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But you know happiness can be found even in the darkest of times, when one only remembers to turn on the light ∞ Holly

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Cameron M. Stevens
général
J'ai posté : 371 messages et j'ai : 245 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Julian Morris et pour finir je crédite : chrysalis (avatar) Miss Pie (signature)

Jeu 21 Fév - 14:40
Cameron & Holly
Les journées sont longues et trop courtes à la fois. Ce boulot est plus que prenant mais c’est la contrepartie de s’être lancé dans une aventure comme celle-ci. Par moment, tu te dis que les journées devraient être plus longues, que ce serait utile qu’elles passent de vingt-quatre à trente-six heures, par exemple. Ce délai supplémentaire te permettrait d’avoir un peu plus de temps pour toi, pour voir des amis ou ta famille, voir même pour des activités autre que la résolution des affaires. Mais ce serait à double tranchant, tu te connais trop bien, si tu avais plus d’heures à disposition, tu serais encore plus souvent entre les murs du cabinet d’avocats que tu as ouvert l’an passé. Un cercle vicieux, malheureusement. Par chance, tu peux compter sur des éléments extérieurs pour t’en faire sortir. Le dernier en date est un échange de sms avec Holly, la mère de ton fils. La veille, elle t’a demandé s’il était possible de vous voir pendant la pause déjeuner, afin de parler tous les deux. Le ton employé était assez sérieux pour que tu ne prennes pas ses mots à la légère, et fasse ce qu’il faut pour vous assurer un peu de tranquillité. Liam étant encore en vacances, mais obligé d’aller dans un centre de loisir la journée faute de vacances pour toi, tu as immédiatement penser à inviter la jeune Irlandaise à passer à ton appartement. Bien évidemment, un aller retour entre l’Upper West Side et le beau quartier de Brooklyn - où tu vis - sur l’heure du midi était inenvisageable. Surtout avec la circulation chargée de cette tranche. Alors contre toute attente, tu as prévenu tes collègues que tu ne serais pas présent pour le restant de la journée. Eux le sont, et par chance, tu n’avais aucun rendez-vous professionnel à assurer. Tu peux aisément travailler de chez toi, comme cela t’arrive si souvent. Avec ou sans la présence de Holly entre les murs de ton appartement, tu pourras avancer sur quelques dossiers, en attendant qu’il soit l’heure de récupérer Liam. Ainsi, en fin de matinée, tu as pu ranger tes affaires, mettre ton bureau en ordre, et quitter SJM & Associés. Avant de rentrer, tu as fait un détour pour prendre à manger. Tu sais qu’il y a fort à parier que la jeune femme fasse une réflexion à ce propos, en bonne cuisinière qu’elle est, mais tu ne peux définitivement pas quitter ton travail à une heure raisonnable, faire le trajet jusqu’à ton appartement et en plus avoir le temps de confectionner un repas pour vous deux. Dans un univers parallèle, où tu possèdes le pouvoir de te téléporter, ou celui d’être à plusieurs endroits en même temps, peut-être, mais dans le monde réel, c’est tout bonnement impossible. Il est déjà tard quand tu rentres chez toi, la faute à un stupide accident sur la route. Les gens n’ont vraiment aucun regard sur le danger quand ils sont derrière le volant. À peine entré, tu fais déjà trente-six choses en même temps. En l’espace de quelques minutes, tu as déposé ta mallette contenant certains dossiers sur la table basse, pour ensuite te séparer de la veste de costume sur le dossier d’une chaise pour être à l’aise, celle-ci rapidement suivi par ta cravate, qui ne te sera plus d’aucune utilité jusqu’à lundi, quand tu retourneras bosser. Dans un geste spontané, tu défais les boutons des manches de la chemise pour les retrousser. Tu pourrais aussi bien aller te changer pour passer autre chose, mais le sort en a décidé autrement. Déjà, tu peux entendre la sonnette de l’appartement retentir. Quel timing, penses-tu en allant ouvrir la porte. Derrière, sans surprise, tu découvres la jolie Irlandaise. À quelques minutes près, tu aurais été face à une porte close. Je viens juste d’arriver. Dis-tu en te décalant sur le côté pour laisser entrer Holly à l’intérieur. Tout en refermant la porte derrière elle, tu reprends la parole. Tu vas me tuer, mais j’ai été acheté chinois en chemin. Un dossier m’a prit la tête toute la matinée jusqu’à tard. Et j’ai bien fait, j’aurai pas eu le temps, à cause d’un accident dans le centre ville. Les joies de vivre dans une grande ville comme celle de New-York. Il faut toujours être préparé à un soucis de dernière minute. Tu ne lui sors pas le traditionnel “fais comme chez toi”, car ça fait bien longtemps qu’elle le sait. Tu ne comptes plus le nombre de fois où elle est venue dans ce duplex, principalement pour déposer ou récupérer Liam, vôtre fils. Par ailleurs, elle y a vécu assez longtemps pour savoir où se trouve quoi sous ce toit. Soit. Comment tu vas depuis hier ? Tu veux boire un truc ? Sans attendre spécialement sa réponse, tu te diriges déjà vers la cuisine pour sortir deux verres des placards.
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Holly C. O'Meara
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Dim 3 Mar - 11:14

Happiness can be found even in the darkest of times


Tu ne sais pas vraiment quoi penser Holly, en te dirigeant vers l’appartement de Cameron. Tu y vas pour une bonne raison, il y a des choses que tu dois lui dire et tout cela devrait te rendre extrêmement nerveuse, parce que tu as conscience que ça ne pourra pas bien se passer. Les sujets que tu dois aborder sont graves, sérieux, et il aurait tous les droits de te juger, de te reprocher des choses. Toi-même tu te trouves stupide dans toute cette situation, tu t’en veux d’avoir été aussi naïve et irresponsable. Tu t’attends à ce que Cameron te juge, et pourtant votre conversation téléphonique de la veille trotte toujours dans ta tête, et tu restes amusée par cet échange que vous avez eu. A certains moments, on pourrait croire que vous êtes toujours ces deux jeunes gens qui se sont rencontrés dans la capitale britannique, deux jeunes qui n’avaient rien à perdre, qui s’amusaient seulement. Les temps ont bien changé, notamment avec l’arrivée d’un enfant entre vous, mais parfois tu retrouves des petites étincelles qui sont nés des années auparavant. Alors que tu traverses Brooklyn pour te rendre de chez toi à chez lui, tu te perds donc dans tes pensées, dans tes craintes et tes ressentis. En vérité, tu as surtout peur de le perdre une nouvelle fois, d’engager une autre guerre froide entre vous et tu ne veux absolument pas en arriver là. Depuis quelques temps, vous êtes dans une situation agréable, confortable pour tout le monde, autant vous que votre fils. Ce n’est pas ce que c’était à une époque, mais tu as accepté que votre essai de relation n’a pas fonctionné. Aujourd’hui, vous pouvez être vous même, compter l’un sur l’autre, faire des blagues, sans vous disputer pour la moindre petite chose. Après ce que tu dois lui dire aujourd’hui, tu crains que ça ne soit plus le cas. Le perdre te ferait du mal, personnellement, émotionnellement, mais ce serait aussi dangereux pour vous tous. Sans parler de sentiment ou même d’entente, un nouvel éloignement entre vous ne laisserait que plus de place à des personnes mal intentionnées. Tu as recommencé à regarder derrière ton épaule Holly, tu fais attention à qui te suis dans la rue, parce que tu ne sais plus à qui tu peux faire confiance. Le retour d’un certain passé dans ta vie te fait perdre pied, et peut-être que c’est aussi pour cela que tu as besoin d’en parler à Cameron. Arrivée devant la porte de cet appartement que tu connais si bien, tu sens la nervosité remonter en pique, tu imagines bien trop de réactions différentes et tu ne sais pas à laquelle t’accrocher. Mais lorsqu’il ouvre la porte, tu ne peux t’empêcher de lui sourire. « Que veux-tu, j’ai toujours un timing parfait. » Tu prends un air faussement suffisant, riant un peu en prononçant ces mots. Tu n’avais absolument pas deviné qu’il venait seulement de rentrer, tout cela n’est qu’un grand hasard, mais jouer un peu avec lui ne fait pas de mal. Au contraire, ça te détend d’adopter un ton plus léger, surtout que Cameron te lance des perches pour le faire. « Quoi ? Tu oses me servir de la nourriture toute faite ? Tu me déçois Cam… » Tu dis cela en te débarrassant de ton manteau et de ton sac à main, mais évidemment tu n’es pas sérieuse. La cuisine est ton domaine, tu adores passer des heures derrière les fourneaux et tu en as même fait ton métier, mais même toi il t’arrive d’acheter de la nourriture à emporter ou de faire chauffer des pizzas pour aller plus vite. « Sérieusement, je ne suis pas une tyran non plus, et j’aurai pu faire le repas si tu voulais, je n’ai pas pensé à te le proposer. Je t’impressionne tant que ça ? » Un sourire joueur se pose sur ton visage alors que tu le regardes. Avec les manches de sa chemise retroussées, son col légèrement ouvert puisqu’il n’a plus de cravate, et ce pantalon qui épouse parfaitement ses formes, on peut dire que l’avocat est tout à fait séduisant. Après tout, lorsqu’on sait qu’il est le père de ton enfant, ce n’est pas surprenant que tu penses ce genre de choses, mais tu t’efforces de détourner les yeux lorsqu’il part en direction de la cuisine, te posant des questions en même temps. « Je veux bien de l’eau, s’il te plaît. Et ça va, je… ça va bien. » Tu ne sais pas vraiment quoi dire en vérité, tu ne vas pas mal, mais tu ne peux t’empêcher de te faire des dizaines de scénarios différents dans ton esprit. Au fond, peut-être que la discussion d’hier n’a pas aidé, parce que tu t’es détendue avec lui alors que tu devrais être sur tes gardes, prête à te faire crier dessus. « Et toi ? Tu t’es remis de cette partie de foot avec Liam ? Avoue-le, il t’a battu à plate couture ? » Sans te presser, tu rejoins l’avocat dans la partie cuisine pour sortir du sac en papier les différentes boîtes de nourriture. Tu ne sors pas d’assiette, après tout il est bien connu que les plats à emporter sont toujours bien meilleurs dans l’emballage d’origine, alors tu ne fais que sortir de leurs étuis les baguettes jetables. « Merci de prendre du temps pour ça, Cameron. J’avais besoin de te voir. » Tu te tournes, t'adossant à l’un des plans de travail, sans toutefois chercher le contact visuel avec lui. Tes doigts passent une mèches de cheveux bruns derrière ton oreille et tu relèves la tête vers lui pour lui adresser un léger sourire. Ce n’est pas habituel de te voir ainsi, toi qui garde toujours la tête haute, qui dit ce que tu penses sans même réfléchir aux conséquences. Mais tu as peur Holly, sincèrement, et tu es fatiguée de toujours vivre dans l’angoisse. Sans ajouter un mot de plus, tu te saisis de certains plats pour les amener rapidement sur la table où vous pourrez vous installer. « Tu sais que je ne tourne pas autour du pot, je ne sais pas le faire. » Non, parfois on te le reproche d’ailleurs, de ne pas suffisamment savoir introduire les conversations, tu fonces tête baissée dedans. Cameron le sait, il l’a toujours su alors c’est sans doute pour ça que tu trouves le courage de prendre une grande inspiration, et de tourner sur toi-même pour lui faire face. « J’ai été retrouvée. On n’est plus en sécurité. » Ni toi, ni Liam, ni Cameron. Lui n’a rien demandé de tout cela, il n’est pas réellement concerné, mais puisque tu as voulu qu’il ait de nouveau une place dans ta vie, qu’il entre dans celle de votre fils, ça fait de lui un obstacle sur la route de ton père. En vérité ça fait des mois que tu as été repérée Holly, des mois que tu es observée, mais tu es incapable de savoir à qui accorder ta confiance. Ivar, Aiden, tous deux t’ont promis des choses par le passé et tu es tentée d’écouter, alors que tu sais que ça ne peut apporter que des problèmes.

