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When dreams become nightmares - Sarah

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Jeiran M. Davis
général
J'ai posté : 378 messages et j'ai : 88 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Jared Leto et pour finir je crédite : Morphine.

Mer 20 Fév - 20:46

When dreams become nightmares
Omeed & Mani

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Dimanche 27 janvier 2019. Père. C'est le nouveau rôle qui m'a été attribué il y a quelques jours à peine. Ou plutôt, c'est une information qui m'est tombé dessus sans crier gare, au moment où je m'y attendais le moins. Une boîte en carton entre les bras, le trousseau de clefs qui glisse de mes doigts pour tomber malencontreusement sur cette plaque d’égouts, passant au travers des fentes avec la rapidité d'une souris en fuite, je ne peux tout simplement rien faire pour la rattraper. Et voilà qu'un seul geste maladroit, une absence de réflexes que je maudirais toujours, suffit à me foutre à la porte de mon nouveau logis. Je ne peux plus ni rentrer dans mon appartement, ni remonter à bord de la camionnette que j'avais loué pour déménager toutes mes affaires. Pour ne pas déranger Omeed, une énième fois, alors que je viens tout juste de partir de chez elle, je décide de me rendre à quelques pas de l'immeuble. Là-bas se trouve une petite maison coquette, que je n'ai aperçu que de l'extérieur la dernière fois. C'est là que vit Paige, une ex petite amie, que j'ai retrouvée il y a quelques semaines à peine. Prenant mon courage à deux mains, j'écrase la sonnette de la porte et lui raconte toute ma mésaventure de cette fin d'après-midi. J'espère qu'elle comprendra, qu'elle ne se moquera pas trop et surtout, qu'elle acceptera de me laisser entrer en attendant que mon colocataire finisse enfin par se pointer, ou que le propriétaire de l'immeuble me fasse un signe, quel qu'il soit. C'est en homme célibataire que je suis entré dans cette maison, ce lundi 21 janvier 2019, et en père que j'en suis ressorti.

Il m'a fallu plusieurs jours pour pouvoir digérer la nouvelle et en parler à quelqu'un. Earl, mon colocataire, en a été informé le lendemain, parce que je l'ai croisé et que j'étais bien trop mal pour ne pas lui confier ce que j'avais sur le cœur, alors que je le connais à peine. Ça ne me ressemble pas de m'ouvrir comme ça mais en même temps, ce n'est pas tous les jours que j'apprends que j'ai un fils de dix ans - bientôt onze -, qui m'a été caché et arraché pendant des années, sans véritables raisons. Entre le lundi et le dimanche de cette semaine-là, je n'ai tout simplement pas pu parler à ma sœur. J'en étais incapable. Je ne savais pas comment lui annoncer ça. Allait-elle seulement me croire ? Cette histoire est tellement énorme que, même moi, j'ai du mal à me convaincre qu'elle est bien réelle, et qu'il ne s'agit pas là d'un énorme canular. Je dois me faire violence pour envoyer ce foutu message à Omeed, pour lui dire que j'ai besoin de la voir, aujourd'hui, absolument, et que ça ne peut vraiment pas attendre. Après un aussi long silence radio, elle doit se demander ce que je m'apprête à lui annoncer. Je me rends chez elle en transports en commun et le trajet me semble abominablement long. Lorsque j'arrive enfin dans la petite allée qui mène à sa porte, j'ai la boule au ventre. Comment vais-je pouvoir lui expliquer la situation ? Je n'ai jamais été doué avec les mots. Je ne suis jamais parvenu à passer un peu de baume là où c'était nécessaire, alors je me demande ce que cette discussion va donner. Ma main tremble un peu lorsque les jointures de mes phalanges viennent doucement percuter le bois de la porte, qui s'ouvre presque aussitôt, comme si Omeed m'avait attendu derrière. « J'ai vraiment besoin de te parler. » lui dis-je froidement, m'infiltrant à l'intérieur sans lui demander la permission. Ça fait longtemps que je n'en ai plus besoin. « Excuse-moi d'avoir fait le mort, cette semaine, mais j'ai appris une nouvelle quelque peu... inattendue. » commencé-je en déglutissant bruyamment. Et là, soudainement, le couperet tombe : « Omeed, j'ai un fils. »
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Je suis toujours surpris par les coïncidences qui nous font un clin d'oeil en posant des bonheurs sur les journées d'absence et nous laissent à penser que rien n'est un hasard. - Paul Verlaine ▵ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]endlesslove.
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Sarah O. Davis
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Ven 5 Avr - 12:40
Ces dernières semaines avaient été... inimaginables. Pour commencer, après le retour d'Hawaï, Sarah avait comprit qu'elle était enceinte alors que depuis la naissance de son fils, tout le monde lui avait dit que ça ne serait plus jamais possible. S'imaginant alors de nouveau mère de famille, s'imaginant alors une vie de famille avec l'homme qu'elle aimait et qui partageait sa vie, tous ses plans furent balayés d'un revers de la main le soir du 14 janvier, le soir de sa fausse-couche. Mani était partit vivre ailleurs, ce qui avait aussi chamboulé les habitudes de Sarah. Bien sûr, elle avait proposé à son frère de vivre ici pour le dépanner, mais elle, ça lui avait réellement fait du bien de retrouver son frère. C'était une partie d'elle, une partie de sa chair et de son histoire avec lequel elle n'avait pas toujours besoin de parler, l'unique présence était rassurante. Et sincèrement, depuis que son frère était partit, même si Esteban avait emménagé ici, Mani lui manquait. Il devait être très prit par son travail, le déménagement et il n'avait pas vraiment donné de nouvelles, ils ne s'étaient pas revu depuis et Sarah n'avait pas su lui dire pour sa grossesse et... la fausse-couche. Elle ne savait pas ce qu'elle attendait, mais elle attendait.

