue allait nous mener là où on le désirait, nous permettant d'ENFIN mettre la main sur ce que nous avons pourchassé depuis tant d'années ! L'excitation montait en moi et d'un seul coup, je me mis à hurler de plein poumon le nom de notre navire à Capitaine Alzheimer.


« CLAY MCSKY »  
Le McCruche !

Mes pensées, à l'image de notre bateau, voguaient en direction de ce trésor et de tout ce que j'allais pouvoir faire avec l'or obtenus ensuite. Mais était-ce vraiment la perspective de devenir riche qui m'emballait ? J'avais déjà gouté à la richesse, au fait d'être noyé sous l'or et pourtant, ça ne m'avait pas spécialement rendu heureux. Cela ne m'avait pas permis d'acheter ce que j'avais pu perdre au fil des années... pendant quelques secondes, je me sentais vide, mais fort heureusement, mon entrain ne tarda pas à revenir et le plus important me sauta aux yeux. La soif d'aventure, le fait de ne pas rester simplement assis à ne rien faire, c'était ça qui comptait pour moi, uniquement ça !

La capitaine pouvait bien garder tout l'or, pour le peu que ça m'importait. D'autant plus qu'elle le méritait plus que quiconque et celui qui tenterait de s'emparer de ce trésor avant elle trépassera de ma main ! Cette même main qui, en ce moment même, oubliait totalement son travail, oubliait totalement de remplir son rôle sur le bateau. Et ce qui était en train de se produire sous mes yeux ébahis était peut-être de ma faute... l'eau était en train de nous envahir, les vagues nous claquant sans cesse le visage.

Me maudissant entièrement, je reviens à la réalité au moment où la tête de Lana se cogna contre mon torse, me forçant à baisser légèrement la tête pour observer mon amie, m'insultant et m'ordonnant de l'aider. Ni une ni deux, je laissais tomber mon épée, cherchant quelque chose pour écoper l'eau. Mais j'avais l'impression de ne rien faire, à chaque fois que j'en enlevait, elle revenait sans cesse. Réfléchis Clay, réfléchis... que fait-on lorsque le bateau prend l'eau ? En premier lieu, on observe dans les moindres coins et recoins pour voir s'il n'y a pas des trous. Regardant un peu partout, je constata rapidement que le bateau n'avait pas subit le moindre dégâts. Alors comment était-ce possible ?

Je devais réfléchir et surtout garder mon calme, contrairement à mon binôme, qui, elle, avait totalement cédée à la panique, se mettant à hurler. Fermant les yeux pendant quelques instants, je passais en revues toutes les possibilités et malheureusement, une seule pouvait réellement faire la différence... Écartant de la main ma camarade, je passais devant elle, observant l'eau qui nous faisait face.


« CLAY MCSKY »  
Va prendre la chaloupe et tires-toi le plus vite possible ! Je devrais pouvoir bloquer l'eau assez longtemps pour que tu t'échappes... c'était un honneur de voyager avec toi !  

Mon sacrifice était nécessaire, mais puisque c'était pour elle, alors cela valait la peine. Sans même réfléchir à ce que je faisais et surtout sans me rendre compte de l'absurdité de la scène, bien trop sous emprise pour réaliser qu'il n'y avait aucun danger, je m'appuyais contre ce qui me semblait être la brèche, la bloquant de mon corps. Alors que je pensais que tout était terminé, ma main se referma sur quelque chose d'étrange et l'instant d'après... le calme était revenu. L'eau ne s'écoulait plus. Tout était terminé et j'étais toujours là. N'ayant rien compris à ce qui venait d'arriver, je me retournais vers Lana, trempé de haut en bas, mes vêtements lourds me ralentissant dans mes gestes, haussant les épaules.


« CLAY MCSKY »  
J'sais pas ce que j'ai fait, mais je l'ai fait !


CLAY MCSKY

Voir le profil de l'utilisateur
Svetlana Maxwell
général
J'ai posté : 875 messages et j'ai : 116 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Lindsey Morgan et pour finir je crédite : delreys. (ava) + bat phanie (signa).

