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Karma is a bitch ! - Jeiran

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Paige R. Harris
général
J'ai posté : 1193 messages et j'ai : 170 dollars d'activité. Sinon, il paraît que : Anna Kendrick et pour finir je crédite : smmg (avatar)

Lun 1 Avr - 14:04
Karma is a bitch
— with Jeiran M. Davis

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« C’est seulement pour me demander l’autorisation de passer du temps avec Thomas que tu m’as proposé ce “rendez-vous” ? » Tu mimes ce dernier mots avec des guillemets, un sourire amusé sur tes lèvres, car tu sais bien que ce n’est pas un rendez-vous, ou un rencard, qu’importe l'appellation que l’on donne. Les choses s’améliorent avec Jeiran, depuis près d’un mois déjà, depuis l’anniversaire de votre fils, précisément. Les tensions se dissipent, par elles-même. Tu pourrais presque dire que l’attirance revient, que l’alchimie est toujours présente, même s’il n’y a rien de concret. Il n’y a que ce jeu, celui du chat et de la souris, le célèbre “attrape-moi si tu peux”. Tu aimes ce jeu, depuis la nuit des temps, car tu ne sais pas quelle sera l’issue, ni qui sera celui qui mettra fin à la partie. Ta journée de travail est terminée. Comme promis, il est venu te trouver à la sortie du Callie’s Café, juste au moment que tu sortais. La scène clichée que l’on voit dans les comédies romantiques, où l’un des deux individus souhaite sortir, et l’autre rentrer, et ça donne quelque chose à la fois comique mais touchant, avec une touche de niaiserie. Bon, pour ce dernier point, tu détestes, mais comme vous êtes deux adultes avec un certain bagage, vous ne vous êtes pas arrêtés à ça. Rapidement, vous en êtes revenus à vos moutons, et vous avez commencé à marcher dans les rues new-yorkaises, précisément celles de Manhattan pour vous rendre à un endroit où il sera possible de se poser devant un verre. Tu n’as pas su la patience d’attendre d’être assise pour savoir la raison de ses mystérieux textos. Il a réussi à faire naître l'intérêt, ta curiosité et tu ne caches pas ta déception en apprenant qu’il est simplement question de votre fils. « Tu sais que tu as autant de droits que moi. Certes, c’est pas encore évident de lâcher du lest, mais je ne suis pas assez stupide pour tout te refuser, et risquer que tu demandes une garde exclusive, même une garde alternée en fait. » C’est étrange d’avouer une telle chose, mais tu es une fille comme ça Paige. Tu dis les choses que tu penses. Tu n’es plus une gamine de vingt ans, tu en as dix de plus (et quelques). Tu n’as plus le temps de tourner autour du pot, dans l’espoir de trouver une entrée plus douce. Tu voudrais pouvoir garder Thomas rien que pour toi, être égoïste sur toute la ligne, mais il faut se rendre à l’évidence, Jeiran est son père, et il a décidé de s’investir comme il le peut. Tu veux bien lui donner ce rôle, car jamais personne ne l’a eu, mais tu ne veux pas lui mentir, et faire comme si tu étais cool avec la paperasse administrative alors que clairement, ça te ferait chier qu’il vienne un jour et te demande d’avoir votre fils cinquante pourcent du temps. Avec le temps, tu pourrais le concevoir, mais de manière informelle. Tu ne voudrais pas qu’un avocat vous impose des règles, à respecter, sous peine d’en perdre la garde. Thomas est une personne, pas un animal qu’on peut trimballer d’une maison à une autre. Enfin, vous n’en êtes pas là. Enfin, tu l’espères. Peut-être que cette simple demande n’est qu’une approche pour demander plus. « Et tu voudrais l’avoir pour une journée entière, ou tu prévois déjà plus, genre un week end, du samedi au dimanche par exemple… » Ta phrase se meurt entre tes lèvres, tandis que ton regard se pose sur quelqu’un au loin. Doucement, tu plisses les paupières, comme si ça allait te permettre de mieux voir, et effectivement, ça te permet d’avoir la confirmation de ce que tu vois. Ta réaction est immédiate. Les yeux qui s’ouvrent un peu plus grand. La tête qui se tourne comme pour faire en sorte de ne pas être vue, et surtout, des mots qui sortent de tes lèvres, alors que Jeiran est en train de te parler, ce qui fait que tu lui coupes la parole. « Jei, j’ai besoin que tu me fasses confiance aveuglément. Tu vas faire comme si tu ne me connaissais pas, et tu vas bêtement suivre ton chemin, et quoiqu’il se passe, ne rien faire. S’il te plait. » Tu n’as pas le temps de lui expliquer les choses, tu n’as pas la possibilité d’être plus précise dans tes mots. Ton cerveau fonctionne déjà à vive allure pour te remettre en mémoire les détails d’une identité qu’on t’a donné il y a plusieurs mois. Des détails que tu énumères à voix basse, plus pour toi même qu’autre chose. « Cassandra Bingham… 28 ans… mariée depuis… merde depuis combien de temps… cinq ou six mois… » Il est bien difficile de se remémorer les évènements d’une vie qui n’est pas la sienne, qu’on n’a jamais vécu, et qui a servi qu’une seule fois. Malheureusement pour toi, tu vas devoir être bonne comédienne, même mieux que bonne, car cette fois, tu ne peux pas compter sur ton acolyte pour te sauver la mise, si tu te trompes. « Miss Bingham. » entends-tu derrière toi. Une voix que tu reconnais, et qui te donne déjà des sueurs froides. Après un dernier regard appuyé et sévère envers le père de ton fils, tu affiches un sourire faux sur tes lèvres, avant de te retourner vers ton interlocuteur. « Ça alors ! Monsieur Anderson. Quelle surprise de vous croiser ici. Nous n’avons pas eu la chance de nous revoir depuis votre délicieuse soirée, celle où l’un de vos invités a eu la délicatesse de ruiner l’une de mes robes préférées. Une soirée mémorable, n’est-ce pas ? » Ta posture est différente. Ta voix également. Tu es une autre personne Paige, celle d’une fille de riche, nouvellement mariée, qui se croit supérieure aux autres sous prétexte qu’elle a de l’argent. Ton opposé, en somme, mais c’est cette fille qui était chez le père Anderson ce soir-là, alors c’est cette fille qu’il doit revoir, et non la véritable toi.



