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I'll be there for you, even if you're an idiot ∞ Alistair

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Cameron M. Stevens
général
J'ai posté : 381 messages et j'ai : 307 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Julian Morris et pour finir je crédite : chrysalis (avatar) Miss Pie (signature)

Mer 13 Mar - 13:21
Cameron & Alistair
Il est relativement tôt lorsque tu te décides à quitter le bureau dans lequel tu travailles le plus clair de ton temps. Tôt pour toi, car l’heure est déjà avancée, mais d’ordinaire, les semaines où tu ne gardes pas ton fils, tu t’autorises à rester quelques heures supplémentaires par ci par là dans les bureaux du cabinet. Ce n’est même pas pour le salaire que tu fais ça, car s’il y a bien quelque chose que tu ne regardes pas, c’est l’argent. Tu n’en manques pas, et tu ne cours pas après. Tu fais parti de ces rares personnes qui aiment leur job, et qui prennent plaisir à se lever chaque matin pour l'exécuter. Pourtant aujourd’hui, tu ne t’attardes pas des masses. Plusieurs personnes de ton entourage t’ont déjà fait une remarque là dessus, sur ton temps de travail, sur le fait d’être encore à bosser à quatre heures du mat’, ou de la nécessité d’avoir une bonne nuit de sommeil. Il y a eu Lyudmila, qui a été surprise de pouvoir échanger des sms avec toi au petit matin, sans te réveiller. Il y a déjà eu plusieurs fois Calliopé, ta meilleure amie, toujours prête à s’inquiéter pour les autres. Et dernièrement Holly, la mère de ton fils. On peut remarquer qu’à chaque fois, ce sont des femmes. Tu ne penses pas avoir eu de retour de la part des tes potes, tel que Matthew ou Logan. Cela prouve qu’homme et femme n’ont pas la même perception des choses, et qu’entrer dans un débat est inutile. Enfin, la gente féminine pourra être satisfaite aujourd’hui, tu seras raisonnable.

Tu profites de quitter un peu plus tôt que d’habitude pour aller faire quelques courses, afin de remplir les placards, avant de rentrer chez toi. Tu ne sais pas si tu pourras renouveler cet exploit demain, et comme tu récupères ton fils à partir de vendredi soir, il est préférable d’avoir de quoi le nourrir pour les prochains jours. Il n’a peut-être que quatre ans, mais même à cet âge, c’est fou de voir la quantité de nourriture qu’il peut manger. Une vision qui fait plaisir, et qui rassure. Malgré les problèmes et les dangers qu’il y a autour de lui, sa vie reste inchangée. Son quotidien est le même. Il peut poursuivre son enfance dans l’insouciance qui lui est propre. Brooklyn, le quartier où tu habites depuis plusieurs mois déjà, plus de deux ans même. La voiture garée, tu empruntes le passage intérieur de l’immeuble pour rejoindre les ascenseurs, et monter à ton étage. Le regard vers le bas pour chercher la bonne clé dans le trousseau, tu as la surprise de découvrir quelqu’un non loin de ta porte d’entrée. Ça pourrait être un voisin, ou un potentiel danger, mais ce n’est ni l’un ni l’autre. Alistair. Quelle bonne surprise. Le ton que tu emploies n’est pas représentatif des mots que tu prononces. Il est plutôt sarcastique. Alistair Nordstörm. Ou l’un de tes meilleurs amis. Il y a plusieurs mois, tu l’aurais accueilli avec le sourire, une vigoureuse poignée de main, voir une accolade, mais pas aujourd’hui. Depuis qu’il s’est fait tiré dessus, il a prit un malin plaisir à repousser tous ses amis, un à un. Tu as fini par laisser tomber, en apparence. Comme tu as pu le dire à Callie, une personne qui ne souhaite pas se faire aider n’en vaut pas la peine. Il faut attendre qu’un déclic se produise, pour ne pas perdre son temps. Et il faut dire que le tien est assez précieux. Tu te rapproches de la porte d’entrée, sans lui adresser un regard, concentré sur les clés que tu as entre les doigts, que tu utilises pour ouvrir la porte afin d’accéder à ton appartement. Tu as décidé qu’on changeait un peu des habitudes aujourd’hui, que je devais te surveiller ici et non chez toi ? C’est trop aimable de m’éviter un aller retour. Du babysitting. C’est un peu ce que tu dois faire à chaque fois que tu tentes d’aller le voir. Ou plutôt tentais, car depuis quelques semaines déjà, tu n’oses même plus aller toquer à sa porte. Tu commences à en avoir assez de te prendre des réflexions, et qu’il te ferme la porte au nez, sous prétexte qu’il ne veut voir personne. Fais comme chez toi, je n’ai pas changé l’organisation des placards. Tu sais où se trouve les bouteilles d’alcool, et les verres. Tu m’excuseras par contre, je n’ai pas de drogue ici par contre. C’est le genre de choses qu’il faut éviter d’avoir quand on a un enfant. Tu laisses un rire à peine perceptible, et pourtant si mauvais se pointer, tout en entrant dans les lieux. À l’entrée, tu laisses les clés tomber sur le meuble, et prends la direction de la cuisine, pour ranger les quelques courses que tu as acheté avant de venir ici.
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Alistair M. Nordstörm
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Jeu 14 Mar - 12:22


I’ll be there for you, even if you’re an idiot

Cameron + Alistair

Parfois, l’être humain peut être pris d’une pulsion, d’un éclat de lucidité qui lui fait faire des choses sans qu’il ne les ait prévues ou calculées. C’est souvent à cause de ça que des gens peuvent se retrouver dans des situations ridicules, ou dangereuses, à force de ne pas réfléchir avant d’agir. Aujourd’hui, tu n’as pas réfléchis, en cette fin de journée une petite voix t’a soufflé de sortir de chez toi, pour rejoindre Midwood, et c’est ce que tu as fait. Tu ne sais pas bien pourquoi, tu ne veux pas le savoir en vérité, parce que si tu y penses trop, tu vas faire demi-tour sur le champ. En réalité, tes pas t’ont mené machinalement dans cet immeuble que tu connais bien, tes doigts ont tapé le code de sécurité qu’ils connaissent par coeur, et tu as pénétré dans le bâtiment. Tu fais avec Cameron ce que tu as pu faire avec sa soeur quelques semaines plus tôt, une visite surprise. Cette fois cependant, ce n’est pas pour t’assurer que le Stevens est seul chez lui, qu’il n’est pas en mauvaise compagnie. Non, tu ne sais pas exactement ce que tu veux en vérité, c’était simplement une pulsion qui te criait d’aller voir ton meilleur ami. Au cours du mois qui s’est écoulé, il s’en est passé des choses dans ta tête, tu as tourné plusieurs pensées en boucle, essayant de trouver la sortie de secours, en vain. Ca, c’est peut-être une chose qui n’a jamais changé. Lorsque tu as une idée en tête, il est difficile de la faire sortir autrement qu’en la réalisant. Mais cette pensée bien particulière, ce n’est pas toi qui l’a mis dans ton crâne, mais une jeune femme blonde, nouvellement maman, que tu appelais amie il y a plusieurs mois de cela. Arrivé devant la porte de l’appartement, tu appuies sur la sonnette, écoutant le son se répercuter à l’intérieur. C’est le seul bruit qui brise le silence du couloir, aucun bruit de pas, aucune voix ne s’élève. Cameron n’est pas chez lui. Tu réessayes pourtant, tu frappes à la porte, vigoureusement, sentant une panique s’insinuer en toi à l’idée qu’il n’est pas là. Tu ne peux pas expliquer ce qu’il se passe en toi en cet instant, peut-être est-ce une sorte de manque, pourtant il te semble que ça ne fait pas si longtemps que tu as avalé un cachet qui ne sert plus à rien. La sensation que ta poitrine se contracte, que tu as du mal à respirer, te pousse à faire les cent pas devant la porte de ton meilleur ami. Il n’est pas là, ce n’est pas grave. Tu le connais, il finira par rentrer à un moment ou à un autre. Il ne peut en être autrement, pas avec lui. Enfin, il pourrait peut-être passer la nuit chez une femme, tu ne sais pas ce qu’il se passe dans sa vie dernièrement, mais tu rejettes cette possibilité. S’il avait rencontré quelqu’un, il n’aurait pas eu autant de temps à te consacrer ces derniers mois.