Lun 17 Juin 2019 - 23:24

I'm in space, wheee !

Nulle émotion n’est aussi forte que celle ressentie par un capitaine, lorsqu’il entend le nom de son navire être scandé si fort, avec tant de passion. Le McCruche fera ma fierté jusqu’à mon dernier souffle, jusqu’à ma dernière brasse, jusqu’à ce que le bateau coule et entraîne mes souvenirs dans les profondeurs des océans.

La panique est une déferlante, la vulnérabilité me transcende. Mon navire s’effondre. Écoper ne le vide pas assez vite du mal qui le remplit. Une main m’écarte de cette scène de crime, et je me retourne vers mon acolyte, l’interrogation marquée dans les rétines. Il passe devant moi, l’eau marque un remous, il crie, j’entends à peine, l’orage gronde. Il m’abandonne. Il se sacrifie pour que je puisse survivre. Je me débat, je hurle qu’un capitaine n’abandonne jamais son navire. Je me raccroche à ce que j’ai, à toute ma vie, mais je sens qu’à cet instant, il me faut lâcher prise. Choisir la vie au-delà d’un naufrage par fierté. Clay se sacrifie pour moi. En sautant dans la seule chaloupe et en lui adressant un dernier regard, un sentiment de déjà-vu me ronge de l’intérieur. Il me coupe le souffle, sans que je ne puisse comprendre d’où il vient, ni à quoi il peut être dû. Y a-t-il eu un moment où Clay a fait un sacrifice pour me sauver la vie ? S’est-il déjà condamné, d’une façon ou d’une autre ?
Je saute, l’eau est incroyablement dure, la douleur se propage. Pourquoi suis-je encore si proche du bateau ? Je le regarde sans comprendre, lorsqu’il m’annonce avoir d’une certaine façon sauvé le navire. Je ne comprend pas. Je ne… ma tête bourdonne. Ma main passe dans mes cheveux trempés, elle est tâchée de violet. Pourquoi du violet ? Le sang est de couleur argentée pourtant, n’est-ce pas ? Je m’appuie sur le carrelage pour me redresser, l’étau empresse ma tête ; peu importe.

Je m’appuie contre ce qui s’apparente à un meuble, finalement, le choc ayant au moins eu le mérite de briser une hallucination, même s’il en a réveillé d’autres. Les couleurs se distordent et récupèrent les odeurs, le visage de Clay me semble lointain, ma voix résonne et se répercute contre les murs. Trop fort.

« Qu’est-ce que tu fais habillé sous la douche ? »

Un instant de lucidité, rapidement rattrapé. J’ignore la chaleur qui s’étend doucement de mon crâne à ma joue, un sillon fin aux nuances pourpres… trop rapidement oublié. Je n’attend pas sa réponse et me dirige dans le salon, comme si mon attention n’avait jamais été focalisée sur quoi que ce soit auparavant. Quelques pas et j’observe les lumières de la ville à travers la grande fenêtre, perchée sur la pointe de mes pieds, les bras en appui sur le rebord.

« Clay… t’as jamais eu l’impression de ne pas être tout à fait humain ?, m’enquis-je d’une voix peu assurée, cette fois. Tu sais, comme si on t’avait menti sur quelque chose pendant toute ta vie. Moi, je sais que je peux voler, mais je pense qu’on a juste refusé de me l’apprendre. Encore un coup des lobby, je suppose, ça doit être le parti écologique qui fait des siennes, avec leurs idées de fossiles, là…. Non… d’énergie… Enfin…. Tu vois, le vide m’appelle. Ça veut dire que je suis prête, que je peux faire ce pourquoi je suis destinée. Finalement, la nuit est belle. »

Une dernière remarque, et les genoux se hissent sur le rebord, mon regard se perd dans ce sol qui donne l’air de vouloir me prendre dans ses bras. J’aimerais qu’il me serre contre lui. Les couleurs s’estompent, comme si j’étais seule, les hirondelles géantes qui parcouraient le ciel deviennent grises, le monde n’a plus aucune saveur. C’est le spleen qui rattrape le bad trip. Je tourne la tête en direction de celui à qui j’aurais tant de mal à donner une qualification, tout semblant insuffisant ou trop explicite pour définir ce lamentable lien qui nous unit. Le mouvement de tête semble imprudent, trop fort, étourdissant, ma main rate le rebord de la fenêtre. Le vide me happe. Je me rattrape, mon autre main s’accroche, je me redresse. Je tangue à l’intérieur. C’est mon esprit qui chavire, bien plus que mon corps, je le sens, ai-je raison ? Mes deux mains agrippent le rebord, j’en suis capable.