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Jeiran M. Davis
général
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Lun 15 Avr - 1:27
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Paige R. Harris & Jeiran M. Davis
       

       
KARMA IS A BITCH !

       
Je quitte le café avec Paige et je rejoins, avec elle, le trottoir de l'une des artères de New York. La conversation se poursuit naturellement, sans la moindre coupure, comme si le malaise qui avait failli mettre à mal notre relation il y a quelques semaines avait parfaitement disparu. De mon point de vue, la situation a encore quelque chose de très... étrange. Je viens à peine de découvrir que Paige a un fils et, par dessus le marché, que cet enfant est le mien et malgré les jours qui défilent, j'ai tout de même du mal à m'habituer à l'idée et à l'intégrer définitivement. Mais on ne rattrape pas onze années perdues en l'espace de quelques jours. Il va sans doute nous falloir un peu de temps pour parvenir à dompter cette situation étrange, mais ça viendra. Même si j'étais plutôt en colère en découvrant le mensonge de Paige, j'ai rapidement réalisé que ce n'était pas en me plongeant dans le mutisme et la rancœur que nous pourrions entretenir une relation saine, ne serait-ce qu'en tant que parents, puisqu'envisager tout autre chose semble relativement compromis pour le moment. Pourtant, je ne peux résister à l'envie de semer quelques allusions, ici et là, dans nos conversations. L'attirance est présente et je suis moi-même incapable de lutter contre celle-ci. « Je reconnais que ça me faisait un bon prétexte pour passer un peu de temps avec sa mère, aussi. » lui réponds-je avec un sourire presque charmeur. « Est-ce que ça fait de moi un mauvais père, tu penses ? »

Nous continuons à avancer dans les rues. Par intermittence, je jette un coup d’œil dans la direction des vitrines des magasins, pour éviter de fixer avec trop d'insistance le visage de Paige. « Tu n'as pas à t'en faire, je ne compte pas réclamer de garde quelconque. Je ne me sens pas encore capable de m'occuper de Thomas à temps plein, je manque un peu d'expérience. Je veux juste qu'on trouve un terrain d'entente et on peut parfaitement avancer à ton rythme. Je ne veux pas te déstabiliser, ni foutre le bordel dans votre quotidien... De toute façon, ce ne serait clairement pas sain pour Thomas non plus. » précisé-je en secouant la tête de gauche à droite, désireux de rassurer Paige sur mes intentions, qui n'ont rien de malveillant. « Je ne pensais même pas placer la barre aussi haut... Je voulais commencer par une petite sortie pour voir comment ça se passe quand on est juste tous les deux, quelques heures, sans ta présence. J'avais pensé à un cinéma, ou aller dans un parc... Si tu as des suggestions, je suis preneur. Tu le connais mieux que moi, finalement. » C'est une évidence à laquelle je ne peux échapper : Thomas est autant mon fils que celui de Paige, mais moi, j'ai onze années à rattraper à ses côtés. Je ne sais tout simplement presque rien de lui, à part les quelques informations que Paige a bien voulu me donner, mais ça ne suffit clairement pas pour pouvoir prétendre connaître quelqu'un.

Tout à coup, l'attitude de Paige change littéralement du tout au tout. Elle observe quelque chose - je ne sais quoi - au loin, s'agite, semble soudainement devenir très nerveuse. Je la dévisage sans comprendre et lorsqu'elle me coupe au milieu de ma phrase pour tenter de m'expliquer ce qui se passe, tout devient encore plus flou pour moi. « Mais... Quoi ? Pourquoi tu veux que je fasse ça ? Il se passe quoi ? » Je suppose que ce n'est absolument pas la réponse que la jeune femme attendait, mais je suis tellement désarçonné que je ne trouve rien d'autre à dire sur le moment. Paige se met alors à marmonner des paroles incompréhensibles, ce qui a le don de me faire devenir complètement chèvre. « Mais qu'est-ce que tu racontes, Paige ? Qui est Cassandra ? Explique-moi ! » réclamé-je lorsqu'un homme s'avance à grands pas vers nous, ou plutôt vers Paige, qu'il semble très bien connaître. Je me fais alors fusiller du regard par la mère de mon fils et, sans obtenir davantage d'explication, je daigne exécuter ses ordres, à contre cœur. En grommelant silencieusement, je m'avance vers l'une des vitrines d'un magasin qui se trouve juste à côté, faisant mine de m'intéresser au plus haut point à toutes ces fleurs disposées harmonieusement sur les différentes étagères du fleuriste. D'une oreille attentive, je suis de loin la conversation qui se tient entre Paige et cet inconnu, sans rien y comprendre. J'ai l'impression d'assister à une pièce de théâtre très mal jouée. « En effet, je m'en souviens bien, madame Bingham, et j'en suis encore tout à fait confus... Si votre pressing habituel n'a pas été en mesure de récupérer votre robe, je peux vous recommander le mien. Il a toujours su avoir le dernier mot sur les taches les plus tenaces ! Je prendrai évidemment en charge les frais qui seraient liés à ce nettoyage... » Je profite du fait que l'interlocuteur de Paige soit de dos pour lancer un regard interrogateur à la jeune femme. Je lui adresse quelques grimaces pour lui faire comprendre que je ne suis pas enchanté par cette situation et, au moment où l'homme se retourne vers moi, comme interpellé par le regard distrait de Paige, je me mets à nouveau à contempler la vitrine avec cet intérêt si peu crédible. Des milliers de questions me traversent l'esprit et j'espère que Paige aura une excellente explication.
       
