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Sorry not sorry - Mercy

GOOD MORNING AMERICA :: New York City
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Quinn-Rose Walsh
Q-R
J'ai posté : 14669 messages et j'ai : 1196 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Nicola Peltz ♥ et pour finir je crédite : Avatar par Saaya profil & signature par moi-même

Jeu 21 Fév 2019 - 17:39
Sorry not sorry
Mercy & Quinn-Rose


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Tu ressens cette euphorie incommensurable te prendre par les tripes. Tu la ressens dans chaque fibre de ta peau, escaladant jusqu’à ton cerveau pour se propager dans ton palpitant. Tu es à ton cinquième verre ou peut-être le septième ? Tu ne t’en rappelles plus et franchement c’est le dernier de tes soucis. Là, ce qui compte c’est ton envie de dévaliser le bar, voire même de monter sur le comptoir pour te déhancher. Ton rire ? Il ne s’arrête plus. A chaque petite blague racontée par tes amis, tu te mets à ricaner quand bien même, elle n’est pas si amusante. C’est juste que le taux d’alcool courant dans tes veines te fait voir monts et merveilles et faut dire que tu as besoin de te retrouver dans cet état. Les dernières semaines n’étaient pas si faciles pour toi, Quinn-Rose. Entre le mal du pays et tes études qui te prennent beaucoup de ton temps, tu n’as pas été vraiment gâtée. Tu es ce genre de fille qui a besoin de décompresser, de se reconnecter avec les petits plaisirs de la vie. Sortir, sociabiliser, communiquer en font définitivement partie. Tu n’es pas une grande solitaire au contraire, l’isolement t’a toujours fait peur. Parce que dans ces moments là, tu te rappelles la condition dans laquelle tu te retrouves. Dans ces moments, ta paranoïa se manifeste aussi, te poussant à te poser des questions ; vont-ils te retrouver, les membres de ta famille ? Ton père finira-t-il un jour par fracasser la porte de ton petit appartement pour venir te ramener de force en Irlande ? Serais-tu un jour sincèrement heureuse ? Alors oui, tu préfères et de loin, être entourée par tes potes de beuverie histoire de ne pas être proie à une forte dose d’angoisse. Un autre verre arrive et directement, tu le ramènes à tes lippes. Tu es en week end, tu ne travailles pas ce soir là donc tu profites. Tu profites un peu trop. Tes pommettes se teintent de rose, tes émeraudes sont dilatées, tu es bel et bien ivre mais tu ne comptes pas d’arrêter. Il est encore tôt, minuit n’est pas encore passé. Oh regardez ! Des fléchettes ! Je veux bien tenter ! Tu te redresses soudainement, manquant de faire tomber le tabouret et t’écrouler à même le sol. Tu te rattrapes de justesse. Oups, il te faut un peu d’eau pour modérer tant soit peu ton état. Tu t’exécutes, trempant tes lèvres dans le contenu du verre et alors que tu le reposes sur le comptoir, tu tournes la tête à droite. Tu ne rêves pas n’est-ce pas ? Il s’agit bien d’elle. Tu plisses tout de même des yeux pour en être certaine et l’information monte dans ton cerveau pour se faire analyser. Elle est ton ex. Celle qui t’avait rejetée. La seule, l’unique, l’emmerdeuse de première. Je reviens. Lances-tu à tes amis trop occupés à rire pour une énième connerie. Toi, tu te diriges vers la brune, les mâchoires plus au moins serrées. Tu n’es pas énervée. Les breuvages de ce soir t’empêchent de ressentir de l’amertume ou de la rancune. Tu veux juste la saluer et pourquoi pas l’emmerder un peu. Donnant donnant non ? Et bah je m’attendais pas à te voir ce soir ! Tu es surprise d’avoir pu aligner toute une phrase sans manger des syllabes ou écorcher des mots. Ta langue est lourde tout comme tes lèvres mais peu importe. Tu l’as voulu après tout. Une main sur tes hanches, la tête relevée comme à ton habitude, tu arques un sourcil. Quoi tu me reconnais pas ? C’est vrai que j’ai changé la couleur de mes cheveux mais quand même. L’alcool est traître. Il te rend bavarde aussi. Il te fait voir des choses qui n’existent pas sinon, t’aurais sûrement capté qu’en réalité, il ne s’agit pas de ton ex mais d’une jeune femme lambda que tu as pris pour cible ce soir.


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Mercy L. Fitzbaum
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Ven 22 Fév 2019 - 21:58
Qu'est-elle venue faire dans ce bar du Queens, telle est la question que Mercy ne cesse de se poser. Assise autour de la table de six personnes, dans le coin à droite, à la place de la personne conviée par politesse, elle tourne et retourne le verre de bière vidé depuis longtemps. Comment admettre qu'elle n'a pas le budget pour lancer une nouvelle tournée. Le réconfort de l'alcool a toujours été amer, à présent il ne reste plus que des vestiges de mousse blanche sur le verre embué.