« Regarde, il y a l’océan, en bas. Tu entends ? Clay, est-ce que tu entends le bruit des vagues ? C’est joli. Il fait froid. C’est normal en bord de mer. Je n’ai pas mon maillot de bain. Tant pis. Il fait froid. C’est joli. Il y a l’océan en bas. »

Les mots se répètent comme un mauvais refrain, formant une boucle de pensée persuadée d’être unique, de la même façon que j’ai tenté de me persuader d’être à ce point extraordinaire. Il n’y a rien d’extraordinaire. Pas même cette eau, en bas. Ni ces poissons qui gravitent dans le ciel, qui réveillent une harmonie de couleurs perdues, comme de vieilles reliques.

code by EXORDIUM. | imgs by tumblr




smoke and mirrors
Your bottle’s almost empty, you know this can’t go on. The needle’s breaking your skin, the scar is sinking in. And now your trip begins. But it’s all over for you.  ▬ When you’re on the edge and falling off, it’s all over for you.
I'm in space, wheee ! - Svetlana  Yxzjj8e3
Voir le profil de l'utilisateur
Clay McSky
général
J'ai posté : 198 messages et j'ai : 377 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Chris Hemsworth et pour finir je crédite : Dam'

Jeu 27 Juin 2019 - 2:08
I'm in space, wheee ! - [PV Svetlanaine.]


J'étais totalement paumé. Pendant une fraction de seconde, je ne me souvenais même plus pourquoi j'étais là, planté comme un con sous la douche, totalement trempé de la tête au pied. Sans doute un moment de lucidité, à croire que je n'avais pas encore remplis mon quota pour l'année. Et la situation me semble encore plus ridicule quand, m'interpelant, Lana semble également s'être faite la même réflexion que moi. Cette même fille qui est pourtant tout aussi trempée que moi. Comme quoi, y'a comme une odeur de foutage de gueule dans l'air et parait que ça vient de l'est.


« CLAY MCSKY »  
Poses pas de question, y'aura pas de réponses.


Mais j'étais seul dans la salle de bain. Pas de Lana à l'horizon, cette dernière m'ayant délaissé comme... bah un McSky du coup. Parce que c'est bien ça qu'elle a fait avec Aaron, non ? Ou alors c'est l'inverse... hum... moi je pense que tout est une question de point de vue au final. Parce que selon celui que l'on choisis d'emprunter, le coupable peut facilement changer. Ouais... y'a pas de doutes, pour me faire ce genre de réflexions, je suis clairement au moins autant défoncer qu'un hippie en pleine rave dans les années 60.

Sauf que contrairement à eu, je ne suis pas empli d'amour, mais de haine. Et je la crache au visage d'une quantité astronomique de personne, même si je m'arrange toujours pour garder la plus grosse dose pour moi-même. Parce que faut dire que j'suis une sacrée tête à claque, là-dessus, y'a pas de doute ! Si j'étais pas moi, je me serais sans doute déjà foutu une balle entre les deux yeux et ce serais amplement mérité.


Et ça me fait penser qu'il faudrait clairement que je consulte un psy, j'suis clairement pas copain avec moi-même et c'est un peu un problème dans la vie de tout les jours. Non parce que bon, en théorie, j'suis sensé vivre avec moi à vie. J'crois que c'est le principe même de la vie, quelqu'un m'avait expliqué ça, mais je sais plus qui c'était...