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Je suis toujours surpris par les coïncidences qui nous font un clin d'oeil en posant des bonheurs sur les journées d'absence et nous laissent à penser que rien n'est un hasard. - Paul Verlaine ▵ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]endlesslove.
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Paige R. Harris
général
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Mer 15 Mai - 22:14
Karma is a bitch
— with Jeiran M. Davis

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Tu ne comprendras jamais la relation que tu entretiens avec Jeiran. La seule base solide est ce lien de parenté, ce lien indéfectible que représente Thomas, l’union de vos deux adn. Qu’importe ce qu’il se passe dans l’avenir, jamais rien ne pourra effacer ce lien. Cependant, tu ne peux pas passer à côté de cette attirance, qui se matérialise par des sous entendus qui se glissent dans vos sms, ou dans vos conversations en tête à tête. Tu ne souhaites pas mettre la charrue avec les boeufs, ni prévoir de plans sur la comète, car tu te fais peut-être de grosses idées. Après tout, tu n’es pas une spécialiste en matière de sentiments, ou relation amoureuse. C’est même le contraire, une vraie handicapée à ce niveau. Tu as quand même un avantage, c’est que tu n’aimes pas tourner autour du pot. Quand tu as quelque chose en tête, tu as tendance à foncer tête baissée. Donc si vraiment tes doutes persistent à ce sujet, il y a fort à parier que tu prendras les devants, si Jeiran ne le fait pas avant. « Du tout. C’est le meilleur des prétextes, dans notre situation. Nous ne vivons pas ensemble, donc il faut se trouver du temps pour parler de lui. Je sais qu’il y a les téléphones pour ça, mais c’est plus agréable d’avoir la personne en face. » En tout cas, tu préfères faire de cette façon. Il est si facile de mal interpréter un sms, à cause d’un smiley, d’une ponctuation mal utilisée. En face, on peut voir la réaction de son interlocuteur, ses expressions. Ça limite les quiproquos.

Il fait beau aujourd’hui, c’est sympa de pouvoir profiter un peu de l’extérieur, après une journée entière enfermée entre quatre murs. Et le fait d’avoir opté pour la marche à pied pour rejoindre le bar où vous devez vous rendre, au lieu de bêtement prendre un taxi, c’est une excellente idée. Bon, il faut faire attention à ne pas bousculer quelqu’un, à cause de la densité d’individus sur le trottoir, mais tu penses gérer cet exercice. Tu as l’habitude, ça ne date pas d’hier, et même si tu as vécu une dizaine d’années d’ailleurs, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Tu informes donc Jeiran de ton point de vue, du fait que tu vas faire ton possible dans cette situation inédite, pour ne pas le pousser à passer devant un tribunal pour une histoire de garde d’enfants. C’est bien la dernière chose que tu souhaites, qu’on te retire ton fils du jour au lendemain, à cause d’une mauvaise entente. « C’est vraiment un comportement honorable que tu as, mais tu sais Jeiran, je comprendrais que tu veuilles taper du poings sur la table pour faire entendre tes droits. Je sais que j’ai merdé, que j’aurai pu faire les choses autrement, peut-être juste attendre d’avoir la majorité pour éviter un scandal inutile ou… j’en sais rien. On peut refaire le monde avec des “et si” mais on ne peut changer le passé, donc je suis prête à assumer ma connerie. » À quoi bon faire l’autruche, jouer la comédie pour l’amadouer et éviter les problèmes ? Tu es une adulte Paige, tu as un enfant, un presque adolescent même, c’est le moment de montrer qui est mature dans l’histoire. Dans ton scénario, tu ne pensais jamais revoir Jeiran, tu pensais que ce secret allait mourir dans la tombe le jour de ta mort, mais ce n’est pas le cas. Tu as joué, tu as perdu. Tu connaissais les règles, les risques. Tu restes chanceuse dans cette histoire, car le père de ton fils ne semble pas vouloir faire la guerre, mais prendre les choses de façon positive. C’est déstabilisant, mais tu ne vas pas t’en plaindre. Tu préfères largement cette ambiance qu’une Guerre Froide. « Le cinéma est une bonne idée. Il adore les super héros. Tous les noms avec un -man à la fin, comme Iron Man, Superman… un monde qui me dépasse. » Un rire léger se fait entendre. Pour le coup, ça aurait été peut-être plus simple avec une fille. Quoique, les poupées et la dinette, c’était pas forcément ce que tu aimais faire quand tu étais gosse. Fille ou garçon, tu étais prédestinée à en baver. « Sinon, il adore jouer au foot. Si tu l’emmènes sur un terrain, avec un ballon, tu devrais pouvoir partager un moment avec lui, et tenter une approche en même temps. Je reconnais user de cette technique quand il y a un froid entre nous. » Le rôle d’un parent n’est pas facile, alors toutes les techniques sont bonnes à tester. Toutes les astuces sont bonnes à prendre. Alors oui, quand un sujet fait que le dialogue est difficile entre Thomas et toi, tu finis souvent par craquer, et lui proposer une partie de ballon. Le processus est souvent le même. Les premières passes se font dans le silence, et au fur et à mesure, le dialogue s’installe et vous pouvez régler votre conflit, et repartir du terrain avec un sourire aux lèvres, au lieu de tirer une tête de dix mètres de long.

Le moment se passe bien avec ton ex, tellement bien que c’est bizarre. D’ordinaire, il y a toujours un élément pour tout faire basculer. Et c’est exactement ce qu’il est en train de se produire. Au loin, tu penses reconnaître quelqu’un, mais la distance fait que le doute persiste. Au bout de plusieurs secondes, celui-ci s’évapore pour laisser la place à une certitude. Il n’en faut pas moins pour que ton attitude change, aussi vite que si tu étais atteinte d’une schizophrénie. Le temps te manque, tout ce qui t’importe, c’est de faire en sorte que Jeiran ne soit pas mêlé à tes emmerdes. Tu fais de ton mieux pour lui expliquer, même si tu ne lui donnes aucune explication en fait. Tu lui demandes juste d’écourter cette conversation, et surtout, de te laisser gérer ce qui va suivre. Évidemment, il est aussi borné que toi. Qu’importe, tu ne lui réponds pas, tu fais de ton mieux pour te souvenir d’un rôle que tu as joué, il y a plusieurs mois. Si encore tu avais dû reprendre ce rôle pour une autre mission, ça irait, mais cette soirée a été la seule et unique fois. Tu penses avoir le gros des informations en tête, et c’est tant mieux, car déjà, tu vois approcher quelqu’un que tu ne pensais plus voir de ta vie. L’homme s’adresse à toi. C’est parti, que le jeu commence. Paige s’en est allée, pour laisser place à Cassandra. Quoique, tu es encore un peu présente, pour observer du coin de l’oeil les agissements de ton ex, pour être sûre qu’il fait ce que tu lui as demandé. « Vous êtes trop aimable. Rassurez-vous, la robe est intacte. Vous n’aurez pas besoin de sortir le moindre centime de votre poche. » Sourire faux qui étire un peu plus tes lèvres. Si tu affiches un calme olympien, ce n’est pas le cas à l’intérieur. Tu n’es pas préparée à une telle improvisation, tu t’occupes seulement des deals, rien de plus. Tu n’as pas signé pour faire des heures sup’ quand il s’agit de mission aussi risquée. Ton regard se perd alors sur le côté, pour croiser celui de Jeiran. Tu ne comprends pas ce qu’il essaye de te dire, tout ce que tu sais, c’est que ça te déconcentre, et ça éveille les soupçons de l’homme qui se tient devant toi. Tu le vois se retourner vers ton ex, qui a à peine le temps de reporter son attention vers une vitrine. Cette histoire va mal se terminer. Heureusement, son regard revient vite sur toi, pour te proposer de marcher à ses côtés. Au fond de toi, tu veux refuser, mais ce n’est pas une option. Alors d’un signe de tête, tu acceptes. Tu ne dis rien quand il pose sa main dans le bas de ton dos. Voilà un comportement que tu détestes, qui te fait te crisper une seconde à peine, mais tu devras faire avec. « Je constate que vous ne portez toujours pas d’alliance. Le mariage avec Steven est-il déjà terminé ? » Oups, voilà un détail que tu n’avais pas envisagé. Improvisation Paige, et surtout, pas d’impair. « C’est Victor en fait, et non, nous sommes toujours ensemble. Pour l’alliance, c’est un sujet à ne pas aborder devant lui, au risque de le contrarier. Elle devait être magnifique, mais au moment de la réception, une horreur. C’est ça de traiter avec le petit personnel, on ne peut pas leur faire confiance ! Alors il a fallu trouver quelqu’un d’autre, et ce n’est pas une chose facile. Mais les miracles existent, nous avons trouvé un artisan en Italie, qui fait des merveilles. On doit prochainement s’y rendre, pour voir le résultat final. Ce sera l’occasion d’avoir une seconde lune de miel. » De plus en plus, tu as la sensation de t’enfoncer dans un mensonge peu crédible, et qu’il va comprendre très vite que tu te payes sa tête. Qu’est-ce que tu ferais pas pour avoir Hayden à tes côtés, pour pouvoir te raccrocher à quelqu’un. Les missions en solo, c’est pas ton truc. Surtout quand tu constates que ton ex est vraiment très têtu, et qu’il a décidé de te garder à l’oeil, malgré ta demande.



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Jeiran M. Davis
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Dim 9 Juin - 1:31
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Paige R. Harris & Jeiran M. Davis
       

       
KARMA IS A BITCH !

       
Je suis presque soulagé que la conversation que j'entretiens actuellement avec Paige au sujet de Thomas se déroule aussi bien. Pourtant, ce n'était clairement pas gagné au vu des circonstances au cours desquelles j'avais été amené à découvrir l'existence de Thomas. À ma place, qui n'aurait pas mal réagi ? Qui n'aurait pas pris la mouche et n'aurait pas démarré au quart de tour ? Un mensonge de onze ans, ce n'est tout de même pas anodin. Cacher à son ex compagnon que l'on a mené sa grossesse à terme et lui avouer qu'il a loupé, par conséquent, onze années de la vie de son propre fils, c'est horrible. Mais même la rancœur a ses limites et je n'ai pas envie d'en vouloir à Paige éternellement. Peut-être que les sentiments que je ressens pour elle m'ont largement influencé dans ma manière d'appréhender la situation et qu'avec un peu plus d'objectivité, j'aurais pris d'autres dispositions. 《Il n'y a rien d'honorable, je t'assure. Je pense simplement que tu as suffisamment payé ta dette. Je veux juste que tout se passe bien entre nous. Je n'ai pas envie de perdre plus de temps avec des conflits inutiles donc il vaut mieux que l'on se concentre sur ce qui est vraiment important.》 Du moins, c'est ce que je pense. En prenant la fuite, Paige s'est aussi punie toute seule finalement. Elle a dû élever Thomas et affronter les difficultés seule. Elle a également dû s'émerveiller sur les moments joyeux sans pouvoir les raconter à quelqu'un qui les aurait aussi bien compris que moi.