Sa soeur cadette et le compagnon de celle-ci se sont fiancés le jour-même, événement qui a rassemblé les deux soeurs, le compagnon de la plus jeune et trois de leurs amis. Mercy les observe sans vraiment les voir, entend leur conversation et leurs rires sans y prendre part. Elle n'a jamais été friande des ambiances festives, se sentant toujours hors de la fête, décalée, jamais intégrée à cet univers de beuverie et de vacarme.

Le bar est plein, la musique sourd des hauts-parleurs, un Sweet Dreams lancé à plein volume, au point que la chanson en est presque méconnaissable. Mercy songe à l'appartement qu'il va falloir rallier à Brooklyn, le trajet pénible dans les heures tardives, le temps que sa soeur et ses amis se décident à partir - ils seront certainement invités à prendre un dernier verre. Elle songe à cet appartement qu'il lui faudra très probablement quitter dans les temps à venir. Sa soeur et son compagnon n'auront qu'une envie, être chez eux : Mercy ne peut guère les blâmer. La cadette lui a souvent assuré qu'elle pouvait prendre son temps, qu'elle pourrait rester à Brooklyn jusqu'à ce qu'elle trouve un nouveau logement, néanmoins Mercy sait que l'horloge tourne.

Alors qu'elle est plongée dans ses songes, épuisée par une journée de travail et par les préoccupations constantes des dix dollars à aligner, Mercy sursaute en entendant une voix l'interpeller. En se retournant, elle se retrouve face à une jeune femme aux cheveux blonds, laquelle s'est postée à ses côtés dans la posture de celle qui vient chercher son dû. En l'entendant prononcer la phrase selon laquelle elle ne s'attendait pas à voir Mercy au Real KTV, et à cause de la lumière basse du bar, cette dernière sent pendant une seconde tout son sang couler vers ses pieds, une terreur brute s'emparer d'elle. Ohmondieu, pense-t-elle, m'a-t-elle donc retrouvée dans ce bar, ce soir, précisément ?

Un rapide examen de la personne face à elle calme la panique du premier instant. Non, cette femme blonde n'est pas celle qu'elle aurait pu être - elle est bien plus jeune. Malgré un effort de mémoire, Mercy ne parvient pas à la situer, son léger taux d'alcoolémie et l'atmosphère enfumée du bar ne lui facilitant pas la tâche. Elle a un doute quand la jeune femme parle de la couleur de ses cheveux - mais quand bien même, sa voix, ses yeux, son attitude, rien n'éveille le souvenir chez Mercy.

"Vous devez vous tromper" finit-elle par dire, avec prudence. Elle remarque alors que l'un des amis de sa soeur reluque intensément la jeune femme blonde, ce qui a le don de l'agacer prodigieusement. Le jeune homme, qui porte des lunettes assez rondes et arbore une tignasse rousse assez remarquable ne quitte pas l'inconnue des yeux. Voici le signal qu'attendait Mercy : elle n'a plus rien à faire en ce lieu, si tant est qu'elle ait jamais eu une bonne raison de s'y rendre. Fêter le bonheur de sa cadette aurait été bien plus plaisant entre elles deux, dans un restaurant calme.

Elle se lève, cherche la monnaie pour son verre, la dépose à côté de ce dernier, puis se penche vers sa soeur : "Je pars maintenant. Je travaille tôt demain. Mais profite bien, c'est ta soirée après tout". La cadette ne la retient pas, lui sourit et lui adresse un signe de la main. Au moment où Mercy veut s'éloigner, son regard croise celui de la mystérieuse femme blonde qui aurait pu être quelqu'un d'autre.

"Ecoutez, je ne suis pas celle que vous cherchez" lui dit Mercy, sans savoir pourquoi elle-même. Elle rassemble manteau et vieux sac en cuir, porte ce dernier en bandoulière et s'apprête à partir. Avait-elle vraiment envie de se confronter à ce lointain passé douloureux, certainement pas.
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Quinn-Rose Walsh
Q-R
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Lun 25 Fév 2019 - 17:08
Sorry not sorry
Mercy & Quinn-Rose