EXORDIUM.


† Please have mercy on me, take it easy on my heart. Even though you don't mean to hurt me, you keep tearing me apart. Would you please have mercy, mercy on my heart ?
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Cameron M. Stevens
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Lun 4 Mar - 11:01
Cameron & Holly
Tu es un homme occupé, ce n’est pas nouveau ça Cameron, ça ne date même pas d’hier. Depuis que tu es petit, tu as toujours quelque chose à faire, quelqu’un à voir pour t’occuper. En grandissant, les études ont énormément joué pour perdurer cette impression, car le cursus choisi n’était pas le plus simple. Les études de droit sont prenantes, celles pour devenir avocat encore plus, un peu comme les futurs médecins de demain. La suite est sur le même modèle. Le diplôme en poche, tu as eu envie de voyager, d’acquérir de l’expérience dans ton métier, et même si au jour d’aujourd’hui tu n’es plus aussi instable géographiquement, tu n’en restes pas moins occupé. Tu aimes ton travail, tu aimes ce que tu as réussi à construire, le fait d’avoir aujourd’hui ton propre cabinet, d’être ton propre patron. Alors ce n’est pas étonnant de t’y voir le plus clair de ton temps, et surtout que tu ne vois pas le temps filer quand tu as le nez dans un dossier, ou que tu es en rendez-vous avec un(e) client(e). Ce qui devait arriver arriva donc, et c’est de justesse que tu arrives à ton appartement, quelques minutes à peine avant que la jolie brune qui se trouve être à la fois ton ex petite amie, et également la mère de ton fils, n’arrive à son tour. Tu as juste le temps de te débarrasser de ce que tu as dans les mains, et te mettre un peu à l’aise dans ton appartement avant qu’elle ne sonne à la porte. Entre vous, la relation est de sorte à pouvoir faire abstraction aux formules d’usages, tu entres directement dans le vif du sujet, et l’informe que c’est son jour de chance. Sa réponse te fait sourire, tandis que tu la laisses pénétrer dans les lieux, avant de refermer derrière elle. Comme toute personne active qui se respecte, tu enchaines rapidement sur un autre sujet, à savoir ce que vous allez manger. Tu pourrais lui sortir un gros mensonge, dire que tu as cuisiné des mets exotiques pour ce midi, mais les boîtes avec le logo d’un restaurant de la ville risque de te trahir très rapidement, alors autant gagner du temps et avouer que tu n’as simplement pas pu gérer ce point d’organisation. À toi je peux l’avouer, oui, tu es impressionnante comme femme. Des mots ponctués par un clin d’oeil joueur que tu lui adresses. Vos échanges de la veille sont encore frais dans ton esprit. Tu sais que ce n’est pas rare de vous chercher de la sorte, surtout depuis que les choses sont claires entre vous. Il n’y a plus d’animosité, votre organisation convient à tout le monde, et pour couronner le tout, vous vous entendez bien. Tu pourrais te poser plus d’une question quand vous jouez ainsi, à savoir si c’est le signe qu’un quelque chose pourrait se faire, mais tu ne préfères pas. Ça semble si simple en ce moment que tu préfères profiter de l’instant, au lieu d’y ajouter un lot de complications avec des questions futiles. Si elles doivent venir, elles viendront d’elles-même. Tu t’éloignes vers la cuisine, après lui avoir demandé si elle voulait prendre quelque chose, précédé par l’habituelle question pour savoir comment elle va. Sa réponse est assez évasive, un peu trop pour lui ressembler, mais tu ne dis rien. Tu te contentes de sortir les verres, et récupérer la bouteille d’eau sur le plan de travail. Un rire résonne dans la cuisine, suite à la question de la jolie brune. Comme un débutant. Je n’avais pas le temps de le voir qu’il était déjà dans les buts. Il faut dire que sa mère m’a quelque peu déstabilisé avant la partie, mon esprit n’était pas entièrement sur le terrain. Une référence à vos sms, sans pour autant la regarder. Tu vas poser les verres sur la table, là où Holly a commencé à sortir les boîtes du sac pour les disposer. Tu ne réponds rien à ses remerciements, tu restes sur un sourire sincère, même si elle ne te regarde pas. Elle semble ailleurs Holly, comme si quelque chose troublait son esprit. Entre sa réponse évasive et cela, ça commence à devenir inquiétant. La fille que tu as sous les yeux n’est pas celle que tu as l’habitude de voir. Tu pourrais lui demander ce qu’elle a, mais tu la connais assez pour savoir qu’elle ne tourne pas autour du pot Holly. Quand elle a quelque chose à dire, elle le dit, pas toujours en prenant des pincettes. Alors c’est sans surprise que tu l’entends s’exprimer, et avouer ce que tu supposais. Lentement, tu poses tes mains sur la table, bien à plat, le regard tourné vers elle, dans l’attente de la suite. La sentence tombe. Comment ça, ils t’ont retrouvé ? L’incompréhension traverse ton visage. Mais comme bien souvent, il suffit de poser la question à haute voix pour qu’elle devienne évidente. Tu comprends alors où elle souhaite en venir. Tu parles des hommes de ton père ? Ils sont ici, à New-York ? Ta voix est pressante, sans pour autant s’élever. Contre toute attente, tu restes relativement calme Cameron, car tu as appris avec le temps que ça ne sert à rien de s’énerver. Tu es quelqu’un de posé, qui sait garder son sang-froid. Mais avec la jeune femme, ça a toujours été difficile. Plus d’une fois, le ton est monté, mais ce que tu en retiens, c’est que rien de bon n’en ai jamais ressorti. Alors tu as appris de tes erreurs Cameron, et tu ne comptes pas recommencer. Attends, s’ils sont ici, comment ça se fait que tu es là, devant moi, et non dans un avion pour retourner en Irlande ? Attention, ce n’est pas ce que tu souhaites, mais de ce qu’elle a pu te dire, son père n’est pas un enfant de coeur, et s’il était amené à la retrouver, il ne lui aurait pas laissé le choix que de retourner auprès d’elle.
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Holly C. O'Meara
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Lun 4 Mar - 22:37