« Super ! J'irai faire un match de foot avec lui quand on passera l'après-midi ensemble, si le temps le permet. Et pour le cinéma, je pense que j'ai déjà une idée... Avengers sort au cinéma à la fin du mois et d'après ce que tu m'en dis, je suppose que ça ne pourrait que lui plaire ?》 demandé-je, plutôt fier que cette idée m'ait traversé l'esprit à l'instant. Nous continuons à avancer dans la rue sans trop prêter attention aux personnes qui nous entourent et nous contournent. Du moins, c'est mon cas, jusqu'à ce qu'un homme interpelle Paige, sous un nom qui m'est inconnu. D'abord, cette méprise m'amuse beaucoup car j'imagine que l'homme confond mon ex petite amie avec quelqu'un d'autre. Mais non. Paige semble marmonner des paroles qui donnent raison à l'homme qui se rapproche de plus en plus de nous. Pour quelle raison se ferait-elle appeler par un autre nom ? J'ai beau imaginé des scénarios, aucun d'entre eux ne peut expliquer la situation de manière logique. C'est là que la jeune femme me supplie de lui faire confiance et de faire semblant de ne pas la connaître. Je ne comprends pas mais devant son insistance, je m'exécute. Je m'éloigne donc d'elle et me lance dans un lèche-vitrine qui n'a rien de très crédible. D'une oreille, j'écoute la conversation qui se déroule à quelques mètres de moi. À cause du brouhaha ambiant, je ne saisis pas tout ce que Paige dit à cet homme, mais le peu que je comprends a le don de me rendre nerveux. Un mariage ? Quel mariage ? Je jette un regard par dessus mon épaule pour remarquer que Paige et l'homme sont en train de s'éloigner. Ni une ni deux, je poursuis mon chemin en faisant toujours semblant d'observer les articles disposés derrière les vitres des magasins. Paige entre alors dans une explication qui me semble parfaitement crédible, concernant une bague de fiançailles affreuse. Mon esprit se met à cogiter et je commence à me demander si Paige ne m'a pas caché une deuxième vie. En fait, à bien y réfléchir, ça expliquerait bien des choses, notamment ce secret qu'elle a tant tenu à me cacher pendant onze ans. Je lance des regards foudroyants dans sa direction mais dos à moi, Paige ne peut rien voir. 《Et quel est le nom de cet artisan italien ? Je suis un grand admirateur des joailliers italiens, je les connais pratiquement tous !》 lance l'homme en employant un ton qui me paraît... suspicieux. On dirait qu'il a flairé une duperie qui m'échappe complètement. Est-ce que cette histoire de bague est bien vraie, au final ? Ou Paige est-elle en train de mentir à quelqu'un d'autre qu'à moi ? L'inconnu tourne alors la tête dans ma direction mais mon réflexe de détourner le regard n'est pas suffisamment rapide. Par conséquent, nos yeux se croisent et j'ai beau baisser les miens, je sens bien qu'il n'a pas l'intention d'en rester là. 《Vous connaissez cet homme ?》 demande-t-il à Paige, tandis que je suis en train d'espérer de toutes mes forces de disparaître dans un trou de souris en un claquement de doigts, pour ne pas avoir à subir ce moment gênant. 《Vous vous comportez comme si ce n'était pas le cas mais je suis certain de vous avoir vue lui parler juste avant que je vous interpelle. Et là, il nous suit sans la moindre discrétion.》 J'ai l'impression d'avoir fait foirer une filature alors que je n'avais rien demandé du tout, moi, à la base. Je voulais juste passer un moment agréable avec Paige pour discuter et me voilà au milieu d'un conflit que je ne comprends même pas. 《Puis-je savoir ce qu'il se passe ?》 demande-t-il alors, sur un ton nettement plus menaçant cette fois.
       
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Mer 12 Juin - 14:46
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Jeiran est vraiment une personne en or. Quand tu vois qu’il aborde cette situation avec autant de facilité, tu pourrais presque regretter ton comportement d’il y a douze ans, au moment de t’enfuir lâchement. Toi qui jusqu’alors pensais avoir fait le bon choix, il réussirait presque à te faire douter sur tes propres convictions. Il a tellement raison. Ce serait bête de se prendre la tête, se s’envoyer des piques pendant des années, juste pour faire payer un comportement du passé. Pendant ce temps là, votre fils grandit, il prend de la maturité. Ça serait bête de passer à côté de ses exploits, préférant pourrir l’autre. Sur le long terme, personne ne pourra en tirer grand chose, seulement du négatif. Une mauvaise relation entre vous, peut-être un conflit avec Thomas. En résult ? Sûrement une thérapie familiale pour délier les noeuds. Non, il est préférable d’adopter le comportement du Davis, et se comporter civilement tous ensemble. Vous ne pourrez jamais rattraper le temps perdu, mais il n’est pas trop tard pour construire des souvenirs, tous les trois. Voir entre père et fils. Tu ne veux pas lui mentir, tu as encore du mal à lui faire confiance, à accepter que tu vas devoir donner du lest à ton fils, pour qu’il tisse un lien avec son père, mais tu es ouverte à cette idée. Tu ne sais pas encore comment Jeiran va se comporter avec Thomas, s’il va être un bon père, mais pour le savoir, tu dois lui laisser une chance. Et pour l’instant, il semble avoir de bonnes idées pour apprivoiser votre fils. « Le film qui doit durer plus de trois heures ? Il arrête pas de m’en parler. Il doit compter les jours jusqu’à la sortie du film. S’il pouvait aller à l’avant première, il irait. C’est dingue cet engouement pour un film. Donc oui, carrément. Je pense que si tu l’emmènes le voir, ça va être le plus beau jour de sa vie. Et du mien, car je n’aurai pas besoin d’aller le voir ! » Et quoi ? Tu ne vas pas faire semblant d’être triste de ne pas pouvoir aller avec ton fils voir un film qui ne t'intéresse nullement. Pour ton fils, tu fais beaucoup d’effort. Avec les années, tu as dû faire des compromis, apprendre à aimer les petites voitures, les circuits de trains, les jeux vidéos… mais plus il grandit, moins tu arrives à suivre. Bon, ça serait sûrement pire avec une fille. La période avec les princesses, les poneys, les licornes… non en fait, tu préfères largement avoir Thomas. La suite de la conversation se poursuit avec cette même légèreté. C’est agréable de pouvoir converser avec ton ex petit ami aussi facilement. C’est prometteur sur la suite. Si dès le début, vous arrivez à parler de Thomas ainsi, tout devrait bien se passer. Enfin, ça pourrait si le karma n’était pas contre toi aujourd’hui. Il a décidé de mettre un coup de pied dans le château de cartes qui constitue ta vie. Comment ? En faisant venir jusqu’à toi Michael, l’une des personnes qui appartient à ta deuxième vie, celle dans l’ombre. Ta concentration est mise à rude épreuve. En quelques secondes, tu dois faire comprendre à Jeiran qu’il doit te faire confiance, faire comme s’il ne te connaissait pas, et en même temps, tu dois te souvenir de ce rôle joué aux côtés d’Hayden, il y a quelques mois. Rien de plus simple, n’est-ce pas ? Cassandra prend donc la place de Paige, pour converser avec l’homme qui ne t’inspire aucune confiance. Ce soir là, tu n’étais pas seule, tu pouvais te reposer sur quelqu’un. Or là, c’est en solitaire que tu avances, comme un funambule sur sa corde, sans la moindre attache pour assurer la sécurité. Si tu te plantes quelque part, c’est la chute assurée, avec un atterrissage douloureux, si pas fatal.

Ton coeur manque un battement. Evidemment, tu ne pourrais pas réussir cette pirouette sans une complication. Est-ce qu’on en parle du fait que tu ne connais aucun artisan en Italie, qu’avec la chance que tu sembles avoir, tu vas sortir une grosse connerie ? À ce train, aucun écrire sur ton front “Menteuse”, et on en parle plus. Bon, pas de panique Paige, ça va aller. « Hum… je ne me souviens plus du nom exact. Vers… non. Ça ne va pas revenir. Pour être honnête, c’est Victor qui s’est occupé de tout ça. C’est lui qui gère quand il est question de finance. Je préfère même pas y mettre le nez dedans ! » Un rire qui sonne faux sort de tes lèvres, sous le coup de la nervosité. Tu ne sais pas si cela va prendre. Dans le pire des cas, tu seras bonne pour passer un coup de téléphone à Hayden, pour lui demander de te donner un nom de joaillier, avec toute la subtilité dont tu fais preuve pour ne pas paraître suspecte. Franchement, tu es tellement chanceuse que ça ne t'étonnerait pas. Mais l’attention de Michael se porte vite vers autre chose. Ou plutôt, sur quelqu’un d’autre. Ton sang ne fait qu’un tour quand il te demande si tu connais une personne, que tu reconnais être Jeiran, une fois un coup d’oeil jeté dans la bonne direction. Tu pourrais lui adresser un regard noir, si tu ne sentais pas celui de l’autre homme sur toi. Pour le coup, tu ne sais pas comment réagir. Dois-tu trouver une nouvelle excuse, pour t’enfoncer encore plus dans le mensonge, ou nier complètement mais prendre le risque que Jeiran en paye le prix ? Merde, pourquoi n’existe t-il pas un manuel pour ce genre de situation. « D’accord. Vous avez raison. Vous avez découvert la supercherie. » dis-tu avec un sourire, le plus sincère que tu puisses afficher. Tu veux donner l’impression que ce que tu dis est parfaitement normal, même si ton coeur bat à cent à l’heure dans ta poitrine. D’un geste, tu invites Jeiran à s’approcher. Le temps qu’il le fasse t’est utile pour élaborer un nouveau scénario, sans trop y mettre de détails, pour ne pas te faire griller. Sans prévenir, tu glisses ta main dans celle de Jeiran, pour donner un peu de crédibilité à ce que tu vas dire. « Je vous présente monsieur Taylor. » D’où est-ce que tu sors ce nom de famille ? De la vitrine que tu as sous les yeux. C’est tellement gros que si cela passe, tu peux jurer commencer à aller à l’église dès le prochain dimanche. « Lui et moi sommes des amis… disons intime, si vous voyez ce que je veux dire. Et ça, mon mari n’est pas au courant. D’où la petite mise en scène. Je ne voulais pas que cette information arrive à ses oreilles. C’est un homme merveilleux, mais terriblement absent. Il faut bien combler son absence quand elle se fait trop ressentir, non ? » Si après ça, tu ne gagnes pas un Oscar pour ce jeu, franchement, tu n’y comprends plus rien. Pour l’instant, tu es suspendue aux lèvres de Michael, priant intérieurement pour que ça fonctionne, sinon… tu ne sais pas ce que tu pourras faire.



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Jeiran M. Davis
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Mer 26 Juin - 0:35
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Paige R. Harris & Jeiran M. Davis
       

       
KARMA IS A BITCH !

       
Qui l'aurait cru ? Après onze années de mensonge, et la découverte d'une paternité de manière complètement fortuite, voilà que je me retrouve en train de discuter, de manière tout à fait cordiale, avec celle qui m'a tenu éloigné de mon fils jusqu'à il y a quelques semaines à peine. N'importe quel autre être humain n'aurait sans doute jamais pu pardonner une telle trahison et aurait fait en sorte de faire vivre un enfer à l'autre, histoire de lui renvoyer la monnaie de sa pièce, mais contre toute attente, mon comportement est tout autre. Un élan de générosité ? Un trop plein d'humanité ? J'ai le sentiment que ma perception de la situation est complètement biaisée par ce que je peux éprouver pour Paige. Est-ce une bonne chose ? La maturité ne peut jamais être quelque chose de négatif, de toute façon, mais en l'occurrence, elle n'est pas tombée du ciel cette fois-ci. « Oui, oui, c'est bien celui-là... Bon, bah, tant mieux ! Si ça fait tes affaires, et celles de notre fils, que demande le peuple ? » m'enquis-je en esquissant un petit sourire avant de me faire littéralement éjecté de cette conversation par Paige, qui semble avoir croisé un fantôme, ou je-ne-sais-quoi de suffisamment effrayant pour faire en sorte de me repousser de cette façon. Sans qu'elle ne daigne me fournir la moindre explication, et n'ayant d'autres choix que de me plier à ses exigences. Je crée une distance de plusieurs mètres entre nous, pour aller me placer devant la vitrine d'une boutique, feintant d'observer les articles disposés sur les étalages. D'une oreille, je tente de suivre la conversation qui se tient désormais entre mon ex petite amie et cet inconnu qui lui a glacé le sang en l'espace de quelques secondes. Des milliers de questions, que je vais devoir faire taire jusqu'à ce que Paige parvienne à se débarrasser de cet individu, me traversent l'esprit. Qui est-il ? Pourquoi a-t-il appelé Paige Miss Bingham ? Que lui veut-il ? Qu'est-ce que la jeune femme me cache encore ? Je tente de saisir des bribes de conversation d'une oreille attentive, mais malgré ça, rien ne devient plus clair pour autant. Je tente de suivre le duo à la trace, avançant de vitrine en vitrine, avec la plus grande discrétion, mais j'ai l'impression que cette filature ne va pas échapper bien longtemps à cet homme. En fait, il faudrait être complètement aveugle pour ne pas m'apercevoir. « C'est tout de même étonnant que vous ayez oublié le nom du joaillier qui va créer un bijou aussi intime et personnel... Ce n'est pas le genre de choses que les femmes oublient, en général. » Même à plusieurs mètres, je sens une pointe de suspicion dans la voix de ce mystérieux monsieur Anderson. Visiblement, je ne suis pas le seul à ne pas comprendre ce qu'il se passe et à être mené par le bout du nez par Paige.