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Un spectre du passé. C’est ce que tu te dis quand tes prunelles émeraudes se posent sur la silhouette d’une brune. Tu ne rêves pas Quinn-Rose, il s’agit de ton ex. Certes, les lumières tamisées des lieux, le peu d’éclairage ainsi que la carence de sobriété ne t’aident pas à mieux vérifier. Mais tu es certaine de ne pas te tromper. Comment le pourrais-tu sincèrement ? Au fond, c’est surtout ta fierté qui te fait voir des choses irréelles. Elles se ressemblent, probablement beaucoup. Mais il ne s’agit pas de la même personne, une idée que tu chasses de ton esprit. Une idée qui se fait remplacer par une autre ; l’envie de lui coller aux basques comme tu sais si bien le faire. Dans ton état naturel, tu es une emmerdeuse de première classe. Quand on ajoute de l’alcool dans tes veines, ton caractère devient un brin plus insupportable. Pas de bol, elle est tombée sur toi ce soir et tu ne comptes pas lâcher l’affaire aussi rapidement. Tu ne te montres pas très polie non plus. Tu ne salues pas les protagonistes autour de sa table. Tu ne les calcules pas, tu ne les regardes pas. Ton intérêt est porté vers la jeune brune et personne d’autre. Alors oui, tu ne remarques pas le regard un brin trop insistant d’un de ses amis. Tu es plutôt irritée de recevoir une réponse négative de sa part, au lieu de t’affronter comme il se doit. Je n’en suis pas certaine. Réponds-tu, d’une voix basse et presque inaudible. Tu t’es trompée ? Non, tu ne le crois pas. Tu penses plutôt à une énième mascarade orchestrée par son esprit malsain afin de t’éloigner. Elle ne réussira pas son coup, pas ce soir en tout cas. Elle répète la même chose, te poussant à arquer un sourcil. Tu la suis du regard alors qu’elle s’éloigne. Veux-tu réellement la laisser filer comme ça, sans payer ses dettes ? Non, visiblement elle ne te connait pas si bien finalement. Tu t’apprêtes à la rejoindre, à la ramener de force dans le bar mais une main sur ton poignet, met en suspens tes plans. Viens nous rejoindre, je t’offre un …   Je suis pas intéressée Ron. C’est la seule impression qu’il te donne ; poils de carotte voulant se donner un look moderne mais qui échoue lamentablement. Tu te libères de son emprise rapidement et tu te mets à suivre la jeune femme afin de te mettre devant elle. Tu lui bloques l’accès, t’interposant entre la sortie et sa personne. Il est encore tôt, je te paye un verre. Insister ne t’apportera rien de positif, tu en es consciente. Tu préfères ainsi entrer dans son jeu. Faire comme si tu t’es réellement trompée sur son identité. Au fond, tu ne lâches pas l’affaire Quinn-Rose, oh non pas du tout. Tu lui montres, de par tes expressions, ta volonté à ne pas la laisser partir. Tu fais même un geste vers le comptoir, un coin plus discret, moins bondé où la musique est loin d’être stridente. Allez, accepte. Promis je mords pas. Pourtant le sourire que tu affiches montre le contraire. Tu mords et pas doucement non plus. Tu as une idée derrière la tête et quand c’est le cas, tu te montres extrêmement têtue et bornée. Tu es consciente d’ailleurs de pouvoir la suivre à l’extérieur si elle refuse ton offre ô combien gentille. Tu peux te montrer pénible si cela te rend service et maintenant que tu l’as sous les yeux après des mois d’absence, tu ne comptes pas cracher sur cette opportunité rêvée.


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Mercy L. Fitzbaum
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Lun 25 Fév 2019 - 21:26
Ce qui heurte Mercy, ce qui la bouleverse et lui serre la gorge est l’infime once d’espoir qu’elle a ressentie lorsqu’elle s’est vue abordée par la jeune femme blonde. Malgré la dureté de l’histoire vécue, malgré le temps passé depuis qu’elles ont cessé de se fréquenter, Mercy a bel et bien désiré qu’il s’agisse d’elle. Ne pourra-t-elle donc jamais tourner la page de cette triste relation.

Elle voudrait simplement partir, quitter ce bar bruyant et enfumé, ainsi que le regard des personnes qu’elle a quittées et qu’elle sent dans son dos. Mais la femme aux cheveux blonds est déterminée à la suivre, à l’obliger à rester dans cet endroit qui a toutes les caractéristiques d’un enfer – clos, brumeux, avec des conversations hurlées et de l’alcool coulant sans interruption.


Mercy a déjà connu des hommes insistants, bien entendu, quelle femme n’y a jamais eu droit. Elle se souvient des soirées où elle accompagnait son ex-compagnon, encore étudiant, et où certains de ses camarades d’études étaient pressants, la suivaient en la complimentant sur sa chevelure sa peau ses yeux sombres ses vêtements ou même ses grandes mains fines. Qu’elle soit en couple, plus tard mariée et mère n’y changeait rien ; ces hommes estimaient qu’il était de leur droit le plus strict de la courtiser et de l’épuiser de demandes avinées. Mercy avait en horreur ces situations tardives, mais jamais une femme ne lui avait fait la même scène.


La jeune blonde doit avoir, comme elle, dans les vingt-six ans, d’après ce que Mercy peut en juger par la lumière basse elle ne manque pas de charme, mais il y a quelque chose d’effrayant en elle, une force mauvaise. Elle propose un verre à Mercy, la presse d’accepter, mais cette dernière sent rapidement la méfiance affluer en elle – non, elle ne pourrait pas, elle ne se sentirait pas en sécurité. La jeune femme lui sourit, néanmoins il est visible que derrière ce sourire se cachent des intentions peu amènes.


“Non, vraiment, je suis désolée, ça ne m’intéresse pas”
s’entend répondre Mercy, assez fort pour couvrir la musique. Elle espère que le lendemain sa sœur cadette ne l’assaillira pas de questions – qui était donc cette femme avec qui tu parlais ? Le fait que la jeune femme blonde lui barre le chemin est une incitation suffisante pour refuser, Mercy déteste cette sensation d’être prise au piège, d’être la brebis que l’on veut ramener dans l’enclos. “Je travaille tôt demain, je compte sur mon seul salaire. Laissez-moi passer.” Ayant précisé ce point, Mercy pose une main sur le bras de la jeune femme blonde, et l’écarte sans brusquerie, mais avec suffisamment de force pour pouvoir se frayer un chemin.


“Au revoir” lance-t-elle stupidement avant d’ouvrir la porte du bar et de sortir. Une bouffée d’air glacial la frappe dès qu’elle est à l’extérieur, l’hiver est loin d’être terminé à New York. Elle ramène les pans de son vieux manteau noir contre elle, frissonnant contre le vent froid. Marchant à grandes enjambées, Mercy scrute anxieusement les environs, espérant apercevoir un taxi. Pour une fois, elle ne regardera pas à la dépense, elle rognera sur son budget : elle n’a aucune envie de prendre les transports en commun pour retrouver l’appartement de Brooklyn. Plus vite elle s’éloignera de la laideur de cette soirée, mieux ce sera.
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Quinn-Rose Walsh
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Sam 23 Mar 2019 - 20:53
Sorry not sorry
Mercy & Quinn-Rose


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L’alcool embrume tes pensées. Elles ne sont pas si translucides, encore moins en place. Elles sont dans tous les sens et le fait d’avoir quelque peu la tête qui tourne, ne t’aide pas beaucoup non plus. Pourquoi tu es sortie ce soir d’ailleurs ? Ah oui, pour t’amuser. Pour oublier les dernières semaines où ta vie était mouvementée et pénible aussi. Et tu t’es amusée Quinn-Rose. Tu as rigolé avec tes amis, tu as dansé aussi quand l’un d’eux t’avait invité. Mais maintenant, tu ne ressens plus cette euphorie. C’est ce qu’on appelle avoir l’alcool triste. Une sensation que tu détestes de tout ton être. Tu veux pas être ce genre de fille. Celle qui se met dans un coin afin de repasser la pellicule de sa vie devant ses yeux moroses. Tu n’as jamais été ainsi et tu ne le serais pas. Alors, si la clé est de suivre ton ex dans le but de vous expliquer, tu le feras. Sauf qu’elle insiste en disant ne pas agir de la même personne. Tu commences à douter. Peut-être es-tu proie à des hallucinations. Peut-être vois-tu des choses qui n’existent pas. Peut-être, peut-être pas. Tu hausses les épaules. Il n’y a qu’un moyen pour découvrir tout ça ; lui proposer un verre. Tu as un sourire passablement mauvais mais concrètement, ta demande était gentille. Tu as même fait preuve d’humour alors tu comprends pas ce refus. Tu ne comprends pas non plus l’impression qu’elle te donne ; celle d’avoir littéralement peur de toi. Es-tu une mauvaise personne ? Inspires-tu franchement la crainte de cette fois ? Tu ne le penses pas. Tu es sûrement une emmerdeuse, une chieuse quand tu le décides mais ça ne fait pas de toi quelqu’un d’insupportable non plus. Elle disparaît de ta vue, te laissant à la fois pensive et interrogative. Tu n’as jamais été rembarrée de la sorte de toute ton existence. Au contraire, c’est toi qui, d’habitude, refuses les offres de verre ou de rendez-vous. Comme quoi, il y a une première fois à tout. Mais bornée jusqu’à la moelle, tu te diriges vers la table que tu as occupée avec tes amis. Ils sont toujours là, ils sourient quand tu te rapproches d’eux. Je vais y aller, je vous appelle Dis-tu tout en attrapant ton manteau et écharpe. Ils sont habitués à tes sautes d’humeur alors, ça ne devrait pas les surprendre plus que ça. Tout en marchant vers la porte d’entrée, tu mets le tissu solide sur ton corps et ouvres les grandes portes. L’air frais te fait du bien. Ca te permet de mettre de l’ordre dans tes réflexions. Tu regardes rapidement à droite et à gauche afin de repérer la jeune femme. Une fois trouvée, tu te rapproches d’elle.  Hey attends ! Dis-tu tout en accélérant le pas pour arriver à son hauteur. Il ne manquait plus qu’elle recule.  Je suis désolée je voulais pas te persécuter ‘fin, je pense pas l’avoir fait. Qu’elle refuse le verre, il y a aucun problème à cela mais qu’elle donne l’impression qu’elle est poursuivie par le diable en personne, tu l’acceptes moyennement.  Bref. Je n’avais pas d’arrière pensée avec ce verre offert. Tu voulais surtout être certaine qu’il s’agit de ton ex. Mais les réactions et le comportement te montrent que non. Ton ex était beaucoup moins sur la défensive et était aussi très joueuse.  Un café alors pour me faire pardonner ? Pardonner quoi au juste ? Tu n’en sais rien. Mais tu as l’impression de lui devoir quelque chose. Quoi ? Tu ne sais pas.