Happiness can be found even in the darkest of times

C’est étrange de voir à quel point tout peut être si facile et pourtant si compliqué entre Cameron et toi. Parfois, vous vous entendez parfaitement bien, tu retrouves cette complicité que vous aviez au début, les points communs que vous avez qui ont créé cette bonne entente et cette alchimie. D’autres fois, le moindre petit détail peut vous faire partir dans des querelles animées, parce que lorsque vous êtes ensemble, vous avez parfois du mal à vous contrôler. Pour toi ce n’est pas nouveau Holly, tu as toujours eu ce tempérament imprévisible, qui te pousse à parler avant de réfléchir, qui te fait réagir au quart de tours. Depuis que tu es arrivée à New-York il y a un peu plus d’un an, tu fais tout de même des efforts, tu as appris à te contrôler avec l’avocat et aujourd’hui vous êtes dans un bon endroit. On peut dire qu’il y a eu des hauts et des bas depuis que tu t’es imposée dans sa vie avec votre fils, mais tu oses croire que ce confort entre vous est fait pour durer. Avec ce que tu dois lui avouer aujourd’hui, tu n’en es pas certaine malheureusement, mais en arrivant devant sa porte, tu te laisses tout de même aller à l’amusement. Il t’a bien dit hier qu’il avait du mal à percevoir les blagues, mais tu sais bien que ce n’est pas la même chose derrière un écran de téléphone qu’en face à face. Son sourire te le prouve bien, et lorsqu’il te dit ne pas avoir eu le temps de faire à manger, tu continues à le chercher un peu. Son clin d’oeil te fait rire, tu hausses doucement les épaules en te déchargeant de tes affaires. Tu aimes croire que tu peux être impressionnante par moment, que tu fais ton effet en tout cas. Si tu en croit certains messages qu’il a pu t’envoyer hier, il y a toujours quelque chose dans l’air, mais ça ne sert à rien de croire que ce quelque chose pourrait se transformer. Vous êtes deux adultes qui ont un enfant ensemble, au fond il y aura toujours quelque chose, c’est inévitable, mais ça ne veut pas dire qu’il faut que ce soit plus. Il te demande comment tu vas, tu ne réponds pas vraiment, tu restes vague parce que tu n’as pas de réponses à apporter. Bien que l’aimerais, ce n’est pas une visite de courtoisie qui se déroule aujourd’hui, vous avez réellement des choses à vous dire, à voir ensemble et ce serait mentir que de dire que ça ne te rend pas nerveuse. Tu n’en parles pas tout de suite cependant, tu te diriges plutôt vers la cuisine pour l’aider, changeant le sujet vers votre fils. Ton rire se mêle au sien lorsqu’il te répond, tu n’as pas de mal à visualiser la mine triomphante de Liam. « J’hésite entre prendre le mérite ou dire que mon fils n’a pas besoin d’aide pour te ridiculiser… Mais bon, comme tu as déjà admis que j’étais impressionnante, je suppose que ça ne servirait à rien de faire la modeste. » Tu lui offres un de tes plus beau sourire Holly, tout en déballant la nourriture. Pourtant, ton état d’esprit change rapidement. Tu détestes tourner autour du pot, tu n’es pas douée pour ça et lorsque quelque chose te contrarie ou t’occupe l’esprit, tu as besoin d’en parler. Ce n’est pas toujours une qualité, mais Cameron y est habitué. Mentalement, tu te prépares, tu lui dis également que tu t’apprêtes à lui donner des informations. Tu continues à bouger des choses dans la cuisine, tu amènes les plats sur la table pour te donner du courage, te calmer un peu, mais rapidement tu prononces les deux phrases qui changeront tout. La réaction de Cameron ne tarde pas, mais elle est bien plus calme que ce à quoi tu t’attendais. Après tout, ce n’est pas bien surprenant, tu n’as rien dit pour le moment. Il pose des questions, demande des détails et tu hoches lentement la tête, signe que tu es prête à lui expliquer. « Oui, certains. Ils ne sont pas nombreux, enfin je ne sais pas combien ils sont, je n’en ai vu qu’un. » Un, mais pas des moindres. A choisir peut-être que tu aurais préféré que ce soit une dizaine plutôt que lui en vérité. L’inquiétude se lit sur ton visage et pourtant tu veux faire des efforts pour rassurer l’avocat, faire en sorte que le ton reste posé. Mais la question qu’il te pose, tu n’es justement pas certaine de pouvoir y répondre. Toi-même tu as du mal à croire que tu sois toujours à New-York à l’heure qu’il est, tu n’arrives pas à croire que sur les deux hommes qui ont retrouvé ta trace, aucun n’a encore essayé de te vendre. « J’ai fait des erreurs, j’ai été totalement irresponsable. Enfin ce ne sont que des détails, mais ça plus ça… ça fait que ma piste n’était pas si invisible qu’elle aurait dû l’être. » Tu parles, tu essaies d’expliquer mais Holly, si tu ne commences pas par le début, Cameron ne pourra pas comprendre ce que tu tentes de lui dire. Tu prends une nouvelle inspiration, tirant l’une des chaises présentes autour de la table pour t’y asseoir. Tu n’attends pas de voir s’il fait de même ou pas, peut-être préfèrera-t-il être debout pour ce qui va suivre. « Je ne t’en ai pas parlé plus tôt, parce que je ne voulais pas t’inquiéter, je ne voulais pas te mêler à ça si je pouvais l’éviter. Mais il y a plusieurs mois, je me suis rendue compte que j’avais fait confiance à la mauvaise personne. Il s’appelle Ivar, on s’est rencontré autour d’un café, il m’a aidé à trouvé mon appart. Et des semaines plus tard, il m’a appris que mon père avait mis un prix sur ma tête. Il ne travaille pas pour lui, c’est un autre groupe. Il ne voulait pas l’argent, à vrai dire je ne sais même pas ce qu’il voulait. Peut-être qu’il cherchait juste un défi, il voulait jouer, j’en sais rien. Mais lorsqu’il a vu Liam… je ne pouvais rien faire, Liam était là quand il a débarqué, si ça avait été de mon ressort, jamais ils ne se seraient rencontrés, tu le sais. Quand il a vu Liam il a changé d’avis, il m’a dit qu’il voulait m’aider. » Au fond, ce que tu lui dis n’est pas si alarmant. Tu ne peux pas définir ce qui te lie Ivar et toi, tu ne sais même pas si tu lui fais confiance ou non. Tout ce que tu sais, c’est qu’il connaît ton identité depuis des mois, il sait où tu vis, il connaît ta routine et tu es toujours là, en sécurité. C’est sans doute pour cela que tu n’en as pas parlé à Cameron d’ailleurs, il n’y avait rien à dire puisque comme le hongrois te l’a fait comprendre, lui-même n’a rien à gagner de cette situation. Ce qui te pousse à parler cependant, ce sont des événements plus récents, une rencontre qui ne t’a pas laissé de marbre et dont tu ne sais pas quoi penser. « Il y a quelques jours, quand je sortais du boulot, j’ai… Aiden était là. C’est mon meilleur ami. C’était, mon meilleur ami, enfin un peu plus que ça, il n’y a pas vraiment de mot pour l’expliquer. Il travaille pour mon père et savoir qu’il est de retour, ça implique des changements. Je ne sais pas ce qu’il veut, je ne sais pas ce qu’il attend mais… je suis toujours là. » Nerveuse, tu te lèves de ta chaise, faisant quelques pas dans l’appartement. Le retour de l’irlandais dans ta vie est réellement quelque chose que tu n’arrives pas à expliquer, tu n’arrives pas à savoir ce qu’il peut bien te vouloir. Il sait où est Liam, il connaît tes allées et venues. S’il voulait te renvoyer à Dublin, il l’aurait déjà fait. Tu ne parles pas encore de certaines choses Holly, tu ne dis pas encore les conséquences que tout cela pourrait avoir sur ta vie, celle de ton fils et donc celle de Cameron. Tu te saisis du verre d’eau qu’il t’avait servi, le descendant d’un trait avant de reprendre, attendant une réaction de l’avocat. « Il faut qu’on soit extrêmement prudent. Il ne m’a pas encore vendu à mon père mais un seul faux pas et il pourrait le faire. On ne peut pas lui faire confiance, même s’il dit vouloir voir Liam. Surtout s’il dit vouloir voir Liam. » Evidemment, votre fils est ce qui t’inquiète le plus, sa sécurité et son bonheur sont les choses qui t’importent le plus. Tu as peur en vérité, peur ce qui pourrait arriver si Aiden décidait de frapper à ta porte un soir où tu as Liam. Tu ne sais pas si l’enfant le reconnaîtrait, tu ne sais pas s’il se souviendrait. Il y a trop d’informations que tu dois partager avec Cameron, tellement que tu ne sais plus par où commencer.