Ne me rendant même pas compte que je divaguais et que la drogue m'avait totalement explosée le cerveau, je marchais machinalement vers la sortie de la pièce quand quelque chose m'interpela. Dans le miroir... mon reflet... la moitié droite de mon visage était couverte d'un masque qui m'était étrangement familier. Par réflexe, ma main droite se posa sur mon visage pour vérifier la présence de l'objet, mais c'est avec effrois que je constatais que mes phalanges étaient couvertes de sang, celui-ci se rependant sur le masque, coulant telles des larmes au niveau de mon œil.

La voix de mon amie me semblait lointaine, mêlée à des sanglots que je pouvais percevoir et des bruits de coups de feu retentissaient de temps à autres, me faisant sursauter lors de leurs premières manifestations. Où était-je ? Qu'est-ce qui se passait ? Et pourquoi ? Une voix rauque résonna dans ma tête, une voix modifiée qui ne m'était pas du tout inconnue. Les sanglots s’intensifiaient, accompagner par des cris d'effrois, mais également par le rire sans joie de cette voix familière.

Tentant de lutter en vain contre tout ceci, je me déplaçait dans des lieux devenus obscurs, ne reconnaissant absolument plus l'appartement que je partageais avec mon amie. Et de toutes façons, ma tête me faisant bien trop mal à cause de la cacophonie s'y jouant depuis quelques instants. Me tenant le crâne, toutes mes forces étaient focaliser sur le fait d'essayer de voir où je me trouvais. Mais l'obscurité me gagnait de plus en plus, ne pouvant presque plus voir quoi que ce soit. Et soudainement, je compris ce qui était en train de m'arriver. Cette moitié de masque était en train de s'étirer, recouvrant une surface plus importante de mon visage. Bientôt, celui-ci serait entièrement recouvert.


« CLAY MCSKY »  
Non... va-t-en... je ne veux plus... 

Ces mots avaient presque été murmurés, étant à peine perceptible. Et pourtant, j'avais réussi à entendre quelque chose qui n'arrangeait en rien mon état de stress. Cette voix s'était mêlée à la mienne, pire encore, elle avait gagnée du terrain lors de mes derniers mots. Peu à peu, la peur me gagnait, ne voulant absolument pas que tout cela arrive. La respiration saccadée, je ne pouvais que subir ce qui était en train de m'arriver. Il n'y avait rien à faire, j'avais perdu... alors autant me laisser faire...

Le silence régnait à présent. Tout allait prendre fin désormais. Je devais cesser de réfléchir, cesser d'avoir peur, juste me laisser aller et ne plus me soucier de quoi que ce soit. Lana devrait d'ailleurs faire de même... Lana ? Une voix se dressa alors, s'adressant à moi. Une voix bien plus calme et douce que la précédente, une voix féminine. C'était elle ! Secouant la tête de gauche à droite, je repris mes esprits, sentant le masque se décrocher de mon visage et tout s'arrêta soudainement.

Bien que toujours sous les effets de la drogue et que donc, mon cerveau fut assez lent à le réaliser, ma colocataire était suspendue dans le vide, de l'autre coté de la fenêtre. C'est à dire du coté où ça craint totalement de se retrouver. A ce moment-là, mon corps fut comme auto-guidé, comme s'il n'avait plus besoin que je ne lui donne d'ordre pour agir. Lui attrapant les bras, je ne cherche même pas à attendre qu'elle repasse de l'autre coté par elle-même, la tirant d'un coup sec en ma direction. Peut-être avec trop de force, justement, la projetant d'un coup contre moi et tombant dû à un manque d'équilibre causé par les substances. Mon dos heurte avec violence le sol alors que la chute de la russe est amortie par mon torse.

...Est-ce que ça veut dire que ? ... Mais c'est génial ! Maintenant, si je ne bouge pas et ne respire pas, peut-être qu'elle ne se rendra pas compte de la situation et qu'elle restera contre moi ? On sait jamais après tout, qui ne tente rien n'a rien, non ? Doooonc... un, deux trois... j'arrête de respirer !





CLAY MCSKY

Contenu sponsorisé
I'm in space, wheee ! - Svetlana
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GOOD MORNING AMERICA :: New York City
 :: Manhattan :: Upper Manhattan :: Harlem
-
Sauter vers: