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Keep believing, keep pretending ~ Riley

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Camden Siesztrzewitowski
général
J'ai posté : 72 messages et j'ai : -15 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Will Franklyn Miller et pour finir je crédite : Ilyria

Dim 24 Fév - 17:53
@Riley Artcher
AMC Magic Johnson Harlem 9


« Your life is a movie. You are the main character. You say your scripts and act to your lines. Of course you do your lines in each scene. There is a hidden camera and a director who you can ask for help anytime up above. »

☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Proposer un cinéma était ce que je trouvais de plus sérieux après ces jours de léger silence radio. J'ignore comment Riley considère désormais notre relation depuis que nous avons sauté plusieurs étapes à la fois, et je ne suis pas le plus franc pour poser ce genre de question. C'est arrivé, et le réveil avait marqué quelques réticences à mettre les bons mots sur notre .. amitié ? ou couple ? N'est ce pas trop tôt pour parler ainsi ? Etait ce suffisant pour utiliser ce terme ? Je ne sais pas comment je dois nous situer désormais, mais au fond n'est ce pas un détail que de savoir la formulation précise à ce qui était une belle amitié jusqu'à il y a peu et qui s'est transformée en quelque chose d'aussi puissant et même magique ? Quand Riley avait ouvert les yeux à mes côtés dans son lit, c'était pourtant différent sans que rien n'ait été effacé. Cela me paraissait après coup être une suite presque logique, et je me fais peur à le penser ainsi alors que je suis si mal placé pour parler de ces choses que j'ai découvert grâce à elle il y a de cela quatre jours. Quatre nuits ont passé depuis, au cours desquelles j'ai respecté le couvre-feu du centre d'accueil mais au milieu desquelles j'ai galéré à trouver le sommeil. La fréquence des textos avait diminué entre elle et moi, malgré qu'elle ait été celle qui a brisé ce silence quelque peu pesant de repenser à ce qui s'était passé ou ce qui en résultait. Un malaise par rapport à ce à quoi je ne m'attendais pas dans la vie qui a fini par me sourire d'une manière assez surprenante vers une conclusion que beaucoup trouverait évidente. Sauf moi. Parce que je ne sais pas si à 17 ans c'est censé être l'âge auquel on découvre la personne qu'on aime le plus au monde de la façon la plus naturelle et exclusive. C'était comme un cadeau spécial pour mon anniversaire, en plus du bracelet confectionné qu'elle m'avait offert à cette occasion. Je ne le retire plus de mon poignet pour dormir, ni même lorsque je me douche. Il symbolise sa présence que je voudrais encore plus forte qu'avant mais que je relativise encore car Riley n'est pas à moi. Ce n'est pas MA Riley. Cependant quand j'y pense je voudrais que tout son temps soit au même rythme que le mien comme cela nous arrivait de passer nos journées entières à deux les yeux figés sur le ciel étoilé ou sur son écran de télévision pour suivre constellations et séries ou films.

Nos conversations par SMS s'affichaient plus courtes et brèves, de par surtout mon manque de confiance à croire que nous continuerions de nous voir à l'identique après notre moment qui a changé nos vies. Du moins la mienne avec ces sentiments qui me crispent très fort la poitrine, comme si mon coeur battait déjà en secret pour elle et a fini par se libérer depuis qu'elle m'a appris à devenir adulte là où je ne l'étais pas encore. Le temps n'a cependant pas modifié mon manque d'elle qui s'est manifesté au bout de 72h sans la voir. J'avais tenu bon, mais ce besoin de revoir Riley était devenu une nécessité à mon quotidien, exactement pareil que quand nous étions ami .. si je devais considéré que nous sommes passé à une autre stade et qu'amis ne correspond plus du tout à ce que nous sommes devenus la nuit où elle m'a montré ce qu'était l'amour. La revoir à tout prix, quitte à assumer ne pas être prêt pour ces retrouvailles comme l'indique ma gorge qui se noue en la voyant arriver au rendez-vous que nous nous étions fixé pour une séance de ciné en fin de journée. J'ai ainsi eu plusieurs heures pour me préparer à ce que je pourrais lui dire et comment aborder sa venue puis certains sujets de discussions... Je ne me suis pas mis tout près de l'entrée pour pouvoir définir la façon de lui dire bonjour : la bise ? l'étreinte ? un simple bonjour ? C'est peu dire que je suis déjà paumé pour ce genre de décision alors qu'elle m'a repéré et n'est plus qu'à une dizaine de mètres... « Salut » j'anticipe sans certitude, bêtement, me grattant l'arrière du crâne en la laissant s'approcher.
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Riley Artcher
général
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Lun 18 Mar - 0:28
@Camden Siesztrzewitowski
AMC Magic Johnson Harlem 9