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Cameron M. Stevens
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Mar 5 Mar - 17:58
Cameron & Holly
S’il y a bien un sujet sur lequel vous vous entendez bien, c’est votre fils. Quand il s’agit de l’aborder, sans aller dans des points techniques d’éducation, vous êtes sur la même longueur d’onde, et d’une humeur légère et joyeuse. Il suffit de vous entendre aborder cette partie de foot que tu as dû faire avec le garçon la veille. Tu n’avais pas prévu de t’adonner à cette activité en allant le récupérer au centre de loisir, car tu n’étais pas dans de bonne disposition pour ça. Une costume hors de prix n’est définitivement pas la tenue pour faire de l’exercice avec un enfant de quatre ans. C’est comme s’il faisait la même demande à sa mère le jour où elle s’habille en robe et talons. Mais voilà, depuis que Liam est entré dans ta vie et ton quotidien, tu as pu découvrir le fort pouvoir de persuasion des enfants. Un regard un peu pétillant, un sourire adorable… c’est assez pour faire changer d’avis un parent. C’est ce qu’il s’est passé la veille. Tu n’avais pas envie, mais tu as craqué, en sachant par avance que le ridicule allait pointer le bout de son nez. Par chance, et ça ne date pas d’hier, le ridicule ne tue pas. L’ambiance est agréable entre Holly et toi, un peu dans la continuité de l’échange que vous avez eu la veille. Malheureusement, celle-ci ne dure pas. Tu remarques rapidement des signes qui prouvent que le ton de la discussion va changer, que la présence de la jolie brune n’est pas dûe à une envie de passer du temps avec toi sans votre fils. Elle est nerveuse Holly, et même si elle tente de le cacher comme elle le peut, tu n’es pas dupe. Tu la connais, même si tu n’irais pas prétendre mieux que personne, mais depuis qu’elle est venue s’installer en ville, tu as pu réapprendre à la connaître et intégrer sa façon d’agir. Tu sais faire la différence entre un sourire naturel, celui qui fait son charme propre à elle, et celui qu’elle affiche pour ne pas inquiéter votre fils. Or là, tu vois bien qu’il y a quelque chose qui trouble son esprit. Tu ne veux pas la brusquer, car s’il y a une chance que tu ne peux pas enlever à la jeune femme, c’est son honnêteté. Tôt ou tard, elle parlera. Et c’est ce qu’elle fait. Au départ, tu ne comprends pas, mais une fois la première question posée, tout semble évident à tes yeux. Tu connais le passé sombre de l’Irlandaise. Tu sais que sa famille n’est pas ce qu’il y a de plus normale, mais tu l’as accepté comme elle est. Toujours appuyé à la table, tu l’entends confirmer la présence d’hommes de son père dans la ville. Cette nouvelle te glace le sang, mais tu ne laisses rien paraître. Tu souhaites savoir par quel miracle elle est encore ici, comment peut-elle avoir la chance de t’expliquer ce qu’il se passe. Holly, c’est presque impossible de rester à jamais hors des radars. La seule solution est de changer régulièrement d’endroit, sur le globe, avec à chaque fois une nouvelle identité. Sauf que, soyons honnête, tu n’aurais jamais pu le faire avec un enfant en bas âge. Par ces quelques mots, tu veux la rassurer, ou au moins essayer. Tu veux faire en sorte qu’elle ne culpabilise pas, qu’elle ne pense pas des choses stupides, car sa situation est vraiment complexe. Sa seule erreur a peut-être été de rester à New-York aussi longtemps, mais égoïstement, tu lui en es reconnaissant. Tu n’aurais pas supporté d’apprendre l’existence de Liam, pour le voir disparaître au bout de trois ou quatre mois. Tu vois la jeune femme prendre place sur l’une des chaises présentes autour de la table. Tu pourrais, et devrais faire la même chose, mais le sujet est trop intense pour rester inactif. Tu préfères t’éloigner, de quelques pas, pour venir t’adosser contre le comptoir qui sert de séparation entre la cuisine et la pièce à vivre. Cependant, tu restes dans la ligne de mire de Holly, pour continuer cette conversation. Une conversation qui devient plus complexe, avec bien plus de détails qu’auparavant. Elle te parle d’une personne qu’elle a rencontré, qu’elle pensait être bienveillante, mais qui en réalité n’en était rien. Savoir que cet homme a rencontré votre fils ne te plaît guère, car c’est une limite que vous vous êtes imposés. Vous pouvez mener vos vies, mais Liam ne doit pas être mêlé à quoique ce soit. Tu pourrais faire un commentaire là dessus, mais les erreurs sont possibles. Elle ne pouvait pas prévoir la visite de cet homme, et par ailleurs, ce n’est pas le moment pour faire un scandale sur un détail. Tu restes silencieux, non pas car tu n’as rien à dire, mais pour laisser la brune terminer, car ce n’est pas terminé. En fait, le pire reste à venir. Il n’y a pas qu’un homme dans l’histoire, il y en a un deuxième, et celui-là est pire que tout. Étrangement, tu ressens une pointe de jalousie en entendant qu’il a été plus qu’un meilleur ami aux yeux de l’Irlandaise, mais là encore, c’est pas le moment. De toute façon, tu n’as pas le droit de dire quoique ce soit. Tu aurais pu si tu avais répondu à son coup de téléphone, si tu étais restée dans sa vie à cette époque, mais comme ce n’est pas le cas, tu as perdu ce droit. Cela commence à faire beaucoup d’informations à encaisser, si bien que tu amènes l’une de tes mains à ton visage pour frotter pincer l'arête de ton nez. Il faudrait que tu parles, mais tu ne sais tout bonnement pas quoi lui dire. Si en réalité, il y a une multitude de phrases qui se bousculent dans ton esprit, mais tu n’es pas certain que ce soit cohérent. Ce silence laisse l’occasion à Holly pour reprendre la parole, et te dire qu’à l’avenir, il faudra être prudent, et rester sur vos gardes. Tu éloignes ta main de ton visage, puis prend une profonde inspiration. Tu ne souhaites pas t’énerver, même si cette conversation ne te plait pas. Se mettre en colère n’arrangera rien. Pourtant, c’est avec un profond sérieux que tu poses ton regard sur la brune, avant de lui dire : Que l’on soit clair Holly. Je me fou de savoir si cet homme a été ton meilleur ami, ton amant ou le fils de la voisine. Tout ce que je retiens, c’est qu’il travaille pour ton père, qu’il est dangereux. Alors en aucun cas, il ne devra approcher de Liam. Je sais que je ne dois plus te donner d’ordre, qu’imposer la garde alternée a été la seule fois, mais là, c’est une interdiction formelle. Cela risque d’être la phrase qui va mettre le feu aux poudres, mais tu es prêt à prendre le risque. Elle et toi, vous êtes des adultes, vous avez les moyens de vous défendre s’il fallait, mais Liam n’a que quatre ans, il est sans défense et surtout influençable. Même si tu ne doutes pas de l’éducation de sa mère, en matière d’inconnus, les enfants sont de véritables girouettes. Tu ne peux rester plus longtemps immobile, tu dois faire quelques pas dans la cuisine, pour canaliser tes émotions. Ce qui t’énerve le plus, c’est ce sentiment d’impuissance. Tu ne connais presque rien au monde de la jeune femme, seulement ce qu’elle t’a déjà confié, mais ce n’est pas assez pour lui venir en aide, le cas échéant. Au bout d’un moment, tu t’arrêtes. Tu ne dis rien, pendant quelques secondes, car tu dois lui poser une question, et tu n’es pas sûr de vouloir entendre la réponse. Mais tu trouves le courage de te retourner vers elle, et la lui poser. Et maintenant, c’est quoi la suite ? On va bêtement attendre que l’un te tombe dessus quand tu seras avec Liam ou… Tu ne peux pas terminer ta phrase, car ça serait dire à haute voix ce que tu redoutes.
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Holly C. O'Meara
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Mar 5 Mar - 21:47

Happiness can be found even in the darkest of times

Tu voudrais que les choses restent calmes Holly, tu voudrais que ça ne soit qu’un repas entre deux amis. Amis qui partagent un enfant, qui se cherchent, certes, mais tu ne vois pas vraiment quel autre terme utiliser. Ce serait bien plus simple si vous pouviez continuer à discuter de tout et de rien, à rire à propos de Liam, des bêtises qu’il peut faire ou des blagues qu’il apprend chaque jour. Ce n’est cependant pas pour ça que tu es là Holly, il y a d’autres choses que tu dois dire à Cameron et bien que ça ne soit pas facile, tu prends ton courage à deux mains pour t’y mettre. Tourner autour du pot ne sert à rien, au contraire. Si tu en crois les informations qu’on t’a donné, quelqu’un pourrait être en train d’observer l’appartement en ce moment-même, et chaque seconde vous est comptée. Tu as été retrouvée, il y a des mois de cela tu as appris que certaines personnes savaient qui tu étais, qu’elles te cherchaient. Ivar a sans doute réussi à les garder éloignés puisque tu n’as pas eu d’autres problèmes. En soi, lui n’est pas si dangereux, tant qu’il garde la promesse qu’il t’avait fait en tout cas. Le vrai problème vient d’Aiden, puisque tu ne sais pas si tu peux lui faire confiance ou non. C’est un jeu mortel que d’hésiter là-dessus, tu le sais parfaitement, mais tu ne peux t’empêcher d’avoir quelques doutes sur sa loyauté envers ton père, un soupçon d’espoir peut-être. « Je sais, mais je savais déjà tout ça. J’ai débarqué ici avec le même passeport que celui que j’avais à Londres, mon nom est exactement le même, je l’ai utilisé pour mon contrat de travail et absolument tout… » Certains pourraient dire que venir ici était une erreur, mais tu ne le regrettes absolument pas. Retrouvé Cameron est une chose qui t’a réellement fait du bien. Les choses ne se sont peut-être pas passées comme tu l’as espéré à un moment, mais il est une des personnes centrales de ta vie. Et même si le laisser prendre une place majeure dans la vie de Liam a été extrêmement compliquée, tu le referais sans aucune hésitation. Les voir ensemble est un spectacle dont tu ne te lasses pas, ils ont une complicité de père et fils que tu envies parfois un peu, mais surtout que tu admires et chéries. Ton fils a trouvé son père dans cette ville, et ça c’est une chose qui vaut bien tous les ennuies dans lesquels tu peux être. Calmement, tu continues tes explications, tu lui parles d’Ivar, d’Aiden, des dangers que ce dernier représente. Tu ne sais pas exactement comment le qualifier, rien n’a jamais été formulé entre vous, mais là n’est pas la question de toute façon. Cameron n’a sans doute pas envie de connaître les détails, il y a des choses dont toi-même tu préfèrerais ne pas parler. Mais il y a une chose que tu dois mettre au clair, c’est que l’Irlandais est dangereux et que sous aucun prétexte, il ne pourra s’approcher de votre fils. Prudence est mère de sûreté comme on dit, et tu t’appliques pour le faire comprendre à l’avocat. Il faut un certain temps pour qu’il prenne la parole. Tu ne comprends, tu lui as donné beaucoup d’information d’un seul coup, et tu peux voir sur son visage qu’il a saisi le sérieux de la situation. Le mot d’ordre est un mot qui te pique à vif, tu n’aimes absolument pas ça. Personne ne te donne d’ordre et il devrait parfaitement le savoir, mais ça ne sert à rien de relever ça. Après tout, vous avez tous les deux faits des erreurs par le passé, mais si vous perdez votre temps à en parler maintenant, vous allez vous mettre plus en danger qu’autre chose. Au fond, vous êtes de toute façon d’accord. « Je n’ai aucune envie qu’il s’approche de Liam. Ce qu’il a été pour moi, ça n’importe plus, il a perdu tout le respect que j’avais pour lui, toute la confiance que je lui accordais. Il… il essaiera sans doute, mais je ne le laisserai pas faire. » Parler de lui te donne l’impression que cette cicatrice dans ton dos s’ouvre de nouveau, tu as l’impression que la douleur se propage dans ton corps entier pour te paralysée. Avec tout ce que tu as vécu, tu n’es pas quelqu’un qui tombe facilement dans la panique Holly, tu as l’estomac bien accroché. Aujourd’hui pourtant, tu as peur, et les réactions de Cameron n’arrangent rien. Tu ne peux pas lui demander de garder son calme, il est tout à fait naturel que lui aussi soit angoissé en entendant tout ce que tu lui dis, mais tu as peur qu’il te demande de faire un sacrifice qui serait bien trop énorme et qui, au fond, ne servirait à rien. Dans le silence qui s’installe, l’avocat se met à marcher, essayant sans doute d’évacuer sa frustration ainsi. Tu restes immobile, les yeux rivés sur lui, jusqu’à ce qu’il se stoppe, et reprenne la parole. Il ne termine pas sa phrase mais, au fond, il n’en a pas besoin. Tu comprends ce qu’il veut dire Holly, tu saisis ses craintes. Et tu sais déjà par avance qu’il ne va pas aimer ce que tu vas devoir lui dire, mais mentir ne servirait plus à rien. « Ca n’arrivera pas. Ils ne me tomberont pas dessus avec Liam, parce qu’on va s’y préparer. » Une pulsion te fait faire quelques pas en avant, vers lui. Tu voudrais prendre sa main dans la tienne, comme si ce simple contact allait aider à faire passer la pilule que tu veux lui faire avaler, mais tu ne t’y résouds pas. Peut-être que tu as peur Holly, peur qu’un autre homme de ta vie puisse avoir certains gestes sous la colère. « Liam est la priorité de mon père. Sincèrement, je crois qu’il se fiche de si je rentre à Dublin vivante ou non. Il le veut lui, pour l’élever à son image. Si je pars de New-York pour attirer le danger ailleurs, ça ne marchera pas. Peut-être que je serai suivie pendant un temps, mais il ne leur faudra pas longtemps pour réaliser que Liam est resté ici avec toi. Je crois que… je crois que dans l’éventualité où d’autres hommes de mon père viendraient ici, il faudrait que j’ai un plan pour m’enfuir, avec Liam. » Tu parles calmement, tout en gardant tes yeux sur lui. Ce ne sont pas des mots faciles que tu prononces mais tu es encore suffisamment forte pour ne pas détourner le regard lors de cette conversation. Rapidement, tu reprends, voulant clarifier une chose importante. « Je ne peux pas te demander de venir avec nous. Je… je voudrais le faire, parce que je vois tout ce que tu as construit avec Liam et je détesterai devoir vous retirer ça, je voudrais que vous puissiez continuer à évoluer ensemble, que tu puisses le voir grandir. Parce que tu es son père et merde, t’es vraiment un bon père Cam. Mais toute ta vie est ici, ta famille, tes amis, ton boulot… ce serait égoïste de te demander ça. Parce que si ça en vient à un point où il faut qu’on parte, il n’y aura que des dangers partout. » L’émotion s’empare de toi Holly et tu fais quelques pas en arrière, pour lui tourner le dos et te reprendre. Tu n’es jamais aussi faible, rares sont les personnes qui t’ont déjà vu pleurer, bien qu’il en fasse partie. Au fond tu te dis que c’est peut-être idiot de se faire autant de soucis pour ça, ton père n’est pas encore là, peut-être même ne sait-il pas que tu es à New-York. Avec Aiden face à toi, tu ne sais pas quoi penser, tu ne sais pas ce qu’il est capable de faire. Pour l’heure, tu sais que tu ne peux pas lui accorder ta confiance, tu dois te préparer à l'éventualité qu’il vendra ta position. Tu devras abandonner toute cette vie que tu as créé ici Holly, celle que ton fils commence à avoir aussi, et tu n’en as absolument pas envie.