Suivant cette discussion avec un grand intérêt, comme on attend la fin inattendue d'un thriller, je jette un regard un peu plus indiscret vers mon ex petite amie et là, l'homme qui lui tient la jambe depuis plus de dix minutes désormais, le remarque. Il tourne la tête avant que j'aie eu le temps de reprendre la contemplation de ma vitrine et là, je comprends que ma couverture de fortune est sur le point de tomber à l'eau. Il a compris, ce n'est tout simplement pas possible qu'il n'ait rien remarqué cette fois-ci. Contre toute attente, Paige reconnaît alors qu'elle a menti. Les fins cheveux qui ornent ma nuque se hérissent aussitôt. Que va-t-elle lui dire ? Sans savoir à quoi m'attendre, je m'exécute lorsque la jeune femme me fait signe de m'approcher. Je suis très mauvais en improvisation, alors j'espère vraiment qu'elle ne va pas m'obliger à entrer dans son jeu. Dès que je suis suffisamment proche, Paige saisit ma main pour entrelacer ses doigts avec les miens. Aussitôt, tous les muscles de mon dos se raidissent et je sens mes joues s'enflammer en moins de deux secondes. Elle me présente alors à l'homme qui se tient en face de nous, mais en utilisant un tout autre nom. Je tourne la tête vers elle, les sourcils froncés et resserrant la pression sur ses doigts, la grondant d'un simple geste, à défaut de pouvoir utiliser des mots. Monsieur Taylor ? D'où ça sort, ça ? Lorsque mon regard se détache de celui de Paige pour accrocher celui de Monsieur Anderson, je lis dans le rictus qu'il affiche qu'il ne semble absolument pas convaincu par l'excuse de dernière minute inventée par la jeune femme. « Je vois que vous préférez les hommes plus... Mûrs, Miss Bingham. Votre époux ressemble à un adolescent à côté de ce monsieur Taylor. » répond-il en me détaillant de la tête aux pieds, avec cet air dédaigneux, propre aux riches, collé sur le visage. « Cela dit, si je peux me permettre, Miss Bingham, je trouve que le petit couple que vous formez avec ce Victor, ou Steven, ou peu importe comment il s'appelle à vrai dire, n'a jamais été particulièrement crédible. » Mais bon sang, qui est ce Victor ? C'est à ne plus rien y comprendre. L'inconnu fait un pas menaçant dans notre direction et, par réflexe, et par peur de ce dont cet homme pourrait être capable, je fais un pas en arrière, obligeant Paige à en faire de même. « En fait, dès que je vous ai vu, je vous ai trouvé tout à fait grotesques et si mal assortis... Mais les goûts sont dans la nature, n'est-ce pas ? » Cette conversation n'a ni queue ni tête pour moi. Je ne peux que me contenter de la suivre sans rien dire. « Malgré ce manque évident d'élégance, je vous ai laissé vous joindre à nous, l'autre soir. Mais il semblerait que j'ai eu tort car, étrangement, une fois que vous avez quitté l'étage pour rejoindre la réception, après vous être changée, accompagnée de votre... curieux mari, il s'avère que plusieurs liasses de billets ont disparu de mon coffre, dans mon bureau. Et vous êtes les seuls à être monté à l'étage ce soir-là... » Le visage bouffi de Michael se teinte peu à peu d'un rouge de colère. « Je ne sais pas qui vous êtes réellement, ni qui est l'individu qui vous sert soi-disant d'époux, mais je veux récupérer mon argent. Et si vous refusez de me le rendre, je ferai en sorte de vous faire changer d'avis... » Est-ce une menace ? Oui, clairement. Est-ce que cela m'aide à en savoir plus sur Paige ? Je ne sais pas vraiment. Entre ce nom d'emprunt, ce mari qui sort de nulle part et ce vol d'argent, je ne sais plus quoi penser. Tout ce que je sais, c'est que ce Monsieur Anderson n'a pas du tout l'air de plaisanter.
       
(c) crackle bones

       


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Je suis toujours surpris par les coïncidences qui nous font un clin d'oeil en posant des bonheurs sur les journées d'absence et nous laissent à penser que rien n'est un hasard. - Paul Verlaine ▵ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]endlesslove.
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Paige R. Harris
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Mar 2 Juil - 13:37
Karma is a bitch
— with Jeiran M. Davis