Le temps passe, les minutes s’allongent, se transformant en heure, mais tu restes là. Tantôt assis contre la porte, tantôt usant le sol du couloir. Une fois ou deux, des voisins sont sortis de l’ascenseur pour rentrer chez eux. Tu as vu l’air surpris sur leur visage, la peur peut-être, de voir un junkie comme toi dans le couloir, mais tu n’en as pas fait attention. Tu es habitué à ce genre de choses à présent, tu as pris l’habitude de voir le jugement dans le regard des autres, le dégoût lorsqu’il te parle. Pendant des mois tu n’en as pas fait attention mais ce que tu ne comprends pas, c’est que ce dégoût, tu commences aussi à le ressentir. Il est là, au fond de ta gorge, sans que tu ne puisses faire quoi que ce soit pour l’enlever. De nouveau, le bruit familier de l’ascenseur qui s’ouvre retentit, tu jettes un regard plein d’espoir dans cette direction et lorsque c’est réellement ton meilleur ami qui sort de la boîte métallique, tu te demandes si tu n’es pas en train d’halluciner. Tu ne sais pas depuis combien de temps tu es là, la notion du temps t’est totalement étrangère ces temps-ci. Mais il parle, c’est bien la voix de Cameron qui parvient à tes oreilles et tu le vois s’avancer vers cette porte que tu as gardé comme un chien. Il ne dit rien, toi non plus tu ne prends pas la parole, tu ne sais pas comment commencer cette conversation. Tu le laisses faire, se débattre avec les sacs qu’il a dans les mains pour déverrouiller la porte. Finalement, c’est lui qui brise le silence, sur un ton sec, sarcastique. « Oui, j’avais besoin de bouger. » Le pire, c’est que tu es sincère dans ce que tu dis, bien que tu ne saches pas exactement ce qui t’a poussé à aller le voir lui. Malgré tout ce qu’il s’est passé, malgré toutes les horreurs que tu as pu lui dire au cours des derniers mois, Cameron est toujours ton meilleur ami. Celui sur qui tu sais que tu peux toujours t’appuyer, celui qui est là dans n’importe quelle situation. Ce serait naturel que cela change aujourd’hui, au vu de tout ce qu’il s’est passé, mais tu oses croire que votre amitié n’est pas totalement morte. Il entre dans son appartement, te disant de faire comme chez toi. Il ne te claque pas la porte au nez, c’est peut-être déjà ça. Tu hésites, ton regard se pose sur le seuil de la porte alors qu’il te fait comprendre la colère qu’il ressent pour toi. Tu le comprends, et c’est peut-être ça qui te donne envie de finalement faire demi-tour et de le laisser tranquille. Mais avec une inspiration, tu entres dans son appartement, refermant la porte derrière toi. « Je veux rien. » Pour le moment du moins, tu tiens sans un verre à la main. Tu en auras sans doute besoin plus tard, la peur qui gronde en toi aura besoin d’un calmant, mais tu es venu ici pour parler. Cameron te connaît qui plus est, il sait choisir ses mots. Te parler de son fils, d’un enfant, ça a toujours été ta corde sensible. Les mains tremblantes, tu enlèves ton manteau que tu poses sur le dossier du canapé, avant d’aller vers la cuisine pour le regarder dans son rangement. Tu restes à la frontière entre les deux espaces de cette grande pièce ouverte, tu n’oses pas t’approcher plus, pourtant tu sens qu’il faut que tu parles, tu as déjà trop attendu. « Je… ça va pas, Cam. Je sens que ça va pas. » Le regard que tu poses sur lui est peut-être plus sincère que tout ce que tu as fait au cours des derniers mois. Il y a une lueur d’angoisse qui brille dans tes iris bleues, accompagnant celle que tu ressens dans ta cage thoracique. Tu voudrais être sincère, dire les choses directement, mais tu ne sais pas par où commencer, tu ne sais pas comment formuler ce que tu ressens. Ca a toujours été ton problème ça, tu n’as jamais su parler de tes sentiments, de ce qu’il se passait dans ta tête, mais tu es arrivé à un point où tu n’as plus le choix. « Je crois qu’il y a un problème. » Tu es sérieux, bien sérieux, parce que pour la première fois depuis des mois, tu vois le problème, tu le comprends. Tu espères simplement que Cameron le verra de la même manière que toi.
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Cameron M. Stevens
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Ven 15 Mar - 22:49
Cameron & Alistair
Voir quelqu’un devant la porte de ton appartement à ton arrivée n’est pas chose étonnante. Dans ton entourage, le panel est assez large, entre ta soeur qui aurait pu oublier son double des clés, ta meilleure amie qui fait une visite surprise, voir même Holly qui est un peu en avance pour une entrevue programmée sans votre fils. Mais de toutes les personnes susceptibles de venir chez toi, le jeune homme qui est là aujourd’hui est bien la dernière que tu aurais pu penser. Alistair, ou ce meilleur ami que tu penses avoir perdu il y a plusieurs semaines déjà, à cause de nouvelles addictions, alors que vous vous connaissez depuis belles lurettes. Ça te tue de voir qu’avec toute la bonne volonté, tu es incapable de le faire réagir, de lui ouvrir les yeux. C’est sûrement la raison qui te pousse à lui répondre de cette façon, aussi sèchement, sur un ton sarcastique qui ne te ressemble pas, du moins, pas avec lui. Le médecin légiste a beaucoup changé depuis son incident, mais il n’est pas le seul. Tu as changé aussi Cameron. Tu t’es résigné. Il te répond, mais tu n’écoutes presque pas. Avec le temps, tu as compris qu’il ne fallait pas donner beaucoup d’importance à ses prises de paroles. Elles ne sont que méchanceté gratuite, sarcasme, pique bien placée. Autant dire qu’il ne faut pas y faire attention, si on souhaite garder un minimum de bonne humeur. Toi, tu te contentes de rentrer dans ton appartement, et d’aller directement vers la cuisine pour te débarrasser de ce que tu as entre les mains. Tes bonnes manières combinées à ton ressenti envers lui donne quelque chose de presque malsain. Entre la proposition de boire de l’alcool s’il le désire, et le prévenir qu’il n’y a pas de drogue chez toi car s’il l’avait oublié tu as un enfant, ce n’est pas l’image du Cameron Stevens que tout le monde connaît, en général. Si tu changes d’avis. Dis-tu avec une profonde désinvolture tout en répartissant les denrées consommables entre les placards et le frigidaire. C’est une opération qui ne dure pas longtemps, à peine une poignée de minutes, si bien que tu as terminé quand Alistair reprend la parole. Tu lèves les yeux vers lui, et le découvre à l'entre deux des pièces. Plus vraiment dans la pièce à vivre, et pas encore dans la cuisine. Il n’ose pas rentrer, et ça, c’est assez pour te poser des questions. Tu as eu l’occasion de voir l’homme qu’il est devenu, et clairement, la dernière fois que tu l’as vu, il n’aurait pas hésité à prendre ses aises, sans demander quoique ce soit. Un simple froncement de sourcils, c’est la réaction qu’il provoque en toi. Tout simplement car tu as besoin d’un peu plus de précision pour comprendre. Il sent que ça ne va pas. D’accord, mais il peut aussi bien parler d’un malaise en perceptive comme un sentiment de tristesse. Et encore, ce sont deux exemples parmi une longue liste de possibilité. Alors tu le regardes, avec insistance, comme pour lui demander de développer. Sans détourner le regard, tu retires ton manteau, que tu n’as pas eu l’occasion d’enlever en arrivant, et le pose sur le dossier d’une des chaises de la cuisine. Tu iras le ranger plus tard, pour l’instant, il y a plus important, car ta technique semble porter ses fruits. D’accord, il y a un problème. Mais lequel ? Une question qui s’accompagne de tes bras que tu croises sur ton torse, sans le quitter du regard. Tu n’es pas assez naïf Cameron pour croire tout ce qu’il te dit, sous prétexte qu’il était encore ton meilleur ami il y a peu. Tu as bien vu comment il était capable d’être manipulateur et malsain aussi, juste pour son plaisir personnel. Cela fait maintenant quelques semaines que plusieurs d’entre nous viennent te voir, en affirmant que tu as un problème. Or, à chaque fois, tu as dit qu’on se faisait des idées, que tu vas parfaitement. C’est que visiblement, le problème que tu évoques n’est pas celui auquel on pense. Donc je t’écoute Alistair, quel est ton problème ? Tu es dur avec lui, mais c’est volontaire. Tu t’attends à tellement de choses avec lui, que tu ne veux pas te faire de fausses illusions. Tu ne veux pas être encore une fois déçu. Tu préfères ne rien attendre, et avoir une bonne surprise, que trop espérer, et tomber une fois encore de haut.
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Alistair M. Nordstörm
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Jeu 4 Avr - 19:13


I’ll be there for you, even if you’re an idiot

Cameron + Alistair

Tu n’arrives pas encore à décider si venir ici était une bonne idée ou une erreur. Tu as besoin de parler à Cameron, il est ton meilleur ami, celui sur qui tu peux compter, tu l’espère du moins. Lui ne semble pas heureux de te voir sur le pas de sa porte, ce que tu comprends aisément. Il a des choses à te reprocher, tu vois tout cela à présent, mais tu ne veux pas qu’il t’en tienne rigueur. Ce que tu as à lui dire aujourd’hui est trop important, tu n’es pas certain de tenir s’il te renvoie chez toi sans vouloir t’adresser un mot. Matthew a été clair, vous n’êtes plus amis. Il ne veut pas de toi dans sa vie, il ne veut pas que tu t’approches de sa famille. Pourtant, si tu es ici ce soir, c’est bien à cause d’Evy Pearson, et de son fils. A cause, grâce, ça n’a pas d’importance au fond, l’important est que tu es là, prêt à parler. Enfin prêt, tu l’étais, avant que la conversation avec Cameron ne commence aussi mal. Evidemment il agit en réaction à l’homme que tu es depuis des mois, il te propose à boire, il te casse, sans même te regarder. Ca te blesse, ça te perturbe. Tu ne sais pas si tu vas réussir à lui parler, la panique monte en toi comme si on avait ouvert des vannes qui bloquaient toutes tes émotions depuis des mois. Tu suis tout de même Cameron dans son appartement, tu es plus lent que lui, il a déjà commencé à ranger les courses lorsque tu vas jusqu’à la cuisine. Tu n’entres pas, tu restes entre deux pièces, ayant besoin d’espace, d’air. Une pression se fait sentir au niveau de ta cage thoracique, signe d’appréhension, d’angoisse, mais finalement les mots sortent de ta bouche. Tu ne vas pas bien. Le regard de Cameron se pose sur toi, tes iris rencontrent les siennes, ça ne te rassure pas vraiment. Il attend plus d’explication, il croise les bras sur son torse. Il te parle de toutes ces fois où ils sont venus frapper à ta porte, décrétant qu’il y avait un problème. Tu ne les croyais pas, tu ne voulais pas voir ce dont ils parlaient. « Cam… tu sais de quoi je parle. » Ta voix est implorante, il le sait, oui, mais il va t’obliger à le dire. Il n’a même pas besoin de le demander, tu le connais suffisamment pour savoir comment il fonctionne. Et il a raison, tu mérites qu’il te traite de la sorte, mais son regard sévère sur toi te donne l’impression de ne pas pouvoir respirer. Nerveusement, tu passes une main dans tes cheveux, tournant sur place pour essayer de trouver le courage de dire les choses. « Je peux pas… j’ai mal. Partout, tout le temps. Et j’ai la sensation de me noyer, de pas pouvoir respirer à moins de… à moins de consommer. Mais quand je le fais, je sais que je suis plus moi, tu vois ? Tu comprends pas, je vois que tu comprends pas. C’est comme si on était deux. Quand je consomme, je suis pas moi, je suis quelqu’un d’autre, quelqu’un que j’aime pas. Mais quand j’ai rien en moi, j’ai tellement mal… » Tu souffres, tu perds pied. C’est exactement ce que tu ressens maintenant, tes mains tremblent légèrement, signe que le manque se fait sentir. « Je bois, je fume, je me drogue. Tu l’avais vu, moi pas. J’ai… » Besoin d’aide, besoin de lui, des choses que tu n’oses pas dire. Tu en as déjà trop dit en vérité, bien plus t’en pensais capable. Parler de toi n’a jamais été simple, mais admettre avoir un problème, c’est encore une autre histoire. Tes parents t’ont fait croire que tu étais capable de tout surmonter, que tu étais un être extraordinaire capable d’allumer un soleil dans le coeur des gens. Ta mère a toujours vu en toi un héros, et tu as essayé de l’être le plus longtemps possible. Mais après des coeurs brisés trop souvent et une attaque trop directe, c’est ton soleil qui s’est éteint. Si tu ne brilles plus pour toi-même, comment peux tu briller pour les autres ? Tu fermes les yeux, t’adossant à la paroi séparant la cuisine de la pièce à vivre. Il faut que tu respires, que tu arrives à respirer.
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Cameron M. Stevens
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Jeu 4 Avr - 22:07
Cameron & Alistair
Tu t’es enfin décidé à arrêter cette agitation. Depuis que tu as posé ton regard sur Alistair, tu n’as pas daigné lui accorder ton attention réellement plus de quelques secondes. Mais c’est chose faite désormais. Les courses sont rangées. Ton manteau est retiré pour être un peu plus à l’aise. Il faudrait faire de même avec ta veste de costume, mais ça va attendre. Pour l’instant, ton regard est sur celui que tu considères encore comme ton meilleur ami, même s’il t’a profondément déçu. Tes bras sont croisés sur ton torse, pour te donner un air supérieur, pour lui faire comprendre que tu as fini de rigoler avec lui. Plusieurs semaines déjà qu’il se moque de toi, qu’il se moque de toutes les personnes qui essaient en vain de l’aider. Tu as joué le jeu, plusieurs fois, dans l’espoir qu’il se lasse, mais dorénavant, c’est terminé. S’il souhaite bousiller sa vie personnelle en tournant le dos à tout le monde ; s’il souhaite ruiner sa santé avec des drogues et mélanges mauvais pour le corps ; s’il souhaite perdre le droit d’exercer dans le corps médical, c’est son droit, et son choix. De ton côté, tu ne comptes pas mettre ta vie entre parenthèses pour tenter de le suivre. Tu as tes propres problèmes Cameron, que ce soit à ton travail que dans ta vie privée. Il n’y a pas si longtemps, Holly est venue dans cet appartement, et a lâché une bombe au sujet de son passé. Depuis, tu vis dans la crainte permanente de recevoir un coup de téléphone, ou même un sms qui va t’annoncer que Aiden a réussi à avoir Liam, et qu’il est à cette heure dans un avion pour rejoindre Dublin. Cette peur est dévastatrice, mais tu ne peux la partager. Tu dois la garder pour toi, assumer tes problèmes. Tu ne peux plus continuer d’ajouter ceux de ton meilleur ami aux tiens, c’est humainement impossible. Tu ne rigoles plus Cam, et il doit le comprendre, même si ça ne lui plaît pas. Un sourire cynique flirte avec tes lèvres quand sa voix se fait entendre dans le duplex. Tu sais de quoi il parle, tu le sais depuis plusieurs semaines, mais le but n’est pas de dire ce que tu sais toi, mais de voir si lui peut prendre conscience du problème. Tu veux l’entendre le dire à haute voix, pas faire des devinettes. C’est pour ça que tu ne dis rien, que tu te contentes de le fixer du regard, pour l’obliger à poursuivre. Si tu étais sadique, tu pourrais presque décroiser tes bras afin de poser une main sur le comptoir, et battre le rythme avec tes doigts. Un geste si simple, et pourtant si agaçant quand il est bien placé. Une chance pour ton ami, il trouve le courage de parler, et ainsi échapper à cette torture mentale. Tu l’écoutes, le plus attentivement possible. Cette confession est déchirante. Sous ce masque impénétrable que tu affiches se cache une toute autre émotion. Tu n’aimes pas le voir ainsi, mais tu sais que c’est une étape obligatoire si chacun souhaite espérer une guérison. Il finit par admettre le problème. L’alcool. La cigarette. Les drogues. Tout ce qu’il est possible de mettre dans son corps pour le détruire de l’intérieur. Alistair a trouvé le moyen de faire un combo gagnant. S’il souhaite une entrevue avec la mort, avant l’heure, il est sur la bonne voie. Le médecin légiste ne termine pas sa phrase, il l’arrête en son début, et tu vois seulement maintenant quelques détails. Les mains qui tremblent, le souffle un peu court, et maintenant ce besoin d’utiliser l’un des murs pour prendre appui. Tu ne sais pas s’il est bon comédien ou si cette souffrance est réelle. Le risque zéro n’existe pas, mais au nom de votre amitié, tu décides de le croire. Tes bras se décroisent, tandis que tu fais quelques pas dans sa direction. Tu pourrais le prendre dans tes bras, mais tu as rapidement assimilé son besoin d’espace, alors tu t’arrêtes à un seul geste, celui de ta main qui se pose sur son épaule. Tu as été con, et la connerie est plus facile à suivre que la raison. Je crois que je suis le mieux placé pour le savoir. Tu ne comptes plus les années où tu n’as pas fait attention à tes fréquentations, où tu as enchainé les femmes sans réfléchir aux conséquences. Après Holly, à Londres, ça s’était calmé, mais quand elle est arrivée à New-York avec un enfant de presque trois ans à ses pieds, le tien, tu as replongé dans cette connerie. Les femmes, l’alcool. Les vices de tous les hommes, ou presque. Il a fallu l’aide de tes amis pour te foutre un coup de pied au cul, et te remettre sur les rails. Ca n’a pas été simple, mais tu es aujourd’hui un autre homme. Tu sais que ce n’est pas acquis, qu’il suffit d’un déclencheur pour y replonger, car après tout, tu n’es avec personne Cameron, pas de femme à qui jurer fidélité. Tu es libre comme l’air. Tu fais une légère pression sur son épaule, pour lui faire comprendre que tu es là. Il n’a pas été le meilleur des amis depuis plusieurs semaines, mais malgré ça, tu es prêt à ne pas lui en tenir rigueur, et a accepter de l’aider, s’il le souhaite. Car comme tu l’as dit à Calliopé, une personne qui ne veut pas être aidé est une cause perdue, des efforts inutiles. Tu vas commencer par respirer calmement Ali, j’ai pas envie que tu me fasses une syncope dans la cuisine. Je te rappelle que c’est toi le médecin, et malgré toutes les conneries qu’on a pu faire ensemble, j’ai pas envie de te faire du bouche à bouche. dis-tu assez sérieusement. La plaisanterie est là, mais tu n’es pas encore d’humeur à rire. Tu peux faire les blagues, mais tu n’as pas encore le bon ton. Une fois cette demande, qui ressemble plus à un ordre dissimulé, faite, tu retires ta main de son épaule. Tu t’éloignes de lui, non pas pour aller vers le salon et le laisser ainsi, mais pour faire quelques pas dans la cuisine, en direction de l’un des placards. Tu récupères un verre dans l’un d’eux, et tu ne tardes pas à verser de l’eau dedans, que tu t’empresses d’aller donner à Alistair. Et tu prends ça. Je sais que tu m’as dit ne rien vouloir, mais tu es blanc comme un linge donc pas de discussion. On dirait que tu te comportes avec lui comme tu pourrais l’être avec Liam, ton fils. C’est assez étrange, mais bon, si tu veux obtenir quelque chose de concret avec ton meilleur ami, la fermeté est de rigueur. Je sais tout ça Ali. Depuis longtemps. Et c’est bien que tu t’en rendes compte aussi. Mieux vaut tard que jamais, hein ? Tu préfères de loin ce scénario, à celui de devoir voir ton meilleur ami dégringoler la pente jusqu’à toucher le fond et ne plus s’en relever.
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Alistair M. Nordstörm
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Sam 4 Mai - 19:44


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Cameron + Alistair

Tu paniques. La peur compresse tes poumons, ta cage thoracique se referme contre tes organes vitaux. C’est ça que tu ressens, ça et le manque, omniprésent. Il ne s’en va pas, tu as la sensation que plus jamais il ne s’en ira d’ailleurs. C’est un besoin vital qui régnera toujours en toi, une voix diabolique et pourtant si belle qui te chuchotera sans arrêt que tu as besoin de boire, de fumer, et bien plus encore. Sans le savoir, c’est là dedans que tu t’es engagé et tu ne t’en rends pas encore totalement compte. Venir jusqu’ici était déjà une épreuve que tu as eu du mal à accomplir jusqu’au bout. Tu as tenu bon pourtant, tu as attendu devant la porte de l’appartement, tu es resté sagement dans le couloir à attendre que Cameron rentre chez lui. Tu as accepté ses piques sans répliquer, tu as pris les coups. Tu en prendrais encore s’il le faut, pas trop non plus. Tu le sais, si ton meilleur ami ne veut pas te croire, s’il ne finit pas par tendre la main vers lui, tu ne pourras pas t’en sortir. Oh, Cameron n’est pas la seule personne sur qui tu peux compter. Olivia est prête à tout pour toi, tes parents seront toujours extrêmement présents dans ta vie. Tu as une colocataire sur qui tu peux compter et même Mia, si tu frappais à sa porte tu sais qu’elle ne te laisserait pas seul. Tu as du choix en amitié, c’est une chance qui n’a pas totalement disparue et tu commences doucement à en reprendre conscience. Pourtant, le choix d’aller vers Cameron n’était pas anodin. Il ne te peut pas te donner l’amour de tes parents, il ne te regarde pas de la même manière que ta petite soeur, mais vous avez vécu tellement de choses ensemble qu’il est un des mieux placé pour t’aider. Il te connaît, il connaît tes défauts, tes points faibles et grâce à son métier sans doute, il sait rester objectif, prendre du recul en toutes circonstances. Cameron est celui mettra son jugement personnel de côté pour t’aider, et c’est celui qui a l’estomac le mieux accroché pour ne pas te laisser retomber au milieu de tout. Tu lui fais confiance depuis que vous vous connaissez et ça ne changera pas. C’est pour cela que devant lui, tu peux tomber en miettes. La panique, le stress de tout lui révéler, tout cela te submerge et tu as la sensation de te noyer. Rapidement, tu as besoin de t’appuyer contre un mur, tu as besoin d’un soutien pour ne pas t’écrouler totalement et fondre en larme. Tu ne pleures que très rarement, mais le surplus d’émotion fait que tu pourrais facilement le faire en cet instant. Du coin de l’oeil, tu vois Cameron s’approcher de toi, faire quelques pas pour finalement poser sa main sur ton épaule. Ce n’est pas grand chose, un contact agréable, rassurant, mais il te laisse suffisamment d’espace pour essayer de respirer. Il prononce quelques mots, tu ne fais que hocher doucement de la tête incapable de faire plus. Tu relèves le regard, pour poser tes iris bleues sur lui. Trouver le regard de Cameron, son visage si familier, c’est une chose qui t’aide de nouveau à t’apaiser légérement. Sa main applique une légère pression sur ton épaule, avant qu’il ne reprenne la parole. Si les choses avaient été normales, si tu n’avais pas autant changé, tu rirais à sa blague. Tu le féliciterais en disant que tu as enfin réussi à lui apprendre l’art de la plaisanterie et tu rebondirais en disant quelque chose de stupide. Mais tu n’as pas la force de rire aujourd’hui, et ce n’est pas non plus ce que Cameron tente de faire. Tout ce que tu peux faire, c’est esquisser un léger sourire amusé parce que malgré tout, tu trouves cela drôle, mais il a raison en te disant qu’il faut que tu respires. L’ombre du sourire s’évanouit lorsqu’il te lâche et qu’il s’éloigne de toi. Tu restes contre le mur, fermant les yeux pour essayer de respirer. Inspirer, expirer. Ce n’est pas si compliqué, les bébés le font sans y réfléchir et toi pourtant, tu as besoin de te concentrer pour ne pas oublier de le faire. Il ne faut pas longtemps pour que Cameron revienne vers toi et te mette un verre d’eau entre les doigts. Tu rouvres les yeux, regardant tour à tour le verre et ton ami. « Merci. » En effet, tu lui avais dit ne rien vouloir et pourtant, tu engloutis l’intégralité de la boisson en quelques gorgées. « Ca fait du bien. Tu as raison… évidemment que tu as raison. » Sur cela et sur tout le reste. Cameron est plus jeune que toi, et pourtant il a accompli dans sa vie des choses qui pour toi ne sont encore que des rêves lointains. Cameron est un père, il n’a peut-être pas la famille parfaite dont tu rêves depuis toujours, mais au moins il a quelqu’un qui l’appelle papa. Il a une carrière à succès, il gagne chaque jour en notoriété et tu ne doutes pas que d’ici quelques années il sera l’un des meilleurs avocats de New York City. Tu te sens ridicule à côté de lui, mais il est ton seul allié en cet instant. Il reprend la parole, confirmant qu’il savait tout ce que tu lui as dit. Il ne peut pas comprendre exactement ce que tu ressens, il n’a jamais expérimenté le manque qui brûle de l’intérieur, mais il te connaît suffisamment pour savoir que tu commences à ressentir une culpabilité aigüe. « Et j’ai été tellement con… avec tout le monde. Avec toi, Matt et Evy, avec Faith, avec Oli… Oli va me détester. » Ca ne servirait à rien de lister toutes les personnes avec qui tu as été désagréable ou à qui tu as dit des choses déplacées. Ce serait une liste bien trop longue. En temps voulu, tu feras tes excuses à chaque personne que tu as vu au cours des derniers mois, tu demanderas pardon à Mia, Calliopé et Lyudmila en plus de tous les autres. Mais ce qui te fait peur actuellement, c’est de penser que ta petite soeur pourrait ne plus jamais avoir envie de te parler, plus jamais envie de te voir. Tu ferais tout pour elle, Olivia est la lumière de ta vie depuis sa naissance, mais tu l’as tellement repoussé que tu ne vois pas comment elle pourrait te pardonner. « Qu’est ce que je vais faire Cam ? » Une de tes mains tremblantes passent dans tes cheveux longs, alors que tu regardes complètement paniqué l’avocat. Demander de l’aide est une chose, mais tu réalises soudainement qu’aller mieux ne réglera pas tout. Les choses ont changé au cours des derniers mois et tu n’es pas certain qu’elles puissent revenir à la normale aussi facilement.