Les jours passaient depuis la fausse-couche et Sarah n'allait plus à l'université. Elle avait un arrêt de travail prolongé et le plus clair de son temps, elle le passait en jogging dans son lit, ou bien à traîner dans sa maison. Malgré le fait qu'elle soit à la maison, Sarah avait laissé son fils à la garderie. Elle aimait son fils plus que tout, mais elle ne se sentait pas capable de lui faire subir ça. Elle devait extérioriser sa peine et franchement, elle essayait vraiment. Surtout pour son fils et pour Esteban, parce qu'elle savait aussi que c'était dur pour tout le monde. Seulement voilà, elle ne parvenait pas à faire semblant, elle ne parvenait pas à être sincère dans sa joie, ou dans ses sourires. Parfois, elle pensait à El Paso. Esteban lui avait offert des billets pour y aller cette année, et elle se disait que c'était peut-être l'occasion de rentrer voir sa famille et de recharger ses batteries ? Mais personne n'était au courant de rien... enfin. Hormis le post de SOS qui avait écrit noir sur blanc l'événement le plus intime de toute sa vie à la vue de tout new-york. Etait-ce aussi pour cela que la jolie brune ne s'autorisait plus aucune sortie ? Peut-être. La honte, la culpabilité, la tristesse, le désarroi... elle était complètement perdue dans ces émotions là.

Cet après-midi là, Sarah était assise sur le canapé de son salon, une tasse de thé dans les mains. Sans musique, sans bruit, elle semblait être figée. Immobile, inerte, silencieuse, à fixer les murs de sa maison, voilà à quoi elle passait le plus clair de son temps ces derniers jours. Comme si son esprit glissait sur les murs de sa maison, espérant y trouver quelque chose à quoi se raccrocher pour continuer à avancer, à percuter. C'est un bruit sourd à la porte qui la fit sursauter et très vite, elle se leva, posant sa tasse sur la table basse de son salon. Son instinct lui dit d'ouvrir la porte, comme si elle était sûre de tomber sur une âme bienveillante et il ne s'y trompa pas. Mani était là, Sarah sentit comme une vague chaude s'emparer d'elle. Elle croisa le regard de son frère, et ressenti qu'il se passait quelque chose de grave oui, mais elle sentit qu'elle ne savait pas du tout comment faire face à ce qui lui arrivait non plus. Il devait lui parler, tout de suite, et Sarah sentit son cœur battre plus fort. Etait-il au courant ? Est-ce qu'il avait lu SOS ? Non, ce n'était pas le genre de son frère... mais SOS avait raconté un truc sur lui, mais non, c'était forcément un mensonge. Mani n'était pas le genre d'homme à faire un gosse à une femme et à l'abandonner. Surtout pas après avoir vu sa petite sœur souffrir de cette absence paternelle pour son fils... ce n'était pas possible.

Les mots franchirent les lèvres de Mani et en une seconde, le monde bascula.

C'était un aveux, le genre de parole que l'on dit avec difficulté et qui change une vie, ou deux, ou même plusieurs. A partir de cet instant-là, plus rien ne pourrait jamais être comme avant. Et personne n'y pouvait rien. Le cœur de Sarah flancha, elle ne bougea pas, restant devant la porte, la main sur le bois de cette dernière, les yeux rivés sur son frère. Le sentiment d'être parent était incroyable. Sarah se souviendrait pour toujours de ce qu'elle avait ressenti à la naissance de son fils et pour elle, c'était le plus beau jour de toute sa vie. Mais qu'en était-il de Mani, que pouvait-il ressentir en apprenant sa paternité plus de dix ans après la naissance du petit ? Il devait avoir un sentiment de culpabilité, de honte aussi et surtout de remords... il devait regretter ce temps perdu, non ? Mais... Sarah se demandait pourquoi maintenant ? Est-ce qu'il l'avait toujours su ? Est-ce qu'il avait abandonné la mère de son enfant, ou bien... c'était autre chose ? Instinctivement, Sarah pensait que son frère les avait abandonné. Elle ne disait rien, sous le choc de cette nouvelle, perdue dans ses questions et surtout sous le choc de cet aveux. Son frère, papa ? Elle resta là, à fixer son frère, sans savoir quoi dire. Elle avait envie de pleurer, parce qu'égoïstement, elle pensait à son bébé qu'elle avait perdu quelques soirs plus tôt, et puis... putain. Pourquoi tout cela leur arrivait à eux ? Après quelques secondes où... le temps seulement défilait entre eux, Sarah s'approcha de son frère et glissa ses mains autour de ses épaules. Nichant sa tête contre la sienne, elle le prit simplement dans ses bras. Ils ne faisaient jamais ça, ils n'avaient jamais apprit à le faire, ni à être ainsi les uns envers les autres et pourtant... c'était la seule chose dont elle était capable à l'heure actuelle. Bridant son envie de pleurer à chaudes larmes, essayant de se contenir parce que là, son frère avait besoin d'elle et ça ne devait pas être l'inverse. Le serrant fort, autant qu'elle le pouvait, elle fini par murmurer tout bas, « viens, entre » avant de refermer la porte derrière lui. A partir de ce moment-là, elle évita son regard, ce regard perçant, puissant et parfois accusateur que Mani possédait. Ce regard qui dévoilait la vérité et face auquel elle ne pouvait pas mentir, ni se cacher. Sarah s'installa sur son canapé, un pied sous ses fesses et se demandait tout un tas de choses. Mani avait parlé d'un fils, et non qu'il allait devenir papa. Il était donc déjà né... pourtant, son frère n'était à NY que depuis peu... est-ce qu'il était à El Paso ? Est-ce que son frère allait devoir rentrer ? « Un fils ? » demanda t-elle alors doucement. « J'ai plein de questions à te poser, forcément, mais... » sa main se posa sur celle de son frère « explique moi » et c'était bien tout ce qu'il pouvait faire : lui dire ce qu'il savait, lui expliquer la situation telle qu'elle était afin que sa sœur la comprenne.


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Jeiran M. Davis
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Lun 22 Avr - 20:52

When dreams become nightmares
Omeed & Mani

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mes mains sont moites, tremblantes. Je dois presque m'imposer une contrainte mentale pour parvenir à frapper sur cette porte. La sonnette ? Non, c'est presque trop brutal. Je veux signaler ma présence discrètement, pour ne pas avoir à trop m'en vouloir si personne ne vient m'ouvrir, comme si je l'espérais quand même un peu, tout au fond de moi. La nouvelle que je viens d'apprendre est tellement brutale et énorme que je préférerais l'oublier, faire comme si je n'en avais pas eu connaissance, pour pouvoir reprendre ma vie là où je l'avais laissée, mais c'est tout bonnement impossible. L'espace d'un instant, j'ai peur que ce soit Esteban qui vienne m'ouvrir la porte. Je n'ai pas envie de tomber sur lui, d'avoir à l'affronter dans un moment pareil. La seule à qui je veux parler, qui me permette de me raccrocher à des instants plus rassurants, c'est ma sœur. Je pousse un soupir de soulagement lorsque la porte s'ouvre enfin et que je reconnais son visage dans l'embrasure. Visage qui semble ravagé par la fatigue, le chagrin et une sorte de mélancolie. Je n'ai que rarement vu ma petite sœur dans cet état et pourtant, je suis certain de ne pas me tromper : elle ne va clairement pas bien. Égoïstement, j'ai besoin de lui cracher ce que j'ai sur le cœur avant. Je suis tellement sous le choc que je serais incapable de me montrer un temps soit peu réconfortant. Mais je ne compte pas la laisser dans ce silence plus de quelques minutes, juste le temps de lui raconter ma dernière mésaventure.