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Les mensonges s’accumulent. Mentir est une opération facile pour toi, un véritable jeu d’enfant. Tu le fais depuis que tu es jeune, sans scrupule, dès que ça peut te sortir de situations complexes. Mais là, avec cet homme que tu as volé il y a plusieurs mois avec la complicité de Hayden, c’est que tu dois multiplier les mensonges, et à force, c’est que tu commences à t’emmêler les pinceaux. Tu ne te souviens plus du premier mensonge, et ça te fait terriblement peur. Tu n’as qu’une seule envie, celle de mettre un terme à cet échange, et placer la plus longue distance entre lui et toi. Malheureusement, c’est qu’il te tient la jambe, comme s’il sentait que tu le menais en bateau, et qu’il n’attendait que la bonne occasion pour te manger toute crue. Qu’importe ce que tu dis, il arrive à le retourner contre toi, comme avec cette histoire d’alliances. L’idée était parfaite quand tu l’as énoncé, mais actuellement, tu regrettes d’être entrée dans les détails. Tu as oublié la règle d’or dans le mensonge Paige, plus il y a de détails, plus c’est suspect. C’est valable lors d’un interrogatoire avec les flics, il faut aller droit au but. « Je ne suis pas toutes les femmes, je suis unique. » Une phrase ponctuée avec un clin d’oeil charmeur, dans l’espoir de clôturer ce sujet. Tu sens que s’il persiste, tu vas te faire avoir comme une débutante. Tu n’auras plus le choix que de joindre ton complice, et espérer qu’il trouve une solution en quelques secondes, comme tu as dû le faire lors de la soirée, pour ne pas éveiller les soupçons des gardes du corp.

C’est horrible, digne d’un cauchemars que l’on vit éveillé. Et comme si le pire n’était pas déjà là, il faut que Michael Anderson remarque la présence - loin d’être discrète - de Jeiran. Ce contretemps d’arrange en rien tes affaires, mais tu aurais dû te douter qu’il n’allait pas faire sagement ce que tu lui as demandé. Ton cerveau fonctionne à plein régime pour trouver un énième mensonge crédible. Contre toute attente, tu avoues avoir menti, et demandes à ton ex petit ami de s’approcher de vous. Ta main se liant à la sienne pour prouver qu’une relation intime est entre vous, tu ignores royalement le regard foudroyant qu’il te lance. C’est plus difficile de ne pas réagir à ses doigts qui se resserrent contre les tiens, comme pour te gronder silencieusement. Il faudra que tu lui en touches deux mots, si tu parviens à sortir de cette pagaille. Et c’est très mal parti. Michael prend la parole, et malgré les quelques pauses dans son discours, tu n’as pas le temps d’en placer une. Tu dois subir tout ce qu’il dit, sans réussir à répliquer. Déjà, en temps ordinaire, tu détestes ça, mais là c’est pire. Ca commence à t’agacer, et mettre ta patience à rude épreuve. Tu n’es pas sûre de réussir à tenir ton rôle de Cassandra Bingham à ce rythme. L’étau se resserre, tu le comprends que il fait un pas dans votre direction. C’est loin de te faire peur, mais tu es obligée de reculer d’un pas, ta main toujours logée dans celle de Jeiran. C’est à ton tour de le foudroyer du regard, avant de revenir à l’homme volé. Son attitude change, il n’y a plus d’élégance et les menaces commencent à tomber. Evidemment, tu aurais dû t’en douter. Tu n’es pas une bonne comédienne Paige, tu l’as plusieurs fois dit à Buffalo, et tu ne comptes plus le nombre de mise en garde faite avec Hayden pour le faire changer d’avis. Votre pseudo couple n’était pas crédible, et tu le comprends aisément dans la bouche de Michael. Le mal est fait, c’est trop tard pour changer le passé. Le masque tombe finalement. Tu éjectes Cassandra dans les oubliettes pour faire revenir Paige, et cela passe par ton visage que tu changes. Le sourire de bourge s’efface de tes lèvres et devient un peu plus malsain, celui qu’il faut afficher quand on traîne dans des affaires un peu louche. D’instinct, tu lâches la main de Jeiran, pour être libre de tes mouvements, et pouvoir faire un pas vers Michael, le regard sûr. « Qui je suis n’a aucune importance. Pour qui je travaille, par contre, ça l’est. Buffalo vous remercie, Michael, d’avoir remboursé votre dette, avec des intérêts. Mon acolyte et moi-même vous remercions également, la contrepartie était enrichissante. » C’est le meilleur moment à tes yeux, quand l’autre comprend qu’il vient de se faire avoir, mais qu’il ne peut rien faire pour se venger. « Vous êtes l’une des pouffes de Buffalo. » « Bonne déduction. Même si je préfère employée, c’est moins insultant. » Et aussi car tu ne t’es pas encore abaisser à la prostitution. Il y a des limites à ce que tu peux faire, tu as encore du respect pour toi. Tu vois bien qu’il est en colère, qu’il bouillonne, et que même si vous êtes dans la rue, il pourrait faire une connerie. Sa main qui s’approche dangereusement de sa ceinture, où un pistolet doit être dissimulé sous la veste de son costume. Si prévisible, autant que le coffre fort derrière le tableau. « Tse tse. Voyons Michael, vous vous doutez que Buffalo ne fait pas sortir ses hommes ou femmes sans protection. » Pour prouver que tu ne bluffes pas, tu ouvres légèrement un pan de ta veste pour lui montrer que tu es toute aussi armée que lui. C’est pas ce que tu préfères le plus, mais aujourd’hui, tu remercies le ciel d’avoir le pistolet sur toi. « Ce n’est pas terminé. Soyez en sûre. » dit-il avec un doigt menaçant dans ta direction. Ce sera la seule menace à l’ordre du jour, car après un regard adressé tour à tour sur Jeiran puis sur toi, il s’éloigne dans la rue, sans dire quoique ce soit d’autre. « Au plaisir, et j’espère recevoir une invitation pour la prochaine soirée ! » Ce n’était pas nécessaire, mais quand on est en position de force, on a tendance à exagérer. Tu l’observes s’éloigner dans la foule, pour t’assurer que c’est bel et bien terminé. Quand il n’est plus visible, tu peux enfin souffler, te détendre. Tu passes tes deux mains dans tes cheveux, en faisant les cent pas sur le bitume. « Oh mon dieu, mais c’était dingue ! Faut… faut qu’on bouge de là Jei, au cas où il change d’avis. » Car même s’il est fort probable que Michael s’attaque directement à Buffalo, il y a toujours le risque d’être au milieu, de n’être qu’un dommage collatéral.



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