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Mercy L. Fitzbaum
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Mar 26 Mar 2019 - 22:18
Les rues du Queens sont froides et désertes - en vain Mercy cherche-t-elle la voiture jaune garée sur le bas-côté, le taxi qui pourrait la conduire à Brooklyn. Elle maudit le fait que ni sa sœur ni elle ne possède sa propre voiture, bien qu’elle-même ait le permis depuis près de dix ans, mais avec quel argent paierait-elle un véhicule personnel ? Cette question lui traverse l’esprit, puis s’y installe avec les aises propres aux réflexions du milieu de la nuit. Il ne lui reste probablement plus qu’à se résoudre à l’emploi des transports en commun. Mercy frissonne à la perspective du temps qui la sépare du sommeil libérateur à Brooklyn, des heures infimes jusqu’à son service au Starbucks voisin. Au même moment, la voix de la femme blonde parvient jusqu’à elle.


En se retournant pour faire face à la personne qui s’est méprise sur son compte, Mercy est surprise du changement qui s’est opéré. La jeune femme ne paraît plus menaçante, elle semble avoir compris que Mercy n’est pas celle qu’elle cherche. La concernée ignore si ce fait est une bonne chose – elle constate simplement qu’elle comprend l’erreur, combien de fois n’a-t-elle pas cru elle-même retrouver celle qui comptait tant parmi la foule new-yorkaise. Combien de fois, avec une espèce de terreur indéfinissable, n’a-t-elle pas cru reconnaître les cheveux, le visage, la voix ou la silhouette de cette personne. Malgré les années qui se sont écoulées, le souvenir de cette recherche incessante et infructueuse demeure, légèrement amer.


Face à la proposition d’un café, Mercy accepte, de guerre lasse, touchée au fond que la jeune femme blonde tienne tant à passer un moment en sa compagnie. “Un café, d’accord” concède-t-elle tandis qu’un groupe de fêtards passe à côté d’elles, une demi-dizaine de personnes tenant des bouteilles de bière à moindre prix et chantant à pleines voix masculines des complaintes alcoolisées. Ils apportent avec eux des bribes de mémoire, le temps où l’ex-mari de Mercy étudiait la philosophie et participait parfois à des beuveries où elle était conviée (de moins en moins souvent à mesure que son ventre s’arrondissait, plus du tout quand l’enfant parut).


Le bar d’un hôtel voisin est encore ouvert, il suffit de traverser la rue et d’avancer sur une centaine de mètres. Tel est le lieu que Mercy propose de rallier, sans prétention et bien plus calme, seuls quelques couples entre deux âges peuplent la salle. Non loin de la porte d’entrée se trouve une table pour deux personnes, que Mercy rejoint, ayant noté que le chauffage est proche. Lorsque toutes deux sont installées, elle a un instant d’hésitation, puis commande en lieu et place d’un café un grand verre d’eau avec beaucoup de glaçons.


La première gorgée de cette boisson est presque purificatrice. Mercy prend le temps de la savourer avant de se tourner vers la femme blonde. “Je m’appelle Mercy” se présente-t-elle, un peu tardivement peut-être. “Mais vous m’avez prise pour quelqu’un d’autre. Qui est-ce ?”
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Quinn-Rose Walsh
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Jeu 28 Mar 2019 - 17:05
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Mercy & Quinn-Rose