Sarah s'écarte suffisamment pour me laisser entrer chez elle et rapidement, elle rejoint le canapé. Sur la table basse du salon, elle a abandonné une tasse fumante de thé. Sans oser poser les yeux sur elle, je m'installe dans le fauteuil juste en face d'elle, me demandant encore comment j'avais pu être aussi naïf et aveugle. J'attends qu'Omeed ouvre la bouche pour oser relever la tête vers elle. Après la bombe que je viens de lui annoncer, elle doit se demander quels sont les tenants et les aboutissants de cette histoire. « Je ne sais pas trop par où commencer... » dis-je en entrelaçant mes doigts ensemble par nervosité. « Tu te souviens de Paige, mon ex ? La fille avec qui je suis sorti quand je vivais encore à New York, et que j'ai recroisé par hasard il y a quelques semaines ? » Évidemment que Sarah s'en souvient. Ce serait presque impossible qu'elle ait oublié une personne qui a eu autant d'importance dans ma vie. C'est comme si, moi, j'avais soudainement oublié qui était William alors qu'il est un pilier de l'existence de ma sœur. D'ailleurs, je n'attends pas sa confirmation pour poursuivre. « Un peu avant qu'on se sépare, elle m'avait annoncé qu'elle était enceinte. Je lui avais dit que j'étais prêt à assumer l'enfant avec elle mais elle m'a expliqué qu'elle préférait avorter, que c'était mieux pour elle et pour moi. Enfin, surtout pour ma carrière. Et après ça, elle a disparu. Je ne l'ai plus jamais revue après ça. » C'est le fameux moment où Paige est partie, parce qu'elle avait soit disant trouvé une autre opportunité ailleurs, mais ce n'était qu'une excuse. Un pâle mensonge pour tenter de me cacher la vérité. Ma respiration s'accélère. Mon rythme cardiaque aussi. « Quand je l'ai recroisée, en décembre, elle m'a dit qu'elle était partie parce qu'on lui avait proposé un contrat plus alléchant dans une autre ville. J'y ai cru. Du coup, peu à peu, on a recommencé à se fréquenter. À la base, c'était purement amical mais un soir, on s'est... On s'est embrassé. » Et c'est bien pour cette raison que j'étais fou de rage au moment où j'ai tout découvert. Paige savait pertinemment que j'allais finir par découvrir la vérité à un moment ou à un autre, et elle a quand même flirté avec moi, malgré ça. Que s'était-elle imaginé au juste ? « J'avais l'impression que rien n'avait changé entre nous, que tout était redevenu comme avant. Mais il y a quelques jours, je suis allé chez elle et c'est là que j'ai découvert qu'elle avait un fils, de dix ans, bientôt onze. » Et c'est là que tout a basculé, parce qu'il m'a suffi de quelques calculs pour tout comprendre. « Alors j'ai fait le rapprochement entre l'âge de l'enfant et le moment où Paige a fui New York il y a quelques années. Puis quand j'ai vu ses yeux... Je n'ai plus eu le moindre doute, Omeed. Exactement les mêmes yeux que moi. Tu l'aurais vu... » En effet, si Sarah avait croisé le regard de Thomas, elle non plus n'aurait pas eu le moindre doute. « Et là, Paige n'a pas eu d'autre choix que de tout m'avouer : elle a gardé le bébé et elle a décidé de partir pour ne pas être un frein à ma carrière. » Je porte mes mains à mon visage pour cacher à Omeed les larmes qui sont en train de monter aux bords de mes yeux. Ce n'est pas mon genre de pleurer, que ce soit en privé ou en public mais là, l'émotion est trop forte. Elle me dévaste littéralement. « Je m'en veux. Je m'en veux parce que je me dis que c'est moi qui lui ai laissé penser ça, alors qu'elle n'aurait jamais été un obstacle dans ma vie. Au contraire. » Ma voix s'embrouille au fil des syllabes qui sortent de ma bouche. « Et je lui en veux à elle aussi, parce qu'elle m'a privé de mon fils pendant plus de dix ans... » Les épaules qui se mettent à trembler alors qu'un sanglot silencieux m'échappe, je me laisse aller à une tristesse que je pensais être incapable de manifester.
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Sarah O. Davis
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Lun 22 Avr - 22:38
Sarah laisse entrer son frère, le laissant également refermer la porte d'entrée derrière lui. S'installant sur son canapé, elle essaye de comprendre ce que son frère vient de lui annoncer, mais clairement, elle ne comprend pas. Elle n'a pas encore toutes les informations concernant cette histoire et elle sait qu'elle a besoin de plus. Néanmoins, son cœur s'accélère, réellement. Pour la première fois depuis sa fausse-couche, elle se sent étrangement vivante, comme si tout était décuplé. Son frère lui raconte alors l'histoire, son histoire et Sarah le fixe, sans l'interrompre. Son frère a mal, terriblement mal, et il semble tout aussi rempli d'amertume, de regrets, de chagrin et ça lui brise le cœur de le voir ainsi. Alors avant qu'il ne termine, Sarah quitta le canapé pour venir auprès de son frère, à genoux près de lui, assis sur ce fauteuil en cuir. Sa main vint rapidement trouver celle de son frère et elle la serre dans la sienne, autant qu'elle le peut. Ses yeux... mon dieu que ce gamin doit être magnifique. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres lorsqu'elle essaie de s'imaginer à quoi pourrait ressembler ce neveu... de onze ans. Mon dieu... mais quelle nouvelle. Sarah avait été la première à avoir un enfant dans la famille Davis et comme Saeed était le seul, tout était une découverte pour les membres de sa famille. Seulement apprendre que son fils avait un cousin, un pré-adolescent en plus, c'était un choc. Qui aimerait apprendre l'existence d'un enfant après onze années ? Qui aimerait découvrir qu'une partie de lui a grandit, évolué et s'est construit sans la moitié de lui-même ? Qui aimerait se dire que désormais, il faut accepter le fait que onze années soient passées ? Oui, Sarah comprenait parfaitement la douleur de son frère, et c'est pour quoi sa main serrait aussi fort celle de Mani. Si elle avait mis sa vie entre parenthèses pendant plus d'un an, c'était pour éviter cela. Eviter à son fils, et à William, de devoir vivre avec ce fardeau et malgré tous ses efforts, ses souffrances pendant plus d'un an, un autre de ses proches qu'elle aimait par dessus tout était en train de le subir. Ce n'était pas juste. Sarah, même si elle ne connaissait pas Paige physiquement, lui en voulait. Elle trouvait sa raison absurde. On ne ment pas au père de son enfant et encore moins pour une carrière. Sarah connaissait par cœur son frère, et Mani aurait été du genre à associer les deux et si jamais ça ne l'avait pas fait, il aurait fait des choix en conséquences. Oui, il aurait peut-être