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Esteban Lopez
général
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Dim 17 Mar - 19:11


El paso

Sarah & Esteban


- Joyeux anniversaire mon amour…

Je me penchais sur Sarah, encore somnolente, dans le lit. Mes lèvres s'attardèrent sur sa joue, sur sa mâchoire, sur sa bouche. Je passais par-dessus elle, sous les draps, passant mon bassin entre ses cuisses, pour être au plus près d'elle. Le moment était câlin, les gestes tendres, pour sortir avec douceur Sarah de son sommeil. Quand elle ouvrit les yeux, je lui adressais mon plus beau sourire et basculais sur le côté pour la prendre dans mes bras. Son corps était encore brûlant des bras de Morphée, contrairement au mien. J'étais debout depuis une bonne heure, m'étais occupé de Saeed, et l'avais emmené avec moi pour aller acheter des pains au chocolat, des croissants, mais également des roses.

Depuis que je vivais avec Sarah, un lien tout particulier avait continué de se tisser avec Saeed. S'il m'avait accepté dès le début, aujourd'hui, j'étais devenu une image rassurante dans son esprit. Je pouvais le prendre avec moi, sans qu'il ne cherche constamment sa mère du regard pour taire ses inquiétudes. Il semblait se sentir en sécurité en ma présence, et j'étais pour ma part beaucoup plus habitué à lui. Habitué dans le sens où je commençais à comprendre les besoins d'un petit garçon de deux ans et comment agir dans telle ou telle situation pour qu'il ne soit jamais en danger. Et il faut dire que lui et moi nous entendions à la perfection. Saeed sait aussi que j'aime passer du temps à jouer avec lui et qu'il n'a qu'à me faire son sourire charmeur pour obtenir ce qu'il veut, dans la limite du raisonnable, bien évidemment.

Vivre sous le même toit que Sarah et Saeed me rendait parfaitement heureux. Aux anges, sans plus avoir à nous cacher, nous profitions pleinement de notre vie de couple. Et mon amour pour cette femme continuait de croître, en admettant seulement que cela puisse être possible. Elle représentait tout ce que je désirais pour l'avenir. Notre couple ne pouvait que se renforcer, notamment depuis cette fausse couche, en début d'année.

- Zoyeux nanniversaire, mamam !

Saeed était entré dans la chambre, avec un petit bouquet de roses rouges - sans épine, bien sûr, qu'il vint apporter à sa mère, accompagné de son éternel sourire charmeur. Il ne tarda d'ailleurs pas à grimper sur le lit, avec mon aide, pour venir se joindre à nous. Un fin sourire s'était ancré sur mon visage. Voilà ce genre de moment parfait qui me réchauffait le cœur et me rappelait que ces deux êtres étaient entrés dans ma vie comme des boulets de canon, pour venir y trouver une place parfaitement confortable. Aujourd'hui, ils étaient mon essentiel, la raison pour laquelle je pourrais donner ma vie, sans l'ombre d'une hésitation.

Nous avions prévu de passer quelques jours à El Paso. Ah oui, j'ai oublié de préciser : nous ne sommes actuellement pas dans notre maison, mais bel et bien dans un hôtel du Nouveau Mexique. Un séjour que j'avais offert à Sarah à Noël, parfaitement conscient que sa famille lui manquait. Famille que j'allais bien évidemment rencontrer très bientôt. Et si je ne le montrais pas, je dois bien avouer qu'au plus profond de moi, j'étais très stressé. La peur de ne pas leur convenir, qu'on pointe du doigt nos différences. Comme c'était ce que beaucoup avait fait depuis que Sarah et moi étions ensemble, je ne pouvais m'empêcher d'avoir peur.

- On a été te chercher un bon petit déjeuner.

Saeed avait trouvé sa place entre nous deux, parfaitement calé dans les bras de sa mère. Il hocha la tête et mima avec ses bras.

- Oui, pleiiiin de coissants !

Nouveau sourire. J'adorais sa façon de prononcer les mots. Lui qui avait pris du temps à parler, il s'améliorait vraiment de jour en jour.
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Sarah O. Davis
général
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Dim 17 Mar - 20:05
Les premiers mots que Sarah entendit alors qu'elle était à peine réveillée, furent un joyeux anniversaire de la part de son petit ami. Les yeux encore clos, elle sourit contre son oreiller, tandis que le beau colombien embrassait sa peau à divers endroits. La jolie professeure rigola légèrement tandis que son homme vint trouver refuge entre ses cuisses. Elle en profita pour glisser ses doigts dans ses cheveux épais et sombres, gardant son visage contre sa poitrine et entourant son corps de ses jambes. Oui, aujourd'hui Sarah avait trente-quatre ans. En soi ce n'était pas énorme, mais ça annulait une année de différence qu'ils avaient avec Esteban depuis son précédent anniversaire. Ca lui rappelait qu'elle était plus âgée que lui. Alors certes, c'était une journée importante, mais ça avait comme un arrière goût amer. Sarah ouvrit doucement et lentement les yeux, croisant le regard et surtout, le sourire pétillant de son petit ami. Elle sourit à son tour et vint chercher ses lèvres pour l'embrasser doucement, avant qu'il ne bascule sur le côté, entraînant son corps contre lui. Elle rigola et très vite, trouva ses repères contre son corps tatoué et musclé. Sa tête reposait sur son bras, sa main libre était posée sur le bras d'Esteban qui l'enlaçait et ses fesses cherchaient désespéremment le bassin de son homme. « Merci mon amour » souffla t-elle alors, la voix encore endormie. On pouvait se demander lequel des deux était le plus ravi par cette journée, clairement. Esteban avait l'air tout excité d'être ici, à El Paso pour enfin rencontrer la famille de Sarah. Depuis le temps qu'ils en parlaient... et surtout, Sarah n'avait pas revu sa famille depuis son départ pour NY autant dire à peu de choses près, depuis sa rencontre avec Esteban. Elle était contente d'être ici et surtout que sa famille avait l'air ravie qu'elle lui présente enfin quelqu'un et de pouvoir passer du temps avec Saeed. Sarah n'avait pas parlé de sa fausse-couche à sa famille, uniquement à Mani puisqu'il partageait son quotidien. Sa famille n'avait pas besoin de savoir ça, n'est-ce pas ? Par contre, elle les avait prévenu qu'Esteban était plus jeune, qu'il avait été son étudiant et que contre toute-attente, c'était vraiment une histoire plus que sérieuse. Enfin ça, sa famille le savait puisque Sarah n'avait encore jamais présenté quelqu'un à sa famille. Pas même William. C'était une chose importante pour elle, parce que depuis leurs retrouvailles à Hawaï, Sarah se sentait vraiment proche d'Esteban et clairement sur la même longueur d'onde, mais depuis la fausse-couche, ils s'étaient comme soudés l'un à l'autre. Ca n'avait pas été facile, Sarah avait du être en arrêt plusieurs jours et même après cette période de repos, ça n'avait pas été simple pour elle. Mentalement, elle avait eu beaucoup de mal à passer le cap de ce triste événement. En fait, plus le temps passait et plus elle comprenait qu'elle devrait vivre le reste de sa vie avec cela, et qu'il fallait qu'elle trouve le moyen de ne plus en souffrir. C'était compliqué, vraiment, parce que le poids de la culpabilité se faisait ressentir, mais Esteban avait rapidement emménagé chez elle et clairement, sa présence réduisait la tristesse et la noirceur de sa vie. Un petit peu plus, chaque jour. Et puis sa boule de poils rousse qu'il avait emmené avec lui lors de son emménagement avait ajouté un peu de baume au cœur de la jeune maman, surtout en voyant son fils complètement in love de ce petit chat. D'ailleurs, pendant leur petit voyage à El Paso, c'était Mani qui devait passer vérifier que tout aille bien pour lui et remplir ses gamelles. Alors que Sarah était encore dans les bras de son petit ami, Saeed pénétra dans la chambre de l'hôtel, et Sarah se redressa tout de suite en voyant les fleurs rouges dans les bras de son fils, qui lui souhaitait un bon anniversaire. La jeune femme s'assit dans le lit, observant son petit ami aider son fils à grimper sur le lit et très vite, Saeed lui tendit les fleurs tout en s'approchant pour la prendre dans ses bras, debout face à elle. Sarah passa son bras autour de son fils, il lui paraissait tellement grand dans ce genre de moment, c'était fou comme il grandissait vite. « Oh mon bébé » répondit-elle en prenant les fleurs pour les sentir tout en fermant les yeux. Elle croisa le regard de son petit ami, lui sourit et s'approcha pour goûter à ses lèvres colombiennes « merci » souffla t-elle en sachant très bien que l'idée venait de lui et non de son fils de deux ans. « Elles sont magnifiques » lança t-elle en souriant à son fils et en venant l'embrasser sur la tempe à son tour. Sarah déposa les fleurs sur le lit, alors que son fils vint s'asseoir dans le creux de ses cuisses et de ses bras, face à Esteban assis devant eux. La main de Sarah vint caresser les boucles de son fils, embrassant son crâne et demandant « tu es pressé de revoir papy et mamy ? » retenant un sourire. « Oui !!!! » s'exclama avec joie le petit bonhomme en levant les bras en l'air. « Baban sont où les croissants ? » demanda t-il alors, sûrement attiré par le beurre de ces pâtisseries françaises. Gourmand, comme sa mère, pas de doute là dessus. Sarah en profita pour regarder l'heure sur le réveil posé sur la table près d'eux. Ils avaient rendez-vous pour déjeuner dans la maison familiale, et il était encore un peu tôt, ils avaient donc largement le temps de se préparer, de prendre un petit déjeuner avant de filer dans la maison de sa jeunesse. Elle était stressée, elle avait peur, elle espérait que tout se passerait bien, mais dans le fond, elle était surtout heureuse. Elle se sentait aussi très reconnaissante d'avoir un homme comme Esteban dans sa vie, un homme doux, calme, patient et incroyablement gentil envers elle et son fils. Sa main se posa sur celle de son petit ami, tandis que de son autre bras, elle gardait son fils contre elle. Dans son regard, elle aurait aimé pouvoir lui dire à quel point elle l'aimait, à quel point elle était heureuse, à quel point elle était reconnaissante de l'avoir dans sa vie. Pouvait-il seulement lire tout ceci dans son regard ? Elle l'espérait, sincèrement. Parce qu'elle était folle de lui, un peu plus chaque jour. Alors entre deux mots de son fils, elle articula sans qu'aucun son ne sorte d'entre ses lèvres et sans que son regard ne quitte les yeux pétillants de son petit ami « je t'aime tellement » avant de sourire doucement et de serrer davantage la main de son petit ami dans la sienne.


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Esteban Lopez
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Lun 18 Mar - 10:24


El paso

Sarah & Esteban



Depuis que nous vivons ensemble, ce que je préfère, c'est pouvoir traîner au lit avec Sarah. Ces moments n'appartiennent qu'à nous. On se réveille en douceur, en tendresse. Nos corps se retrouvent, s'étreignent, se caressent. La plupart du temps, quand on peut se permettre de traîner sous les draps, on finit par assouvir un désir intense. Enfin ça, c'est quand on ne se fait pas couper dans notre élan par Saeed, qui, une fois réveillé, vient réclamer son petit déjeuner. Mais aujourd'hui, s'il était pressé de pouvoir manger les viennoiseries françaises, il voulait aussi offrir à sa mère ce bouquet de roses. Et je trouvais ça attendrissant. Parfois, quand j'observais ce petit garçon, j'avais le sentiment de me voir, quand je voulais jouer l'homme, face à ma mère. Saeed avait déjà de cela, à seulement deux ans. Il regardait Sarah, comme s'il voulait lui faire comprendre, accompagné de son plus beau sourire que c'est lui, l'homme de sa vie, et qu'il prendra soin d'elle. Il sera protecteur, sans l'ombre d'un doute. Mes doigts glissaient machinalement dans ses boucles. S'il est effectivement grand pour son âge - et il tient clairement de son père de ce côté-là, j'ai le sentiment qu'il ne cesse de grandir. Finalement, il troque cet attendrissant air de petit homme, pour retrouver les bras confortables de sa mère. Je pourrais passer des heures à les regarder tous les deux, tant ils sont magnifiques ensemble. On sent qu'un lien fort les unis. Un jour j'ai pu les prendre en photo, quand ils se lançaient ce regard qui signifie qu'ils sont l'être le plus important pour l'autre. Quand on voit ça, on comprend l'importance du lien maternel, et il n'y a rien d'autre à ajouter.

C'est la réaction de Saeed qui me fait sortir de mes pensées. Oui, il a hâte de voir ses grands parents et encore ce matin, quand nous étions en ville à la recherche d'une boulangerie, il en parlait déjà, ce qui augmentait, chez moi, une part de nervosité. Je devais les rencontrer ce midi. Mais je me rassurais en me disant qu'ils seraient trop occupés à leurs retrouvailles avec leur fille et leur petit fils pour réellement s'attarder sur moi. Quoi qu'il en soit, Saeed était déjà prêt. Ce matin, il avait voulu choisir ses affaires et était attardé sur une petite chemise. Je ne sais pas s'il voulait se faire beau pour ses grands parents, ou bien pour l'anniversaire de sa mère. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il était magnifique, avec ses bouclettes qui commençaient à lui tomber devant les yeux. Si je regardais ce gosse avec amour, j'imaginais ce qu'il en était pour son père. En réalité, entre William et Saeed, le courant passait parfaitement. L'irlandais était complètement fou de son gosse et en sa compagnie, Saeed pouvait jouer les cowboys, pour lui ressembler. Le parfait mimétisme. Si cela est de son âge, je suis intimement persuadé qu'il tiendra beaucoup de son père en grandissant. Alors égoïstement, je me dis qu'il aura peut être un peu de mon caractère.

- Les croissants ? Ba… je les ai déjà mangé…

Les yeux de Saeed s'écarquillent et c'est à mourir de rire. OK, il ne faut pas plaisanter avec la nourriture. Je suis bien placé pour le savoir pourtant, vu l'estomac sur pattes que je peux être. Alors, avant de sortir du lit, tandis que Sarah m'envoie un message silencieux, je m'approche de son oreille et murmure :

- C'est moi qui t'aime le plus, cariño.

Je dépose au baiser juste sous son oreille, puis saute du lit pour aller chercher le petit déjeuner. L'hôtel a même accepté de nous donner du café, du lait et du jus d'orange. Alors j'ai tout mis dans un plateau que je ramène à Sarah et Saeed. Le célèbre petit déjeuner au lit. Parce qu'à l'hôtel, les draps seront changés à notre retour et surtout, parce que c'est bien connu, que ce sont dans ces établissements qu'on peut se permettre ce genre de plaisir. A la maison aussi on pourrait, mais n'oublions pas que Saeed n'a que deux ans, et que ça peut vite finir en carnage.

Ce soir, je compte bien emmener Sarah, et Saeed au restaurant - sauf si ses grands parents veulent à tout prix l'avoir pour la soirée. C'est à ce moment là que j'offrirai le cadeau à la belle afghane. En attendant, elle devra se contenter d'un petit déjeuner au lit, et de roses. Notre regard est complice. Saeed, lui, grignote un croissant en regarder les pains au chocolat comme un illuminé.

- Trop bon !! , annonce fièrement Saeed en accompagnant sa parole en caressant son ventre. Le voir ainsi m'arrache un sourire. Je lui ai pourtant donné son biberon ce matin. Mais allez savoir pourquoi, je trouve cela rassurant de voir un enfant avec autant d'appétit. Je reporte mon attention sur Sarah, avec ce regard amoureux.

- Tes parents habitent loin d'ici ? Tu auras peut être le temps de me faire visiter l'endroit.

En effet, comme Sarah le sait, si je connaissais vaguement El Paso pour avoir été la première ville américaine sur laquelle j'ai pu mettre les pieds, autant avouer que je n'avais pas vraiment eu le temps de m’y attarder.

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Sarah O. Davis
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Jeu 28 Mar - 12:06
Saeed était assis au creux de ses bras, Sarah l'observait rire avec Esteban et cette vision la rendit heureuse. Qu'aurait-elle pu espérer de mieux ? Elle avait retrouvé le père de son fils, afin que ce dernier puisse grandir à ses côtés et en prime, elle avait trouvé un homme dont elle était folle amoureuse. Un homme qui la faisait vibrer, qui éveillait en elle les meilleurs sentiments, qui la rendait plus forte et meilleure dans la vie, qui lui donnait du courage, de l'envie, de la rage aussi parfois, qui la faisait rire, pleurer, qui lui faisait tout ressentir plus fort, qui lui faisait voir les véritables couleurs de ce monde. Sarah réalisait au quotidien la chance qu'elle avait d'avoir un homme qui l'aime comme Esteban l'aimait. Qui avait accepté son fils, qui avait accepté ses conditions et qui avait été patient à ce point vis à vis de ses craintes. Elle avait tellement de chance de l'avoir à ses côtés, et dans ses yeux, alors qu'elle le regardait avec amour et tendresse, si non de la passion, elle sourit lorsqu'il l'aperçu et qu'il vint lui murmurer ces quelques mots à son oreille. Comme s'il avait lu en elle, avec tant de facilité. Sarah entourait le corps de son fils d'une de ses mains, mais elle ne pu pas atteindre la tasse à café pour en boire une gorgée. N'était-ce pas un peu dangereux de toutes façons, avec Saeed juste à côté qui s'agitait ? Si. Alors elle lança tout bas à son petit ami, après avoir contrôlé un mouvement de jambe de son fils « tu peux enlever les produits chauds s'il te plait mon amour ? » et en fait, au moment où elle disait ça, elle se rendit compte qu'il avait eu la même réflexion qu'elle. Elle sourit. Esteban avait prit en maturité, il avait grandit en quelques mois avec une facilité et une rapidité qui la laissait muette. Il avait gagné en assurance et en confiance, ce qui le rendait encore plus sexy que d'ordinaire. Il semblait être prêt pour une vie... plus sage, plus stable, une vie... de famille. Et malgré la fausse-couche de Sarah d'il y a quelques semaines, la jeune femme ressentait ce désir émaner de lui, ce désir de famille, peut-être cette envie de devenir père ? Elle n'en savait rien, il n'en parlait pas. En fait, ils n'en avaient pas véritablement reparlé depuis ce fameux soir. Sarah avait eu tellement de mal à... accepter cette idée que non, ils avaient préféré... oublier. Du moins faire comme si, juste le temps que les cicatrices invisibles se referment. Le petit trio continua donc de discuter et de prendre leur petit déjeuner ensemble sur le lit, dans la bonne humeur et les rires. « Hum... ma mère m'a dit de venir pour le midi, enfin, pour l'apéritif quoi, je pense qu'on aura l'occasion de faire un tour tous ensemble après le repas » lança t-elle alors, heureuse à l'idée de retrouver sa famille, même pour quelques heures. « La maison est en banlieue, dans un quartier résidentiel cool » souffla t-elle alors à son petit ami. Oui, ses parents n'avaient jamais eu de gros moyens, mais cette maison était grande, et ils avaient payé toute leur vie pour l'obtenir. Aujourd'hui, elle était à eux et ils en étaient fiers. Finalement, Sarah lança « bon aller, maman va aller se préparer » avant d'embrasser la tempe de son fils qu'elle serra contre elle. Saeed s'extirpa alors pour descendre du lit, il ne tarda pas à aller courir vers la partie « salon » de cette suite. La jeune femme se leva à son tour du lit et prit enfin un peu de café avant de se tourner vers Esteban. Doucement, elle posa sa tasse et fini par passer sa main derrière la nuque de son petit ami, plongeant ses yeux dans les siens « tu as peur ? » demanda t-elle avec un léger sourire aux lèvres. C'était rassurant qu'il ait peur, non ? Au moins, c'était important pour lui, et ça, c'était une bonne chose. La jeune maman fini par s'approcher doucement, embrassant alors sensuellement les lèvres de son petit ami, tandis que ses mains remontaient à sa machoire dans une infinie tendresse. Elle l'aimait, réellement et ça, personne ne pourrait le lui retirer. Sarah savait à quel point cette histoire était sérieuse, depuis qu'ils vivaient ensemble, ses craintes sur la perte de son petit ami, ou la fin de leur histoire s'étaient amoindries. « Je vais prendre une douche » souffla t-elle alors sensuellement à son petit ami. Elle aurait bien aimé qu'il lui fasse l'amour, mais ce n'était pas possible. Les joies de la vie de famille. Rigolant à ses propres réflexions, elle se dirigea vers la salle de bain et très vite, commença à se préparer. Après une bonne douche, Sarah sortit dans la chambre enveloppé dans une serviette pour aller chosir sa tenue dans valise. Elle opta pour une robe bleue, longue, un peu bohème. Ici, à El Paso, il faisait vraiment chaud. La jeune femme alla s'habiller dans la salle de bain afin de ne pas choquer son fils et se maquilla, la porte ouverte, afin de discuter avec son fils et Esteban. Enfin, arriva l'heure de partir. Prenant le sac de son fils, ses jouets et puis son sac à main, le trio quitta la chambre d'hôtel pour le service de location de voiture. Une fois dans ce service, Sarah dû batailler auprès du personnel pour faire installer un siège auto qui apparemment, n'avait pas été précisé lors de la commande, sauf que si, Sarah se souvenait très bien de ça. Bref, ils étaient en retard. En soi, ce n'était pas très grave, mais Sarah avait l'impression que ça ajoutait un peu plus de stress à la situation. Esteban était le tout premier homme qu'elle allait présenter à sa famille. Elle n'avait même pas présenté le père de Saeed. Elle avait peur, dans le fond. Le trio prit donc la route pour l'extérieur de la ville, direction la banlieue et la sublime maison fleurie des Davis.


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Esteban Lopez
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Sam 30 Mar - 17:02


El paso

Sarah & Esteban



En voyant Saeed faire un mouvement brusque, je me rendis compte très vite que ce n’était pas l’idée du siècle d’avoir mis le café dans le plateau. Donc, tandis que Sarah me demandait de le retirer, j’avais déjà les tasses dans les mains pour les poser plus loin, dans un endroit sûr, c'est-à-dire hors de portée du petit garçon. C’est dans ce genre de moment que je me rendais compte que j’avais encore beaucoup de progrès à faire pour m’occuper d’un enfant, même si je savais que je m’améliorais dans ce domaine. « Excuse-moi. », murmurais-je avec sincérité, gêné de cette inattention qui aurait vite pu virer à la catastrophe. Et ça m’importait, bien évidemment, de faire des efforts dans ce domaine. Aujourd’hui, je vivais sous le même toit que Saeed. Et il prenait une place très importante dans ma vie, si bien que je ne me pardonnerais jamais s’il devait lui arriver quelque chose par ma faute.

Alors nous continuâmes de prendre notre petit déjeuner ensemble. Ce moment était parfait, reflétant l’idée que je me faisais d’une famille. La bonne humeur était à son comble, et entendre Saeed rire aux éclats étaient l’une des plus belles récompenses. Si j’avais toujours ce désir d’être père, je m’étais fait à l’idée que ça n’arrivera peut-être jamais. Dans le fond, quand je voyais le petit garçon et Sarah dans ces moments de pur bonheur, je me disais qu’être tous les trois était déjà une chance. Une chance inouïe.

Je relevais les yeux, jusqu’alors posés sur Saeed, tandis que la belle afghane répondait à ma question. Je hochais la tête, à l’idée que l’on puisse visiter la ville dans l’après-midi, une fois que nous aurons déjeuné avec ses parents. Cette idée me rendait nerveux, vraiment. D’une part parce que je n’ai jamais été dans cette situation de rencontre avec des beaux-parents. Et d’autre part, car c’était important pour moi que les choses se passent bien. J’aime Sarah. Je l’aime comme il ne devrait pas être permis d’aimer. Quand je vois ce petit nez mutin se retrousser avec légèreté quand elle sourit avec malice, je sais qu’elle est et sera la femme de ma vie. Alors, quand elle me demande si cette rencontre me fait peur, j’affiche une mine faussement renfrognée. « Hé ! Te moque pas de moi. » Et je garde la tête haute pour me donner de la contenance, pas réellement prêt à assumer qu’en réalité, je suis clairement nerveux. C’est son baiser qui m’apaise pour quelques secondes. Cette façon dont elle a de m’embrasser me fait chavirer. Mais déjà c’est terminé. Sarah part prendre sa douche et moi, je reste là avec ce sourire béat sur les lèvres.

Je rejoignais Saeed dans le salon, absorbé par un dessin animé qui passait. Un épisode de Bob l’Eponge, et je venais à me demander pourquoi ce personnage attire autant l’attention des enfants. Mais finalement, je me laisse prendre dans l’histoire et, le petit garçon calé contre moi, nous fixons tous les deux l’écran, comme si nous étions face à un film rempli de suspens. Je tourne la tête quand j’entends Sarah chercher des affaires dans la valise. Elle est là, penchée, enroulée dans cette serviette qui écrase sa poitrine. Et ça, c’est un spectacle bien plus intéressant. Alors je finis par la rejoindre quelques minutes après dans la salle de bain. La belle afghane est en train de se maquiller, vêtue d’une robe légère bleutée. J’ai pour ma part opté pour une tenue sobre mais tout de même habillée, à savoir un jean et une chemise blanche, donc j’ai retroussé légèrement les manches. Je passe derrière fois et enveloppe sa taille de mes bras. Je l’observe à travers le miroir, avec un fin sourire. J’aime le contraste de couleur de nos peaux. Je contemple avec amusement son air concentré quand elle utilise son mascara. Est-elle conscience qu’elle n’a pas besoin de maquillage pour être si séduisante ? Probablement pas. « Tu es sublime. » Ma main dégage ses cheveux de sa nuque pour pouvoir y déposer un baiser sensuel. J’aime quand elle les garde détachés. Ca la rend tellement désirable. Je soupire de bien être. J’ai envie d’elle. Ma main coure le long de sa hanche, jusqu’à sa poitrine. Je lui lance, à travers le miroir, un regard brûlant et malicieux. Malheureusement, je dois me faire une raison : Saeed est présent, et nous ne devons pas être en retard. Alors c’est à contrecœur que je me détache d’elle.

Finalement, après avoir quitté la chambre d’hôtel et avoir réglé un petit problème technique avec la voiture, nous prenons la route jusqu’à la maison des Davis. Je me suis mis au volant, un peu pour me changer les idées et faire taire mon anxiété. Mais je sens bien que Sarah aussi appréhende, alors ça n’arrange en rien mon stress. Finalement, je me rassure en me disant que sa personnalité et son caractère découlent de l’éducation que lui ont donnée ses parents. Alors ils ne doivent pas être bien méchants. Ainsi, je tourne un instant la tête vers Sarah pour croiser son regard. Le mien est finalement plutôt confiant. Un sourire et une main passée tendrement dans sa nuque, comme pour lui dire que tout va bien se passer, nous finissons par arriver jusqu’à la maison des Davis. Je me gare dans l’allée, et mes yeux courent sur tous ces parterres fleuris.


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Sarah O. Davis
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Ven 5 Avr - 12:01
Sur le trajet de l'hôtel à la maison de banlieue des Davis, la main de Sarah avait trouvé celle de son petit ami. Saeed était en train de profiter du temps magnifique qui inondait le paysage au travers de la fenêtre, quant à sa mère, elle se nourrissait de ses propres souvenirs, retrouvant alors une forme de réconfort et aussi de nostalgie à être de retour par ici. Arrivée dans le lottissement de ses parents, elle se redressa, comme attentive au moindre changement qu'elle aurait pu trouver dans ces rues, avant que finalement, elle ne sourisse devant une maison. « C'est celle-ci » annonça t-elle doucement à son petit ami. Esteban ralenti alors, et Sarah échangea un regard complice avec son fils, avant de serrer plus fort la main de l'homme qu'elle aimait. Elle lui murmura alors tout bas « ça va bien se passer, ok ? » parce qu'elle en était convaincu. Oui, il était plus jeune, mais il avait beaucoup de points en communs avec son père et pas forcément le fait qu'ils soient immigrés tous les deux. Non. Ils étaient patients, attentifs, calmes, et à cheval sur une forme de tradition tous les deux et c'était aussi ce qui lui avait plu chez son petit ami, retrouver quelque part, un peu de ce modèle avec lequel elle avait grandit. Sarah se détacha et ouvrit sa portière pour poser le pied sur le béton devant le garage de ses parents. Elle referma la porte et contourna la voiture pour aller sortir son fils du siège auto. Le soleil brillait fort, et il faisait chaud, il faisait bon et vraiment Sarah comprit que le temps ici lui manquait énormément à New-York. Alors que Sarah était en train de sortir Saeed de son siège auto, une femme sortit de la maison, marchant vite et agitant les bras. Cette femme, c'était la mère de Sarah. Une femme grande, encore élégante malgré son âge et qui avait des cheveux longs et gris, assumés. « Mamie !!!! » s'écria Saeed en agitant les bras vers sa grand-mère « Chéri ils sont là !! » cria t-elle à son maris, alors que le petit Davis venait de poser ses pieds sur le sol. Quand Sarah était partie d'El Paso, son fils marchait tout juste, maladroitement et parlait à peine. Aujourd'hui il avait vraiment grandit. Saeed se mit à courir pour finalement tomber dans les bras de sa grand-mère, tandis que le père Davis sortait de la maison. « Hey ! » salua t-il alors, un sourire franc sur le visage. Il s'approcha tranquillement et Sarah échangea un regard à son petit ami. Elle souriait, bien sûr qu'elle souriait, elle était heureuse d'être ici et de les retrouver. Elle laissa une seconde son petit ami pour faire quelques pas vers son père, le prenant dans ses bras. « Alors ma puce comment ça va ? » demanda son père avec un accent prononcé. « Ca va papa et toi ? » demanda t-elle la joue écrasée contre lui. « Beh très bien » répondit-il en afghan. La mère de Sarah avait Saeed dans les bras, mais très vite, elle s'approcha d'Esteban et lança « mais il est beau comme un dieu » en direction de sa fille. « Esteban c'est bien ça ? » demanda le père de Sarah en s'approchant, tout en lui tendant sa main pour le saluer, toujours avec ce sourire. « C'est ba-ban » répondit Saeed en rigolant. Sarah avait toujours l'un de ses bras autour de son père, et elle observait la scène en souriant tendrement. « Ca a été le voyage ? » demanda la maman de Sarah au petit ami de cette dernière. Le père de Sarah était en train de chercher l'attention de son petit-fils, le prenant littéralement des bras de sa femme. Sarah en profita pour retrouver son petit ami mais bien vite, la maman Davis lança toute joyeuse d'avoir du monde à la maison « je nous ai installé dans le jardin » « c'est parfait maman » lança Sarah. Ses parents avancèrent vers la maison, mais très vite Sarah lança à son petit ami « tu as prit le sac de Saeed ? » parce qu'ils allaient en avoir besoin pour le changer, mais aussi pour l'amuser un peu, quoi qu'elle était persuadée que ses parents avaient plein de cadeaux pour lui chez eux. Finalement, tout le monde entra dans cette grande maison, aux couleurs chaudes et à l'architecture typiquement américaine. C'était beau, chaleureux et ça sentait bon. Un mélange d'épices et d'encens propre à cette maison. Sarah se sentait bien, tout de suite. Son fils se mit à courir partout, en l'occurrence près des jeux que les parents de Sarah avaient achetés pour lui et très vite, il demanda si c'était pour lui. La mère de Sarah lui expliqua que le père noël était passé ici cette année pour lui, mais qu'il y en avait aussi pour son anniversaire. Et dans la tête de Sarah, elle se demandait comment tout allait rentrer dans leurs valises... non, c'était impossible, certains devraient rester ici. « Et Mani, comment il va ? » demanda le père de Sarah en prenant appui sur un mur. « Il va bien ! » répondit Sarah qui essayait de mentir, parce que dans la vie de son frère, c'était compliqué en ce moment. Il y avait Paige, l'enfant... c'était le chaos. Son père senti qu'il y avait quelque chose mais ne dit rien. « Vous voulez boire quelque chose ? » proposa t-il alors. Sarah se tourna tout de suite vers son petit ami, et puis très vite son père demanda à sa propre femme « chérie, qu'est-ce que tu leur proposes ? » « ah bé ça, si tu savais ce qu'on avait tu pourrai leur proposer toi même » répondit-elle en rigolant, toujours en s'amusant avec Saeed. Le père Davis rigola et puis s'approcha de la cuisine où sa femme le retrouva. Ils étaient tendres l'un envers l'autre, et ils étaient complices. Se chamaillant comme deux ados, Sarah en profita pour se tourner vers Esteban, sa main glissa dans son dos et très vite, elle lui vola un baiser, servi de son plus beau sourire. Elle était heureuse qu'il soit là. Et elle l'aimait du plus profond de son cœur.


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Esteban Lopez
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Mer 10 Avr - 15:28


El paso

Sarah & Esteban



C’était étrange de rouler dans El Paso, l’endroit exact où j’ai fait mes premiers pas sur le sol nord-américain. L’image était la même que dans mes souvenirs : le sentiment de voir une grande ville au milieu d’un désert, à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Neuf ans plus tôt, j’avais passé cette même frontière. Au loin, le mur pour empêcher les clandestins de rejoindre El Paso, par Cuidad Juarez. Et c’est toujours étrange, quand je me dis que ces deux villes sont quasiment collées, mais séparées par une immense barrière métallique, qui s’éternise jusque dans le désert. Je me souviens des barbelés au pied de ce mur, côté Mexique. Quand je revois ça de mes propres yeux, je me rends compte de la chance que j’ai eu de passer cette frontière, là où d’autres se font arrêtés, voir tuer, encore aujourd’hui.

Finalement, ce paysage s’estompe peu à peu pour laisser place à une banlieue calme où la vie semble paisible. Nous ne tardons par à atteindre la maison de la famille Davis. Je ressens la joie de Sarah et l’excitation de Saeed à l’idée de se retrouver ici. Des sentiments qui m’arrachent un fin sourire, bien que la tension en moi est à son comble. Il n’est plus possible de faire machine arrière, je vais bel et bien rencontrer mes beaux-parents. Je me gare devant le garage de la propriété. Je peux sentir la main de Sarah serrer la mienne. A sa parole, je croise son regard et lui adresse le sourire le plus confiant que j’ai en stock. « Oui, tout va bien se passer. »

Je retire mes lunettes de soleil pour les accrocher à ma chemise, et sors à mon tour de la voiture. Mes yeux balaient l’endroit du regard, instinctivement, comme si j’avais besoin d’analyser l’endroit où je me trouvais. Sarah m’a souvent parlé de ses parents, de cette maison, et je peine à croire que j’y suis réellement. Le jardin est fleuri, à la fois entretenu avec soin, mais visiblement dans un désir de laisser l’endroit un peu sauvage pour permettre aux arbres, aux plantes et aux fleurs de se développer comme bon leur semble. Et je trouve ça magnifique. Le parfum de cette végétation et de l’herbe fraichement tondue font naître en moi un sentiment de bien être. On a envie de s’allonger dans la pelouse, et prendre un bain de soleil en écoutant le chant des oiseaux. C’est à l’extrême opposé de New York, de la grande ville, le gris omniprésent, du bruit des voitures parasites, du ciel chargé de pollution. Et j’aime ça. Quand je vois ce genre d’endroit, je comprends pourquoi je ne suis jamais parvenu à tomber amoureux de la Grosse Pomme.

Mon regard se porte automatiquement sur la femme qui vient de sortir de la maison et qui semble si heureuse de voir sa fille et son petit fils de retour chez elle. La mère de Sarah. C’est étrange de pouvoir mettre enfin un visage sur une personne. Son visage porte certains traits en commun avec la femme que j’aime et je ne peux m’empêcher de me demander si la belle afghane lui ressemblera, quand elle aura son âge. Mais c’est sans compter sur l’apparition de son père. Si ses origines afghanes lui ont donné une peau plus colorée, lui aussi ressemble à Sarah. C’est comme si elle était le parfait mélange entre ces deux personnes. Ils semblent heureux, sincères et chaleureux. Et je ne peux retenir un fin sourire de voir le bien être que leur procurent ces retrouvailles. Je ressens ce besoin de les laisser profiter et rester relativement à l’écart, le temps qu’ils puissent tous se retrouver. Pourtant, la mère de Sarah ne tarde pas à parler de moi à la jeune femme, après avoir croisé mon regard. Si j’avais eu la peau assez claire pour rougir, mes joues se seraient certainement très vite empourprées. Je retrouve cette timidité, notamment quand le père de Sarah s’adresse à moi. Forcément impressionné par la situation, je viens serrer la main du patriarche, souriant en entendant la remarque de Saeed. « Heureux de vous rencontrer. », lançais-je au couple avec sincérité en les saluant. « Oui, ça c’est bien passé. Vous avez une très belle maison. »

Avant d’entrer dans la demeure, je récupère le sac de Saeed dans la voiture, comprenant ses affaires, de quoi le changer et quelques jouets. Le strict minimum quand on emmène un enfant en bas-âge. Je le place en bandoulière et en profite pour prendre le bouquet de fleurs – acheté un peu plus tôt dans la matinée avec le petit garçon, pour la mère de Sarah, et une bouteille de bon vin pour son père. Ce n’était pas grand-chose finalement, mais je ne m’imaginais pas arriver les mains vides. En voyant le bouquet, Saeed se précipite vers moi, désireux de pouvoir l’offrir à sa grand-mère, comme il avait pu le faire quelques heures plus tôt, avec sa mère.

- Tiens, mamie !

La scène m’arracha un sourire. Je le trouvais attendrissant quand il jouait le petit homme de la sorte. Il voulait jouer le gentleman, car dans son esprit « les filles, ça aime les fleurs ! ». Je m’occupais néanmoins de donner la bouteille au père de Sarah pour éviter toute casse.

Une fois à l’intérieur de cette maison chaleureuse, je demandais à Sarah où je pouvais déposer le sac à langer. Au même moment où le père de cette dernière nous proposait à boire. Nouveau sourire. Les parents de la jeune femme semblaient toujours aussi amoureux et complices, comme si le quotidien ensemble avait renforcé leurs sentiments. Ils me firent penser au couple qui fêtait son anniversaire de mariage, que Sarah et moi avions rencontré à Hawaï. C’était beau de voir un amour aussi pur et sincère après tant d’années. Et je rêvais, au fond de moi, que Davis et moi ayons cette même chance.

Les parents dans la cuisine, je croisais le regard de Sarah. Elle me vola un baiser et je lui souris avec tendresse. Pendant ce temps, Saeed semblait occupé à contempler la montagne de jouets qui lui avait été offerts. Je me pinçais les lèvres et vins murmurer à l’oreille de la jeune femme : « Je ne sais pas comment on va pouvoir tout ramener à New York. » Amusé, je déposais un tendre baiser sur sa tempe, avant de me détacher subitement d’elle quand son père revint dans la pièce. Vous savez, le genre de gêne qu’on peut ressentir quand le papa se rend compte qu’on est « un peu trop proche » de sa fille. D’ailleurs, l’homme ne pu retenir un sourire amusé en voyant ma gêne. Je n’y peux rien, j’ai l’impression que sur mon front il est écrit « Désolé, mais j’adore faire l’amour à votre fille. », ou bien un truc dans ce style.




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Sarah O. Davis
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Ven 19 Avr - 19:18
C'était une vision extraordinaire que de voir ses parents, mais également son fils et son petit ami tous réunis dans cette maison. Parmi ces murs qui l'avaient vu grandir, qui avait éclos les premiers jours de Saeed et dans laquelle tous ses souvenirs en tant que petite fille, femme puis mère, avaient vu le jour. C'était comme si toute chose était enfin à sa place, comme si Sarah avait plaisir à retrouver cette place de femme, de fille et de mère tout à la fois, pour ces quelques heures. Comme à leur habitude, les parents Davis étaient à la fois complices, se chamaillant avec plaisir mais surtout, ils s'aimaient encore. Ils ne faisaient pas partie de ces couples qui restent aux côtés de l'autre par habitude, par besoin, par nécessité. Ils s'aimaient et ne pouvaient pas concevoir la vie sans l'autre, malgré ses défauts, malgré la routine, malgré le quotidien qui était inévitable. Clairement, la mère de Sarah était en train de suivre Saeed à la trace, lui présentant les cadeaux qu'ils commençait déjà à déballer. Lorsque Esteban lui lança qu'ils ne pourraient pas tous les suivre jusqu'à New-York, Sarah hocha la tête en souriant, laissant son visage exprimer une petite moue. « C'est clair » souffla t-elle à son petit ami discrètement. Non, la plupart resterait probablement ici, et seraient toujours là quand Saeed viendrait rendre visite à ses grands-parents. Le père de Sarah semblait toute fois un peu perdu dans la cuisine, totalement délaissé par sa femme qui était retournée voir le petit. Sarah s'avança alors vers la cuisine, entrainant son petit ami à faire de même. Sur les murs de la maison, on pouvait bien évidemment voir des photographies des membres de la famille. Esteban pourrait y reconnaître sa petite amie, bien sûr, mais également Mani. Pour le plus grand-frère et la petite sœur de Sarah, il pourrait désormais se faire une idée d'eux, sans pour autant les connaître. D'ailleurs, Sarah ne perdit pas une seconde pour demander des nouvelles de la fratrie à son père. Sa sœur était en vadrouille pour le moment, avec des amies et quant à son frère, il était à une conférence en Californie. Ils ne seraient donc pas là, ce qui était franchement dommage. Mais c'était le jeu, même si c'était parfois triste. « Tu veux de l'aide papa ? » demanda alors la jolie Davis. Son père lui répondit en afghan, comme il avait l'habitude de faire à l'intérieur de cette maison. Mais très vite, il se tourna vers le petit ami de sa fille et s'excusa. Sarah rigola et lança « il a l'habitude t'inquiète » avant de s'approcher d'Esteban pour poser sa main sur son torse, dans un geste affectueux. « Bon, je ne sais pas si ta mère avait prévu un truc à boire en particulier... » mais il semblait un peu embêté de ne pas trouver quelque chose à boire. « Esteban, tu prends une bière ? » proposa t-il alors dans un accent à couper au couteau. « Tu vas pas lui proposer de la bière ! » gueula alors sa femme du salon, avec Saeed dans les bras. « Roh mais c'est pas vrai ça, t'es perdu quand j'suis pas là » répondit-elle en rigolant et en échangeant un regard complice avec son nouveau gendre. Elle mit d'ailleurs son petit fils dans les bras du colombien, pour aller chercher tout ce qu'il fallait. Sarah elle, avait déjà placé les verres sur un plateau, alors que son père parlait d'aller se poser dans le jardin, à l'ombre des arbres. Il sortit dehors, sa fille sur les talons, suivi de son petit ami et de son fils. La mère Davis ne tarda pas à les rejoindre, alors que tout le monde prenait place autour de la table de jardin. Ce jardin... il était magnifique, fleuri et tellement agréable. Il faisait chaud, peut-être un peu trop, mais c'était tellement bon. « Saeed tu viens, on va mettre ta casquette » lança t-elle alors histoire que son fils n'attrape pas une insolation. Sarah alla donc chercher dans le sac qu'Esteban avait ramené un peu plus tôt, la casquette de son fils ainsi que la crème solaire. Parce que oui, la peau de Saeed n'avait pas encore l'habitude du soleil, contrairement à la peau afghane de la majorité familiale. Mais le petit garçon avait surtout envie de jouer et commençait clairement à faire un caprice, aidé par sa grand-mère. « Saeed ! » lança alors Sarah autoritaire. « Tu vas pas commencer à faire des caprices parce que tu es chez papy et mamy » lança t-elle alors. Le petit devint bougon, mais se laissa faire. Sarah lui appliqua alors de la crème sur les bras, la nuque et puis fini par le lâcher afin qu'il aille jouer dans le jardin. Une fois fini, Sarah essuya ses mains avec une lingette, puis, prit place autour de la table, remerciant sa mère pour le verre qu'elle venait de lui servir. « Et au fait ma chérie, bon anniversaire ! » s'exclama soudain son père en rigolant légèrement « oui, bon anniversaire ma puce ! » lança sa mère. Très vite, les deux parents de Sarah s'approchèrent d'elle pour l'embrasser et la caliner, chose qui arrivait rarement, mais qui fit rire Sarah. « Merci beaucoup » répondit-elle le large sourire aux lèvres. Une fois tout le monde installé, la mère de Sarah s'empressa de proposer à Saeed de boire une boisson fraîche. Le père de Sarah, observant à la fois sa fille, puis son gendre, fini par demander, sans tourner autour du pot : « Alors, tu nous as pas dit comment vous vous étiez rencontrés tous les deux » à cette demande, Sarah rougit et sourit tout en regardant son petit ami. Sa main se posa sur la sienne, et elle lança alors au beau colombien « tu veux leur raconter ? » avec un sourire complice et charmeur. Son père aimait les gens francs, ne pas passer par quatre chemins et surtout, oser dire les choses telles qu'elles étaient. Alors... allons-y !


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Esteban Lopez
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Mar 23 Avr - 9:57


El paso

Sarah & Esteban



Les photographies tapissant les murs montraient à quel point cette famille était soudée. Chacun des membres semblaient y avoir une place toute particulière et c’était bien évidemment plaisant de s’en rendre compte. Si j’avais, pour ma part, grandit en fils unique, avec ma mère – et ma grand-mère, du fait qu’elle est été très proche de nous, je n’avais jamais manqué d’amour. Et cette chaleur semblait également se trouver ici, entre les murs de cette belle demeure. Je me perdais à contempler ces photos, dans un désir de mettre des visages sur des noms, et de me nourrir de quelques bribes du passé de la femme que j’aime. Quand je sortais de mes pensées, c’était pour écouter le père et la fille discuter. Un fin sourire se dessina sur mes lèvres quand l’homme s’excusa de parler dans sa langue maternelle. En effet, j’étais habitué avec Sarah et Saeed, tout comme il était coutumier pour eux de m’entendre parler ou jurer en espagnol. Je commençais même à retenir certaines phrases simples, même si je ne me risquais pas à les prononcer. Avec un accent comme le mien, si je commence à tenter de parler en afghan, la compréhension va vite devenir compliquée.

- Une bière, c’est parfait je vous assure, merci.

Amusé de voir le père de Sarah aussi perdu dans sa cuisine, et sa mère venir à sa rescousse, non sans me contraindre à réceptionner ma petite crapule préférée, lui et moi échangeons un regard complice. Je lui fais une grimace et il se met à rire avant de faire de même. Saeed commence sa phase de mimétisme et c’est une période que je trouve à la fois attendrissante et amusante. Bon, c’est aussi le moment où il faut clairement faire attention à ne pas dire de gros mot devant lui, pour éviter qu’il ne les répète. Je garde le petit garçon dans les bras et instinctivement, il cale sa tête dans le creux de mon cou pour un câlin, de courte durée cependant jusqu’à ce que nous sortions dans le jardin. Dans sa tête, il s’agit-là d’une immense aire de jeu alors très vite, il se met à gigoter pour que je le repose sur le sol. Puis s’en suit le petit caprice de Saeed. Dans ces moments-là, je laisse clairement Sarah gérer. Je ne suis pas encore très à l’aise dans l’autorité avec le petit garçon – sauf si, bien sûr, il va trop loin. Et puis, il me parait logique que ce soit à ses parents à lui, de gérer ce genre de choses, en vue de son âge.

Finalement, crème solaire appliquée sur la peau, et casquette sur la tête, Saeed retourne jouer dans le jardin, à notre vue, tandis que nous sommes tous les quatre installés à table. A la question de mon beau-père, j’esquisse un sourire à la fois timide et finement amusé. Raconter notre rencontre ? Je ne sais pas vraiment ce que Sarah leur a raconté, mais je ne la vois pas leur cacher la vérité. De toute façon, elle n’est en rien malsaine, alors je me lance.

- Et bien, tout a commencé avec une erreur de numéro et finalement, on a discuté ensemble quelques temps, pendant les vacances d’été, par messages. Le tout sans jamais chercher à se voir. On se plaisait seulement à discuter avec un inconnu et apprendre à le connaitre de cette façon.

Je ne sais pas si c’est un point que ses parents seraient en mesure de comprendre. Après tout, il s’agit d’une toute autre génération, où le virtuel n’avait pas sa place. Aujourd’hui, beaucoup de personnes échangent sans se connaître. C’est devenu coutumier, et ce, même si j’ai un point de vue assez fermé sur tout ce qui est « réseaux sociaux » et « téléphone greffé à la main ». Quand on me connaît, on sait à quel point je préfère le contact humain, prendre des nouvelles des gens qui m’importent, autour d’un café, plutôt que par messagerie ou diverses applications. Sarah a été en quelque sorte l’exception.

- En fait, je dirais que notre rencontre est clairement le fruit du hasard. Que ce soit au niveau de cette erreur de numéro, que lorsque j’ai comprit qu’elle était ma professeur de Journalisme.