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† Please have mercy on me, take it easy on my heart. Even though you don't mean to hurt me, you keep tearing me apart. Would you please have mercy, mercy on my heart ?
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Cameron M. Stevens
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Mer 6 Mar - 14:14
Cameron & Holly
Tu comprends qu’elle puisse s’en vouloir. Holly, tu la connais assez pour savoir qu’elle est prudente, qu’elle prend toutes les précautions qu’il faut pour que le danger n’arrive pas. Tu te souviens encore de la difficulté qu’elle a eu à lâcher prise, quand il était question de Liam, et de ton désir de l’intégrer dans ta vie, et dans tes cercles. Il a fallu du temps, et de la patience, pour qu’elle accepte de rencontrer tes amis, d’aller vers des inconnus, en chassant les soupçons. Pourtant, malgré ce comportement prudent au quotidien, elle a fait une belle erreur en gardant son identité pour entrer dans la ville, et pour commencer à travailler. Une personne assez douée en informatique n’aurait besoin que de quelques secondes pour faire une recherche sur elle, et découvrir qu’elle a utilisé sa carte de crédit pour acheter un vol vers New-York. Le temps passé entre sa fuite et aujourd’hui peut laisser penser qu’il n’existe pas un tel cerveau dans l’équipe de son père, que c’est grâce à ça qu’elle a eu du répit, mais bon. Ce n’est pas cette maigre consolation qui va retirer du caractère dramatique à ce qu’il se passe actuellement. La suite n’est en rien plaisante. L’Irlandaise entre dans les détails de son passé, te révèle l’existence d’un homme qui a beaucoup compté pour elle à une époque, même si les choses sont différentes aujourd’hui. Il faut du temps pour que les rouages de ton cerveau mettent en ordre les souvenirs, ceux d’une conversation que vous avez eu l’an dernier. Cela devait être un moment plaisant, charnel entre vous, mais à la place, tu as eu un bout de son histoire, et le pourquoi du comment de la cicatrice qu’elle porte dans son dos. Les traces de son passé, la marque visible de l’échec de sa première tentative de fuite. Tu te souviens que dans le lot des personnes présentes, il y avait son meilleur ami, et tu ne mets pas longtemps à associer les deux hommes comme une seule personne. Ça devrait te rassurer, c’est la confirmation qu’il n’est plus rien pour elle, qu’il n’est plus qu’un homme en qui elle avait confiance et qui lui a tourné le dos, mais tu sais qu’il ne faut jamais baisser la garde Cameron. Que le danger peut être là où on ne l’attends pas. Alors, en prévention, tu fais une chose que tu ne voulais plus faire en présence de Holly : lui donner un ordre. Elle n’aime pas ça, tu le vois dans son regard, à cette lueur qui passe brièvement. Tu le sais, mais tu ne peux faire autrement. Il est question de votre fils, de votre sang. Il est hors de question de jouer avec le feu quand ça le concerne. Et tu vas sans doute m’expliquer comment tu vas t’y prendre. Qu’est-ce qui l’empêche d’être à la sortie de l’école, pour l’approcher ? Je sais que le personnel ne donnera jamais Liam à quelqu’un qui n’est pas sur la liste des personnes autorisées, mais les erreurs arrivent à tout le monde. Et même sans passer par là, il peut attendre que tu récupères Liam, que tu t’éloignes de l’école, et te tomber dessus. Tu sais que ce n’est pas comme ça que tu vas rassurer la jeune femme, et pour être honnête, ça ne te rassure pas plus que ça non plus. Mais tu as besoin d’exprimer ces peurs, pour ne pas qu’elles te rongent de l’intérieur. Tu es un homme, tu es censé intérioriser mais tu le fais déjà avec toute cette histoire avec Alistair. À force de tout garder pour toi, tu risques d’imploser. D’autant que tu sais pouvoir faire confiance à Holly. Elle est la mère de Liam, mais elle est aussi une confidente, quelqu’un à qui tu peux tout confier. Tu marches Cameron, à travers la cuisine, comme pour user le sol. Ça aide à te détendre, ou au moins à tempérer ce qu’il se passe à l’intérieur de toi. C’est le chaos le plus complet, tu as la sensation de ne pas avoir le contrôle sur la situation, et tu détestes ça. Toi, l’homme qui aime tout maîtriser, qui se retrouve impuissant. Soudain, tu arrêtes tes pas, et poses ton regard sur elle. Une question te brûlait les lèvres, alors tu lui poses, mais sans aller jusqu’au bout. Tu crains d’entendre la réponse, mais la politique de l’autruche n’est pas une solution. Se cacher ou fuir ne règle pas les problèmes. Ça permet seulement de les éloigner, pendant un temps. Sa réponse te laisse perplexe, car tu ne comprends pas où elle souhaite en venir en disant vouloir se préparer à cette éventualité. Alors, tu laisses un froncement de sourcils passer sur ton visage, que brièvement, car déjà, tu la vois s’approcher de toi, et s’arrêter juste devant toi. Ce qui importe à son père, c’est seulement Liam, car il voit en lui une relève dans cette organisation mafieuse. Une réalité qui t’énerve, te dégoûte même, si bien que tu sers ton poing sans t’en rendre compte. Tu n’es pas violent Cameron, et en aucun cas tu ne lèverais la main sur quelqu’un - ou presque - et encore moins la jeune femme qui est devant toi. C’est seulement une réaction naturelle de ton corps pour exprimer la colère, autre que part la crispation des traits de ton visage. La fin de sa phrase ne te plait pas, car c’est ce que tu craignais. Le fait qu’elle puisse penser devoir partir de la ville, en prenant Liam avec elle. Tu t’apprêtes à répliquer, mais elle ne te donne pas l’occasion, elle reprend sa phrase rapidement. En quelques mots, elle arrive à te faire changer d’émotion. La volonté de répliquer n’est plus là, elle a laissé la place à autre chose. Dans un premier temps, tu es rassuré de savoir qu’elle ne veut pas partir comme une lâche, et que si elle pouvait, elle ferait en sorte que le lien que tu construis avec votre fils depuis plus d’un an ne cesse. Alors que le sujet ne s’y prête pas, tu laisses un sourire s’entrevoir sur tes lèvres, en entendant son compliment. Tu fais de ton mieux pour être le meilleur père pour Liam, et rattraper les trois années manquées, mais l’entendre de sa bouche est rassurant. Le doute n’est pas rare dans ta situation, tu as peur de mal faire, de manquer un détail qui serait pourtant évident pour la jeune femme qui est sa mère. Tu fais des erreurs aussi, comme elle doit en faire, mais le fait de ne pas avoir été là au début te rend encore plus coupable à tes yeux. Tu reconnais que c’est bête, que tu es trop sévère avec toi-même mais tu n’y peux rien. Là n’est pas le moment de faire ton procès, surtout quand tu entends ses derniers mots, avant de la voir s’éloigner et te tourner le dos. Ça ne lui ressemble tellement pas. Elle est si forte, et si fière d’ordinaire. Tu n’aimes pas voir cette facette de l’Irlandaise. Même si ça ne te déplait pas de voir de l’émotion chez elle, car ça voudrait dire qu’elle abaisse ses barrières, tu préférerais que cela arrive dans un autre contexte, pas à cause d’un potentiel danger certain. Un soupir quitte tes lèvres, tandis que tu t’avances de quelques pas pour combler la distance. Tu t’arrêtes derrière elle, et doucement, tu poses tes mains sur ses épaules. Holly… Simplement son prénom, à peine murmuré. Juste le temps à la préparer à ce que tu l’obliges doucement à se retourner vers toi, car ce que tu souhaites lui dire mérite d’être dit droit dans les yeux, et pas face à dos. Tu sais que la famille est importante à mes yeux, que mes amis sont presque placés au même niveau d’ailleurs. Il suffit que l’un d’eux appelle au milieu de la nuit pour que la question ne se pose pas, que je rapplique. Tu sais aussi que mon boulot compte beaucoup, que ça me tenait à coeur d’être avocat et que je rêve de monter les échelons, encore et toujours, comme si je ne pourrais jamais être satisfait. C’est vrai tout ça, je te l’accorde mais… il faut que tu saches une chose. À partir du moment où tu es revenue dans ma vie, que tu as toqué à cette porte ce fameux jour de décembre, tu as redistribué les cartes. Oui, tout ce que je t’ai énoncé est important pour moi mais… toi et Liam êtes encore plus important. Vous êtes ma famille. Tu es ma famille désormais. En prononçant ces derniers mots, tu fais quelque chose que tu n’avais pas prévu. L’une de tes mains s’approche de son visage, pour qu’à l’aide de deux doigts que tu places sous son menton, tu relèves légèrement son visage vers elle. Ça te laisse ainsi l’occasion de te pencher vers elle, et déposer un baiser sur ses lèvres. Il est chaste, délicat, avec une signification assez flou mais pour l’instant, tu es concentré sur ce que tu lui dis, trop pour chercher des explications. Alors tu n’as pas besoin de me demander de tout quitter pour vous suivre, si ça en venait à là. Je peux te le dire dès aujourd’hui que je viendrais avec vous. Je me moque de laisser derrière moi ma famille, de devoir repartir de zéro dans ma carrière professionnelle, car ça n’a plus aucune importance. Toi et Liam est ma priorité absolue. D’autant plus que je serai un bien mauvais père si je laissais mon fils et sa mère partir à l’inconnu, en restant les bras croisés, sans leur assurer une protection. N’est-ce pas ton rôle, celui de les protéger ? Et tu n’as pas besoin de me le dire, je le sais déjà. Oui, tu n’as pas besoin d’un homme pour te protéger, tu sais le faire toute seule, et je n’en doute pas. tu es une véritable guerrière, et c’est ce que j’aime chez toi. Dis-tu en laissant un sourire étirer tes lèvres.
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Holly C. O'Meara
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Mar 12 Mar - 23:28