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Comment réagir après ce qu'il nous est arrivé, il y a quatre jours ? Comment désamorcer cette bombe prête à exploser entre nous, ce silence radio qui me rend folle à chaque fois que j'ose regarder mon téléphone pour n'y voir que le vent de plus en plus violent qui s'est immiscé entre nous ces derniers jours. Aucun SMS, aucun appel, on ne s'est pas vu pendant un peu plus de 96 heures parce que tous les deux, on est novices dans ce genre de situations. On ne sait pas comment s'y prendre avec les mots, encore moins avec les sentiments. On s'est laissé aller, allongés l'un contre l'autre sur ce matelas moelleux déjà marqué par toutes ces soirées passées à s'endormir devant la télévision. On a laissé nos coeurs et nos corps parler, et on a découvert quelque chose de spécial tous les deux, quelque chose d'indescriptible. Est-ce que c'est de l'amour, est-ce que c'est simplement la bêtise de deux adolescents en manque d'amour, pleins de solitudes ? Je n'ai pas la réponse à cette question, j'ai le cerveau trop retourné pour y réfléchir. Tout ce que je sais, c'est que je ne regrette en rien ce souvenir d'une soirée déjà bien encré dans ma mémoire.

J'ai désamorcé la situation en faisant le premier pas vers toi, quelques jours après que tu sois parti de chez moi, le jour à peine levé. Je t'ai envoyé le premier SMS, puis au fil des messages, tu as décidé de me proposer de t'accompagner au cinéma pour voir l'un des derniers films sortis qui nous a d'ailleurs fait de l'oeil à tous les deux. Je me présente serène à quelques minutes de notre rendez-vous. Je peux déjà sentir la nervosité et le stress s'emparer de mon corps tout entier. Je sais que ça ne va pas être comme toutes nos sorties habituelles. Il y aura certainement ce petit malaise, ces petits silences qui ne feront que nous forcer à admettre la vérité et nous rendre à l'évidence... Je n'ai pas réfléchi à ce que j'allais te dire en arrivant, ni à comment nous nous quitterions. La loi de Murphy ; si quelque chose devra arriver, ça arrivera, un point c'est tout. Et c'est pas nous qui dirons le contraire, pas après cette (merveilleuse) soirée passée à tes côtés...

J'ai réussi à m'arranger pour que l'une de mes amies fasse un peu du baby-sitting à ma place, ce soir, en s'occupant de mes cadets. Le ciel se couvre peu à peu, le soleil disparait derrière les nuages et je sais que d'ici quelques minutes, il commencera à faire noir. Je sens une goutte couler sur mon front, je lève les yeux vers le ciel pour me rendre compte qu'il commence à pleuvoir. La météo me pousse à augmenter le rythme de mes pas, et voilà que j'arrive devant l'un des gigantesques cinémas de New York, mais sûrement le plus cheap. Parce qu'on est pas Cresus.

Et t'es là, adossé contre l'affiche de l'uns des films à l'affiche cette semaine. Je prends une grande respiration, et viens à ta rencontre. La bise, une accolade, un bonjour ? Je ne sais pas, j'opte pour la bise. Je m'approche de toi, de quoi me rappeler la nuit passée à tes côtés. Je dépose un petit baiser sur ta joue avant de doucement me retirer. "Salut, ça va ?" J'essaye de paraître la plus sereine possible, mais je ne le suis pas. Les regards ne mentent pas, et tu vois bien à quel point cette situation est aussi étrange pour toi que pour moi.

Je te regarde silencieusement quelques instants, avant d'attraper ton bras d'un geste rempli de douceurs mais aussi de maladresse pour t'amener aux guichets où il n'y a pas grand monde. "Bonjour, on va prendre des places pour..." Je me tourne vers toi, haussant les épaules. "Tu veux aller regarder quoi ?" Tu n'as pas le temps de t'en rendre compte que je glisse déjà de l'argent au vendeur, parce que je sais très bien qu'au moins, t'auras pas le temps de m'embêter parce que je paye comme je le fais très souvent... mais c'est pas important.
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Camden Siesztrzewitowski
général
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Mer 27 Mar - 22:03
@Riley Artcher
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La vérité c'est que je ne sais pas si je vais trop bien ou si je vais mal, alors t'auras pas de réponse à ta question. Un hochement de tête et un grognement nasal d'approbation, à qui à quoi je l'ignore. Si je vais trop bien, ce sera contradictoire avec ces quelques jours passés sans te voir, et ce serait faux de dire que c'était la meilleure attente de ma vie. Je désespérais te revoir en fait. Mais si je t'avoue que je suis mal, est-ce que cela m'aidera à mieux gérer l'angoisse. J'en doute. Autant que je n'aurais jamais douté appréhender autant une relation devenue en apparence aussi sérieuse que celle que nous avons fait enfler entre nous au surlendemain de la Saint-Valentin. Comble de l'histoire, le retard sur la date dédiée aux amoureux défraye le manque de précocité qui me caractérise dans ce domaine. Et pourtant je trouve que c'était tôt ; que je n'étais pas prêt. Mais tu m'as guidé. Tu m'as donné confiance et a caché à mes yeux cette peur qui m'a à peine angoissé le temps d'un réconfort, de ton assurance sans dire un mot qui m'a suffi pour te permettre .. de me laisser me permettre.

Alors dans la même idée, un texto suffisait pour me sortir de ma torpeur d'après-coup, comme si ce que tu m'avais fait m'a paralysé à tout jamais. C'est là aussi où je ne remarque pas du tout le contrôle dont tu disposes entre nous. Rien de nouveau. Mais vu de l'extérieur c'est affolant, ça me ferait carrément flipper comme aucun film d'horreur n'a réussi encore. Mais je m'en rends pas vraiment compte, alors ça passe ainsi sans problème. Le véritable problème se pose quand t'alignes trop de billets pour une seule place, et que tu me fais clairement comprendre que tu vas payer mon ticket. Tu le sais parfaitement que je déteste qu'on me fasse ça, et t'as le culot de m'imposer l'invitation. Je peux toujours pas, même si quelque chose fait toujours que je te pardonnerais tout au monde - ce qui datait déjà d'avant notre soir. Alors je bougonne inoffensivement pendant que mes doigts raclent le comptoir pour en retirer les billets que tu viens d'y aligner. « Commence pas ... », je te dis à voix basse alors que mes mains veulent te rendre l'argent et rencontrent le revers des tiennes.