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Tu insistes pour pouvoir passer du temps avec la jeune femme et au fond, tu ignores la raison exacte. Est-ce une envie subite dictée par le taux d’alcool résidant dans tes veines ? Est-ce une énième lubie fabriquée par ton impulsivité ? Ou est-ce simplement le besoin de savoir s’il s’agit de ton ex ou pas ? Probablement un mix des trois options. Et quand bien même tu n’as pas la réponse exacte, tu n’as pas envie de faire demi-tour. Maintenant que la jeune femme accepte ta proposition, tu ne peux te permettre de faire marche arrière. Alors tu affiches ce qui ressemble à un léger sourire. Tu as les yeux dilatés, l’haleine empestant l’alcool, résultat des énièmes breuvages ingurgités ce soir. Tu ressembles à ces filles perdues, échouées dans un bar quelconque pour trouver un minimum de compagnie. Tu n’es pas comme ça Quinn-Rose. Tu es sortie avec des potes à toi et si le visage de la brune ne s’était pas imposé à ton champ de vision, tu n’aurais jamais ô grand jamais cherché à l’emmerder. C’est juste que la ressemblance avec ton ex est frappante et tu as voulu avoir le coeur net. Quoi qu’il en soit, tu presses le pas pour rejoindre le diner d’en face. Ce n’est pas une mauvaise idée vu la bande composée de mâle qui s’était approchés de vous. Tu n’es pas une trouillarde mais tu n’as aucune envie d’avoir une altercation avec un clan de testostérones. Et puis, tu es à New York, les armes sont légitimes ici, c’est différent de ton Irlande natale où l’utilisation des flingues est clandestine.

Assise devant la jeune femme, tu retires ton manteau et ton écharpe pour te mettre à l’aise. Tu attrapes aussi le menu trouvé ultérieurement sur la table afin de le feuilleter sans grande conviction. En réalité, tu zieutes la brune. C’est fou quand même. Elle est la sosie de ton ex pour laquelle tu portes une certaine rancune. Mais visiblement cette ressemblance est juste physique. Elles ont des caractères différents et tu ne cesses de le remarquer. A ses mots, tu la regardes plus intensément après avoir commandé un café noir et sans sucre. Quinn-Rose, enchantée. Encore une fois, tu tentes un petit sourire, probablement dans l’optique de paraître moins froide ou menaçante. Mais sa question te pousse à te renfermer légèrement. Elle est légitime, son interrogation, tu en es consciente. Mine de rien tu lui avais pourri la fin de sa soirée. Tu l’avais presque harcelé et lui fais peur. La moindre des choses est de lui donner des explications. Mon ex. Vous vous ressemblez énormément d’ailleurs, j’ai encore du mal à savoir qu’il ne s’agit pas de la même et unique personne. Tu hausses les épaules. Comme tu peux être chiante parfois. Tu ne mets pas en doute ses mots, bien sûr mais … tu voudrais tout de même avoir le coeur net. Et donc, Mercy, vous avez donné l’impression de ne pas être dans votre élément. Les bars tout ça, ce n’est pas quelque chose que vous appréciez ou je me trompe ? Tu es peut-être une emmerdeuse mais tu es au moins une emmerdeuse observatrice et ce genre de détails te saute rapidement aux yeux. Il y a aussi un autre détail que tu n’as pas négligé ; son acceptation. C’est vrai, elle s’était montrée réticente à l’idée de boire quelque chose en ta compagnie voire même t’adresser la parole alors … pourquoi elle avait fini par dire oui ? Pourquoi avoir changé d’avis finalement ? Demandes-tu en glissant tes mains à plat sur la table. Tu la regardes, intéressée à connaitre ses réponses.


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Mercy L. Fitzbaum
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Lun 15 Avr 2019 - 21:49
La raison de l’insistance de Quinn-Rose, son apparent désir de se trouver aux côtés de Mercy partait donc de ce qu’elle-même avait bien connu, en son temps : l’envie de retrouver la personne qui a compté. Elle ne peut blâmer la femme blonde qui lui fait face, puisqu’elle pense la comprendre. La seule chose qui impressionne vraiment Mercy est la facilité de Quinn-Rose à nommer les faits, elle a aimé une femme et a probablement vécu avec elle, elle l’évoque sans crainte. Mercy ne se souvient pas avoir dit à quiconque son amour d’alors, son inconditionnel attachement envers celle qui était alors le centre de son attention. Malgré elle lui revenaient des bribes de son éducation catholique, bien qu’elle n’eût plus la foi en une quelconque divinité, elle réentendait sa mère affirmer avec calme et certitude les femmes qui aiment les femmes ont forcément un problème mental.


En écoutant Quinn-Rose lui parler, visiblement plus posée et attentive devant son café noir, Mercy éprouve l’espace d’un instant le souhait de lui confier ces souvenirs, déjà lointains. Quinn-Rose est une inconnue, il lui semble que ses confessions ne porteraient donc pas à conséquences. “Je n’ai jamais beaucoup aimé les bars, non. Toutes ces conversations enchevêtrées, et cette fausse atmosphère de fête. Mais ma sœur cadette se fiançait, vous comprenez. Nous trinquions pour ça” répond-elle à la première question de son interlocutrice. Mais elle ignore comment formuler une explication à la seconde. “Je ne sais pas” finit-elle par dire, hésitante. Elle baisse les yeux sur le verre d’eau à moitié vide, à l’intérieur duquel les glaçons fondent paresseusement, laissant une buée fraîche sur les parois transparentes. “Peut-être parce que vous insistiez tant, et qu’il me semblait qu’accepter était la seule manière d’avoir la paix” continue-t-elle, esquissant un sourire. “Peut-être aussi parce que je comprenais, en un sens. Vous savez, j’ai moi aussi longtemps cherché une femme qui … A beaucoup compté pour moi, dans les rues de New York. Je pensais souvent la voir, mais ça n’a jamais été le cas : il s’agissait toujours de quelqu’un d’autre.”