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Tout cela était inévitable, il fallait que tu lui parles de cette rencontre avec Ivar et surtout de tes retrouvailles avec Aiden. Tu ne sais peut-être toujours pas ce que tu penses de tout cela Holly, de la présence de ton ancien meilleur ami en ville, mais une chose est sûre, tu ne peux pas laisser ta garde descendre trop rapidement. Il veut quelque chose, ça ne fait aucun doute, et malheureusement tu le connais suffisamment pour savoir qu’il ne te dira pas tout directement. Tu vois bien que ces révélations effraient Cameron, et peut-être que tu en es soulagée d’ailleurs. Tu as toi-même peur, et tu ne serais pas contre un peu de réconfort, mais l’avocat te prend au sérieux et c’est exactement ce que tu voulais. Il sait d’où tu viens, il l’a toujours su et tu sais qu’avec son métier, il a été confronté à des cas de mafieux. Mais tout cela, ce n’est sans doute resté que très théorique. Il n’a jamais mis les pieds au coeur d’un cartel, il ne sait pas ce que c’est et tu ne veux pas qu’il s’en mêle. Tu ne veux pas qu’il se mette inutilement en danger, parce que rien de bon n’en découlerait. Si tu pouvais, tu ferais en sorte de l’éloigner complètement d’ailleurs, de tout faire pour qu’il soit en sécurité, mais les choses sont bien différentes de lors de votre première rencontre. Vous avez un fils ensemble, ce qui veut dire que quoi qu’il arrive, vous serez toujours une part de la vie de l’autre. Où que vous soyez, vous serez toujours en contact, rien ne pourrait définitivement mettre un terme à ce lien. Rien, sauf un incident dramatique. Tu peux voir dans les yeux de Cameron que parler d’Aiden ne lui plaît pas. Tu peux le comprendre, facilement. Si tu n’as pas aimé savoir qu’une femme se rapprochait de lui, et de votre fils à une époque, tu te doutes que ça ne doit pas être agréable de savoir que quelqu’un d’autre avant un rôle paternel avant lui. Mais tu souhaites clarifier la situation, à aucun moment tu ne laisseras Aiden s’approcher de Liam, une phrase qui laisse l’avocat perplexe. Tu sais qu’il marque un point, il serait facile de t’attirer dans un piège, mais maintenant que tu sais à quoi ressemble le danger, tu sais aussi à quoi t’attendre. « Je le connais. Je sais de quoi il est capable, je connais ses techniques et je peux m’y préparer. » Toi, oui, Cameron, peut-être pas autant. Dans cette situation précise, cela aide de connaître Aiden mieux que tu te connais toi-même, mais tu n’as pas le temps pour donner ce genre de détails à Cameron. Il faut des années pour connaître quelqu’un, pour savoir repérer les signes, et encore d’autres années pour apprendre les règles par lesquelles vivent les mafieux. Tu t’approches de Cameron, mais tu t’arrêtes avant de pouvoir le toucher. Lui commence à marcher, posant finalement une question que tu avais peur d’aborder. Pourtant, c’est bien dans la réponse que réside ton plan. Tu n’as pas le choix, partir est ta seule porte de sortie. Calmement, tu lui expliques Holly, tu dis à Cameron pourquoi est ce que c’est la seule option. Il faut qu’il connaisse toutes les raisons, qu’il ait toutes les cartes en main pour comprendre, parce que dans le cas contraire, tu doutes qu’il te laisse partir sans se battre. Au cours de l’année qui s’est écoulée, Liam est devenu son fils autant qu’il est le tien, et tu ne veux pas qu’il pense que tu ne vois pas cela. C’est pour cela que tu continues de parler, sans lui laisser le temps de riposter. Si tu avais le choix, évidemment que tu voudrais qu’il vienne avec vous. Si tu avais le choix, rien ne changerait d’ailleurs. Mais demander une telle chose serait égoïste, irresponsable. Liam est plongé dans ce monde là à cause de toi, de ta famille. Il a l’Irlande dans le sang et jamais il ne pourra s’en défaire totalement. Mais Cameron, il n’a pas d’obligation d’être lié à tout cela. Lui pourrait continuer sa vie sans aucun danger, sans aucun changement si ce n’est de retrouver l'entièreté de son appartement et de son emploi du temps. Dire tout cela, penser à tout cela, c’est trop pour toi Holly. Tu n’as pas envie de te battre avec Cameron et surtout tu ne veux pas que les choses changent. Tu sens tes yeux s’humidifier et tu tournes le dos à l’homme, refusant qu’il te vois dans cet état. Ce n’est pas ton genre de pleurer Holly, tu es forte et tu veux le rester, mais ces derniers jours ont été bien trop forts en émotions pour que tu puisses te contenir devant Cameron. Un silence s’empare de la pièce pendant quelques secondes, avant que tu ne le sentes s’approcher de toi dans ton dos. Il pose ses mains sur tes épaules, prononcent ton nom et tu lèves les yeux au ciel pour stopper les larmes. Lorsqu’il te force doucement à te tourner pour lui faire face, tu lèves une de tes mains vers ton visage, pour essuyer tes yeux, éviter que les larmes ne coulent sur tes joues. Il te parle, tu l’écoutes sans ne rien dire. Il valide tout ce que tu as dit précédemment, sa famille est incroyablement importante à ses yeux, tout comme ses amis qu’il voit très régulièrement. Il ferait absolument tout pour son boulot, pour s’assurer d’être à la première place, c’est aussi une chose qu’il admet. Tout cela prouve ce que tu viens de dire, que ça ne serait pas juste de lui demander de quitter tout cela. Cependant, il continue, il te parle de ce jour où tu es arrivée chez lui sans avertissement avec Liam dans les bras, et tu ne t’attendais pas à de telle révélations. Tu respires un peu plus facilement en entendant cela, mais lorsqu’il pose ses doigts sous ton menton, qu’il s’approche de toi, ta respiration se coupe. Ca fait longtemps que vous ne vous êtes pas embrassés, des mois en vérité. La sensation de ses lèvres sur les tiennes est toujours agréable, peut-être encore plus dans un moment comme celui-ci, où tu as réellement besoin de réconfort. Ca ne dure pas longtemps cependant, ce baiser, aussi doux soit-il, prend fin avant que tu n’aies pu réellement le savourer, pour que Cameron reprenne la parole. Tu n’oses croire les mots qu’il prononce, cette promesse de partir avec vous si les choses en arrivaient là. Tout cela semble trop beau pour être vrai, et pourtant tu bois ses paroles, t’y accrochant mentalement. Tu ne peux pas lutter contre le sourire qui veut prendre possession de tes lèvres Holly, pas quand il utilise le mot de guerrière pour te définir. C’est peut-être idiot, mais tu aimes le fait qu’il te voit ainsi, et qu’il n’en ait pas peur. Nombre d’hommes se sentiraient sans doute menacés par ton besoin d’indépendance, ton besoin de prouver que tu peux t’en sortir seule. Mais avec Cameron, c’est une chose que tu n’as pas besoin de crier haut et fort, il le sait, il l’a toujours su. Il faudrait sans doute que tu trouves des mots, pour exprimer ces choses qu’il te fait ressentir en cet instant, mais tu n’en as pas. Il est pourtant rare que tu restes muette, tu es connue pour toujours avoir quelque chose à dire, quelque soit le sujet, mais cette fois les mots ne sont pas suffisamment fort pour t’exprimer. Non, à la place tu te hausses sur la pointe des pieds, passant tes bras autour du cou de Cameron. Tu as besoin de cette proximité, besoin de lui faire comprendre ta gratitude par cette étreinte. « Merci. » Ce n’est qu’un souffle près de son oreille, tu vas même jusqu’à fermer les yeux pour te sentir un peu plus proche de lui. Au fond tu devrais sans doute dire quelque chose, tu devrais lui dire qu’il ne peut pas mettre de côté sa famille ainsi, sa soeur, ses parents. Tu devrais lui dire que tu n’en vaux pas la peine, qu’il a le droit de garder sa vie. Tu devrais, mais tu préfères être égoïste Holly. C’est bien plus simple de se dire que tu n’es pas seule là-dedans, qu’il est là pour te soutenir dès que tu flanchis. Et de toute façon, si tu n’en vaux pas forcément la peine, Liam le vaut totalement, sur ce point tu sais que vous êtes d’accord. Pendant peut-être près d’une minute, tu reste proche de lui, ton visage dans son cou, en silence, enregistrant tout ce qu’il t’a dit. Puis, lentement, tu te recules, suffisamment pour pouvoir le regarder droit dans les yeux. Tu hésites, quelques secondes, avant de l’embrasser à ton tour. Cette fois encore, c’est quelque chose de doux, c’est un remerciement. Il n’est pas question de sentiments, de relations ou de quoi que ce soit du genre, vous n’en êtes plus là, mais c’est peut-être une promesse que vous êtes là-dedans tous les deux. « Tu es ma famille aussi Cam, notre famille. Et je ne sais pas quoi dire, je… On aura un plan, il faut qu’on mette quelque chose sur pied. Mais si au dernier moment tu ne veux pas venir, je n’en tiendrai pas rigueur, d’accord ? Ca ne changera rien au fait que tu es un bon père. » Après tout, tu as signé le contrat de donner ta vie pour ton enfant il y a plus de quatre ans. Cameron n’a rien demandé. Il a montré qu’il avait envie d’être père, qu’il en était amplement capable, mais sacrifier sa vie pour son enfant est autre chose. Tu te détaches totalement de lui, regagnant la chaise sur laquelle tu t’étais assise un peu plus tôt. Distraitement, tu mets la main dans une des boîtes de nourriture pour en sortir un feuilleté que tu grignottes tout en réfléchissant. Tu doutes que l’avocat critique tes manières de table maintenant. « Il ne faut plus aucun secret entre nous. Rien qui puisse compromettre tout ça en tout cas. Et que l’on soit clair, tu m’as interdit qu’Aiden voit Liam, mais ça compte aussi pour toi. Ne le cherche pas, c’est compris ? Sérieusement, n’essaies pas de le trouver, de le voir ou quoi que ce soit. S’il te plaît. » La dernière chose dont tu as besoin est bien que Cameron se retrouve blessé. Avec un demi sourire, tu lui fais signe de venir s’asseoir également. Tu commences à retrouver tes esprits Holly, à te rendre compte que tu as été pathétique de te retrouver aussi émotionnelle. Ca ne te ressemble pas et tu ne veux pas que ça devienne une habitude, même si Cameron sait parfaitement comment te remettre sur pieds. « Est ce que… tu as des questions ? » Tu ne sais plus vraiment dans quelle direction aller à présent. Il y a sans doute encore bien des choses à dire, bien des choses à faire, mais ton estomac commence à te faire comprendre qu’il est en manque de quelque chose, et ta tête semble vouloir s’arrêter quelques secondes sur ces baisers échangés.