Le toucher de nos peaux est bien trop brutal malgré l'effleurement. Je me crispe d'instinct, chiffonne les dollars dans mon poing et clos les paupières pour te revoir. Différemment. Quatre jours plus tôt. Le flash me trompe, me renvoie à une vie qui n'a plus de commun que notre duo transformé depuis tu sais quand, où et quoi. Nos quinze ans sont loin. Mes seize aussi. Je suis entré dans un nouveau monde depuis un peu moins d'une semaine ... Cette impression que profiter des moments avec toi n'a plus la même portée, plus le même sens. T'as fait quoi à mes sens d'ailleurs ? T'as tout déréglé comme si cela ne te satisfaisait déjà pas de m'avoir... alors ma satisfaction la plus complète c'était de t'avoir dans ma vie. Dans ton lit, tu t'es donnée à moi. A aucun prix, sans aucune contrepartie. Enfin je pense, j'ose espérer que tu es plutôt honnête dans ce domaine, mais un léger doute subsiste quelque part. Parce que c'est moi qui suis ainsi, parce que ne douter de rien m'est trop demandé, alors je crains. Mon côté looser qui ne me lâchera jamais ; ma double faiblesse en plus désormais que tu es concernée.

La difficulté de cette sortie - la première depuis que nous sommes devenus une espèce d'autre chose que des amis - au cinéma réside essentiellement dans la capacité à pouvoir faire abstraction de ce qui s'est passé pour apprécier ce genre de moments. C'est évidemment un tout autre genre, même s'il ressemble de très près à ceux que nous avons déjà vécus ensemble... Si bien qu'il serait peut-être bon de redéfinir ensemble si cela ne te dérange pas. Mais je n'aborderai pas le sujet, c'est encore trop tôt, trop frais pour que je ne panique pas. Au lieu de cela, je lève mon regard et me concentre plutôt sur les titres de films à l'affiche que l'écran me propose avec le nombre de places restantes dans chaque salle. Le chiffre est parti pour déterminer le choix, au lieu du métrage. Et comme j'ai pas réfléchi à ce que je voulais aller voir, je pioche deux possibilités et te laisse décider entre .. « La salle 2 ou la 6, peu importe lequel des deux ça m'ira. » Tes dollars toujours en main me gênent pour plonger dans ma poche et en sortir mon argent économisé à cette occasion, alors je te propose un compromis. « Okay pour que tu paies les places, mais je paie les snacks alors. » Je m'éloigne, sans le percevoir, de ta position en te laissant seule devant le guichet et me déplace lentement vers ailleurs. Juste pas plus proche de toi, car je cache pas que je galère à le supporter pour l'instant. J'aurais dû de te le dire que ce ne me mettait pas à l'aise de me sentir trop bien...
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Riley Artcher
général
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Dim 14 Avr - 22:54
@Camden Siesztrzewitowski
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En y repensant bien, t'inviter au cinéma n'était peut-être pas la meilleure sortie à te proposer après tout ce temps, toute cette froideur qui s'est introduite entre nous depuis cette fameuse nuit durant laquelle nos deux corps se sont touchés. On aurait peut-être dû prendre plus de temps pour y réfléchir, on aurait peut-être dû en discuter au lieu de nous imposer cette sortie en public. On ne sait pas comment se comporter l'un avec l'autre, on ne sait pas comment se parler, ni de quelle façon se regarder. Tu passes ta main par-dessus la mienne pour les récupérer en brisant cette proximité qui s'était installée entre nous. Ta main chaude touche la mienne, et ce simple geste, ce simple contact humain me fait me remémorer des souvenirs de ce fameux moment qui nous ont tous les deux changés. Ta main sur mes hanches, les miennes enfouies dans cette touffe de cheveux bruns. Je ressens, en un instant, cette chaleur qui s'était immiscée dans la pièce, cette chaleur qui nous a tous les deux rendu fous.

Je secoue la tête pour reprendre mes esprits et me débarrasser de ces vilaines images qui n'ont pour seul effet que de me faire rougir. Je retire ma main du comptoir, et tu fais signe de me rendre l'argent qui était d'abord destiné à l'employé du guichet qui semble bien perdu, et curieux par cette situation qui n'a rien d'habituel. Muette, je t'observe. Tu détestes que je te paye des trucs, mais j'y vois vraiment pas d'inconvénient. On le sait tous les deux qu'on est autant fauchés l'un que l'autre, alors, on s'entraide. En glissant ces billets, je savais qu'une prochaine fois, tu serais celui qui payerait ma glace, ou ce verre de Coca que je boirais sur la terrasse du prochain bar qu'on fréquentera après que tu sois venu me chercher après les cours, si notre relation reste aussi forte qu'elle l'a toujours été. "Comme tu veux, Cam." Je m'attends à ce que tu sortes tes propres billets. Monsieur a honte, ou monsieur préfère plutôt se la jouer gentleman. Je respecte, t'en as toujours été un, de toute façon. Sauf ces fois où tu me demandes d'ouvrir le pot de cornichons quand tu manges à la maison, parce que t'es pas assez viril et que t'as pas autant de force dans les poignets que moi. Faudrait vraiment que tu m'écoutes et que t’aille à la salle.

"On va aller en salle six, alors." Quitte à aller voir un film, autant que ça en vaille le prix. Je n'ai entendu que du bien de celui-ci, alors on va aller le voir. Un film que tu aimeras sûrement, un film qui, je l'espère, nous réchauffera un peu et nous aidera à y voir plus clair sur ce bordel dans lequel on s'est mis. Je m'apprête à rendre l'argent au vendeur, mais t'as une autre idée, une solution. Je paies les places, tu paies les snacks. J'ai pas le choix puisque tu t'éloignes déjà. "Deux places pour la salle six, s'il vous plaît." Je lui tends à nouveau les billets. Les tickets de cinéma qui nous donneront accès à la salle arrivent dans ma main droite, et en un rien de temps, je te rejoins face aux vendeurs de snacks. Boissons, nourritures, bonbons... "C'est cher, bordel." Il y a de tout, et balayer les stands du regard me permet de me rendre compte que c'est sacrément cher pour ce que c'est. Il y a des pépites d'or dans leur popcorn ? Leur Coca a été mélangé avec du vin qui a passé quatre cent ans dans une cave ?

Je garde nos billets en poche, puis je m'approche de toi. J'ai envie de remettre en question ton choix de payer, j'ai même aucunement envie de manger quoi que ce soit, en fait. Mais je ne veux pas te frustrer. "T'as faim, ou on va directement voir le film... ? On peut se partager un pot de popcorns, si tu veux ?" On payera moins chers. Puis à nous deux, je sais que ça nous suffira probablement. "Sucrés, s'il te plaît. C'est dégueu quand c'est salé."
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Camden Siesztrzewitowski
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Dim 28 Avr - 21:52
@Riley Artcher
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Ta voix me parvient quand tu confirmes et t'adresses au guichet pour nous prendre des places pour la salle six. Cela ne fait que quelques minutes que j'ai regardé l'écran mais j'ai déjà oublié quel film y était projeté entre les deux que je t'avais proposé quelques minutes plus tôt en écrémant la dizaine d'affiches possibles. J'ai beau tenter de te fuir, tu me suis à la trace et me reviens avec les précieux sésames qui nous offrent l'accès à un siège confortable sur lequel s'installer pendant environ deux heures. Même pas un merci de ma bouche, comme si elle avait déjà trop flirté avec toi il y a peu. C'est certain que la brûlure aux lèvres ne s'est pas encore totalement apaisée, alors c'est à travers l'attitude que je me montre reconnaissant, pour le peu que tu pourrais le remarquer. Je sais que tu le perçois. Mais il y a des choses que je ne parviens pas à dire. Parmi elles, il y a ce devant quoi tu t'insurges et que moi je ne prends même plus la peine de commenter. Evidemment que tout coûte un bras dans cette ville, dans ce monde. « Merci de me le faire remarquer .. », je soupire à tes mots, les épaules un peu plus affaissées. Bien sûr que l'argent n'est pas un élément contre lequel on peut combattre avec le mental, comme le froid et la pluie par exemple. Les billets ne fleurissent pas dans la tête.

Le dilemme de la nourriture au cinéma : se focaliser sur l'indispensable et faire une croix sur la gourmandise. Si j'ai faim ? Bien sûr... « Je ne tiendrai jamais le ventre vide », je lâche en regardant les contenances. Le "petit" paquet de popcorns est d'une taille ridicule alors que le "maxi" est à un prix effectivement exorbitant. Le pack "medium" avec une boisson semble un bon compromis. Un doute me subsiste dans la file des caisses sur la suffisance de ce menu. Mon estomac s'en contentera-t-il ? Il le devra. Dans l'attente, je te devine de nouveau à mes côtés, après cet instant qui m'a paru si naturel de ne pas devoir vérifier ta présence. Tu t'en es probablement rendu compte que j'ai pris les sucrés, même si j'ai une légère préférence pour les salés. Au moins, mon dégoût n'est pas aussi prononcé que le tien, donc ça le fera. Peut-être as-tu déjà pioché dans le tas pour en avaler un ou deux, je n'ai pas prêté attention à ce point. Des barres chocolatées gardent mes yeux pour elles, et je me saisis finalement d'un Twix en supplément du maïs grillé. Ca fait un dollar en plus, évidemment. Et un en plus pour deux sucettes, dont une à la saveur que tu raffoles d'entre toutes. « J'en ai envie », j'anticipe ta moindre réaction. J'ai l'argent pour tout cela, et la deuxième paille pour le coca n'est pas payante, alors c'est bon. Ce n'est pas la mort non plus deux dollars, malgré que cela compte dans les dépenses à la fin du mois.

Le pire que tu pourrais faire là, c'est de m'en priver. Comme moi-même je me suis abstenu de te revoir pendant plusieurs jours interminables. En vrai, tu m'as manquée. En vrai, ça m'a beaucoup manqué de vouloir te faire plaisir de la sorte, de prendre sur moi mon manque de richesse pour te faire de petites attentions particulières et symboliques telles que celle-ci. J'en souris mais évite ton regard, gêné. En vrai je t'aime et j'en souffre un peu au fond. Autant que je t'aime d'avoir eu le courage de me proposer de nous revoir. Parce que t'as sans doute remarqué que je n'étais pas doué ; surtout pour prendre des initiatives concrètes. Pour m'arracher les derniers dollars dans mes économies, à m'en tirailler la conscience, ça j'en suis capable. Mais dès qu'il s'agit de faire un truc mieux, plus marquant, j'ai disparu aussi vite qu'un cambrioleur. Je voudrais te prendre la main, revivre aussi innocemment qu'avant, mais ça bloque quelque part. La seule audace dont je parviens à faire preuve c'est d'enfuir le Twix dans ma poche et de pincer le rebord du paquet de popcorns entre mes doigts pour également transporter le soda après t'avoir confié les chupa chups. « On va voir si la salle est déjà ouverte ? », je te devance dans le couloir orné d'une moquette noire foncée.
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Riley Artcher
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Lun 13 Mai - 1:47
@Camden Siesztrzewitowski
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T'es pas comme d'habitude, t'es froid, t'es blasé... Je sais que c'est probablement la petite brouille au guichet qui t'a perturbé. J'ai envie de m'excuser, mais j'ai pas non plus envie de remettre ça sur le tapis, j'ai pas envie que cette sortie qui aurait pu se passer de la meilleure des façons devienne l'une des pires... alors, je laisse couler. Te connaissant, je sais que dans un rien de temps, t'auras à nouveau le sourire aux lèvres. T'es doué pour toujours voir le bon côté des choses, alors espérons que ça n'a pas changé en ce cours laps de temps durant lequel on s'est séparés. Ne plus parler d'argent avec toi : noté. Ça a toujours été un point "sensible", je sais même pas pourquoi je l'ai abordé, à vrai dire...