Des années après ces recherches infructueuses, Mercy se demande encore pourquoi elle ne parvient pas à oublier cette femme, la première à avoir acquis une telle importance à ses yeux. Tout ce dont elle est certaine, c’est qu’il vaut mieux pour chacune que leurs chemins ne se soient plus jamais croisés. Au fil du temps, la quête perpétuelle s’est altérée, pour progressivement prendre fin. Mercy repense à ces semaines torturantes en dessinant des lignes sur son verre embué, geste que sa bien-aimée avait, autrefois, au temps où elles s’attablaient ensemble comme elle l’est aujourd’hui avec Quinn-Rose.


“Si j’étais votre ex-compagne" demande-t-elle soudain à cette dernière, en relevant la tête, “que lui auriez-vous dit ? Auriez-vous été heureuse de la voir ?” Il lui semble que non, Quinn-Rose avait un air bravache lorsqu’elle l’a abordée pour la première fois, la figure de la femme prête à en découdre, qui part pour la bataille. Mercy sait que ses questions sont quelque peu indiscrètes, mais elle sent aussi que la jeune femme face à elle saura les rejeter si elle ne souhaite pas s’étendre dessus. Il y a chez Quinn-Rose une force qui est perceptible, et qu’il est difficile de remettre en question.
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Quinn-Rose Walsh
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Dim 5 Mai 2019 - 18:44
Sorry not sorry
Mercy & Quinn-Rose


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Comme la vie peut être imprévisible parfois. Elle arrive à te surprendre au moment où tu t’attendais le moins. Elle arrive à tout chambouler sans demander ta permission. C’est étonnant de finir la soirée de cette façon mais au fond, ce n’est pas si déplaisant. Après tout, on dit que les grandes rencontres se réalisent au moment inopiné et même si tu ignores la finalité de cette entrevue, tu espères qu’il n’y aura pas de fausses notes. Tu as déjà terrorisé la jeune femme au point d’avoir désiré te fuir par tous les moyens. D’ailleurs, ta fierté avait pris un coup à cet instant. Tu ne pensais pas être quelqu’un d’effrayant ou qui inspire de mauvaises choses. Au contraire, on t’avait dit avoir un visage à la fois enfantin et angélique. Une apparence sur laquelle t’avais beaucoup joué dans le passé ; physique céleste pour un fond méphistophélique. Visiblement, ce contraste ne t’a pas beaucoup aidé ce soir.

Attablée devant la jeune femme, tu te prives pas de poser quelques questions. Le fait qu’elle ne se sentait pas bien dans un lieu comme un bar t’avait sauté aux yeux. Cependant, l’image qu’elle renvoie de ces endroits est extrêmement négative au point de te pousser à grimacer. Voyons, ce n’est pas si terrible surtout quand on est bien accompagné. Tu hausses les épaules avant de laisser un petit sourire venir chevaucher tes charnues. Mes voeux de bonheur à votre soeur. Fiançailles. Enfant, ce mot sonnait comme une promesse de conte de fée. Mais en grandissant et ayant pris connaissance des intentions de ton père comme le fait de vouloir te marier au fils de son meilleur ami afin de lier leur terrain illégal, ce terme est devenu tout bonnement désagréable à ton conduit auditif. Tu ne préfères pas laisser à ton cerveau, le loisir de divaguer surtout que le moment n’est pas bien choisi. Tu préfères largement te concentrer sur les mots de Mercy et sa capacité à être si honnête et franche. Son “pour avoir la paix” te fait bien rire finalement parce que visiblement, elle avait deviné un trait de ton caractère. Mais la suite te calme doucement, te rendant compte que la brune s’ouvre à toi malgré un début d’approche chaotique. Des questions te brûlent les lèvres comme le fait d’en savoir plus sur cette personne. Qui est-ce ? A quel point a-t-elle compté pour elle ? Des questions que tu ravalent quand la serveuse s’approche pour te servir un nouveau café sous ton approbation. Dès que celle-ci s’éloigne, tu lèves les yeux sur Mercy et son étonnante interrogation. D’ailleurs, ton visage entier témoigne de la surprise. Non, tu ne t’es pas attendue à cela. Tu te mets à gratter ta tempe tout en baissant le regard sur la tasse au liquide noir. Et bien, je ne sais pas trop. Tu lèves tes océaniques sur la brune. Non, je ne pense pas être heureuse de la revoir. Elle n’a pas été très correcte en fait. Elle s’était amusée à collectionner les conquêtes alors qu’on était normalement ensemble. Tu utilises tes doigts pour mimer des guillemets en prononçant les derniers mots. Parce qu’en fin de compte, tu t’es leurrée toute seule, comme une grande. ’Fin, je ne suis pas contre une relation libre mais dans ce cas … fallait m’avertir non ? Tu ris mais c’est nerveux. Tu n’as pas aimé la façon avec laquelle elle t’avait traité. Tu l’avais même détesté pour ça et tu te demandes si l’histoire de Mercy est similaire à la tienne. Votre histoire est similaire à la mienne ? Demandes-tu en ramenant la tasse à tes lèvres, laissant le goût amer se répandre dans ta bouche et caresser ensuite ta gorge. Il s’est passé quelque chose pour que vous vous perdiez de vue non ? En tout cas pour toi, cela a du sens. Et vous Mercy, si vous la voyez, qu’est ce que vous lui direz ?