fini par laisser tomber sa carrière, ou du moins, la faire évoluer autrement pour élever et voir grandir son fils, et ça, c'était un choix qui lui revenait à lui et certainement pas à Paige. En aucun cas, elle n'avait à prendre cette décision pour lui. Ce n'était pas juste et l'injustice... ça touchait Sarah en plein cœur. Encore plus que tout le reste. Lorsque Mani se met à pleurer, instinctivement, Sarah se redresse légèrement. Toujours à genoux face à lui, elle se fraye un chemin jusqu'à lui, laissant ses mains venir prendre son visage pour finalement le prendre dans ses bras. Oui, ils ne sont pas tactiles dans leur famille, mais là, elle n'aurait pas su faire autrement. Ses doigts vinrent masser la nuque de son frère, ne cherchant pas à expliquer sa peine pour le moment. Son frère avait besoin de pleurer, et avec qui d'autre il pourrait le faire ? Ici, il n'y avait qu'eux. Certes, désormais elle avait Esteban, et puis Saeed, mais son frère lui, malgré ses amis, qui avait-il ? C'était son devoir, c'était sa famille, il était son sang, sa chair, ses souvenirs, son passé, son présent et son avenir. Le voir dans cet état, ça lui brisait le cœur et elle avait la sensation de ressentir ses maux, du plus profond d'elle-même. « Je sais ce que tu ressens » lança t-elle dans la langue du pays dans lequel leur père avait vu le jour. « Mais ce n'est pas de ta faute, je ne peux pas te laisser penser ça Mani » et la dessus, elle voulait être très claire. S'éloignant légèrement, ses pouces vinrent glisser sur les joues de son frère, tandis que ses mains alignait le visage de Mani face au sien. Plongeant ses yeux dans ceux humides de son grand-frère, Sarah fit glisser ses pouces sous ses yeux azures perçants pour en essuyer les larmes. « C'était le choix de Paige et absolument pas le tiens » lança t-elle alors. « Et on sait tous les deux quel choix tu aurai fait si elle t'avait laissé faire » là dessus, elle insista de son regard pour que son frère valide ce qu'elle était en train de dire. « La seule erreur que tu pourrais faire, ça serait de tourner le dos à ton fils maintenant que tu es au courant » et légèrement, elle un léger et fin sourire vint étirer ses lèvres « et on sait tous les deux aussi que tu ne pourras jamais lui tourner le dos » avant qu'elle n'étire davantage son sourire, essayant d'être complice. « Quand j'ai accouché, tu te souviens que tout le monde me disait de rester tranquille ? De me reposer ? » cherchant sa validation encore, elle lança « mais il était hors de question pour moi de laisser William et Saeed perdre de ce temps précieux » parce que c'était fondamental pour elle, pour leur famille. Elle ne pouvait pas imaginer que son fils grandisse sans son père. Ses mains quittèrent le visage de son frère pour reprendre les siennes, les laissant sur les genoux de Mani. « Le temps que vous n'avez pas pu passer ensemble est... » elle baissa les yeux et soupira, sachant très bien que cette phrase allait faire mal, et même pour elle, c'en était douloureux. « Il est perdu... et... et ce n'est pas juste. » Elle chercha le regard de son frère et continua « elle n'avait pas à faire ce choix, ni pour toi, ni pour votre enfant » mais ce choix avait été fait. Paige avait peut-être eu peur, elle avait peut-être regrettée, mais n'avait jamais su comment revenir et ça, oui, elle pouvait ou bien pourrait finir par le comprendre. « Mais... malheureusement... il va falloir l'accepter » parce que c'était irrévocable, bien que l'injustice soit là, personne ne pouvait combattre le temps passé. Ses mains ne lachaient pas celles de son frère. « Et je sais que ça sera ce qui sera le plus dur Mani... » et en disant ça, ses yeux se mirent à briller à son tour. Elle avait tellement mal pour son frère, elle partageait sa douleur et sa peine. « Je sais à quel point tu dois trouver tout cela injustice... et tu as raison... mais... » elle chercha du regard quelque chose, autour d'elle, cherchant ainsi ses mots. « Mais désormais tu vas faire partie de la vie de ton fils et... » elle sourit alors sincèrement « tu vas vivre la plus belle histoire de toute ta vie » et ça, c'était dit comme une promesse. Une promesse sincère faîte par une mère. « Il va falloir accepter ce choix pour pouvoir aller de l'avant, tu... » elle caressa la joue de son frère, essuyant les dernières larmes et continua « tu vas être à la hauteur, parce que je peux te garantir que ce gamin va être heureux d'apprendre à te connaître et de savoir aussi... d'où il vient » et ça, c'était important pour son développement personnel. « Ca sera dur, pour toi, pour lui et aussi pour Paige... mais... mais j'ai confiance en toi... je sais que malgré la difficulté de toute cette histoire, même si ce soir tu n'as pas envie de penser que ça ira, je te le dis » elle regarda son frère droit dans les yeux « ça va aller » avant de sourire à nouveau. Qui aurait pu croire que ce soir, la famille Davis allait s'aggrandir ? Oh non, Sarah n'aurait jamais imaginé ça et encore moins de Mani. Leur frère avait bien plus un passif de séducteur que Mani, mais à croire que chez les Davis... on ne faisait rien comme tout le monde. Finalement, Sarah se mit à rire doucement et lança presque amusée « j'en connais une qui va être ravie de pouvoir gâter un autre enfant que Saeed » lança t-elle en parlant bien évidemment de leur mère, complètement gaga de Saeed. Et oui, il faudrait bien leur dire à eux aussi un jour ou l'autre, peut-être dans plus longtemps. Sarah comprenait bien que Mani allait devoir être patient, apprendre à connaître son fils lui-même avant de lui présenter tout le clan Davis et la famille serait bien évidemment compréhensive. Bien sûr que oui, ils soutiendraient tous Mani, bien sûr que oui, ils seraient patients et bien sûr que oui ce gamin allait être aimé comme s'il avait toujours fait partie de leurs vies. Il n'y avait aucun doute là dessus. « C'est une bonne nouvelle Mani... » essaya t-elle de dire à la fois plus sérieusement et plus tendrement aussi. Il fallait qu'elle le rassure, et oui, apprendre que la famille s'agrandissait, que Mani était papa et qu'il allait devoir apprendre à le devenir... c'était une merveilleuse nouvelle dans le fond. Malgré les embûches, la peur, et les difficultés qu'ils rencontreraient... Là où quelque chose disparaît, une autre renaît. Différente, mais surprenante. Oui, elle avait perdu un enfant, mais son frère allait découvrir la paternité et c'était une merveilleuse nouvelle et quelque part... ça soulageait quelque peu sa douleur.