Je me souviens parfaitement de cette journée. Toutes ces coïncidences, tous ces signes. Quand je lui ai envoyé un message pour m’assurer que ce serait bien son téléphone à elle qui sonnerait. Tandis que je leur raconte le déroulement de cette première journée, je poursuis. « Finalement, cette rencontre m’a valu de me brûler avec du café, et manquer de me faire renverser par un bus. » Je me retiens de rire en croisant le regard de Sarah. Bon, techniquement, je suis tout de même rentré en contact avec ce bus. Mais je me dis que l’afghane en a clairement valu le coup.

Je ressentais ce besoin de jouer franc jeu avec les parents de la jeune femme. Alors, quand je leur raconte que Sarah a tenté de mettre fin à cette situation, c’est moi, l’étudiant, qui me suis accroché pour que nous tentions notre chance. Bien sûr, on ne rentrera pas dans certains détails, comme cette première nuit passée ensemble, ou bien ce moment où mon cœur a failli exploser dans ma poitrine quand elle a posé sa main sur mon torse, après le choc avec le bus, le regard qu’elle m’a lancé, le temps qui s’est arrêté, quand j’ai compris que c’était elle, et personne d’autre. Non, tout ça, ce sont des souvenirs qui n’appartiennent qu’à nous, des détails qui représentent notre Histoire, notre complicité.



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Sarah O. Davis
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Mar 23 Avr - 10:49
L'histoire qu'Esteban raconta aux parents de Sarah fit mouche. La mère de Sarah ne pu s'empêcher de rire lorsque le beau colombien évoqua sa collision avec un bus, tandis que le père de Sarah restait plus silencieux. Il devait sans nul doute se dire tout ce que tout le monde se disait : est-ce que leur histoire était vraiment sérieuse ? N'était-ce pas juste une histoire passionnelle qui ne durerait pas sur la longueur ? Est-ce qu'il s'agissait d'un caprice d'une trentenaire et du fantasme d'un étudiant ? Oui, Sarah baissa les yeux lorsqu'elle croisa le regard de son père, parce qu'il sourit poliment, mais Sarah savait. Il avait peur pour sa fille, même s'il avait apprit au fil des années qu'elle était forte et indépendante, il savait que Sarah avait souffert. Et puis, Esteban était le tout premier qu'elle leur avait présenté. Il n'y en avait jamais eu d'autres. La main de Sarah vint trouver celle de son petit ami, serrant ses doigts pour trouver un peu de force et de courage. Elle échangea un regard et un léger sourire avec le beau colombien et elle comprit qu'il avait lui aussi senti cette méfiance paternelle. « Comment le prend l'université du coup ? » lança le père Davis en saisissant son verre pour en boire une gorgée. Qu'est-ce que Mani pouvait lui ressembler, dans son attitude parfois froide et détâchée, c'était incroyable. « L'université nous a demandé de choisir, si c'était sérieux, Esteban ne pouvait pas rester mon étudiant et... si ce n'était pas le cas, il fallait que ça cesse » répondit Sarah à son père. « Esteban suit un autre cours maintenant et je ne dirige plus ses recherches de fin d'année » précisa alors la jolie brune pour mettre un terme aux inquiétudes de son père. Elle regarda sa mère, cherchant un peu de réconfort et de soutien de son côté aussi. D'ordinaire, c'était d'ailleurs plutôt elle qui cherchait la petite bête et son père qui la soutenait contre vents et marées... aujourd'hui, il semblerait que tout soit inversé. Sarah saisi son verre et en bu une grande gorgée à son tour. Ca faisait du bien. « Si on est venu jusqu'ici tous les trois, c'est aussi pour ça » continua alors Sarah en gardant la main d'Esteban dans la sienne et en l'observant. « C'est sérieux, même si notre rencontre s'est passée dans ces conditions là... » Sarah tourna la tête vers ses parents et continua « c'est vraiment du sérieux » et elle espérait que cela suffise. Son père hocha la tête, gêné probablement par les aveux de sa fille. « Bien sûr que c'est sérieux ma chérie, on l'a tout de suite comprit quand tu nous as parlé de venir ici pour qu'on se rencontre » lança alors sa mère en souriant à Esteban. « Elle ne nous a jamais présenté personne » murmura t-elle à l'attention de son gendre et elle aussi, bu un peu de son verre. « Et on est ravis de te rencontrer Esteban, vraiment » elle aussi, posa sa main sur celle de son mari, cherchant à ce qu'il valide ses propos. « Pas vrai chéri ? » lança t-elle alors. « Oui, bien sûr que oui » répondit-il. Son père était en train d'être convaincu, mais c'était comme s'il lui manquait quelque chose encore. Peut-être le temps ? Oui, c'était sûrement ça. En tous cas, Sarah et Esteban n'avaient pas à se justifier. Ils s'aimaient et c'était tout ce qui comptait. « Et du coup... ça se passe bien avec Will ? » demanda la mère de Sarah. Parlait-elle de William et Saeed, ou de William et Sarah ou bien de William et Esteban ? Saeed, qui venait d'attraper un ballon et qui jouait avec lança de là où il était « papa il est policier » avant de lancer son ballon en l'air. Sarah rigola et demanda à son fils « tu t'amuses bien quand tu es avec papa ? » ce qui fit venir le petit garçon vers sa mère, posant ses mains sur les cuisses de cette dernière « oui, on va voir la NBA » lança alors Saeed, ce qui étonna ses grands-parents. Oui, William avait évoqué cette idée d'emmener son fils voir différents sports en réel, peut-être pour lui donner envie de s'inscrire à l'un d'eux ? Ou peut-être juste pour faire une sortie régulière entre lui et son fils ? Peu importait, Sarah trouvait ça génial. « Et avec ba-ban on a été voir les léphants » lança alors le petit garçon. Sarah rigola face à l'interrogation de ses parents et ajouta « Esteban l'a emmené plusieurs fois au zoo de Central Park et y'a un éléphant... » rigola alors la jolie afghane. Oui, leur famille était atypique, mais elle était comme ça et c'était... bien. Sarah était heureuse, son fils aussi, chacun avait trouvé sa place et son bonheur. William auprès de Solveig, Esteban auprès de Sarah et... tout le monde semblait vivre en harmonie. Est-ce que Sarah allait parler de sa fausse-couche ? Non, probablement pas. L'avouer à son frère avait déjà été terrible, et ses parents... non. Elle ne pouvait pas leur dire. Sarah bu alors son verre et puis très vite, les parents Davis allèrent ramener ce qui allait être l'entrée. Des légumes bien frais du jardin, une salade parfaitement assaisonnée. Le père de Sarah continuait de faire connaissance avec son gendre, reconnaissant sûrement cette attitude d'un homme vivant sur une terre qui n'était pas celle qui l'avait vu naître, il lui avait demandé d'où est-ce qu'il venait, sans aucun jugement étant lui aussi un ancien émigré. Il lui avait alors demandé comment c'était déroulé son voyage jusqu'ici. Sarah les écoutait parler, tandis qu'elle avait fini par se lever pour prendre son fils sur ses genoux afin qu'il mange un petit peu lui aussi. Elle veillait à ce qu'il boive bien, ce qu'il mange et puis surtout, elle contrôlait son niveau de fatigue, il allait devoir faire une sieste après le repas, c'était une évidence.


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