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Cameron M. Stevens
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Lun 6 Mai - 15:27
Cameron & Alistair
Tu n’étais pas forcément ravie en voyant Alistair sur le pas de ta porte. Ta relation avec le médecin légiste n’est pas à son top depuis quelque temps. Malgré cette amitié vieille de plusieurs années, rien y fait. Tu as été placé dans le même sac que les autres, dans celui des personnes en trop, un peu trop étouffantes, alors que vous ne lui vouliez rien de mal, seulement l’aider à sortir de cette phase. Malheureusement, comme tu as pu le dire à ta meilleure amie, une personne qui ne souhaite pas être aidée est difficile à convaincre. Même tes talents d’avocat n’ont rien pu y faire. Désormais, ton opinion est différente vis à vis de la présence d’Alistair dans ton appartement. Il n’est pas ici pour déclencher une confrontation, pour crier haut et fort combien il aime cette nouvelle vie, cette nouvelle version de lui-même. C’est tout le contraire. Il est différent, mal en point, et réclame de l’aide. Une information surprenante, certes, mais tu ne le montres pas tant que ça. Tu ne connais pas les ravages de la drogue, ou l’alcool, mais tu es persuadé que ton meilleur ami est bon comédien. Tu ne voudrais pas te réjouir trop vite. Aujourd’hui, il est chez toi. Mais qu’est-ce qui te prouve que demain, il ne sera pas dans le fond de son canapé, complètement à l’Ouest après un rail de coke ? Absolument rien. Tu n’en restes pas moins présent pour celui que tu veux toujours appeler ton meilleur ami. Après un accueil froid, glacial comme si un vent polaire était passé par là, tu te dérides et fais un pas vers lui. Littéralement, en réduisant l’espace, et plaçant une main sur son épaule, mais aussi dans tes paroles. Ce n’est pas encore bon enfant, mais quelques blagues réussissent tant bien que mal à se frayer un chemin dans la conversation. Tu finis par t’éloigner, pour aller lui chercher un verre d’eau. Il n’est pas au meilleur de sa forme, cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Tu sais qu’un simple verre d’eau ne va pas faire de miracles, mais si ça peut lui permettre de descendre d’un cran l’échelle de la nervosité, ça t’arrange. Il ne se fait pas prier, et avale d’une traite le contenu du verre. Au moins, tu n’auras pas à jouer les pères autoritaires avec lui. Tu lui révèles alors que ce qu’il te dit n’est pas une surprise. Même sans mot prononcé, tu n’es pas con, tu as vu de tes propres yeux. Tu es avocat, c’est ton travail de voir les choses qu’on ne veut pas te dévoiler, pour ne pas être prit au dépourvu le jour de l’audience. Un rire qui n’en est pas réellement un t’échappe. C’est plus une réaction à ce qu’il dit, au sujet de sa petite soeur. Olivia est ta soeur. Même si tu as été con avec elle, ça ne va rien changer. C’est la magie des liens du sang. Tu ne dis pas ça pour dire ce qu’il souhaite entendre, mais car tu as pu le voir avec ta propre soeur, Faith. Qu’importe tes conneries, elle est toujours là, pour te soutenir. Elle a été un réel soutien quand Holly est revenue, sans rien dire, avec Liam dans les bras. Tu étais complètement perdu, à la ramasse, et sans l’aide de ta soeur, tu penses pouvoir dire que tu ne serais pas un aussi bon père pour Liam. Tu sais qu’Olivia est différente de Faith, qu’il y a une chance que tu te gourres royalement, que tu donnes de faux espoirs à ton meilleur ami, mais c’est un risque que tu es prêt à courir. Tu connais assez la jeune femme pour savoir qu’elle l’aime, et qu’elle serait prête à tout pour son frère aîné. Il te pose alors une question difficile. Qu’est-ce qu’il va faire ? Si seulement tu avais la réponse. Malheureusement, tu crains que ça ne soit pas à toi de trouver la réponse. Tu ne peux pas être la personne qui contrôle sa vie. Tu peux le conseiller, comme tu l’as toujours fait, mais pour le reste… Je pense que la question n’est pas de savoir ce que tu vas faire, mais de ce que tu veux faire. C’est vague, tu t’en rends bien compte. Tu vas développer, tu ne vas pas le laisser méditer sur ces belles paroles, mais avant, tu le sommes de te suivre dans le salon. Vous n’allez pas rester bêtement dans cette embrasure de pièce. D’un geste, tu lui désignes le canapé, avant d’emboîter le pas pour faire la même chose. Tu t’assois, sur le bord de celui-ci, les coudes prenant place sur tes genoux, les mains liées entre elles. Sois honnête avec moi Alistair. Ne me dis pas ce que je veux entendre, mais réellement ce que tu penses, d’accord ? Tu veux vraiment insister sur cette notion, car tu as bien compris que depuis le début, il vous reproche de ne pas l’écouter, de décider à sa place. Aujourd’hui, tu lui laisses l’occasion de parler à coeur ouvert, sans avoir peur des représailles. C’est seulement une fois son accord obtenu que tu reprends. Est-ce que tu veux que ça change ? Il me semble que tu as dit aimer cette liberté que tu ressens, le poids de la pression en moins… donc veux-tu réellement trouver une solution à ces problèmes, ou bien une solution pour allier tes relations et tes nouvelles addictions ? Cash, sans détour. Il te connaît, tu n’aimes pas tourner autour du pot. Et le faire avec lui, ça serait le prendre pour un con, chose qu’aussi bien lui que toi ne souhaite pas.
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Sam 25 Mai - 22:59


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Cameron + Alistair

Ce n’est pas la première fois que tu ressens ça, ce manque viscéral qui te prend aux tripes, qui t’empêche de respirer. Malheureusement, il est devenu ton compagnon de vie, autant un ami qu’un ennemi, toujours présent, toujours dans un coin de ton esprit. Tu connais cette sensation à présent, tu sais à quel point elle peut être écrasante et menaçante. Mais aujourd’hui, c’est la première fois que tu la résistes autant. Il y a encore une semaine, tu aurais pris un cachet pour la faire passer, tu aurais pris tout ce qui te passait par la main pour faire taire le manque. C’est ainsi que tu as vécu pendant des mois, c’est une routine que tu connais pas coeur. Il est difficile de savoir ce qui t’a poussé à y mettre fin aujourd’hui, pourquoi tu as pris un détour dans ce cercle vicieux, mais tu ne vas pas chercher à le comprendre maintenant. Chercher comment respirer, comment ne pas perdre totalement pied, c’est déjà bien assez compliqué, tu ne vas pas te creuser encore plus l’esprit avec des questions philosophiques. Tout ce que tu arrives à dire à Cameron, ça ne le surprend pas. C’est comme s’il attendait le jour où tu dirais finalement ces mots à voix haute, comme s’il savait que ça arriverait à un moment ou à un autre. Dans d’autres circonstances ça aurait pu t’agacer, tu aurais pu t’énerver à l’idée qu’il te connaisse si bien, que tu sois si prévisible à ces yeux, mais il n’en est rien aujourd’hui. Non, tu es soulagé qu’il comprenne, qu’il écoute. Cameron est là, comme il l’a toujours été, même lorsqu’il était à l’étranger, et ça te rassure de savoir que ça ne change pas. Malgré les erreurs que vous pouvez faire, il y a entre vous une amitié qui ne meurt pas. Et des erreurs, tu en as fait, tu t’en rends compte à présent. Toutes les personnes que tu aimes, tu les as rejeté, même ta petite soeur. C’est à elle que tu penses, c’est l’idée qu’elle puisse te détester qui te fait paniquer encore plus. Tu sais que les relations ne durent pas, il y a des personnes qui peuvent un jour sortir de ta vie sans jamais y revenir et si ce n’est pas toujours facile au début, on finit par s’y habituer. C’est ainsi que fonctionne la vie, tu n’as plus à l’apprendre. Mais perdre Olivia, c’est une chose dont tu ne pourrais pas te relever. Les dix années que tu as vécu sans elle, avant sa naissance, semblent ne jamais avoir existé, comme si ta vie avait réellement commencé avec elle. L’avocat te rassure, tu aimerais croire en ses mots, mais ce n’est pas aussi simple. Tout le monde peut perdre patience, tout le monde peut perdre espoir et baisser les bras. Peut-être qu’Olivia a perdu tout espoir pour toi. Après tout, tu es l’aîné, tu es celui qui doit toujours être là, ce n’est pas son rôle à elle de te soutenir dans toutes les épreuves. « Oui… » Tu n’es pas capable d’en dire plus, tes pensées s’affolent toutes seules à l’idée que tu puisses réellement perdre tout ceux qui te sont proches. C’était ce que tu souhaitais il y a quelques semaines, sortir de ta vie tout ceux qui n'acceptaient pas le nouveau toi, mais aujourd’hui tu vois à quel point tu avais tort. Cameron reprend la parole, prononce des mots bien trop philosophiques pour toi. Pour réfléchir à ce genre de choses, il faudrait peut-être justement que tu prennes quelque chose pour soulager ton esprit, mais c’est exactement ce que tu ne souhaites pas faire. Il t’indique de le suivre à travers son appartement, pour rejoindre le salon. Tu hésites, aller jusqu’au canapé te semble pareil à parcourir des kilomètres, mais il faut avouer que tu n’es pas certain de tenir encore bien longtemps dans cette position, te retenant au mur comme si ta vie en dépendait. Lentement, en tremblant, tu fais ton chemin, sentant la présence de ton meilleur ami derrière toi. Tu t’assoies, au fond du fauteuil, trop droit pour être dans une position naturelle, mais c’est ce qui te semble le mieux. Maintenant que tu es assis, tu ne veux pas risquer de bouger. Le seul mouvement que tu fais, il vient de tes yeux, qui se pose sur le visage de Cameron lorsqu’il te demande d’être honnête avec lui. Puis tu hoches la tête, lui promettant silencieusement que tu répondras avec sincérité à sa question. Tu n’es pas en état de répendre des mensonges de toute façon. « Je… » La question n’est pas facile, il te faut du temps pour y réfléchir. Evidemment que tu sais ce qu’il veut entendre, mais tu ne vas pas rompre ta promesse de lui dire le fond de ta pensée. Il veut savoir ce que tu ressens, ce que tu veux réellement, mais les choses sont malheureusement plus compliquées que ça. Il y a ce que tu veux, et ce que tu es capable de faire. « Je veux que ça change, je veux que ça s’arrête. J’aimerai… revenir en arrière, à ce que c’était avant. Je veux être moi. Mais… ça fait tellement mal, Cam. Je sais pas comment faire sans tout ça, sans tout ce qui m’aide actuellement. J’aimerai pouvoir y mettre fin, arrêter de prendre tout ce qui vient, vraiment. Parce que vois bien que… ça n’aide pas totalement. Mais je sais pas comment faire sans. » Tu es tombé dans un piège, c’est aussi simple que ça. Tu es un médecin pourtant, tu connais les risques, mais tu n’as pas écouté, tu as seulement écouté la douleur. Et quand celle-ci est devenue plus forte au lieu de s’éteindre au fil du temps, tu n’as rien dit à personne. Tu as simplement augmenté les doses toi-même, pour aller mieux. « Comment est ce que tu fais sans ? » Elle est là la question pour toi, aujourd’hui tu ne vois plus comment faire sans, tu ne vois pas comment quiconque pourrait faire sans. Et ce malgré le fait que tu veuilles t’en débarrasser.
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Cameron M. Stevens
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Mar 4 Juin - 17:34
Cameron & Alistair
Tu comprends parfaitement que ses pensées se tournent vers Olivia. Elle est sa petite soeur, un morceau de son âme. Les enfants uniques ne peuvent comprendre ce lien qui unit un frère et une soeur, deux soeurs ou deux frères. C’est quelque chose qu’il faut vivre pour comprendre. Du jour au lendemain, une personne entre dans votre vie. Cette personne, vous allez l’aimer, la détester, vous allez lui gâcher la vie comme la rendre plus belle. Mais surtout, vous serez capable de mourir pour elle. Tel est la magie d’une fratrie. Tu ressens la même chose pour Faith, la benjamine des Stevens. Cette affection n’est pas aussi forte avec Austin, ton frère aîné. Avec lui, c’est différent. Vous êtes deux frères, il y a toujours eu une compétition entre vous. Malgré ta réussite professionnelle, on ne peut pas dire que tu brilles dans la vie privée, alors rien que pour ça, il te surpasse de loin. Il a trouvé une jeune femme a aimé, qui l’aime en retour. Ils sont mariés, et ils sont en train de fonder leur famille. Le tableau de famille parfait, que tous les parents désirent pour leurs enfants. Trop peu pour toi, ta vie te convient comme elle est, même si elle est bancale sur certains points. Tout ça pour dire que tu comprends parfaitement ce que peut ressentir Alistair, lorsqu’il s'inquiète du regard que peut avoir Olivia sur lui, au jour d’aujourd’hui. Tous les mots que tu pourras lui dire ne feront rien. Tu peux te fatiguer sans relâche pour le rassurer, il devra voir avec la principale intéressée, en temps voulu. Pour l’instant, c’est sur lui qu’il faut se concentrer. Avec des mots trop philosophiques pour toi, tu lui indiques la direction du salon. Tu vois bien dans son regard que la courte distance l’effraie, mais tu seras là pour l’aider si besoin, sans honte. Le chemin se fait sans encombre, et c’est toi dans le canapé, lui dans le fauteuil que la conversation reprend. Tu demandes de sa part de l’honnêteté, pas de belles paroles. Elles ne vont pas aider à progresser. Tu supposes qu’il accepte le deal, si tu en crois le hochement de tête qu’il t’adresse. Tu peux alors lui demander ce qu’il désire, au fond de lui. Tu te souviens parfaitement du discours qu’il tient depuis plusieurs mois déjà. Il a bien assez vanté cette nouvelle liberté pour avoir oublié. Alors est-il réellement prêt à l’abandonner pour revenir sur Terre ? Là n’est moins sûr. Mais il semble y avoir encore un espoir. Tu le perçois dans les paroles de ton meilleur ami, même si le risque d’un énième mensonge est toujours présent. Tu ne dois pas oublier que tout ceci est peut-être qu’une vulgaire mascarade, qu’il se joue de toi, juste pour passer le temps. Ce serait blessant, de quoi te mettre en colère, mais avant d’arriver à cette conclusion, tu veux lui laisser une chance. Ali, tu es médecin, tu devrais être le mieux placé pour savoir que la douleur est psychologique. Ta blessure est guérie depuis belle lurette déjà, ce que tu ressens, c’est seulement le manque. Tu n’es pas médecin, et pourtant tu le sais très bien. Tu ne t’es jamais abaissé à prendre de la drogue. L’alcool à outrance, oui. Tu ne comptes plus les tournées dans les bars, avec Matthew et Alistair, voir d’autres personnes, quand tu étais hors de New-York, pour enrichir ton CV. Mais la drogue, tu n’y as jamais touché, et ce n’est pas prêt de changer. Pourtant, tu connais les effets, tu as conscience des conséquences qu’elles peuvent avoir. Tu as toujours fonctionné sans prendre quoique ce soit, en quoi est-ce si difficile à croire que tu pourrais recommencer ? Personne ne demande un miracle, mais il y a des personnes spécialisées pour t’aider à aller mieux, à diminuer les doses jusqu’à pouvoir t’en passer. Tu n’oses pas lui parler d’un centre de désintoxication, car tu sais qu’un simple mot peut sonner comme une si grande menace que la personne va fuir. Cette solution, un peu drastique, elle doit venir de la personne en elle-même, pas de son entourage. Il faut que ce soit le choix d’Alistair, pas le tien, ni celui de Matthew, ou d’Olivia. Tu es malade Alistair, tu as seulement besoin d’un médecin pour t’aider. Ce n’est pas parce que tu en es un toi-même que tu peux t’en sortir seul. Au fond de toi, je suis persuadé que tu le sais. Oui, tu es toi-même persuadé qu’il a toutes les réponses en lui, mais que son esprit est bien trop embrumé par l’alcool, les drogues ou une autre merde pour le comprendre lui-même. Qu’importe ta décision, tu ne seras pas seul. C’est pas parce que tu es un vrai connard depuis plusieurs mois que ça va changer un truc entre nous. Il faut bien de temps en temps qu’on se fasse mutuellement chier, non ? Votre amitié ne serait pas réelle sans quelques embrouilles pour pimenter les choses. Vous n’êtes pas parfaits, il faut bien que ça foire à un endroit parfois.
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Ven 21 Juin - 14:11


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Cameron + Alistair

Te déplacer dans l’appartement de Cameron est une chose difficile. Parce que l’air te manque, parce que tes membres sont trop lourds, parce que les pensées se bousculent dans ta tête et t’empêchent d’avoir un raisonnement qui fait sens. Il y a trop d’obstacles, trop de problèmes dans ta vie pour que vous puissiez trouver une solution à tous aujourd’hui. C’est une chose impossible à tes yeux, encore plus parce que tu ne crois pas qu’une solution existe. Cameron te dira le contraire, évidemment, il essaiera de te sortir de tes problèmes d’une manière ou d’une autre, parce que c’est son rôle. Si la situation été inversée, tu aurais eu le même comportement que lui, tu le sais. Tu as simplement du mal à admettre toutes les erreurs que tu as fait au cours des derniers mois. Tant bien que mal, vous vous installez dans le salon de l’avocat, et suite à ses questions, tu lui parles de ta douleur. Une douleur omniprésente, que même le sommeil ne peut endormir complètement. Elle rôde, elle épie tes faits et gestes pour trouver le moment opportun pour sortir. Elle t’affaiblit, attend de pouvoir prendre le dessus. Tu n’es plus qu’un pantin, la douleur est ta maîtresse. Mais ça, Cameron ne le comprend pas. Il te parle d’une douleur psychologique, qui n’est pas physique. Il a raison. Tu es médecin, tu sais que ta blessure à l’épaule n’était pas si grave. Malheureusement pour toi c’est un endroit sensible qui a été touché, l’épaule est un des membres qui prend du temps à se remettre des traumatismes, mais la tienne s’en est remise. Pourtant la douleur persiste, d’une manière ou d’une autre. « Le coup de feu, le manque, le traumatisme… ce ne sont que des mots. Ca ne montre pas ce que je ressens, l’enfer dans lequel je me noies. Le mal est parti de l’épaule, mais ensuite il s’est propagé partout, je peux le sentir partout. Alors oui, c’est peut-être les effets des médicaments, sans doute, mais ça n’enlève pas le fait que j’ai mal. » Tu as ouvert les yeux. Les drogues, les médicaments que tu prends trop souvent et en trop grandes quantités, elles ne sont pas bonnes pour toi. Tu t’en rends compte, et tu veux trouver le moyen d’arrêter de les consommer, mais tu ne vois pas comment faire. Lorsque tu espaces trop les prises de tes médicaments, tu as la sensation qu’une bête se réveille en toi et déchire tes entrailles de ses griffes acérées. Tu es un zombie, un mort-vivant, digne des romans que tu peux parfois dévorer. Cameron a raison, il faut que tu apprennes à diminuer petit à petit, essayer d’arrêter d’un seul coup serait un fiasco total. Mais même ça, ça te semble insurmontable. « Parce que j’ai changé. Je suis différent, vous l’avez tous vu. Avant je n’avais pas ce besoin. Peut-être que je ne peux plus m’en passer, peut-être que c’est comme ça que je suis maintenant ? Un looser qui à trente-cinq ans n’aura toujours pas sa vie en ordre. » En disant ces mots là, tu t’affales un peu plus dans le fauteuil. Cette idée ne t’aurait fait ni chaud ni froid il y a encore une semaine. A vrai dire, tu aurais même dit que l’idée même d’avoir sa vie en ordre ne rime à rien, tu n’en aurais pas vu l’intérêt. Tu aurais dit que seul l’homme pathétique et inutile que tu étais rêvais de telles choses, mais que ça ne servait à rien. Pourtant tes rêves sont toujours là quelque part, inscrits au fond de toi comme une trace indélébile. Il y a des choses qu’on ne peut jamais oublier, jamais mettre derrière soi, des buts qu’on se fixe et qui nous construisent pour la vie. Et clairement tes objectifs n’étaient pas d’être célibataire et drogué à ton âge. « Je ne peux pas aller voir quelqu’un d’autre, je ne peux pas en parler. Si ça se sait, je pourrai perdre mon boulot. Je sais que plusieurs personnes sont déjà au courant et que je n’ai pas mis les pieds au bureau depuis des mois, mais… toi, Matt, Evy, Olivia, même Calliopé, je sais que vous ne direz rien. N’est ce pas ? » C’est étrange que depuis tout ce temps, tu n’aies pas eu l’idée un jour d’appeler le FBI pour donner ta démission. Sur un pique de “le travail ne sert à rien, je veux vivre ma vie comme je l’entends”, tu aurais totalement été capable de faire une bêtise comme celle-ci. Mais il n’en est rien. Tu as réussi à être suffisamment lucide pour ne pas abandonner un boulot que tu adores réellement. « Vous êtes suffisant. Je vous ai mis de côté, je vous ai repoussé et je le sais, mais j’ai seulement besoin de vous. Avec vous je peux y arriver, si vous restez là, si… s’il n’est pas trop tard. » Si tu es venu ici aujourd’hui, c’est sans doute parce que la visite surprise d’Evy dans ton appartement t’a énormément chamboulé. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle arrive ainsi et qu’elle te dise de telle choses. Tu as ouvert les yeux grâce à elle. Et pourtant, quand tu repenses à la façon dont votre conversation s’est terminée, tu te demandes s’il n’est pas trop tard. Peut-être que tu ne peux plus réellement appeler Evy une amie, peut-être qu’elle a définitivement tourné la page sur toi, sur votre amitié. Cameron ne peut pas savoir tout cela, à moins d’en avoir été prévenu par la principale intéressée mais, même dans ce cas là, il ne peut pas savoir quel impact elle a eu sur toi. Pourtant, il trouve les bons mots pour te rassurer un peu. « On est doué pour ça de temps en temps… surtout moi il faut croire. » Il y a ton problème actuel, mais il n’a sans doute pas oublié que la dernière fois que vous avez été en froid, c’était également à cause de toi. A cause de ta relation avec sa meilleure amie, à cause de ton amitié avec sa soeur. Des faux pas, tu en as fait, mais tu veux essayer de rectifier le tir à présent. « Est ce que… est ce que tu voudrais bien m’aider, demain ? Je crois qu’il faut que je vide tout, que j’enlève toutes les bouteilles, tous les cachets, tout. S’ils ne sont plus là, alors je serai moins tentés, j’y penserai forcément moins, non ? Mais si je le fais seul… je ne vais pas y arriver. » Non, si tu tentes de nettoyer ton appartement seul, tu vas finir par prendre un cachet, par fumer un joint ou boire un verre, et tu arrêteras tout. Avec l’aide de Cameron cependant, tu peux sans doute y arriver. Parce que c’est lui et tu sais qu’il peut tout faire.
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