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Sam 11 Mai - 21:01

When dreams become nightmares
Omeed & Mani

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je ne pensais pas craquer aussi facilement en racontant à Omeed la nouvelle que je viens tout juste d'apprendre. Ou plutôt, de découvrir par le plus grand des hasards. Si je n'étais pas allé chez Paige ce jour-là, et que Thomas n'était pas rentré à ce moment précis, pendant combien de temps m'aurait-elle encore caché la vérité ? Mais je suppose qu'à l'heure actuelle, cette information n'a plus vraiment d'importance puisque j'ai fini par tout découvrir et qu'on ne pourra jamais refaire machine arrière pour savoir ce qu'il serait advenu dans telle ou telle circonstances. Au terme de mon aveu, je ne peux retenir un sanglot. En fait, je m'effondre littéralement face à Omeed, réalisant que j'ai perdu plus de dix années avec mon fils et qu'il y a quelques jours à peine, je n'étais encore qu'un étranger pour lui. Omeed quitte alors le canapé pour me rejoindre, s'agenouiller à côté de moi et m'enlacer. Elle n'imagine pas à quel point ses paroles et ce simple geste me font un bien fou. « Non, j'ai pas l'intention de lui tourner le dos, mais je suis presque un étranger pour lui. Et moi, je ne le connais même pas. Dix ans... Tu imagines comme c'est long ? Comment peut-on rattraper dix années ? Et si ça ne fonctionnait pas ? Et si le feeling ne passait pas ? » demandé-je nerveusement, la voix tremblante, et la langue maternelle reprenant peu à peu le dessus, parce que c'est plus facile d'exprimer ses émotions dans la langue qu'on maîtrise depuis toujours, et qui nous rappelle de doux souvenirs d'enfance.

J'écoute attentivement les paroles d'Omeed car, en l'occurrence, même si je suis le plus âgé des deux, en ce qui concerne les enfants, elle a bien plus à m'apprendre que l'inverse. Les mains de ma petite sœur se pose sur mes joues, sans doute pour tenter d'effacer les larmes qui se sont mises à ruisseler malgré moi. « Tu as l'air bien plus confiante que moi... » soupiré-je en baissant les yeux, ayant presque du mal à croire que je parviendrai à revêtir ce rôle de père aussi tardivement. Machinalement, ma main recouvre celle de Sarah. Elle m'oblige à relever la tête, pour ne pas la garder baissée éternellement, à fixer mes pieds dans le vide. « J'espère juste que Saeed ne sera pas trop jaloux à l'idée de ne plus être le seul à pouvoir déballer les cadeaux à Noël. » réponds-je avec un rire amusé, alors qu'Omeed fait référence à notre mère, qui s'est littéralement transformée en mamie-gâteau à l'arrivée de Saeed, état qui ne va sans doute pas s'améliorer une fois qu'elle fera la connaissance de Thomas. Mais pour l'heure, j'ai encore du mal à imaginer la manière dont je pourrais présenter la situation à nos parents. « Je sais... Je crois qu'il me faut juste un peu de temps pour... Pour m'habituer à tout ça... » Je pousse un long soupir, tentant de retrouver quelque peu mes esprits. À l'aide du revers de ma manche, j'éponge rapidement les sillons de larmes creusés dans mes joues. « Au fait, il s'appelle Thomas... » Un prénom que je n'ai pas choisi et qui découle uniquement du choix de Paige. Puis, je relève doucement la tête vers Omeed, me souvenant alors de cet air triste qu'elle arborait au moment où je suis rentré chez elle, tout à l'heure. Un air triste qui n'a pas quitté son regard au fil de la conversation, et dont j'ignore encore l'origine. « Tu es sûre que tout va bien..? » lui demandé-je soudainement, incapable de rester plus longtemps dans l'ignorance.
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Sarah O. Davis
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Sam 11 Mai - 21:34

Tous les dialogues sont en perse.