AVENGEDINCHAINS


Spoiler:
 


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her ghost in the fog
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Mercy L. Fitzbaum
général
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Lun 13 Mai 2019 - 19:03
La fatigue qui coule dans ses veines pourrait être une drogue. En écoutant le témoignage de Quinn-Rose, en suivant ses gestes – sa main à sa tempe en cherchant les mots, sa façon de boire la deuxième tasse de café sans sucre – la sensation qui domine Mercy est celle de l’irréalité. Une longue journée s’étend derrière elle, brouillant un peu les frontières entre ce qui survient réellement et ce qui n’est que rêveries. Elle n’a cependant pas de difficulté à suivre le récit de son interlocutrice, elle espère même que Quinn-Rose poursuive sa narration, qu’elle se perde dans un luxe de détails, qu’il n’y ait plus qu’à suivre la musique de sa voix, ponctuée par plusieurs rires.

Mercy écoute les pérégrinations de celles qui furent alors un couple de femmes, l’infidélité de l’une et la douleur de l’autre. Un terme qu’elle a déjà lu quelque part, dans un magazine peut-être, ou entendu à la radio, lui revient subitement, polyamour. En apprenant le principe caché derrière ce mot, elle se souvient avoir songé ça semble bien en théorie, mais ça doit être bien difficile à mettre en pratique. Elle hésite à mentionner cette réflexion à Quinn-Rose, puis renonce, peut-être serait-elle mal interprétée. “Ça a dû être dur pour vous” dit-elle simplement.

La jeune femme blonde face à elle lui renvoie alors son interrogation, s’accordant une pause et lui demandant sa propre expérience de vie. “Oh, ça commence à dater, c’était il y a maintenant trois ans” l’informe préalablement Mercy, comme pour s’excuser, pour justifier l’espèce de folie qui était la sienne. “C’était une histoire compliquée” (et elle s’en veut, en les prononçant, de l’imbécillité de ses paroles) “la femme en question … Layla, était une étudiante en philosophie à Columbia, avec mon ex-époux. Elle venait régulièrement chez nous, pour des travaux de groupe, des discussions avec mon ex-compagnon, ou simplement pour dire bonjour. Elle … Je ne sais pas, elle me fascinait.”

Mercy s’interrompt, regardant profondément son verre d’eau vide pour se soustraire au regard bleu de Quinn-Rose. Suis-je vraiment en train de faire le récit de cette année-là, songe-t-elle, et l’irréel est encore plus puissant. “Je ne suis jamais allée à l’Université, vous comprenez. J’avais vingt-trois ans et je passais mon temps entre un job d’intérim et ma fille de treize mois.” Quelle différence il y avait alors avec l’étudiante frondeuse et engagée dans des mouvements sociaux, s’exprimant avec clarté et une certaine grâce, sans enfant ni mari, ayant l’ambition de devenir elle-même une académique. “Mais ça n’a pas été possible entre nous. Nous avons passé d’excellents moments ensemble, mais quand je lui ai dit que … Peut-être, je croyais être amoureuse d’elle … Elle a comme qui dirait décliné l’offre.” Un profond soupir échappe à Mercy en achevant cette dernière phrase. Elle se rend compte que ses mains ont légèrement tremblé tout le temps qu’a duré son témoignage. Un instant, elle envisage de continuer son épanchement, d’expliquer à Quinn-Rose la stupéfaction, la colère et l’épuisement. Puis elle regarde la jeune femme blonde devant elle, et elle comprend qu’il n’en est pas besoin – Quinn-Rose sait, elle est certainement passée par là avec son ex-compagne.

La fatigue s’accroît après ce retour en arrière. “Que me conseilleriez-vous" finit par demander Mercy, “demander s’il reste une chambre dans ce dinner ou essayer de trouver un taxi pour Williamsburg ?”
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