Je te rejoins dans la queue qui fait face au comptoir auquel de nombreuses différentes sortes de confiseries, de bonbons sont montrés. Du popcorn, des sucettes, des glaces, des barres de chocolat... il y a clairement de tout, et ce à des prix exorbitants. C'est souvent pour cette raison que, la plupart du temps, on va tous les deux à la supérette du coin acheter des paquets de Popcorn ainsi que des canettes de soda vachement moins chers qu'on cache sous nos vêtements pour pouvoir entrer avec dans le cinéma... C'est une technique connue mais qui semble très bien marcher. La plupart du temps, ils fouillent les sacs et ça s'arrête là. Aujourd'hui, on s'est retrouvés devant le cinéma alors... ça aurait été compliqué. Je te laisse choisir, le silence qui s'est imposé te fait comprendre que, de toute façon, je n'ai pas vraiment faim et que, dans tous les cas, ton choix me conviendra. C'est pas comme si on ne connaissait pas chacun les goûts de l'autre, de toute façon. Avec toutes ces sorties, ces soirées qu'on fait ensemble... Tu payes le pot de popcorn taille "medium" ainsi que le gobelet rempli de soda qui est inclus dans le menu que tu as choisi, et, ensemble, on emprunte ce long couloir orné d'une moquette noire dans lequel, tous les trois mètres, on passe devant une porte chiffré. Un, deux... la nôtre est la sixième. "Ça devrait être ouvert, la séance commence dans même pas dix minutes." Je te réponds en jetant un rapide coup d’œil à mon téléphone, histoire de savoir l'heure. On est pas trop en avance, on devrait arriver tout pile pour les bandes annonces. "J'crois que c'est là." J'ai pas l'air bête, avec mes deux sucettes dans les mains alors que toi, tu dois porter popcorn et soda avec tes deux mains. J'ose pas demander mon aide parce que j'ai peur de te vexer... pour une fois, j'veux bien te laisser jouer le gentleman, le macho... même si t'es loin d'en être un.

"Attends, j'ouvre la porte." Sauf pour la porte... Faut bien que je me rende un minimum utile. Je passe devant toi puis pousse la porte de la salle de ma main libre, te laissant passer devant avant de te suivre à l'intérieur et de découvrir une salle presque vide. Trois, quatre personnes sont installées aux quatre coins de la salle de projection, de quoi nous laisser pas mal de choix en ce qui concernera nos sièges. "Tout en haut, ou au milieu ? On se met pas tout en bas, sinon on verra rien."
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Camden Siesztrzewitowski
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Sam 18 Mai - 15:07
@Riley Artcher
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Quelque part, je suis plutôt soulagé dès lors que nous foulons la tapisserie du long hall menant aux différentes salles, avec ces gourmandises qui j'espère nous satisferont jusqu'au bout du film. Le plus difficile à supporter est derrière nous : avoir dépensé pour nous permettre cette sortie ensemble. Il ne s'agit désormais que de profiter de l'instant en allant s'asseoir dans les gros sièges molletonnés pour regarder le film que nous nous sommes choisi pour aujourd'hui. Une simplicité, non ? Certainement que oui. C'est juste moi .. et toutes ces questions qui me tracassent parce que je ne cherche même pas à être rassuré en te les partageant. Au lieu de cela, je me calfeutre dans mon silence et te laisse marcher à mes côtés puis prendre une longueur d'avance pour me permettre d'entrer dans cette salle toujours éclairée mais déjà d'une luminosité offrant une ambiance plus tamisée avec sa double rangée de spots muraux de chaque côté de l'écran géant qui se présente devant nos yeux.