Bien sûr que non, ils ne pourraient jamais rattraper les dix années qu'ils avaient perdus ensemble. Dix années où Mani aurait apprit son rôle de père, où il aurait assisté aux grands moments de la vie de son fils, où il aurait pu être à ses côtés et partager des moments inoubliables et c'est exactement ce qui rendait Sarah folle de rage envers cette femme. S'était-elle seulement rendue compte de ce qu'elle leur avait arraché ? La petite afghane ne ressentait que de la haine en cet instant envers cette inconnue, parce que c'était peut-être la première fois qu'elle voyait son frère dans cet état là, et ça lui brisait le cœur. Alors doucement, toujours les mains de Mani dans les siennes, elle lui répondit « bien sûr que oui vous allez bien vous entendre Mani... c'est ton fils ». Un sourire doux vint étirer ses lèvres. « Il y a une part de toi en lui... » et c'était peut-être tout aussi simple que ça, finalement. Mani n'avait aucune crainte à avoir de ce côté là, parce qu'aux yeux de sa sœur, il était tout simplement génial et qu'elle l'adorait du plus profond d'elle-même. Comment pouvait-il douter de lui à ce point, alors qu'elle avait tant confiance en lui ? « Bien sûr que je suis confiante, parce que je te connais depuis toujours » sourit-elle alors, amusée et tendre envers son frère. « Mani, j'suis ta première fan, depuis que j'suis gamine » reprit-elle toujours aussi doucement « à chaque fois que tu doutes de toi, à chaque fois que tu manquais de confiance ; moi je le savais, je savais que tu réussirai » et c'était sincère. Lorsqu'il était musicien, elle était sa véritable première fan, elle l'avait entendu chanter bien avant les autres ; elle avait su que son frère était unique, et avait un don, comme n'importe quel autre membre de sa famille. Alors oui, son regard était peut-être biaisé, mais n'en était-il pas moins juste pour autant ? Non. Elle savait qu'elle connaissait son frère, il était droit, digne, loyal, franc et d'une douceur incomparable. Sarah ne pu retenir un léger rire lorsque Mani évoqua son neveu, qui devrait alors faire face au fait de ne plus être « le seul et unique » enfant de leur clan Davis. Et c'était tant mieux. Sarah rêvait que son fils ait des cousins, à défaut d'avoir un frère ou une sœur. Et puis, sa famille connaissait sa situation : ils savaient tous qu'elle ne pouvait plus avoir d'enfant, comme on le lui avait dit à son arrivée à El Paso après l'Afghanistan. Seulement aujourd'hui, elle seule connaissait aussi la vérité, sa vérité. L'idée qu'elle et Esteban avaient nourri pendant ces dernières semaines, avait fait ressurgir cette envie de famille, cette envie que Saeed ait un frère, ou une petite sœur et Sarah s'était faite à cette idée, malheureusement, on la lui avait arraché, presque aussi violemment que ces dix années que Mani avait perdu avec son fils. « Bien sûr que oui il te faut du temps » répondit-il en se voulant rassurante. Son frère n'avait pas à avoir peur, ni honte, ni même de se sentir coupable. « Il n'y a pas de règle, ni de façon de gérer cette situation, tu feras au mieux et je le sais et... je serai là » et c'était encore une fois la vérité. Elle serait là. Elle le soutiendrait, peu importe comment et de quelle façon. Mani lui annonça alors le prénom de son fils, Thomas et à cette entente, elle sourit, comme une idiote, avant de dire « et c'est beau Thomas » sourit-elle encore. Comme cette femme, Sarah avait choisi seule le prénom de leur fils avec William, et ce n'était pas quelque chose de facile, ni d'évident. Elle avait opté pour ses racines, pour sa famille, sa chaire, celle qui ne lui tournerait jamais le dos et qui ferait toujours partie de la vie de son fils aussi. Cependant, elle avait donné le prénom William en guise de second prénom, afin qu'il sache toujours qui était son père, qu'il soit toujours auprès de lui, qu'il fasse partie de lui. C'était aussi une façon de prévoir la fin la plus funeste : si elle ne l'avait jamais retrouvé. Heureusement pour tous, elle avait réussi à le retrouver, à travers le monde ; après une guerre, après un accouchement. Elle y était parvenue. Encore une fois, la haine qu'elle pouvait ressentir après cette Paige n'en démordait pas. Elle n'avait, aux yeux de l'afghane, aucune bonne excuse à son choix, ou plutôt : ses choix. Finalement, peu à peu, son frère commença à sécher ses larmes et à retrouver son sourire. Sarah avait la sensation d'avoir été utile, et ça lui faisait du bien. Cette nouvelle était choquante, inattendue et surtout, elle changeait tout. La vie de chacun des membres de cette famille allait être bouleversée. Et en parlant de bouleversement... son frère ne tarda pas à lui faire une remarque. Aussitôt, les yeux de Sarah se baissèrent, elle se raidit légèrement et clairement, elle ne su pas quoi répondre. Etait-ce le bon moment pour parler de ce qu'il s'était passé ? Est-ce que son frère... n'avait pas mieux à faire et à penser en cet instant ? Si bien sûr que si, mais comment aurait-elle pu lui mentir ? « Je... » non, bien sûr que non ça n'allait pas. Et cette simple question venait d'éteindre la lumière incandescente provoquée par l'arrivée de Thomas dans le clan Davis ; pour anéantir Sarah dans un océan de ténèbres. Elle posa sa main sur son front, se redressa assez pour venir s'asseoir sur la table basse, face à son frère, repliant son grand gilet sur elle, elle ne parvenait pas à le regarder dans les yeux. Ce sentiment de honte, de culpabilité ne la lachaient plus depuis des jours, c'était insoutenable. « En fait non... ça ne va pas mais... » elle croisa le regard de son frère et ne su plus du tout quoi lui dire d'un coup. « Je... je sais pas si c'est le moment de... » de parler de ça, de lui balancer ça comme ça alors que dans le fond, ce qu'il vit est plutôt positif, non ? Elle essaya de se contrôler, du moins assez pour ravaler son chagrin, que les larmes n'embrument pas ses yeux, dont les perles transparentes pourraient venir rouler sur ses joues. « Avec Esteban on... » putain mais oui, Esteban. Elle lui faisait vivre un enfer depuis ce jour-là, depuis cette terrible nuit, peu après le départ de Mani dans son nouvel appartement. « C'était juste après ton démménagement » commença t-elle par s'embrouiller, ne sachant pas vraiment comment lui raconter, ni même lui annoncer ce qu'il s'était passé. « Quand on est rentré d'Hawaï on... on s'est rendu compte que... » sa voix était faible, parce que les mots étaient atrocement douloureux. Elle marqua une pause et puis redressa tristement la tête vers son frère, vers ce regard qui l'avait protégé toute sa vie. En sécurité, en confiance, elle se livra enfin « je suis tombée enceinte Mani » annonça t-elle en sentant les larmes l'envahir. Ses mains se plaquèrent sur ses joues et très vite, elle lui annonça la terrible perte qu'elle avait subi « et... et je l'ai perdu » s'effondra t-elle alors. « J'étais à trois mois de grossesse mais... je pas réussi à le garder... » elle pleurait, essayant de lui raconter ce qu'il s'était passé ce soir-là « on s'était disputé et... et ça a eu lieu ici... on... on est allé à l'hôpital mais... ils n'ont rien pu faire je... je l'avais déjà perdu... » raconta t-elle alors. « Et j'ai tellement mal Mani... » et c'était le cas. Outre la douleur physique qui s'était peu à peu estompé, elle ne parvenait pas à faire face à la douleur fantôme, à la douleur psychique qui l'anéantissait. « Je... j'y arrive plus je... on le voulait tellement, c'était... c'était un cadeau du ciel et... et j'me sens tellement coupable » avoua t-elle alors « c'est de ma faute, je sais que c'est de ma faute... » et ce désir d'avoir un second enfant était terrible, ce désir d'avoir un enfant avec Esteban l'anéantissait, parce qu'elle se rendait peu à peu compte que ça n'arriverait probablement jamais. « Je... » elle faisait non de la tête, perdue dans ses aveux et son chagrin « je ne pourrai plus jamais en avoir un... » et ça la rendait tellement triste. Et elle avait tellement le sentiment d'avoir déçu Esteban, de l'avoir trahi, de ne pas avoir été à la hauteur... c'était une souffrance au quotidien.