EXORDIUM.


† Please have mercy on me, take it easy on my heart. Even though you don't mean to hurt me, you keep tearing me apart. Would you please have mercy, mercy on my heart ?
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Cameron M. Stevens
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Jeu 28 Mar - 14:19
Cameron & Holly
Elle est forte Holly, une femme comme tu n’en as jamais vu dans ton existence, mais parfois, elle arrive à montrer une sensibilité enfouie en elle, comme à cet instant. Ce n’est pas déplaisant, tout homme aime voir une dose de fragilité chez une femme pour faire ressortir un côté chevaleresque. Même si c’est bon d’avoir face à soi une femme courageuse et obstinée, la douceur est aussi bonne à prendre. Le seul point négatif à ce tableau rare, c’est que tout ceci est le résultat d’une dangereuse situation. Le passé de l’Irlandaise a fait surface dans la douce ville de New-York. Un démon de son passé a surgit des ombres pour venir la hanter, pour insuffler des cauchemars dans ses nuits déjà courtes. Tu ne doutes pas qu’ils viennent hanter les tiennes d’ici un jour ou deux, maintenant que tu connais la vérité, mais tu n’en diras rien, même si cela se produit. Les inquiétudes font parties de ton quotidien déjà, pour tout et n’importe quoi. Tu préfères te dire qu’une de plus ou une en moins ne changeront rien. Pour l’instant, tu ne souhaites pas te focaliser sur des perspectives, sur des scénarios possibles pour l’avenir, mais sur le moment présent. La jolie brune est mille fois plus importante qu’un plan de bataille pour contrer cette attaque sournoise de son père. Elle s’éloigne, l’émotion qui teinte sa voix est déchirante. Tu ne peux la laisser s’éloigner sans rien faire, en restant bêtement les bras béant le long de ton corps. La distance s’efface, tu l’approches avec douceur pour ne pas l’effrayer. Holly, on peut lui donner la comparaison d’un animal sauvage. Il faut savoir l’apprivoiser pour l’approcher sans crainte. Même si les années à vous connaître sont nombreuses, tu n’as pas la prétention de dire qu’elle t’est acquise. Au contraire, tu t’estimes toujours en période de mise à l’essai, aussi bien dans sa vie que dans le rôle de père qu’elle t’a confié en venant toquer à ta porte avec votre enfant. Tes gestes sont prudent pour ne pas la brusquer. Tu tentes un contact, par tes mains qui se posent sur ses épaules, et seulement quand tu juges qu’elle ne te repousse pas, tu l’incites à se tourner vers toi. Tu veux lui dire des choses, mais tu préfères le faire droit dans les yeux, au lieu de t’adresser à sa chevelure. Par les mots que tu prononces, tu confirmes ses dires. Elle te connaît bien la jeune femme, comme si elle avait été dans ta vie depuis une dizaine d’années sans interruption. Le sens de la famille est important. Tes amis le sont tout autant que ta propre sœur. Et ton travail est presque une raison de vivre. Or, quand elle est entrée dans ta vie, Holly s’est emparée des cartes qui composent le jeu, les a mélangé, et a redistribué les cartes. Désormais, l’importance que tu apportes à toutes ces choses sont moindres, comparé à elle et Liam. En quelques mois, ils ont acquis la première place, sans regret. Entre deux paroles, tu as un geste longtemps oublié envers elle. Tu déposes un baiser sur ses lèvres, avec la plus grande douceur. Point de déclaration d’amour dans la suite de tes mots, c’est seulement un geste pour renforcer le fait que tu sois là pour elle, pas uniquement comme un père pour Liam, mais aussi comme un ami, un confident si elle a besoin, ou simplement une oreille. Tu peux avoir le rôle qu’elle souhaite te donner. Si dans ta vie professionnelle tu contrôles le jeu, quand il est question de la jolie brune, c’est elle le maître du jeu. Elle te surprend par son silence, mais aussi par cette étreinte qu’elle te donne. Un sourire apparaît sur tes lèvres quand elle murmure un merci à ton oreille, tandis que tu la captures contre toi en l’entourant de tes bras. Tu n’as pas besoin de me remercier. Juste un murmure. Tu ne fais pas ça pour la rassurer, ou pour te faire bien voir à ses yeux. C’est le fond de ta pensée, ce que tu ressens au plus profond de toi. Tes parents, ton frère ou même ta petite sœur sont important, et ça ne va pas changer de si tôt, mais c’est désormais Holly et Liam qui représentent ta famille. Elle n’est pas parfaite, elle est même brisée en quelque sorte car vous n’êtes même pas un couple, mais l’équilibre tient. Au bout d’un laps de temps incalculable, elle relâche son étreinte, et recule. Mais avant de rompre définitivement le contact, elle pose à son tour ses lèvres sur les tiennes. Tu n’y vois aucune ambiguïté, les choses sont claires, seulement une réponse à ton geste. Je ne changerais pas d’avis Holly. Plutôt mourir que de vous avoir loin de moi, sans nouvelles, et dans une inquiétude permanente. C’est un peu fort, mais ça représente bien ce que tu ressens. Avant que la jeune femme ne vienne tout chambouler à ta vie, celle-ci te convenait parfaitement. Tu n’avais rien à changer, à part cette quête constante de la réussite dans ta carrière, mais à présent, si tu devais imaginer ton quotidien sans la présence de la O’Meara, sans les rires de ton fils… ce serait d’un ennui mortel, ce serait aussi fade qu’une toile de maître sans couleurs. Elle s’installe à table, et commence à manger l’un des mets que tu as acheté avant de rentrer. Tu devrais faire la même chose, mais elle reprend la parole. Elle ne veut plus de secret entre elle et toi, ce que tu approuves par un hochement de tête distrait, mais quand elle t’interdit d’aller à la rencontre d’Aiden, tu peux difficilement réprimer une grimace, accompagnée d’un grognement. Dommage, tu aurais bien aimé voir à quoi il ressemble, histoire de tâter le terrain, savoir à quoi t’attendre. Si ça avait été quelqu’un d’autre, j’aurai fait la sourde oreille, mais comme je pense que tu peux être plus dangereuse qu’une dizaine d’hommes, je vais sagement rester à ma place. Tu lui adresses un sourire forcé, lourdement accentué pour lui faire comprendre que sans ses mots, tu aurais fait le contraire de ce qu’elle a demandé. Tu as donné ton accord maintenant, et comme tu es un homme de parole - ce qui est appréciable pour un homme de loi - tu ne vas pas revenir là dessus. Tu la rejoins à la table de la cuisine, t’installant sur l’une des chaises. Tu saisis une première paire de baguettes, que tu casses en deux avant de la tendre à la jeune femme, puis renouvelle l’expérience avec une seconde. J’en aurais sûrement, d’ici quelques heures ou dans le weekend, une fois que toutes les informations auront été analysées. Pour l’instant, c’est un peu l'embouteillage là-haut. dis-tu en désignant ta tête à l’aide d’une des baguettes. Il y a probablement des dizaines de questions à lui poser, des détails à mettre en lumière mais actuellement, c’est trop confus pour formuler quelque chose de compréhensible. D’autant que la matinée a été longue, que tu commences à avoir sérieusement faim. C’est pour ça que tu saisis l’une des boîtes en cartons, l’une de celles qui contient une portion de nouilles. Quand elle t’a contacté la veille, tu ne t’imaginais pas avoir une telle conversation. En fait, tu ne savais pas à quoi t’attendre, Holly est si imprévisible, mais une chose est sûre, tu n’aurais pas été dans cette direction-ci. Maintenant que je sais ça, cette situation est deux fois pire. Te savoir seule quand Liam est ici, ou juste avec lui les autres semaines. Je sais que tu sais te défendre Holly, mais c’est pas une bête porte d’entrée qui pourra retenir quelqu’un, voir plusieurs personnes. Non, tu ne vas pas lui demander de revenir vivre ici, car tu sais à l’avance qu’elle va refuser, et sortir un bon nombre d’arguments pour te prouver qu’elle a raison, et tu ne veux pas entendre un refus, or tu serais plus rassurée de la savoir ailleurs que dans son appartement actuel. Que ce soit ici, ou chez quelqu’un d’autre.
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Holly C. O'Meara
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Sam 6 Avr - 16:40