Les miens cherchent des réponses à ce qui me taraude ; ils commencent par ton visage et l'expression de ton regard quand tu me laisses me faufiler derrière ce numéro 6 placardé qui nous renseigne du bon endroit où se rendre. Puis ils descendent presque jusque tes pieds, là où j'aurais utilisé la pointe de mes baskets pour enfoncer cette porte si j'étais venu seul et que j'avais pris le nécessaire à grignoter durant la séance. A mi-chemin ils se perdent comme si tout le réconfort viendrait instinctivement calmer mes doutes d'un claquement de doigts. Impensable. Ma plus grande crainte ne peut être apaisée que par tes mots, et pour cela je vais devoir te vendre ma peur, ce avec quoi je n'ai pas encore le courage de t'embêter. A chaque seconde où la formulation ne me paraît toujours pas la bonne, j'en arrive toujours au constat que tu ne m'a pas proposé un cinéma pour être engloutie sous une tonne d'incompréhension et de choses dont tu ne devrais pas être préoccupée. C'est à moi d'être prudent, c'était à moi de faire attention ... Sauf que cela te concerne pleinement cette fois-ci. C'est toi et moi. Et ... tout ça. Tu m'excuseras si je suis long à la détente. Si je mets des plombes à te parler de ces choses que je ne voudrais pas voir tourner mal. En vrai je ne suis prêt pour rien, ni même pour t'en parler alors que c'est la base. J'ai même pas ça. Uniquement un « Merci » pour ton coup de pouce bienvenu. Pile au moment où nos regards se croisent. C'est assez dur ainsi, je ne peux pas mieux.

Heureusement que mes mains sont prises, parce que l'alternative de vouloir t'embrasser le sommet du crâne en te frôlant pour passer devant toi, c'est cette envie d'attraper ses doigts à l'extrémité de ton bras tendu qui maintient ferment la porte grande ouverte et de t'embarquer avec moi là où de toute façon tu m'emboîtes le pas. Ton invitation se transforme en un paradoxe géant où se mélange le frisson de repenser au tournant qu'a récemment pris notre relation et la frousse de perdre sur n'importe quelle maladresse ce que nous avons été l'un pour l'autre pendant ces années à se côtoyer de plus en plus régulièrement. Sommes nous allés trop loin la dernière fois ? Ou avions nous déjà aboli les barrières de la raison avant ce soir-là ? Tu as raison, décidons plutôt de choix plus pragmatique : où s'installer. Evidemment Sherlock, pas dans la partie basse où on se taperait un torticolis avant la moitié du film... Quant à se décider sur la moitié haute de la salle, je laisse mes pas me guider le long des marches jusqu'à la quatrième rangée avant la séparation d'avec la salle de projection. « Ca te convient ici ? » je me tourne à demi vers toi et m'avance sans attendre ta bénédiction. Si tu restes plantée en début de ligne, je comprendrai vite que ça ne te botte pas. J'oublie brièvement ta présence, ce qui m'aide tellement à ralentir la cacophonie autour de ton nom qui enfle dans ma tête, passe devant un couple perché au premier tiers de l'ultime rangée sans trop les calculer non plus et pivote une dizaine de sièges plus loin, légèrement excentré, pour m'assurer que tu es toujours avec moi. Le paradoxe. Avec ma boîte de popcorns sucrés que je pose sur le rebord du fauteuil, alors que je préfère les salés. Pas un paradoxe, mais de la faiblesse. Parce que c'est toi, parce que je croise toujours les doigts que tu sois encore là. Parce que je suis paumé avec toi, mais bien plus sans toi... « Ca va ? » je te demande. Attends toi à rien là, car mon cerveau surchauffe. Ne t'étonne pas si je reste terre-à-terre comme j'en ai quoi qu'il arrive souvent l'habitude. Tu me connais désormais bien plus que j'aurais pensé te le permettre le jour où on s'est assis pour la première fois dans un cinéma, pour ne suivre que les trois quarts d'un navet dont je me souviendrai longtemps du titre. Et que tu puisses peut-être lire en moi comme dans un livre ouvert est sans doute ce qui m'effraie le plus actuellement.
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