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Jeiran M. Davis
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Mar 28 Mai - 20:15

When dreams become nightmares
Omeed & Mani

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Oui, ça aurait sans doute dû sonner comme une évidence. Thomas est mon fils, la chair de ma chair, le sang de mon sang, alors il y a sans doute, au fond de chacun d'entre nous, ce lien indéfectible qui nous rattache l'un à l'autre sans que nous ayons à faire le moindre effort. 《Tu es la voix de la sagesse...》 soupiré-je avec un sourire adressé à Omeed. Pourtant, une part d'inquiétude subsiste au fond de moi. Il n'est pas rare que des enfants ne s'entendent pas du tout avec leur parent, au point d'en finir par se déchirer mutuellement. Qu'est-ce qui m'assure que les choses ne vont pas mal se dérouler avec Thomas ? Rien. En plus, des années séparent sa naissance du moment où j'ai enfin pu faire sa connaissance. N'est-ce pas là un nouveau fossé qui s'est créé entre nous ? Mais les paroles d'Omeed ont le don de me rassurer presque instantanément. Elles dissipent un peu l'inquiétude, du moins pour ce soir, et me mettent du baume au coeur. Ma première fan ? C'est vrai. Quand nous étions enfants, il n'était pas rare que nous jouions au musicien de renom et à sa muse. Combien de fois ne lui avais-je pas casser les pieds pour qu'elle assiste à l'un des mes concerts improvisés dans le salon de la maison Davis ? Mais à chaque fois, Omeed avait accepté, se prêtant au jeu avec un certain amusement malgré tout. 《Merci, Omeed. Qu'est-ce que je ferais sans toi ?》 lui dis-je en relevant mes yeux encore embués de larmes vers elle. Elle n'imaginait sans doute pas à quel point ses paroles m'avaient fait du bien. Un fin sourire s'empare de mes lèvres au moment où Omeed me donne son avis sur le prénom de mon fils, que je n'ai finalement pas choisi. Un sourire qui s'explique par le fait que j'ai eu exactement la même réaction que ma soeur au moment où j'ai découvert le prénom de Thomas. Un hasard que je trouve assez amusant, en fin de compte.