Happiness can be found even in the darkest of times


Ca fait bien longtemps que Cameron et toi ne vous étiez pas embrassés, plusieurs mois en réalité. Tu sais que cette fois ça ne veut pas dire grand chose, ce n’est pas comme ce premier baiser que vous aviez échangé dans la chambre de Liam peu après votre arrivée dans cet appartement. Pourtant, il te touche Holly, parce qu’avec ce simple geste, Cameron te montre qu’il est sérieux dans ses paroles. Il veut être là pour toi, pour Liam, qu’importe les obstacles qui pourraient se dresser contre vous dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Tu sais qu’il y en aura, tu n’es pas assez dupe pour croire que vous pourrez continuer à vivre votre vie sans le moindre soucis. Vous n’êtes plus en sécurité à présent, mais l’avocat le comprend et c’est une chose qui te rassure énormément. Tu ne peux pas lutter contre ce besoin de le prendre dans tes bras, c’est ta manière de le remercier, de lui faire comprendre à quel point il a réussi à te soulager avec quelques mots. Tu as eu peur Holly, réellement, parce que tu te voyais déjà repartir dans une dispute égale à celle que vous avez eu des mois plus tôt lorsque tu as voulu quitter son logement. Tu as eu peur qu’il veuille te prendre ton fils, qu’il te dise de partir seule pour éloigner le danger de Liam. Mais non. Cameron est là, il passe ses bras autour de toi et tu fermes les yeux quelques secondes, appréciant les mots qu’il murmure à ton oreille. Cela fait plus d’un que tu es revenue dans sa vie sans prévenir, et au fil des mois tu as appris à lui redonner ta confiance. Ce n’est pas une chose facile à faire pour toi, mais l’échange que vous venez d’avoir te montre que tu peux avoir totalement confiance en lui. Tu restes dans ses bras plusieurs minutes, avant de finalement te reculer doucement. Tu ne mets pas beaucoup de distance entre vous puisque cette fois, c’est à toi de l’embrasser. Pas de passion, pas de message caché, simplement une tendresse nouvelle, un soutien mutuel. Tu ne veux pas essayer d’y voir quelque chose, tu n’as pas la force de poser des questions pour savoir pourquoi vous avez ressenti ces besoins de vous embrasser de la sorte. Depuis que tu as revu Aiden, ton esprit est beaucoup trop sens dessus dessous pour que tu réfléchisses à ce genre de choses de toute façon. Tu veux simplement lui montrer ce que tu ressens en cet instant, de la gratitude. Mais alors que tu t’éloignes réellement de lui cette fois, tu lui rappelles qu’il n’est pas obligé d’aller jusqu’au bout. Si au dernier moment il change d’avis, tu ne lui en tiendras pas rigueur. Les mots qu’il utilise pour te répondre sont forts, peut-être trop, mais ils résonnent en toi. Finalement vous en êtes au même point, prêt à mourir pour votre enfant. « Je comprends. » Oui, tu sais parfaitement de quoi il parle Holly, puisqu’il exprime des choses que tu ressens depuis la naissance de Liam. Il lui aura fallu plus de temps pour développer de tels instincts, mais c’est naturel pour quelqu’un qui n’a appris que trois ans après l’existence de son enfant. Tu t'assoies à la table, piochant dans une des boîtes, directement avec ta main, pour manger quelque chose. Tu avais besoin de te libérer de toute cette pression que tu gardais depuis des jours, mais c’est tout de même pour manger que vous vous êtes rejoints ici. Cameron reste encore debout, alors tu en profites pour dire une nouvelle chose. S’il t’a interdit d’organiser une rencontre entre Aiden et Liam, c’est à ton tour de poser tes conditions. Tu refuses qu’il aille trouver ton ancien meilleur ami. Cameron en serait capable, tu le connais suffisamment bien pour savoir qu’il aimerait savoir à qui il a affaire, mais ça ne serait pas une bonne idée. Tes mots ne lui plaisent pas, il grogne de mécontentement, mais finalement il accepte tes termes. Il force un sourire mais toi, tu arrives à rire un peu à ses mots. Il a raison, après tout Aiden et toi avez eu un peu la même éducation, à la différence que tu étais une fille et que tu ne pouvais pas faire tout ce qu’il avait le droit de faire. Mais tu peux être dangereuse, et ça l’avocat le sait parfaitement. « Je sais que c’est frustrant de ne pas savoir, mais c’est mieux comme ça, crois-moi. Il… je ne suis pas sûre qu’il serait très accueillant avec toi. » Et pour cause, une des seules choses que l’irlandais sait à propos de Cameron, c’est qu’il t’a mise enceinte et a refusé de prendre de tes nouvelles dans les semaines qui ont suivi votre séparation. Il t’avait même proposé de le retrouver pour toi, ce à quoi tu avais dit non. Si Cameron ne voulait plus de toi, tu préférais tourner la page également. A son tour, il s’installe autour de la table, et tu lui adresses un sourire lorsqu’il te tend une paire de baguettes. Tu veux savoir s’il a d’autres questions, s’il y a des choses qu’il veut savoir. Si cela doit fonctionner, si vous devez avoir confiance l’un dans l’autre, alors il doit se sentir capable de te poser toutes les questions qu’il souhaite. Tu comprends sa réponses, on a souvent des milliers de questions mais lorsqu’on nous demande si on en a, aucune ne semble vouloir se formuler réellement. Tu tends ta main libre au dessus de la table, posant le bout de tes doigts sur sa joue, un sourire doux aux lèvres. « Prends ton temps, et tu peux me le poser quand tu veux, je répondrai. » Oui, tu es prête à donner les réponses qu’il demande Holly, et ce même si la question de base ne te plaît pas. Tu sais qu’il va falloir que tu replonges dans ton passé, que tu lui dévoiles certaines choses que tu ne voulais pas lui dire auparavant. Cameron a toujours su d’où tu venais, c’est pour cela qu’il t’a abordé d’ailleurs, mais tu n’es jamais entrée trop dans les détails par rapport à ta famille. Il commence à manger réellement et tu fais de même, vidant un peu de chaque boîtes dans l’assiette face à toi. Tu relèves la tête vers lui en entendant ses mots et un sourire passe sur tes lèvres. « Oui, je sais me défendre. Je ne laisserai rien arriver à Liam, tu peux en être sûr. Et les semaines où il n’est pas avec moi, je travaille toute la nuit de toute façon, et je doute que ce soit au milieu de l’après-midi que quelqu’un se décide à enfoncer ma porte… » Pourtant ce serait sans doute une meilleure idée. On se dit toujours que les mauvais coups se passent la nuit, lorsqu’il fait sombre et que l’obscurité rend les choses effrayantes. Mais le soir, tout le monde est chez soi, à l’affût du moindre bruit. Tes voisins travaillent pendant la journée et ainsi, si quelqu’un venait frapper à ta porte, personne ne t’entendrait crier. Mais cette pensée, tu la chasses rapidement de ton esprit. « Quand j’ai déménagé la seconde fois, j’ai fait en sorte que le bail ne soit pas à mon nom. Ivar m’a aidé, et normalement on aura un peu moins de mal à me trouver. Enfin ils peuvent toujours essayer de me suivre… mais s’ils essaient, je me défendrai. Ne t’inquiète pas pour moi, tu as déjà suffisamment à faire, j’en suis sûre. » Cameron est un homme occupé, il travaille beaucoup et tu ne doute pas qu’entre son emploi et sa vie privée, il a énormément de choses en tête. Tu viens de lui en rajouter un bon nombre, mais il n’a pas besoin en plus de tout cela de s’inquiéter pour ta petite personne. « Tu… tu comptais travailler cette après-midi ? » Il t’a dit hier qu’il passerait l’après-midi dans son appartement, mais tu veux savoir s’il a des choses de prévues ou non. S’il voulait profiter de son temps pour traiter des dossiers juridiques, tu lui laisseras le champ libre, après tout tu as déjà pu vider ton sac.

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