Resserrant doucement mes doigts sur ceux de ma soeur, j'observe un peu plus en détails son visage. Quelque chose au fond de moi me dit qu'elle ne va pas si bien qu'elle voudrait le laisser croire. Je sens bien que la nouvelle que je viens de lui annoncer l'a réjouie, mais un voile sombre masque tout de même son regard si pétillant en temps ordinaire. La question légitime m'échappe alors mais je n'ai pas encore conscience de la teneur de ce qui va suivre. Une question somme toute banale qui semble pourtant bouleverser profondément Omeed, si bien qu'elle quitte le canapé où nous sommes installés pour aller s'asseoir en face de moi, sur la table basse. Que s'apprête-t-elle donc à m'annoncer ? Elle a du mal à trouver ses mots, elle se met à bredouiller, sans jamais terminer ses phrases, jusqu'à ce qu'elle prononce le prénom d'Esteban. Mon cœur s'arrête. Je crains de découvrir le pire et de réaliser que mes peurs se sont finalement concrétisées. J'attends la suite, chacun de mes muscles tendus au point de devenir douloureux. Et là, la nouvelle tombe : enceinte. Omeed est tombée enceinte. Mon esprit est alors partagé entre deux sentiments : l'incompréhension et l'étonnement. L'incompréhension parce qu'a priori, on avait assuré à Omeed qu'elle ne pourrait plus jamais avoir d'enfant, après avoir donné naissance à Saeed. L'étonnement car, malgré l'acceptation de cette fatalité par ma sœur, je savais qu'elle aurait tout donné pour qu'un miracle se produise. Pourtant, sa réaction, proche de la tristesse, ne coïncide pas avec la joie qui aurait dû l'envahir. Je comprends alors qu'il y a eu un problème. Omeed me le confirme en laissant échapper un sanglot, suivi d'un autre. Tout son corps est bientôt parcouru de soubresauts de chagrin incontrôlables. Quand ma sœur eut terminé sa pesante confession, je descends à mon tour du canapé pour venir m'asseoir à côté d'elle, en espérant que la table basse ne craque pas sous notre poids. Dans un geste naturel et spontané, mes bras viennent entourer son corps frêle, un tas de ruines vidé de son essence. Je la presse contre mon torse, posant ma joue contre le haut de son crâne. Sa peine est tellement immense que j'ai l'impression de la ressentir, moi aussi, dans mon fort intérieur. Et je ne sais pas quoi faire ni quoi lui dire pour la soulager. Je suppose que rien ne peut atténuer sa peine. 《C'est pas ta faute, Omeed... Je t'interdis de penser ça. Tu n'as jamais voulu que ça se passe comme ça, tu n'as rien fait pour que ça se passe comme ça, tu n'es pas responsable. C'est la faute à personne. Tu as déjà le poids du chagrin à porter, ne t'impose pas celui de la culpabilité.》 Dans un mouvement presque imperceptible, je me mets à bercer Omeed. Je m'écarte doucement d'elle, prenant son visage tout humide de larmes entre mes mains. 《Puis qui t'a dit que tu ne pourrais plus jamais avoir d'enfant ? Le même médecin qui t'a dit que tu ne tomberais plus enceinte après Saeed ? Je sais que cette perte est douloureuse, mais c'est un signe qu'il y a encore une chance que tu puisses avoir un autre enfant.》 Est-ce que je suis en train de donner de faux espoirs à ma sœur ? Peut-être. Mais je pense que des paroles réconfortantes, c'est ce dont elle a le plus besoin aujourd'hui.
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Sarah O. Davis
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Mar 25 Juin - 15:08
Son frère venait de lui dire qu'elle était la voix de la sagesse, mais quand il s'agissait de sa propre vie, Sarah était totalement à côté de ses pompes. Elle ne parvenait plus à être lucide, à avoir le recul nécessaire, ni à faire preuve de raison. Elle était presque une autre, totalement à l'ouest. Alors quand maladroitement, avec ses mots et surtout, toute sa peine, elle réussit à faire part de sa douleur à son frère ; à lui raconter les récents événements qui les avaient touchés avec Esteban, son frère ne tarda pas à réagir tout de suite. Il ne prit pas la parole, mais le fait qu'il la prenne contre lui, ça valait toutes les réponses. Sarah le laissa faire et très vite, elle lâcha prise. Ses bras venant s'accrocher au haut de son frère aîné, la jeune femme ne pu contrôler ses larmes et sa peine. S'effondrant littéralement contre lui, elle avait tout de même malgré la gêne de se laisser autant aller -même devant son frère, cette sensation de libérer quelque chose. Libérer une partie de sa douleur, de son mal être, de ce truc qui pourrissait en elle et qui pourrissait sa vie, sa relation, sa vie de famille. Son frère lui interdit de penser qu'elle était responsable, que cet accident était de sa faute. Pourtant, c'était elle qui avait cherché la dispute avec Esteban, qui avait continué à travailler à l'université, qui avait voulu révéler au Doyen pour leur histoire d'amour, qui avait été jalouse et qui n'avait pas su lever le pied. Et aujourd'hui, elle s'en voulait. Parce que si elle s'était reposée, si elle avait su gérer ses émotions, si elle n'avait pas réagit aussi excessivement... elle porterait encore le fils d'Esteban en elle à l'heure actuelle. Son frère la berçait, comme on berce un enfant, comme il pouvait le faire parfois quand ils étaient tous petits. Quand leur frère s'amusait à leur faire peur alors qu'ils étaient censé dormir depuis longtemps déjà. Oui, enfants, parfois, ils se retrouvaient dans la chambre de leur grand-frère et là, assis sur le lit, ils buvaient ses paroles comme s'il était leur gourou, comme s'il connaissait la vérité à propos des êtres légendaires, à propos des fantômes et autres créatures mythiques. Sarah adorait ça, elle adorait entendre ces histoires mais elle avait aussi très peur. Son frère s'en amusait, tandis que Mani lui, prenait toujours le temps de lui dire que ce n'était pas vrai, qu'il ne s'agissait que d'histoires racontées pour faire peur. Un soir pourtant, leur frère avait raconté une histoire d'un homme qui enlevait des enfants et qui les mangeait. Et on ne sait pas pourquoi, cette histoire perturba beaucoup Sarah. Peut-être parce qu'elle se disait qu'il ne s'agissait plus du croque-mitaine, mais bien d'un homme et donc, que c'était possible ? Pendant plusieurs nuits d'affilés, elle ne pu pas dormir correctement. Crises d'angoisse, terreurs nocturnes, paralysies du sommeil... tout s'enchainait si fort que les parents Davis avaient décidés de faire dormir Sarah avec Mani pour qu'elle se rassure. Et ça avait marché. Pendant plus d'un an, ils partageaient la même chambre et quelque part, c'était peut-être ce qui les avait soudé ainsi. Ils étaient sûrement ceux qui étaient les plus proches psychologiquement. Et depuis que Mani s'était installé ici, Sarah avait l'impression que les deux Davis commençaient à être un petit peu moins coincé l'un avec l'autre. Finalement, son frère prit le visage de sa sœur dans ses mains, croisant son regard azur, il planta ses deux pupilles dans ceux pleurantes de sa petite sœur. Il lui dit que si, elle retomberait enceinte, parce que cet accident leur avait montré que tout était encore possible. Seulement pour Sarah, cette idée était inconcevable à cet instant, alors remplie de tristesse, elle fini par dire « j'vais pas pouvoir supporter une... une autre perte » en reniflant son nez qui commençait à couler. Oui, le chagrin n'a rien de glamour, il fait mal, il est froid, sombre, intense, solitaire et franchement intense aussi. Sarah était touché en tant que femme, que mère, que petite fille. Exactement comme ces soirs là où elle hurlait de peur sans vraiment savoir pourquoi d'ailleurs. Là, elle savait pourquoi elle criait, mais sa voix restait bloquée dans sa gorge. Ses mains vinrent essuyer ses larmes et très vite, elle fini par dire « personne n'est au courant et... et je ne veux pas que ça se sache » lança t-elle en attrapant un mouchoir pour se moucher bruyamment. Oui, ses parents et le reste de sa famille ne devaient pas le savoir. C'était son secret, sa douleur, son intimité. Elle la partageait avec Esteban, avec son frère et c'était tout. Même William ne saurait peut-être jamais ce secret, pourquoi en serait-il autrement ? Sarah passa sa main sur son visage en soupirant, et fini par dire « ça me fait tellement mal... » elle baissa les yeux et senti que son chagrin allait ressurgir, tellement ça lui faisait de la peine. « J'ai mal pour Esteban et je m'en veux beaucoup... » ils n'arrivaient pas à en parler tous les deux. Esteban disait qu'il l'aimait, qu'ils réessayeraient plus tard, que c'était ainsi, c'était la vie ; mais Sarah avait l'intime conviction qu'il ne lui disait pas tout, qu'il lui en voulait, qu'il souffrait en silence pour ne pas lui rajouter de la peine... et ça... ça lui faisait mal. Et si Mani lui en parlait ? Peut-être que de se livrer à un homme... ça allait l'aider ? Elle n'en savait rien, Mani n'était pas proche de son petit ami, on ne pouvait pas dire qu'il l'appréciait ou non, il était indifférent et ça aussi... ça lui faisait du mal.


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When dreams become nightmares - Sarah
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